Posts Tagged ‘Milliards’

Le ventru trouillard

décembre 17, 2019

 

 

Il a avalé beaucoup de milliards

Dans son ventre dodu de trouillard

Le regard aux accents de vantards

Ne tient plus que sur le tard

 

Dans la gestion de surfacturation

Où galope et galvaude la corruption

La justification est l’amère conviction

Éloignant la confiance de toute administration

 

À la croisée des chemins du haut de sa stature

Où il admire toute honte bue sa mésaventure

Il ne lui reste plus qu’à boire une bonne ciguë

Pour sombrer comme un personnage ambigu

 

Bernard NKOUNKOU

 

200 milliards de dollars de produits chinois frappés à leur tour par Washington

septembre 17, 2018

Le président américain Donald Trump, le 17 septembre 2018 à Washington / © AFP / NICHOLAS KAMM

Donald Trump agitait la menace depuis des semaines. Il a fini par la mettre à exécution: 200 milliards de dollars d’importations chinoises supplémentaires vont être taxés à 10% pour punir la Chine de ne pas corriger ses pratiques commerciales jugées « déloyales ».

« Les tarifs douaniers prendront effet le 24 septembre et s’élèveront à hauteur de 10% jusqu’à la fin de l’année. Le 1er janvier, les taxes douanières seront portées à 25% », a-t-il expliqué dans un communiqué transmis par la Maison Blanche.

Pékin ne devrait pas manquer de riposter dans la foulée.

« Si la Chine venait à prendre des mesures de représailles contre nos agriculteurs ou autres industries, nous mettrions en œuvre immédiatement la phase 3, à savoir des tarifs douaniers sur quelque 267 milliards de dollars d’importations supplémentaires », a d’ores et déjà prévenu le président américain.

Si ce montant de marchandises était à son tour surtaxé, ce serait la totalité des importations chinoises qui seraient frappées de mesures protectionnistes américaines.

L’administration Trump, qui a achevé début septembre les consultations publiques, a décidé d’épargner certains produits de grande consommation des taxes de 10% tels que les montres connectées, des produits textiles et agricoles ou encore les chaises hautes et les sièges automobiles pour enfants ainsi que les casques de protection pour les cyclistes, ont expliqué des responsables américains au cours d’une conférence téléphonique.

« Depuis des mois, nous exhortons la Chine à changer ses pratiques déloyales, et à traiter les entreprises américaines de manière équitable et réciproque », a justifié Donald Trump. « Mais, jusqu’à présent, la Chine n’est pas encline à changer ses pratiques », a-t-il déploré.

Dans la matinée, il avait lui-même menacé de « Tariffer! » les pays refusant de pratiquer un commerce équitable avec les Etats-Unis, dans un de ces néologismes dont il a le secret.

Selon lui, les nouvelles taxes vont « faire entrer beaucoup d’argent dans les caisses des États-Unis ».

Le président américain estime que les tarifs douaniers –pas seulement avec la Chine– placent « les États-Unis dans une posture de négociation très forte, avec des milliards de dollars et des emplois qui affluent dans notre pays ».

Son conseiller économique Larry Kudlow a toutefois assuré que les États-Unis étaient ouverts au dialogue « à tout moment ».

Les responsables américains ont par ailleurs souligné que l’objectif n’était pas de limiter la croissance économique chinoise.

– Négocier de « bonne foi » –

Les échanges Chine – Etats-Unis / © AFP / Gal ROMA

Donald Trump exige de Pékin qu’il réduise de 200 milliards le déficit commercial américain en ouvrant davantage son marché aux produits américains.

Imposer une taxe de 10% dans un premier temps –plutôt que les 25% que Donald Trump avait demandé à son administration d’étudier– pourrait être perçu comme un geste d’ouverture tout relatif après que le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin a contacté ses homologues chinois pour reprendre les négociations.

Outre les tarifs douaniers sur l’acier et l’aluminium de respectivement 25% et 10% imposés au nom de la protection de la sécurité nationale, Washington a taxé à hauteur de 25% quelque 50 milliards de dollars de produits chinois pour compenser cette fois le « vol » de la propriété intellectuelle.

L’administration Trump déplore qu’en contrepartie d’un accès au marché chinois, les entreprises américaines sont contraintes de partager avec des partenaires locaux une partie de leur savoir-faire technologique.

