Posts Tagged ‘Militaires’

Afghanistan: 12 morts dans un accident d’hélicoptère de transport militaire

septembre 2, 2018

Mazar-i-Sharif (Afghanistan) – Au moins douze personnes, deux membres d’équipage ukrainiens et dix soldats afghans, ont été tuées dimanche en Afghanistan dans l’accident d’un hélicoptère de transport militaire appartenant à une entreprise moldave, ont annoncé les autorités aériennes de Moldavie.

Un précédent bilan donné à l’AFP par un responsable afghan faisait état de trois morts et de sept blessés dans cet accident, qui s’est produit dans le nord de l’Afghanistan.

« Les autorités aéronautiques civiles de Moldavie ont été prévenues que le 2 septembre vers 03H00 GMT, un hélicoptère MI-8 MTV appartenant à la compagnie Valan ICC s’est écrasé peu après le décollage de la base de Mazar-i-Sharif », a annoncé l’autorité aérienne moldave dans un communiqué.

Selon la même source, l’appareil transportait trois membres d’équipage ukrainiens et onze soldats afghans. « Selon des informations préliminaires, deux membres d’équipage et dix passagers sont décédés des suites de l’accident », précise le communiqué.

D’après le commandant adjoint des forces afghanes dans le nord de l’Afghanistan, Nazer Khuda Pamiri, l’hélicoptère s’est écrasé en raison de « problèmes techniques » peu après son décollage.

L’appareil s’est embrasé après s’être écrasé. Il appartenait à une société privée et avait été affrété par le ministère de la Défense, a également déclaré le porte-parole adjoint du ministère, Mohammad Radmanish.

Romandie.com avec(©AFP / 02 septembre 2018 16h07)                                                        

L’armée russe organisera en septembre ses plus grandes manœuvres depuis la Guerre froide

août 28, 2018

Moscou – La Russie organisera le mois prochain ses plus grandes manœuvres militaires depuis les années 1980, avec la participation d’environ 300.000 soldats et 1.000 avions ainsi que d’unités de l’armée chinoise, a annoncé mardi le ministre russe de la Défense.

« Il y aura comme un air de Zapad-81 (Ouest-81, ndlr), mais en plus imposant d’une certaine manière », a commenté Sergueï Choïgou, cité par les agences de presse russes, faisant référence aux exercices de 1981 en Europe orientale, les plus importants jamais organisés par l’URSS et ses alliés.

Les exercices Vostok-2018 (Est-2018) auront lieu du 11 au 15 septembre en Sibérie orientale et en Extrême Orient, a-t-il précisé, soulignant qu’outre des détachements chinois, des unités de l’armée mongole y prendraient part.

Selon M. Choïgou, les manœuvres impliqueront « plus de 1.000 avions et quelque 300.000 militaires, soit pratiquement toutes les forces des districts militaires Centre et Ouest ».

« Imaginez 36.000 engins militaires se déplaçant en même temps : des chars, des blindés de transport de troupes, des véhicules de combat d’infanterie. Et tout cela, bien sûr, dans des conditions aussi proches d’une situation de combat que possible », s’est-il enthousiasmé.

Un porte-parole de l’Otan, Dylan White, estime de son côté que ces manœuvres militaires « démontrent que la Russie se focalise sur l’entraînement à un conflit de grande ampleur ».

« Cela s’inscrit dans une tendance que nous voyons depuis un moment : une Russie plus sûre d’elle, qui augmente significativement son budget de Défense et sa présence militaire », a-t-il ajouté.

Selon M. White, des représentants de l’Alliance atlantique ont été invités à assister en tant qu’observateurs à ces exercices russes. Cette invitation « est à l’étude », a-t-il dit.

Les manœuvres Zapad-2017 avaient réuni l’année dernière 12.700 militaires en Russie et au Bélarus, selon Moscou.

