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Un ex-agent français jihadiste en Syrie, selon des médias américains, Paris dément

octobre 6, 2014

Paris – Un ancien officier du renseignement français a rejoint les rangs du jihad en Syrie et a été la cible fin septembre d’une frappe américaine, affirment lundi plusieurs médias aémricains, ce qui a été démenti par Paris.

Cet ancien agent, dont l’identité n’a pas été dévoilée, a rallié l’organisation Al-Qaïda en Afghanistan puis en Syrie, assure le groupe de presse McClatchy, citant des sources anonymes de renseignement européennes. Selon McClatchy, propriétaire de 29 quotidiens américains, il s’agit d’une défection sans précédent à ce niveau.

Un peu plus tard lundi, la chaîne américaine ABC a confirmé cette information en citant deux responsables américains du renseignement, eux aussi anonymes. Un ancien espion de la France, qui avait déserté et rejoint Al-Qaïda, a été l’une des cibles des frappes américaines en Syrie le mois dernier visant à stopper le groupe terroriste de faire exploser des avions dans les ciels européen et américain, indique ainsi ABC.

Le ministère français de la Défense a démenti toute implication d’un ancien agent français. Les informations parues au sujet de l’appartenance supposée de la personne en question aux services de renseignement du ministère de la Défense sont totalement et parfaitement erronées, a déclaré un responsable du ministère à l’AFP.

La Direction Générale de la Sécurité extérieure (DGSE, renseignement extérieur) s’est refusée pour sa part à tout commentaire, de même que le ministère français des Affaires étrangères. Nous ne commentons pas les rumeurs de presse, a déclaré le porte-parole du Quai d’Orsay, Romain Nadal, lors d’un point de presse électronique.

Cet ancien militaire, expert en explosifs, figurait parmi les cibles des avions américains qui ont bombardé huit sites du Front al-Nosra, branche syrienne d’Al-Qaïda, mais a apparemment survécu, poursuit le groupe de presse McClatchy.

Il a potentiellement un rôle plus important, aux yeux des Américains, que le chef présumé du groupe Khorassan, également lié à Al-Qaïda, Muhsin al-Fadhli, qui aurait été tué dans ces bombardements, affirme-t-il encore.

ABC indique de son côté, citant deux responsables américains du contre-terrorisme, que malgré les affirmations faites dans les réseaux sociaux par les membres d’Al-Qaïda, il n’y a aucune preuve que (Muhsin al-Fadhli) a été tué.

De même, poursuit la chaîne en citant un responsable du renseignement, il n’y a aucune preuve que de hauts responsables de l’EI ont été tués dans les attaques aériennes quotidiennes menées par les Américains et les pays de la coalition anti-jihadistes.

Romandie.com avec(©AFP / 06 octobre 2014 19h53)

Libye: affrontements pour le contrôle de l’aéroport de Tripoli

juillet 13, 2014

Tripoli – Des groupes armés s’affrontaient dimanche dans la capitale libyenne pour le contrôle de l’aéroport de Tripoli, illustrant la lutte d’influence entre libéraux et islamistes dans ce pays miné par l’anarchie depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

Une personne a été tuée et quinze autres blessées dans les combats, selon un porte-parole du ministère de la Santé.

Les autorités aéroportuaires ont décidé de la fermeture de l’aéroport durant au moins trois jours en raison de ces affrontements déclenchés quelques heures après une mise en garde des États-Unis contre le risque d’un conflit généralisé en Libye.

L’attaque a été revendiquée par des milices islamistes déterminées à chasser les brigades de Zenten qui contrôlent plusieurs sites dans le sud de la capitale, dont l’aéroport.

Des roquettes ont explosé dans le périmètre de l’aéroport vers 06H00 (04H00 GMT). Des affrontements ont suivi entre des ex-rebelles de Zenten (…) et d’autres groupes, a expliqué à l’AFP une source aéroportuaire sous couvert de l’anonymat.

Des tirs d’armes lourdes étaient entendus depuis le centre-ville, selon un correspondant de l’AFP, tandis que des témoins ont fait état de colonnes de fumée s’élevant au-dessus du périmètre de l’aéroport.