Pour faire changer cette pratique, Donald Trump avait déjà menacé de taxer la totalité des plus de 505 milliards de dollars d’importations chinoises. Sans effet pour le moment sur son partenaire commercial.

« Si les États-Unis adoptent de nouvelles mesures sur les droits de douane, la Chine n’aura d’autre choix que de prendre des mesures de rétorsion pour défendre ses droits et intérêts légitimes », a même prévenu lundi Geng Shuang, porte-parole de la diplomatie chinoise, exhortant Washington à négocier de « bonne foi ».

Pékin avait déjà indiqué envisager de nouvelles taxes sur 60 milliards de dollars de biens américains après les 25% sur 50 milliards de dollars de marchandises en juillet/août.

« Espérons que cette situation commerciale soit résolue, en dernier ressort par moi-même et par le président Xi (Jinping) pour lequel j’ai un profond respect et affection », a déclaré Donald Trump.

Ce conflit semble pour l’heure avoir peu d’effet sur la première économie mondiale qui tourne à plein régime même si les mesures de rétorsion ciblées des partenaires des États-Unis se font sentir dans certaines régions et certains secteurs d’activités.

La banque centrale américaine a, elle, mis en garde à plusieurs reprises qu’une guerre commerciale représentait pour l’heure la plus grande menace pour la croissance américaine.

Romandie.com avec(©AFP / (18 septembre 2018 03h58)

Côte d’Ivoire: les milliards envolés de la campagne cacao de 2016-2017

avril 28, 2018

 

Dans l’usine de Saf Cacao, l’un des plus grands exportateurs ivoiriens, à San Pedro. © Jessica Dimmock/VII/REDUX-REA

Le Conseil café-cacao (CCC) a perdu près de 185 milliards de FCFA lors de la campagne cacao 2016-2017, selon un audit de la filière que JA a pu consulter.

L’audit de la filière cacao effectué par KPMG avait été commandé à l’issue de la campagne 2016-2017. Les conclusions de ce document remis le 12 mars au ministère de l’Agriculture et du développement rural (Minader), et que JA a pu consulter, dressent un portrait particulièrement sévère de la gestion de la filière et du Conseil café-cacao (CCC), la structure publique l’encadrant, dirigée à l’époque par Massandjé Touré-Litsé.

Le coût de la crise

Selon le cabinet international d’expertise‐comptable, d’audit et de conseil, la crise qu’a connue la filière cacao lors de la campagne 2016-2017 a coûté 185 milliards de FCFA net (222 millions d’euros). Si « la surproduction a engendré un soutien (étatique) de 86 milliards », « la revente de contrats en défaut a entraîné un coût de 68 milliards ». Enfin, « l’utilisation des volumes de la récolte intermédiaire pour honorer des contrats de la récolte principale a conduit à un soutien de 32 milliards ».

L’audit nous apprend que le gouvernement a utilisé le fonds de stabilisation (logé dans les banques commerciales et financé depuis la campagne 2012-2013) pour compenser ces pertes. 197 milliards de FCFA y ont été prélevés. Le fonds de réserve est de son côté toujours crédité de 170 milliards de FCFA.

Un système de commercialisation déficient

On le sait, la filière cacao a été durement touchée par la soudaine chute des prix en juillet 2017. Mais selon KPMG, des « facteurs endogènes ont eu un effet catalyseur » et ont accentué ces difficultés.

Les contrats en défaut (accordés par le CCC à des exportateurs incapables de les vendre) sont particulièrement pointés du doigt. Si une bonne partie avait déjà été annulée par le CCC, l’audit de KPMG en a identifié de nouveaux. Au total, sur la campagne 2016-2017, ils représentent un volume de 220 303 tonnes de fèves pour un montant de 399 000 milliards de FCFA (608 millions d’euros). Ces contrats représentent 20 % des ventes anticipées, c’est-à-dire faites par le Conseil café-cacao avant le début de la campagne. Une fois annulés, ils ont été revendus à d’autres acheteurs mais à des prix bien moins importants, ce qui explique la perte de 68 milliards évoquées plus haut.

