Posts Tagged ‘Militaires’

L’Équateur décrète l’état d’exception après une vague de violence

octobre 18, 2021

L’état d’exception ordonne la mobilisation des policiers et des militaires dans les rues pour lutter contre la violence engendrée par le trafic de drogue.

Le president Guillermo Lasso a decrete l'etat d'exception pour lutter contre les violences.
Le président Guillermo Lasso a décrété l’état d’exception pour lutter contre les violences. © RODRIGO BUENDIA / AFP

Le président équatorien Guillermo Lasso a annoncé lundi avoir décrété l’état d’exception pour l’ensemble du pays en raison d’une vague de violence due au trafic de drogue, ordonnant la mobilisation dans les rues de policiers et militaires. « Dès maintenant, nos forces armées et notre police seront massivement mobilisées dans les rues car nous décrétons un état d’exception sur tout le territoire national », a lancé le chef de l’Etat dans une allocution diffusée par la chaîne publique EcuadorTV. « Dans les rues de l’Equateur, il n’y a qu’un ennem i: le trafic de drogue », et « ces dernières années, l’Equateur est passé de pays de trafic de drogue à pays qui consomme également de la drogue », a dit Guillermo Lasso, qui a pris ses fonctions en mai dernier.

Le dirigeant de droite avait décidé plus tôt ce lundi de changer de ministre de la Défense, dans un contexte de crise carcérale, en nommant un général à la retraite, Luis Hernandez. Entre janvier et août 2021, 1 427 homicides volontaires ont été enregistrés dans le pays, soit 55 meurtres de plus que ceux signalés sur l’ensemble de l’année 2020, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur.

Des affrontements d’une violence rare

Fin septembre, une prison du sud-ouest de l’Equateur a été le théâtre du massacre de 119 détenus, dont certains avaient été démembrés ou brûlés, dans de violents affrontements entre gangs rivaux liés aux narcotrafics et aux cartels mexicains et colombiens, une des pires tueries pénitentiaires de l’histoire d’Amérique latine.

Selon des chiffres officiels, au moins 238 prisonniers ont trouvé la mort depuis début 2021 dans les prisons équatoriennes, surpeuplées et soumises à des violences récurrentes depuis des années.

Par Le Point avec AFP

Guinée : pourquoi les militaires doivent retenir les groupes miniers

septembre 9, 2021

Travailleur du consortium franco-sino-singapourien SMB, dans le port minéralier de Katougouma, près de Boké,en Guinée, en janvier 2019 .

Le nouveau régime à Conakry doit préserver la production de bauxite – dont le pays possède d’immenses réserves. Mais le rapport de force n’est pas aussi équilibré qu’on l’imagine.

La Guinée fournit environ un quart de la bauxite mondiale, utilisée dans la fabrication de l’aluminium. Elle dispose également d’importantes réserves inexploitées de minerai de fer dans la chaîne de Simandou, dans le sud-est du pays. De fait, le coup de force qui a eu lieu le 5 septembre, portant au pouvoir le colonel Mamady Doumdouya, inquiète producteurs et acheteurs.

Pour autant, la junte militaire a tenté de rassurer les mineurs en annonçant être « très désireuse de consolider les relations avec ce qui constitue des contributeurs très importants aux revenus fiscaux et aux recettes étrangères en Guinée », explique Simon Hudson-Peacock, analyste des investissements miniers chez S2 Research au Cap. « Il est possible que le régime fiscal soit révisé, mais l’expropriation est peu probable », poursuit-il.

CETTE GUINÉE QUE LES OPÉRATEURS CONSIDÉRAIENT AUTREFOIS COMME UN ENVIRONNEMENT OPÉRATIONNEL STATIQUE ET STABLE A VÉCU

Ainsi, la junte militaire a maintenu les portes ouverts aux exportations, levé le couvre-feu dans les zones minières et exhorté les mineurs à poursuivre leurs activités. Enfin, cette dernière a promis la poursuite des contrats signés sous l’administration Condé. « Il n’y a aucune raison de penser que les contrats sont sur le point d’être rompus », affirme Indigo Ellis, directrice associée d’Africa Matters à Londres.

Pénurie de nouveaux capitaux ?

Pour autant, de nombreuses interrogations subsistent. « Cette Guinée que les opérateurs considéraient autrefois comme un environnement opérationnel statique et stable – avec un leadership relativement prévisible malgré une mauvaise gouvernance – a vécu », déplore pour sa part l’analyste Indigo Ellis.

