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Côte d’Ivoire: Alassane Ouattara a reçu 129 hommes d’affaires chinois à Abidjan

août 10, 2012

Après la visite du président Alassane Ouattara en Chine, 129 hommes d’affaires chinois débarquent à Abidjan

© Présidence par DR
Audiences du chef de l’Etat: le Président Alassane Ouattara a échangé avec une délégation d’hommes d’affaires chinois conduite par M. Tang Gianguo
Jeudi 9 Aout 2012. Abidjan. Palais présidentiel du Plateau. Le chef de l’Etat, SEM Alassane Ouattara a reçu une délégation d’hommes d’affaires chinois conduite par M. Tang Gianguo

Le constat est clair. Le Président Alassane Ouattara n’était pas allé en Tourisme en Chine.

 

En atteste les nombreux actes (lancements des travaux de l’autoroute Abidjan-Grand-Bassam et d’approvisionnement en eau potable de la ville d’Abidjan à partir de Bonoua) posés par le Gouvernement chinois récemment. L’on n’a pas encore fini de commenter la mise en oeuvre de ces projets que ce sont exactement 129 hommes d’affaires chinois qui viennent d’arriver en Côte d’Ivoire. Ils y séjourneront du 08 au 11 août dans le cadre d’une mission de prospection économique. Cette mission a pour objectif de créer une plateforme d’échanges entres les hommes d’affaires chinois et ivoiriens. Cette délégation chinoise représente une cinquantaine d’entreprises opérant dans des secteurs aussi variés que l’agriculture, les télécommunications, les infrastructures, les mines, l’électricité, la construction, etc.

Déjà hier, à la salle de conférence du ministère des affaires étrangères, au Plateau, les ministères ont présenté à la délégation chinoise, les opportunités d’investissements issus de leurs départements ministériels. Il s’est donc agit de ‘‘vendre’’ aux opérateurs économiques chinois, les grands projets du Gouvernement ivoirien. Il y avait au total dix ministre dans cette salle qui ont soumis les projets de développement de la Côte d’Ivoire à cette délégation.

D’entrée, le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, Daniel Kablan Duncan, président de la cérémonie, a expliqué que le Gouvernement ivoirien a comme triptyque : la paix et la sécurité, la reconstruction et la relance économique, et la réconciliation. En prime, la croissance à deux chiffres à partir de 2014. Saluant cette nouvelle ère qui s’ouvre pour la Côte d’Ivoire, le ministre Duncan a appelé les Chinois à investir en Côte d’Ivoire pour accéder au vaste marché sous régional de la Cedeao. Moussa Dosso, ministre d’Etat, ministre de l’Industrie, a incité les opérateurs chinois à s’investir dans l’agro-industrie pour être en symbiose avec les ambitions de la Côte d’Ivoire dont le leitmotiv est la transformation de ses productions agricoles et l’instauration d’infrastructures industrielles conséquentes.

L’opération de charme du Gouvernement

Paul Koffi Koffi, ministre délégué à la Défense, a évoqué les besoins d’investissements, dans la réhabilitation des casernes, le renforcement des capacités et des moyens des soldats, etc. Quant à l’argentier du Gouvernement ivoirien, Charles Koffi Diby, il s’est réjoui de la présence des opérateurs économiques chinois qui arrivent au moment opportun car l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE par la Côte d’Ivoire permet au pays d’avoir une grande marge de man?uvre. Expliquant que le Programme national de développement (Pnd) prévoit 30% de croissance dans chaque secteur d’activité pour atteindre l’objectif d’une croissance à deux chiffres.

Le ministre des Infrastructures économiques, Patrick Achi, a relevé que toutes ses perspectives passent par la construction d’infrastructures routières, portuaires, aéroportuaires et ferroviaires estimées à environ 2,5 milliards de dollars.

Pour sa part, Adama Toungara, ministre des Mines, du Pétrole et de l’Energie a révélé qu’il existe dans son secteur, 170 projets pour un coût global de 5,5 milliards de dollars. Mamadou Sangafowa Coulibaly, ministre de l’Agriculture a encore réitéré sa volonté de réduire de moitié la pauvreté en 2020, conformément aux objectifs du millénaire. Aussi son département recherche-t-il 2.000 milliards de fcfa qui contribueront par exemple à faire passer la culture du riz, actuellement pluviale, à une culture irriguée pour rentabiliser le potentiel ivoirien de 200 mille hectares de terre irrigables.

