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Le FBI annonce l’arrestation d’un espion russe à New York

janvier 26, 2015

New York – Le FBI a annoncé lundi à New York l’arrestation d’un espion russe qui était, selon la police fédérale, membre d’un réseau essayant de collecter des données économiques et de recruter des résidents new-yorkais.

Evgeny Buryakov, alias Zhenya, a été arrêté dans le Bronx lundi matin. Il se faisait passer pour un employé de banque russe, selon le ministère américain de la justice qui a précisé que deux complices supposés du même réseau, protégés par une immunité diplomatique, avaient quitté les Etats-Unis.

Ces deux complices présumés ont été identifiés comme Igor Sporyshev et Victor Podobnyy. Le premier était le représentant commercial de la Fédération de Russie à New York de novembre 2010 à novembre 2014. Le deuxième était attaché à la mission permanente de la Fédération de Russie aux Nations Unies de décembre 2012 à septembre 2013, selon le ministère américain de la Justice.

Du fait de leur affectation officielle gouvernementale au nom de la Russie, Sporyshev et Podobnyy sont exemptés de notifier au ministre de la Justice la vraie nature de leur travail. Mais cette exemption ne leur permet pas de conspirer avec, ou d’aider Buryakov dans son travail d’agent non enregistré de la Russie opérant aux Etats-Unis, a ajouté le ministère de la Justice dans un communiqué.

Selon ce communiqué, Sporyshev et Podobnyy avaient notamment pour tâche d’essayer de recruter des résidents de New York pour devenir sources de renseignement pour la Russie; de charger Buryakov de récolter des renseignements et de transmettre les rapports qu’il préparait à Moscou.

Parmi les sujets sur lesquels ils auraient travaillé, figuraient de potentielles sanctions américaines contre des banques russes et les efforts des Etats-Unis pour développer des sources d’énergie alternative, toujours selon le ministère de la Justice.

Romandie.com avec(©AFP / 26 janvier 2015 21h18)

Egypte: peines de prison allégées pour 8 hommes ayant participé à un mariage gay

décembre 27, 2014

Le Caire – Une cour d’appel égyptienne a réduit samedi de trois à un an de prison la peine de huit jeunes hommes accusés d’être apparus dans la vidéo d’un mariage gay, largement relayée sur les réseaux sociaux.

Ils avaient été condamnés en novembre pour publication d’images indécentes mais blanchis de l’accusation de pratique et incitation à la débauche, après des examens rectaux imposés par les autorités aux prévenus pour déterminer leur orientation sexuelle.

Ces examens avaient révélé que les huit hommes n’avaient pas eu de pratiques homosexuelles, selon le département médico-légal du ministère de la Justice.

Le nouveau verdict a été annoncé samedi par un responsable judiciaire aux familles des condamnés qui patientaient dans l’angoisse dans une salle d’audience d’un tribunal du Caire, a constaté un journaliste de l’AFP.

Les familles, qui s’attendaient à un acquittement, ont crié et pleuré à l’annonce de ce verdict, susceptible d’appel devant la Cour de cassation.

Ils ont volé mon coeur, s’est exclamée la mère d’un condamné en se frappant le visage.

Moustafa est perdu, son avenir est perdu, a crié la soeur d’un autre condamné.

Ces huit personnes avaient été arrêtées en septembre après leur apparition dans une vidéo montrant deux hommes échangeant des alliances en petit comité, sur un bateau, entourés d’amis qui chantent et lancent des youyous.

La vidéo avait été partagée par de nombreux internautes sur Facebook, Twitter et YouTube.

Les avocats de la défense n’ont eu de cesse d’affirmer que leurs clients n’étaient pas gays et ont accusé le tribunal d’avoir cédé face à la pression populaire, dans un pays conservateur où l’homosexualité est mal vue.

Avant son arrestation, un des condamnés avait affirmé sur une chaîne de télévision privée que la vidéo avait été filmée durant un anniversaire.

La loi égyptienne n’interdit pas formellement l’homosexualité mais plusieurs personnes ont été condamnées pour débauche ces dernières années, accusées d’avoir pris part à des fêtes rassemblant des homosexuels.

Ces affaires ont défrayé la chronique dans des médias égyptiens prompts à les dénoncer, voire à publier des photos.

Vingt-six hommes sont actuellement devant la justice pour débauche: ils sont accusés d’avoir organisé ou participé à des orgies homosexuelles dans un hammam du centre du Caire, où ils ont été arrêtés début décembre.