Au demeurant, le financement de projets dans le pays sera plus difficile à court terme car le profil de risque-pays est très élevé, complète Simon Hudson-Peacock. En dehors du secteur minier, le pays dispose de peu de sources de devises étrangères. « Les nouveaux dirigeants manqueraient de perspicacité s’ils n’adoptaient pas une approche financièrement pragmatique de la « poule aux œufs d’or », a expliqué l’analyste.

LES DÉTENTEURS DE LICENCES RÉFLÉCHIRONT « DEUX FOIS PLUS » AVANT D’ENGAGER DE NOUVEAUX CAPITAUX DANS LE PAYS

Il n’en reste pas moins que les accords négociés par les groupes miniers en Guinée sont désormais soumis au bon vouloir d’un nouvel exécutif autoproclamé. Les détenteurs actuels de concessions sont « certainement nerveux à l’idée de perdre leurs droits », estime François Conradie, économiste politique principal chez NKC African Economics, en Afrique du Sud.

Ce dernier ajoute que tout accord conclu avec le Comité national pour la réorientation et le développement (CNRD) de Doumbouya, considéré comme une « junte anticonstitutionnelle », sera plus vulnérable à une contestation ultérieure que les accords conclus avec le gouvernement déchu du président Alpha Condé. Pour François Conradie, les détenteurs de licences réfléchiront « deux fois plus » avant d’engager de nouveaux capitaux dans le pays, tant qu’un nouveau gouvernement constitutionnel ne sera pas mis en place. Ce qui selon cet économiste peut prendre au moins un an.

Le plus inquiétant pour l’industrie minière est le remplacement des gouverneurs provinciaux par des officiers militaires, juge la directrice associée d’Africa Matters. Elle s’attend à une augmentation de la recherche de rentes à bas niveau de la part des responsables militaires, probablement en utilisant des barrages routiers autour des zones d’exploitation de la bauxite.

SI LES PAYS CHOISISSENT D’ÉVITER LA GUINÉE, IL Y AURA BEAUCOUP D’AUTRES GISEMENTS À ÉVALUER

Pouvoir de négociation

L’impact du coup d’État se fera sentir sur le calendrier de l’approvisionnement, ajoute Simon Hudson-Peacock. Il faut de nombreuses années entre l’exploration et la production. De fait, cela pourra avoir un impact sur l’approvisionnement à court et moyen terme. Mais, selon cet analyste, le pouvoir de négociation appartient aux groupes miniers.

La bauxite et le minerai de fer étant parmi « les minéraux les plus omniprésents sur terre. Si les pays choisissent d’éviter la Guinée, il y aura beaucoup d’autres gisements à évaluer », explique-t-il. En conclusion : la junte militaire a plus besoin des miniers que l’inverse.

Avec Jeune Afrique par David Whitehouse

Macron mise sur Bazoum et fait du Niger le cœur du dispositif français au Sahel

juillet 9, 2021
Mohamed Bazoum et Emmanuel Macron, à l’Élysée, le 9 juillet 2021, lors de leur conférence de presse commune à l’issue du sommet virtuel du G5 Sahel.

Un mois après avoir annoncé la « transformation profonde » de la présence militaire française au Sahel, Emmanuel Macron a livré les grandes lignes du futur dispositif à ses homologues ouest-africains. Et Niamey y occupe une place centrale.

Quel sera le dispositif militaire français au Sahel après la fin annoncée de l’opération Barkhane ? De Paris à Bamako en passant par Niamey, la question a donné lieu à de nombreux débats et spéculations. Ce vendredi 9 juillet, à l’issue d’un sommet en visioconférence entre les chefs d’État du G5 Sahel et le président français, Emmanuel Macron a tranché : l’engagement de la France dans la zone sahélienne passera « d’une opération militaire à un dispositif de coopération », a-t-il affirmé depuis Paris, au cours d’une conférence de presse conjointe avec son homologue nigérien Mohamed Bazoum.

La présence de ce dernier, seul président du G5 Sahel à avoir fait le déplacement, ne devait d’ailleurs rien au hasard, tant le futur dispositif fait de Niamey le pilier principal de la stratégie sécuritaire française dans la Sahel.

