Posts Tagged ‘Miliciens’

RDC: les corps de 23 miliciens exposés à la population par l’armée

mai 30, 2019

 

L’armée congolaise a affirmé avoir tué 26 miliciens dans une contre-offensive, dont 23 ont été exposés à la population ce jeudi matin à Beni, ville-martyre de l’est de la République démocratique du Congo.

Des d’habitants sont venus voir les cadavres à la mairie de Beni, ville où des centaines de civils ont été massacrés depuis octobre 2014 dans des attaques attribuées aux milices des Forces démocratiques alliés (ADF). Deux des dernières attaques attribuées aux ADF ont été revendiquées par le groupe État islamique, sans preuve formelle. Les ADF sont à l’origine des rebelles ougandais musulmans installés depuis 20 ans dans l’est du Congo.

«Il y a 23 corps, parmi lesquels malheureusement quatre ou cinq enfants. Il y a aussi quelqu’un qui ressemble à un blanc», a commenté sur place Jimmy Thawite, agent de l’État en félicitant et en remerciant les «forces loyalistes». «Il y a des gens qui ont de la barbe. C’est difficile d’identifier s’ils sont réellement des Congolais ou des étrangers», a-t-il ajouté dans un enregistrement audio envoyé à l’AFP.

«Tôt ce matin (ce jeudi), les ADF ont attaqué notre position dans la localité de Ngite-Mavivi. Nos hommes ont réagi et ont infligé une lourde perte dans leurs rangs», a déclaré à l’AFP le porte-parole de l’armée congolaise, le général major Leon-Richard Kasonga. L’armée a promis «d’enterrer ces terroristes avec dignité». «Pour l’instant la route est momentanément fermée entre Mbau et Oïcha parce que l’armée ratisse encore», a indiqué Donat Kibwana, administrateur du territoire de Beni. La localité de Mavivi, proche de l’aéroport de Beni, est vidée de sa population. «Nous avons été réveillés par les coups de feu. Avec mes enfants, nous sommes cachés. Dès que les armes vont se taire, nous jugerons s’il faut rentrer ou pas», a déclaré à l’AFP Élodie Kwira, une habitante de Mavivi.

Par Le Figaro.fr avec AFP

RDC: un prêtre catholique assassiné après la messe par de présumés miliciens

avril 9, 2018

 

Des soldats des FARDC, à Beni, dans la province du Nord-Kivu, dans l’est de la RDC, en janvier 2014. © Joseph Kay/AP/SIPA

Dans l’est de la République démocratique du Congo, des présumés miliciens ont assassiné dimanche un prêtre catholique, qui venait de célébrer la messe à Kitchanga. Il était âgé de 38 ans.

« L’abbé Étienne Sengiyumva, curé de la paroisse de Kitchanga, a été tué ce dimanche par les ‘Maï-Maï Nyatura’, à Kyahemba où il a célébré la grande messe de baptême et un mariage », a déclaré à l’AFP l’abbé Louis de Gonzague Nzabanita, vicaire général du diocèse de Goma dans la province du Nord-Kivu.

Les « Maï Maï » (groupe d’auto-défense) Nyatura sont supposés défendre les Hutus rwandophones du Nord-Kivu.

« Une balle dans la tête »

D’après le vicaire général, l’abbé Sengiyumva avait « partagé un repas avec les chrétiens et c’est juste après qu’on lui a logé une balle dans la tête », alors qu’il se préparait à retourner à Goma. La dépouille du religieux se trouve encore à Kitchanga, selon la même source.

Kyahemba est une localité du territoire de Masisi située à 87 km au sud-ouest de Goma, capitale du Nord-Kivu. En l’absence de toute présence policière et de l’armée congolaise, la zone est contrôlée par les miliciens Nyatura.

En proie à la guerre, puis à l’activité des groupes armés depuis 23 ans, le Nord-Kivu enregistre une reprise des violences depuis fin 2016-début 2017

Enlèvement d’un autre prêtre

L’assassinat du prêtre intervient après l’enlèvement vendredi d’un autre religieux, l’abbé Célestin Ngango, enlevé par des hommes armés non identifiés, avant d’être libéré contre rançon dans le territoire voisin de Rutshuru. Dans cette zone, trois autres civils enlevés ont été exécutés par leurs ravisseurs.