Mais, selon l’Otan, la taille de ces exercices avait été largement minimisée, des membres de l’Alliance en Europe de l’Est affirmant que plus de 100.000 hommes avaient alors été déployés.

Romandie.com avec(©AFP / 28 août 2018 15h57)                                                        

Cameroun: sept militaires arrêtés après la diffusion d’une vidéo sur les exactions de l’armée

août 11, 2018

Des militaires camerounais. © Rebecca Blackwell BLACKWELL/AP/SIPA

Sept militaires camerounais ont été arrêtés après la diffusion en juillet sur Internet d’une vidéo montrant des soldats de l’armée du Cameroun exécuter deux femmes et leurs deux enfants, a annoncé vendredi soir le porte-parole du gouvernement, Issa Tchiroma Bakary.

L’enquête ouverte « à la suite de la publication d’une vidéo mettant en scène des exactions inacceptables perpétrées par des hommes armés contre des femmes et des enfants a conduit à l’arrestation » de sept militaires, dont un lieutenant, a annoncé M. Tchiroma, ministre de la Communication, dans un communiqué lu à la radio d’Etat.

Le gouvernement dénonce une « fake news »

Dans ce texte, Issa Tchiroma a cité le nom des militaires arrêtés, assurant que « les intéressés ont été mis à la disposition de la justice et feront l’objet d’un procès équitable ».

Il a, en outre, fait part de « la volonté du chef de l’État (Paul Biya) de veiller à ce que les exactions qui peuvent être perpétrées par quelques soldats égarés fassent l’objet systématiquement d’enquêtes et aboutissent, le cas échéant, à des sanctions appropriées ».

Le 11 juillet, au lendemain de la diffusion de cette vidéo très violente, le gouvernement camerounais avait déclaré avoir ouvert une enquête, tout en qualifiant la vidéo de « fake-news » (fausse information) et d’ »horrible trucage ».

Amnesty International avait quant à elle affirmé avoir des « preuves crédibles » que les hommes armés exécutant les civils dans cette vidéo virale sur Internet étaient des militaires camerounais.

Les États-Unis, le Royaume-Uni et diverses ONG de défense des droits de l’homme avaient demandé que les auteurs des crimes commis soient traduits devant la justice.

« Preuves crédibles », selon Amnesty

Début août, une autre vidéo d’exactions d’hommes armés qualifiés par Amnesty de « membres des forces de sécurité camerounais » circulait sur Internet, dans laquelle des hommes armés tirent sur une dizaine de personnes non armées.

« Il s’agit là de nouvelles preuves crédibles appuyant les allégations selon lesquelles les forces armées camerounaises auraient commis de graves crimes contre des civils, et nous demandons donc l’ouverture immédiate d’une enquête approfondie et impartiale » sur cette nouvelle vidéo, a déclaré dans un communiqué Ilaria Allegrozzi, chercheuse à Amnesty.

L’armée camerounaise est régulièrement accusée par des ONG de perpétrer des exactions contre des personnes soupçonnées d’appartenir au groupe Boko Haram, ce qu’elle a toujours démenti.

Une élection présidentielle est prévue le 7 octobre au Cameroun. Le président Biya est candidat à un septième mandat consécutif.

Jeuneafrique.com avec AFP

Venezuela: 16.900 militaires pour leur « loyauté » à Maduro

juillet 2, 2018

Le ministre vénézuélien de la Défense, Vladimir Padrino Lopez (D), lors d’une cérémonie à Caracas, le 15 mai 2018 / © AFP/Archives / Luis ROBAYO

Le gouvernement vénézuélien a promu lundi 16.900 militaires en reconnaissance pour leur « loyauté » au président socialiste Nicolas Maduro, qui a dénoncé plusieurs complots contre lui au sein de l’armée, son traditionnel soutien.

« Nous avons évalué la loyauté que chaque homme et chaque femme a mise dans ses mains, ses pensées, sa façon d’agir, dans chaque tâche réalisée à son grade », a déclaré le ministre de la Défense, le général Vladimir Padrino, lors d’une cérémonie.

