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Ebola : le Mali sur le qui-vive

décembre 2, 2014

Au moins 35 centres d'isolement ont été mis en place dans le sud-ouest du Mali.
Au moins 35 centres d’isolement ont été mis en place dans le sud-ouest du Mali. © AFP

Une enquête a été ouverte pour savoir comment le virus a pu arriver au Mali. Et pour comprendre pourquoi le gouvernement n’a pas été averti après le décès d’un imam guinéen.

La bonne nouvelle aura été de courte durée. À peine le premier foyer d’Ebola était-il déclaré éteint (la fillette de 2 ans décédée le 24 octobre à Kayes n’a été source d’aucune contamination secondaire) qu’un autre apparaissait, en plein coeur de la capitale.

Cette fois encore, le virus est passé par Kourémalé, une ville à cheval sur la frontière entre la Guinée et le Mali. C’est là qu’Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) s’est rendu, le 17 novembre : « C’est une question de défense nationale, a-t-il déclaré. Je suis venu vous dire qu’Ebola est combattu vigoureusement au Mali. Ebola sera vaincu. » Une information judiciaire a été ouverte pour comprendre comment le virus est arrivé à Bamako et, surtout, pourquoi le gouvernement n’en a pas été immédiatement averti.

C’est un Guinéen de 70 ans, Oussou Koita, qui a cette fois servi de vecteur à la maladie. Depuis son décès, le 27 octobre à Bamako, plus de 400 contacts ont été recensés : chacun d’entre eux est tenu de se présenter deux fois par jour dans un centre médical afin que sa température soit prise et que d’éventuels cas suspects soient détectés.

Muni d’un certificat des autorités de santé obtenu grâce à l’intervention d’un chef de village, le vieil homme est conduit à Bamako par la piste pour éviter les points de contrôle.

Que sait-on de lui ? Qu’il est l’imam de Kourémalé, mais que, quand les premiers symptômes apparaissent, le 17 octobre, c’est dans une clinique privée de la ville voisine de Siguiri qu’il est d’abord conduit. Son état ne s’améliorant pas, son fils décide quelques jours plus tard de l’emmener dans une autre clinique, située du côté malien de Kourémalé. Deux jours plus tard, sa famille décide de le faire hospitaliser à Bamako. Muni d’un certificat des autorités de santé, sans lequel il n’aurait pas été autorisé à circuler et obtenu grâce à l’intervention d’un chef de village, le vieil homme est conduit à Bamako par la piste pour éviter les points de contrôle.

Tous les proches sont tombés malades

Les cinq personnes – dont l’imam – arrivent à destination. Elles sont accueillies par un concitoyen, Issa Keita. C’est lui qui, le 26 octobre, accompagnera Oussou Koita à la clinique Pasteur. Il y mourra le lendemain. Les jours suivants, son corps transite par une mosquée de Bamako, avant d’être rapatrié en Guinée… Sans que jamais les autorités en soient informées. Les proches de l’imam sont depuis tous tombés malades. Le 10 novembre, Issa Keita et un infirmier de la clinique décèdent à leur tour. Cette fois-ci, l’alerte est donnée.

Pourquoi la clinique a-t-elle mis plus de dix jours à réagir ? Une enquête a été ouverte. « Pour le moment on n’accuse personne, mais tout n’a pas été dit sur ce qu’il s’est passé à Pasteur », explique-t-on au ministère de la Santé. Seul le médecin chef, qui est depuis décédé, aurait averti les autorités, le 10 novembre – mais pour le seul cas de l’infirmier, pas pour celui de l’imam. À Bamako, on rappelle que cette clinique est réputée pour être la meilleure de la ville et qu’elle ne souhaitait sans doute pas perdre sa clientèle.

Un contrat la liait avec la mission onusienne au Mali ; le 15 novembre, la Minusma a d’ailleurs décidé de ne pas le reconduire… Le 20 novembre, une vingtaine de Casques bleus, pour la plupart blessés dans le Nord, y étaient encore soignés et placés en quarantaine.

