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Soudan : journée sanglante à Khartoum, le chef de bureau d’Al-Jazeera arrêté

novembre 14, 2021
Des manifestants protestent contre le coup d’Etat militaire au Soudan, à Khartoum, le 13 novembre 2021. © AFP

Les forces de sécurité ont arrêté dimanche le chef de bureau de la chaîne qatarie à Khartoum, renforçant la pression sur les médias au lendemain de l’une des journées les plus sanglantes depuis le putsch.

Après la détention de centaines de militants, opposants et manifestants hostiles au coup d’État mené le 25 octobre par le général Abdel Fattah al-Burhane, les autorités « ont perquisitionné la maison du chef de bureau d’Al-Jazeera, Al-Moussalami al-Kabbachi », un Soudanais, et l’ont arrêté », selon la chaîne satellitaire.

Le Soudan est entré dans une période de turbulence le 25 octobre quand le général Burhane, le chef de l’armée auteur du coup d’État, a fait arrêter la plupart des civils avec lesquels il partageait le pouvoir, dissous les institutions du pays -y compris la plus importante – le Conseil de souveraineté – et décrété l’état d’urgence.

Depuis, Al-Jazeera a couvert les manifestations hostiles au putsch, notamment en les diffusant en direct. La chaîne a également interviewé il y a moins d’une semaine le général Burhane qui n’a accordé que deux entretiens depuis son coup de force.

Déploiement militaire et coupure d’internet

Avant l’arrestation de M. Kabbachi, dont les causes n’ont pas été précisées, de nombreux journalistes des médias d’État ont, dans le sillage du putsch, été remplacés et interdits de revenir à leur poste à l’agence officielle Suna et à la radio-télévision d’État.

DEPUIS LE 25 OCTOBRE, 21 MANIFESTANTS ONT ÉTÉ TUÉS ET DES CENTAINES BLESSÉS DANS LA RÉPRESSION

Samedi, les partisans d’un pouvoir civil sont parvenus à rassembler à travers le pays des dizaines de milliers de personnes contre le putsch, et ce malgré un déploiement militaire impressionnant et la coupure d’internet qui les obligent à s’organiser par SMS ou via des graffitis sur les murs.

Selon un dernier bilan du syndicat de médecins prodémocratie, six manifestants ont été tués lors de ces protestations à Khartoum, dont un adolescent de 15 ans. Depuis le 25 octobre, 21 manifestants ont été tués et des centaines blessés dans la répression, d’après cette source.

Nouvelle manifestation mercredi

La police a nié avoir ouvert le feu sur les manifestants et fait état de « 39 blessés graves » dans ses rangs. L’ambassade des États-Unis a condamné un usage « excessif de la force », après que l’ONU et des ambassadeurs occidentaux ont appelé les forces de sécurité à éviter une effusion de sang dans un pays où plus de 250 manifestants ont été tués lors de la révolte populaire qui poussa l’armée à écarter en avril 2019 le dictateur Omar el-Béchir.

Mais la répression sanglante n’entame pas la détermination du front anti-putsch. Les Forces de la liberté et du changement (FLC), bloc civil né de la révolte anti-Béchir, a appelé à une nouvelle démonstration de force dans la rue mercredi. « Notre route vers un État civil et démocratique ne s’arrête pas là », a affirmé dans un communiqué le bloc, dont plusieurs dirigeants ont été arrêtés depuis le coup d’Etat. L’un des leaders des FLC, Hamza Baloul, ministre de l’Information arrêté le 25 octobre puis relâché, a manifesté samedi. « Pas de négociation avec les putschistes, c’est le peuple qui décide », a-t-il lancé au milieu des manifestants, selon une vidéo mise en ligne par son bureau. À l’étranger, des Soudanais ont également manifesté contre le coup d’État dans des capitales européennes.

Formation « imminente » d’un gouvernement

Faisant fi des condamnations internationales, le général Burhane, qui dirigeait le Conseil de souveraineté, a décidé d’entériner le nouvel état de fait créé par le putsch. Il s’est renommé à la tête du Conseil formé désormais de militaires et de civils apolitiques en remplacement de ceux qu’il avait déposés ou arrêtés.

Le général Burhane et son second, le général Mohammed Hamdane Daglo, chef des RSF accusé d’exactions, ont promis « des élections libres et transparentes » à l’été 2023. « Maintenant que le coup d’État a eu lieu, les militaires veulent consolider leur mainmise sur le pouvoir », décrypte Jonas Horner, chercheur à l’International Crisis Group.