Trois Egyptiens avaient écopé en avril de huit ans de prison pour avoir, selon les autorités, organisé une fête déviante et pratiqué la débauche.

L’ONG Human Rights Watch (HRW) accusait en septembre les autorités égyptiennes d’avoir à plusieurs reprises arrêté, torturé et détenu des hommes soupçonnés de conduite homosexuelle.

Romandie.com avec(©AFP / 27 décembre 2014 14h11)

Libye : des hommes armés assiègent deux ministères à Tripoli

avril 30, 2013

 

Le Premier ministre libyien Ali Zeidan au sommet de la Ligue arabe à Doha, le 26 mars 2013. Le Premier ministre libyien Ali Zeidan au sommet de la Ligue arabe à Doha, le 26 mars 2013. © AFP

Des hommes armés cernent le ministère des Affaires étrangères et celui la Justice à Tripoli, réclamant l’exclusion politique des collaborateurs de l’ancien régime. Ces sièges de bâtiments officiels illustrent une nouvelle fois l’incapacité de l’État libyen à rétablir l’ordre dans le pays, plus de 18 mois après la chute de Mouammar Kaddafi.

Le climat sécuritaire est toujours très tendu en Libye. Mardi matin, une partie des miliciens armés qui assiègent depuis dimanche le siège du ministère des Affaires étrangères, près du centre-ville de Tripoli, ont étendu leur action en encerclant également le ministère de la Justice.

« Plusieurs hommes armés à bord de véhicules équipés de canons anti-aériens ont cerné ce matin le siège du ministère de la Justice », a affirmé Walid Ben Rabha, chef du bureau de l’information au ministère. « Ils ont demandé au ministre et au personnel présent de quitter leurs bureaux et ont fermé le ministère » a-t-il précisé. Les assaillants réclament l’exclusion de la vie politique des collaborateurs de l’ancien régime de Mouammar Kaddafi.

Par ailleurs, une trentaine de pick-up et des dizaines d’hommes armés cernaient toujours le siège du ministère des Affaires étrangères mardi matin. Des pancartes portant des inscriptions exigeant l’adoption de la loi prévoyant l’exclusion des collaborateurs de l’ex-régime étaient accrochées au portail de l’édifice.

Ce ministère « est toujours cerné et fermé », a indiqué Aymen Mohamed Aboudeina, membre du collectif des protestataires, ajoutant que « des pourparlers vont être engagés dans les heures à venir avec des responsables du ministère ». Selon lui, « le siège ne sera levé que lorsque les revendications des protestataires seront satisfaites avec notamment le vote par le Congrès général national (CGN) du projet de loi sur l’exclusion politique des anciens collaborateurs de Mouammar Kaddafi ».

Actuellement examiné par le CGN, la plus haute autorité politique de Libye, ce projet de loi provoque des remous au sein de la classe politique car elle risque de mettre sur la touche plusieurs hauts responsables du pays.

« Actes de sabotage »

Dimanche, le Premier ministre Ali Zeidan avait déploré devant la presse ce siège du ministère et également dénoncé des « actes de sabotage » ayant visé le ministère de l’Intérieur et la télévision nationale à Tripoli. Un peu plus tôt dans la journée, des officiers de police en colère avaient envahi le siège du ministère pour réclamer des augmentations salariales et des promotions. Lundi, quelques dizaines d’officiers ont à nouveau pénétré dans l’édifice situé sur la route de l’aéroport, à une dizaine de kilomètres du centre de Tripoli, en tirant en l’air.

Le même jour, des affrontements ont éclaté dans l’ouest du pays entre deux tribus rivales, après une dispute entre deux hommes. « Les combats à l’arme lourde ont lieu entre les villes de Tiji et Nalout, à 200 km au sud-ouest de Tripoli », selon un témoin, Ali Bédoui. « Il y a eu au moins trois blessés. Des roquettes sont tombées sur des maisons », a-t-il ajouté.

Ces incidents illustrent une escalade de la violence depuis quelques jours à Tripoli. Le 23 avril, un attentat à la voiture piégée a visé l’ambassade de France à Tripoli, faisant deux blessés parmi les gendarmes français et d’importants dégâts matériels. Des attaques contre les services de sécurité ont par ailleurs repris dans l’est du pays, où un commissariat de police a été la cible d’un attentat samedi.

Islamistes radicaux ou partisans de l’ancien régime ?

En 2012, la ville de Benghazi a vécu au rythme d’assassinats contre des officiers de police ou de l’armée et d’attaques contre les intérêts occidentaux. Le consulat américain avait notamment été pris d’assaut en septembre, ce qui avait provoqué la mort de l’ambassadeur Chris Stevens et trois autres Américains.