On n’est jamais trop prudent

Au moins 35 centres d’isolement ont été mis en place dans le sud-ouest du Mali et 20 lits sont prêts à accueillir les malades dans la capitale. Bamako a toujours refusé de fermer ses frontières avec la Guinée, mais depuis un peu plus de trois mois des équipes de santé étaient formées dans l’attente d’une propagation du virus. « Toutes les structures de santé, publiques comme privées, ont bénéficié d’une formation sur la maladie, explique Markatié Daou, le porte-parole du ministère de la Santé. C’est pourquoi nous ne comprenons pas qu’aucun test n’ait été pratiqué à la clinique Pasteur. »

Jeuneafrique.com par Dorothée Thiénot

Santé publique : Le Congo relève sa cote d’alerte contre les menaces du virus Ebola

septembre 5, 2014

 

François Ibovi livrant sa communication aux corps constitués internationaux.

Face à la résurgence de l’épidémie de fièvre hémorragique à virus Ebola dans le pays voisin qu’est la République Démocratique du Congo et de sa progression en Afrique de l’Ouest, la République du Congo a décidé de relever sa cote d’alerte par une gestion organisée, associant tous les acteurs de santé, pour réagir pragmatiquement face aux problèmes que pose la menace épidémiologique aux frontières.

D’où la série d’activités organisées par le Ministère de la santé et de la population, en partenariat avec l’O.m.s, à Oyo et bien d’autres localités Nord du pays, à travers les sessions de formation sur la prévention et le contrôle de la fièvre hémorragique à virus Ebola; l’organisation d’une campagne de mobilisation pour sensibiliser les populations de ces localités à risque, ainsi que la dotation en matériels de protection.

Pour le gouvernement, il s’agit d’un véritable défi à relever, d’autant plus que la province de l’Equateur, en RDC, qui est touchée par l’épidémie d’Ebola, fait frontière avec deux départements de notre pays, en l’occurrence la Likouala et la Cuvette. La session de formation en appui aux départements exposés aux risques de l’épidémie organisée à partir du 28 août dernier, à Oyo, par le ministre de la santé et de la population, rentre dans cette stratégie de prévention, pour protéger les populations.
Selon François Ibovi, elle doit fournir les armes théoriques susceptibles de renforcer les capacités des agents de santé en matière de prévention, de contrôle et, éventuellement, de riposte ainsi que de prise en charge des personnes atteintes. «Le gouvernement n’entend ménager aucun effort pour empêcher l’importation de cette maladie virale mortelle dans notre pays», a précisé le patron de la santé, à l’ouverture de la session de formation inaugurale qui s’est poursuivie dans sept localités du Nord du pays.
L’expertise mise à la disposition des participants a été choisie en fonction des connaissances étendues sur les questions de prévention, de contrôle, de riposte et de prise en charge des malades d’Ebola. «Les mouvements des populations entre les deux rives des fleuves, le Congo et l’Oubangui, sont si intenses que certaines dispositions doivent être prises, afin de prémunir notre pays contre cette maladie à virus Ebola ayant déjà occasionné 13 morts, à Jera, ville située à 600 kilomètres de Mbandaka, en République démocratique du Congo», a expliqué François Ibovi.
Plusieurs thèmes liés aux aspects de prévention, de manipulation du virus, de l’organisation de la prise en charge des cas avérés ou suspects ont été développés. «Cette session est l’amorce d’une série de formation en cascade. Après la partie septentrionale du pays, suivra la partie Sud où seront organisés des ateliers», a fait savoir, quant à lui, le prof. Alexis Elira Dokekias, directeur général de la santé, qui, dans le cadre de cette riposte, a conduit, du 27 au 29 août 2014, une délégation du Ministère de la santé et de la population, associée aux représentants de l’O.m.s, dans  quelques localités du Nord du pays, à savoir: Mpouya, Makotipoko, Loukoléla, Liranga, Impfondo, Bétou, Pokola et Ewo. Au cours de ces visites, des dons de matériels de première nécessité (uniformes de protection, gants et masques pour les personnels de santé, thermo flashs et les désinfections, etc) ont été distribués.
Par ailleurs, le directeur général de la santé, appuyé par le prof. Obengui, le Dr Boumandoki et Mme Diafouka, ont sensibilisé les populations sur le danger que constitue la fièvre hémorragique à virus Ebola, les mesures à prendre pour éviter que cette infection ne soit importée ou réactivée.
Dans le cadre de la riposte contre la pandémie, il sied de signaler que des sessions de formations seront également organisées à l’intention des journalistes, des douaniers, des gendarmes et policiers et des agents évoluant dans le secteur de l’économie forestière. Toutes ces actions qui sont menées sur le terrain intègrent, tout simplement, les mesures de prévention, car, comme le disait José Marti, «la meilleure médecine est celle qui prévient et non celle qui guérit».
Par ailleurs, le mardi 2 septembre dernier, le ministre Ibovi a annoncé que le gouvernement va mobiliser un montant estimé à 1.170.185.000 francs Cfa, pour mettre en exécution son plan de contingence, de prévention et de riposte contre la fièvre hémorragique à virus Ébola.
Dans le cadre de ce plan d’urgence, une circulaire, rappelant l’importance et l’application des mesures de préventions, a été adressée aux préfets, sous-préfets,  maires et aux directeurs départementaux de la santé.

