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Colombie: plus de 100 militaires impliqués dans des abus sexuels de mineurs

juillet 1, 2020

Plus d’une centaine de militaires font l’objet d’une enquête pour abus sexuel présumé contre des mineurs, a admis mercredi le chef de l’armée de terre, suite au scandale des viols collectifs de deux adolescentes indigènes par des soldats.

«Avec douleur, je veux informer tous les Colombiens (…) qu’à ce jour, selon une vérification détaillée que nous avons effectuée depuis l’année 2016, nous avons 118 membres impliqués dans des cas présumés d’actes sexuels abusifs et violents contre des mineurs», a déclaré le commandant de l’armée de terre, le général Eduardo Zapateiro, lors d’une conférence de presse virtuelle.

Selon cet officier, le Parquet et l’armée enquêtent sur tous les cas afin de déterminer les actions pénales, disciplinaires et administratives à prendre.

«Sur les 118 impliqués, 45 ont été retirés de l’armée de terre» et 73 font l’objet de procédures au sein de l’institution militaire, a-t-il précisé.

Le général Zapateiro a fait ces déclarations, sous la pression du scandale des viols de mineures indigènes par des soldats, qui a suscité de vives manifestations de rejet en Colombie.

Le 25 juin, les autorités indigènes avaient dénoncé le fait qu’une fille âgée de 13 ans ait été séquestrée et violée par des soldats qui patrouillaient le territoire de la communauté Embera Chami, dans l’ouest du pays.

Sept militaires ont admis leur culpabilité pour le viol de cette mineure et sont détenus dans une caserne, sous la surveillance des forces de l’ordre.

Le général Zapateiro a affirmé avoir aussi écarté les trois sous-officiers qui étaient à la tête du peloton dans la zone.

Quatre jours plus tard, un autre viol avait été dénoncé, commis par un groupe de militaires contre une adolescente âgée de 15 ans, de l’ethnie Nukak Maku, en septembre 2019.

Le chef de l’armée de terre a déploré ces abus et affirmé qu’il s’agit de «conduites individuelles» et non «systématiques» au sein des 240.000 membres de cette force.

Le gouvernement du président de droite Ivan Duque a également rejeté ces crimes, dénoncés une semaine après que le parlement ait voté une réforme constitutionnelle permettant de condamner à la prison à perpétuité les violeurs et les assassins d’enfants et adolescents de moins de 14 ans. Cette peine ne pourra s’appliquer rétroactivement à ces militaires, étant donné que la loi n’a pas encore été promulguée, selon des juristes.

Plus de 22.000 mineurs de moins de 18 ans ont été victimes de crimes sexuels et 708 d’homicides l’an dernier en Colombie, selon des statistiques de l’autorité médico-légale.

Par Le Figaro avec AFP

Premier affrontement militaire meurtrier entre l’Inde et la Chine en 45 ans

juin 16, 2020

Au moins vingt soldats indiens ont péri dans une confrontation avec l’armée chinoise dans la nuit de lundi à mardi sur la frontière disputée au Ladakh, dans le nord de l’Inde.

Vingt soldats indiens ont péri dans une confrontation avec l’armée chinoise dans la nuit de lundi à mardi sur la frontière disputée au Ladakh, dans le nord de l’Inde, premier accrochage militaire meurtrier en 45 ans entre les deux géants asiatiques. L’armée indienne a d’abord annoncé mardi la mort d’un officier et de deux soldats, évoquant des morts «des deux côtés». En soirée, elle a fait état de 17 autres «grièvement blessés au champ d’honneur» qui avaient «succombé à leurs blessures». La Chine a de son côté évoqué des «morts et blessés», sans toutefois préciser dans quel camp, et accusé l’Inde d’être responsable de l’incident. Un militaire indien basé dans la région a assuré à l’AFP qu’il n’y avait pas eu d’échange de tirs. «Aucune arme à feu n’a été utilisée. Il y a eu de violents corps-à-corps», a déclaré cette source, qui a requis l’anonymat car elle n’est pas autorisée à parler à la presse.