Ces attaques sont souvent attribuées à des islamistes extrémistes bien implantés en Cyrénaïque, dans l’est du pays. Les autorités libyennes n’écartent toutefois pas que des partisans de l’ancien régime soient derrière ces attentats. Ces évènements meurtriers traduisent l’incapacité des autorités à rétablir l’ordre dans le pays, où sévissent des milices lourdement armées aux motivations et idéologies diverses.

Dimanche, le Premier ministre libyen a appelé la population à appuyer le gouvernement face aux groupes armés « qui veulent déstabiliser le pays ». Certains observateurs libyens estiment que l’escalade de la violence coïncide avec une campagne lancée par le gouvernement pour combattre des « milices hors la loi », qui voient leurs influence et intérêts menacés par le nouveau gouvernement d’Ali Zeidan en fonction depuis novembre 2012.

Jeuneafrique.com avec AFP

Christiane Taubira se fait justice sur Twitter

mars 28, 2013

La Garde des Sceaux au cœur d’une polémique

 
Christiane Taubira se fait justice sur Twitter

 

Christiane-TaubiraChristiane-Taubirataubira

Visée par un article de L’Express, Christiane Taubira, accusée de partager la vie d’un de ses membres de cabinet, réplique par un tweet quelque peu alambiqué.

Star du gouvernement depuis le débat sur le mariage pour tous à l’Assemblée Nationale, Christiane Taubira est cette semaine pointée du doigt par L’Express pour la gestion de son ministère. 

En cause? Les départs multiples de ses collaborateurs proches et un complexe mélange des genres de la part de la Garde des Sceaux, qui, selon l’hebdo, partagerait la vie d’un membre de son cabinet, Jean-François Boutet, titulaire du poste de conseiller spécial. Cette situation n’est pas interdite, comme le rappelle L’Express, mais pose problème car Jean-François Boutet est également avocat près la Cour de Cassation et le Conseil d’Etat.

Christiane Taubira, après avoir pris connaissance de l’article, a saisi son téléphone pour poster un message sur Twitter. «L’Express assène. Serait drôle, sauf que femme qui dérange couche forcément. Presse  d’info ou presse de faux? Newton: lourd en tombant». Quelques phrases, poétiques pour certains, fumeuses pour d’autres, en tout cas à la syntaxe toute particulière pour cette amoureuse d’Aimé Césaire qui écrit parfois à ses heures perdues.

Jeudi, Christophe Barbier, directeur de la rédaction de L’Express affirme que pour Christiane Taubira «la présence de son compagnon au sein de son équipe est un réel problème, comme toujours en de tels cas. Il est donc légitime d’en rendre compte». Le journaliste conclut en disant: «Christiane Taubira se présente comme une femme qui dérange: il serait bon qu’elle fût aussi une ministre qui range, c’est-à-dire qui mette de l’ordre dans ses équipes et ses dossiers, car ainsi seulement les Sceaux seront bien gardés…». Voilà qui ne devrait pas améliorer l’ambiance au ministère de la Justice.

 Gala.fr par Jean-Christian Hay

Liberia: un des évadés de la prison de Zwedru tué par des policiers

octobre 6, 2012
 
Sécurisation
© Abidjan.net par Lass Com
Sécurisation de la frontière libérienne: le Commandant Loss et les Forces spéciales au bord du fleuve Cavally
Dimanche 17 juin 2012. Frontière libérienne. Des éléments des forces spéciales investissent la forêt de Taï. Photo: le fleuve Cavally qui sert de frontière naturelle entre la Côte d`Ivoire et le Liberia

