Posts Tagged ‘Mineurs’

Quatre mineurs secourus en Chine après 36 jours passés sous terre

janvier 29, 2016

Pékin – Quatre mineurs ont été secourus après avoir passé 36 jours bloqués à plus de 200 mètres au fond d’une mine de gypse de la province de Shandong, dans l’est de la Chine, ont annoncé vendredi les médias d’Etat.

L’opération de sauvetage à proprement parler a duré deux heures, les quatre hommes ayant été remontés un à un à la surface à bord d’une étroite capsule, selon la chaîne de télévision publique CCTV.

Les mineurs avaient auparavant été atteints grâce au creusement d’un tunnel par les secours. Ils ont ensuite été enveloppés dans des couvertures et emmenés en ambulance, a montré CCTV.

Ils n’ont pas subi de blessures importantes et devraient rapidement pouvoir rentrer chez eux, a affirmé un responsable de l’hôpital où ils ont été emmenés à l’agence officielle Chine Nouvelle.

En tout, 29 mineurs avaient été bloqués sous terre par l’effondrement le 25 décembre, pour des raisons toujours inconnues, de cette mine située à Pingyi.

Onze d’entre eux avaient été libérés dès le lendemain, l’un d’entre eux a été découvert mort et treize autres restent encore disparus.

Ce n’est que cinq jours après l’effondrement, le 30 décembre, que de premiers signes de vie avaient été détectés, a expliqué Chine nouvelle.

Les sauveteurs avaient réussi le 8 janvier à entrer en contact avec les quatre mineurs, qui ont entre 36 et 58 ans, puis leur avaient fait parvenir via le tunnel des vivres, des vêtements et des lampes.

Toutefois, des conditions géologiques complexes ont rendu difficiles les opérations de secours: le tunnel était fragile et des chutes de rochers se produisaient.

Le propriétaire de la mine s’est suicidé en se noyant tout près, peu après la catastrophe.

Cet accident est le dernier en date d’une très longue liste en Chine, les règles de sécurité étant souvent ignorées pour réduire les coûts, avec la complicité de responsables locaux corrompus.

Quatre responsables locaux, dont le chef local du parti communiste chinois, ont été démis de leurs fonctions depuis la catastrophe.

Les autorités locales avaient ordonné à cette mine de gypse et à d’autres mines dans la région l’arrêt de la production en octobre, en raison de risques détectés d’affaissement de terrain, mais elles avaient continué à opérer en secret, selon le quotidien Beijing Times.

Romandie.com avec(©AFP / 29 janvier 2016 19h59)

Abus en Centrafrique: l’ONU nie avoir voulu étouffer l’affaire

mai 1, 2015

L’ONU a nié vendredi avec vigueur avoir voulu étouffer l’affaire des abus sexuels qui auraient été commis par des soldats français en Centrafrique. Le Haut Commissariat a suspendu l’un de ses fonctionnaires parce qu’il n’a pas respecté les règles de procédure internes.

Cette sanction administrative a soulevé des critiques. Une page a été ouverte sur Facebook « Osons soutenir Anders Kompass », du nom du fonctionnaire suédois, directeur des opérations du Haut Commissariat aux droits de l’homme à Genève, mis en congé payé. Plusieurs ONG ont protesté contre cette mesure disciplinaire.

Le président de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) Yves Berthelot a ainsi déclaré vendredi que « le message envoyé par l’ONU dans ce cas est profondément troublant ».

« Nous constatons le silence sur la question des violences sexuelles par des troupes internationales maintenant sous mandat de l’ONU. Et nous voyons qu’un membre du Haut Commissariat a été réprimandé pour avoir transmis un rapport aux autorités compétentes en France », a affirmé le responsable de l’OMCT.