Le président Maduro a multiplié ces derniers mois les appels à l’armée à « serrer les rangs contre la trahison », dénonçant des plans pour diviser les militaires et provoquer sa chute alors que le pays pétrolier est plongé dans une grave crise politique et économique.

Le 24 mai dernier, quatre jours après sa réélection, contestée par une grande partie de la communauté internationale, le chef d’État avait annoncé l’arrestation d’un groupe de militaires accusés de conspirer contre le scrutin.

Selon Alfonso Medina, l’un des avocats de la défense dans cette affaire, huit militaires – dont deux généraux – et un civil ont été inculpés par un tribunal militaire pour trahison envers la patrie, appel à la rébellion et mutinerie.

L’ONG Foro Penal, qui défend des opposants accusés de délits politiques, a annoncé également le 20 juin que cinq militaires et trois civils avaient été condamnés à des peine de trois à six ans de prison, pour avoir participé à un complot putschiste dénoncé par le président Maduro en 2015.

Le général Padrino a précisé qu’au moment de choisir les militaires méritant d’être promus, il a été tenu compte de leur « rôle » dans la « stabilité institutionnelle du pays et la préservation de la démocratie et de la paix » lors de la vague de manifestations exigeant le départ du chef de l’État, qui ont fait 125 morts en 2017.

Autre critère des promotions attribuées: le « respect des droits de l’homme », a assuré le ministre de la Défense, alors que la violence de la répression a été dénoncée par plusieurs organismes internationaux.

Romandie.com avec(©AFP / 02 juillet 2018 23h08)

RDC: pourquoi le défilé militaire du 30 juin a finalement été annulé

juin 30, 2018

 

 
Joseph Kabila, président de la RDC, passe les troupes en revue, le 30 juin 2010, à Kinshasa. © Geert Vanden Wijngaert/AP/SIPA

Annoncé comme une démonstration de force dans un contexte de tensions avec les pays voisins, le défilé militaire, initialement prévu ce samedi, jour de la commémoration de l’indépendance de la RDC, est annulé à Kinshasa.

« Le défilé prévu le 30 juin 2018 pour commémorer le 58ème anniversaire de l’accession de la RDC à la souveraineté nationale et internationale a été annulé et remplacé par une marche et des activités sportives. » Dans une correspondance datant du jeudi 28 juin, largement relayée vendredi sur les réseaux sociaux, le général major Gabriel Amisi Kumba, commandant de la première zone de défense de l’armée congolaise, en a ainsi informé le chef d’état-major des Forces armées de la RDC (FARDC).

La veille de l’annonce de cette annulation, c’est Jean-Jacques Wondo, chercheur congolais et expert des questions militaires, qui a révélé sur son blog les préparatifs de ce qui devait être, selon lui, un « grand défilé militaire de dissuasion ». « Il s’agit de lancer un message clair [aux pays voisins] que les FARDC, version 2018, n’est plus ce colosse aux pieds d’argiles qui nécessitaient le baby-sitting étranger ou un accompagnement régional », a-t-il expliqué. « Encore un mensonge » lui a rétorqué, sur Twitter, Jean-Pierre Kambila, directeur de cabinet adjoint du chef de l’État congolais.

Mais quarante-huit heures plus tard, l’information de M. Wondo s’est avérée véridique : un défilé était bel et bien prévu puisque les autorités ont fait savoir qu’elles l’annulaient. « Nous savions exactement quel en était le format et quels types de matériels militaires allaient être exposés », soutient l’expert, contacté par Jeune Afrique. À l’en croire, les militaires congolais s’apprêtaient à défiler avec leurs « dernières acquisitions » et « démontrer principalement à l’Angola que le pays est prêt à riposter en cas d’une éventuelle attaque ».

