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Attaque de Boko Haram au Cameroun: 143 terroristes et un soldat camerounais tués

janvier 12, 2015

Yaoundé – 143 terroristes de Boko Haram et un soldat camerounais ont été tués lundi lors de l’attaque par le groupe islamiste nigérian de la ville camerounaise de Kolofata, selon un bilan lu à la télévision et à la radio par le porte-parole du gouvernement.

Au terme des combats, le bilan est sans appel du côté des assaillants : 143 terroristes tués (….) de loin la plus lourde perte subie par la secte criminelle Boko Haram depuis qu’elle a décidé de diriger ses attaques barbares contre notre territoire. Côté camerounais, on dénombre une perte (un caporal), ainsi que quatre blessés, a déclaré le ministre de la Communication Issa Tchiroma Bakary, porte-parole du gouvernement camerounais.

Il était impossible dans l’immédiat d’obtenir un bilan de source indépendante.

Le ministre a parlé aussi d’un important arsenal de guerre saisi comprenant notamment des fusils d’assaut de différentes marques, des armes lourdes, des munitions de tout calibre et des terminaux de transmission.

Selon son récit, Kolofata, située dans le nord-ouest du Cameroun, a fait l’objet d’une attaque du groupe terroriste Boko Haram en provenance du Nigeria voisin aux alentours de 6h30 (5h30 GMT) lundi matin. L’objectif visé par cette horde d’assassins était certainement d’investir le camp militaire de Kolofata tenu par l’armée camerounaise et notamment le Bataillon d’intervention rapide, unité d’élite de l’armée qui s’y est déployée après une précédente attaque au mois de juillet.

Profitant d’une brume particulièrement épaisse (…), les assaillants ont pu franchir la frontière par plusieurs centaines et ont tenté de prendre nos forces par surprise. Mais sitôt l’alerte donnée, la riposte s’est immédiatement organisée et de violents combats se sont déclenchés pendant plus de 5 heures à proximité du camp militaire et sur d’autres points névralgiques de la localité, a-t-il déclaré.

Selon le ministre, l’armée camerounaise a mis les combattants islamistes en débandade vers la frontière avec le Nigeria.

Dans la matinée, une source proche des autorités traditionnelles locales avait affirmé que dès que les populations ont entendu les premiers coups de feu, elles ont fui la ville. Les tirs étaient très nourris.

Romandie.com

Burkina Faso : des manifestants accusent un ministre d’être un ancien détenu

décembre 27, 2014

Des manifestants burkinabè dans les rues de Ouagadougou le 13 décembre 2014.
Des manifestants burkinabè dans les rues de Ouagadougou le 13 décembre 2014. © AFP

Plusieurs dizaines de personnes ont manifesté vendredi à Ouagadougou devant le ministère des Infrastructures du Burkina pour demander la démission du ministre Moumouni Guiguemdé, accusé par la presse d’être un ancien détenu et un faussaire.

Dans une déclaration, une quarantaine d’organisations de la société civile ont demandé au Premier ministre Yacouba Isaac Zida de « démettre M. Guiguemdé de ses fonctions ».
« Nous sommes là ce matin pour demander au ministre de démissionner tout simplement parce qu’on a lu dans la presse un article intitulé +Un ex-prisonnier dans le gouvernement Zida+ », a déclaré M’bi Yaméogo, délégué du personnel du ministère, qui manifestait pour la deuxième fois.

L’article paru mi-décembre dans +Le Reporter+, un bimensuel d’enquêtes, avance que « le ministre a fait la prison aux USA pour faux et usage de faux, qu’il a aussi magouillé dans l’attribution frauduleuse d’un avion à une société de la place pour l’organisation du hadj courant 2010 », a poursuivi M. Yaméogo.

Des rumeurs avaient déjà circulé sur la moralité de M. Guiguemdé dans la presse et les réseaux sociaux, que le ministre n’a pas démenti jusque-là. M. Guiguemdé n’a pu être joint par l’AFP.