Fermeture progressive

Emmanuel Macron a annoncé la fermeture progressive des bases militaires françaises dans le nord du Mali, un processus qui démarrera d’ici la fin de cette année. Les bases de Kidal, Tessalit et Tombouctou seront concernées « d’ici le début de l’année 2022 », a précisé le président français, confirmant les annonces de Florence Parly, sa ministre des Armées. La présence militaire française va en revanche s’appuyer sur une coopération militaire renforcée avec les armées nationales, notamment via la Task Force Takuba – qui aura sa base à Niamey – et le partenariat avec la mission de formation de l’Union européenne au Mali (EUTM).

LA NATURE DE NOTRE ENNEMI COMMANDE UNE AUTRE COOPÉRATION

Cette annonce intervient un mois après celle de la fin de l’opération Barkhane. Huit ans après son lancement, en août 2014, dans la continuité de l’opération Serval au Mali, l’opération extérieure française la plus importante du XXIe siècle a enregistré des résultats plutôt mitigés, selon de nombreux observateurs.

Le président français et son homologue nigérien avaient participé, plus tôt dans la journée, à un sommet du G5 Sahel organisé par visioconférence par le Tchadien Mahamat Idriss Déby et auquel étaient présents le Burkinabè Roch Marc Christian Kaboré, le Mauritanien Mohamed Ould Ghazouani et le Malien Assimi Goïta.

« Rationalisation » de l’engagement français

« Nous ne pouvons que souscrire avec ce que la France est en train de faire, nous concevons que cette voilure soit réduite », a commenté Mohamed Bazoum. « La nature de notre ennemi commande une autre coopération », a ajouté le président nigérien, évoquant une « rationalisation » de l’engagement français avec laquelle les pays du G5 Sahel sont « absolument d’accord ».

« Niamey sera très fortement musclée. Les forces françaises présentes dans le pays vont muscler le commandement actuel de la force Takuba. Les forces qui sont associées vont être intégrées à des unités de forces spéciales », a précisé pour sa part Emmanuel Macron. « Il est important qu’on ait une connaissance du terrain dans toutes les actions de coopération et de réassurance et d’avoir des forces qui savent travailler avec les armées sahéliennes », a-t-il ajouté.

Le dispositif qui prendra la suite de Barkhane – qui compte 5 100 hommes déployés dans la zone sahélienne – représentera à terme entre 2 500 et 3 000 hommes. Il s’appuiera en outre sur les forces françaises basées en Côte d’Ivoire. Le président français a d’ailleurs insisté sur le fait que le risque terroriste « se dissémine dans l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest » et concerne désormais tous les pays du Golfe de Guinée. Les forces françaises seront donc mobilisables pour être déployées dans l’ensemble de la région, et pourront y intervenir à la demande des pays partenaires.

IL NE FAUT PAS PERMETTRE QUE DES MILITAIRES PRENNENT LE POUVOIR PARCE QU’ILS ONT DES DÉBOIRES SUR LE FRONT

Interrogé sur la situation au Mali, où le colonel Goïta a mené deux coups d’État, contre Ibrahim Boubacar Keïta, puis contre Bah N’Daw, Mohammed Bazoum a assuré que les chefs d’État ouest-africains avaient été « intraitables sur la mise en œuvre les dispositions prises par la Cedeao ». Et d’ajouter : « Il ne faut pas permettre que des militaires prennent le pouvoir parce qu’ils ont des déboires sur le front où ils devraient être et que des colonels deviennent des ministres et des chefs d’États. Qui va faire la guerre à leur place ? »

Dans leur communiqué final, au ton sensiblement moins polémique, les chefs d’État du G5 Sahel ont affirmé avoir « pris note » de la décision du président français de « transformer le dispositif militaire français déployé au Sahel ». Une décision qui « s’inscrit dans le cadre des discussions conduites depuis le sommet de Pau, en janvier 2020, et poursuivies lors du sommet de N’Djamena, en février 2021″, précise le communiqué.

Avec Jeune Afrique par Fatoumata Diallo

Congo/Vote anticipé : le ministre de la Défense nationale a voté à la mairie centrale

mars 17, 2021

Le ministre de la Défense nationale, Charles Richard Mondjo, a placé son bulletin dans l’urne ce 17 mars à midi trente dans l’un des bureaux de vote installés à la mairie centrale, dans le troisième arrondissement de Brazzaville, dans le cadre de l’élection présidentielle.