Bruno Koné, ministre de la Poste et des TIC, tout en saluant l’existant, s’est appesanti sur cinq axes: définir un cadre institutionnel conséquent et les enjeux du développement d’une économie numérique, favoriser le redéploiement des TIC et l’accès à tous de l’équipement, inciter au développement des filières de fabrication locale et de création d’industrie des TIC.

Lors de ce grand oral, le ministre des Transports, Gaoussou Touré qui a évoqué de nombreux projets, a mis un point d’honneur au renouvellement du parc automobile des transporteurs. Les Chinois qui ont attentivement écouté les ministres hier, doivent aujourd’hui, dans le cadre d’un forum du secteur privé qui doit avoir lieu à la salle de conférence du ministère des Affaires étrangères, échanger avec les opérateurs économiques ivoiriens. Sont prévues les interventions de la Chambre de commerce et d’industrie en Côte d’Ivoire, la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire, le Cepici (Centre de promotion des investissements en Côte d’Ivoire) sous le thème : ‘‘Opportunités d’investissements et l’environnement des affaires en Côte d’Ivoire’’. A cela il faudrait ajouter entre autres, les présentations du Bnetd, des rencontres B to B.

Le samedi, des visites sont prévues au Port autonome d’Abidjan, au siège du Port autonome de San Pedro, à Petroci, Sodemi, etc.

En tout cas, les investisseurs chinois n’ont pas voulu se laisser distraire par ces attaques de ces derniers jours. A travers cette mission de prospection, les hommes d’affaires chinois ont tenu à marquer leur détermination à investir en Côte d’Ivoire.

Tang Gianguo (chef de délégation) : “Nous voulons accompagner le Président Ouattara”

La délégation d’hommes d’affaires chinois a rencontré hier, à 12h30mn, le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, qui avait à ses côtés, des membres du Gouvernement ivoirien et des opérateurs économiques ivoiriens.

A sortie d’audience, après plus de 30mn d’échanges, Tang Gianguo, chef de délégation, a rappelé que pendant sa visite en Chine, le président Ouattara a présenté de nouveaux programmes de développement de la Côte d’Ivoire. « Nous sommes encouragés et voudrions renforcer notre coopération aussi bien avec le gouvernement que des entrepreneurs ivoiriens. Nous voulons accompagner le Chef de l’Etat ivoirien, apporter notre contribution au développement économique du pays », a révélé Tang Gianguo. Qui a par ailleurs précisé qu’il connaît très bien la Côte d’Ivoire pour y avoir séjourné à plusieurs reprises, ce, au début des années 90. Rappelant que la Chine a réalisé le projet d’aménagement hydraulique d’Anguédédou, le Palais de la culture avec son théâtre à ciel ouvert. « C’est pour cela que je dis que la Côte d’Ivoire n’est pas un pays inconnu pour moi », a-t-il insisté.

Lepatriote.ci par JAE

 

La république du Congo et le Rwanda examinent leur coopération

juillet 31, 2012

 

Les experts congolais et rwandais se sont réunis le 31 juillet à Brazzaville pour examiner les axes prioritaires de la coopération et préparer les dossiers de la prochaine commission mixte qui se tiendra cette année en terre congolaise.

La république du Congo et le Rwanda examinent leur coopération
Au cours de cette rencontre, les deux parties devraient également plancher sur la mise en œuvre de leurs accords de coopération, en vue de renforcer leurs liens. L’année dernière, les deux parties se sont retrouvées à Kigali (Rwanda) dans le cadre de leur deuxième commission mixte de coopération.

Les domaines d’activités tels, le transport, le commerce, le tourisme, l’environnement, l’habitat et la sécurité sociale figurent parmi les axes prioritaires de la coopération entre le Congo et le Rwanda.

Le chef de la délégation congolaise, le secrétaire général du ministère des affaires étrangères et de la coopération, Syprien Sylvestre Mamina, a indiqué que cette réunion permettait aux deux côtés de revoir leur coopération.

«Il nous donne aussi à cette occasion la possibilité de faire le point sur les procédures de ratification des accords signés, entre le Congo et le Rwanda, dans les domaines du commerce et du transport aérien et d’envisager la possibilité de poursuivre les consultations et les négociations, en vue de la finalisation des accords en examen par l’une et l’autre partie», a-t-il dit.

Ces assises devraient aussi donner l’occasion aux experts de procéder à la mise en place d’un comité de suivi et d’évaluation de la coopération entre le Congo et le Rwanda. La délégation rwandaise a été conduite à cette réunion par la secrétaire permanente du ministère des affaires étrangères, Mary Baine.