Règles internes bafouées
Pressé de questions au point de presse des agences de l’ONU à Genève, le porte-parole du Haut Commissariat Rupert Colville a affirmé qu’Anders Kompass n’a pas été sanctionné pour avoir transmis le rapport aux autorités françaises dès le mois de juillet 2014, mais pour n’avoir pas respecté les règles de protection des victimes.

« Une enquête interne de l’ONU est en cours contre ce fonctionnaire parce qu’il a communiqué le rapport à des sources externes au mépris des procédures et des règles de protection des victimes et des témoins », a expliqué M. Colville.

« Les victimes et les témoins sont très vulnérables à des représailles. Nous sommes préoccupés par le fait que des copies ont été transmises récemment avec les noms des victimes », a dit le porte-parole. Il a dénoncé le fait qu’au moins une victime a été contactée à plusieurs reprises par des médias et a demandé que les noms ne soient plus communiqués.

Interrogé sur la raison pour laquelle les informations sur ces abus n’ont pas été rendues publiques auparavant par l’ONU, le porte-parole a affirmé qu’il faut attendre les résultats de l’enquête menée par les autorités françaises. C’est la pratique en la matière, a-t-il dit.

Romandie.com

Centrafrique: l’ONG Save the Children réclame la « transparence »

mai 1, 2015

L’ONG Save the Children s’est déclarée « vivement préoccupée » par les accusations d’abus sexuels sur des enfants par des soldats français en Centrafrique, demandant aux Nations Unies et à la France de faire « toute la lumière » sur cette affaire, selon un communiqué transmis vendredi à l’AFP.

« Si ces faits sont avérés, il importera de prendre les sanctions les plus fermes contre leurs auteurs », affirme l’ONG.

L’ONU doit « veiller à ce que les enfants victimes de ces abus soient protégés et bénéficient de tout le soutien psycho-social dont ils ont besoin », a déclaré Natasha Quist, directrice de Save the Children pour l?Afrique de l?Ouest et centrale, citée dans le document.

Elle « exhorte les Nations Unies et les autorités françaises à prendre toutes les mesures nécessaires pour faire au plus vite toute la lumière sur cette affaire, en étant notamment transparent dans les enquêtes dont l?ouverture a été annoncée ».

« Des travailleurs humanitaires et des éléments des forces de maintien de la paix ont à plusieurs reprises été impliqués dans des cas de violation des droits des enfants, y compris le viol ou l?échange de nourriture contre des faveurs sexuelles », déplore Save the Children.

« Les soldats sont en première ligne dans les situations de conflit complexes et souvent les seuls qui peuvent assurer que les droits des enfants sont protégés », rappelle l’ONG.

Après des révélations du quotidien britannique The Guardian, le ministère français de la Défense a expliqué mercredi avoir été saisi « de témoignages d’enfants centrafricains accusant d’agressions sexuelles des militaires français de l’opération Sangaris ».

Le parquet de Paris a ouvert une enquête en juillet 2014.

Ces témoignages ont été recueillis par des personnels de l’ONU déployés en Centrafrique. Ils « retracent des faits qui auraient été commis sur une dizaine d’enfants, sur le site de l’aéroport de M’Poko (à Bangui), entre décembre 2013 et juin 2014 », précise le ministère, qui dit avoir « pris et prendra toutes les mesures nécessaires pour permettre la manifestation de la vérité ».

Jeuneafrique.com avec AFP

Centrafrique: l’armée française menacée d’un scandale potentiellement dévastateur

mai 1, 2015

Centrafrique: l'armée française menacée d'un scandale potentiellement dévastateur
Centrafrique: l’armée française menacée d’un scandale potentiellement dévastateur © AFP

L’armée française, habituée aux interventions en Afrique, fait face à un scandale aux effets potentiellement dévastateurs à la suite d’accusations d’enfants selon lesquels des soldats les ont violés lors de l’opération Sangaris en 2014 en Centrafrique.

