Posts Tagged ‘ministre de la Défense’

Un ministre israélien menace de détruire les systèmes syriens de défense aérienne

mars 19, 2017

Jérusalem – Le ministre israélien de la Défense Avigdor Lieberman a prévenu dimanche que l’aviation israélienne détruira les systèmes syriens de défense aérienne si de nouveaux missiles sont tirés contre des avions israéliens en opération en Syrie.

Vendredi, Israël et la Syrie, voisins et techniquement toujours en état de guerre depuis des décennies, ont connu leur plus sérieux accrochage depuis le début il y a six ans du conflit en Syrie.

L’armée de l’air israélienne a ciblé en Syrie un convoi d’armes, présenté comme destiné au Hezbollah libanais qui combat aux côtés du régime de Bachar al-Assad. Ce raid a provoqué une riposte anti-aérienne de l’armée syrienne et un des missiles tirés en direction du territoire israélien a été intercepté. L’armée syrienne a affirmé avoir abattu un avion israélien et en avoir atteint un deuxième, ce qu’Israël a réfuté.

Il est exceptionnel qu’Israël confirme sur le coup de tels raids, même si le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait admis il y a un an qu’Israël avait attaqué des dizaines de convois d’armes destinés au Hezbollah. Dimanche, son ministre de la Défense, l’ultra-nationaliste Lieberman a réitéré les mises en garde.

« La prochaine fois que les Syriens utilisent leurs systèmes de défense aérienne contre nos avions, nous les détruirons sans la moindre hésitation », a-t-il averti sur la radio publique. « A chaque fois que nous repèrerons des transferts d’armes de Syrie vers le Liban, nous agirons pour les empêcher. Sur ce sujet, il n’y aura aucun compromis ».

L’Etat hébreu répète régulièrement ne pas vouloir prendre parti dans la guerre civile qui ravage la Syrie, mais les relations entre les deux voisins sont d’autant plus tendues que le régime syrien est soutenu dans sa bataille contre les rebelles par le Hezbollah chiite libanais et l’Iran, deux grands ennemis d’Israël. Damas est également soutenu par la Russie, avec laquelle Israël a négocié à plusieurs reprises pour éviter des affrontements entre avions russes et israéliens dans l’espace aérien syrien.

« Les Syriens doivent comprendre qu’ils sont tenus pour responsables de ces transferts d’armes au Hezbollah et que tant qu’ils continueront à les permettre, nous ferons ce que nous devons faire », a souligné M. Lieberman. « Je répète que nous ne voulons pas nous mêler de la guerre civile en Syrie ni provoquer une confrontation avec les Russes, mais la sécurité d’Israël prime sur tout ».

La riposte syrienne pourrait refléter une attitude plus agressive du régime Assad –conforté par ses victoires face aux rebelles et le soutien continu de la Russie– face aux raids régulièrement menés par Israël, estiment des experts israéliens.

M. Netanyahu a exprimé à plusieurs reprises son souci que l’Iran non seulement poursuive le transfert d’armements sophistiqués au Hezbollah mais également qu’il ouvre graduellement un front près du territoire israélien.

Romandie.com avec(©AFP / 19 mars 2017 13h36)                   

La Russie prête à examiner une demande d’aide financière de la Grèce

février 11, 2015

Moscou – La Russie examinera un éventuel appel au financement du gouvernement grec, qui subit comme elle la ligne illégitime des Occidentaux, a assuré mercredi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov qui recevait son homologue grec, Nikos Kotzias.

En ce qui concerne les questions économiques, nous avons discuté aujourd’hui de la situation financière de la Grèce, qui est également dans une situation difficile en raison de la ligne unilatérale, illégitime de nos collègues occidentaux, a indiqué le ministre russe lors d’une conférence de presse avec M. Kotzias.

Si le gouvernement grec s’adresse à nous, cet appel sera bien examiné par la Russie, a assuré M. Lavrov.

Le chef de la diplomatie russe a aussi salué la ligne constructive du gouvernement grec qui se prononce pour le développement de notre partenariat stratégique sans tenter de le politiser, de le teinter d’idéologie ou de sacrifier les ambitions géopolitiques d’États tiers, en une référence à l’Ukraine, que la Russie accuse d’être pilotée par les Occidentaux.

Nous apprécions la position du gouvernement grec, qui comprend qu’il est absolument contre-productif de tenter de parler dans la langue des sanctions avec la Russie, a souligné M. Lavrov.