L’armée n’a libéré que quatre ministres arrêtés lors du putsch, et le Premier ministre renversé, Abdallah Hamdok, demeure en résidence surveillée. Et face aux appels à un retour au gouvernement civil, le général Burhane promet depuis plusieurs jours la formation « imminente » d’un gouvernement, qui se fait toujours attendre.

Par Jeune Afrique (Avec AFP)

RDC-Religion : la Cénco fustige la haine contre l’Eglise catholique

août 2, 2021

Les cardinal, archevêques et évêques indignés face aux attaques perpétrés contre l’Eglise promettent, par ailleurs, de continuer à jouer leur rôle de sentinelle et réitère leur engagement à poursuivre l’accompagnement du peuple congolais dans la consolidation de la démocratie et l’amélioration de ses conditions de vie.

Des lieux de culte catholiques profanés

Dans leur réaction du 2 août, le cardinal, les archevêques et évêques catholiques membres du comité permanent de la Conférence épiscopale nationale de la République démocratique du Congo (Cénco) ont exprimé leur peine face à la haine contre leur église ainsi que des actes de vandalisme perpétrés contre certains lieux de culte et des installations de cette confession religieuse. « La Cénco condamne fermement ces actes de violence inadmissibles qui sont une atteinte à la  liberté religieuse et d’expression, mais aussi une entorse à la démocratie. C’est un grand recul sur le chemin de l’état de droit auquel aspire tout le peuple congolais », ont fait savoir les prélats catholiques.

Face à ces actes décriés, le cardinal, les archevêques et évêques, qui notent que le cardinal n’a pas pris une position qui n’est pas celle de la Cénco dans le cadre de sa mission prophétique, leur peine est d’autant plus grande que tous ces actes manifestent une haine contre l’Eglise catholique.  Pour la Cénco, dans sa position prise, elle ne fait qu’accomplir sa mission prophétique, dans la recherche du bien-être du peuple congolais. « Pourquoi s’en prendre à la Cénco quand elle prêche la cohésion nationale ? Pourquoi l’attaquer quand elle défend l’indépendance de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) ? », se sont-ils demandé. Ils ne s’expliquent pas que leur position leur attire la foudre.

La poursuite de sa mission

Malgré ces actes d’agression et de vandalisme, la Cénco promet de continuer à mener sa mission et réitère son engagement à poursuivre l’accompagnement du peuple congolais dans la consolidation de la démocratie et l’amélioration de ses conditions de vie. « Pour l’amour des Congolais, la Cénco ne se taira point », ont dit les prélats.

Toutefois, la Cénco, qui condamne ces actes ignobles, demande à ses fidèles chrétiens et aux défenseurs de la démocratie de ne pas réagir violemment. « La violence est l’arme de ceux qui maquent les arguments dans un débat démocratique et citoyen. Elle tue la démocratie qu’elle remplace par la dictature », a-t-elle noté.

Les prélats catholiques attendent, cependant, des commanditaires de ces actes, d’arrêter alors qu’au gouvernement, ils demandent de pendre cette situation en  main, en identifiant ces inciviques qui ont opéré à visage découvert afin qu’ils soient sévèrement sanctionnés et que plus jamais pareils attaques ne se répètent.

Dans les faits, la Cénco note, par ailleurs, que c’est depuis le mois d’avril que des actes abominables de profanation sur les lieux de culte sont enregistrés notamment à Mbuji-Mayi dans le Kasaï. Elle se dit aussi consternée de voir sur la toile, le 31 juillet, le secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Augustin Kabuya, tenir des propos désobligeants à l’endroit du cardinal archevêque de Kinshasa et son secrétaire général, les accusant entre autres de politiser l’Eglise.

Les prêtres se disent choqués de constater que, juste après ces déclarations d’un de haut cadre du parti au pouvoir, des actes de vandalisme accompagnés des injures macabres sont posés à l’archevêché de Kinshasa et à la résidence du cardinal par un groupe de jeunes non autrement identifiés qui, dans leur discours, ont repris certains propos du secrétaire général de l’UDPS.

