Posts Tagged ‘Mineurs’

Colombie: course contre la montre pour sauver 11 mineurs d’or bloqués sous terre

mars 29, 2021

Les services de secours étaient engagés lundi dans une course contre la montre pour sauver 11 ouvriers bloqués depuis trois jours par une inondation dans une mine d’or illégale à Neira, dans le nord-ouest de la Colombie.

Les pompiers et sauveteurs tentent de porter secours aux mineurs disparus de Neira (Colombie) le 27 mars 2021

© John BONILLA Les pompiers et sauveteurs tentent de porter secours aux mineurs disparus de Neira (Colombie) le 27 mars 2021

« Nous avons encore 11 personnes disparues (…) nous espérons que dans moins de 48 heures » elles soient secourues, a déclaré à la presse Luis Velasquez, gouverneur du département de Caldas, où se trouve Neira. 

Les mineurs sont bloqués dans un puits de 17 m de fond, inondé vendredi suite à de fortes pluies. Selon l’Agence nationale des mines (ANM), les secours ont activé des pompes pour en évacuer l’eau. 

« Nous avons des problèmes car la communication est très difficile, l’accès à la zone aussi », a admis le ministre des Mines et de l’Energie, Diego Mesa, dans une vidéo transmise aux médias. Il a ajouté qu’il s’agissait d’un mine « non autorisée ».

Les pompiers et sauveteurs tentent de porter secours aux mineurs disparus de Neira (Colombie) le 27 mars 2021

© John BONILLA Les pompiers et sauveteurs tentent de porter secours aux mineurs disparus de Neira (Colombie) le 27 mars 2021

Les accidents de ce type sont fréquents en Colombie, où les revenus tirés d’exploitations minières clandestines dépassent ceux du trafic de drogue, selon le parquet.

Plusieurs groupes armés de ce pays, confronté depuis près de soixante ans à une guerre interne complexe, se financent essentiellement par ces deux activités.

Depuis le début de l’année, les accidents miniers ont déjà fait 33 morts, selon l’ANM, contre 171 en 2020 et 82 en 2019.

Les minéraux d’extraction légale représentent avec le pétrole les principales ressources d’exportation de la Colombie, 4e économie d’Amérique latine.

Avec AFP par jss/vel/mls/fpp/ybl

Le mariage d’enfants au Canada n’est pas un phénomène isolé, relèvent des chercheuses

janvier 15, 2021

 

© Fournis par La Presse Canadienne

MONTRÉAL — Les mariages de filles et de garçons mineurs au Canada ne sont pas que quelques cas isolés: plus de 3600 certificats de mariage ont été délivrés pour des mineurs entre 2000 et 2018, la plupart pour des filles. Et ce chiffre n’inclut pas toutes les unions de fait qui passent sous le radar.

Plus précisément, ce sont 3687 enfants de 14 à 17 ans qui se sont officiellement mariés durant cette période, est-il rapporté dans une récente recherche de l’Université McGill. Et la très grande majorité étaient des filles (85 %).

Au Québec, ils ont été près de 600 entre 2000 et 2018, âgés de 16 et 17 ans.

Des chercheuses de l’Université McGill, Alissa Koski et Shelley Clark, ont mis en lumière ce phénomène. Leur étude, publiée dans la revue Population and Development Review, est la première à recenser la fréquence des mariages d’enfants au pays.

Un travail de moine pour les deux chercheuses qui ont décortiqué plusieurs bases de données, dont les chiffres du recensement et les registres de l’état civil de toutes les provinces et tous les territoires — et corrélé leurs résultats.

C’est en Alberta et au Manitoba, ainsi que dans les territoires, que les mariages en bonne et due forme ont été les plus nombreux. 

Aussi, les enfants nés au Canada sont un peu plus susceptibles de se marier que ceux nés à l’étranger, ont constaté les chercheuses.

Depuis 2015, il faut avoir au moins 16 ans pour se marier au Canada, et l’accord des parents est nécessaire. Mais avant cela, chaque province avait ses propres règles, et certaines le permettaient même dès l’âge de 14 ans. 

