Posts Tagged ‘ministère des affaires’

Egypte: démission des porte-parole de la présidence et du gouvernement

juillet 2, 2013

LE CAIRE – Un porte-parole du président égyptien Mohamed Morsi et le porte-parole du gouvernement ont démissionné mardi, dans la foulée de la démission de plusieurs ministres, a-t-on appris de sources officielles.

Le porte-parole de la présidence Ehab Fahmi –détaché du ministère des Affaires étrangères– a décidé de quitter son poste, a indiqué un responsable de ce ministère à l’AFP.

Le porte-parole du gouvernement, Alaa al-Hadidi, a de son côté affirmé à l’agence officielle Mena qu’il avait remis sa démission au Premier ministre Hicham Qandil.

Cinq ministres, dont le chef de la diplomatie égyptienne Mohammed Kamel Amr, se sont déjà retirés du gouvernement depuis le début dimanche d’une mobilisation monstre contre le président islamiste.

Ces nouvelles démissions isolent encore un peu plus le chef de l’Etat auquel l’armée a donné lundi soir 48 heures pour satisfaire les revendications du peuple, au lendemain de manifestations massives à travers tout le pays pour exiger le départ du président issu des Frères musulmans, élu il y a tout juste un an.

Romandie.com avec (©AFP / 02 juillet 2013 13h58)

Libye : des hommes armés assiègent deux ministères à Tripoli

avril 30, 2013

 

Le Premier ministre libyien Ali Zeidan au sommet de la Ligue arabe à Doha, le 26 mars 2013. Le Premier ministre libyien Ali Zeidan au sommet de la Ligue arabe à Doha, le 26 mars 2013. © AFP

Des hommes armés cernent le ministère des Affaires étrangères et celui la Justice à Tripoli, réclamant l’exclusion politique des collaborateurs de l’ancien régime. Ces sièges de bâtiments officiels illustrent une nouvelle fois l’incapacité de l’État libyen à rétablir l’ordre dans le pays, plus de 18 mois après la chute de Mouammar Kaddafi.

Le climat sécuritaire est toujours très tendu en Libye. Mardi matin, une partie des miliciens armés qui assiègent depuis dimanche le siège du ministère des Affaires étrangères, près du centre-ville de Tripoli, ont étendu leur action en encerclant également le ministère de la Justice.

« Plusieurs hommes armés à bord de véhicules équipés de canons anti-aériens ont cerné ce matin le siège du ministère de la Justice », a affirmé Walid Ben Rabha, chef du bureau de l’information au ministère. « Ils ont demandé au ministre et au personnel présent de quitter leurs bureaux et ont fermé le ministère » a-t-il précisé. Les assaillants réclament l’exclusion de la vie politique des collaborateurs de l’ancien régime de Mouammar Kaddafi.

Par ailleurs, une trentaine de pick-up et des dizaines d’hommes armés cernaient toujours le siège du ministère des Affaires étrangères mardi matin. Des pancartes portant des inscriptions exigeant l’adoption de la loi prévoyant l’exclusion des collaborateurs de l’ex-régime étaient accrochées au portail de l’édifice.

Ce ministère « est toujours cerné et fermé », a indiqué Aymen Mohamed Aboudeina, membre du collectif des protestataires, ajoutant que « des pourparlers vont être engagés dans les heures à venir avec des responsables du ministère ». Selon lui, « le siège ne sera levé que lorsque les revendications des protestataires seront satisfaites avec notamment le vote par le Congrès général national (CGN) du projet de loi sur l’exclusion politique des anciens collaborateurs de Mouammar Kaddafi ».

Actuellement examiné par le CGN, la plus haute autorité politique de Libye, ce projet de loi provoque des remous au sein de la classe politique car elle risque de mettre sur la touche plusieurs hauts responsables du pays.

« Actes de sabotage »

Dimanche, le Premier ministre Ali Zeidan avait déploré devant la presse ce siège du ministère et également dénoncé des « actes de sabotage » ayant visé le ministère de l’Intérieur et la télévision nationale à Tripoli. Un peu plus tôt dans la journée, des officiers de police en colère avaient envahi le siège du ministère pour réclamer des augmentations salariales et des promotions. Lundi, quelques dizaines d’officiers ont à nouveau pénétré dans l’édifice situé sur la route de l’aéroport, à une dizaine de kilomètres du centre de Tripoli, en tirant en l’air.