Le ministre de la Défense nationale

A la sortie du bureau de vote, répondant aux questions des journalistes, Charles Richard Mondjo a indiqué que c’est dans le cadre du vote de la force publique qui est conforme à la loi qu’il est venu accomplir son devoir civique. Il pense que dans les différents bureaux de vote, les militaires, policiers et gendarmes sont en train d’accomplir ce devoir civique, « Tout se passe bien, tout ira pour le mieux », a-t-il dit, soulignant qu’à partir de demain, les militaires, les policiers et gendarmes vont commencer à se déployer pour que le vote du 21 se déroule dans de très bonnes conditions et le souverain primaire aura à donner son point de vue.

Avec Adiac-Congo par Guillaume Ondze

Côte d’Ivoire : attaque meurtrière contre des militaires près de la frontière avec le Burkina

décembre 31, 2020
Des soldats des forces spéciales ivoiriennes, lors d’un défilé militaire en 2015 (illustration).

Un soldat ivoirien a été tué dans une attaque menée par un groupe armé non identifié à Koguienou, dans le nord-ouest du pays.

Deux éléments isolés des Forces de défense et de sécurité ivoiriennes (FDS), qui étaient en patrouille à moto, ont été la cible d’une attaque, dans la nuit du mercredi 30 au jeudi 31 décembre. Les militaires ont essuyé des tirs alors qu’ils se trouvaient à 4 kilomètres du poste frontière de Koguienou, dans le département de Doropo, dans le nord du pays.

Des « coupeurs de route » ?

L’attaque s’est produite dans une zone agricole. Les soldats patrouillaient dans un champ d’ancarde sur les pistes habituellement empruntées par les trafiquants qui font de la contrebande entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso.

« Il semble que ce soit des coupeurs de route qui ont ouvert le feu sur ces éléments des FDS qui étaient alors isolés, a précisé à Jeune Afrique une source sécuritaire sous couvert d’anonymat. Aucun poste frontière n’a été attaqué. »

Un « ratissage de la zone » est en cours et une enquête a été ouverte, a affirmé la même source, qui précise que la piste terroriste n’est, pour l’heure, pas la thèse privilégiée. En cette période de fêtes de fin d’année, une recrudescence de la criminalité transfrontalière est en revanche redoutée par les autorités des deux pays.

Le spectre de Kafolo

Cette région frontalière fait cependant l’objet d’une surveillance particulière de la part des autorités ivoiriennes et burkinabè, en particulier depuis l’attaque, dans la nuit du mercredi 10 au jeudi 11 juin, de la base militaire de Kafolo, située à une soixantaine de kilomètres à l’ouest.

Si elle n’a jamais été formellement revendiquée, cette attaque – qui avait fait 12 morts et 8 blessés, dont deux graves, chez les militaires ivoiriens – , aurait été menée par des jihadistes en représailles à l’opération « Comoé », conduite du 11 au 24 mai, qui avait abouti à la destruction de plusieurs de leurs bases mobiles situées en territoire ivoirien.

Par Baudelaire Mieu

Congo/Kinkala : les militaires s’adonnent aux activités agropastorales

octobre 31, 2020

Sur instruction du colonel Basile Boka, commandant de la zone militaire de défense n° 8, les officiers, sous officiers et hommes de rang développent, depuis quelque temps, à Kinkala dans le département du Pool, des activités agropastorales visant à contribuer à la sécurité alimentaire de la population.

L’élevage des moutons Crédit photo »DR

Les activités agropastorales ont repris dans la Pool grâce à la paix retrouvée et aussi à la fertilité du sol. A Kinkala comme  dans plusieurs autres districts de ce département, les activités agricoles se développent pour le bien de la population. La force publique, en dehors de ses missions régaliennes de défense et de sécurité, accompagne ces initiatives en participant activement aux activités agropastorales.

Sous la houlette du colonel Basile Boka, commandant de la zone militaire de défense n° 8, les activités agropastorales sont conduites par les officiers, sous officiers et hommes de rang à Kinkala, chef lieu du département du Pool prouvant ainsi que le militaire n’est pas seulement un bon défenseur de la patrie mais aussi un bon agent économique. L’élevage des moutons et porcins ainsi que  les cultures maraîchères (tomates, choux, poivron, épinard, oseille…) figurent au nombre des activités menées. Ces réalisations ont suscité l’admiration et l’encouragement des responsables hiérarchiques des Forces armées congolaises (FAC).