Le Québec se distingue à ce chapitre: les jeunes de 16 et 17 ans doivent obtenir l’autorisation d’un juge pour se marier.

À ce sujet, les chercheuses veulent briser un mythe. Le mariage de mineurs ne ressemble pas à cette idée romantique que l’on peut se faire d’une jeune fille qui épouse son petit ami de l’école secondaire après leur remise de diplômes. Il s’agissait le plus souvent de jeunes filles et leur époux était généralement plus âgé, un modèle conforme à ce qui se pratique partout dans le monde, précisent-elles. Le plus souvent, la différence d’âge était de cinq ans, mais elle allait jusqu’à 20 ou 30 ans de plus, a souligné Mme Koski.

Unions de fait

«Les mariages formels ne sont que la pointe de l’iceberg», a déclaré en entrevue Alissa Koski, coauteure de l’article et professeure adjointe au Département d’épidémiologie, de biostatistique et de santé au travail de l’Université McGill. Shelley Clark, elle, est titulaire de la Chaire de sociologie James-McGill.

Car avec le temps, les choses ont changé: il y a désormais plus de mineurs canadiens en unions de fait que mariés.

Il est toutefois plus difficile de cerner l’ampleur du phénomène — sans le bénéfice des certificats de mariage —, mais en décortiquant les données des recensements, Mme Koski a relevé pour une seule année (2016) un total de 2160 unions de fait impliquant un jeune de moins de 18 ans.

Pourquoi ce changement? «Nous ne pouvons le savoir avec certitude», a répondu Mme Koski. 

Mais elle émet toutefois deux hypothèses: puisque les mariages impliquant des enfants sont de plus en plus mal vus, et perçus comme nuisibles, il est possible que plusieurs se tournent vers l’union de fait.

Une autre possibilité découle des conséquences d’une politique canadienne: durant la période à l’étude, il est devenu impossible de parrainer un époux ou une épouse d’un autre pays qui a moins de 18 ans.

Une forme d’hypocrisie, juge Mme Koski: vous pouvez vous marier ici avec une fille de 16 ans, mais vous ne pouvez parrainer une épouse de 16 ans.

Les unions de fait peuvent être tout aussi dommageables que les mariages en bonne et due forme, préviennent les chercheuses. À vrai dire, elles offrent souvent une moins bonne protection sociale, juridique et économique. Au Québec, par exemple, les personnes en union de fait n’ont pas droit à la pension alimentaire ni au partage des biens en cas de rupture.

Les Nations unies ont identifié le mariage d’enfants comme l’un des indicateurs les plus importants de l’inégalité entre les sexes dans le monde, parce que ses conséquences sur la santé et le développement personnel touchent un nombre disproportionné de filles.

Pour les filles, le fait de se marier si jeunes est associé à toutes sortes de conséquences négatives: elles sont plus à risque de vivre de la violence conjugale et de contracter des ITS. Elles risquent aussi d’avoir des enfants en bas âge: elles seront ainsi plus susceptibles d’abandonner l’école jeunes, et leurs opportunités économiques en sont d’autant réduites.

«Elles en subiront les conséquences pour le reste de leur vie».

Mme Koski déplore que le mariage d’enfants retienne l’attention dans les pays en voie de développement, mais qu’un pays bien nanti comme le Canada passe en bonne partie sous le radar.

Pourtant, le gouvernement canadien déploie des efforts de politique étrangère, et alloue des fonds pour que le mariage d’enfants cesse ailleurs dans le monde.

Sur la page d’Affaires mondiales Canada, l’on peut lire que «Chaque année, on estime que 12 millions de filles âgées de moins de 18 ans sont forcées de se marier. (…) Nous informons les gens sur les effets dévastateurs des mariages d’enfants, précoces et forcés. Nous travaillons dans des pays en développement avec des filles, leur famille, leur collectivité et avec les gouvernements en vue d’éliminer cette pratique néfaste.»

Pendant ce temps, il se pratique en toute légalité au Canada, note la chercheuse.