Avec Adiac-Congo par Lucien Dianzenza

Un logiciel israélien utilisé pour espionner journalistes et militants dans le monde (médias)

juillet 18, 2021
Un logiciel israelien utilise pour espionner journalistes et militants dans le monde (medias)
Un logiciel israélien utilisé pour espionner journalistes et militants dans le monde (médias)© AFP/JACK GUEZ

Des militants des droits humains, des journalistes et des opposants du monde entier ont été espionnés grâce à un logiciel mis au point par une société israélienne, selon une enquête publiée dimanche dans plusieurs médias.

Le logiciel espion Pegasus de la société NSO Group, s’il est introduit dans un smartphone, permet d’en récupérer les messages, les photos, les contacts, et même d’écouter les appels de son propriétaire.

L’entreprise, fondée en 2011 et qui a régulièrement été accusée de faire le jeu de régimes autoritaires, a toujours assuré que son logiciel servait uniquement à obtenir des renseignements contre des réseaux criminels ou terroristes.

Mais les organisations Forbidden Stories et Amnesty International ont eu accès à une liste, établie en 2016, de 50.000 numéros de téléphone que les clients de NSO avaient sélectionnés en vue d’une surveillance potentielle. Elle inclut les numéros d’au moins 180 journalistes, 600 hommes et femmes politiques, 85 militants des droits humains, ou encore 65 chefs d’entreprise… selon une analyse menée par 17 rédactions.

Sur cette liste, figure notamment le numéro d’un journaliste mexicain Cecilio Pineda Birto, abattu quelques semaines après son apparition sur ce document. Des correspondants étrangers de plusieurs grands médias, dont le Wall Street JournalCNNFrance 24Mediapart, El País, ou l’AFP en font aussi partie.

D’autres noms de personnalités figurant sur la liste seront divulgués dans les prochains jours par le consortium de médias qui ont mené l’enquête, dont font notamment partie Le Monde, The Guardian, et The Washington Post.

Leurs journalistes ont rencontré une partie des personnes visées et ont récupéré 67 téléphones, qui ont fait l’objet d’une expertise technique dans un laboratoire d’Amnesty International.

Elle a confirmé une infection ou une tentative d’infection par le logiciel espion de NSO Group pour 37 appareils, selon les compte-rendus publiés dimanche.

Deux des téléphones appartiennent à des femmes proches du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, assassiné en 2018 dans le consulat de son pays à Istanbul par un commando d’agents venus d’Arabie saoudite.

Pour les 30 autres, les résultats ne sont pas probants, souvent car les propriétaires des numéros ont changé de téléphone.

« Il y a une forte corrélation temporelle entre le moment où les numéros sont apparus sur la liste et leur mise sous surveillance », précise le Washington Post.

Cette analyse, qui met à mal la communication de la société, s’ajoute à une étude, menée en 2020, par le Citizen Lab de l’Université de Toronto, qui avait confirmé la présence du logiciel Pegasus dans les téléphones de dizaines d’employés de la chaîne Al-Jazeera du Qatar.

Par Le Point avec AFP

Deux militants de la Ligue de défense noire africaine condamnés pour avoir intimidé Patrick Balkany

novembre 25, 2019

Deux militants de la Ligue de défense noire africaine (LDNA) ont été condamnés lundi pour acte d’intimidation envers Patrick Balkany, qu’ils avaient pris à partie début septembre dans la rue à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine).

Déjà défavorablement connus de la justice, les deux hommes sans emploi, âgés de 30 et 31 ans, ont été condamnés pour «acte d’intimidation envers un élu public» à six mois de prison et devront indemniser l’édile d’un euro symbolique. Le plus âgé, notamment condamné en 2014 à sept ans de prison pour viol de personne vulnérable, a également écopé d’une amende de 1000 euros pour avoir donné aux enquêteurs une «identité imaginaire» – son «nom de militant», a-t-il expliqué à la barre. Le ministère public avait requis quatre mois de prison contre lui. «Cette condamnation est excessive», a aussitôt réagi son avocate Natacha Haleblian, annonçant faire appel. «On n’a pas pris en compte les violences dont mon client a été victime» de la part du plaignant», a-t-elle estimé. L’autre co-prévenu, qui était par ailleurs poursuivi pour «menace de mort réitérée» contre une femme qui avait tenté de protéger Patrick Balkany pendant l’altercation, devra également indemniser cette dernière à hauteur de 1.000 euros pour préjudice moral.