Depuis les récents propos du président angolais João Lourenço et de son homologue rwandais Paul Kagamé à Paris, au sujet d’une « initiative » régionale pour sortir la RDC de la crise politique, les rapports entre Kinshasa et Luanda sont devenus compliqués, voire tendus. Même si devant les caméras et à travers des communiqués officiels, les deux capitales essayent de jouer aux bons amis d’antan.

Mécontentements au sein de l’armée

À Kinshasa, le dernier défilé militaire d’envergure s’était déroulé en 2014. Depuis, le président Kabila a préféré célébrer l’indépendance à travers différentes villes du pays. Quatre ans plus tard, tout était en place pour organiser une importante procession militaire. Les répétitions se déroulaient déjà sur « la piste de l’aérodrome de Ndolo », indique M.Wondo.

Pourquoi l’armée a-t-elle tout annulé ? Aucune explication officielle n’a été donnée. Le programme a été finalement « allégé », se contente d’avancer le général major Gabriel Amisi, priant au chargé de logistique de l’événement de retourner à la Maison militaire du chef de l’État « les quantités de gasoil et d’essence jugées excédentaires ».

Mais une source au sein de l’état-major de l’armée, consultée par Jeune Afrique, indique qu’il s’est tenu ces dernières semaines plusieurs réunions de sécurité à Kinshasa. Pour cause : « Des militaires de la Garde républicaine, issus des ethnies du Sud Katanga, comme l’opposant Moïse Katumbi, manifesteraient de plus en plus leur mécontentement face au traitement réservé à ce dernier par le régime en place », confie notre source. « C’est très probablement après évaluation des risques d’un éventuel soulèvement d’une unité de l’armée que le défilé a été annulé », croit-elle savoir.

« L’attentat contre le président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa et l’attaque à la grenade contre une réunion publique du Premier ministre éthiopien Abiy Ahmedlele, perpétrés le même samedi 23 juin, n’ont pas non plus rassuré le cercle sécuritaire restreint de Joseph Kabila », souligne de son côté  M. Jean-Jacques Wondo. « Mais cette annulation peut aussi s’inscrire dans une logique de désescalade avec les pays voisins », relève l’expert des questions de défense.

« La RDC ne se prépare pas à la guerre »

Contacté, Henri Mova Sakanyi, vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, assure qu’« il n’en est rien » : « La RDC ne se prépare pas à faire la guerre contre ses voisins. Nous continuons à entretenir de bons rapports avec au moins sept des neuf États qui nous entourent. »

« Et ce n’est pas avec un défilé militaire qu’une armée fait sa démonstration de force. Quand on veut dissuader, on entreprend des manoeuvres militaires », poursuit Mova Sakanyi.

Pour lui, l’option d’un défilé militaire grandiose n’avait pas encore été levée. « Les militaires s’y étaient préparés par anticipation »,  soutient le ministre. À son niveau, conclut-il, il avait d’ailleurs déjà envoyé, « il y a une dizaine de jours », des messages aux gouverneurs de province pour qu’ils organisent des messes à la place des célébrations habituelles du 30 juin.

Jeuneafrique.com par Trésor Kibangula

Crimes contre l’humanité au Guatemala: 33 à 58 ans de prison pour quatre militaires

mai 23, 2018

Un tribunal guatémaltèque a condamné mercredi 23 mai à des peines de 33 à 58 ans de prison quatre militaires retraités pour la disparition d’un adolescent, ainsi que le viol et la torture de sa sœur, considérés comme des crimes contre l’humanité. / © AFP / JOHAN ORDONEZ

Un tribunal guatémaltèque a condamné mercredi à des peines de 33 à 58 ans de prison quatre militaires retraités pour la disparition d’un adolescent, ainsi que le viol et la torture de sa sœur, considérés comme des crimes contre l’humanité.

Marco Antonio Theissen, 14 ans, avait été enlevé le 6 octobre 1981 par des militaires venus à la résidence de ses parents, dans la capitale Guatemala. Son corps n’a jamais été retrouvé.