Par Stéphanie Marin, La Presse Canadienne

Colombie: plus de 100 militaires impliqués dans des abus sexuels de mineurs

juillet 1, 2020

Plus d’une centaine de militaires font l’objet d’une enquête pour abus sexuel présumé contre des mineurs, a admis mercredi le chef de l’armée de terre, suite au scandale des viols collectifs de deux adolescentes indigènes par des soldats.

«Avec douleur, je veux informer tous les Colombiens (…) qu’à ce jour, selon une vérification détaillée que nous avons effectuée depuis l’année 2016, nous avons 118 membres impliqués dans des cas présumés d’actes sexuels abusifs et violents contre des mineurs», a déclaré le commandant de l’armée de terre, le général Eduardo Zapateiro, lors d’une conférence de presse virtuelle.

Selon cet officier, le Parquet et l’armée enquêtent sur tous les cas afin de déterminer les actions pénales, disciplinaires et administratives à prendre.

«Sur les 118 impliqués, 45 ont été retirés de l’armée de terre» et 73 font l’objet de procédures au sein de l’institution militaire, a-t-il précisé.

Le général Zapateiro a fait ces déclarations, sous la pression du scandale des viols de mineures indigènes par des soldats, qui a suscité de vives manifestations de rejet en Colombie.

Le 25 juin, les autorités indigènes avaient dénoncé le fait qu’une fille âgée de 13 ans ait été séquestrée et violée par des soldats qui patrouillaient le territoire de la communauté Embera Chami, dans l’ouest du pays.

Sept militaires ont admis leur culpabilité pour le viol de cette mineure et sont détenus dans une caserne, sous la surveillance des forces de l’ordre.

Le général Zapateiro a affirmé avoir aussi écarté les trois sous-officiers qui étaient à la tête du peloton dans la zone.

Quatre jours plus tard, un autre viol avait été dénoncé, commis par un groupe de militaires contre une adolescente âgée de 15 ans, de l’ethnie Nukak Maku, en septembre 2019.

Le chef de l’armée de terre a déploré ces abus et affirmé qu’il s’agit de «conduites individuelles» et non «systématiques» au sein des 240.000 membres de cette force.

Le gouvernement du président de droite Ivan Duque a également rejeté ces crimes, dénoncés une semaine après que le parlement ait voté une réforme constitutionnelle permettant de condamner à la prison à perpétuité les violeurs et les assassins d’enfants et adolescents de moins de 14 ans. Cette peine ne pourra s’appliquer rétroactivement à ces militaires, étant donné que la loi n’a pas encore été promulguée, selon des juristes.

Plus de 22.000 mineurs de moins de 18 ans ont été victimes de crimes sexuels et 708 d’homicides l’an dernier en Colombie, selon des statistiques de l’autorité médico-légale.

Par Le Figaro avec AFP

Agressions sexuelles sur mineurs: des centaines de nouvelles plaintes à New York

août 14, 2019

Sexual Abuse Survivors Speak About The Child Victims Act Naming The Catholic Conference Of Major Superiors Of Men In Coverup

En février dernier, des centaines de personnes avaient déjà porté plainte. SPENCER PLATT / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

L’État de New York a adopté une nouvelle loi permettant pendant un an à toute victime présumée de demander réparation quelle que soit l’ancienneté des agressions subies.

Les tribunaux new-yorkais ont enregistré mercredi des centaines de nouvelles plaintes au civil pour agressions sexuelles sur mineurs, en vertu d’une nouvelle loi permettant, pendant un an, à toute victime présumée de demander réparation, quelle que soit l’ancienneté des agressions subies. Le «Child Victims Act» avait été ratifié par l’Etat de New York en février, à la grande joie des associations de victimes, après avoir été longtemps combattu par l’Eglise catholique.

Il prévoit notamment une fenêtre d’un an, à compter de ce mercredi, pendant laquelle aucun délai de prescription ne peut être invoqué. On ignorait le nombre total de plaintes déposées mercredi dans les multiples tribunaux de cet Etat de 20 millions d’habitants, qui compte plus de 7 millions de catholiques. Un avocat, Jeff Anderson, spécialisé dans la défense de victimes de crimes sexuels, a déclaré que sa seule firme allait déposer plus de 200 plaintes au nom de victimes présumées de membres du clergé, plus d’autres plaintes contre des chefs scouts, des professeurs et des médecins.

