Posts Tagged ‘Mine’

Trois enfants tués par une mine dans l’Est séparatiste de l’Ukraine

septembre 30, 2018

Kiev – Trois enfants ont été tués et un autre blessé dimanche par l’explosion d’une mine dans l’Est séparatiste de l’Ukraine, territoire frappé par la guerre depuis 2014 et l’un des plus couverts en engins explosifs au monde.

L’accident s’est produit dans la ville industrielle de Gorlivka, 30 kilomètres au nord du bastion des rebelles de Donestk, a précisé à l’AFP un haut responsable séparatiste, Edouard Bassourine.

L’enfant blessé a été hospitalisé, a-t-il ajouté.

« J’ai été projeté sur le côté et je suis tombé. Un éclat est arrivé dans ma main, il a frôlé ma tête. Heureusement, il ne m’a pas tué », a déclaré à l’AFP Dmitri, 10 ans, qui a survécu à l’explosion.

Selon le maire de Gorlivka, Ivan Prikhodko, interrogé par l’AFP, les enfants étaient « allés se promener dans la zone de contact » entre les bélligérants, où « il y a une grande concentration de munitions ».

« Il s’agit quasiment d’une zone tampon. Comme l’a expliqué l’enfant ayant survécu, ils y avaient trouvé une maison abandonnée et étaient juste à la recherche d’aventures », a-t-il précisé.

« Nous sommes confrontés en permanence (au problème des mines) et je pense que ce sera comme ça pour un bon moment », a ajouté le maire.

Selon un rapport de l’ONU publié fin 2017, 220.000 enfants courent un grand risque d’être touchés par des mines et d’autres armes explosives dans l’est de l’Ukraine, en proie à un conflit entre séparatistes prorusses et forces gouvernementales qui a fait plus de 10.000 morts depuis 2014.

Des accords de paix signés en 2015 à Minsk ont permis une réduction considérable des violences mais des zones entières restent tapissées de mines antipersonnelles et de munitions non explosées, y compris parfois près des écoles et des terrains de jeu.

L’UNICEF avait exhorté fin 2017 les belligérants à autoriser le lancement d’activités de déminage et de remise en état des infrastructures.

Romandie.com avec(©AFP / 30 septembre 2018 15h25)                                                        

Mali: 13 civils maliens et burkinabé tués dans l’explosion d’une mine )responsables locaux)

janvier 25, 2018

Bamako – Treize civils venant du Burkina Faso pour une foire hebdomadaire dans le centre du Mali ont été tués jeudi lorsque leur véhicule a sauté sur une mine en territoire malien, selon un bilan provisoire fourni par des élus locaux et une source sécuritaire.

« Treize civils maliens et burkinabé ont été tués jeudi près de la localité de malienne de Boni, lorsque le véhicule dans lequel ils étaient a sauté sur une mine », a déclaré à l’AFP Mahmoud Traoré, un élu de la région de Mopti, dont dépend Boni.

« Ce sont les terroristes qui utilisent ces mines pour semer la terreur », a affirmé une source de sécurité malienne, faisant état de « 13 personnes mortes sur le coup » et d’un blessé « dans un état critique ».

« Le véhicule est calciné », a ajouté M. Traoré.

Selon un autre élu local, témoignant sous le couvert de l’anonymat, « le véhicule de forains », a quitté tôt le Burkina Faso pour le marché hebdomadaire qui se tient jeudi à Boni. « A son bord, on comptait sept commerçants burkinabè et des Maliens. A 9 km de la ville de Boni, le véhicule a explosé après avoir sauté sur une mine », a précisé cette source.

Selon un enseignant de Boni, « des policiers et militaires maliens, ainsi qu’une ambulance » se sont dirigés vers les lieux du drame.

Le 6 novembre, cinq civils, dont une adolescente, avaient été tués lorsque l’autocar qui les amenait vers une foire hebdomadaire avait roulé sur une mine près d’Ansongo (nord-est). Cette attaque n’avait pas été revendiquée.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Ces groupes en ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières du pays échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, régulièrement visées par des attaques, malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes, mais dont l’application accumule les retards.

Depuis 2015, ces attaques se sont étendues au centre et au sud du Mali et le phénomène gagne les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger.