Le même jour, des affrontements ont éclaté dans l’ouest du pays entre deux tribus rivales, après une dispute entre deux hommes. « Les combats à l’arme lourde ont lieu entre les villes de Tiji et Nalout, à 200 km au sud-ouest de Tripoli », selon un témoin, Ali Bédoui. « Il y a eu au moins trois blessés. Des roquettes sont tombées sur des maisons », a-t-il ajouté.

Ces incidents illustrent une escalade de la violence depuis quelques jours à Tripoli. Le 23 avril, un attentat à la voiture piégée a visé l’ambassade de France à Tripoli, faisant deux blessés parmi les gendarmes français et d’importants dégâts matériels. Des attaques contre les services de sécurité ont par ailleurs repris dans l’est du pays, où un commissariat de police a été la cible d’un attentat samedi.

Islamistes radicaux ou partisans de l’ancien régime ?

En 2012, la ville de Benghazi a vécu au rythme d’assassinats contre des officiers de police ou de l’armée et d’attaques contre les intérêts occidentaux. Le consulat américain avait notamment été pris d’assaut en septembre, ce qui avait provoqué la mort de l’ambassadeur Chris Stevens et trois autres Américains.

Ces attaques sont souvent attribuées à des islamistes extrémistes bien implantés en Cyrénaïque, dans l’est du pays. Les autorités libyennes n’écartent toutefois pas que des partisans de l’ancien régime soient derrière ces attentats. Ces évènements meurtriers traduisent l’incapacité des autorités à rétablir l’ordre dans le pays, où sévissent des milices lourdement armées aux motivations et idéologies diverses.

Dimanche, le Premier ministre libyen a appelé la population à appuyer le gouvernement face aux groupes armés « qui veulent déstabiliser le pays ». Certains observateurs libyens estiment que l’escalade de la violence coïncide avec une campagne lancée par le gouvernement pour combattre des « milices hors la loi », qui voient leurs influence et intérêts menacés par le nouveau gouvernement d’Ali Zeidan en fonction depuis novembre 2012.

Jeuneafrique.com avec AFP

Bar Refaeli en guerre contre l’armée israélienne

mars 19, 2013

Les militaires ne veulent pas que le mannequin symbolise le pays

 
Bar Refaeli en guerre contre l'armée israélienne

Bar RefaeliBar Refaeli hauteurBar Refaeli en lingerieBar Refaeli en lingerieBar Refaeli

L’armée israélienne vient de faire part de son mécontentement en apprenant que Bar Refaeli avait été choisie par le ministère des Affaires Etrangères pour participer à une campagne destinée à promouvoir l’image d’Israël à l’étranger. Motif: le top model n’a pas effectué son service militaire.

Malgré un physique de rêve et des courbes affolantes qui ont su mettre tout le monde d’accord, Bar Refaeli réussit l’exploit de diviser un pays tout entier. Et pas n’importe lequel, le sien, Israël. La raison de la polémique: que le top model ait été choisi par le ministère des Affaires Etrangères pour représenter sa patrie et «redorer l’image d’Israël à l’étranger». Un rôle d’ambassadrice de charme en somme mais qui n’est pas du goût de l’armée israélienne pour la simple raison que Bar Refaeli n’a pas effectué son service militaire.

Si l’appel sous les drapeaux a été supprimé en France par Jacques Chirac en 1996, en Israël il est toujours effectif, obligatoire pour les citoyens déclarés aptes. Celui des hommes dure trois ans, celui des femmes deux ans. Le porte-parole de l’armée, le brigadier général Yoav Mordechai, a protesté contre cette décision en envoyant une lettre au ministère des Affaires Etrangères. «Le choix d’une personne qui n’a pas effectué son service comme représentant officiel d’Israël envoie le message selon lequel nous ignorons ou pardonnons à ceux qui échappent à leur engagement» écrit le soldat qui rappelle combien une personnalité aussi populaire que Bar Refaeli peut avoir de l’influence sur la jeunesse du pays.