« Si certains militaires se sont mal comportés, je serai implacable », a réagi jeudi le président François Hollande, alors que le ministère de la Défense et l’armée, sur la défensive, ont multiplié les déclarations pour souligner ne vouloir rien cacher.

Les témoignages circonstanciés des enfants, contenus dans un rapport de l’ONU, portent sur une période allant de décembre 2013 à juin 2014 et ont justifié l’ouverture d’une enquête préliminaire en juillet 2014 à Paris restée secrète jusqu’à ce qu’un article du quotidien britannique The Guardian révèle l’affaire mercredi.

Jeudi, une source judiciaire française a précisé que 14 soldats français étaient mis en cause et que « très peu » avaient été identifiés par l’enquête, toujours en cours.

Selon l’ONG américaine Aids-Free World, trois soldats du Tchad et deux de Guinée Equatoriale sont aussi accusés dans un rapport de l’ONU d’abus sexuels sur des enfants en Centrafrique.

A Bangui, le procureur de la République, Ghislain Grésenguet a regretté n’avoir pas été informé de cette affaire « extrêmement grave » et de l’ouverture d’enquêtes : « Des ONG et des organes de l’ONU sont descendus sur le terrain sans nous informer, nous n’avons pas compris pourquoi », a-t-il dit, précisant avoir « immédiatement » ouvert une enquête.

C’est en juillet 2014 que le ministère français de la Défense reçoit un rapport établi par des personnels du Haut-commissariat aux droits de l’Homme de l’ONU positionnés en Centrafrique, où l’armée française s’est déployée dans le cadre de l’opération Sangaris, destinée à empêcher une guerre civile: une dizaine d’enfants – le plus jeune a neuf ans – affirment qu’en échange de nourriture ou sous la menace, des soldats français ont abusé d’eux sexuellement.

Ces témoignages « retracent des faits qui auraient été commis sur une dizaine d’enfants, sur le site de l’aéroport de M’Poko (à Bangui), entre décembre 2013 et juin 2014 », a précisé mercredi le ministère de la Défense, assurant avoir « pris toutes les mesures nécessaires pour permettre la manifestation de la vérité ».

– ‘Double crime’ –

Conscient de la gravité des accusations et de leur portée, le ministère a affirmé que « si les faits étaient avérés, il veillera à ce que les sanctions les plus fermes soient prononcées à l’égard des responsables de ce qui serait une atteinte intolérable aux valeurs du soldat ».

Jeudi, il a souligné, par la voix de son porte-parole Pierre Bayle, qu’il « vérifiait la réalité » des accusations et assuré n’avoir « aucune volonté de cacher quoi que ce soit (. . . ) L’indulgence zéro veut bien dire que ce genre de fait n’est pas couvert. On n’est pas en train de cacher les faits, on est en train de vérifier les faits ».

Le ministère de la Défense a précisé avoir saisi, dès qu’il a été alerté par le rapport onusien, le Parquet de Paris qui a ouvert une enquête. Des membres de la gendarmerie prévôtale, composée de militaires disposant de prérogatives judiciaires et placés sous le contrôle du procureur de Paris, sont partis une première fois en août 2014 en Centrafrique pour y commencer leur enquête. Ils y sont depuis retournés pour la poursuivre.

Ces accusations ont été révélées mercredi par le quotidien britannique The Guardian, à qui la codirectrice de l’ONG américaine Aids-Free World, Paula Donovan, a communiqué le rapport.

Le document rassemble les témoignages de six enfants âgés de 9 à 15 ans, jugés très crédibles. Les soldats français auraient échangé de la nourriture, et parfois de petites sommes d’argent, contre des faveurs sexuelles.

« Les enfants ont témoigné qu’ils avaient faim et qu’ils pensaient pouvoir se procurer de la nourriture auprès des soldats », a expliqué à l’AFP Mme Donovan. La réponse des soldats était « si tu fais ça, alors je te donnerai à manger ».