Le ministre russe a aussi discuté avec son collègue grec les excellentes perspectives d’un partenariat gréco-russe dans le secteur de l’énergie, compte tenu de l’intérêt d’Athènes pour le gazoduc que la Russie compte construire via la Turquie jusqu’à la frontière grecque pour livrer du gaz aux Européens.

Le nouveau gouvernement grec, élu le 25 janvier, ne cache pas ses sympathies pro-russes, suscitant des interrogations sur une possible réorientation stratégique de la diplomatie du pays membre de l’UE depuis 1981.

Le Premier ministre, Alexis Tsipras, et le ministre de la Défense, Panos Kammenos, ont tous deux été invités par le gouvernement russe à se rendre à Moscou dans les prochains mois.

M. Kammenos a déclaré lundi soir dans une interview à la chaîne privée Mega que la Grèce avait un autre plan au cas où elle ne parviendrait pas à un accord avec l’UE sur un financement d’urgence.

Le plan B serait d’avoir un financement d’un autre côté, qui pourrait être les États-Unis, la Russie, la Chine ou d’autres pays, selon ses propos rapportés par la presse.

Le ministre grec des Affaires étrangères, Nikos Kotzias, a toutefois assuré que ces propos n’engageaient que M. Kammenos et que l’UE restait le partenaire favori de la Grèce.

Romandie.com avec(©AFP / 11 février 2015 15h11)

Edgar Lungu, candidat du pouvoir, remporte la présidentielle en Zambie

janvier 25, 2015

Portrait d'Edgar Lungu, à Lusaka.
Portrait d’Edgar Lungu, à Lusaka. © Gianluigi Guerci/AFP

Le candidat du pouvoir en Zambie, le ministre de la Défense Edgar Lungu, a remporté l’élection présidentielle, a annoncé samedi la commission électorale.

Edgar Lungu, candidat du Front patriotique (PF), est arrivé premier d’une courte tête avec 48,33% des voix, devançant son rival Hakainde Hichilema, candidat du Parti de l’unité pour le développement national (UNPD), qui a obtenu 46,67% des voix lors du scrutin de mardi.

Dans les rues de la capitale Lusaka, les partisans du Front Patriotique ont bruyamment célébré la victoire de leur candidat, juriste de 58 ans, et la police a du faire usage de gaz lacrymogènes pour empêcher les supporteurs d’envahir le centre de conférence où étaient annoncé les résultats officiels.

Un scrutin perturbé par des retards

Hakainde Hichilema avait dénoncé plus tôt samedi un « simulacre » d’élection, alors que le scrutin avait été entaché de retards. Le scrutin s’est prolongé sur trois jours notammlent en raison des mauvaises conditions météorologiques qui ont empêché les électeurs d’accéder aux bureaux de vote.

Cet homme d’affaires de 52 ans, qui briguait la présidence pour la quatrième fois, a accusé son rival de lui avoir volé sa victoire.

Edgar Lungu doit prêter serment dimanche et deviendra ainsi le sixième président de la Zambie (ancienne Rhodésie) depuis son indépendance du Royaume-Uni en 1964.

Le nouveau président dirigera ce pays d’Afrique australe jusqu’en septembre 2016, fin du mandat de cinq ans que n’a pas achevé Michael Sata, le chef de l’Etat décédé en octobre.

Jeuneafrique.com avec © 2015 AFP

Centrafrique : Koyara, première femme à la Défense depuis l’indépendance

janvier 17, 2015

Marie Noëlle Koyara (à gauche), le 11 janvier 2014 à Bangui.
Marie Noëlle Koyara (à gauche), le 11 janvier 2014 à Bangui. © AFP

Une femme, Marie Noëlle Koyara, est devenue pour la première fois depuis l’independance en 1960 ministre de la Défense en Centrafrique, à la faveur d’un remaniement technique du gouvernement du Premier ministre Mahamat Kamoun.

Deux portefeuilles concernant la sécurité changent de propriétaire. Mme Koyara, qui était ministre de l’Équipement dans le précédent gouvernement, aura un dossier capital à gérer : la réforme des Forces armées centrafricaines étant considérée comme un des points clé pour réussir à remettre sur le bon chemin un pays miné par les affrontements depuis 2013.

Elle a été plusieurs fois ministre sous François Bozizé, Michel Djotodia et Catherine Samba Panza. Elle a aussi été représentante de la FAO au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire.

Quatre nouveaux ministres

Quatre nouvelles personnalités font leur entrée dans ce gouvernement dont Samedi Nicaise Karinou qui prend en charge la Sécurité Publique en remplacement du général Métinkoué.