En 2003, la jeune femme a épousé un proche de sa famille afin d’être exemptée, pour en divorcer quelques semaines plus tard. Un enchaînement jugé suspect et qui n’a pas manqué de provoquer la polémique d’autant que Bar Refaeli a déclaré peu de temps après que le service militaire aurait nui à sa carrière. En 2010, l’armée avait déjà appelé au boycott des produits dont elle faisait la promotion et son représentant avait déclaré: «Au final, elle doit avoir du mal à se regarder dans le miroir. L’armée est un élément central de notre société». Bar Refael se retrouve donc en guerre, seule contre Tsahal. Les militaires doivent néanmoins faire attention. Ils ont face à eux un sacré canon…

 Gala.fr par Jean-Christian Hay

Nigeria: la mort des sept otages « semble fondée », selon Rome

mars 10, 2013
Nigeria: la mort des sept otages 'semble fondée', selon Rome Nigeria: la mort des sept otages « semble fondée », selon Rome © AFP

La mort de sept étrangers enlevés au Nigeria, dont un Italien, qui a été annoncée samedi par le groupe islamiste nigérian Ansaru, « semble fondée », a indiqué dimanche le ministère des Affaires étrangères italien dans un communiqué.

« Les vérifications effectuées en coordination avec les autres pays intéressés nous entraînent à retenir fondée l’information sur le meurtre des otages enlevés le mois dernier au Nigeria », indique le communiqué

Jeuneafrique.com avec AFP

Mort de Chavez: deuil national en Equateur qui déplore une perte irréparable

mars 6, 2013

QUITO – L’Equateur a décidé mardi de décréter trois jours de deuil national en hommage au président vénézuélien Hugo, décédé mardi des suites d’un cancer, qualifiant sa disparition de perte irréparable pour l’Amérique latine.

En hommage au départ de cet ami cher à l’Amérique latine, l’Equateur va décréter trois jours de deuil national, a annoncé le président socialiste Rafael Correa, un proche allié du dirigeant vénézuélien.

Un immense Latino-Américain et un immense être humain s’en est allé, a poursuivi M. Correa, la voix brisée, lors d’une allocution depuis le palais présidentiel. Quand les passions s’apaiseront (…), il ne fait aucun doute que le monde entier reconnaîtra la grandeur d’un homme extraordinaire, courageux, plein d’amour et d’héroïsme, a-t-il ajouté.

Dans un communiqué publié par le ministère des Affaires étrangères, le gouvernement de Quito a fait part de son profond chagrin après l’annonce de la mort de M. Chavez, affirmant qu’il avait été le chef de file d’un mouvement historique et un révolutionnaire mémorable.

Devant cette perte irréparable qui endeuille le peuple vénézuélien et toute la région, l’Equateur exprime son amitié spéciale qui l’unit au Venezuela, affirmant que l’action de M. Chavez permettra de continuer à renforcer les liens entre les deux pays et l’intégration latino-américaine.

L’Equateur considère cette perte comme la sienne propre et souhaite au peuple ami du Venezuela les plus grands succès à l’avenir, avec la conviction qu’il saura maintenir et magnifier son histoire, sa révolution, son développement, la fraternité et la solidarité qui caractérise son action, ajoute le communiqué.

Romandie.com avec (©AFP / 06 mars 2013 03h29)

France/Cameroun: appel à quitter la zone du rapt

février 20, 2013
« Les ressortissants français qui se trouveraient actuellement dans l’extrême nord du Cameroun doivent impérativement se mettre en lieu sûr et quitter la zone au plus vite », a demandé le ministère des Affaires étrangères, au lendemain du rapt dans cette région de 7 Français.

Compte-tenu de ces enlèvements, « il est formellement déconseillé de se rendre dans la région Extrême Nord du Cameroun (des rives du Lac Tchad au Sud de Maroua) et à la frontière avec le Nigeria jusqu’à nouvel ordre », précise le ministère dans la rubrique « conseils aux voyageurs » figurant sur son site internet.

Lefigaro.fr avec AFP

Les rebelles du Séléka s’approchent de Bangui

décembre 26, 2012

Moins de 24 heures après avoir déclaré une trêve, la rébellion centrafricaine de la coalition Sékéla continue son avancée vers Bangui. Elle n’est plus qu’à environ 350 km de la capitale.