Une équipe de Médecins sans frontières (MSF) affirme traiter une moyenne de 57 cas de violences sexuelles par mois dans le territoire de Masisi, contre 23 en 2017.

Pour les deux Kivus, 106 meurtres, 80 enlèvements et 52 accrochages entre belligérants ont été enregistrés en février d’après le « Baromètre sécuritaire » tenu par les experts du Groupe d’études sur le Congo (GEC) de l’Université de New York.

Jeuneafrique.com avec AFP

RDC : les miliciens de Kamuina Nsapu derrière l’évasion de la prison de Matete ?

juin 16, 2017

Dans le Kasaï, en août 2007. © Lionel Healing/AP/SIPA

Dans la nuit du 10 au 11 juin, une vingtaine de personnes cagoulées ont attaqué le commissariat et le parquet de la commune de Matete, au sud de Kinshasa. Si les autorités congolaises n’ont pas encore mis la main sur les assaillants, des témoignages indiquent la piste Kamuina Nsapu.

Le commissariat du district de Mont-Amba et le parquet de Matete, distants de 50 mètres, ont été attaqués par une vingtaine de personnes non identifiées dans la nuit du 10 au 11 juin. Blessé par balle, un seul de ces assaillants a pu être arrêté par la police, juste avant de succomber à sa blessure. Au total, 17 détenus se sont enfuis, dont 14 qui se trouvaient dans les cellules du commissariat et trois au parquet. D’après un responsable local, les assaillants chantaient et dansaient en citant le nom de Kamuina Nsapu : « Après avoir vu plus d’une fois le mode opératoire de la bande de Kamuina Nsapu [milice active dans le Kasaï et en proie à une forte répression des autorités, NDLR], tout laisse à croire que ces sont ses adeptes qui se sont pointés à Matete cette nuit-là ».

Contacté par Jeune Afrique, la police congolaise n’exclut pas cette hypothèse. » Ils nous a été rapporté que les assaillants entonnaient des chants à la gloire de Kamuina Nsapu mais, pour l’instant, nous ne pouvons affirmer que ce sont eux les auteurs de l’attaque », a précisé son porte-parole, le colonel Pierre Rombaut Mwanamputu Empung, soulignant que « l’enquête [était] en cours ».

Pourquoi pas les Kuluna ?

La commune est connue à Kinshasa pour être mouvementée. C’est notamment dans ce secteur que les Kuluna, ces gangs de jeunes criminels, faisaient régner la terreur il y a quelques années. Mais aux yeux du bourgmestre Thierry Gaibene Bayllon, les auteurs de l’attaque ne sont pas issus de leurs rangs : « Ces jeunes ne font plus parler d’eux en mal et je doute fort que ce soit eux. À ce stade, laissons la police militaire mener l’enquête. »

Ces incidents sont extrêmement graves

Du coté des politiques, ça grogne. « Ces incidents sont extrêmement graves », s’exclame le député et membre du Rassemblement de l’opposition, Claudel Lubaya, contacté par Jeune Afrique. « Les prisons sont des lieux de haute sécurité, poursuit-il. Si les prisons sont attaquées assez régulièrement, que les agents de l’ordre ne parviennent pas à rattraper les assaillants et que les autorités chargées de s’en occuper ne sont pas démises de leurs fonctions, cela prouve à suffisance la défaillance et la complaisance du système militaro-sécuritaire du pays. »

Le 17 mai dernier, c’était la grande prison de Makala qui était attaquée par les combattants de Ne Mwanda Nsemi, le chef de la secte Bundu Dia Kongo, occasionnant ainsi sa sortie de prison, avec dans son sillage plus de 4 000 autres détenus. Les autorités congolaises, qui s’étaient exprimées par la voix d’Alexis Tambwe Muamba, ministre d’État en charge de la Justice, n’avaient fourni aucun bilan sur cet incident dans lequel au moins huit personnes ont trouvé la mort.

Jeuneafrique.com par

Congo: La scène d’hier de Claudine Munari en Bande dessinée

juin 9, 2017

La scène d’hier de la tigresse de la savane, à Brazzaville, après l’encerclement de sa résidence: Maman Claudine Munari a fait fuir les miliciens de Denis Sassou Nguesso, en mode bande dessinée.

 

Photo de BrazzaNews.
Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews.fr

Violences au Kasaï : la justice congolaise enquête sur l’implication présumée d’un ex-ministre

mai 24, 2017

 

Selon le « New York Times », Clément Kanku entretenait des liens avec des miliciens dans le centre de la RDC, où deux experts de l’ONU ont été tués en mars.