Ces actions salutaires rappellent  le souvenir des CMRC, le magasin économat qui existait à l’époque où on vendait à un prix raisonnable à la  populations les denrées alimentaires. La relance des activités agropastorales au sein des FAC dont le porte-étendard est la zone militaire de défense n°1 intègre bien le mot d’ordre du président de la République, à savoir « Un peuple qui ne consomme pas ce qu’il produit n’est pas un peuple libre ».

Signalons que c’est en 1974, lors d’un colloque de l’armée, que l’activité économique avait été décidée comme l’une des missions intégrantes du haut commandement. Elle consistait à pourvoir les garnisons et collectivités militaires en denrées de première nécessité et à moindre coût. Cela permet l’augmentation qualitative et quantitative de la production et aide le pays à la préparation de l’économie de défense.

Avec Adiac-Congo par Hervé Brice Mampouya

Colombie: plus de 100 militaires impliqués dans des abus sexuels de mineurs

juillet 1, 2020

Plus d’une centaine de militaires font l’objet d’une enquête pour abus sexuel présumé contre des mineurs, a admis mercredi le chef de l’armée de terre, suite au scandale des viols collectifs de deux adolescentes indigènes par des soldats.

«Avec douleur, je veux informer tous les Colombiens (…) qu’à ce jour, selon une vérification détaillée que nous avons effectuée depuis l’année 2016, nous avons 118 membres impliqués dans des cas présumés d’actes sexuels abusifs et violents contre des mineurs», a déclaré le commandant de l’armée de terre, le général Eduardo Zapateiro, lors d’une conférence de presse virtuelle.

Selon cet officier, le Parquet et l’armée enquêtent sur tous les cas afin de déterminer les actions pénales, disciplinaires et administratives à prendre.

«Sur les 118 impliqués, 45 ont été retirés de l’armée de terre» et 73 font l’objet de procédures au sein de l’institution militaire, a-t-il précisé.

Le général Zapateiro a fait ces déclarations, sous la pression du scandale des viols de mineures indigènes par des soldats, qui a suscité de vives manifestations de rejet en Colombie.

Le 25 juin, les autorités indigènes avaient dénoncé le fait qu’une fille âgée de 13 ans ait été séquestrée et violée par des soldats qui patrouillaient le territoire de la communauté Embera Chami, dans l’ouest du pays.

Sept militaires ont admis leur culpabilité pour le viol de cette mineure et sont détenus dans une caserne, sous la surveillance des forces de l’ordre.

Le général Zapateiro a affirmé avoir aussi écarté les trois sous-officiers qui étaient à la tête du peloton dans la zone.

Quatre jours plus tard, un autre viol avait été dénoncé, commis par un groupe de militaires contre une adolescente âgée de 15 ans, de l’ethnie Nukak Maku, en septembre 2019.

Le chef de l’armée de terre a déploré ces abus et affirmé qu’il s’agit de «conduites individuelles» et non «systématiques» au sein des 240.000 membres de cette force.

Le gouvernement du président de droite Ivan Duque a également rejeté ces crimes, dénoncés une semaine après que le parlement ait voté une réforme constitutionnelle permettant de condamner à la prison à perpétuité les violeurs et les assassins d’enfants et adolescents de moins de 14 ans. Cette peine ne pourra s’appliquer rétroactivement à ces militaires, étant donné que la loi n’a pas encore été promulguée, selon des juristes.

Plus de 22.000 mineurs de moins de 18 ans ont été victimes de crimes sexuels et 708 d’homicides l’an dernier en Colombie, selon des statistiques de l’autorité médico-légale.

Par Le Figaro avec AFP

Premier affrontement militaire meurtrier entre l’Inde et la Chine en 45 ans

juin 16, 2020

Au moins vingt soldats indiens ont péri dans une confrontation avec l’armée chinoise dans la nuit de lundi à mardi sur la frontière disputée au Ladakh, dans le nord de l’Inde.