Selon une source à l’aéroport, l’attaque a été repoussée par les Zentanis mais des affrontements étaient toujours en cours autour d’autres sites occupés par ces derniers, en particulier sur la route de l’aéroport où des chars ont été aperçus, selon des témoins.

De récents appels avaient été lancés sur les réseaux sociaux par des milices islamistes pour libérer la capitale des ex-rebelles de Zenten, une ville située à 170 km au sud-ouest de Tripoli.

L’attaque contre l’aéroport a été revendiquée notamment par la Cellule des opérations des révolutionnaires de Libye, composée de milices islamistes considérées comme le bras armé du courant islamiste dans le pays.

Bien implantées dans la capitale, les brigades de Zenten contrôlent depuis la chute de Kadhafi son aéroport, ainsi que des sites militaires sur la route reliant Tripoli à l’aéroport.

Hostiles aux islamistes, elles sont considérées comme le bras armé du courant libéral, et sont parmi les brigades les plus disciplinées et les plus armées de Libye, dépendant officieusement du ministère de la Défense.

– Conflit généralisé –

Incapables de construire une armée professionnelle, les autorités de transition ne parviennent pas en effet à dissoudre ou au moins à désarmer les groupes d’ex-rebelles qui font la loi dans le pays.

Profitant de la faiblesse des autorités, Khalifa Haftar, un général dissident, appuyé par des unités de l’armée, a lancé le 16 mai une opération contre les milices terroristes dans l’est du pays.

Depuis, des affrontements quasi-quotidiens opposent ses forces aux groupes islamistes, en particulier à Benghazi, chef-lieu de l’Est libyen et fief de groupes radicaux.

Les brigades de Zenten avaient exprimé leur appui à l’opération du général Haftar, que les islamistes accusent pour leur part de mener un coup d’État.

Dans ce contexte, les ministres des Affaires étrangères des voisins de la Libye (Algérie, Égypte, Niger, Tchad et Tunisie) se réuniront dimanche à partir de 21H00 GMT pour s’entretenir à huit clos des moyens de soutenir ce pays en proie au chaos.

De leur côté, les États-Unis ont appelé samedi à une réunion du nouveau Parlement élu le 25 juin à l’issue d’un scrutin contesté.

Les États-Unis sont très inquiets par la violence en cours en Libye et les prises de position dangereuses qui pourraient conduire à un conflit généralisé, a déclaré la porte-parole du département d’État Jen Psaki dans un communiqué.

La Haute commission électorale (Hnec) libyenne a annoncé le 6 juillet que seuls 184 sièges (sur 200) avaient été pourvus, le vote ayant été annulé dans plusieurs bureaux en raison de violences.

Les résultats définitifs doivent être annoncés le 20 juillet.

Les listes politiques ayant été bannies, seuls des candidats individuels –mais pas forcément indépendants– avaient pu se présenter.

La composition politique du futur Parlement ne sera pas donc connue dans l’immédiat. Mais selon des observateurs, le courant national (libéral) sera plus représenté que les islamistes.

La future Chambre des représentants remplacera le Congrès général national (CGN), accusé d’avoir aggravé la crise dans le pays en raison d’une lutte d’influence entre les courants libéral et islamiste.

Romandie.com avec(©AFP / 13 juillet 2014 16h56)

Algérie: 7 membres des forces de sécurité tués dans un attentat à la bombe

juillet 13, 2014

Alger – Trois soldats et quatre gardes communaux ont été tués samedi soir dans l’explosion d’une bombe dans la région de Sidi Bel-Abbès, dans l’ouest de l’Algérie, a annoncé dimanche le ministère de la Défense.

L’engin a explosé vers 19H45 (18H45 GMT) au passage d’une unité de la garde communale, un corps de sécurité créé en 1994 pour lutter contre les groupes armés islamistes, renforcée par des soldats.

L’attaque a eu lieu à Sidi Chaïb, près de Sidi Bel-Abbès, à 440 km à l’ouest de la capitale, a précisé le ministère sur son site internet.

Cette attaque est la plus meurtrière depuis celle revendiquée par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) en Kabylie en avril dernier: onze soldats avaient alors été tués dans une embuscade, deux jours après l’élection présidentielle du 17 avril, dont ils étaient chargés d’assurer la sécurité.