La trêve n’aura donc duré que quelques heures. Après avoir déclaré, lundi, « l’arrêt de ses opérations », les rebelles de la coalition du Séléka ont repris leur offensive, mardi 24 décembre, et se sont emparés hier de la ville de Kaga Bandoro dans le centre-nord du pays à environ 340 km de la capitale centrafricaine Bangui. « Ils sont entrés (…) en véhicule et à moto, et ils se sont mis à tirer à l’arme lourde en direction des points stratégiques : base du détachement militaire, gendarmerie, poste des douanes, police », a déclaré à l’AFP une source militaire. Kaga Bandoro est le quatrième chef-lieu de préfecture du pays a être attaqué et occupé par la rébellion, après Ndélé (nord), Bria (centre), et Bambari (centre sud), désormais présente à l’est et au nord de Bangui.

Rebelles et pouvoir se rejettent la responsabilité de la reprise des combats. Les premiers accusent Bangui d’avoir rompu la trêve quand les autorités estiment que le Séléka n’a pas respecté sa promesse de suspendre son offensive. Lundi, la coalition avait annoncé « l’arrêt de ses opérations » et demandé au président centrafricain un cessez-le-feu.

La coalition du Séléka est dirigée par Michel Am Nondokro Djotodia (63 ans). Civil, ex-fonctionnaire au ministère des Affaires étrangères et ex-consul à Nyala, au Soudan, cet originaire de la Vakaya avait déjà participé à une rébellion à la fin de 2006 avant de se réfugier à Cotonou, au Bénin. Le Séléka affirme avoir repris les armes pour réclamer l’application des différents accords de paix signés entre 2007 et 2011, qui prévoyaient notamment un programme de désarmement, de démobilisation et de réinsertion de ses soldats.

Bangui se dit prêt à négocier, mais demande au préalable à la rébellion de se retirer des positions conquises depuis le 10 décembre. « Le gouvernement est prêt, non seulement à signer un cessez-le-feu, mais à aller dialoguer avec les rebelles, avec l’opposition, pour l’avenir de notre pays », a réaffirmé le ministre centrafricain de l’Administration du territoire, Josué Binoua, sur RFI.

Quid des négociations de Libreville ?

Face à la rébellion, l’armée régulière, sous-équipée, démotivée et mal organisée, a démontré sa faible capacité de riposte, en particulier au moment de la prise ultra-rapide de Bambari, qui était pourtant l’une de ses places-fortes. Comme c’est le cas lors de chaque offensive, c’est presque sans résistance que la rébellion s’est emparée de Kaga Bandoro, que les Forces armées centrafricaines (FACA) avaient abandonnée dès lundi soir pour se regrouper à Dékoa, au sud.

Si les rebelles ne sont pas encore aux portes de Bangui, la présence d’éléments de l’armée tchadienne, qui avait déjà aidé François Bozizé à combattre les rébelles dans le nord en 2010, y est pour beaucoup. Le contingent tchadien, déployé sur les deux axes qui mènent à la capitale, compte environ 350 soldats. Un des groupes est basé à Sibut, à 5 heures de route de Kaga Bandoro, l’autre à Bossangoa.

Cette nouvelle offensive rebelle rend difficile l’application des accords de Ndjamena, signés vendredi 21 décembre lors du sommet des chefs du sommet extraordinaire de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC). Les chefs d’État avaient appelé à un dialogue entre le gouvernement centrafricain, l’opposition et les rebelles, à Libreville, « sans délai ».

Jeuneafrique.com Par Vincent Duhem

RDC: la France exige la fin des combats

novembre 17, 2012
La France demande « la cessation immédiate des combats » en République démocratique du Congo (RDC) qui pourraient conduire à « un nouveau drame humanitaire », a déclaré aujourd’hui le ministère des Affaires étrangères. Elle appelle « à la protection des populations civiles et de tous les acteurs humanitaires » et « demande à tous les pays de la région de s’abstenir de toute ingérence dans les affaires intérieures de la RDC », a ajouté dans une déclaration le porte-parole du ministère, Philippe Lalliot.