Face à ces « allégations graves », le gouvernement « est en train de vérifier, d’investiguer (…) avant de (se) prononcer », a assuré le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement.

« Moumouni Guiguemdé est un repris de justice. Dans une autre vie aux Etats-unis dans les années 90, il a été condamné à une peine de prison ferme de quatre mois et demi et au paiement d’une amende de 5.000 dollars par la justice américaine, dans une affaire de corruption », écrit le journal, publiant plusieurs documents incriminant le ministre.

Les manifestants réclament en outre de voir les diplômes de M. Guiguemdé, le journal ayant mis en doute ses qualifications.

Le président burkinabè Michel Kafando « devrait veiller à respecter l’éthique de l’action publique (…) en ne gardant pas au sein du gouvernement des personnalités qui ont d’aussi lourdes charges contre elles », a commenté Siaka Coulibaly, porte-parole de la Coalition des associations de la société pour la contribution et le suivi de la transition.

Au mois de novembre, des manifestations avait contraint l’ex-ministre de la Culture Adama Sagnon à la démission. La société civile lui reprochait son traitement de l’affaire Zongo, un journaliste dont l’assassinat en 1998 avait embrasé le pays.

Le Burkina Faso connait un régime de transition après la chute de Blaise Compaoré, chassé du pouvoir par une insurrection populaire le 31 octobre après 27 ans de règne.

Jeuneafrique.com

Une centaine d ‘ assaillants de Boko Haram tués par l’armée camerounaise (gouvernement)

septembre 9, 2014

L’armée camerounaise a abattu une centaine d’assaillants de la secte islamiste Boko Haram samedi dernier dans la localité de Fotokol (Extrême-Nord), selon le porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary.

Les forces de défense, qui n’ont enregistré «aucune victime», ont vigoureusement riposté à deux obus de mortier dirigés sur le territoire camerounais, peut-on lire dans un communiqué publié mardi. Parmi les victimes, «se trouvent deux personnes d’origine touarègue, qui ont été clairement identifiées». La puissance de la riposte aura été telle que les assaillants ont dû reculer leurs positions à environ 7 kilomètres de la ville frontalière de Gambaru, à l’intérieur du territoire nigérian. Le 1er septembre dernier, rappelle-t-on, le gouvernement camerounais avait déjà fait état de l’élimination de 40 membres de Boko Haram à Fotokol. Les régions septentrionales du pays, frontalières avec le Nigeria, accueillent actuellement quelque 30.000 réfugiés venus de l’autre côté et fuyant les exactions de la secte.

Apanews.net

Le chef de la diplomatie brésilienne remercié après la fuite d’un opposant bolivien

août 26, 2013

BRASILIA (Etat de Brasilia) – Le chef de la diplomatie brésilienne Antonio Patriota a été démis de ses fonctions lundi, après la fuite vers le Brésil de l’opposant bolivien Roger Pinto qui était réfugié à l’ambassade du Brésil à La Paz, a annoncé la présidence.

La présidente Dilma Rousseff a accepté la démission du ministre Patriota, qui sera remplacé par Luiz Alberto Figueiredo, actuel représentant du Brésil à l’ONU, a déclaré une porte-parole du gouvernement à l’AFP.

Mme Rousseff a remercié M. Patriota pour son engagement depuis plus de deux ans dans ses fonctions et annoncé sa nomination à la mission du Brésil auprès de l’ONU, a indiqué la présidence dans un communiqué.

Cette annonce a été faite à la suite d’une réunion lundi soir entre la présidente Dilma Rousseff et M. Patriota, selon le site d’information G1.

Elle intervient alors qu’un diplomate brésilien accrédité en Bolivie a reconnu lundi avoir organisé la fuite d’un opposant bolivien qui était réfugié dans la représentation diplomatique brésilienne de La Paz depuis 455 jours, déclenchant la désapprobation de la Bolivie.