«C’est un grand moment pour les courageux rescapés qui ont attendu si longtemps pour obtenir justice à New York», a-t-il déclaré. «Ils ont maintenant la possibilité de reprendre le pouvoir qui leur avait été enlevé quand ils étaient enfants et d’entamer leur guérison». «Jamais je n’aurais imaginé voir ce jour», a indiqué une de ses clientes, Jeanne Marron, qui a raconté avoir été sexuellement agressée par un professeur de son lycée catholique dans les années 1970, à partir de l’âge de 15 ans. Le nombre de dossiers attendu est tel que 45 juges – dont 12 pour la seule ville de New York – ont été spécialement désignés pour les traiter, a indiqué le chef des tribunaux new-yorkais, dans un communiqué.

Ces dossiers sont «très importants, soulèvent de nombreuses questions juridiques, et doivent être jugés de façon aussi cohérente et rapide que possible», a-t-il indiqué. Au-delà de cette fenêtre d’un an, la nouvelle loi allonge les délais de prescription pour les crimes d’agressions sexuels sur mineurs: les victimes présumées auront désormais jusqu’à l’âge de 28 ans, au lieu de 23 auparavant, pour poursuivre les criminels au pénal, et jusqu’à 55 ans pour les attaquer au civil.

Depuis la publication, en août 2018, d’un rapport choc sur des décennies d’agressions sexuelles en Pennsylvanie, de nombreux Etats ont relancé des enquêtes pour mettre au jour les abus causés au sein de l’Eglise et obliger la hiérarchie catholique à ouvrir ses archives

Par Le Figaro.fr avec AFP

Afrique du Sud: 350 millions de dollars d’indemnité pour des mineurs malades

juillet 26, 2019

 

Un tribunal sud-africain a approuvé ce vendredi un accord garantissant une indemnisation financière de cinq milliards de rands (350 millions de dollars) à des milliers de mineurs qui avaient intenté un recours collectif après être tombés malades de la silicose dans les mines d’or de six géants du secteur.

Cet accord garantit des dommages et intérêts à ceux qui ont travaillé dans les mines incriminées de mars 1965 à aujourd’hui, soit potentiellement à plus de 100.000 ex mineurs ayant contracté une infection pulmonaire ou à leurs familles.

L’action en justice concerne six sociétés: African Rainbow Minerals, Anglo American SA, AngloGold Ashanti, Gold Fields, Harmony et Sibanye Stillwater. «Toutes les parties ont fait un effort pour que l’accord soit raisonnable, acceptable et équitable», selon la Haute Cour de Gauteng à Johannesburg. «Les négociations ont permis d’aboutir aux meilleures conditions possibles», a-t-elle ajouté.

Cet accord est le résultat d’années de batailles judiciaires après que la Cour constitutionnelle a décidé en 2011 que les mineurs qui avaient souvent accepté de petites compensations pouvaient encore attaquer les groupes miniers en justice. Beaucoup de ceux touchés par la maladie sont de pauvres migrants venant du Lesotho, du Swaziland et du Mozambique. Les mines sud-africaines, qui ont attiré des travailleurs de toute la région pendant les 130 années qui ont suivi la découverte des plus grandes réserves d’or du monde, sont parmi les plus profondes et les plus dangereuses au monde.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Espagne: des mineurs de l’Aquarius fuguent de leur résidence

juin 22, 2018

Vingt-huit mineurs débarqués du navire de réfugiés Aquarius accueillis en Espagne ont fui leur hébergement jeudi mais ont été retrouvés, ont annoncé vendredi les autorités.

« 28 se sont échappés hier, pendant la journée » et « ils sont tous de retour au centre », à Alicante, sur la côte méditerranéenne, a déclaré à l’AFP un porte-parole du gouvernement régional vendredi vers 12H00 (10H00 GMT).