Le Congo et le Rwanda ont établi leurs relations diplomatiques en 1982 et sont liés par des accords comme l’accord général de coopération ; l’accord commercial ; l’accord relatif au transport ; les mémorandums d’entente sur la coopération dans les domaines de l’environnement et des ressources naturelles, du tourisme, de la coopération juridique et judiciaire ; les protocoles d’accord dans le domaine de la fonction publique et de coopération technique en matière de travail.

En matière de transport, une ligne aérienne relie les villes de Brazzaville et Kigali en version passagers. Les deux pays devraient aussi mettre en place une ligne cargo.

Le chef de l’Etat congolais Denis Sassou N’Guesso a effectué en 2011, une visite d’Etat à Kigali où il avait eu, avec son homologue rwandais Paul Kagamé, des entretiens fructueux.

 

Soudans: Béchir menace de renverser le gouvernement sud-soudanais

avril 18, 2012

Le président soudanais Omar el-Béchir a menacé mercredi de renverser le gouvernement du Soudan du Sud, alors que s’accentuent les pressions internationales pour décourager les deux voisins de se lancer dans une guerre ouverte après l’invasion par le Sud d’une zone pétrolifère.

« Notre principal objectif à partir d’aujourd’hui est de libérer les citoyens du Soudan du Sud du SPLM », a déclaré au siège de son parti M. Béchir, en référence au Mouvement populaire de libération du Soudan au pouvoir à Juba depuis la partition du pays en juillet 2011.

« Nous le considérons comme un insecte (. . . ) cherchant à détruire le Soudan et notre principal but désormais est d’éliminer complètement cet insecte », a-t-il ajouté.

Il s’exprimait à l’occasion d’un meeting de soutien aux troupes soudanaises qui tentent de reconquérir la zone frontalière de Heglig, où se trouve le principal champ pétrolier du pays, tombée aux mains du Soudan du Sud il y a une semaine.

« Il y a deux options: soit nous finissons à Juba, soit ils finissent à Khartoum. Nous ne pouvons cohabiter au sein des anciennes frontières » du Soudan unifié, a-t-il déclaré, prédisant une victoire rapide.

« Nous ne nous arrêterons pas à Heglig. Nous nous arrêterons à Juba », capitale du Soudan du Sud, a clamé le président soudanais devant 3. 000 jeunes, certains en treillis, reprenant des chants martiaux.

Un peu plus tôt, Omar Dahab, le chef de la cellule de crise du ministère des Affaires étrangères soudanais, avait indiqué que son pays allait reconquérir « de gré ou de force » la région de Heglig, considérée par la communauté internationale comme étant située en territoire soudanais, ce que Juba conteste.

L’armée soudanaise avait annoncé vendredi avoir lancé une contre-attaque pour reprendre Heglig, malgré les appels internationaux à la retenue.

L’armée a affirmé samedi que ses forces se trouvaient à quelques kilomètres de la ville d’Heglig, mais n’a plus diffusé d’information concrète sur la situation sur le terrain depuis.

Les heurts dans cette région ont éclaté en mars et dégénéré, avec une série de bombardements aériens sur le Sud et la prise de la zone pétrolifère par les forces sud-soudanaises, aidées selon Khartoum par des groupes rebelles du Darfour.

La communauté internationale, notamment les Nations unies, les Etats-Unis et l’Union européenne, ont critiqué l’occupation de Heglig et dénoncé dans le même temps les raids aériens de Khartoum contre son voisin.

Il y a de fortes craintes que ces combats, les plus violents entre les deux voisins depuis l’indépendance du Soudan du Sud en juillet à l’issue de deux décennies de guerre civile, ne fassent tache d’huile.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a évoqué mardi l’éventualité de sanctions contre le Soudan et le Soudan du Sud pour les convaincre de sortir de leur « logique de guerre », selon des diplomates.

Selon l’ambassadrice américaine Susan Rice, les 15 pays membres du Conseil ont de nouveau demandé que les troupes du Soudan du Sud se retirent de Heglig et que le Soudan cesse ses bombardements aériens.

Les éventuelles sanctions sont « injustes » car elles devraient « logiquement viser l’agresseur » (Juba, NDLR), a indiqué M. Dahab, estimant que le devoir des Nations unies était « de mettre fin à l’occupation par le Soudan du Sud de territoire appartenant à un Etat indépendant et souverain ».