Dimanche, le ministère de la Défense a assuré que ce genre d’actes criminels ne fait que renforcer la détermination des membres de l’Armée nationale populaire (armée) à éliminer les résidus des groupes terroristes et à assainir le territoire national de leurs actes abjects.

Depuis le début de l’année, au moins 56 islamistes armés ont été tués, dont 12 à la frontière algéro-malienne, selon l’armée.

Des groupes radicaux armés continuent de se cacher dans les maquis et de commettre attentats et attaques dans le nord-est de l’Algérie, longtemps après la fin de la guerre civile qui avait opposé dans les années 1990 l’armée à des groupes islamistes extrémistes.

Romandie.com avec(©AFP / 13 juillet 2014 13h20)

L’Allemagne soupçonne un 2e cas d’espionnage, après celui pour la CIA

juillet 9, 2014

Berlin – La justice allemande a annoncé mercredi enquêter sur un nouveau cas d’espionnage présumé au profit de l’étranger, des médias évoquant un militaire opérant pour le compte des États-Unis, ce qui constituerait une deuxième affaire impliquant ce pays en quelques jours.

Sous la direction de représentants du procureur fédéral sont effectuées depuis mercredi matin des perquisitions au domicile et au bureau d’une personne soupçonnée d’espionnage, dans la région de Berlin, a indiqué le porte-parole du procureur fédéral dans un communiqué, précisant qu’il n’y avait pas eu d’arrestation. L’affaire est considérée comme plus grave que celle impliquant un agent double présumé au profit de la CIA, arrêté la semaine dernière, selon plusieurs médias allemands.

Un porte-parole du ministère de la Défense a indiqué à l’AFP que des enquêtes étaient menées au sein du ministère portant sur des soupçons d’un second cas d’espionnage, confirmant des informations du quotidien Süddeutsche Zeitung.

Le quotidien Die Welt affirmait pour sa part plus directement que le second espion présumé, travaillant pour le compte des États-Unis, serait un soldat de la Bundeswehr.

De premières révélations vendredi sur un collaborateur des services de renseignement allemands (BND) soupçonné de travailler pour le compte de la CIA avaient déjà suscité beaucoup d’irritation à Berlin où l’on était déjà mécontent contre Washington depuis la découverte l’an dernier d’un espionnage à grande échelle par l’agence américaine NSA ayant visé notamment le téléphone portable de la chancelière.

Romandie.com avec(©AFP / 09 juillet 2014 13h30)

Ukraine: promesses de « châtiment » après la mort de 49 militaires

juin 14, 2014

Le président ukrainien Petro Porochenko a réuni samedi les chefs des services de sécurité et de la défense après la mort des 49 militaires ukrainiens qui se trouvaient à bord d’un avion abattu par des séparatistes pro-russes à Lougansk. Il a promis une « réponse adéquate » et a décrété dimanche journée de deuil national.

« Tous ceux qui sont impliqués dans des actes de terrorisme de cette ampleur méritent un châtiment. L’Ukraine a besoin de la paix. Cependant, les terroristes recevront la réponse adéquate », dit-il dans un communiqué diffusé par ses services de presse.

Selon le ministère de la Défense, l’avion cargo abattu transportait des renforts et du matériel pour les troupes qui participent à l’offensive lancée par les autorités de Kiev contre les rebelles qui contrôlent plusieurs villes de l’est du pays.

« Dans la nuit du 13 au 14 juin, les terroristes (…) ont tiré avec une arme antiaérienne et une mitrailleuse de gros calibre, abattant un avion de transport militaire (Illoutchine) IL-76 qui s’apprêtait à atterrir », lit-on dans un communiqué du ministère.

Le ministère de la Défense n’a pas fourni de bilan mais selon Vladislav Selezniov, porte-parole de l’opération militaire dans l’est de l’Ukraine, « 49 personnes ont été tuées, toutes des soldats ukrainiens ».

Missile antiaérien

Le bureau du procureur général ukrainien a annoncé que l’avion transportait 40 parachutistes et neuf membres d’équipage, et qu’il avait été frappé par un missile antiaérien. Il s’agit des pertes les plus lourdes subies par l’armée ukrainienne depuis le début du conflit.