Lasemaineafricaine.net par Cyr Armel YABBAT-NGO

Ebola : arrivée d’experts de la maladie en Côte d’Ivoire

août 20, 2014
Prudence, Ébola!

Prudence, Ébola, Côte d’Ivoire: évitez de serrer les mains et de faire des accolades!

Des experts d’Ébola séjournent à Abidjan pour s’enquérir des ‘’techniques’’ de prévention ivoiriennes contre le virus, a appris APA, mercredi, de source proche du ministère de la santé et de la lutte contre le VIH/SIDA.

En provenance des pays touchés par l’épidémie de la fièvre hémorragique d’Ébola et de certains pays ‘’occidentaux », ces experts, présents à Abidjan ‘’depuis quelques jours » viennent s’informer sur ‘’ les techniques de notre pays en matière de prévention contre la maladie » a déclaré à APA cette source, ajoutant que ‘’ la presse sera informée de leur mission ».

La Côte d’Ivoire n’a connu jusqu’à présent aucun cas déclaré d’Ébola mais le risque de contamination est très ‘’élevé » selon les autorités du pays qui ont renforcé les mesures de prévention.

Le gouvernement a recommandé aux populations d’éviter de ‘’ serrer les mains et de faire des accolades » et a décidé la suspension des vols d’Air Côte d’Ivoire à destination et en provenance des pays affectés par la maladie, l’interdiction à toutes les compagnies aériennes de transporter des passagers en provenance des pays touchés par le virus Ébola à destination de la Côte d’Ivoire.

Les autorités ivoiriennes ont annoncé, mardi soir, la suspension « jusqu’à nouvel ordre» de l’organisation des compétitions sportives à caractère international.

L’épidémie de la fièvre d’Ébola a déjà fait 1 229 morts dont plus de 413 au Libéria, 380 en Guinée, 348 en Sierra-Leone et cinq au Nigéria, selon le dernier bilan de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). La maladie se transmet par la salive, le sang, la sueur et la consommation des rongeurs tels que le singe, la chauve-souris.

Apanews.net

Ebola : le spécialiste sierra-léonais des fièvres hémorragiques meurt du virus

juillet 30, 2014
Sheik Umar Khan, spécialiste sierra-leonais d'Ebola, décédé le 29 juillet. © Reuters

Sheik Umar Khan, spécialiste sierra-leonais d’Ebola, décédé le 29 juillet. © Reuters

Mardi, Sheik Umar Khan, médecin sierra-léonais chargé de lutter contre l’épidémie dans son pays, duquel il était le seul spécialiste en fièvres hémorragiques, est décédé du virus.

Sheik Umar Khan était le seul spécialiste en fièvres hémorragiques de Sierra Leone, que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a désigné, dimanche 27 juillet, comme épicentre de l’épidémie de virus Ebola. Le virologue de 39 ans a malheureusement lui aussi succombé à la maladie, mardi 29 juillet, alors qu’il avait été diagnostiqué quelques jours plus tôt et transféré dans un centre de soins géré par l’ONG Médecins sans frontières (MSF) dans le nord du pays.