Vingt soldats indiens ont péri dans une confrontation avec l’armée chinoise dans la nuit de lundi à mardi sur la frontière disputée au Ladakh, dans le nord de l’Inde, premier accrochage militaire meurtrier en 45 ans entre les deux géants asiatiques. L’armée indienne a d’abord annoncé mardi la mort d’un officier et de deux soldats, évoquant des morts «des deux côtés». En soirée, elle a fait état de 17 autres «grièvement blessés au champ d’honneur» qui avaient «succombé à leurs blessures». La Chine a de son côté évoqué des «morts et blessés», sans toutefois préciser dans quel camp, et accusé l’Inde d’être responsable de l’incident. Un militaire indien basé dans la région a assuré à l’AFP qu’il n’y avait pas eu d’échange de tirs. «Aucune arme à feu n’a été utilisée. Il y a eu de violents corps-à-corps», a déclaré cette source, qui a requis l’anonymat car elle n’est pas autorisée à parler à la presse.

Le ministère indien des Affaires étrangères a répliqué par la voix de son porte-parole Anurag Srivastava, attribuant la responsabilité de l’affrontement à la Chine à travers «une tentative de changer unilatéralement le statu quo» à la frontière. Des troupes des deux puissances nucléaires se sont engagées depuis début mai dans plusieurs face-à-face tendus le long de leur frontière commune, principalement au Ladakh, et ont acheminé des milliers de soldats en renforts. Une crise que les parties affirment cependant vouloir résoudre par la voie diplomatique.

À la suite de pourparlers entre des généraux des deux armées il y a une dizaine de jours, un processus de désengagement militaire avait été enclenché dans certaines des zones disputées de la région en haute altitude du Ladakh. «Durant le processus de désescalade en cours dans la vallée de Galwan, une confrontation violente s’est produite la nuit dernière et a fait des victimes des deux côtés», a déclaré mardi un porte-parole de l’armée indienne. Pour sa part, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian, a accusé les troupes indiennes d’avoir «franchi la frontière à deux reprises, avant de se livrer à des activités illégales et de provoquer et d’attaquer des soldats chinois, avec pour résultat une grave confrontation physique».

L’Onu appelle à la retenue

Un porte-parole de l’armée chinoise, Zhang Shuili, a ajouté dans un communiqué publié par le ministère de la Défense que l’incident a entraîné des «morts et blessés». Il n’a précisé ni leur nombre ni leur nationalité. La dernière altercation meurtrière entre militaires indiens et chinois datait de 1975, lorsque quatre soldats indiens avaient perdu la vie en Arunachal Pradesh (est). Aucune balle n’a été tirée au-dessus de la frontière indo-chinoise depuis. Des haut gradés des deux bords s’entretiennent actuellement sur place pour désamorcer la situation, selon le communiqué de l’armée indienne.

Les États-Unis ont dit mardi espérer que l’Inde et la Chine parviennent à régler pacifiquement leurs différends. «L’Inde et la Chine ont toutes les deux exprimé leur volonté d’un apaisement, et nous soutenons une solution pacifique à la situation actuelle», a déclaré un porte-parole du département d’Etat américain. À New York, une porte-parole de l’Onu a fait part de la préoccupation de l’Organisation. «Nous exhortons les deux parties à observer le maximum de retenue», a déclaré aux médias Eri Kaneko, en se félicitant des informations faisant état d’un engagement des deux pays à calmer la situation. Début mai, des affrontements à coups de poing, pierres et bâtons avaient notamment opposé des militaires des deux pays dans la région du Sikkim (est de l’Inde), faisant plusieurs blessés. Les troupes chinoises avaient aussi avancé dans des zones considérées par l’Inde comme situées sur son territoire au Ladakh, poussant New Delhi à dépêcher des renforts dans la région.

Si la situation «n’est pas correctement gérée, cela pourrait dégénérer en quelque chose de beaucoup plus gros que ce que nous imaginions au départ», a déclaré à l’AFP Harsh V Pant, analyste à l’Observer Research Foundation de New Delhi. «La Chine, avec ses meilleures infrastructures, ses capacités militaires supérieures, pense peut-être que c’est le moment de pousser l’Inde, pour voir jusqu’où ira l’Inde», a-t-il avancé. Les deux pays ont plusieurs litiges territoriaux de longue date, dans les secteurs du Ladakh et de l’Arunachal Pradesh.

Les confrontations dans des zones montagneuses entre armées indienne et chinoise sont devenues plus fréquentes ces dernières années, ce que l’administration Trump interprète comme le signe d’une agressivité chinoise croissante en Asie. En 2017, soldats indiens et chinois ont passé plus de deux mois à se faire face sur un plateau himalayen stratégique dans la région du Bhoutan. Des pourparlers avaient mené à un désengagement militaire des deux parties. Le dernier conflit ouvert entre les deux nations les plus peuplées de la planète remonte à la guerre éclair de 1962, qui avait vu les troupes indiennes rapidement défaites par l’armée chinoise.