L’enlèvement était survenu un jour après que sa sœur Emma Guadalupe, 21 ans, se fut échappée d’une caserne militaire dans l’ouest du pays où elle avait subi des tortures et plusieurs viols par des soldats.

Ces faits sont survenus durant la guerre civile qui a déchiré le Guatemala de 1960 à 1996.

Le juge Pablo Xitumul a condamné à 33 ans de prison pour crimes contre l’humanité et viol aggravé d’Emma Guadalupe l’ancien chef de l’Etat major, Benedicto Lucas, ainsi que l’ex-colonel Hugo Zaldaña, l’ancien colonel Francisco Gordillo et le général en retraite Manuel Callejas.

Il a rajouté 25 ans de réclusion, pour la disparition de son frère, aux quatre hommes sauf à M. Gordillo.

Le tribunal a considéré que les militaires avaient « outrepassé » les limites de la lutte contre les groupes insurgents, durant le conflit armé, en s’en prenant à des civils.

Des dizaines de militants, qui ont attendu près de 14 heures avant d’entendre le jugement, ont crié de joie à l’annonce du verdict, tandis que des proches des militaires condamnés se sont mis à chanter l’hymne de l’armée guatémaltèque.

« Je veux dire à messieurs les accusés, que je vous rend la honte, que je vous rend la terreur », a témoigné lundi, dans la phase finale du procès, Emma Guadalupe.

« Pourvu qu’ils aient un peu de dignité et nous disent où est Marco Antonio », a-t-elle ajouté.

Benedicto Lucas, frère du défunt ex-président Romeo Lucas (1978-1982), et les autres accusés avaient été arrêtés en janvier 2016 et un juge avait ordonné leur procès un an plus tard.

Sur ordre de la Cour interaméricaine des droits de l’homme, l’Etat guatémaltèque a demandé pardon, en novembre 2006, pour la disparition de Marco Antonio Theissen.

Le conflit armé au Guatemala a fait environ 200.000 morts et disparus, selon un rapport des Nations unies, qui a rendu responsable les forces de sécurité de l’Etat de 93% des violations des droits de l’homme survenus pendant cette période.

Romandie.com avec (©AFP / 23 mai 2018 18h10)                

Pour la première fois en Tunisie, des policiers et militaires votent

avril 29, 2018

Un policier tunisien vote, en civil, dans le cadre des élections municipales du 6 mai, le 29 avril 2018 à Tunis / © AFP / FETHI BELAID

Pour la première fois dans l’histoire de la Tunisie, des policiers et militaires peuvent se rendre dimanche dans un bureau de vote pour mettre leur bulletin dans l’urne, à l’occasion du premier scrutin municipal depuis la révolution de 2011.

Au centre de Tunis, un policier vient de voter pour la première fois dans sa carrière et ne cache pas sa joie en sortant de l’isoloir.

« C’est une journée historique! Finalement nous sommes considérés comme les autres citoyens », confie à l’AFP cet homme qui a préféré garder l’anonymat.

Sous la dictature en Tunisie, les autorités interdisaient aux policiers et militaires de voter en estimant qu’ils devaient maintenir un devoir de réserve strict et rester complètement à l’écart de la vie politique.

Mais après la révolution de 2011 qui vu l’émergence de syndicats chez les policiers –interdits jusqu’alors–, ces derniers ont réclamé le droit de vote.

La nouvelle loi électorale autorise désormais le vote des forces de sécurité et de l’armée uniquement aux municipales, un scrutin qui doit permettre de consolider la transition démocratique dans l’unique pays rescapé du Printemps arabe.

« C’est un acquis historique pour la Tunisie », se réjouit Seifallah Hichri, président de l’association « Afek pour les agents de sécurité de l’Intérieur et de la douane » qui contrôle le déroulement de ce vote grâce au soutien de l’ONG pour la transparence I Watch.

Les policiers et militaires votent dimanche alors que le reste de Tunisiens se rendront aux urnes le 6 mai.