Les mineurs étaient hébergés dans une auberge de cette ville à quelque 150 kilomètres au sud de Valence, le port où ils avaient été débarqués dimanche après un long périple en Méditerranée.

Les autorités n’étaient pas immédiatement en mesure de préciser l’âge, la nationalité ou les raisons de la fugue des mineurs.

L’Espagne a accueilli 630 migrants, dont 140 mineurs, à bord du bateau Aquarius, après le refus de l’Italie d’ouvrir ses ports à ce bateau affrété par SOS Méditerranée et Médecins sans frontières.

Près de la moitié veulent demander l’asile en France, selon le gouvernement espagnol.

Romandie.com avec (©AFP / 22 juin 2018 12h52)                                                        

Afrique du Sud: un millier de mineurs secourus après 30 heures sous terre

février 2, 2018

L’un des 955 mineurs piégés au fond d’une mine, près de la ville de Welkom, salue à sa sortie, le 2 février 2018 en Afrique du Sud / © AFP / GIANLUIGI GUERCIA

Un millier de mineurs piégés sous terre pendant une trentaine d’heures dans une mine d’or d’Afrique du Sud à la suite d’une coupure de courant sont remontés à la surface sains et sauf vendredi, accueillis par leurs familles soulagées.

« C’était stressant. Il n’y avait pas beaucoup de ventilation », a témoigné à l’AFP un mineur, Mike Khonto, sorti indemne à l’aube. « Heureusement, nos chefs nous ont fait parvenir de la nourriture et de l’eau », a-t-il raconté.

Les ouvriers de la compagnie Sibanye Gold de Beatrix, près de la ville de Welkom (centre), étaient prisonniers des galeries de la mine depuis un violent orage survenu mercredi soir, qui avait coupé l’électricité et bloqué les ascenseurs.

Les générateurs, censés prendre le relais, n’ont pas tous fonctionné, piégeant l’équipe de nuit.

Le courant a finalement été rétabli vendredi vers 02H00 du matin (00H00 GMT), permettant la remise en marche des monte-charge.

En l’espace de moins de deux heures, les 955 mineurs encore bloqués ont été ramenés à la surface, selon le porte-parole de la compagnie James Wellsted. Aucun mort ou blessé grave n’est à déplorer. Quelques employés souffrent de déshydratation et de forte pression artérielle mais « rien de grave », a-t-il assuré à l’AFP.

Au lever du soleil, les mineurs ont quitté en bus, dans leur tenue de travail et casque sur la tête, le puits numéro 3, a constaté une journaliste de l’AFP.

« Vous voyez comment les patrons nous traitent », a lancé l’un d’eux depuis un autobus.

Une jeune femme, elle, retrouvait le sourire après des heures d’angoisse. « On est soulagés », a-t-elle reconnu après avoir passé la nuit dans sa voiture, devant la mine, dans l’attente de nouvelles de son oncle.

– ‘Expérience traumatique’ –

Dans la nuit, la mine avait acheminé, grâce à une capsule, des vivres aux mineurs piégés. Ils « ont vécu une expérience traumatique », a reconnu le porte-parole de la mine.

De retour à l’air libre, ils devaient subir un examen médical et recevoir un soutien psychologique, ainsi que leurs familles.

L’incident a immédiatement relancé la controverse sur la sécurité de l’industrie minière.

« On aurait pu éviter » cet accident, a assuré un employé de la mine sous couvert d’anonymat. « Ils auraient dû avoir des générateurs qui fonctionnaient. La sécurité est le dernier de leur souci. Ce qui compte, c’est la production », a-t-il affirmé furieux.

L’Association du syndicat des mineurs (AMCU) a dénoncé « le manque de plans de secours à la mine en terme de sources alternatives d’électricité ».

La principale centrale syndicale du pays, la Cosatu, a pour sa part demandé « une enquête » et exigé que la compagnie soit « tenue responsable pour négligence ».