 

Le député congolais Clément Kanku est soupçonné d’incitations à la violence dans les affrontements au Kasaï. Crédits : RADIO OKAPI/FLICKR

Le parquet de Kinshasa a annoncé, mardi 23 mai, qu’il enquêtait sur l’implication présumée d’un député congolais d’opposition – et ancien ministre – dans les violences qui secouent depuis août la région du Kasaï, dans le centre de la République démocratique du Congo (RDC). Deux experts de l’ONU, l’Américain Michael Sharp et la Suédo-Chilienne Zaïda Catalan, missionnés au Kasaï par le secrétaire général des Nations unies pour enquêter sur ces violences, y avaient été enlevés et assassinés en mars.

Samedi, le quotidien américain New York Times a révélé que Zaïda Catalan détenait un enregistrement sonore du député en question, Clément Kanku, en conversation téléphonique avec l’un des auteurs présumés des massacres au Kasaï. « La nature et les circonstances de cette conversation ne peuvent aucunement laisser indifférent » le parquet, a déclaré Flory Kabange Numbi, procureur général de la République, lors d’une conférence de presse : « Ce lundi 22 mai, j’ai été amené à ouvrir une enquête pour en savoir un peu plus. »

« Consterné »

Le procureur a affirmé avoir écrit au président de l’Assemblée nationale « pour nous permettre de conduire des enquêtes indispensables dans cette sinistre affaire ». Mais « il n’est nullement question de chercher à obtenir la levée des immunités » parlementaires à ce niveau de la procédure. Si les faits reprochés au député Kanku étaient établis, il pourrait être inculpé de « participation à un mouvement insurrectionnel et assassinat », a-t-il ajouté.

De son côté, Clément Kanku, qui a été ministre de la coopération et du développement de décembre 2016 jusqu’à la démission du gouvernement, début avril, s’est dit « consterné par ces allégations », qu’il « réfute totalement ». « Je suis convaincu que toute la lumière sera faite dans cette affaire et que justice sera rendue aux nombreuses victimes d’exactions abominables dans le Kasaï, y compris aux deux experts des Nations unies », a-t-il déclaré.

Dans un communiqué, le mouvement congolais Lutte pour le changement (Lucha) a demandé une « enquête internationale indépendante » sur les violences au Kasaï, doutant de la volonté des autorités congolaises de « mener une enquête sérieuse et crédible ». « Aucune enquête n’a jamais été menée sur les circonstances [du] meurtre [des deux experts] et sur le rôle joué dans cette affaire par les autorités, notamment par le ministre de l’intérieur de l’époque, Evariste Boshab », ajoute Lucha, alors que, samedi, la justice militaire congolaise a annoncé l’ouverture prochaine du procès des assassins présumés des deux experts, sans en préciser la date.

Fosses communes

Mardi, l’ONU a mis en doute les conclusions de l’enquête congolaise sur le meurtre des deux experts. « Cela semble avoir été mené avec pas mal de rapidité », a commenté le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, soulignant que Kinshasa n’avait pas encore communiqué ses conclusions à l’ONU et précisant qu’une commission d’enquête des Nations unies présentera un rapport fin juillet. Dans son communiqué, Lucha exige par ailleurs du secrétaire général de l’ONU « le remplacement immédiat » de son représentant spécial en RDC, Maman Sidikou, « pour incompétence, complaisance, négligence et manque de leadership ».

Depuis septembre 2016, les violences au Kasaï, qui impliquent miliciens, soldats et policiers, ont fait plusieurs centaines de morts et causé le déplacement de 1,27 million de personnes. L’ONU y accuse les rebelles Kamwina Nsapu d’enrôler des enfants dans ses milices et d’avoir commis des atrocités, tout en dénonçant également l’usage disproportionné de la force par l’armée congolaise. Michael Sharp et Zaïda Catalan faisaient partie d’un panel d’experts de l’ONU recherchant des informations sur plus d’une quarantaine de fosses communes découvertes au Kasaï.

Ces violences surviennent au moment où la RDC traverse une crise politique à laquelle s’ajoute une crise économique, sécuritaire et humanitaire liée à la déstabilisation de plusieurs provinces par des groupes armés.