– « Droit tronqué » –

Policiers et militaires ne peuvent pas participer aux campagnes électorales ni assister aux meetings publics, regrette toutefois M. Hichri.

« Ce droit est tronqué, vu le nombre des restrictions imposées », a jugé de son côté Moez Dabbabi, vice-président de l’association Afek.

Plus de trois heures après le début de vote, la participation des agents sécuritaires et militaires « est très faible », a affirmé à l’AFP Chokri Talbi, membre du réseau « Mourakiboun » (Observateurs, en arabe), une coalition citoyenne chargée de contrôler les élections en Tunisie.

Quelque 36.055 militaires et agents sécuritaires sont inscrits, a indiqué à l’AFP Mehdi Jalouali, responsable à l’Instance chargée des élections (Isie). Le nombre total des forces armées et sécuritaires ne peut pas être dévoilé en Tunisie, a-t-il ajouté.

Par mesure de sécurité, l’Isie a décidé de ne pas afficher le registre de ces électeurs, de ne pas leur faire utiliser l’encre et de ne pas leur permettre de participer au dépouillement.

Des syndicats de police ont appelé à participer en masse à ce vote, mais une organisation a appelé au boycott.

« L’institution sécuritaire est à la disposition du peuple et il faut qu’elle soit neutre, avec ce vote elle ne le sera pas », a déclaré à un média tunisien Chokri Hamada, porte-parole du Syndicat national des forces sécuritaires de l’Intérieur.

Depuis la chute de la dictature de Zine el Abidine Ben Ali en 2011, les municipalités sont gérées par de simples délégations chargées des affaires courantes, ce qui a affecté sensiblement le quotidien des Tunisiens.

Romandie.com avec(©AFP / 29 avril 2018 14h30)                

France: un homme fonce sur des militaires sans faire de blessés

mars 29, 2018

Varces-Allières-et-Risset (France) – Un homme a été interpellé jeudi après avoir foncé avec sa voiture sur des militaires d’une caserne proche des Alpes françaises, sans faire de blessés, moins d’une semaine après l’attentat jihadiste dans le sud-ouest dont les victimes étaient inhumées le même jour.

En début de matinée à proximité de la caserne de Varces-Allières-et-Risset, près de Grenoble, un homme accompagné d’une femme a insulté puis tenté de renverser des membres de la 27e Brigade d’infanterie de montagne (BIM), en tenue de sport mais clairement identifiables comme militaires, avant de prendre la fuite, selon des sources proches du dossier.

L’homme a été interpellé quelques heures plus tard non loin de là, à Grenoble, a-t-on appris de sources proches du dossier.

Ses motivations restent inconnues, mais « il semble qu’il y avait manifestement une vive rancœur envers les militaires », a indiqué le parquet de Grenoble.

« Aux alentours de 8H15, il a menacé verbalement six ou sept militaires qui faisaient un footing. Il a insulté un deuxième groupe de militaires qui sortaient faire un footing et qui l’ont perdu de vue », a précisé le colonel Benoît Brulon, porte-parole de l’Armée de Terre.

L’homme a ensuite « foncé » sur les militaires, qui « ont réussi à remonter sur le trottoir sans être écrasés ».

La voiture, une Peugeot 208 selon l’armée, était vraisemblablement équipée de fausses plaques d’immatriculation, les numéros ne correspondant pas au modèle du véhicule, selon le parquet.

Cette agression survient moins d’une semaine après l’attaque jihadiste dans le sud-ouest de la France qui a fait quatre morts, dont Arnaud Beltrame, un officier de gendarmerie qui s’était livré à la place d’une otage. Les derniers hommages aux victimes et leurs obsèques ont lieu jeudi.

L’auteur de l’attaque, Radouane Lakdim, 25 ans, qui était fiché pour radicalisation islamiste par les services de renseignement, a été abattu dans le supermarché où il s’était retranché.