32 exportateurs sont concernés. 68 % d’entre eux sont membres du groupement d’intérêt économique PMIEX-Coopex (Petites et moyennes industries et des coopératives exportatrices de café-cacao), dont les conditions d’accès au marché ont été allégées afin d’ouvrir l’exportation de cacao aux Ivoiriens. À noter que Saf Cacao, dirigé par Ali Lakiss et quatrième exportateur national, fait également partie des sociétés les plus touchées avec 15 000 tonnes. 

Pour KPMG, les difficultés rencontrées pour estimer la production annuelle de cacao ont également des conséquences néfastes. Lors de la campagne 2016-2017, la Côte d’Ivoire a produit 250 000 tonnes de plus, soit un surplus de 16 %. Cette surproduction a entraîné un déséquilibre entre l’offre et la demande. Pour compenser la baisse des prix qui en a résulté et maintenir le prix bord champs destiné aux producteurs, le gouvernement a dû mettre la main à la poche.

L’audit révèle également qu’en fixant le prix de référence (destiné aux exportateurs) en fonction de la moyenne de la production des trois dernières campagnes, sans tenir compte de la hausse de la production, le CCC n’a pas anticipé les conséquences de la baisse des prix. « Ce choix a induit un coût supplémentaire de 36 milliards de FCFA », poursuit le rapport.

La gestion du CCC critiquée

Pour KPMG, la crise de la filière cacao s’explique notamment par des « dysfonctionnements dans l’application des règles de gestion des opérations commerciales et des règles de détermination de la production ». Dans le cas des contrats en défaut, le cabinet international cible deux causes : la spéculation de certains opérateurs et la mauvaise gestion du CCC. « L’absence, au niveau du Conseil, d’un suivi rigoureux des procédures d’agrément des exportateurs et d’une procédure de vérification de leur capacité à honorer leurs engagements », peut-on lire dans le rapport d’audit.

KPMG évoque également l’existence de potentiels conflits d’intérêts entre les administrateurs du CCC et la politique menée par cet organe public

Lors de ses enquêtes, KPMG a notamment remarqué que « les décisions d’agrément des exportateurs n’étaient pas toujours justifiées », que « les adjudications de volumes aux exportateurs ne sont pas corrélées avec leur capacité financière », et que « les sujets critiques et structurants ne sont pas traités en conseil d’administration, ce qui ne permet pas à cet organe de direction de jouer entièrement son rôle de pilotage et de contrôle des activités de la filière ».

KPMG évoque également l’existence de potentiels « conflits d’intérêts entre les administrateurs du CCC et la politique » menée par cet organe public. Les auditeurs s’étonnent ainsi que des exportateurs rejetés par le comité technique d’agrément apparaissent sur la liste des exportateurs agréés, publiée fin septembre 2016, et demandent dans leurs conclusions à ce que l’allocation des contrats internationaux soit mieux documentée « afin de justifier la pertinence des décisions prises par le CCC ».

Enfin, le rapport d’audit estime que le Conseil café-cacao a réagi trop tardivement pour tenter de juguler la crise. Pour les auditeurs, « la réaction tardive du Conseil lors de la crise a « crispé les opérateurs, semé le doute et finalement accentué la crise de commercialisation du cacao en Côte d’Ivoire. »

Jeuneafrique.com par – à Abidjan

Le Congo et sa dette pharaonique

octobre 5, 2017
Déclaration de la mission des services du FMI en République du Congo

le 4 octobre 2017

Les communiqués de presse de fin de mission contiennent des déclarations des équipes des services du FMI qui rendent compte de conclusions préliminaires après un séjour dans le pays. Les avis exprimés dans la présente déclaration sont ceux des services du FMI et ne correspondent pas nécessairement à ceux du Conseil d’administration du FMI. La présente mission ne fera pas l’objet de délibérations au sein du Conseil d’administration.

Une équipe des services du FMI dirigée par M. Abdoul Aziz Wane a visité Brazzaville du 25 septembre au 4 octobre 2017 pour collecter des informations, notamment sur le niveau de la dette du pays ; discuter de la gestion de la trésorerie avec les autorités et délimiter le cadre d’une étude-diagnostic sur la gouvernance en République du Congo.

