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Après la viande de cheval, 57 tonnes de mouton prohibé retrouvées chez Spanghero

mars 19, 2013

CARCASSONNE – Après le scandale de la viande de cheval, une nouvelle affaire de fraude touchant à la consommation et à la santé publique a vu le jour avec la découverte, dans la même entreprise Spanghero de l’Aude, de 57 tonnes de viande de mouton britannique pourtant interdite.

A la différence de la viande de cheval cependant, les autorités laissent entendre que, cette fois, c’est Spanghero qui pourrait bien avoir été trompée. Et elles citent comme fournisseur de Spanghero un négociant néerlandais déjà incriminé dans le scandale de la viande de cheval.

Le courtier, Draap Trading, basé à Chypre, a facturé à Spanghero la marchandise censée servir à la fabrication de merguez ou de charcuterie comme de l’agneau haché avec l’étiquette viande dénervée d’agneau, ont indiqué le ministère de l’Agriculture et la société. Nulle part n’apparaissait qu’il s’agissait de viande découpée selon une technique interdite dans l’Union européenne et consistant à racler l’os,

Spanghero croyait, elle, avoir reçu de la viande présumée conforme à sa commande, a-t-elle dit dans un communiqué.

Or, depuis 2001 et le scandale de la vache folle, il est interdit par mesure de précaution de séparer mécaniquement dans l’Union européenne la viande sur des petits ruminants. Car des éclats d’os et de moelle porteurs éventuellement d’infections peuvent se retrouver dans la viande.

Les services vétérinaires et la répression des fraudes ont trouvé la viande lors des inspections qu’ils ont menées chez Spanghero en février quand l’entreprise s’est retrouvée au coeur du scandale de la viande de cheval. A leur demande, elle est consignée dans un entrepôt frigorifique depuis le 20 février en attendant d’être détruite, a dit Spanghero.

Par précaution, les autorités ont ordonné le rappel de tous les produits pouvant avoir été fabriqués à partir de cette viande, a indiqué à l’AFP le ministre délégué à l’agroalimentaire Guillaume Garot.

Les éléments recueillis ont été transmis à la justice, qui mène l’enquête sur le scandale de la viande de cheval.

Spanghero a en effet été accusée ouvertement par le gouvernement d’avoir joué un rôle capital dans cette affaire qui a jeté une lumière défavorable sur l’industrie agroalimentaire et ses circuits d’approvisionnement.

Spanghero savait et a trompé ses clients en revendant sciemment de la viande de cheval pour de la viande de boeuf retrouvée dans des plats préparés pour de grandes marques comme Findus ou de grands distributeurs, a dit le gouvernement.

Spanghero, entreprise de 300 salariés rachetée à la fameuse famille de joueurs de rugby par la coopérative basque Lur Berri, se défend de toute tromperie.

Les autorités ont retiré à Spanghero son agrément pour le négoce de viande à proprement parler. Cette fois cependant, l’affaire ne concerne pas l’activité de négoce, qui représentait une part infime du chiffre d’affaires et à laquelle Spanghero a depuis renoncé, mais les activités de transformation.

L’information révélée par RTL a de nouveau frappé de plein fouet un personnel qui, durement éprouvé, a appris la nouvelle par la radio.

On a redémarré la production, mais vraiment au ralenti, a dit à l’AFP Claude Hill, délégué CFDT. Les employés sont pour la plupart au chômage partiel ou en formation, ils attendent le coup de fil qui leur dira quand ils vont bosser. La galère !, dit-il.

Le parquet de Carcassonne devait se dessaisir de manière imminente en faveur du pôle de santé publique du parquet de Paris qui centralise les investigations.

Le procès-verbal de découverte de la viande de mouton, dressé pour introduction sur le territoire d’animaux vivants, produits ou sous-produits ou aliments non conformes aux conditions sanitaires et tromperie, va être intégré à l’enquête préliminaire en cours, a-t-on appris de source judiciaire.

Pendant ce temps, les enquêteurs continuent à analyser la masse d’informations accumulées lors des perquisitions menées chez Spanghero, a-t-on appris de source proche des investigations.

Romandie avec (©AFP / 19 mars 2013 13h42)

L’ouragan Sandy laisse Haïti en proie à la famine et au choléra

novembre 1, 2012

  • 200.000 personnes ont dû être accueillies dans des hébergements d'urgence à cause des dégâts causés par Sandy.
    200.000 personnes ont dû être accueillies dans des hébergements d’urgence à cause des dégâts causés par Sandy. Crédits photo : Carl Juste/AP

    Les dégâts causés par l’ouragan Sandy laissent un grand nombre d’agriculteurs dans la plus grande insécurité alimentaire. Les ONG craignent aussi une recrudescence de l’épidémie de choléra.

    Alors qu’Haïti peine à se relever des dégâts occasionnés par le passage de la tempête Isaac en août dernier et du terrible tremblement de terre de janvier 2010, l’ouragan Sandy laisse lui aussi un lourd bilan pour l’île. Sandy s’est abattu sur Haïti la nuit du 24 octobre et a déversé en moins de 24 heures plus de 50 cm d’eau de pluie. L’ouest du pays a été le plus touché, dont Port-au-Prince.