Les forces gouvernementales contrôlent l’aéroport de Lougansk mais selon les médias locaux, de violents combats se déroulaient samedi dans cette ville proche de la frontière russe, un bastion séparatiste.

Bombe découverte

Une bombe de forte puissance a été découverte dans ce contexte près de la présidence ukrainienne et désamorcée par les gardes du corps du chef de l’État, a-t-on appris de source proche des services de sécurité.

« L’engin a été découvert pendant la nuit près de la porte par laquelle entrent les voitures présidentielles. Il s’agissait d’une boîte contenant cinq grenades et un kilo de boulons métalliques », a-t-on précisé.

Romandie.com

Un avion de transport militaire abattu en Ukraine: 49 morts

juin 14, 2014

Quarante-neuf soldats ukrainiens ont été tués dans la nuit de vendredi à samedi lorsque leur avion de transport a été abattu par des séparatistes pro-russes alors qu’il s’apprêtait à atterrir sur l’aéroport de Lougansk, dans l’est du pays. L’attaque a été revendiquée par un porte-parole des insurgés dans la localité, où de violents combats se dérouleraient.

Selon le ministère de la Défense, l’avion cargo transportait des renforts et du matériel pour les troupes qui participent à l’offensive lancée par les autorités de Kiev contre les rebelles qui contrôlent plusieurs villes de l’est du pays.

« Dans la nuit du 13 au 14 juin, les terroristes (…) ont tiré avec une arme antiaérienne et une mitrailleuse de gros calibre, abattant un avion de transport militaire (Illoutchine) IL-76 qui s’apprêtait à atterrir », lit-on dans un communiqué du ministère.

Le ministère de la Défense n’a pas fourni de bilan mais selon Vladislav Selezniov, porte-parole de l’opération militaire dans l’est de l’Ukraine, « 49 personnes ont été tuées, toutes des soldats ukrainiens ».

Le bureau du procureur général ukrainien a annoncé de son côté que l’avion transportait 40 parachutistes et neuf membres d’équipage, et qu’il avait été frappé par un missile antiaérien. Il s’agit des pertes les plus lourdes subies par l’armée ukrainienne depuis le début du conflit.
Violents combats

Les forces gouvernementales contrôlent l’aéroport de Lougansk mais selon les médias locaux, de violents combats se déroulaient samedi dans cette ville proche de la frontière russe, un bastion séparatiste.

La semaine dernière, les insurgés pro-russes avaient déjà abattu un avion de transport militaire et le mois précédent, un hélicoptère Mi-8.

L’Ukraine et les États-Unis ont accusé ces derniers jours la Russie d’avoir livré des armes lourdes aux insurgés pro-russes, notamment des chars et des lance-roquettes, alors que Kiev a annoncé vendredi avoir repris la ville stratégique de Marioupol.

Selon les insurgés pro-russes, l’aviation de Kiev a aussi bombardé samedi la ville industrielle de Horlivka, au nord de Donetsk.

Romandie.com

Washington menace de saigner l’économie russe si Moscou empêche la présidentielle en Ukraine

mai 15, 2014

Kiev – Les Américains ont menacé jeudi de saigner l’économie russe déjà mal en point à coups de nouvelles sanctions si la Russie cherchait à empêcher la tenue en Ukraine du scrutin présidentiel du 25 mai crucial pour l’avenir du pays.

Les menaces des Occidentaux interviennent alors que les affrontements entre l’armée ukrainienne et les séparatistes armés se multiplient dans l’est de l’Ukraine près d’un mois après le lancement d’une opération antiterroriste qui visait à rétablir le contrôle de Kiev sur les régions sécessionnistes.

Les insurgés pro-russes continuent par ailleurs d’étendre leur contrôle, comme à Antratsyt, dans la région de Lougansk, où une mairie de quartier est tombée jeudi aux mains de dizaines d’insurgés armés, selon un journaliste de l’AFP sur place.

– Scalpel et saignement –

Mais c’est à Londres qu’un responsable américain a évoqué de manière très imagée la possibilité de nouvelles sanctions économiques contre Moscou.

Le but des premières séries de sanctions économiques prises par Washington et Bruxelles contre Moscou visait à faire usage du scalpel plutôt que du marteau, a déclaré ce responsable sous couvert d’anonymat.