L’Union africaine a pour sa part demandé aux deux forces en présence de quitter la région contestée, appelant « les deux pays à prendre des mesures immédiates pour réduire les tensions, et à agir de manière responsable dans un esprit de coopération ».

L’émissaire américain pour le Soudan et le Soudan du Sud, Princeton Lyman, était attendu à Khartoum jeudi, après avoir déjà rencontré le président sud-soudanais Salva Kiir à Juba, pour tenter d’apaiser les tensions.

Jeuneafrique.com avec AFP

Egypte: la pression s’accentue sur le candidat salafiste à la présidentielle

avril 7, 2012

La commission électorale égyptienne a annoncé samedi avoir été  informée par le ministère des Affaires étrangères que la mère du candidat  salafiste à la présidentielle, Hazem Abou Ismaïl, avait bien un passeport  américain, ce qui va probablement l’exclure de la course.

La loi électorale stipule en effet que tout candidat à la magistrature  suprême doit être uniquement égyptien, de même que ses parents et son épouse.

Selon le ministère égyptien des Affaires étrangères, « Nawal Abdel Aziz Nour a  obtenu la nationalité américaine le 25 octobre 2006 », a indiqué la commission  dans un communiqué.

Le ministère a joint à sa lettre la copie de la demande de naturalisation de  la mère du candidat, aujourd’hui décédée.

La commission avait déjà indiqué jeudi avoir été informée par le service de  l’immigration que la mère de Hazem Abou Ismaïl avait utilisé un passeport  américain dans ses déplacements de et vers l’Egypte avant son décès.

La nouvelle avait provoqué la colère des partisans du salafiste, qui ont  dénoncé une « manipulation » et sont descendus vendredi par milliers dans la rue  pour exiger que leur candidat reste dans la course.

Le dépôt des candidatures à l’élection présidentielle, dont le premier tour  est prévu les 23 et 24 mai, s’achève dimanche.

La commission doit examiner les candidatures les 12 et 13 avril.  Les  candidats rejetés auront 48 heures pour contester la décision et la liste  définitive doit être publiée le 26 avril.

M.  Abou Ismaïl avait déposé sa candidature en fanfare le 30 mars, avec les  30. 000 parrainages d’électeurs nécessaires et flanqué de dizaines de véhicules.

Les salafistes, nouveaux venus sur la scène politique égyptienne, ont fait  une percée surprise aux législatives en remportant un quart des sièges.  Ces  fondamentalistes s’attachent à la lettre des textes religieux et veulent  l’application de la charia (loi islamique) au quotidien.

Jeuneafrique.com avec AFP

L’Iran cesse ses ventes de pétrole à la France et au Royaume-Uni

février 19, 2012

L’Iran a cessé de vendre du pétrole aux compagnies pétrolières françaises et britanniques, a déclaré dimanche 19 février le porte-parole du ministère iranien du pétrole, Alireza Nikzad, cité par le site officiel du ministère. Cette décision ne devrait pas impacter dans une grande mesure les importations françaises de brut, qui se sont élevées en 2011 à 58 000 barils/jour de brut iranien, soit 3 % de ses besoins d’or noir.

‘A la suite de la décision officiellement annoncée par le ministère des affaires étrangères, le ministère du pétrole a cessé ses ventes de pétrole aux compagnies britanniques et françaises’, a précisé M. Nikzad. ‘Nous avons prévu de livrer notre pétrole à d’autres clients’, a-t-il ajouté.

La décision s’apparente à des représailles de la république islamique à l’embargo sur les importations de brut en provenance d’Iran qui entrera en vigueur le 1er juillet dans l’Union européenne. Les sanctions européennes, décidées le mois dernier par les Vingt-Sept, visent à punir la poursuite du programme nucléaire de Téhéran, que les Occidentaux soupçonnent de vouloir se doter de la bombe atomique. L’Iran nie et affirme ne viser que les usages civils du nucléaire. Le gouvernement iranien avait prévenu dès le 4 février qu’il réduirait ses livraisons de pétrole à destination de ‘certains’ Etats européens.

Deuxième pays de l’OPEP, l’Iran produit 3,5 millions de barils de pétrole par jour et en exporte 2,5 millions. Il vend un peu plus de 20 % de son pétrole aux pays de l’Union européenne (soit environ 600 000 barils/jour), essentiellement à l’Italie, à l’Espagne et à la Grèce. Téhéran exporte 70 % de son pétrole vers les pays d’Asie.

Lemonde.fr avec AFP et Reuters