Les Nations unies sont entrées en action dans l’est de la RDC en appuyant l’armée avec des hélicoptères dans ses combats contre la rébellion du M23, et en prévoyant une réunion d’urgence du Conseil de sécurité dans l’après-midi.  Les combats, proches de la frontière avec le Rwanda, ont commencé à l’aube dans la zone où des affrontements avaient déjà opposé jeudi les belligérants, poussant plus de 7000 personnes à regagner le camp de déplacés de Kanyarucinya, à une dizaine de km de Goma, la capitale provinciale du Nord-Kivu.

L’armée et le M23 s’accusent mutuellement d’avoir déclenché les hostilités qui fissurent un peu plus la trêve relative observée depuis août. Le M23 est surtout formé d’anciens rebelles qui, après avoir été intégrés en 2009 à l’armée, se sont mutinés en avril dernier et combattent depuis l’armée régulière dans la région du Kivu. Deux pays voisins, le Rwanda et l’Ouganda, sont accusés par l’ONU de soutenir les rebelles, ce qu’ils démentent.

Lefigaro.fr avec AFP

RDC : tête-à-tête Hollande-Tshisekedi lors du sommet de la Francophonie

octobre 3, 2012
Étienne Tshisekedi s'est auto-proclamé président de RDC, en décembre 2011. Étienne Tshisekedi s’est auto-proclamé président de RDC, en décembre 2011. © AFP

Une rencontre entre le président français, François Hollande, et l’opposant congolais Étienne Tshisekedi aura bien lieu à Kinshasa, le 13 octobre, en marge du sommet de la Francophonie.

L’Élysée le confirme : François Hollande et Étienne Tshisekedi se rencontreront le 13 octobre en marge du sommet de la Francophonie, sans doute dans la résidence de l’ambassadeur de France à Kinshasa. « Le principe d’un tête-à-tête est acquis », précise l’entourage du président de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), premier parti d’opposition en RDC. Cette demande a été portée par Samy Badibanga, le président du groupe parlementaire de l’UDPS. En septembre à Paris, ce dernier a eu des entretiens au ministère des Affaires étrangères, puis à Kinshasa, avec Luc Hallade, l’ambassadeur de France, lequel a rencontré Tshisekedi le 26 septembre.

Jeuneafrique.com

Rébellion en RDC: la Suède suspend son aide au Rwanda

août 13, 2012
Rébellion en RDC: la Suède suspend son aide au Rwanda Rébellion en RDC: la Suède suspend son aide au Rwanda © AFP

La Suède a indiqué lundi avoir suspendu provisoirement son aide au Rwanda dans l’attente d’éclaircissements de Kigali, accusé par l’ONU de soutenir un groupe rebelle dans l’Est de la République démocratique du Congo.

« Concernant l’aide, nous avons choisi d’attendre pour faire la lumière sur ce qui se passe au Congo et comment elles [les autorités rwandaises] s’en mêlent », a déclaré la ministre suédoise de la Coopération Gunilla Carlsson à la radio publique SR.

« Nous n’avons pas arrêtée, nous avons choisi de la geler » provisoirement une partie de l’aide, a-t-elle précisé, soulignant que le Rwanda devait « prendre ses responsabilités pour le développement de la région ».

Interrogé par l’AFP sur les détails de ce gel, le ministère des Affaires étrangères n’avait pas donné de précision lundi à la mi-journée.

Les Etats-Unis, les Pays-Bas et l’Allemagne ont également suspendu tout ou partie de leur aide après la publication d’un rapport de l’ONU qui accuse le Rwanda de soutenir les mutins du M23, un groupe rebelle dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Kigali a démenti et a accusé en retour Kinshasa, qui nie, de soutenir les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), rébellion hutu rwandaise opposée au régime de Paul Kagame et également active dans l’Est de la RDC.

Un sommet des Etats des Grands Lacs, censé définir les contours d’une force neutre permettant d' »éradiquer » les groupes armés dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), s’est achevé mercredi sans résultat probant.

En 2011, la Suède a versé au Rwanda une aide de 215 millions de couronnes (26,1 millions d’euros).

Jeuneafrique.com avec AFP