Le magistrat Faustin Mbodou, une personnalité connue, quitte le gouvernement et le ministère de la Justice. La présidente de la transition centrafricaine, Catherine Samba Panza, avait demandé à M. Kamoun un réaménagement technique du gouvernement lors de la présentation des vœux du nouvel aux membres du gouvernement, à la radio d’Etat jeudi.

« J’avais dès le départ indiqué de manière claire que le travail de tous les membres du gouvernement sera évalué au bout de trois mois et que ceux qui n’auront pas démontré leur capacité de diriger un département ministériel seront remerciés », avait annoncé tenu à rappeler la présidente Catherine Samba Panza.

À la suite de la signature de l’accord de Brazzaville du 23 juillet 2014, la présidente de transition centrafricaine avait nommé chef du gouvernement Mahamat Kamoun qui était ainsi devenu le premier musulman Premier ministre du pays, pour former un gouvernement dit de « combat et d’action ».

Jeuneafrique.com AVEC afp

Burkina Faso: mort d’un soldat français dans un accident d’hélicoptère

novembre 30, 2014

Burkina Faso: mort d'un soldat français dans un accident d'hélicoptère
Burkina Faso: mort d’un soldat français dans un accident d’hélicoptère © AFP

Un adjudant français des forces spéciales est mort samedi au Burkina Faso dans un accident d’hélicoptère survenu lors d’un vol d’entraînement, a annoncé dimanche le ministère de la Défense.

Il s’agit de Samir Bajja, 38 ans, né à Nîmes et sous-officier au 4e régiment d’hélicoptères des forces spéciales de l’Armée de terre, a précisé l’entourage du ministre Jean-Yves Le Drian dans un communiqué.

Il se trouvait à bord d’un engin Caracal qui s’est écrasé vers 21H00 « lors d’un vol nocturne d’entraînement tactique », a précisé le texte.

Le soldat qui a péri « appartenait au Service des essences des armées ». L’accident a provoqué sa mort et blessé « deux autres membres de l’équipage. Leur pronostic vital n’est pas engagé ».

« Jean-Yves Le Drian salue l’engagement courageux de l’adjudant Samir Bajja », ajoute son entourage. « Engagé dans les armées depuis 16 ans, il avait notamment servi en Côte d’Ivoire, en Afghanistan, au Tchad et au Mali. Il était médaillé de la Croix de la valeur militaire au titre de son engagement au Mali ».

Le ministre de la Défense « adresse ses condoléances à sa compagne, à ses proches et à ses compagnons d’armes. Il souhaite un prompt rétablissement aux soldats blessés ».

L’adjudant Bajja « est le deuxième soldat français à mourir au Sahel depuis le lancement de l’opération Barkhane le 1er août dernier », note le communiqué officiel. « Cette opération vise à lutter, aux côtés de nos partenaires burkinabés, nigériens, maliens, mauritaniens et tchadiens, contre les groupes armés terroristes présents dans la bande sahélo-saharienne ».

Hollande : «Le Burkina doit servir de leçon aux présidents»

novembre 27, 2014
 «Il y a environ 1000 Français ou résidents en France en Syrie», détaille le chef de l'État. Crédits photo : POOL/REUTERS


«Il y a environ 1000 Français ou résidents en France en Syrie», détaille le chef de l’État. Crédits photo : POOL/REUTERS

À la veille d’un voyage en Guinée puis à Dakar pour le sommet de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), François Hollande est revenu dans une interview accordée à RFI et France 24 sur les secousses africaines.

La chute du président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, le 31 octobre dernier, montre selon le président français «que l’Afrique est attachée à la démocratie et à l’ordre constitutionnel. (….) Cela doit servir de leçon à beaucoup de chefs d’État et pas seulement en Afrique». «Quand on fait voter un texte, on ne peut le modifier impunément. Quand un chef d’État a fait plusieurs mandats de suite, qu’il est fixé un nombre de mandats ou une limite d’âge, il ne peut en être décidé autrement», affirmé François Hollande, comme un message à Denis Sassou Nguesso ou a Joseph Kabila tout deux soupçonnés de vouloir changer leur loi fondamentale dans leurs pays respectifs.

L’autre grand sujet qui devrait absorber les présidents réunis à Dakar reste le terrorisme et la situation en Libye. «Il y a dans le sud libyen un regroupement particulièrement dangereux de chefs terroristes très armés. Nous devons être vigilants», explique François Hollande. Le président français écarte cependant la possibilité de frappes aériennes sur cette zone, des actions suggérées notamment par le ministre de la Défense. «Il faudrait pour cela une demande d’une action internationale des autorités libyennes et, deuxièmement, que le Conseil de sécurité de l’ONU en décide», remarque-t-il en appelant à une surveillance internationale.