À l’issue de la mission, M. Wane a publié la déclaration suivante :

« La mission tient à remercier les autorités pour leur excellente coopération, y compris les efforts soutenus du Comité Technique qui ont permis aux services du FMI d’accéder à l’essentiel des informations demandées. Les autorités ont réaffirmé leur engagement à travailler de façon diligente pour la mise en place d’un programme soutenu par le FMI. Les résultats de la mission vont guider les prochaines étapes vers un éventuel programme soutenu par le FMI pour rétablir la stabilité macroéconomique et promouvoir une croissance soutenue et inclusive.

« La République du Congo fait face à des déséquilibres macroéconomiques importants. L’activité économique continue de se contracter, tandis que les dépôts du gouvernement diminuent. Dans ce contexte, le gouvernement a accumulé des arriérés extérieurs et intérieurs, malgré un ajustement budgétaire significatif.

« Sur la base des informations fournies par les autorités, les autorités et la mission ont évalué le niveau de la dette publique contractée et/ou garantie par l’Etat à fin juillet 2017 à 5.329 milliards de francs CFA (à peu près 9,14 milliards de dollars américains). En pourcentage du Produit Intérieur Brut, la mission estime cette dette à environ 110 pour cent. Ce chiffre n’inclut ni les dettes litigieuses ni les arriérés intérieurs accumulés depuis 2014. La mission s’est félicitée de l’engagement des autorités à prendre des mesures pour rétablir la soutenabilité de la dette à moyen terme avec l’assistance de leurs conseillers financiers et juridiques.

« La mission s’est également félicitée de l’engagement des autorités à mener une étude-diagnostic sur les questions de gouvernance, avec l’assistance du FMI, pour soutenir des mesures visibles et crédibles pour améliorer la gouvernance et lutter contre la corruption. La mission a pris note de l’intention des autorités d’améliorer la gouvernance des compagnies publiques, y compris les compagnies pétrolières. Elle les a encouragées à renforcer l’intégrité des processus de gestion du budget et de la trésorerie et à prioriser les dépenses afin d’éviter l’accumulation des arriérés.

L’équipe du FMI a été reçue par le Président de la République Son Excellence M. Denis Sassou-Nguesso. Elle a rencontré le Président du Sénat M. Pierre Ngolo, le Premier ministre M. Clément Mouamba, le ministre des Finances, M. Calixte Nganongo ; ainsi que d’autres hauts fonctionnaires. L’équipe a également rencontré des représentants de la communauté diplomatique, du secteur privé, de la société civile et des partenaires du développement.

RELATIONS AVEC LES MÉDIAS

ATTACHÉ DE PRESSE: Ismaila Dieng

TÉLÉPHONE:+1 202 623-7100COURRIEL: MEDIA@IMF.org

De tous ces pays de la CEMAC, le Congo est le plus endetté.

En milliards, les dettes de tous les pays de la CEMAC.

1. Tchad, 837 milliards de dettes
2. Gabon, 856
3. RCA, 28
4. Cameroun, 351
5. Guinée Équatoriale, 1580
6. Congo, 5329…

Avec Congomfoa.com

Facebook franchit la barre des 2 milliards d’utilisateurs et veut soigner son image

juin 27, 2017

San Francisco – Alors que Facebook vient de franchir la barre des 2 milliards d’utilisateurs, son patron Mark Zuckerberg veut donner du réseau social l’image consensuelle d’une « communauté » et éloigner ainsi les polémiques qui surgissent régulièrement autour du géant du net.

« Depuis ce matin, la communauté Facebook est officiellement composée de 2 milliards de personnes ! », a déclaré Mark Zuckerberg, également co-fondateur du groupe, sur sa propre page.

Il avait franchi son premier milliard d’utilisateurs actifs mensuels en octobre 2012.

Né en 2004, Facebook est devenu un géant d’internet et sa croissance ne faiblit pas, en particulier grâce à la publicité qui constitue l’essentiel de ses revenus. Son bénéfice net s’est envolé de plus de 75% à 3 milliards de dollars au premier trimestre, pour un chiffre d’affaires de 8 milliards, en hausse de 49%.

Le groupe a aussi racheté d’autres entreprises technologiques (Instagram, WhatsApp, Oculus…) et se lance dans la réalité virtuelle et dans l’intelligence artificielle.

– « Construire un socle commun » –

Preuve de sa volonté de se diversifier, Facebook va diffuser en direct des matches de la Ligue des champions pour les internautes américains, via la page de Fox Sports, selon une annonce faite mardi.