    L’ouragan a causé inondations et glissements de terrain. Un bilan non définitif fait état de 51 morts, 18 blessés et 15 personnes portées disparues. 200.000 personnes ont dû être relogées. Derrière ces chiffres se cachent aussi les lourdes conséquences humaines des dégâts matériels.

    120 millions de dollars de pertes agricoles

    L’ouragan Sandy a en effet détruit 70% des récoltes dans le sud d’Haïti et causé de lourdes pertes de bétail, selon les chiffres du ministère de l’Agriculture. «Les pertes agricoles sont estimées à 120 millions de dollars», affirme Robenson Geffrard, journaliste au Nouvelliste, seul quotidien haïtien francophone. Des destructions qui viennent aggraver une situation alimentaire déjà explosive.

    «Les prix des biens de première nécessité continuent d’augmenter et de nombreuses manifestations contre la vie chère ont déjà eu lieu», poursuit Robenson Geffrard. Les manifestants ont défilé régulièrement ce mois-ci, dénonçant la flambée des prix. Selon le ministère de l’Agriculture, de nombreux agriculteurs pauvres, faute d’aide, n’auront tout simplement «rien à manger» à cause des dommages causés par la tempête. Les dégâts concernent notamment des cultures d’avocats, de fruits de l’arbre à pain, de maïs et de vétiver, une plante utilisée en parfumerie.

     

    Toutes les rivières de l'ouest du pays sont encore en crue.
    Toutes les rivières de l’ouest du pays sont encore en crue. Crédits photo : SWOAN PARKER/REUTERS

     

    Les inondations, polluant les réserves d’eau potable, viennent aussi favoriser le développement du choléra, épidémie qui sévit déjà sur l’île depuis deux ans. Depuis 2010, le choléra a touché 600.000 habitants dans le pays et fait plus de 7.400 morts, rapporte Le Monde . «Dans certains quartiers de Grand’Anse, les puits et les latrines ont été inondés par la pluie, ce qui facilite le développement de la maladie», assure Jean-Michel Vigreux, directeur de Care Haïti.

    Plus de 200 personnes ont déjà du être hospitalisées durant le week-end car infectées, s elon Le Nouvelliste . Un chiffre probablement en deçà de la réalité: une grande partie du réseau routier ayant été endommagée par Sandy, plusieurs villes sont coupées du pays. «Nos premières évaluations sanitaires sous-estiment sûrement la gravité de la situation», indique ainsi le responsable humanitaire.

    6 millions d’euros débloqués

    Pour faire face à ces dommages, le gouvernement a annoncé l’octroi de 350 millions de gourdes (6,3 millions d’euros) pour aider les régions affectées. Le président de la République, Michel Martelly, et le premier ministre, Laurent Lamothe, ont procédé, vendredi, à la distribution de kits alimentaires, rapporte encore Le Nouvelliste . Le gouvernement en a également appelé à l’aide internationale. Le Venezuela a déjà annoncé l’envoi de 240 tonnes de nourriture et de 530 tonnes de denrées non périssables. L’Union européenne a présenté dimanche ses condoléances aux populations touchées dans les Caraïbes par l’ouragan et s’est aussi dite prête à «soutenir les efforts de reconstruction» dans ces régions.

    Lefigaro.fr par Judith Duportail

Namibie: découverte d’une réserve d’eau souterraine datant de l’âge de pierre

juillet 27, 2012
Namibie: découverte d'une réserve d'eau souterraine datant de l'âge de pierre Namibie: découverte d’une réserve d’eau souterraine datant de l’âge de pierre © AFP

La découverte récente d’une réserve d’eau datant de l’age de pierre pourrait changer la vie dans le nord de la Namibie en apportant à cette région désertique de quoi l’alimenter pendant 400 ans, a déclaré vendredi un responsable gouvernemental.

« Si l’existence de la réserve souterraine est scientifiquement prouvée, elle soulagera le nord de la Namibie en lui fournissant de l’eau potable », a dit à l’AFP le sous-secrétaire pour les eaux et forêts du ministère de l’Agriculture, Abraham Nehemia.

« Les tests ne sont pas totalement achevés et la quantité d’eau estimée n’est pas encore prouvée scientifiquement », a-t-il ajouté.

L’ambassade d’Allemagne dans cette ancienne colonie de Berlin avait annoncé la semaine dernière que des experts allemands avaient découvert la nappe phréatique près de la frontière avec l’Angola.

Pouvant contenir jusqu’à 5 millions de m3 d’eau de très bonne qualité, elle date d’environ 10. 000 ans et est située à une profondeur de 280 à 350 m sous terre sur une zone de 40 km sur 70.

Le responsable du projet à l’institut allemand des sciences de la terre et des ressources naturelles, Martin Quinger, avait précisé que, selon des estimations prudentes, « le volume d’eau pourrait alimenter la région fortement peuplée du nord de la Namibie pendant quelque 400 ans aux volumes actuels utilisés ».

La précieuse ressource est recouverte par une couche rocheuse et par une nappe d’eau salée. Des forages sauvages ou non correctement coordonnés risquent de contaminer l’eau potable, a averti le scientifique allemand.

Quelque 800. 000 personnes vivent dans cette région de Namibie, le pays le plus sec d’Afrique sub-saharienne, soit 40% des 2,1 millions de Namibiens.

Elles sont alimentées en eau grâce à un barrage situé dans le sud-ouest de l’Angola.

Jeuneafrique.com avec AFP