Une surveillance internationale, le président en souhaite également une autour des combattants étrangers partis en Syrie dans les rangs islamistes. «Il y a environ 1000 Français ou résidents en France en Syrie», détaille le chef de l’État. La plupart sont passés par le Turquie pour gagner les zones de Djihad. «J’ai fait en sorte que nous puissions améliorer notre coopération avec la Turquie» pour pouvoir couper les routes «biens connues».

Lefigaro.fr par Tanguy Berthemet: publié le 27/11/2014 à 19:56

 

Burkina : Zida entend multiplier les réformes et lutter contre la corruption

novembre 24, 2014

Isaac Zida le 21 novembre 2014 à Ouagadougou.
Isaac Zida le 21 novembre 2014 à Ouagadougou. © AFP

À l’issue du premier Conseil des ministres de son gouvernement, le lieutenant-colonel Isaac Zida a promis lundi de mener de nombreuses réformes et a désigné une cible : la corruption.

Le nouveau Premier ministre ne veut pas trainer. Interrogé à la sortie du premier Conseil des ministres du gouvernement de transition, le lieutenant-colonel Zida a affirmé que son équipe allait mener « plein de réformes ». « Nous allons nous attaquer à des réformes dans le secteur de la défense, de la justice et aussi dans le secteur économique, a-t-il lancé . Dans ce pays, il y a eu tellement de corruption, de passe-droits… »

À changement de régime, changement d’allure vestimentaire : Yacouba Isaac Zida, également ministre de la Défense, vêtu auparavant d’un éternel treillis et toujours coiffé d’un béret rouge, s’est présenté en civil. Comme les trois autres militaires devenus ministres, dont le colonel Auguste Denise Barry, l’un de ses bras droits nommé ministre de l’Administration territoriale et de la Sécurité (Intérieur). Avec le portefeuille des Mines (essentiellement de l’or), les militaires tiennent des postes déterminants dans ce gouvernement de transition.

Polémique sur l’affaire Zongo

En costume bleu, le nez chaussé de fines lunettes, le Premier ministre et ministre de la Défense a réuni le conseil à 10h00 (locales et GMT) à Kosyam, le palais de la présidence, pour une rencontre d’une heure. Isaac Zida est sorti de ce Conseil remonté contre l’ancien régime, dont il affirme vouloir corriger les travers. Cette tâche constituera la base du travail gouvernemental, a-t-il annoncé. « Le plus urgent, c’est de régler les dossiers pendants en justice » car « il y a eu des attitudes visant à tordre le cou des lois », a lancé le Premier ministre, relayant ainsi le président Michel Kafando qui, dès son discours d’investiture vendredi, annonçait des sanctions contre le clan du président déchu Blaise Compaoré.

C’est d’ailleurs au sujet d’une affaire judiciaire enterrée, l’assassinat de Norbert Zongo, que la première polémique du régime de transition est née. La nomination au ministère de la Culture d’Adama Sagnon, qui fut procureur dans l’affaire Zongo, a provoqué la fureur de plusieurs organisations de la société civile. Le nouveau ministre est en effet accusé par plusieurs de ses compatriotes d’avoir « enterré » le dossier Norbert Zongo, journaliste qui enquêtait sur le meurtre de David Ouédraogo, le chauffeur de François Compaoré, et qui mourut assassiné en 1998.

Lundi, des manifestations se tenaient devant le ministère de la Culture pour dénoncer le choix du nouveau ministre, ami de longue date de Zida. « Les manifestations risquent de s’enchaîner. Sagnon, c’est la grosse patate chaude du gouvernement », a observé Souleymane Ouédraogo, dit « Soul », rappeur et cadre du « Balai citoyen », un collectif qui a participé activement à la chute de Blaise Compaoré. « C’est un bon gouvernement, à une ou deux exceptions près », a-t-il par ailleurs estimé, se disant « satisfait de l’équilibre » entre civils et militaires au sein du nouvel exécutif.

Une transition d’un an

Le gouvernement de transition du Burkina Faso a été nommé dimanche soir après plusieurs jours d’intenses tractations, avec des militaires aux commandes de l’armée et de la police. « Vu ce qui s’est passé récemment, l’armée pouvait difficilement s’écarter des affaires publiques et laisser des civils gérer la défense et la sécurité », a observé « Soul ».