MONROVIA – Un des hommes qui s`étaient évadés mercredi de la prison de Zwedru, ville de l`est du Liberia proche de la frontière avec la Côte d`Ivoire, a été tué vendredi soir lors d`un échange de tirs avec des policiers, et un autre a été gravement blessé, a annoncé samedi le ministère de la Justice.
Vendredi soir « à environ 21 heures (locales et GMT), les évadés de la maison de correction de Grand Gedeh (à Zwedru) ont ouvert le feu sur l`Unité de réponse d`urgence de la police nationale » libérienne, indique le ministère dans un communiqué publié à Monrovia.
« Lors de l`échange de tirs, un évadé, James Nyekan, condamné à 15 ans de prison pour vol à main armée, a été tué, trois autres ont été capturés. Parmi eux, un a été sérieusement blessé par balle », ajoute le ministère qui affirme que les évadés « sont armés ».
« Ils ont acquis des armes auprès de chasseurs croisés sur leur chemin » depuis leur évasion, selon le ministère qui affirme qu`avant l`accrochage avec les policiers, ils ont « attaqué un village et blessé deux civils ».
Le ministère a offert la somme de 1.000 dollars à toute personne qui donnerait des informations fiables permettant l`arrestation des prisonniers en fuite.
Au moins 21 prisonniers s`étaient évadés mercredi de la prison de Zwedru, ville située dans une région de forêt dense difficile à contrôler qui abrite de nombreux hommes armés accusés d`avoir lancé récemment depuis le Liberia des attaques dans l`ouest de la Côte d`Ivoire et d`y être revenus se cacher.
En annonçant l`évasion, la police n`avait pas précisé quelle était la nationalité des prisonniers en fuite, dont le nombre a été estimé à une soixantaine par des médias libériens.
Monrovia avait annoncé mi-septembre la réouverture partielle des frontières avec la Côte d`Ivoire, fermées le 9 juin après une attaque dans le Sud-Ouest ivoirien ayant fait au moins 18 morts, dont sept Casques bleus nigériens.
Abidjan a réclamé l`extradition de six civils ivoiriens arrêtés au Liberia après l`attaque le 13 août d`un poste de l`armée ivoirienne dans la localité de Pekambly, près de la frontière.
Après avoir été détenus dans des prisons de l`est du Liberia, dont celle de Zwedru, ils ont été transférés à Monrovia début septembre.

AFP

Gabon: manifestation non autorisée pour le retour de l’opposant Mba Obame

août 10, 2012
Gabon: manifestation non autorisée pour le retour de l'opposant Mba Obame Gabon: manifestation non autorisée pour le retour de l’opposant Mba Obame © AFP

Le rassemblement des partisans du principal opposant gabonais André Mba Obame prévu samedi à son arrivée à Libreville après 14 mois d’absence n’est « pas autorisé », a déclaré vendredi le porte-parole de la présidence, qualifiant son retour de « non-événement ».

« L’arrivée de M. Mba Obame est pour nous un non-événement », a indiqué le porte-parole, Alain-Claude Bilie-By-Nze, lors d’une conférence de presse à Libreville.

Ancien baron du régime passé dans l’opposition à la mort d’Omar Bongo en 2009, M. Mba Obame s’était autoproclamé président en janvier 2011 revendiquant la victoire à la présidentielle de 2009 remportée par Ali Bongo. Il doit arriver samedi en fin de journée en provenance de France après quatorze mois d’absence en raison d’une opération du dos.

Répondant à une question d’un journaliste concernant le déploiement de forces de l’ordre dans la ville depuis plusieurs jours et l’attribuant à l’arrivée de l’opposant, le porte-parole a répondu qu’il n’y avait pas de corrélation: « Vous ne pouvez pas à la fois reprocher aux pouvoirs publics de ne pas préserver la sécurité des Gabonais et vous plaindre qu’au carrefour il y a la police. La police est au carrefour depuis des mois et des mois. Nous n’attendons pas M. Mba Obame pour cela ».

L’Union nationale (UN) de M. Obame avait été dissoute en 2011 et des poursuites engagées contre lui pour « trouble à l’ordre public » après son autoproclamation.

M. Mba Obame avait vu son immunité parlementaire levée et il risque une peine de deux mois à un an de prison s’il est reconnu coupable, a indiqué à l’AFP son avocat Me Lubin Ntoutoume.

Le ministère de la Justice avait estimé que M. Mba Obame avait alors « porté atteinte à l’ordre et la sécurité publique, à l’autorité de l’Etat et au crédit de la Nation ».

Le porte-parole présidentiel a ajouté que « la justice gabonaise estimera si elle met en oeuvre les procédures suspendues ».

D’autre part, le porte-parole a souligné que les manifestations de l’UN, n’étaient pas autorisées alors que le parti a mobilisé ses militants pour accueillir samedi son chef.

« J’entends parler d’Union nationale ou d’ex-Union nationale. Nous sommes dans un Etat de droit, ce parti politique n’existe pas. (. . . ) C’est un parti de la haine du tribalisme », a-t-il ajouté.

« On a pu constater un affichage exorbitant et (. . . ) l’arrivée de compatriotes transportés par camions et bus de l’arrière-pays (notamment du nord d’où il (M. Obame) est originaire: (. . . ) un parti dissous donc non autorisé ne sera pas autorisé à engager des manifestations. C’est le respect de la loi », a ajouté le porte-parole présidentiel.