Par Le Figaro avec AFP

Congo/Pointe-Noire : des militaires surpris la nuit entrain de voler un congélateur plein de provisions à Mpaka Belle -Vue

avril 28, 2020

 

Le Congo est un pays tellement spécial que pendant le couvre-feu, les voleurs opèrent en toute tranquillité alors que les militaires sont « versés » partout comme des mouches. Au quartier Mpaka Belle-Vue de Pointe-Noire, une patrouille de militaires a été pris en flagrant délit de vol par une famille. Ces militaires volaient un congélateur rempli des provisions quand ils ont entendu les cris «  Miyibi é, miyibi é…beno kwiza ba militaires ke na yiba beto Congélateur na madia na kati ». Ces inciviques ont abandonné leur butin et obligé avec leurs armes aux membres de cette famille d’effacer les images de leur forfait dans leurs téléphones.

La famille Nkodia à Mpaka belle-vue de Pointe-Noire se souvient que ces hommes en treillis parlaient Lingala et avaient des bérets rouges sur leurs têtes. Vers 2 heures du matin, les membres de cette famille ont été attirés par des bruits et voix en Lingala dans l’enceinte de leur cour.

A travers la fenêtre, ils ont vu comment trois militaires en armes venaient de défoncer la porte de leur cuisine externe et emportaient avec eux leur congélateur. Aussitôt, ils ont crié au voleur, alertant tout le secteur. Pris de panique, les militaires ont déposé par terre le congélateur et ont tenté de fuir.

Mais, après avoir écouté les voix qui criaient «  filmer bawu bien… Filmer bien », ils sont revenus et pointer leurs armes à cette famille, les exigeant de sortir. Face au refus, ils ont été rejoint par quatre autres de leurs collègues qui ont menacé de casser la porte et arrêté tout le monde.

Après des négociations, les victimes ont accepté d’effacer de leurs téléphones des images du vol et les militaires sont partis à bord de leur véhicule.

Le congélateur a été ramené dans la grande maison au lieu de la cuisine externe. La famille Nkodia venait il y a deux jours de faire les provisions afin de supporter la période de confinement. Un bon butin qui aurait attiré les militaires.

Depuis que le couvre-feu est effectif dans la ville de 20 heures à 6 heures du matin, les populations dénoncent de nombreux cas de vol nocturne. Quels sont ces voleurs qui ont le courage d’enfreindre le couvre-feu pour opérer  si ce ne sont les policiers et militaires eux-mêmes ?

Les commerçants d’Afrique de l’Ouest se plaignent chaque jour des cas de vol dans leurs boutiques. Et tout le monde presque est convaincu que ce sont les policiers et militaires les coupables. La majorité des anciens briguant s Congolais ont trouvé refuge dans ses deux institutions où ils profitent de leur uniforme et arme pour apeurer la population et commettre tout genre de forfait.

Avec Sacer-infos par Stany Franck

Tchad: 6 militaires tués et 10 blessés dans une attaque de Boko Haram

janvier 28, 2020

 

Six militaires tchadiens ont été tués et dix ont été blessés lors d’une attaque lundi en fin d’après-midi attribuée au groupe djihadiste Boko Haram autour de l’île de Tetewa, située sur le lac Tchad, a déclaré à l’AFP l’armée tchadienne. «Nos hommes étaient en patrouille quand ils ont été attaqués par les éléments de Boko Haram. Nous déplorons 6 morts et 10 blessés», a indiqué le général Taher Erda, chef d’état-major des armées.

Depuis plusieurs mois, les attaques djihadistes se sont intensifiées autour du lac Tchad, une vaste étendue d’eau truffée d’îlots et de marécages partagée par le Tchad, le Cameroun, le Niger et le Nigeria. Depuis le début de l’année, le bilan est particulièrement lourd côté tchadien: lundi dernier, une kamikaze a fait exploser sa ceinture dans le village de Kaiga Kindjiria et a provoqué la mort de 9 civils, dont 2 femmes et 7 hommes. Neuf jours plus tôt, quatre villageois tchadiens avaient été tués et quatre femmes enlevées par les djihadistes dans une autre localité tchadienne située sur les pourtours du lac.

Par Le Figaro.fr avec AFP