Mais nous pouvons faire beaucoup de choses pour créer ce saignement, a-t-il ajouté après une rencontre à Londres entre le secrétaire d’Etat américain John Kerry et ses homologues britannique, français, allemand et italien.

Américains et Européens travaillent à envoyer un message aux séparatistes pro-russes et à Moscou pour leur dire que toute tentative d’empêcher les élections provoquera une nouvelle série de dommages pour la Russie, y compris des sanctions par secteur économique, a prévenu ce haut responsable, rappelant les vulnérabilités de l’économie russe.

La présidentielle du 25 mai, convoquée après la destitution en février de Viktor Ianoukovitch, est jugée cruciale par les Occidentaux pour sortir de la crise. La Russie en a longtemps rejeté le principe avant que le maître du Kremlin, Vladimir Poutine, adoucisse le ton estimant que le scrutin pourrait effectivement aller dans le bon sens.

Le président de la Douma, la chambre basse du Parlement russe, Sergueï Narychkine, a, lui, admis mercredi qu’organiser cette présidentielle était un moindre mal, même si elle n’est pas entièrement légitime.

Depuis le début de la crise ukrainienne, qui a accouché de la pire crise diplomatique entre l’Occident et la Russie depuis la chute de l’URSS en 1991, Washington et Bruxelles ont pris des sanctions diplomatiques et économiques sans précédent contre des sociétés russes et des dizaines de personnalités russes.

A dix jours de la présidentielle, les instituts de sondage donnent toujours le milliardaire pro-occidental Petro Porochenko grand favori avec plus de 33% des intentions de vote, loin devant Ioulia Timochenko l’ancienne égérie de la Révolution orange de 2004 (5,9%) et le pro-russe Serguiï Tiguipko (4,1%).

Selon le sondage, un tiers seulement des électeurs de l’Est russophone se dit prêt à aller voter le 25 mai.

– Table ronde et dialogue en rond

Mercredi, les autorités ukrainiennes s’étaient frottées au difficile exercice de la table ronde visant à discuter de l’unité du pays. Deux anciens présidents ukrainiens, des candidats à la présidentielle et des parlementaires, y compris pro-russes, participaient à cette conférence. Mais aucun séparatiste des régions de Donetsk et Lougansk, qui ont voté dimanche leur indépendance, n’était présent malgré les appels répétés de Moscou.

Quelques heures après la fin des discussions qui ont tourné au dialogue de sourds, le ministère ukrainien de la Défense a fait état de combats près de Kramatorsk, l’un des bastions rebelles.

L’armée ukrainienne a ainsi annoncé avoir neutralisé une bande armée d’insurgés près du village de Starovarvarivka. Selon le ministère de la Défense, trois insurgés ont été capturés et un lance-roquette confisqué.

Au total, plus d’une quinzaine de soldats et policiers ont été tués depuis mi-avril dans l’est du pays, selon un décompte établi par l’AFP à partir des chiffres des ministères de la Défense et de l’Intérieur.

Lors de la table ronde, le président ukrainien par intérim, Olexandre Tourtchinov, a assuré que l’Ukraine était prête à écouter les gens de l’Est, mais qu’elle refusait de céder au chantage des insurgés armés qui imposent la volonté de la Russie.

Le gouvernement a annoncé qu’une série de nouvelles tables rondes allaient se tenir dans les régions, mais l’incapacité des participants, pourtant tous officiellement partisans de l’unité du pays, à se parler augure de lendemains difficiles.

Dans un rapport, le groupe de réflexion International crisis group a sévèrement critiqué les autorités ukrainiennes pour leur incapacité à maintenir l’ordre dans le sud-est, où les séparatistes, soutenus et encouragés par Moscou, menacent la viabilité et l’unité de l’Ukraine.

Kiev et les candidats à la présidentielle devraient s’adresser au sud-est, expliquer leurs projets pour la gouvernance locale et les droits des minorités, et dire que l’Ukraine doit être un pont entre la Russie et l’Europe et pas un terrain d’affrontement géopolitique, estime l’International crisis group.