Le Monde.fr avec AFP

Congo/Bouenza: Mouyondzi en colère

mai 10, 2017

Mouyondzi à feu et à sang

Les miliciens de Sassou Nguesso viennent d’abattre froidement un enfant à Mouyondzi.
C’est en voulant éliminer le père, un certain Modeste, identifié comme opposant que sa fille de 2 ans a été atteinte mortellement.

Les jeunes furieux des injustices et l’impunité généralisées ont pris d’assaut les symboles de la dictature. Le PSP de Mouyondzi et les domiciles des miliciens ont été incendiés.

C’est clair que le pouvoir veut étendre le conflit du Pool jusqu’à Mouyondzi pour embraser tout le pays et achever son génocide qu’il avait commencé en 1997.

 

Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews.fr

Congo: Des miliciens de Sassou autour du domicile d’André Okombi Salissa

avril 28, 2016

 

Encore des renforts des miliciens autours du domicile de Mr André OKOMBI SALISSA .
Les quatre coins du domicile de l’opposant André OKOMBI SALISSA, encerclés par les miliciens de Sassou Nguesso . Même les voisins immédiats du président André OKOMBI SALISSA ne respirent plus, ils sont assiégés

Son domicile se trouve à un jet de pierre de l’ambassade d’Afrique du Sud, au bord des rails, derrière la résidence de Mme Emilienne Raoul. C’est d’ailleurs le voisin immédiat de Mme Loumeto Pombo, membre du secrétariat permanent du Parti congolais du travail(Pct).

Ces images de check-point témoignent l’état dans lequel vit actuellement André Okombi Salissa, privé de toute liberté de mouvement.

Ref-Image : le domicile de Mr André OKOMBI SALISSA et ses voisins immédiats encerclés …

« Le domicile de Mr André OKOMBI SALISSA encerclé par les miliciens de Sassou Nguesso. Image: @BrazzaNews -Jeudi 28 Avril 2016 »
« Les miliciens de Sassou Nguesso bouclent la zone où réside Mr André OKOMBI SALISSA.  Image-@BrazzaNews - Jeudi 28 Avril 2016 »« Les quatre coins du domicile de Mr André OKOMBI SALISSA quadrillés par les miliciens de Sassou Nguesso . Image :@BrazzaNews - Jeudi 28 Avril 2016 »« Le domicile de Mr André OKOMBI SALISSA encerclé .Ici les rails sont adjacents à son domicile , on voit les miliciens quadrillés la zone . Image :@BrazzaNews -Jeudi 26 Avril 2016 »
Avec Brazzanews.net

Libye: des avions non identifiés ont frappé des positions de miliciens

août 18, 2014

Tripoli – Deux avions non identifiés ont bombardé lundi avant l’aube près de Tripoli des positions de miliciens rivaux qui s’affrontent à l’arme lourde pour le contrôle de l’aéroport international, a indiqué le gouvernement libyen.

Dans un communiqué, le gouvernement provisoire sans réelle autorité sur le pays, a indiqué tout ignorer pour le moment de l’identité des deux avions qui ont bombardé, selon lui, des positions de miliciens en conflit dans la banlieue de la capitale libyenne.

Il a ajouté avoir chargé l’état-major et les renseignements militaires d’enquêter sur cette attaque et rejeté la responsabilité des pertes éventuelles de ces bombardements sur les parties en conflit.

Des miliciens de la région de Zenten (ouest), des nationalistes qui auraient les faveurs du général dissident Khalifa Haftar, combattent ceux de Misrata (est), proches des islamistes, pour le contrôle d’un pont, un verrou de l’aéroport, situé dans le sud de Tripoli et aux mains actuellement des milices de Zenten.

Les affrontements ont baissé d’intensité dimanche et lundi, les miliciens de Misrata ayant affirmé avoir pris le contrôle du pont et d’un QG de l’armée, une information impossible à confirmer dans l’immédiat de source indépendante.

Ces parties doivent cesser de se battre, accepter le dialogue et se retirer de Tripoli et des autres villes libyennes, a dit le gouvernement qui affirme être entré en contact avec des pays amis pour tenter d’identifier les deux avions.

La France a démenti lundi des rumeurs de frappes italiennes et françaises en Libye. Les rumeurs faisant état de frappes aériennes en Libye auxquelles la France aurait participé sont infondées. La priorité de la France est d’obtenir un accord politique afin que les combats cessent à Tripoli, à Benghazi et partout en Libye, a déclaré le ministère des Affaires étrangères.