Face à la dégradation de la situation aux confins du Mali, du Burkina Faso et du Niger, l’organisation régionale G5 Sahel, qui regroupe ces trois pays, ainsi que la Mauritanie et le Tchad, a réactivé en 2017, avec le soutien de la France, un projet de force conjointe antijihadiste, initialement lancé en novembre 2015.

Romandie.com avec(©AFP / 25 janvier 2018 14h22)                   

Russie: 16 portés disparus après l’inondation d’une mine de diamants

août 4, 2017

La mine de diamants d’Alrosa à Mirny, en Sibérie, en septembre 2006 / © AFP/Archives / LUCIE GODEAU

Au moins 16 personnes étaient toujours portées disparues vendredi après l’inondation d’une mine de diamants en Sibérie du premier producteur mondial, Alrosa, où se trouvaient 151 mineurs.

L’accident s’est produit vers 16H30, heure locale (07H30 GMT) dans la mine souterraine « Mir » sur un gisement exploité depuis 1958 en République Sakha, nom officiel de l’immense région de Iakoutie, en Extrême Orient russe à plus de 4.000 kilomètres à l’est de Moscou.

A 12H00 GMT, 133 mineurs sur les 151 présents étaient remontés à la surface, a indiqué dans un communiqué le ministère des Situations d’urgence, qui a déployé plus de 100 secouristes sur place.

« Des recherches sont en cours pour 16 personnes », a indiqué Alrosa dans un communiqué. Pour sa part, le ministère des Situations d’urgence a assuré avoir établi le contact avec 134 mineurs au total, suggérant ainsi n’avoir aucune nouvelle de 17 personnes.

Selon les services de secours, l’eau qui s’est engouffrée dans la mine provient d’une carrière abandonnée contenant environ 300.00 m3 d’eau.

La télévision publique a diffusé des images issues des réseaux sociaux montrant d’impressionnants volumes d’eau crayeuse grisâtre s’engouffrant dans une salle de bureaux, ainsi que des trombes d’eau ruisselant du plafond de sombres couloirs souterrains.

Mir (« Paix » en russe), gisement exploité depuis 1958, était d’abord une carrière profonde de 1,3 kilomètre et d’un diamètre de plus de 500 mètres jusqu’à l’arrêt de la production à ciel ouvert en 2001.

Cet immense cratère a connu une seconde vie avec l’ouverture d’une mine souterraine en 2009, qui produit désormais un million de tonnes de minerai par an.

– Enquête –

Le directeur général d’Alrosa Sergueï Ivanov, le ministre des Situations d’Urgence Vladimir Poutchkov ainsi que le dirigeant de la région Iegor Borissov étaient attendus sur place. Le président Vladimir Poutine, actuellement en visite en Sibérie, a été informé des événements, a indiqué son porte-parole Dmitri Peskov à l’agence TASS.

Le parquet de la région a indiqué enquêter pour établir les circonstances de l’accident. L’antenne locale du Comité d’enquête, organisme dépendant directement du Kremlin et chargé des principales enquêtes, a ouvert une procédure pour « violation des normes de sécurité pour des travaux miniers ».

La dernière catastrophe minière meurtrière en Russie remonte à février 2016, quand deux coups de grisou ont fait 36 morts dans la mine de charbon Severnaïa dans le Grand Nord russe, près de la ville de Vorkouta.

En novembre 2014 dans l’Oural, une mine de potasse (minerai à la base des engrais agricoles) du groupe russe Uralkali avait été inondée sans faire de victime, perturbant sa production pendant de nombreux mois.

Premier producteur mondial de diamants, Alrosa a formellement été créée en 1996 pour réunir les entreprises de ce secteur actif depuis le XVIIIe siècle en Russie. Des pierres précieuses ont été trouvés pour la première fois à la fin des années 1940 en Iakoutie, immense région de plus de trois millions de kilomètres carrés frappée par un froid extrême en hiver.

La mine Mir représente près de 9% de la production totale d’Alrosa qui s’est élevée en 2016 à 37 millions de carats. Le groupe, contrôlé par les pouvoirs publics russes et coté à la Bourse de Moscou, a enregistré l’an dernier un chiffre d’affaires de 317 milliards de roubles soit 4,4 milliards d’euros au taux actuel, pour un bénéfice net de 133 milliards de roubles (1,9 milliard d’euros).