Les deux militants, qui disent «lutter contre les discriminations» et demandaient leur relaxe, ont expliqué avoir voulu ce jour-là, le 5 septembre, prendre rendez-vous avec le maire, croisé fortuitement devant le commerce d’une femme en difficulté qu’ils soutiennent depuis février. Une affaire «d’ordre privé» qui ne le regardait pas, avait alors balayé Patrick Balkany en tentant de mettre un terme à la conversation. Des extraits vidéos tournés avec son portable par l’un des militants montrent une discussion «courtoise» dans un premier temps, mais qui s’envenime peu à peu.

On y voit notamment le maire, récemment condamné pour fraude fiscale et blanchiment, prendre le militant le plus âgé par l’oreille pour l’«emmener au commissariat sous d’incessants allez-y, tapez-le!», «tapez-moi!» ou encore »agressez-moi!« lancés par l’un ou l’autre des militants. L’un d’entre eux dit avoir même reçu un «coup de poing» sur la poitrine et n’avoir «jamais bousculé» le maire. Mais pour le ministère public, la vidéo est sans appel: «Ils viennent au contact, cherchent le dérapage. L’acte d’intimidation est parfaitement caractérisé».«La LDNA utilise ce procès» comme une «tribune», a tancé de son côté Romain Dieudonné, l’avocat de Patrick Balkany.

Par Le Figaro.fr avec AFP

RDC: Démonstration de force des militants contre les combattants lors de l’arrivée de Félix Tshisekedi à Paris

novembre 12, 2019

RDC: De l’électricité dans l’air politique au MLC

septembre 6, 2018

 

RDC: conférence de presse de la Lucha interdite à Goma, libération de 40 militants à Kinshasa

juillet 31, 2018

Kinshasa – Un point-presse du mouvement pro-démocratie Lutte pour le changement (Lucha), qui voulait dénoncer « l’assassinat » d’un de ses membres mort dans un incendie, a été interdit par la police mardi à Goma dans l’est de la République démocratique du Congo.

Une quarantaine de manifestants arrêtés la veille dans la capitale Kinshasa, ont été libérés mardi, en début d’après midi.

La police a interdit l’accès au point-presse de la Lucha dans son fief de Goma (est), a constaté l’AFP. « Il ne pouvait pas tenir leur conférence de presse sans l’autorisation de la mairie », a justifié le maire Timothée Muissa Kiesse.

Un militant de la Lucha a lu dans la rue un communiqué qui dénonce les conclusions d’une enquête judiciaire sur la mort de Luc Nkulula, 33 ans, mi-juin dans l’incendie de sa maison à Goma. « Pour l’instant, il n’y a aucun prévenu à poursuivre. C’est tout simplement un incident malheureux », a déclaré vendredi le procureur.

« Nous sommes plus que jamais convaincus que notre camarade a été assassiné », dit le communiqué de la Lucha, mouvement des jeunes indignés qui demande le départ du président Joseph Kabila dont le mandat à la tête du pays s’est achevé en décembre 2016.

Lundi, quarante militants des mouvements citoyens congolais dont sept de la Lucha avaient été arrêtés « lors d’une marche silencieuse ».

« Ils marchaient pour aller déposer un mémorandum au bureau de la représentante spéciale du chef de l’État en charge de la lutte contre les violences sexuelles afin d’exiger l’implication du président de la République pour la libération des filles et femmes esclaves sexuelles au Kasaï », avait déclaré plus tôt à l’AFP Nera Kanyinda, chargé de communication d’un autre mouvement citoyen (Engagement citoyen pour le changement, Eccha), organisatrice de la marche.

« On vient de libérer les 40 militants, aucune charge n’a été retenue contre eux », a affirmé M. Kanyinda.

M. Kanyinda a cependant ajouté qu' »un autre militant du mouvement Eccha a été interpellé » par la police alors qu’il assistait à la libération de ses camarades.

Romandie.com avec(©AFP / 31 juillet 2018 13h19)

Une sénatrice et deux militants communistes français arrêtés en Turquie (PCF)

juin 24, 2018

Les personnes arrêtées s’étaient rendues en Turquie en tant qu’observateurs des élections qui se déroule le 24 juin 2018 / © AFP / ADEM ALTAN

Une sénatrice, Christine Prunaud, et deux militants communistes ont été arrêtés dimanche à Agri (est de la Turquie) alors qu’ils étaient venus comme observateurs des élections à l’invitation d’un parti pro-kurde, a annoncé le PCF dans un communiqué.