Le ministère indien des Affaires étrangères a répliqué par la voix de son porte-parole Anurag Srivastava, attribuant la responsabilité de l’affrontement à la Chine à travers «une tentative de changer unilatéralement le statu quo» à la frontière. Des troupes des deux puissances nucléaires se sont engagées depuis début mai dans plusieurs face-à-face tendus le long de leur frontière commune, principalement au Ladakh, et ont acheminé des milliers de soldats en renforts. Une crise que les parties affirment cependant vouloir résoudre par la voie diplomatique.

À la suite de pourparlers entre des généraux des deux armées il y a une dizaine de jours, un processus de désengagement militaire avait été enclenché dans certaines des zones disputées de la région en haute altitude du Ladakh. «Durant le processus de désescalade en cours dans la vallée de Galwan, une confrontation violente s’est produite la nuit dernière et a fait des victimes des deux côtés», a déclaré mardi un porte-parole de l’armée indienne. Pour sa part, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian, a accusé les troupes indiennes d’avoir «franchi la frontière à deux reprises, avant de se livrer à des activités illégales et de provoquer et d’attaquer des soldats chinois, avec pour résultat une grave confrontation physique».

L’Onu appelle à la retenue

Un porte-parole de l’armée chinoise, Zhang Shuili, a ajouté dans un communiqué publié par le ministère de la Défense que l’incident a entraîné des «morts et blessés». Il n’a précisé ni leur nombre ni leur nationalité. La dernière altercation meurtrière entre militaires indiens et chinois datait de 1975, lorsque quatre soldats indiens avaient perdu la vie en Arunachal Pradesh (est). Aucune balle n’a été tirée au-dessus de la frontière indo-chinoise depuis. Des haut gradés des deux bords s’entretiennent actuellement sur place pour désamorcer la situation, selon le communiqué de l’armée indienne.

Les États-Unis ont dit mardi espérer que l’Inde et la Chine parviennent à régler pacifiquement leurs différends. «L’Inde et la Chine ont toutes les deux exprimé leur volonté d’un apaisement, et nous soutenons une solution pacifique à la situation actuelle», a déclaré un porte-parole du département d’Etat américain. À New York, une porte-parole de l’Onu a fait part de la préoccupation de l’Organisation. «Nous exhortons les deux parties à observer le maximum de retenue», a déclaré aux médias Eri Kaneko, en se félicitant des informations faisant état d’un engagement des deux pays à calmer la situation. Début mai, des affrontements à coups de poing, pierres et bâtons avaient notamment opposé des militaires des deux pays dans la région du Sikkim (est de l’Inde), faisant plusieurs blessés. Les troupes chinoises avaient aussi avancé dans des zones considérées par l’Inde comme situées sur son territoire au Ladakh, poussant New Delhi à dépêcher des renforts dans la région.

Si la situation «n’est pas correctement gérée, cela pourrait dégénérer en quelque chose de beaucoup plus gros que ce que nous imaginions au départ», a déclaré à l’AFP Harsh V Pant, analyste à l’Observer Research Foundation de New Delhi. «La Chine, avec ses meilleures infrastructures, ses capacités militaires supérieures, pense peut-être que c’est le moment de pousser l’Inde, pour voir jusqu’où ira l’Inde», a-t-il avancé. Les deux pays ont plusieurs litiges territoriaux de longue date, dans les secteurs du Ladakh et de l’Arunachal Pradesh.

Les confrontations dans des zones montagneuses entre armées indienne et chinoise sont devenues plus fréquentes ces dernières années, ce que l’administration Trump interprète comme le signe d’une agressivité chinoise croissante en Asie. En 2017, soldats indiens et chinois ont passé plus de deux mois à se faire face sur un plateau himalayen stratégique dans la région du Bhoutan. Des pourparlers avaient mené à un désengagement militaire des deux parties. Le dernier conflit ouvert entre les deux nations les plus peuplées de la planète remonte à la guerre éclair de 1962, qui avait vu les troupes indiennes rapidement défaites par l’armée chinoise.