J’ai choisi la vie. J’ai choisi de protéger une personne, un persécuté politique, a déclaré ce diplomate, Eduardo Saboia à la chaîne brésilienne TV Globo, au lendemain de l’arrivée de l’opposant bolivien Roger Pinto à Brasilia. Le diplomate a assuré avoir agi de son propre chef.

A La Paz, le ministre des Affaires étrangères David Choquehuanca a exprimé lundi la profonde préoccupation de son pays face à cette violation des mécanismes de coopération des deux pays qui marque selon lui un mauvais précédent.

Le sénateur Pinto ne pouvait sortir du pays sans sauf-conduit sous aucun prétexte, a-t-il encore fustigé, alors que dimanche soir, la ministre de la Communication Amanda Davila avait simplement demandé des informations aux autorités brésiliennes, tout en assurant que cette affaire n’affectait pas les relations entre les deux pays.

Le sénateur du parti Convergence Nationale (CN, droite) s’était réfugié le 28 mai 2012 à l’ambassade du Brésil à La Paz, où il avait déposé une demande d’asile après s’être plaint de persécutions politiques du gouvernement, dont il accuse plusieurs proches d’être liés à des trafiquants de drogue.

M. Pinto affirmait alors faire l’objet de 20 procès pour divers motifs paralysant selon lui ses activités politiques. Il avait même été condamné par la justice à un an de prison pour détournements de fonds alors qu’il était gouverneur de la province de Pando (nord).

Brasilia lui avait accordé le droit d’asile peu après son arrivée à l’ambassade, mais La Paz refusait de lui octroyer un sauf-conduit sous le prétexte qu’il faisait l’objet de plusieurs accusations de corruption. Selon le gouvernement, il s’agit d’une affaire judiciaire et non politique.

Romandie.com avec (©AFP / 27 août 2013 02h07)

Centrafrique: cinq ministres « retenus » par les rebelles

mars 18, 2013
Centrafrique: cinq ministres 'retenus' par les rebelles Centrafrique: cinq ministres « retenus » par les rebelles © AFP

Cinq ministres centrafricains, membres d’une délégation gouvernementale en mission auprès de la coalition rebelle Séléka dans le centre du pays, sont « retenus » depuis dimanche par des combattants de ce groupe, qui ont menacé « de reprendre les hostilités ».

Une mission gouvernementale s’est rendue à Sibut (160 km au nord de Bangui) auprès du Séléka « pour des questions de paix et de désarmement », a déclaré à l’AFP le ministre de la Sécurité Josué Binoua.

Le Séléka a empêché cinq des membres de la mission, ministres issus de la rébellion au sein du gouvernement d’union, de regagner Bangui, exigeant « l’application » des accords de paix de Libreville, a précisé M. Binoua.

Parmi les ministres retenus figurent les plus importantes personnalités du Séléka: son président et actuel vice-Premier ministre, Michel Djotodia, le ministre des Forêts Mohamed Dhaffane, ou encore le ministre de la Communication Christophe Ghazam Betty.

« Nous avons exigé du gouvernement qu’il applique les accords de Libreville. Mais il ne semble pas nous écouter (. . . ) », a déclaré à l’AFP une autre figure de la rébellion le colonel Djouma Narkoyo.

« Nous donnons 72 heures au gouvernement pour répondre à ces exigences, sinon le Séléka va reprendre les hostilités », a mis en garde le colonel Narkoyo.

Mi-décembre, les rebelles du Séléka avaient pris les armes contre le régime du président François Bozizé, menaçant la capitale Bangui. Après avoir signé un accord de paix le 11 janvier à Libreville, la coalition rebelle a accepté de participer à un gouvernement d’union nationale.

La rébellion n’a cessé depuis lors de demander le respect de ces accords, avec notamment la libération de prisonniers politiques et le départ des troupes étrangères de la Centrafrique, en particulier sud-africaines.