Romandie.com avec(©AFP / 04 août 2017 15h49)                

Accident de mine en Iran: 22 morts, peu d’espoir de survivants

mai 4, 2017

Des mineurs et secouristes à l’entrée de la mine où s’est produite une explosion accidentelle, le 3 mai 2017 à Azadshahr, dans le nord de l’Iran / © TASNIM NEWS/AFP / MOSTAFA HASSANZADEH

L’espoir de retrouver vivants au moins 14 mineurs pris au piège dans une mine de charbon du nord de l’Iran diminuait d’heure en heure jeudi, au lendemain d’une explosion accidentelle qui a déjà tué 22 hommes.

Les équipes de secours, aidées par les Gardiens de la révolution, l’armée d’élite d’Iran, poursuivaient sans relâche leurs tentatives pour sortir ces mineurs coincés à 1.400 mètres sous terre.

Mais « l’espoir de retrouver vivants » au moins 14 hommes bloqués dans un tunnel « est désormais réduit au minimum », a déclaré Sadegh-Ali Moghadam, directeur des situations d’urgence de la province de Golestan (nord) cité par l’agence officielle Irna.

Les medias iraniens, citant les services de secours, ont annoncé qu’un corps avait été retrouvé jeudi, s’ajoutant aux 21 retrouvés la veille.

Trois jours de deuil ont été décrétés dans la province de Golestan et le guide suprême Ali Khamenei, parlant de « tragédie amère », a exhorté les sauveteurs « à accroître autant que possible leurs efforts » pour retrouver les mineurs bloqués.

Le président Hassan Rohani a également ordonné à tous les services de l’Etat de se mobiliser pour aider les secours.

En présentant ses condoléances, il a affirmé que « ce douloureux accident » ayant affecté « des mineurs durs à la tâche », provoquait « la tristesse et le deuil de tout le peuple iranien ».

Le ministre des Mines et de l’industrie, Mohammad Reza Nematzadeh, a pour sa part indiqué que « la mine resterait fermée jusqu’à la fin de l’enquête » sur les causes précises et les responsabilités dans l’accident.

Les images de la télévision publique Irib montraient l’évacuation sur des civières de mineurs blessés, épuisés et choqués et l’activité incessante des services de secours à l’entrée d’un des tunnels de la mine.

Une trentaine de blessés

L’explosion a été provoquée par la tentative de mise en marche du moteur d’un chariot, selon les médias iraniens. Elle a causé l’effondrement d’une partie d’un tunnel de la mine de charbon, près de la ville d’Azad Shahr.

Les équipes de sauvetage ont injecté de l’oxygène dans le tunnel pour tenter de sauver les mineurs qui y étaient coincés et éviter une nouvelle concentration de gaz qui pourrait provoquer une autre explosion.

Dans un premier temps, les autorités avaient annoncé qu’au moins 70 mineurs étaient pris au piège, avant de revoir ce chiffre à la baisse.

Selon l’agence officielle Irna, une trentaine de mineurs blessés plus ou moins grièvement ont été admis dans différents hôpitaux de la région et douze autres sont sortis indemnes.

Outre les hommes des Gardiens de la révolution, des équipes du Croissant-Rouge iranien participent aux opérations de secours rendues difficiles en raison de la concentration de gaz.

La mine de charbon d’Azad Shahr, où travaillent 500 mineurs, « dispose de tunnels horizontaux longs de plus de 1.000 mètres et les mineurs sont bloqués à l’extrémité de (l’un de) ces tunnels », a affirmé l’agence officielle Irna.

Selon le directeur du Croissant-Rouge de la province, Hossein Ahmadi, cité par l’agence Tasnim, les secouristes ont réussi à aller « jusqu’à 800 mètres dans les tunnels mais ils ont eux-mêmes manqué d’oxygène ».

A deux semaines de l’élection présidentielle du 19 mai, à laquelle M. Rohani se présente pour un second mandat de quatre ans, cet accident tombe mal pour le président modéré.

Ses adversaires conservateurs accusent en effet son gouvernement de ne pas s’occuper suffisamment des classes les plus défavorisées et des travailleurs.