Les premiers survols ont eu lieu lundi vers 02H00 locales, et selon un habitant une forte explosion a été entendue, suivie par d’autres.

Les explosions ont été clairement entendues dans les quartiers de l’est de Tripoli, à quelque 15 km du centre de la ville, a indiqué cet habitant à l’AFP.

La chaîne de télévision locale Libya awalan (La Libye d’abord), proche du général Haftar, a indiqué que l’aviation militaire a bombardé différentes positions près de Tripoli, sans plus de précisions.

Le général Haftar conduit une opération contre les groupes terroristes, qui font la loi à Benghazi (est), depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

La Libye est en proie à des combats meurtriers entre milices rivales depuis la mi-juillet, poussant le Parlement élu le 25 juin à demander la semaine dernière une intervention étrangère pour protéger les civils.

Depuis la chute du régime Kadhafi après huit mois de révolte, les autorités transitoires ne sont pas parvenues à rétablir l’ordre et la sécurité en Libye, et les milices formés d’anciens rebelles y font la loi.

Romandie.com avec (©AFP / 18 août 2014 16h29)

San Pedro: Plus de 38.000 ex-miliciens profilés

juin 30, 2011

La mission du PNRRC à l’intérieur du pays tire à sa fin. Mardi dernier, Djouha Kéhi Edouard a fait le point à la presse.

Djouha Kéhi Edouard, conseiller spécial du coordonnateur national du Programme national de réinsertion et de réhabilitation communautaire(Pnrrc) est depuis le 5 juin dernier à l’intérieur du pays. Il est en mission préparatoire de sensibilisation et d’information sur la prochaine opération de revue des effectifs des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci) et de profilage des associés au conflit.

Après les étapes du Worodougou, de la région des Montagnes, du Moyen-Cavally, du Haut-Sassandra, le conseiller de Ouattara Kossominan Daniel a fait, mardi dernier, à San Pedro, le bilan de sa mission à mi-parcours. C’était au cours d’une conférence de presse tenue à la préfecture de la cité portuaire. « le profilage d’ex-miliciens ayant participé au dépôt volontaire d’armes a permis de lister environ 300 nouveaux miliciens, en addition des 38. 033 ex-miliciens antérieurement profilés par le Pnrrc et qui figuraient déjà dans notre base de données», a-t-il déclaré. Il a tenu à préciser que l’opération de revue des effectifs Frci et le profilage des associés ont démarré le 8 mai dernier à Abidjan. Ce qui a permis de dégager trois catégories de personnes identifiées à savoir, les éléments pour l’ar­mée nouvelle (Ean) et les additifs de sécurité( Ads), les jeunes associés et les groupes d’auto-défense (Gad). Et le bilan partiel a permis « de confirmer plus de 8.000 éléments issus des ex-FaFn pour l’armée nouvelle-Frci. Et environ 11.000 jeunes associés ont été profilés ».

Kéhi Edouard termine enfin en indiquant que la mission préparatoire en cours a donc pour objectif de préparer les bureaux régionaux du Pnrrc en charge du profilage. De même, il s’agit d’impliquer les autorités administratives, militaires et politiques régionales dans la gestion de ces opérations. Il sera aussi question d’évaluer le niveau d’exécution des projets de réin­sertion, d’informer les partenaires du Pnrrc des activités à venir, et de sensibiliser les cibles à profiler. Il s’agit des Frci, des groupes d’autodéfense et des communautés d’accueil. La mission en cours a relevé, selon Kéhi, « de vastes insuffisances d’infrastructures communautaires de base ». L’émissaire du Pnrrc a tenu à rassurer sur l’engagement du gouvernement à œuvrer pour la restauration d’un climat de sécurité et de paix pour tous. Tous les ex-combattants démobilisés et les ex-miliciens démantelés, a-t-il indiqué, seront assistés, orientés et réinsérés dans le tissu socio-économique.

Avant ces points, le conseiller de Kossomina Daniel avait évoqué le con­texte de sa mission. Celle-ci s’inscrit dans la volonté de l’exécutif ivoirien de procéder le plus tôt possible à la revue des effectifs en vue de l’encasernement des Frci d’une part, et d’autre part, au désarmement et au démantèlement des miliciens.

Nord-Sud Allah Kouamé à San Pedro