Ironie du sort, le médecin sierra-leonais, qualifié de « héros national » par le ministère de la Santé, est décédé le jour même où il devait recevoir la visite de son président, Ernest Bai Koroma, de passage dans le centre où il exerçait, à Kailahun, dans l’est de la Sierra Leone, raconte le quotidien britannique The Guardian.

Déjà 672 cas mortels

L’épidémie, qui endeuille l’Afrique de l’Ouest depuis le début de l’année, pourrait faire d’autres victimes dans les rangs des personnels de santé. Un médecin canadien, revenu samedi du Liberia, est en effet placé en quarantaine à son domicile de Vancouver. S’il ne présente aucun symptôme, il a toutefois côtoyé deux humanitaires américains, eux aussi en quarantaine au Liberia et dont l’un est, selon ses proches, « faible et vraiment malade ».

L’épidémie, qui s’est déclarée au début de l’année en Guinée, puis a gagné le Liberia et la Sierra Leone, totaliseraient 1 201 cas, dont 672 mortels, selon le dernier bilan de l’OMS le 23 juillet. Selon le Dr Jean-Claude Manuguerra, responsable de la cellule d’intervention biologique d’urgence de l’Institut Pasteur, le risque épidémique dans les pays développés est relativement faible. « Si un cas devait se développer en France, il serait immédiatement repéré. Ebola a besoin d’un système de santé mal organisé pour se développer », explique-t-il au Figaro.

Peur sur Lagos

Le virus a également provoqué des perturbations dans le secteur aérien, la principale compagnie aérienne nigériane ayant suspendu tous les vols au départ et à destination de la Sierra Leone et du Liberia, à la suite du décès à Lagos, le 25 juillet, de Patrick Sawyer, consultant pour le ministère libérien des Finances. La mort de ce dernier, ayant voyagé par avion de Monrovia à Lagos via Lomé, a contribué à accentuer le climat d’inquiétude autour de l’épidémie, Lagos, un des centres névralgiques de la sous-région, comptant près de 21 millions d’habitants.

La compagnie aérienne Asky (African Sky), basée à Lomé, au Togo, a également suspendu ses vols en Sierra Leone et au Liberia en raison de craintes concernant la propagation du virus. Les passagers au départ de Conakry, la capitale guinéenne, seront quant à eux soumis à un contrôle sanitaire. L’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) et l’OMS ont également annoncé, mardi 29 juillet, qu’elles allaient se réunir d’urgence, pour réfléchir à la façon de limiter la propagation.
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Jeuneafrique.com par Mathieu OLIVIER

Ebola en Guinée: plus de 200 morts depuis le début de l’épidémie

juin 5, 2014
Ebola en Guinée: plus de 200 morts depuis le début de l'épidémie © AFP

Ebola en Guinée: plus de 200 morts depuis le début de l’épidémie © AFP

L’épidémie de fièvre Ébola qui s’est déclarée en janvier en Guinée a fait 208 morts parmi 328 cas suspects, ce qui en fait l’une des épidémies les plus meurtrières, a indiqué mercredi l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Un précédent bilan de l’OMS faisait état d’un peu moins de 200 morts le 28 mai. Entre le 29 mai et le 1er juin, la Guinée a enregistré 21 nouveaux décès liés à l’épidémie, a précisé l’OMS dans son dernier bilan mercredi.

Fin avril, le président guinéen Alpha Condé avait indiqué à Genève que la situation était « bien maîtrisée ».

Mais alors que le nombre de malades semblait décliner, de nouveaux cas ont été signalés en Guinée et en Sierra Leone.

Au Sierra Leone, l’épidémie a tué 6 personnes parmi 79 cas suspects. Au Liberia, une dizaine de morts ont été enregistrés.

Le virus a déjà touché plus de 300 personnes en Afrique de l’Ouest, s’est inquiétée mercredi l’ONG Médecins Sans Frontières (MSF).