La transition au Burkina Faso doit durer un an et s’achever avec la tenue d’élections démocratiques en novembre 2015. Une première depuis des décennies dans ce pays sahélien pauvre de 17 millions d’habitants, qui n’a connu que des militaires au pouvoir depuis 1966.

Jeuneafrique.com avec AFP

Transition au Burkina : 4 militaires dans un gouvernement de 26 ministres

novembre 24, 2014

Yacouba Isaac Zida et Michel Kafando le 21 novembre 2014 à Ouagadougou.
Yacouba Isaac Zida et Michel Kafando le 21 novembre 2014 à Ouagadougou. © AFP

Le gouvernement de la transition a été annoncé dimanche au Burkina Faso. Au total, l’armée occupe quatre ministères clés. Le lieutenant-colonel Zida cumule notamment le poste de Premier ministre avec celui de ministre de la Défense.

Nommé après d’intenses tractations, le gouvernement de transition du Burkina Faso devait tenir lundi 24 novembre à 10h (heures locales) son premier Conseil des ministres. Le casting gouvernemental avait d’abord été annoncé pour jeudi, puis pour samedi au plus tard, et enfin pour dimanche, les tractations s’éternisant.

Divergences et rivalités au sein de l’opposition et de la société civile, dont un militaire dénonçait les « appétits voraces », avaient d’abord compliqué le processus. Samedi, le refus par l’armée de plusieurs candidats présentés par la société civile a accentué ce retard, selon une source militaire.

Au total, l’armée compte quatre membres (avec le ministère des Mines et celui des Sports) dans ce gouvernement de transition qui comporte 26 portefeuilles et qui gérera le Burkina jusqu’aux élections présidentielle et législatives prévues en novembre 2015.

Le bras droit de Zida à l’Intérieur

Le lieutenant-colonel Zida cumule le poste de Premier ministre avec celui de ministre de la Défense, et l’un de ses bras droits, le colonel Auguste Denise Barry, a été nommé au poste de ministre de l’Administration territoriale et de la Sécurité, l’équivalent du ministère de l’Intérieur.

Le président de la transition, Michel Kafando, qui fut longtemps ambassadeur auprès de l’ONU, occupe également le poste de ministre des Affaires étrangères.

Plusieurs postes importants ont été confiés à des membres de la société civile dans le gouvernement de transition. L’Économie et les Finances reviennent à Jean Gustave Sanon, qui avait travaillé dans ce ministère au Burkina, avant de faire carrière à l’Uemoa (l’Union monétaire ouest-africaine, la zone franc CFA) et au Fonds monétaire international (FMI).

Joséphine Ouédraogo, candidate malheureuse au poste de président de la transition, devient ministre de la Justice. L’ancienne ministre de Thomas Sankara sera attendue, le président Kafando ayant inscrit son mandat dans une optique de retour à la « morale » politique et de lutte contre les dérives de l’ancien régime du président déchu Blaise Compaoré.

« Gouvernement de techniciens »

Augustin Loada, figure éminente de la société civile, est chargé de la Fonction publique. « C’est un gouvernement de techniciens, on n’attendait pas autre chose », a réagi Ablassé Ouédraogo, un ténor de l’opposition.

Volontairement, les chefs de l’opposition ne figurent pas au gouvernement de transition, car aucun des membres du nouvel exécutif ne sera autorisé à participer aux élections de novembre 2015. « C’est un gouvernement de mission. Ils n’ont pas le temps de faire la bagarre politique. On attend d’eux qu’ils remettent le pays sur pied par leur rigueur au travail », a commenté un autre politicien, qui a requis l’anonymat.

Jeuneafrique.com avec AFP

Israël: démission d’un ministre en désaccord avec Netanyahu

novembre 9, 2014

Le ministre israélien de l’Environnement Amir Peretz, considéré comme l’un des plus modérés sur le dossier palestinien dans le gouvernement de Benjamin Netanyahu, a annoncé dimanche sa démission, selon son porte-parole. Il dénonce plusieurs séismes politiques dans son pays.

« Amir Peretz a annoncé son intention de démissionner lors du conseil des ministres en soulignant que le pays était en train de vivre un tremblement de terre dans tous les domaines diplomatique, social et financier », a indiqué ce porte-parole.

« Au lieu de chercher des solutions, Benjamin Netanyahu cherche des coupables », a ajouté le porte-parole, en précisant qu’Amir Peretz avait décidé de quitter le gouvernement en raison de son opposition au projet de budget 2015 qu’il a qualifié d' »anti-social ».