Des tags hostiles au colonel Beltrame et glorifiant l’auteur de l’attaque ont été découverts à Grenoble.

En août dernier, une voiture avait foncé sur des militaires de l’opération de surveillance des lieux publics Sentinelle, mise en place après les attentats de janvier 2015, à Levallois-Perret en banlieue parisienne, faisant six blessés. Le parquet antiterroriste avait été saisi et le suspect interpellé quelques jours plus tard dans le nord de la France.

En 2017, d’autres policiers et militaires ont été pris pour cible à plusieurs reprises à Paris. Le 20 avril sur les Champs-Élysées, une attaque revendiquée par le groupe Etat islamique avait coûté la vie à un membre des forces de l’ordre.

Après les tueries de Mohamed Merah en 2012, la France, particulièrement visée pour sa participation à la coalition militaire internationale contre le groupe État Islamique (EI) en Irak et en Syrie, a été frappée depuis 2015 par une série d’attentats sans précédent qui ont fait 245 morts au total, dont 130 à Paris en novembre 2015 et 86 à Nice (sud-est) en juillet 2016.

Romandie.com avec (©AFP / 29 mars 2018 11h39)                                            

Le Burkina Faso rend hommage à ses militaires tués dans les attentats de Ouagadougou

mars 7, 2018

Une femme rend hommage à un soldat tué dans les attaques contre l’ambassade de France et l’état-major général des armées, le 4 mars 2018 à Ouagadougou, au Burkina Faso / © AFP / Ahmed OUOBA

Le Burkina Faso a rendu mercredi un hommage national aux huit militaires tués dans les attentats de Ouagadougou il y a cinq jours, alors que l’enquête laisse toujours apparaître des zones d’ombre.

Un millier de personnes, familles des victimes, autorités civiles et militaires, et soldats étaient réunies dans l’après-midi pour la cérémonie au camp militaire Général Aboubacar Sangoulé Lamizana, en périphérie de la capitale burkinabè, a constaté un journaliste de l’AFP.

« C’est un jour douloureux pour nous la famille parce que nous avons perdu un fils, qui (…) est mort en se sacrifiant pour son pays », a confié Souleymane Nikiema, oncle d’un soldat. « On espère au moins un suivi et un soutien (de l’armée) pour ses parents ».

Les huit militaires, dont les cercueils alignés étaient recouverts du drapeau national, ont été décorés à titre posthume, devant une assistance silencieuse à l’émotion contenue.

Une bonne partie du gouvernement burkinabè a assisté à l’hommage qui a duré une heure, dont les ministres de la Sécurité Clément Sawadogo et de la Défense Jean-Claude Bouda. Le chef d’état-major général des armées Oumarou Sadou était présent ainsi que l’ambassadeur de France, Xavier Lapeyre de Cabanes.

Les militaires défunts ont ensuite été inhumés au cimetière municipal de Gounghin, situé non loin, où une nouvelle cérémonie s’est déroulée devant une foule nombreuse.

Adama Dyandeba, proche d’une des victimes a confié à l’AFPTV être venu pour « montrer à ces gens-là qu’on n’a pas peur, vous voyez on est nombreux ici, il ne nous empêchent pas de vivre, il n’y a que les lâches qui tuent ».

Deux attaques simultanées par deux commandos jihadistes ont frappé vendredi dernier l’état-major général des armées, en plein centre de Ouagadougou, et l’ambassade de France. Outre les huit morts, 61 membres des forces de l’ordre et 24 civils ont été blessés. Huit jihadistes ont été tués.

L’opération été revendiquée par une coalition de groupes jihadistes sahéliens, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), lié à Al-Qaïda, disant agir en représailles à une opération militaire française antijihadiste dans le nord du Mali, mi-février.

– complicité ou coïncidence? –

Les autorités n’ont donné mercredi aucune information nouvelle sur la progression de l’enquête, après la conférence de presse de la procureure du Faso Maïza Sérémé la veille.