Lundi, le groupe avait également indiqué qu’il commençait à produire plusieurs émissions, séries et jeux télévisés après s’être également lancé, en 2016, dans le commerce en ligne.

Mais Mark Zuckerberg, 33 ans, veut aller plus loin et ainsi influer sur l’image du groupe : « Nous progressons pour connecter le monde entier, et maintenant, (travaillons à) rendre le monde plus proche », à rassembler les gens, dit-il.

Le jeune homme a d’ailleurs entamé une tournée à travers les Etats-Unis pour être à l’écoute des « espoirs et problèmes » des Américains, faisant furieusement penser à une campagne électorale. Certains médias lui prêtent d’ailleurs des vues sur la Maison Blanche d’ici quelques années, ce dont l’intéressé se défend.

« C’est très important de donner aux gens des outils pour s’exprimer, de recueillir des opinions très diverses mais au-delà de cela, il faut aussi construire un socle commun, de façon à mieux progresser tous ensemble », a déclaré M. Zuckerberg dans une interview récente à CNN.

Facebook semble vouloir devenir « davantage une +communauté+ qu’une entreprise de technologie », estime l’analyste Brian Blau, du cabinet Gartner.

Cette orientation affichée intervient alors que le réseau social est régulièrement sous le feu des critiques, accusés par des gouvernements ou l’Union européenne de servir de plate-forme à la propagande jihadiste.

Avec l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis fin 2016, Facebook avait aussi été accusé de permettre la propagation de fausses informations, les fameuses « fake news ».

Le réseau social a aussi dû faire face à des polémiques après que des meurtres ou des suicides eurent été diffusés, parfois en direct, sur le réseau.

D’où le besoin pour Facebook de soigner son image.

Comme d’autres groupes technologiques, Facebook a depuis multiplié les annonces détaillant ses actions pour lutter contre les contenus litigieux (embauches de personnel, recherche, alliance avec d’autres géants technologiques comme Google ou Microsoft, collaborations avec les Nations Unies ou l’Union européenne….).

Facebook avait également annoncé sa volonté de collaborer avec des médias traditionnels pour lutter contre les « fake news ».

Romandie.com avec (©AFP / 27 juin 2017 22h47)                                            

Le propriétaire de Snapchat lève 3,4 milliards de dollars via son IPO

mars 1, 2017

NEW YORK (Reuters) – Snap Inc, propriétaire de la messagerie Snapchat, a levé 3,4 milliards de dollars (3,22 milliards d’euros) dans le cadre de sa procédure d’introduction en Bourse mercredi, soit un montant supérieur à ses attentes, a dit une source à Reuters.

Malgré ses difficultés, illustrées par un ralentissement de la croissance de ses utilisateurs face à la concurrence de mastodontes comme Facebook, Snap a réussi à placer 200 millions de titres à 17 dollars par action, un prix supérieur à sa fourchette indicative de 14 à 16 dollars.

Cela valorise l’entreprise, qui n’a jamais dégagé de bénéfice, à 24 milliards de dollars.

(Lauren Hirsch; Bertrand Boucey pour le service français)

Pour Madagascar, des milliards de dollars et l’espoir d’un nouveau départ

décembre 6, 2016

Après avoir reçu des promesses d’aide de 6,4 milliards de dollars, le président malgache doit démontrer sa capacité à redresser le pays.

Des habitants d’Antananarivo jouent à la pétanque le 25 novembre 2016. Le pays vient d’être sacré champion du monde. Crédits : GIANLUIGI GUERCIA/AFP
« Une conférence historique » pour Madagascar : c’est avec ces mots que le président malgache Hery Rajaonarimampianina a salué le soutien promis par les bailleurs de fonds étrangers à l’issue de la réunion organisée à Paris les 1er et 2 décembre.

La Banque mondiale, la Banque africaine de développement (BAD), l’Union européenne, les agences des Nations unies et quelques bailleurs bilatéraux dont la France ont été au-delà des attentes du chef de l’Etat, qui peut désormais se prévaloir de leur appui pour remettre sur pied une économie mise à mal par cinq années de crise politique et lancer un plan de développement qui promet de transformer la vie des Malgaches dont la grande majorité vit dans la pauvreté.