Par Le Figaro avec AFP

Congo/Pointe-Noire : des militaires surpris la nuit entrain de voler un congélateur plein de provisions à Mpaka Belle -Vue

avril 28, 2020

 

Le Congo est un pays tellement spécial que pendant le couvre-feu, les voleurs opèrent en toute tranquillité alors que les militaires sont « versés » partout comme des mouches. Au quartier Mpaka Belle-Vue de Pointe-Noire, une patrouille de militaires a été pris en flagrant délit de vol par une famille. Ces militaires volaient un congélateur rempli des provisions quand ils ont entendu les cris «  Miyibi é, miyibi é…beno kwiza ba militaires ke na yiba beto Congélateur na madia na kati ». Ces inciviques ont abandonné leur butin et obligé avec leurs armes aux membres de cette famille d’effacer les images de leur forfait dans leurs téléphones.

La famille Nkodia à Mpaka belle-vue de Pointe-Noire se souvient que ces hommes en treillis parlaient Lingala et avaient des bérets rouges sur leurs têtes. Vers 2 heures du matin, les membres de cette famille ont été attirés par des bruits et voix en Lingala dans l’enceinte de leur cour.

A travers la fenêtre, ils ont vu comment trois militaires en armes venaient de défoncer la porte de leur cuisine externe et emportaient avec eux leur congélateur. Aussitôt, ils ont crié au voleur, alertant tout le secteur. Pris de panique, les militaires ont déposé par terre le congélateur et ont tenté de fuir.

Mais, après avoir écouté les voix qui criaient «  filmer bawu bien… Filmer bien », ils sont revenus et pointer leurs armes à cette famille, les exigeant de sortir. Face au refus, ils ont été rejoint par quatre autres de leurs collègues qui ont menacé de casser la porte et arrêté tout le monde.

Après des négociations, les victimes ont accepté d’effacer de leurs téléphones des images du vol et les militaires sont partis à bord de leur véhicule.

Le congélateur a été ramené dans la grande maison au lieu de la cuisine externe. La famille Nkodia venait il y a deux jours de faire les provisions afin de supporter la période de confinement. Un bon butin qui aurait attiré les militaires.

Depuis que le couvre-feu est effectif dans la ville de 20 heures à 6 heures du matin, les populations dénoncent de nombreux cas de vol nocturne. Quels sont ces voleurs qui ont le courage d’enfreindre le couvre-feu pour opérer  si ce ne sont les policiers et militaires eux-mêmes ?

Les commerçants d’Afrique de l’Ouest se plaignent chaque jour des cas de vol dans leurs boutiques. Et tout le monde presque est convaincu que ce sont les policiers et militaires les coupables. La majorité des anciens briguant s Congolais ont trouvé refuge dans ses deux institutions où ils profitent de leur uniforme et arme pour apeurer la population et commettre tout genre de forfait.

Avec Sacer-infos par Stany Franck

Tchad: 6 militaires tués et 10 blessés dans une attaque de Boko Haram

janvier 28, 2020

 

Six militaires tchadiens ont été tués et dix ont été blessés lors d’une attaque lundi en fin d’après-midi attribuée au groupe djihadiste Boko Haram autour de l’île de Tetewa, située sur le lac Tchad, a déclaré à l’AFP l’armée tchadienne. «Nos hommes étaient en patrouille quand ils ont été attaqués par les éléments de Boko Haram. Nous déplorons 6 morts et 10 blessés», a indiqué le général Taher Erda, chef d’état-major des armées.

Depuis plusieurs mois, les attaques djihadistes se sont intensifiées autour du lac Tchad, une vaste étendue d’eau truffée d’îlots et de marécages partagée par le Tchad, le Cameroun, le Niger et le Nigeria. Depuis le début de l’année, le bilan est particulièrement lourd côté tchadien: lundi dernier, une kamikaze a fait exploser sa ceinture dans le village de Kaiga Kindjiria et a provoqué la mort de 9 civils, dont 2 femmes et 7 hommes. Neuf jours plus tôt, quatre villageois tchadiens avaient été tués et quatre femmes enlevées par les djihadistes dans une autre localité tchadienne située sur les pourtours du lac.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Niger: une attaque terroriste fait 71 morts dans un camp militaire

décembre 11, 2019

C’est le plus lourd bilan subi par l’armée nigérienne depuis le début des attaques djihadistes dans le pays, en 2015.