Cet ancien ministre de la Défense a également critiqué le refus du premier ministre de mener des négociations avec les Palestiniens.

Implosion du gouvernement en vue?
M. Peretz a été secrétaire général de la puissante centrale syndicale Histadrout et député travailliste avant d’être ministre de la Défense durant la guerre menée par Israël en 2006 contre le Hezbollah au Liban. Il a ensuite quitté le parti travailliste pour HaTnuha (centre) dirigé par la ministre de la Justice et responsable des négociations avec les Palestiniens Tzipi Livni.

Amir Peretz a multiplié les critiques contre M. Netanyahu depuis le gel des négociations avec les Palestiniens en avril. Il écrivait dimanche sur sa page Facebook qu’il n’avait « aucune intention de continuer à servir les politiques de Netanyahu, désormais prisonnier de l’aile droite ».

Selon les commentateurs, la démission d’Amir Peretz pourrait constituer le signe avant-coureur d’une possible implosion du gouvernement, qui serait suivie de la tenue l’année prochaine d’élections anticipées. Au début du mois, le ministre de l’Intérieur Gideon Saar, du Likoud, le parti de M. Netanyahu avait également démissionné, officiellement pour des « raisons personnelles ».

Romandie.com

Zambie: guerre de succession autour du cercueil du président Sata

novembre 4, 2014

 

Zambie: guerre de succession autour du cercueil du président Sata
Zambie: guerre de succession autour du cercueil du président Sata © AFP

Le président zambien par intérim Guy Scott, qui a démis son principal rival de ses fonctions au sein du parti au pouvoir, a été accusé mardi « d’insulter le peuple zambien » en réglant des comptes politiques alors que le défunt chef d’Etat n’est pas encore enterré.

« J’ai appris avec un profond regret la mesure illégale et provocatrice prise par le Dr Scott de me démettre de mes fonctions de secrétaire général » du Front Patriotique (FP), a déclaré Edgar Lungu, également ministre de la Défense et de la Justice, et prétendant à la succession de Michael Sata.

« Mais, plus important », a poursuivi M. Lungu dans un communiqué lu à la radio publique, est que « le Dr Scott a insulté notre culture et le peuple de Zambie en s’engageant dans des manœuvres qui minent la dignité, l’honneur et le respect dû aux funérailles du président Michael Sata ».

M. Sata est décédé à Londres à l’hôpital le 28 octobre et ses funérailles sont prévues le 11 novembre.

La mise à l’écart de M. Lungu a provoqué des débordements de jeunes lundi soir dans les rues de Lusaka, qui ont brûlé des pneus et caillassé des automobilistes, obligeant la police anti-émeute à intervenir.

Certains jeunes ont également perturbé l’hommage rendu depuis dimanche au président Sata, dont la dépouille mortelle est exposée pour permettre à la foule de le voir et de s’incliner devant lui une dernière fois avant les obsèques.

Mardi dans la matinée, la colère grondait parmi les fans de M. Lungu qui commençaient à se rassembler dans plusieurs townships de Lusaka pour manifester, a constaté un journaliste de l’AFP.

« On peut pas croire qu’après 50 ans d’indépendance, on ait un Blanc comme président. Il arrive et commence à virer des membres (du parti). Edgar est des nôtres et Guy veut nous ramener à la colonisation, on n’acceptera pas ça, Guy doit dégager », s’énervait Willy Phiri, un supporter du Front patriotique.

Guy Scott, vice-président d’origine britannique, a été désigné pour assurer l’intérim du pouvoir, devenant ainsi le premier chef d’Etat blanc en exercice en Afrique sub-saharienne depuis la chute de l’apartheid en Afrique du Sud en 1994.

Il ne peut en principe pas se présenter à la présidentielle, selon la Constitution, car ses parents n’étaient pas zambiens.

Pour remplacer M. Lungu au secrétariat général du parti, M. Scott a nommé Davis Mwila, qui a immédiatement refusé la proposition: « Je décline cette nomination, il est contraire à notre culture d’accepter une nomination pendant une période de deuil. Nous devons d’abord enterrer notre président », a-t-il dit à l’AFP.

Âgé de 77 ans, M. Sata était largement absent de la scène publique depuis des mois en raison de sa maladie, et la bataille de succession avait déjà démarré au sein de son parti, tandis que l’opposition est également prête à batailler pour faire son retour.

Jeuneafrique.com avec AFP