Certains disent avoir été violés, d’autres abusés et d’autres assurent avoir assisté au viol de leurs camarades. Certains ont été capables de donner de leurs agresseurs présumés une description précise, d’autres des surnoms.

Interrogée jeudi matin, la secrétaire d?État française en charge de la Famille, Laurence Rossignol, a estimé qu’il s’agissait, s’ils étaient avérés, de « faits extrêmement graves ». Ceux qui sont là pour protéger, notamment les femmes et les enfants, « seraient eux-mêmes des prédateurs. D’un certain point de vue c’est un double crime ».

Anders Kompass, directeur des opérations de terrain au Haut-Commissariat de l’ONU pour les droits humains, qui a transmis à Paris le rapport intitulé « Abus sexuels sur des enfants par les forces armées internationales », l’a fait en réaction à ce qu’il a considéré être l’inaction de l’ONU dans ce dossier. Depuis, il a été suspendu de ses fonctions et fait l’objet d’une enquête interne.

Dans un communiqué jeudi soir, Amnesty International (AI) a appelé les autorités françaises et les Nations unies à conduire en urgence devant la justice « tous ceux suspectés de responsabilité criminelle sur la base d’une enquête rapide, impartiale et indépendante ».

« Ces allégations ne sont pas les premières contre des forces de paix en Centrafrique ces deux dernières années et renforcent la nécessité de mettre un terme à l’impunité (. . . ) quels que soient ceux suspectés », a ajouté Stephen Cockburn, directeur régional adjoint d’AI pour l’Afrique centrale et occidentale.

Jeuneafrique.com

Centrafrique : des soldats tchadiens et équato-guinéens aussi accusés de viols sur mineurs

avril 30, 2015

Des militaires de la Misca, à Bangui, le 15 février 2014.
Des militaires de la Misca, à Bangui, le 15 février 2014. © Fred Dufour/AFP

Après 14 soldats français de la force Sangaris, d’autres militaires étrangers en Centrafrique – des Tchadiens et des Équato-Guinéens – sont également accusés d’abus sexuels sur mineurs, selon un rapport interne de l’ONU.

« Il s’agit de trois soldats tchadiens et deux équato-guinéens », a précisé à l’AFP la co-directrice de l’ONG américaine Aids-Free World, Paula Donovan, qui a consulté le rapport interne de l’ONU déjà à l’orgine d’une enquête judiciaire contre des soldats français, et l’a communiqué au journal britannique The Guardian.

« Un des enfants cité dans ce rapport a témoigné avoir vu son ami être sodomisé par deux soldats tchadiens pendant qu’un troisième faisait le guet », a expliqué Mme Donovan. « Un autre enfant interrogé par les enquêteurs de l’ONU a déclaré avoir vu son copain, âgé de 9 ou 10 ans, en compagnie de deux soldats de Guinée équatoriale. Son ami a fait une fellation et a été sodomisé par un des soldats tandis que le second faisait le guet, puis les deux militaires ont échangé leurs places », a-t-elle ajouté.

Informations sur les auteurs présumés

Selon une source judiciaire française, quatorze militaires français sont mis en cause dans cette affaire, mais très peu ont été identifiés. Toujours selon Mme Donovan, certains des enfants qui ont témoigné donnent des prénoms de soldats, d’autres des noms qu’ils ont entendus dans des conversations entre leurs agresseurs, d’autres encore des informations sur les fonctions qu’assuraient ces militaires. La plupart ont pu fournir des descriptions physiques détaillées des soldats, a-t-elle souligné.

À l’époque des faits, entre décembre 2013 et juin 2014, les Français faisaient partie de l’opération Sangaris et la Mission de stabilisation de l’ONU en RCA (Minusca) n’était pas encore déployée. Le Tchad et la Guinée équatoriale participaient à l’époque à la Misca, une force panafricaine de maintien de la paix en RCA qui a précédé la Minusca.

Jeuneafrique.com avec AFP