« En plus de nos exigences, nous avons retenu les cinq ministres pour protester contre le langage dégradant tenu à la radio nationale par le président de la République à l’encontre de la Séléka, qui démontre sa volonté de ne pas aller à la paix », a par ailleurs ajouté le colonel Narkoyo.

Des dissensions au sein de la rébellion se font sentir depuis plusieurs semaines, alors que des factions du Séléka ont attaqué le 11 mars l’une des principales villes du sud du pays, Bangassou, après avoir conquis fin février la localité de Sido (nord).

Ces attaques avaient alors été fermement condamnées par les ministres Dhaffane et Ghazam Betty.

« Il faut comprendre que ceux qui dirigent Séléka sont ceux qui dirigent le terrain. Aujourd’hui le terrain considère que les accords n’ont pas été respectés, et le maintien du président Bozizé (au pouvoir) ne nous permet pas de ramener la paix », a réagi l’un des porte-parole de la rébellion, Eric Massi, joint par l’AFP.

« Qu’il (le président Bozizé) respecte les accords ou qu’il s’en aille, sinon il ne pourra pas éviter une bataille inutile à Bangui. C’est a prendre très au sérieux, le terrain est largement armé et déterminé », a affirmé M. Massi.

 Jeuneafrique.com avec AFP

Algérie : 25 corps d’otages découverts dimanche dans le site gazier

janvier 20, 2013
Vue satelitte du site gazier. Vue satelitte du site gazier. © AFP

Vingt-cinq corps d’otages ont été découverts dimanche par les forces spéciales algériennes qui sécurisaient le site gazier du Sahara où s’est déroulé jusqu’à samedi une spectaculaire prise d’otage menée par des islamistes, a-t-on appris auprès de la télévision privée algérienne Ennahar.

Interrogé par l’AFP, son patron Anis Rahmani a précisé qu’il s’agissait des corps de 25 otages, citant une source sécuritaire.

Le ministre de la Communication Mohamed Saïd avait annoncé dimanche matin que malheureusement, le bilan risquait d’être revu à la hausse après un premier bilan provisoire officiel fourni samedi soir de 23 étrangers et Algériens morts, outre 32 assaillants tués par l’armée qui a donné l’assaut final samedi.

 Jeuneafrique.com avec AFP

Algérie: fin de l’opération de l’armée sur le site gazier

janvier 17, 2013

Algérie: fin de l'opération de l'armée sur le site gazier Algérie: fin de l’opération de l’armée sur le site gazier © AFP

L’assaut mené par les forces spéciales de l’armée algérienne pour libérer les otages d’un groupe islamiste depuis mercredi sur un site gazier du centre-est de l’Algérie, a pris fin jeudi soir, selon la préfecture régionale citée par l’agence nationale APS.

Aucun bilan sur cette opération n’a été donné de source officielle.

Des centaines de travailleurs algériens et une quarantaine d’étrangers avaient été pris en otages mercredi par un groupe lié à Al-Qaïda sur le site d’In Aménas, dans le centre-est de l’Algérie.

Le ministre de la Communication Mohamed Saïd avait annoncé deux heures plus tôt (vers 18H00 GMT) que plusieurs personnes avaient été tuées lors de l’opération et de nombreux otages libérés.

Selon le ministre, cette attaque est l’oeuvre d’une « multinationale terroriste qui vise à impliquer » l’Algérie dans le conflit malien, « déstabiliser » l’Etat algérien, et « détruire son économie » qui tire son financement des recettes des hydrocarbures.

Le groupe ayant revendiqué la prise d’otage a indiqué notamment dans un communiqué qu’il agissait en représailles à l’intervention contre les islamistes armés au Mali par l’armée française, dont les avions ont été autorisés par l’Algérie à survoler son territoire.

Le ministre a également indiqué que le gouvernement algérien était en « contact permanent » avec les pays dont des ressortissants étaient entre les mains des ravisseurs, pour les « tenir informés » de l’évolution de la situation.