Plusieurs zones d’ombres apparaissent toujours dans cette enquête, en particulier sur la possibilité de complicités dans l’armée qui auraient facilité l’attaque contre l’état-major général.

Selon la procureure, les quatre assaillants, des hommes « jeunes » s’exprimant « en bambara et en arabe », venus en moto et en voiture, ont forcé l’entrée du complexe en tirant à la Kalachnikov et en lançant des grenades, puis ont « ouvert le portail de l’extérieur ».

Or les journalistes de l’AFP n’ont vu aucun impact de balles ou d’explosion sur le portail.

Autre indice d’une possible complicité, l’un des jihadistes a fait exploser sa voiture à côté d’un bâtiment où devait se tenir une réunion de l’état-major burkinabè de la force antijihadiste du G5 Sahel, finalement déplacée au dernier moment.

Le kamikaze avait-il « des renseignements, ou est-ce une coïncidence? L’enquête le dira », a déclaré la procureure, concédant qu' »on ne peut exclure aucune complicité ».

Enfin le doute plane sur la tenue vestimentaire du commando jihadiste de l’état-major. Selon la procureure, ils étaient tous habillés en civil, mais plusieurs sources ont déclaré auparavant à l’AFP qu’ils portaient des treillis militaires.

Les enquêteurs ont interpellé et placé en garde à vue huit personnes, dont deux militaires en activité et un autre radié, a indiqué la procureure.

C’est la troisième fois en deux ans que Ouagadougou est frappé par des attaques jihadistes, après des attentats contre des restaurants et des hôtels en janvier 2016 puis août 2017, mais l’opération de vendredi a atteint un niveau d’organisation sans précédent.

Le nord de Burkina Faso, frontalier du Mali, connaît des accrochages meurtriers récurrents depuis 2015.

Selon le consultant en géopolitique Paul Koalaga, « les autorités burkinabè n’ont pas encore pris la mesure de la menace » jihadiste, au molment où « la radicalisation prend racine chez les jeunes » Burkinabè.

Le Burkina Faso, le Tchad, le Niger, le Mali et la Mauritanie ont lancé en 2017 le G5 Sahel, doté d’une force militaire commune en cours de constitution, pour tenter d’éradiquer les groupes jihadistes sahéliens.

(©AFP / 07 mars 2018 23h10)                

Congo: plus de 1000 militaires de la sécurité présidentielle sont séropositifs

janvier 17, 2018

Ces tests sur la situation sérologique des éléments de la sécurité présidentielle ont révélé qu’un grand nombre d’entre eux sont porteurs du VIH. Il n’en pouvait être autrement dans un pays où l’éducation sexuelle est un tabou face à la dépravation des mœurs.

Plus de 1000 militaires sur les 7000 qui composent la sécurité présidentielle ont été déclarés séropositifs suite aux tests auxquels ils ont été l’objet dans le cadre d’un programme déclenché par leur hiérarchie.

Des résultats qui ont créé un émoi dans ce corps de l’armée chargé de veilleur sur la sécurité du chef de l’État. Reconnus comme des potentiels polygames, l’on peut s’interroger sur le nombre des filles qui seraient infectées, créant une chaîne dans un pays où la fidélité est une vertu.
La hiérarchie de la sécurité présidentielle maintient encore en mode « confidentiel »,ces résultats qui ont été fuités. Mécontents d’apprendre que plus de 1000 de ses éléments sont porteurs du VIH,Denis Sassou Nguesso a instruit discrètement le colonel Serge Oboa de les envoyer dans le bourbier du Pool, dans l’espoir qu’ils n’en reviennent en vie.

Ces soldats se sont distingués par des pillages et viol dans le département du Pool, propageant un peu plus la maladie.

Une épée de Damoclès sur le dos de Sassou Nguesso qui prévoit une réduction de sa troupe, et a jeté son dévolu sur ces porteurs du VIH.

Sacer-infos.com par Stany Franck