Le chiffre de 6,4 milliards de dollars (5,9 milliards d’euros) annoncé mérite cependant d’être examiné en détail. S’il est supérieur aux 5,6 milliards de dollars recherchés par le gouvernement, il s’agit pour partie seulement d’argent nouveau. La Banque mondiale, qui a fait la plus grosse annonce avec 1,3 milliard de dollars pour les trois prochaines années, avait déjà indiqué en février être en mesure de mobiliser 690 millions de dollars pour soutenir les couches les plus vulnérables de la population.

De la même façon, l’Union européenne avait annoncé en novembre 2015 une enveloppe de 518 millions d’euros sur cinq ans coïncidant avec la reprise officielle de l’aide suspendue après le renversement du président Marc Ravalomanana par l’ancien maire d’Antananarivo, Andry Rajoelina en mars 2009. « Les conférences de donateurs ressemblent aux concours de beauté. C’est à qui fera la plus grosse annonce. Ce ne sont que des promesses. Ce chiffre montre seulement que les bailleurs sont bien disposés à l’égard de Madagascar et c’est déjà un bon signal », commente un observateur de l’aide internationale.

10 % des routes en bon état

Le décaissement réel de cette aide composée de dons et de prêts à faible taux d’intérêt est en effet suspendu à une longue liste de conditions : projets solides, transparence des procédures, contrôle financier… De l’avis des bailleurs, « la capacité d’absorption » de l’administration malgache avoisine aujourd’hui 500 millions de dollars par an. Depuis 2013, cette somme a été atteinte chaque année. Passer à la vitesse supérieure suppose de muscler les moyens de l’Etat malgache.

Une chose est sûre cependant : l’aide extérieure redevient le principal outil de financement des politiques publiques. « Nous n’avions pas mesuré l’impact qu’aurait notre retrait », reconnaissait vendredi à Paris le représentant d’un des pays donateurs. Entre 2009 et 2013, l’aide a chuté d’environ 30 % et s’est déplacée vers des programmes humanitaires. Les infrastructures se sont détériorées. En plus des dégâts liés aux cyclones, des coupes budgétaires ont aggravé l’état des routes et des infrastructures d’approvisionnement en eau et en électricité.

Le plan national de développement (PND) sur lequel Hery Rajaonarimampianina promet de bâtir « un nouveau Madagascar » est censé faire repartir le pays dans la bonne direction. Sur bien des plans, Madagascar démarre quasiment de zéro. Le programme d’investissements dans les infrastructures dessine en creux tout ce qui a été défait ou n’a jamais été fait au cours des dernières décennies. Sur les 31 640 km de routes, seuls 10 % sont en bon état et un tiers à peine sont praticables toute l’année. La remise en circulation du canal des Pangalanes qui s’étend sur 700 km le long de la côte doit ainsi être relancée. La construction de routes pour désenclaver des territoires et accroître la production agricole est également inscrite parmi les priorités des prochaines années. Alors que le pays souffre de la faim – 1,2 million de personnes sont sous assistance du Programme alimentaire mondial dans le sud de l’île –, seules 5 % des terres arables sont exploitées.

Message d’espoir

Inscrits aussi à l’inventaire : la création de six zones économiques spéciales bénéficiant de conditions d’investissement avantageuses et d’une main-d’œuvre à 40 dollars le mois, l’ouverture de 40 concessions à l’exploration pétrolière offshore, la remise en ordre des filières de production des pierres précieuses dont l’essentiel est aujourd’hui exporté illégalement, la construction de nouvelles infrastructures énergétiques…

« Nous envoyons un message d’espoir aux Malgaches », s’est félicité le président de la BAD, Akinwumi Adesina en annonçant une contribution de 1 milliard de dollars au Plan national de développement.

Espoir ? La presse malgache est restée prudente et célébrait plus volontiers, lundi matin, le titre de champion du monde de pétanque décroché face au Bénin que les lendemains qui chantent du PND. A preuve du contraire, les Malgaches se font peu d’illusions sur la volonté de leurs dirigeants comme sur la capacité de l’aide extérieure à changer leur quotidien. Pour répondre aux risques de corruption et de détournement, M. Rajaonarimampianina a promis la création d’« une structure de suivi ».