Plusieurs grandes puissances, dont des ressortissants se trouvaient sur le site, ont critiqué l’opération de l’armée algérienne ou exprimé leur vive inquiétude.

Jeuneafrique.com avec AFP

Maroc : le suicide d’Amina Al Filali suscite un débat national sur le viol et le droit des femmes

mars 16, 2012

Le suicide d’Amina Al Filali, une jeune Marocaine forcée  d’épouser son violeur, a suscité un profond émoi dans le pays. Médias,  blogosphère, politiques… La journée de jeudi a été marquée par un débat d’une  ampleur sans précédent sur le viol et la place de la femme dans la société.

À l’heure du Printemps arabe et des réseaux sociaux, il est des faits de  société qui ne peuvent plus passer inaperçus. La nouvelle du suicide d’une Marocaine de 16 ans, Amina Al Filali, qui voulait  échapper au mariage avec son violeur a ainsi provoqué jeudi 15 mars un débat  national d’une ampleur sans précédent au Maroc. Face à l’émotion suscitée par le drame, le  gouvernement a même consacré la plus grande partie de sa réunion hebdomadaire à  une affaire qui, – au-delà de l’aspect humain – porte également préjudice à  l’image du Maroc à l’étranger.

« Cette fille a été violée deux fois, la dernière quand elle a été  mariée », a indiqué Mustapha El Khelfi, le porte-parole du gouvernement et  ministre de la Communication. « Il faut étudier d’une manière approfondie  cette situation avec la possibilité d’aggraver les peines dans le cadre d’une  réforme de l’article [475 du code pénal, NDLR]. Nous ne pouvons pas ignorer ce  drame », a-t-il ajouté.

Mort aux rats

Le ministre faisait référence à l’article du code pénal qui permet à un  violeur d’épouser sa victime pour échapper à des peines pouvant aller jusqu’à 20  ans de prison ferme. Ce fut le cas de Amina Al Filali, qui s’est suicidée samedi  dans sa ville de Larache, près de Tanger (nord), en absorbant de la mort aux  rats, après avoir été contrainte d’épouser l’homme qui l’avait violée quand elle  avait 15 ans.

Au Maroc, l’ampleur du phénomène du viol est difficile à cerner car les  statistiques dans ce domaine sont quasiment absentes. Le tabou concernant ce  type d’agression, la difficulté pour les victimes de porter plainte et les  arrangements familiaux fréquents – d’un côté pour laver le déshonneur du viol  et, de l’autre, pour échapper à la prison – ont en quelque sorte rendu ce drame  presque indicible dans la sphère publique. Le geste désespéré de Amina Al Filali  le fait apparaître dans toute sa cruelle réalité, provoquant un électrochoc dans  le pays.

En outre, le drame intervient alors que le gouvernement de l’islamiste Abdelilah Benkirane ne compte qu’une seule  femme, qui détient le portefeuille de la Solidarité, de la Femme et de Famille,  Bassima Hakkaoui. Sur la chaîne de télévision publique 2M, qui consacrait jeudi  la quasi totalité de son journal de la mi-journée à l’affaire, celle-ci a  reconnu un « vrai problème » et préconisé un « débat pour  réformer cette loi ».

« Un cri de la société »

« C’est un cri de la société » a lancé, toujours sur la chaîne  publique, Nouzha Skalli, qui occupait le même ministère dans le précédent  gouvernement. « La loi considère la mineure violée comme une criminelle  bien qu’elle soit victime de la violence », a-t-elle fustigé, regrettant « l’absence de protection en faveur des mineurs. (…) Il faut réformer le  code pénal afin de l’adapter à la nouvelle Constitution qui interdit la violence contre les femmes et  assure l’égalité des sexes », a-t-elle ajouté. En 2011 au Maroc, une femme sur six avouait avoir été recemment l’objet de  violences.