Dans les prochains jours, en collaboration avec le ministère de la Santé de Sierra Leone, MSF installera un centre de prise en charge pour soigner les personnes infectées à Koindu, épicentre de l’épidémie dans ce pays. Une équipe spécialisée rejoindra l’équipe d’évaluation de MSF déjà présente sur le terrain. Du matériel médical et logistique supplémentaire a également été envoyé.

« L’Ébola est une maladie qui fait peur et qui est perçue comme mystérieuse. On peut cependant en guérir », a expliqué Marie-Christine Ferir, coordinatrice des programmes d’urgence de MSF.

Depuis le début de l’épidémie, près d’une trentaine de patients pris en charge par MSF ont ainsi été guéris en Guinée. « Gagner la confiance de la population reste essentielle pour combattre de l’épidémie », a-t-elle relevé.

Malgré les efforts sur le terrain, le nombre de cas confirmés d’Ébola a augmenté au cours des dernières semaines.

Selon MSF, en Guinée, l’épidémie s’est étendue à Boffa, en Guinée maritime, et à Telimele, dans la région de Kindia. De nouveaux malades ont aussi été enregistrés à Conakry, Guéckédou et Macenta.

Pour l’ONG, l’augmentation pourrait avoir été causée par une réticence des malades à aller à l’hôpital.

La mobilité des personnes infectées et décédées est également problématique, car il est courant que les familles déplacent les morts pour organiser les funérailles dans un autre village. La multiplication des zones touchées rend donc difficile la prise en charge des patients et le contrôle de l’épidémie.

« La résistance de la communauté et le suivi transfrontalier des personnes ayant été en contact avec les malades sont les principaux défis que nous rencontrons sur le terrain », a affirmé Marie-Christine Ferir, de MSF.

Le virus Ébola, découvert en 1976 dans l’actuelle République démocratique du Congo (ex-Zaïre), peut être transmis à l’homme par des animaux sauvages, et d’homme à homme par des contacts directs.

La fièvre Ébola, souvent mortelle, se traduit par des hémorragies, des vomissements et des diarrhées. Les chances de survie augmentent pour les malades s’ils sont hydratés.

L’OMS n’a pas édicté de restrictions de voyage vers la Guinée, le Sierra Leone et le Liberia.

Jeuneafrique.com avec AFP

Vingt-trois morts dans le sud de l’Egypte dans des heurts tribaux

avril 5, 2014

LE CAIRE – Au moins 23 personnes ont été tuées dans des affrontements entre tribus dans le sud de l’Egypte où des renforts des forces de l’ordre ont été déployés, a indiqué samedi le ministère de la Santé.

Les heurts entre tribus ou familles sont monnaie courante dans le sud rural et pauvre de l’Egypte, mais ces dernières violences –qui ont également fait plus de 50 blessés selon le ministère de la Santé– sont les plus meurtrières depuis longtemps, ont estimé des responsables de la sécurité.

Ces combats entre des hommes de la tribu Bani Hilal et des villageois nubiens de la famille Daboudiya dans la province d’Assouan –dont la querelle dure depuis des années– ont éclaté lorsqu’un homme d’un des deux clans a fait des avances sexuelles à une femme du camp opposé, a expliqué de son côté le ministère de l’Intérieur dans un communiqué.

Le texte ajoute que les deux parties avaient participé vendredi à une réunion de réconciliation qui a dégénéré en échanges de coups de feu et s’est soldée par trois morts parmi les Bani Hilal.

Vingt personnes ont ensuite été tuées samedi, a précisé le ministère de la Santé. Selon l’Intérieur, les heurts avaient cessé dans l’après-midi après le déploiement de policiers.

Face à l’ampleur des violences, le Premier ministre Ibrahim Mahlab et le ministre de l’Intérieur Mohammed Ibrahim ont fait le déplacement jusqu’à Assouan où ils sont arrivés dans l’après-midi.

L’armée a également annoncé être intervenue et a accusé les Frères musulmans du président destitué Mohamed Morsi d’être impliqués dans ces heurts. Habitants et responsables locaux interrogés par les médias ont toutefois réfuté tout lien entre ces violences et des questions politiques.