71 morts. C’est le dernier bilan de l’attaque qui a frappé mardi un camp de l’armée nigérienne à Inates dans l’ouest du pays, proche du Mali. Le précédent bilan, établi à 60 morts, a ainsi été revu à la hausse. Le ministère de la Défense du Niger a confirmé ces derniers chiffres.

Ce bilan est le plus lourd subi par l’armée nigérienne depuis le début des attaques djihadistes dans le pays, en 2015. «Le président de la République, chef suprême des armées, Issoufou Mahamadou, a interrompu sa participation à la Conférence sur la paix durable, la sécurité et le développement en Afrique qui se tient en Égypte, pour rentrer à Niamey suite au drame survenu à Inates», a indiqué la présidence sur Twitter.

État d’urgence

Mardi, le conseil des ministres avait prorogé pour une période de trois mois l’état d’urgence décrété depuis 2017 dans plusieurs départements pour lutter contre les attaques djihadistes. Cette mesure accorde des pouvoirs supplémentaires aux forces de sécurité sur les théâtres des opérations, dont celui d’ordonner des perquisitions de nuit comme de jour dans un domicile. En outre, elle limite les déplacements dans les espaces concernés.

Le nord de la région de Tahoua et la région voisine de Tillabéri sont la cible d’attaques de plus en plus fréquentes, menées par des djihadistes venus du Mali proche. Depuis octobre, il est formellement interdit aux organisations humanitaires de se rendre dans certaines zones sans escorte militaire. Les djihadistes multiplient les actions meurtrières au Sahel – en particulier au Mali, au Niger et au Burkina -, en dépit de la présence des militaires français de la force antiterroriste Barkhane.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Congo-Mayombe: 3 militaires emportent 400 kilos d’or dans le braquage d’un véhicule des chinois

août 26, 2019

Au Congo, même les hommes en tenue sont devenus des bandits de grand chemin et n’hésitent pas à se remarquer dans des opérations de grande envergure. Si les policiers s’illustrent dans le braquage des banques et domiciles privés, trois militaires armés jusqu’aux dents ont volé près de 400 kilos d’or aux chinois dans un braquage en pleine forêt du Mayombe.

Le véhicule avec deux chinois à bord et conduit par le chauffeur congolais, serait parti de Komono et Bambama dans la Lekoumou. Dans ces localités, on assisterait à un pillage sauvage du sous -sol par des ressortissants asiatiques au su et vu de tout le monde.

La question du million est celle de savoir qui aurait vendu la mèche ? Qui serait derrière ces militaires ? Mais certains se réjouissent de ce braquage au vu du pillage des ressources naturelles congolaises par les chinois en complicité avec certaines autorités.

Dans le Mayombe, malgré les protestations des autochtones sur l’exploitation sauvage avec des conséquences sur la biodiversité, les chinois et libanais campent toujours sur leurs positions.

Comment peut-on permettre à ces étrangers de se moquer ainsi des congolais ? La solution serait donc le braquage.

Les trois militaires auteurs du braquage des 400 kilos d’or, attendaient le véhicule des chinois juste après Masseka. Les obligeant à s’arrêter simulant un contrôle routier, ils ont opérés en toute tranquillité avant de s’évaporer dans la nature en direction de Dolisie.

Ces chinois se dirigeaient avec cet or à Pointe-Noire d’où il est exporté vers les pays d’Asie. La valeur de ce métal précieux s’accroît de plus en plus dans le monde et tout les économistes y voient le moyen le plus sûr de garder sa richesse.

Les sujets asiatiques se sont déversés au Congo en créant des sociétés fantaisistes avec permis d’opérations dans des régions où l’or est présent. Le plus souvent parrainés par un dignitaire, ces asiatiques agissent sans aucun respect environnemental et seul compte leur gain. Les cas de Kellé, Mbomo, Komono et le Mayombe en disent long.