Engagé dans un bras de fer avec l’Ukraine et avec l’Europe avec une arme, le gaz, qu’il affectionne particulièrement, Vladimir Poutine a déclaré jeudi n’avoir reçu aucune proposition concrète de l’Union européenne concernant les paiements de l’Ukraine pour les livraisons de gaz russe.

Moscou a menacé de couper les approvisionnements vers l’Ukraine dès le 3 juin si celle-ci ne réglait pas à l’avance sa facture pour juin, qui s’établit à 1,66 milliard de dollars, au risque de perturber les livraisons vers l’Union européenne comme lors des guerres du gaz de 2006 et 2009.

Romandie.com avec(©AFP / 15 mai 2014 19h28)

La Russie a procédé à plusieurs tests de missiles balistiques

mai 8, 2014

Moscou – La Russie a procédé jeudi à plusieurs tests de missiles balistiques lors d’exercices militaires supervisés par le président russe Vladimir Poutine, ont annoncé les agences russes citant des responsables du ministère de la Défense.

Les forces militaires russes ont procédé au tir d’un missile balistique intercontinental de type Topol depuis la base de Plesetsk (nord de la Russie), ainsi que de plusieurs autres missiles de plus courte portée depuis des sous-marins de la flotte du Nord et de la flotte du Pacifique, selon les agences russes.

Les exercices comprenaient également le lancement de missiles air-sol depuis des bombardiers stratégiques Tupolev Tu-95 et l’entrée dans la Manche de la flotte du Nord, menée par le porte-avion Amiral Kouznetsov.

Les manoeuvres étaient supervisées depuis Moscou par Vladimir Poutine et par les présidents de quatre pays d’ex-URSS alliés de Moscou: le Bélarus, l’Arménie, le Tadjikistan et le Kirghizistan.

Vous avez tous eu l’occasion de vous assurer de la haute préparation et de la cohésion des forces stratégiques offensives et défensives de notre pays, leur a expliqué le président russe.

Notre armée est un garant fiable de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de notre pays. Elle joue un rôle essentiel dans la mise en oeuvre de la sécurité mondiale et régionale, a-t-il ajouté.

M. Poutine a également indiqué à la télévision russe que les exercices étaient prévus depuis novembre et qu’ils n’étaient pas liés aux événements en Ukraine.

Le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, a cependant averti que les capacités nucléaires de la Russie sur terre, mer et air étaient en état d’alerte constante.

Nos trois composantes nucléaires sont en alerte militaire constante, nous effectuons la mise à jour de nos systèmes de missiles avec des capacités plus avancées, a expliqué M. Choïgou en faisant un compte rendu à M. Poutine.

La Russie avait pourtant donné mercredi des signes d’apaisement en annonçant le retrait de ses troupes de la frontière ukrainienne, où l’Otan avait estimé fin avril que se trouvaient jusqu’à 40.000 hommes.

Un retrait que le vice-ministre russe de la Défense Anatoli Antonov a opposé jeudi aux 15.000 troupes ukrainiennes concentrées à la frontière russe et à l’accumulation de troupes de l’OTAN en Europe de l’Est.

Nous appelons les représentants de l’OTAN et du Pentagone a cesser de tromper cyniquement la communauté internationale sur la situation réelle à la frontière russo-ukrainienne, a-t-il déclaré dans un communiqué.

Romandie.com avec(©AFP / 08 mai 2014 13h59)

Un chef d’Al-Qaïda, originaire de Tchétchénie, tué au Yémen

mai 3, 2014

Aden – Un chef d’Al-Qaïda, originaire de Tchétchénie, a été tué samedi lors d’une offensive de l’armée lancée cette semaine dans le sud du Yémen contre les combattants du réseau extrémiste, a annoncé le ministère de la Défense.

L’homme, identifié comme Abou Islam al-Chicheni, a été abattu dans la région de Maajala, une localité de la province d’Abyane, lors des opérations militaires (…) menées contre les éléments terroristes à Abyane, a ajouté le ministère sur son site 26sep.net.

Il s’agit du deuxième jihadiste étranger du groupe Al-Qaïda dans la Péninsule arabique (Aqpa), dont la mort est annoncée par les autorités depuis le lancement mardi de l’opération visant à déloger les membres du réseau de leurs repaires à Abyane et dans la province voisine de Chabwa.