Depuis l’éviction début juillet de M. Morsi par l’armée, les nouvelles autorités font porter à la confrérie, depuis déclarée terroriste, la responsabilité des violences qui secouent le pays quotidiennement depuis neuf mois.

La police a commencé seulement récemment à réaffirmer sa présence à travers le pays, après un net relâchement de la sécurité à la suite du soulèvement contre le régime de Hosni Moubarak en janvier 2011.

Romandie.com avec(©AFP / 05 avril 2014 17h09)

Côte d’Ivoire : débat enflammé après la mort d’un mannequin à l’hôpital

mars 30, 2014
Des portraits de la mannequin Awa Fadiga, à Abidjan le 28 mars 2014. © AFP

Des portraits de la mannequin Awa Fadiga, à Abidjan le 28 mars 2014. © AFP

Le décès d’un mannequin ivoirien mardi dans un grand hôpital d’Abidjan, que sa famille attribue à des négligences en série, provoque cette semaine un débat enflammé sur la vétusté du système de santé public en Côte d’Ivoire.

« La honte ! » La Une vendredi du quotidien Nord-Sud – un journal pourtant proche du régime -, agrémentée d’une grande photo de la jolie Awa Fadiga, 23 ans, traduit l’indignation de la presse et de la société ivoiriennes.

Vraisemblablement agressée dans un taxi dimanche vers 22H00, retrouvée sous un pont, en sang, une heure plus tard, la victime est emmenée par les sapeurs-pompiers aux urgences du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Cocody, un bâtiment massif construit il y a plusieurs décennies, où elle tombe dans le coma puis meurt le mardi à 7H00.

Famille et autorités divergent sur les circonstances de son décès.

« De 23H00 dimanche jusqu’au lundi à 13H00, ma +fille+ n’a reçu aucun soin », s’indigne Sira Koné Fadiga, la tante de la victime, qui l’a élevée depuis qu’elle avait 6 ans.

« Quand nous sommes arrivés aux urgences, nous l’avons trouvée à même le sol, à demi-nue, ne portant qu’un collant bleu », sanglote-t-elle, tout en montrant des photos de sa nièce longiligne, adolescente puis adulte, souvent sur des podiums, « toujours choisie » dans des castings, sourit-elle tristement.

Awa Fadiga est « morte pour 12.000 francs CFA (18,3 euros) d’ordonnance médicale qu’elle n’a pu honorer », s’emporte sa tante, « révoltée », une liste de factures qu’elle dit avoir payées à la main.

La version des autorités est toute autre. La jeune femme a reçu « les premiers soins médicaux que nécessitait son état », affirme le ministère de la Santé dans un communiqué, ce que confirme le personnel médical rencontré sur place par l’AFP.

Souffrant d’un « traumatisme crânien et de détresse respiratoire », Awa Fadiga a subi lundi un scanner hors de l’hôpital « en raison de la panne de l’appareil du CHU », au retour duquel elle a été placée sous assistance respiratoire en réanimation, explique le ministère.

Réseaux sociaux en ébullition

Mlle Fadiga s’est éteinte le lendemain « des suites de son tableau gravissime », insistent les autorités.

Les réseaux sociaux ivoiriens, très actifs, s’emparent rapidement de l’affaire, organisent une manifestation devant l’hôpital, prévoient une marche commémorative ce week-end.

La belle Awa, égérie d’une campagne publicitaire pour un grand opérateur téléphonique de la place, devient dans sa mort l’incarnation des défaillances des services de santé ivoiriens, parfois corrompus.

Ancien îlot de prospérité dans la région la moins développée au monde, reconnue pour son excellence hospitalière du temps de son « miracle » économique (années 1960 à 1980), la Côte d’Ivoire vit mal son recul sanitaire, provoqué par une décennie de crise politico-militaire et de sous-investissement. Même si ses centres de santé restent de meilleure qualité que ceux des pays voisins.

Des cliniques privées proposent des prestations onéreuses aux plus aisés.