Sacer-infos.com par Stany Franck

Washington maintient ses projets d’exercices militaires avec la Corée du Sud

juillet 31, 2019

 

Washington maintient ses projets d’exercices militaires conjoints avec la Corée du Sud, a indiqué mercredi un haut responsable du Pentagone au lendemain de nouveaux tirs de missiles nord-coréens, interprétés comme un avertissement de Pyongyang pour qu’ils soient annulés.

«Non, il n’y a pas d’ajustement ou de changement de plan dont nous soyons informés ou que nous prévoyons», a déclaré ce haut responsable ayant requis l’anonymat. «Il y a deux choses que nous devons faire: donner aux diplomates suffisamment d’espace pour leur diplomatie et aider à créer un environnement propice aux négociations quand elles reprendront», a-t-il ajouté, soulignant la nécessité de «maintenir le niveau de préparation» des troupes.

La Corée du Nord a averti récemment que les négociations avec Washington pourraient capoter si des manoeuvres communes avec la Corée du Sud se déroulaient comme prévu en août. Pyongyang a lancé mercredi deux missiles balistiques, selon Séoul, quelques jours après les tirs de deux autres projectiles de courte portée. Les missiles tirés jeudi dernier avaient parcouru une distance bien supérieure à ceux de mercredi (600 km) et volé à une altitude plus élevée (50 km contre 30). La Corée du Nord avait assuré la semaine passée que ces projectiles étaient de nouvelles armes tactiques constituant «un avertissement solennel aux militaires bellicistes sud-coréens», qui persistent dans leur volonté de mener les exercices conjoints.

Près de 30.000 soldats américains sont déployés en Corée du Sud. Les exercices annuels qu’ils mènent avec des dizaines de milliers de soldats sud-coréens ne manquent jamais d’irriter Pyongyang, qui les considère comme la répétition générale d’une invasion de son territoire.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Tchad: au moins 11 militaires tués

juin 23, 2019

 

Au moins onze militaires tchadiens ont été tués après l’attaque vendredi après-midi d’une localité située dans la province du Lac Tchad (ouest du Tchad), attribuée au groupe jihadiste nigérian Boko Haram, selon un nouveau bilan communiqué dimanche soir par une autorité régionale.

«L’armée tchadienne a perdu onze hommes dont trois officiers (…) et six militaires ont été blessés, a indiqué à l’AFP dimanche soir l’autorité régionale». «26 éléments de Boko Haram ont été tués», a-t-il ajouté. Un précédent bilan transmis par des sources sécuritaires faisait état de sept militaires tchadiens et un goumier (garde d’un chef traditionnel local) tués.

Parmi les militaires tués, on compte trois officiers, dont un colonel de la gendarmerie et un autre de la garde nomade, selon plusieurs sources sécuritaires. Dans la zone de Ngouboua, les éléments de Boko Haram ont attaqué vendredi une localité et emporté avec eux des milliers de têtes de bétail, a précisé à l’AFP l’autorité régionale.

«Les militaires ont voulu faire jonction par deux endroits différents pour récupérer les bœufs.» L’armée a réussi à récupérer les bœufs mais en voulant les poursuivre, l’un des groupes est «tombé dans une embuscade», a-t-elle ajouté. «Des éléments de Boko Haram» se sont «dissimulés dans des hautes herbes» et ont attaqué le groupe faisant 3 morts parmi les militaires tchadiens, selon cette même source.

L’autre groupe a affronté les éléments de Boko Haram autour de Tchoukoutalia. Dans ce combat armé, 26 éléments de Boko Haram ont été neutralisés, a détaillé cette source. La région du lac Tchad est le théâtre d’un regain d’attaques du groupe jihadiste nigérian depuis juin 2018: au moins neuf attaques de Boko Haram ont eu lieu en territoire tchadien.

L’insurrection de Boko Haram, qui a débuté en 2009 dans le nord-est du Nigeria, a fait plus de 27.000 morts et 1,8 million de déplacés dans ce pays, et a gagné le Niger, le Tchad et le Cameroun voisins.