Le ministère de la Défense avait annoncé auparavant la mort d’Abou Moslem al-Ouzbéki, un chef local d’Aqpa à Abyane, dans un accrochage avec un convoi de l’armée.

Samedi, les forces gouvernementales, soutenues par des avions de combat, ont intensifié les opérations contre les positions des insurgés islamistes, poussant des habitants à fuir par centaines les zones de combat à Abyane et Chabwa, selon des témoins.

Un responsable militaire, cité par l’agence officielle Saba, a néanmoins appelé les habitants à rester chez eux jusqu’à nouvel ordre en raison de la poursuite des opérations militaires dans la région.

Dans la ville de Moukalla, chef-lieu de la province du Hadramout (sud-est), un kamikaze a fait exploser une voiture piégée à l’entrée d’une antenne des services de renseignement blessant deux gardes militaires, a indiqué une source de sécurité.

L’assaillant est un kamikaze d’Al-Qaïda, a-t-elle ajouté, en précisant que les deux gardes blessés avaient ouvert le feu sur la voiture piégée au moment où elle fonçait en direction de l’entrée des locaux.

Dans la capitale du sud, Aden, un officier de l’armée, le colonel Sanad al-Maychari, a été tué par balles vendredi soir par des inconnus à sa sortie d’une épicerie dans le quartier Mansoura, selon une source de sécurité.

Aden a été le théâtre ces derniers mois de plusieurs attaques armées contre des officiers de l’armée et de la police.

Les villes d’Aden et de Moukalla ne sont pas visées par l’actuelle offensive militaire anti-Qaïda.

Le chef militaire d’Aqpa, Qassem al-Rimi, a menacé vendredi les autorités yéménites de représailles après les attaques meurtrières menées par des drones américains contre les membres de son réseau au Yémen.

Aqpa, considéré par les Etats-Unis comme l’émanation la plus dangereuse du réseau, avait profité de l’affaiblissement du pouvoir central au Yémen en 2011, à la faveur de l’insurrection populaire contre l’ancien président Ali Abdallah Saleh, pour renforcer sa présence notamment dans le sud et l’est du pays.

Romandie.com avec(©AFP / 03 mai 2014 13h15)

Paris nie avoir payé pour la libération des otages en Syrie

avril 26, 2014

La France a versé 18 millions de dollars (environ 16 millions de francs) pour la libération des quatre journalistes français enlevés en juin 2013 en Syrie et relâchés la semaine dernière, a assuré samedi l’hebdomadaire allemand « Focus ». Cette affirmation a cependant été démentie par Paris.

Les fonds, convoyés vers Ankara par le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian, ont été versés aux ravisseurs par l’intermédiaire des services secrets turcs, selon « Focus » qui cite des sources proches de l’OTAN à Bruxelles.

Selon des experts de cette organisation, l’espionnage français a été informé du lieu de détention des quatre journalistes dès le début de la prise d’otages, mais il a renoncé à une intervention armée en raison des combats qui secouent la Syrie, poursuit le magazine.

Le cabinet du ministère de la Défense a tenu à apporter à l’AFP un démenti: « Le gouvernement dément catégoriquement les informations contenues dans l’hebdomadaire cité ».
« L’Etat ne paie pas »

A l’occasion de la libération le week-end dernier de quatre journalistes français après dix mois de captivité en Syrie, le ministre français des affaires étrangères Laurent Fabius avait rappelé la pratique en la matière, à savoir que « l’Etat français ne paie pas de rançons ».

« C’est un principe très important pour que les preneurs d’otages ne puissent être tentés d’en ravir d’autres. Tout est fait par des négociations, des discussions », avait aussi insisté le président François Hollande.

Didier François, grand reporter à la radio « Europe 1 », et le photographe Edouard Elias avaient été enlevés au nord d’Alep le 6 juin 2013. Nicolas Hénin, reporter à l’hebdomadaire « Le Point », et Pierre Torrès, photographe indépendant, avaient eux été enlevés le 22 juin à Raqqa.

Ils ont été retrouvés par une patrouille de l’armée turque, dans la nuit du 19 au 20 avril, dans le « no man’s land » de la frontière qui sépare la Turquie et la Syrie, près de la ville turque d’Akçakale.

Romandie.com