Sur les réseaux sociaux et les sites des médias conservateurs, le gouvernement de M. Rohani est d’ores et déjà accusé de ne pas se mobiliser assez pour venir en aide aux mineurs.

Romandie.com avec(©AFP / 04 mai 2017 13h14)                

Un Roumain, employé d’une mine, enlevé dans le nord du Burkina Faso

avril 4, 2015

Un Roumain, employé d'une mine, enlevé dans le nord du Burkina Faso
Un Roumain, employé d’une mine, enlevé dans le nord du Burkina Faso © AFP

Des hommes armés ont enlevé samedi un Roumain chargé de la sécurité d’une mine de manganèse dans le nord du Burkina Faso puis l’ont emmené vers le Mali voisin, a-t-on appris auprès de sources sécuritaires burkinabè et malienne.

« Un Roumain a été enlevé par cinq hommes qui ressemblent à des Touareg. Ils ont attaqué la mine de manganèse de Tambao » (nord), a déclaré un haut gradé de l’armée burkinabè, faisant état d’un gendarme « grièvement blessé » dans l’assaut.

« Ils ont d’abord tiré sur le gendarme, le blessant grièvement, avant d’enlever le Roumain qui, lui, n’était pas armé », a raconté à l’AFP un responsable de la gendarmerie burkinabè, indiquant que l’otage travaillait comme « agent de sécurité de la mine ».

Les auteurs du rapt, « des hommes enturbannés et armés », « se dirigeant vers la frontière malienne, nous avons envoyé des hommes armés pour éventuellement les intercepter », a fait savoir une source sécuritaire malienne.

Le Burkina Faso, un pays sahélien pauvre, avait jusqu’alors été épargné par les enlèvements d’Occidentaux touchant le Mali et le Niger frontaliers.

Le président burkinabè Blaise Compaoré, renversé par la rue fin octobre après 27 ans de règne, faisait office de médiateur entre Bamako et une rébellion à dominante touareg du nord du Mali.

Cette région est tombée au printemps 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda.

Ces jihadistes ont été dispersés et partiellement chassés de cette zone par une opération militaire internationale lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, et toujours en cours. Mais des zones entières échappent au contrôle de Bamako.

La mine de manganèse de Tambao, qui dispose de réserves estimées à 100 millions de tonnes, a été octroyée à la société Pan African Minerals de l’homme d’affaire australo-roumain Frank Timis.

Tambao se trouve à environ 350 km à vol d’oiseau de Gao, une importante ville malienne près de laquelle un employé de la Croix-Rouge a été tué fin mars par le Mujao, un groupe jihadiste

Jeuneafrique.com avec AFP

Tunisie : un soldat tué dans l’explosion d’une mine posée par des jihadistes

mars 22, 2015

Tunis – Un soldat tunisien a été tué dimanche soir dans l’explosion d’une mine posée par des jihadistes dans une région montagneuse de l’ouest de la Tunisie, à la frontière avec l’Algérie, a annoncé à l’AFP le porte-parole du ministère de la Défense.

Un militaire a été tué et deux autres ont été blessés lorsqu’une mine a explosé au passage de leur véhicule sur les hauteurs ouest, à la frontière avec l’Algérie, a indiqué Belhassen Oueslati, sans vouloir préciser le lieu exact parce qu’une opération était en cours.

La mine a été posée par des éléments terroristes, a-t-il ajouté.

La Tunisie, qui vient d’être frappée par un attentat revendiqué pour la première fois par le groupe Etat islamique (EI), tente depuis la fin 2012 de neutraliser – sans succès pour l’instant – un groupe lié à Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), actif dans les massifs montagneux et forestiers à la frontière algérienne.

Plusieurs dizaines de soldats, policiers et gendarmes ont été tués dans des incidents liés à une mouvance jihadiste en plein essor depuis la révolution de 2011, notamment lors d’attaques les visant ou dans l’explosion de mines.

Mercredi, deux hommes armés ont ouvert le feu au musée du Bardo à Tunis, tuant 20 touristes et un policier tunisien. Revendiquée par l’EI, il s’agit de la première attaque à viser des étrangers depuis la révolution.

Romandie.com avec(©AFP / 22 mars 2015 23h43)