Depuis 2015, les pays de la région luttent contre Boko Haram au sein de la Force multinationale mixte (FMM), une coalition régionale engagée dans la région du lac Tchad avec l’aide de comités de vigilance composés de citoyens locaux.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Un avion russe avec 14 militaires à bord disparait des radars en Syrie

septembre 17, 2018

Moscou – Un avion russe avec 14 militaires à bord a disparu des radars lundi soir au-dessus de la mer Méditerranée alors que la Syrie était frappée par des missiles israéliens, a annoncé tôt mardi le ministère russe de la Défense.

« Le contact a été rompu avec l’équipage d’un Il-20 au-dessus de la mer Méditerranée à 35 kilomètres des côtes syriennes alors qu’il revenait à la base aérienne de Hmeimim » en Syrie, indique le ministère, précisant que l’appareil avait disparu des radars à 23H00 lundi (20H00 GMT).

Le sort des militaires à bord est « inconnu », a ajouté le ministère dans un communiqué diffusé par les agences russes.

Des recherches pour retrouver l’appareil sont en cours.

Selon le ministère russe, l’appareil a disparu lors d’une attaque aérienne menée par quatre F-16 israéliens sur des infrastructures dans la province syrienne de Lattaquié, bastion du président Bachar al-Assad.

Citant des sources sécuritaires, l’agence russe RIA Novosti indique que la défense anti-aérienne syrienne avait ouvert le feu contre l’attaque israélienne.

Le ministère russe de la Défense a également affirmé que des missiles ont été tirés par la frégate française L’Auvergne, qui croisait dans les parages au même moment.

« Les armées françaises démentent tout implication dans cette attaque », a réagi à Paris un porte-parole de l’armée française.

Romandie.com avec(©AFP / 18 septembre 2018 02h43)

Les États-Unis vont renforcer leur présence militaire en Allemagne

septembre 7, 2018

Berlin – Les Etats-unis, qui comptent déjà plus de 30.000 soldats stationnés en Allemagne, vont encore renforcer leur présence militaire dans ce pays malgré les critiques répétées de Donald Trump contre Berlin, a annoncé vendredi l’ambassadeur américain dans le pays.

Quelque 1.500 soldats supplémentaires seront envoyés d’ici 2020 en Allemagne, a indiqué Richard Grenell dans un communiqué. Ce futur déploiement doit contribuer à « renforcer la sécurité de l’Otan et de l’Europe », précise-t-il.

Dans un communiqué, l’Armée de terre américaine a précisé que ces 1.500 soldats et leurs familles commenceraient à être déployés avant la fin de l’année sur les bases de Grafenwohr, Hohenfels et Ansbach, en Bavière (sud), et Baumholder, en Rhénanie, non loin de la frontière française.

« L’ajout de ces forces améliorera le niveau de préparation de l’armée de terre américaine en Europe et nous permettra de mieux répondre en cas de crise », précise le communiqué.

Cette annonce intervient malgré les nombreuses critiques adressées depuis son élection par Donald Trump aux pays membres de l’Otan, et à l’Allemagne en particulier, accusés d’être de mauvais payeurs et de s’en remettre aux Etats-Unis pour assurer leur sécurité.

Les 29 pays membres de l’Alliance s’étaient engagés en 2014 à consacrer 2% de leur PIB aux dépenses de défense à l’horizon 2024.

Mais une quinzaine de pays, dont l’Allemagne, le Canada, l’Italie, l’Espagne et la Belgique sont encore très loin de l’objectif, avec moins de 1,4% de leur PIB pour la Défense en 2018, et certains se disent incapables de respecter leur parole en 2024 en invoquant leurs contraintes budgétaires. Ce qui irrite le locataire de la Maison Blanche.

L’Allemagne est une des cibles privilégiées de sa vindicte: elle est accusée de débourser des milliards pour acheter du gaz et du pétrole à la Russie au lieu de contribuer aux dépenses de défense. L’Allemagne a prévu de consacrer 1,5% de son PIB aux dépenses militaires en 2025.

Romandie.com avec(©AFP / 07 septembre 2018 19h03)