« Au nom de tous les morts anonymes dans nos CHU et nos hôpitaux, nous devons continuer à mettre la pression sur le pouvoir pour que les choses changent », pointe le groupe Facebook « Pour Awa Fadiga ».

« Une seule nuit aux urgences m’aura permis de voir des cas aussi (sinon plus) attristants et révoltants que celui d’Awa », acquiesce un étudiant sur le réseau social. Et d’ajouter : « On dit urgences, mais la lenteur avec laquelle on s’occupe des gens ou l’immobilisme avec lequel on regarde des cas graves me fait comprendre que les séries télévisées du genre « Urgences » sont pour nous autres venues d’autres planètes. »

Le Syndicat national des cadres supérieurs de la santé de Côte d’Ivoire rejette la faute sur « les conditions de travail difficiles » et « la vétusté du matériel » et demande de ne pas « jeter l’anathème » sur les médecins.

« Lorsque nous guérissons un malade, ce sont des miracles que nous faisons tous les jours », observe son secrétaire général, le Dr Ernest Atté Boka, qui appelle l’Etat à investir davantage dans la modernisation de son système de santé.

Le parquet d’Abidjan a ouvert une enquête et demandé à la famille un délai de 72 heures avant l’inhumation d’Awa Fadiga.

Jeuneafrique.com

Affaire Awa Fadiga : le décès d’un jeune mannequin émeut la Côte d’Ivoire

mars 28, 2014

Awa Fadiga, un jeune mannequin ivoirien de 23 ans, est décédée mardi aux urgences du CHU de Cocody à Abidjan. Ses proches mettent directement en cause le manque de soins reçus à l’hopital.

Awa Fadiga avait 23 ans. Cette jeune mannequin est morte mardi 25 mars au service des urgences du CHU de Cocody. Selon ses proches, le manque de soin prodigué par le personnel hospitalier est directement responsable de son décès.

Ce drame, rapporté par le site des Observateurs de France 24, a provoqué un profond émoi en Cote d’Ivoire. « Awa Fadiga, stop plus jamais ça », une page Facebook créée pour l’occasion, a déjà recueilli plus de 12 000 « like ».

Que s’est-il passé ? Le 23 mars en début de soirée, Awa Fadiga est agressée à l’arme blanche par un chauffeur de taxi. Des passants lui viennent en aide avant que la gendarmerie n’intervienne et que des pompiers ne l’emmènent aux urgences du CHU de Cocody vers 23h00. Selon le ministère de la Santé, elle est déjà « dans un état comateux ».

Ses proches expliquent ensuite avoir constaté le lendemain à 13h qu’aucun soin ne lui avait été prodigué depuis son admission aux urgences. La raison : le non-paiement des frais médicaux demandés par l’hôpital, affirment-ils.

Une fois sur place, l’amie et les parents d’Awa payent pour que la jeune femme reçoive les médicaments nécessaires, explique le site des Observateurs de France 24. Sans succès : la jeune mannequin décède mardi à 7 h du matin malgré plusieurs heures de réanimation.

Nelly Yavo, l’agent de la victime, donne sa version des faits.

La version de l’hôpital est totalement différente. Contacté par France 24, le service de communication du CHU a expliqué, en se basant le cahier des admissions tenu par le personnel soignant, que la jeune femme avait été prise en charge dès son arrivée.

Dans un communiqué publié le 25 mars, le ministère de la Santé a de son côté assuré que Awa Fadiga « a reçu les premiers soins médicaux que nécessitait son état, par voie veineuse, y compris un nettoyage et des soins corporels par les filles de salle, avec eau savonneuse et antiseptique ».

Le ministère estime que la victime est « décédée suite à une agression inadmissible et intolérable qui n’engage pas la responsabilité des services de santé. »

Jeuneafrique.com par Vincent DUHEM

Guinée: une épidémie de fièvre Ebola fait au moins 59 morts

mars 22, 2014

L’épidémie de fièvre virale hémorragique qui sévit dans le sud de la Guinée est une fièvre Ebola, a annoncé samedi le chef de la division prévention au ministère de la santé et de l’hygiène publique, le Dr Sakoba Kéita. On déplore au moins 59 morts.