« Ceux qui vont s’y engager (dans le rassemblement) s’exposent naturellement à ce qu’il y ait réprimande et qu’il y ait mise en oeuvre du dispositif prévu à cet effet », a mis en garde le porte-parole.

M. Mba Obame avait sollicité une autorisation pour quitter le territoire gabonais pour se faire soigner et les autorités l’avaient alors autorisé à voyager suspendant les poursuites.

Sa télévision avait été suspendue temporairement en janvier 2012 pour avoir diffusé ses voeux à la nation en se présentant comme le président autoproclamé.

Jeuneafrique.com avec AFP

 

La justice doit se prononcer sur un mandat d’arrêt contre le fils Obiang

avril 11, 2012

La Chancellerie doit désormais donner son feu vert, après celui  du parquet de Paris, pour le lancement d’un mandat d’arrêt international contre  le fils du président équato-guinéen, dans l’enquête dite des biens mal acquis de  chefs d’Etat africains.

Le parquet de Paris a donné le 4 avril un avis favorable à ce mandat d’arrêt.  L’accord était nécessaire au lancement de la procédure de mandat d’arrêt  entamée par les juges français chargés de l’enquête et qui soupçonnent Teodorin  Nguema Obiang Mangue de blanchiment de détournement de fonds publics étrangers.

Il revient à présent au ministère de la Justice de se prononcer.  Interrogée  par l’AFP, la Chancellerie a répondu qu' »elle ne commentait pas les décisions  des juges d’instruction ».

« Son rôle se borne à un contrôle formel de la régularité du mandat d’arrêt »,  a déclaré son porte-parole Bruno Badré, précisant que le ministère ne se  prononçait « en aucun cas sur l’opportunité » du mandat d’arrêt dont la diffusion  lui incombe.

Les juges ont entamé début mars cette procédure de mandat d’arrêt contre M.   Obiang, qui ne s’était pas présenté à un interrogatoire.

Le gouvernement équato-guinéen avait refusé que M.  Obiang dépose devant les  juges en signe de protestation après la spectaculaire perquisition qui a visé  pendant dix jours, en février, un somptueux hôtel particulier parisien dans  lequel ont été saisis 200 m3 de biens de valeur.

Auparavant propriété de la famille Obiang, l’immeuble appartient depuis  octobre à l’Etat équato-guinéen et est couvert par une immunité diplomatique,  selon les avocats de M.  Obiang.  Mais le Quai d’Orsay avait assuré, en février,  que l’immeuble ciblé par les juges « relevait du droit commun ».

Lors d’une première perquisition, en septembre 2011, la justice avait saisi  onze voitures de luxe du fils du président.

-Menaces de rétorsion-

Dès le lancement de la procédure de mandat d’arrêt, la Guinée équatoriale a  adopté un ton très dur à l’égard de la France, demandant à Paris de freiner les  poursuites contre le fils du président équato-guinéen qui est également son  ministre de l’Agriculture.  Malabo a menacé les entreprises françaises de  rétorsion.

L’un de ses conseils de M.  Obiang, Me Emmanuel Marsigny, s’est par ailleurs  étonné du lancement d’un mandat d’arrêt « alors qu’aucun élément ne permet de  penser qu’il aurait commis quelque infraction que ce soit en France ou à  l’étranger ».

Quant aux acquisitions faites par la famille, elles « l’ont toujours été dans  la plus parfaite transparence vis-à-vis des autorités bancaires et fiscales  françaises puisque réalisées à partir de comptes bancaires personnels ou de  sociétés de droit privé dont il est actionnaire alimentées par des activités  économiques parfaitement légales », a soutenu l’avocat.

Plusieurs ONG, dont la branche française de Transparency International,  auteur de la plainte ayant déclenché l’enquête sur les biens mal acquis, ont  demandé au gouvernement français de ne pas reconnaître le statut diplomatique du  fils du président.

De son côté, le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, a affirmé que  la justice française devait travailler « en toute indépendance » dans cette  enquête.

La procédure contre M.  Obiang entre dans le cadre de l’enquête sur les biens  mal acquis que conduisent depuis décembre 2010 deux juges français Roger Le  Loire et René Grouman, et qui concerne les conditions dans lesquelles le  président équato-guinéen Teodoro Obiang, le président du Congo Denis Sassou  Nguesso, ainsi que le défunt président gabonais Omar Bongo Ondimba, ont acquis  un important patrimoine immobilier et mobilier en France.

Jeuneafrique.com  avec AFP