« Ils ont été arrêtés et empêchés de réaliser leur mission. Ils ont été auditionnés par un procureur qui leur a soustrait leurs passeports. Ils sont retenus au commissariat jusqu’à la fin des opérations de vote », a précisé ensuite à Franceinfo le secrétaire général du Parti communiste, Pierre Laurent.

« Christine Prunaud m’a dit qu’ils seraient retenus jusqu’à 17 heures dans une gendarmerie et ensuite assignés à leur hôtel », a déclaré à l’AFP la présidente du groupe communiste du Sénat, Eliane Assassi, qui s’est entretenue brièvement avec sa collègue par téléphone.

Outre Christine Prunaud, sénatrice des Côtes d’Armor et membre de la commission des Affaires étrangères de la Haute assemblée, la délégation comprend Hulliya Turan, secrétaire départementale du Bas-Rhin, et Pascal Torre, membre du secteur des Relations Internationales au PCF.

L’agence turque Anadolu a de son côté rapporté que 10 étrangers, dont trois Français, trois Allemands et trois Italiens, avaient été interpellés, accusés, selon l’agence, d’avoir tenté de se faire passer pour des observateurs internationaux.

Le PCF a répondu à un appel du HDP, le principal parti prokurde, a expliqué Pierre Laurent.

Les émissaires du PCF étaient sur place pour « une mission d’observation de nature citoyenne comme cela se fait dans d’autres pays », afin de s’assurer qu’aucune fraude n’était commise, car « il y a eu des doutes lors des précédentes élections sur la sincérité du scrutin. » « On n’a pas du tout caché la raison pour laquelle ils se rendaient sur place », a assuré le patron du PCF et sénateur.

Le PCF « condamne ces méthodes, qui ne font que le renforcer résolument à rester aux côtés des démocrates de Turquie qui entendent mettre un terme à la dictature de R.T. Erdogan », selon son communiqué.

La Turquie votait lors d’élections présidentielle et législatives âprement disputées entre le chef de l’Etat, Recep Tayyip Erdogan, qui brigue un nouveau mandat aux pouvoirs renforcés et une opposition galvanisée, sur fond de difficultés économiques. Le principal parti d’opposition turc a dénoncé des tentatives de fraude.

Romandie.com avec(©AFP / 24 juin 2018 16h43)

Congo: Programme relatif aux obsèques des militants de l’UDH-YUKI

juillet 30, 2017

Avec Zenga-mambu.com

Côte d’Ivoire : Pascal Affi N’Guessan appelle à une marche pacifique

mai 12, 2017

Pascal Affi N’Guessan à Paris, en juin 2015. © Vincent Fournier pour J.A.

Pascal Affi N’Guessan, président d’une aile du Front populaire ivoirien (FPI), a appelé jeudi 11 mai à « une marche pacifique  » le 17 juin prochain pour dénoncer la politique menée par le chef de l’État ivoirien Alassane Ouattara.

Pascal Affi N’Guessan tente de remobiliser ses troupes. Le patron du Front populaire ivoirien (FPI) – contesté par l’aile du parti menée par Aboudramane Sangaré – a appelé jeudi à « une marche pacifique » le 17 juin prochain pour protester contre la politique menée par le gouvernement ivoirien. « Tous dans la rue le 17 juin », a lancé l’ancien Premier ministre de Laurent Gbagbo lors d’une conférence de presse animée au siège du parti, à Abidjan.

 

« La faillite de l’État s’observe par les nombreux actes de défiance », a affirmé Pascal Affi N’Guessan, dénonçant tour à tour « la corruption endémique », « la complicité de l’État » dans le récent scandale de l’agrobusiness, la condamnation fin mars de l’opposant Sam l’Africain ou encore « la gestion catastrophique » des récentes mutineries dans les casernes ivoiriennes. « Nous devons réagir et crier notre colère de façon bruyante dans la rue », a-t-il conclu.

Reste que cette mobilisation, annoncée dans plus d’un mois, devrait avoir lieu sans la participation de l’aile du FPI surnommée les « Gbagbo ou rien », en rupture avec celle présidée par l’ancien Premier ministre. « Il peut marcher, nous ne nous sentons pas concernés », a réagi Boubakar Koné, porte-parole du FPI tendance Aboudramane Sangaré, qui conteste toute légitimité à Pascal Affi N’Guessan.

Jeuneafrique.com par – à Abidjan