Le ministère guinéen de la Santé avait indiqué vendredi soir qu’une épidémie de fièvre virale hémorragique avait provoqué le décès de 29 personnes depuis le 9 février en Guinée. Il n’avait pas précisé la nature de cette fièvre.

L’épidémie est une fièvre Ebola, selon le diagnostic fait à Lyon, en France, a expliqué le Dr Kéita. « Dans la journée d’hier (vendredi) nous avons eu les premiers résultats venus de Lyon qui nous ont annoncé la présence du virus de la fièvre Ebola comme étant à l’origine de cette flambée de fièvre fébrile en Guinée Forestière principalement », a-t-il déclaré.

L’épidémie « a fait au moins 59 morts sur 80 cas recensés par nos services sur le terrain », a dit M. Kéita à l’AFP.
Intervention de MSF

« Nous sommes débordés sur le terrain, nous luttons contre cette épidémie avec les moyens du bord, avec le concours des partenaires, mais sachez que c’est difficile, mais nous y parviendrons », a-t-il ajouté.

La maladie se manifeste par une poussée de fièvre, des diarrhées, des vomissements, une fatigue prononcée et parfois un saignement.

L’organisation Médecins Sans Frontières (MSF) a annoncé samedi le lancement d’une intervention d’urgence dans le pays. « Vingt-quatre médecins, infirmiers, logisticiens et spécialistes de l’hygiène et de l’assainissement sont déjà sur place alors que d’autres personnes vont renforcer l’équipe au cours des prochains jours », a précisé l’organisation dans un communiqué

Romandie.com

Egypte: quatre morts dans un attentat visant un bus de touristes sud-coréens

février 16, 2014

LE CAIRE – Au moins quatre personnes ont été tuées dimanche dans l’explosion d’une bombe dans un autobus transportant des touristes sud-coréens près de la station balnéaire de Taba, dans le Sinaï égyptien sur la frontière avec Israël, selon le ministère de la Santé.

L’attentat, qui n’a pas encore été revendiqué, a également fait 14 blessés.

Le chauffeur égyptien figure parmi les morts, a annoncé le ministère de l’Intérieur, en ajoutant que le véhicule transportait des touristes coréens mais sans donner de précision sur les autres victimes.

Ce drame survient en pleine vague d’attentats qui ne visaient jusqu’alors que les forces de l’ordre en Egypte, depuis que l’armée a destitué et arrêté le président islamiste Mohamed Morsi début juillet.

Ces attentats ont été, pour la plupart, revendiqués par Ansar Beit al-Maqdess, un groupe jihadiste basé dans le Sinaï, disant s’inspirer d’Al-Qaïda et assurant agir en représailles à la répression sanglante menée par le nouveau pouvoir contre les partisans de M. Morsi.

Des images de la télévision nationale montraient le haut de l’autocar jaune dévasté par la déflagration et l’incendie qui a suivi. La bombe a explosé à l’avant du véhicule, selon le ministère de l’Intérieur.

Le bus a été frappé alors que le chauffeur attendait au passage frontalier de Taba, a ajouté le ministère dans un communiqué, sans préciser dans quel sens les touristes franchissaient la frontière entre Israël et l’Egypte.

Le porte-parole du ministère de la Santé, Ahmed Kamel, a précisé à l’AFP qu’il était impossible de reconnaître les corps.

Les attentats visant la police et l’armée se sont multipliés depuis l’éviction de M. Morsi le 3 juillet, mais aucun n’avait visé des étrangers, dans ce pays dont l’économie dépend fortement du tourisme.

La dernière attaque contre des touristes remonte à février 2009 quand une Française a été tuée par l’explosion d’une grenade en bordure du souk de Khan el-Khalili, au cœur du Caire historique. Il s’agissait alors de la première attaque terroriste contre des Occidentaux en Egypte depuis 2006.

Mais entre 2004 et 2006, nombre d’Egyptiens et de touristes étrangers avaient péri dans des attentats dans les stations balnéaires du Sinaï.

Romandie.com avec(©AFP / 16 février 2014 15h13)