« Les grands groupes multinationaux comme Sibanye-Stillwater font très peu pour empêcher les accidents alors qu’ils devraient être les premiers à développer une culture de la sécurité », a regretté le Syndicat national des mineurs (NUM).

La mine s’est défendue en affirmant qu’il s’agissait d’une situation « extrêmement inhabituelle », puisque des générateurs ont, selon Sibanye Gold, été endommagés par l’orage.

Les accidents miniers sont fréquents en Afrique du Sud, qui possède les mines les plus profondes au monde. En 2015, 77 personnes y sont mortes, selon la Chambre sud-africaine des mines.

En août dernier, 5 mineurs sont morts dans une mine d’or proche de Johannesburg, ensevelis par l’effondrement d’une galerie.

Pendant des décennies, l’extraction minière, particulièrement de l’or, a porté à bout de bras la croissance de l’économie sud-africaine. Sa production a toutefois récemment chuté à cause de l’épuisement de ses réserves.

Romandie.com avec(©AFP / 02 février 2018 11h41)                

Afrique du Sud: 950 mineurs bloqués sous terre par une panne d’électricité (compagnie)

février 1, 2018

Johannesburg – Un total de 950 mineurs étaient bloqués sous terre jeudi dans une mine d’or en Afrique du Sud à la suite d’une coupure d’électricité provoquée par une tempête, a annoncé la compagnie propriétaire de la mine, assurant qu’ils « semblaient » en bonne santé.

« La nuit dernière, il y a eu une tempête dans la province du Free State (centre) qui a provoqué une coupure de courant dans la mine, donc nous n’avons pas pu remonter ce matin à la surface les travailleurs de la nuit », a déclaré James Wellsted, porte-parole de la société Sibanye-Stillwater, interrogé sur la chaîne de télévision eNCA.

« Il y a encore 950 mineurs qui doivent être remontés à la surface » de la mine de Beatrix près de la ville de Welkom, a-t-il expliqué, ajoutant que 64 étaient de retour à l’air libre.

Les mineurs encore sous terre sont bloqués à environ 1.000 mètres de profondeur.

« Tous les employés semblent bien aller », a assuré à l’AFP le porte-parole, précisant que des vivres et de l’eau étaient en cours d’acheminement vers les mineurs.

Les générateurs de la mine censés prendre le relais en cas de coupure d’électricité ne fonctionnent pas, a reconnu M. Wellsted.

L’Association du syndicat des mineurs (AMCU) a dénoncé « le manque de plans de secours à la mine en terme de sources alternatives d’électricité » et parlé d’un « incident très grave compte tenu du nombre élevé » de mineurs bloqués.

Les accidents miniers sont fréquents en Afrique du Sud, qui possède les mines les plus profondes au monde. En 2015, 77 personnes sont mortes dans les mines, selon la Chambre sud-africaine des mines.

Romandie.com avec(©AFP / 01 février 2018 14h57)                                            

Tanzanie: 15 mineurs secourus après au moins deux jours sous terre

janvier 29, 2017

Dar es Salaam – Quinze mineurs coincés depuis au moins deux jours à 35 mètres de profondeur à la suite de l’effondrement d’un puits de mine d’or artisanale de la province de Geita, dans le nord-ouest de la Tanzanie, ont été secourus dimanche, ont annoncé un témoin et les médias locaux.

« Ils sont tous encore en vie, on ne déplore heureusement aucun mort dans cet accident, même si certains apparaissent très affaiblis », a déclaré à l’AFP Elias Makundi, un témoin joint par téléphone, disant avoir accompagné un proche des mineurs sur les lieux de l’accident.

Les médias locaux ont précisé que les 15 hommes – 14 Tanzaniens âgés de 19 à 33 ans et un Chinois – avaient été extraits dans la matinée de cette mine exploitée par une entreprise chinoise. Ils ont également publié des photos des rescapés, couverts de boue, aidés par des sauveteurs ou étendus sur le sol enroulés dans des couvertures.

Les quinze hommes, coincés à 35 mètres de profondeur sans boire ni manger pendant au moins deux jours – certains affirment que le puits s’est effondré jeudi, d’autres vendredi – ont été emmenés dans un hôpital.