Cette fois, la blogosphère et les médias se sont emparés de l’affaire.  Intitulée « Nous sommes tous Amina Al Filali », une pétition pour  l’abrogation de « l’article criminel » a été mis en ligne sur  Facebook. « Au delà de l’aspect législatif, c’est une affaire de mœurs, de  perception de la femme-objet qui perdure, du manque d’éducation à proprement  parler et d’éducation sexuelle notamment », estime le quotidien francophone L’Économiste. Mais le Maroc n’est pas le seul pays du monde ni du  Maghreb dans cette situation. La Tunisie et l’Algérie notamment, sont sujets aux  mêmes pratiques.

Jeuneafrique.com  avec AFP

Explosions à Brazzaville : le bilan s’alourdit, l’aide internationale s’organise

mars 7, 2012

Le bilan de l’explosion du dépôt d’armement de la caserne de  Mpila, à Brazzaville, est désormais de près de 200 morts. Sur le terrain, l’aide  médicale internationale s’active pour épauler les médecins congolais à soigner  quelque 1 300 blessés, souvent victimes d’éclats d’obus.

D’heure en heure, le décompte macabre ne finit pas d’endeuiller Brazzaville.  Chaque jour, le bilan des victimes de l’explosion dimanche dernier d’un dépôt de munitions du quartier  de Mpila s’alourdit. Mardi soir, il était de près de 200 morts, 1 340  blessés et 5 000 sans-abri. Les autorités congolaises ont décrété un deuil  national de plusieurs jours « jusqu’à la date officielle des obsèques qui  sera communiquée ultérieurement ».

Avant même qu’une enquête soit engagée, les autorités expliquent désormais  avec certitude que l’incendie du magasin d’armes est d’origine accidentelle.  Dimanche dernier, « un dépôt d’armement (…) à Mpila (est de Brazzaville)  a explosé à la suite d’un incendie, dû à un court-circuit, causant près de 200  morts et de nombreux blessés », a affirmé mardi à la télévision nationale  Bienvenu Okiemy, le ministre de la Communication.

Arrivée des médicaments

Sur le terrain, la situation sanitaire et médicale est difficile. « On  maîtrise progressivement la situation », affirme cependant le Dr Yannick  Dimi, chirurgien des urgences du CHU. Les médicaments « n’étaient pas en  quantité suffisante mais ils arrivent », a-t-il assuré. « Nous avons  traité beaucoup de gens avec des petites interventions (retrait d’éclats) mais  il en reste un certain nombre en attente de chirurgie orthopédique ».

L’aide médicale internationale a commencé à arriver à Brazzaville. Une équipe  médicale française d’une vingtaine de personnes, dont des urgentistes et des  chirurgiens, est arrivée dans la nuit de lundi à mardi avec 5 tonnes de matériel  (médicaments, matériel pour la chirurgie othopédique…) et s’est mise au travil  dans l’après-midi au CHU.

Déminage

L’armée marocaine a envoyé quant à elle 173 personnes, dont 20 médecins et 16  infirmiers, avec pour mission d’installer un hôpital de campagne. Vingt médecins  de la République démocratique du Congo (RDC) voisine sont également sur place  depuis lundi avec du matériel et des médicaments. Les États-Unis, Israël et la  Belgique doivent eux aussi envoyer du matériel ou des équipes médicales, et le  secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a assuré le Congo de la coopération de  l’ONU.

Par ailleurs, les opérations de déminage du dépôt de munitions qui a explosé  devaient débuter mardi, après que les pompiers congolais ont réussi à maîtriser  lundi les deux derniers foyers d’incendie. « Pour l’instant, on ne peut pas  affirmer qu’un deuxième dépôt de munitions, distant d’une centaine de  mètres, ne représente plus de danger », a cependant estimé le colonel  Jean-Robert Obargui, porte-parole du ministère de la Défense. « Il y a  encore des munitions qui peuvent exploser », a-t-il dit, précisant  toutefois qu’il « n’y a pas trop de danger ». L’opération doit se  faire avec l’aide de MAG (Mining advisory group), une ONG britannique  spécialisée.

Jeuneafrique.com avec AFP