« Il va falloir gérer minutieusement les annonces de Paris, admet un bailleur. Les Malgaches qui travaillent dur pour pouvoir se payer un repas par jour ne comprendront pas que ces milliards de dollars n’aient aucune retombée concrète pour eux. »

C’est à ce prix qu’il sera possible d’affirmer que la conférence de Paris était « historique ».

 

Séoul promet 5 milliards de dollars pour l’Afrique

octobre 25, 2016

Akinwemi Adesina à l’ouverture de la conférence Koafec 2016. © BAD

La Corée du Sud, qui est sortie de la pauvreté en deux décennies, veut accroître les relations économiques et la coopération avec le continent, a annoncé le 1er vice-ministre et ministre de la stratégie et de la finance sud-coréen à l’occasion de la Koafec (Korea-Africa economic cooperation) qui se tient à Séoul du 24 au 27 octobre. Ces nouveaux engagements, qui pourraient être doublés à moyen terme, portent sur les années 2017 et 2018.

C’est devant les représentants d’une quarantaine de pays africains et quelques centaines de participants à la conférence ministérielle Koafec (Korea-Africa economic cooperation) que Sang-mok Choi a annoncé l’intention de la Corée du Sud de consacrer 5 milliards de dollars à des projets en Afrique. Ce montant sera financé sur la période 2017-2018, selon le 1er vice-ministre et ministre de la stratégie et de la finance ayant ajouté que dix milliards pourraient suivre à moyen-terme.

Plusieurs projets d’ores et déjà signés

“Nous avons décidé d’accroître nos relations de partenariats avec l’Afrique”, a sobrement indiqué Sang-mok Choi. La cérémonie qui s’est tenue le 25 octobre à Séoul a permis d’annoncer quelques projets concrets, pour lesquels des lettres d’intention ont été signées à hauteur de 160 millions de dollars : ressources forestières en Ouganda, halieutiques au Kenya, réseau électrique en Tanzanie, parc intégré en Éthiopie. Un projet de 110 millions de dollars, lié à l’oncologie, a aussi été évoqué pour la Côte d’Ivoire.

L’édition 2016 de la Koafec, co-organisée par la Corée du Sud et la Banque africaine de développement (BAD), a également été l’occasion de reconstituer le fonds Koafec avec 18 millions de dollars. “Ce fonds, le plus important fonds bilatéral à la BAD, financera des actions de coopération technique mais aussi des actions de formation en matière de ressources humaines”, a insisté Akinwumi Adesina, président de la BAD.

100 millions de dollars à Afreximbank

Lee Duk-Hoon, président de la Korea Exim-Bank, a également indiqué avoir signé une lettre de financement de 100 millions de dollars avec l’Afreximbank, la banque du financement du commerce en Afrique.

Tant la BAD que Séoul ont insisté sur le caractère pragmatique de leurs relations, Akinwumi Adesina comme Sang-mok Choi rappelant que la Corée du Sud est passée du statut de pays parmi les plus pauvres au monde au début des années 60 à celui de onzième économie mondiale aujourd’hui.

Jeuneafrique.com par – Envoyé spécial à Séoul

Facebook vaut plus de 300 milliards de dollars en bourse

novembre 5, 2015

Le réseau social américain Facebook, fort de son milliard et demi d’utilisateurs actifs, a dépassé pour la première fois jeudi la barre des 300 milliards de dollars de valorisation boursière. Le club des entreprises valant plus que cette somme est assez restreint.

Le titre Facebook est monté en séance à New York à un record de 110,65 dollars, très loin du nadir à 17,73 dollars du 4 septembre 2012. Il a fini sur un plus haut en clôture de 108,76 dollars. Ce cours donne au groupe une valorisation d’environ 306 milliards de dollars.

Il fait ainsi jeu quasi égal avec le géant de la distribution en ligne Amazon (306 milliards) et a dépassé un poids lourd industriel comme General Electric (297 milliards).

Apple est la première capitalisation boursière mondiale avec 675 milliards de dollars, suivi par Alphabet (ex-Google, 524 milliards) et Microsoft (433 milliards). Viennent ensuite le géant pétrolier ExxonMobil (353 milliards) et Berkshire Hathaway, la holding de Warren Buffett (338 milliards).

Facebook avait connu une période difficile après son entrée en fanfare à Wall Street en mai 2012. Il a toutefois nettement redressé la barre depuis, et l’action a battu record sur record ces derniers mois.

Romandie.com