« Nous continuons à les stabiliser et à suivre l’évolution de leur état, nous espérons qu’ils pourront commencer à quitter l’hôpital à partir de demain » (lundi), a notamment déclaré Joseph Kisala, un responsable médical de la région de Geita, cité par le journal d’Etat Daily News.

Quelques heures avant de sauver les mineurs, les sauveteurs avaient fait parvenir aux sinistrés du papier et un stylo grâce à un câble. Ces derniers avaient pu renvoyer un message dans lequel ils demandaient de l’eau et de la nourriture.

La Tanzanie est le quatrième producteur africain d’or et le métal précieux est l’une des principales sources de devises du pays. Les effondrements de puits de mines artisanaux y sont fréquents, les mineurs n’ayant souvent pas les outils et matériaux nécessaires pour les étayer convenablement.

En novembre 2015, cinq mineurs avaient été retrouvés vivants après être restés coincés 41 jours à 100 mètres sous terre à la suite de l’effondrement d’un puits de mine près de la ville de Shinyanga, dans le nord-ouest de la Tanzanie.

Romandie.com avec(©AFP / 29 janvier 2017 16h20)             

Trente-six morts dans des coups de grisou dans le Grand Nord russe

février 28, 2016

Deux coups de grisou ont fait 36 morts en trois jours dans une mine de charbon du Grand Nord de la Russie, a indiqué la compagnie exploitant le site. Il s’agit de l’accident le plus meurtrier dans le pays ces dernières années.

Quatre personnes avaient été tuées jeudi par un premier coup de grisou et 26 mineurs portés disparus. La compagnie Vorkoutaougol, qui exploite la mine de charbon de Severnaïa, a annoncé dimanche que ces derniers sont désormais considérés comme morts. Elle a aussi annoncé la fin des opérations de sauvetage auxquelles participaient depuis jeudi des centaines de personnes.

Une nouvelle explosion de méthane dimanche dans la mine a entraîné la mort de six autres personnes, a indiqué un porte-parole du ministère des Situations d’urgence dans la région arctique de Komi. Les victimes sont cinq sauveteurs et un mineur. La déflagration s’est produite alors que 77 personnes se trouvaient encore au fond de la mine.

Le feu brûle toujours
Une porte-parole de Vorkoutaougol, Tatiana Bouchkova, a précisé dans un courriel adressé à l’AFP qu’un feu brûlait toujours dans le puits de la mine et que de nouvelles explosions étaient à craindre. Au total, 71 personnes ont été remontées vivantes à la surface, dont onze blessées.

Le ministre des Situations d’urgence Vladimir Poutchkov, qui s’était rendu sur place jeudi, avait indiqué que les centaines de secouristes travaillaient dans des conditions difficiles, sans visibilité, avec de la fumée, des éboulements, tandis que des explosions de gaz se poursuivaient.

Au total, 110 personnes étaient présentes dans la mine lors du premier coup de grisou jeudi, survenu à une profondeur de 748 mètres. Trois jours de deuil ont été décrétés dans la région à partir de dimanche après la catastrophe minière.

Conditions extrêmes
Une enquête criminelle a été ouverte pour déterminer s’il y avait eu des violations des règles de sécurité. Vorkoutaougol a assuré avoir investi des fonds importants ces dernières années dans la sécurité de cette mine.

Connue pour ses conditions climatiques extrêmes, la région de Vorkouta, située à près de 2000 km au nord-est de Moscou, abritait à l’époque stalinienne des camps comptant plusieurs dizaines de milliers de détenus employés dans les mines. A la fermeture des camps dans les années 50, l’exploitation des mines s’est poursuivie.

Les accidents mortels dans les mines de Russie, comme ailleurs en ex-URSS, sont fréquents. Ils sont souvent provoqués par la vétusté des infrastructures ou la violation des règles de sécurité. L’accident minier le plus meurtrier de ces dernières années en Russie avait fait au moins 73 morts en mai 2010, toujours dans la région de Kemerevo.

Romandie.com