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Brésil: une cellule de renseignement pour prévenir les débordements dans les manifestations

octobre 31, 2013

BRASILIA – Le gouvernement brésilien a annoncé jeudi la mise en place d’une cellule de renseignement chargée de prévenir et contrôler les actes violents tels que ceux constatés en marge de nombreuses manifestations ces derniers mois.

Cette nouvelle entité devra analyser les situations d’abus et d’actes illicites et assurera un suivi des modus operandi, des responsables (des violences) afin de les prévenir, a annoncé à la presse le ministre de la Justice Jose Eduardo Cardozo.

La cellule comprendra des éléments de la police fédérale et des secrétariats à la sécurité des Etats de Sao Paulo et Rio de Janeiro, qui ont été le théâtre de la plupart des actes de violences depuis juin.

Nous ne pouvons permettre ces situations d’abus et d’actes illégaux lors des manifestations, a assuré le ministre, expliquant que les renseignement glanés par cette nouvelle structure permettront de garantir la sécurité des manifestants et de prévenir les dégradations constatées ces derniers mois.

Le gouvernement brésilien s’est récemment dit très préoccupé par les violences commises en marge des manifestations qui continuent de se dérouler dans le pays depuis la grande fronde sociale de juin, en particulier à Rio de Janeiro et Sao Paulo, à huit mois du Mondial-2014 de football.

Ces violences sont imputées principalement aux Black Bloc, des groupes de jeunes anarchistes vêtus de noir et encagoulés, qui affrontent les forces de police et se livrent à des actes de vandalisme contre des symboles du capitalisme, tels que les restaurants Mc Donald’s ou les banques privées.

Un colonel de police a été roué de coups la semaine dernière pendant une manifestation à Sao Paulo lors d’incidents qualifiés d’actes de barbarie antidémocratique par la présidente de gauche Dilma Rousseff, dont le gouvernement cherche toutefois à ouvrir le dialogue avec les groupuscules anarchistes.

De leur côté, les manifestants dénoncent la répression policière, qu’ils jugent violente et systématique.

Jeudi soir, plusieurs centaines de jeunes anarchistes (400 selon la police) ont manifesté à Rio avec des baillons noirs sur la bouche pour protester contre la répression policière et exiger la libération de leurs camarades détenus lors de précédentes marches.

Romandie.com avec(©AFP / 31 octobre 2013 23h33)

Abidjan évoque un mandat de la CPI contre Charles Blé Goudé

septembre 21, 2013
Blé Goudé

Abidjan évoque un mandat de la CPI contre Charles Blé Goudé © AFP

Le gouvernement ivoirien a évoqué vendredi et samedi l’existence d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) contre Charles Blé Goudé, l’ex-chef des +jeunes patriotes+, inculpé de « crimes de guerre » par la justice ivoirienne pour son implication présumée dans la crise postélectorale de 2010-2011.

Vendredi soir, le ministre de la Justice Gnénéma Mamadou Coulibaly avait affirmé devant les caméras de la télévision publique ivoirienne que « Charles Blé Goudé fait effectivement l’objet d’un mandat d’arrêt » mais qu’Abidjan n’avait « pas encore été sollicité par la CPI pour assurer son transfèrement à La Haye ».

« Nous n’avons pas encore, au niveau du gouvernement, statué sur le cas Blé Goudé. C?est lorsque la CPI lève le mandat d?arrêt, le rend public, qu?elle demande à un État le transfèrement de la personne visée par ce mandat d?arrêt », avait-il expliqué. Et d’ajouter : « le gouvernement, au moment opportun, apportera la réponse qu?il faut à une telle demande si elle était formulée.  »

Des propos inattendus alors que le cas Blé Goudé est extrêmement sensible en Côte d’Ivoire, deux ans après la crise postélectorale, qui a fait plus de 3. 000 morts en 2010-2011.

Samedi, M. Coulibaly, sollicité par l’AFP, n’a pas souhaité être interviewé. Le porte-parole du gouvernement Bruno Koné, par ailleurs ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, qui avait dans un premier temps évoqué un « lapsus » du ministre de la Justice, a ensuite usé du conditionnel pour ce dossier.

« Il semblerait qu’il y ait un mandat d’arrêt de la CPI qui n’est pas rendu public. C’est seulement quand il le sera que le gouvernement réagira sur le sujet », a-t-il déclaré à l’AFP.

Charles Blé Goudé, ancien ministre de la Jeunesse de Laurent Gbagbo et chef des +jeunes patriotes+, milices pro-Gbagbo parfois extrêmement violentes, a été arrêté le 17 janvier au Ghana après plus d’un an et demi de cavale et extradé dès le lendemain. La justice ivoirienne l’a inculpé le 21 janvier notamment de « crimes de guerre », mais aussi d' »assassinats, vols en réunion, dégradation et destruction de biens d’autrui ».

Sous sanctions de l’ONU depuis 2006 et considéré par des ONG internationales comme responsable de nombreuses violences, Charles Blé Goudé, surnommé « général de la rue » pour sa capacité de mobilisation, est régulièrement cité comme une cible possible de la CPI.

Jeuneafrique.com

Sénégal: l’ex-ministre Aminata Touré nommée Premier ministre

septembre 1, 2013

Le président sénégalais Macky Sall a remercié dimanche son Premier ministre Abdoul Mbaye, qu’il a remplacé le même jour par une de ses proches, Aminata Touré, précédemment ministre de la Justice, qui devient la deuxième femme chef de gouvernement de l’histoire du Sénégal.

Aucune explication n’a été officiellement fournie au limogeage de M. Mbaye, 60 ans, technocrate et ex-banquier qui était en poste depuis 17 mois et a été remercié en même temps que son équipe.

Dans cette équipe figurait déjà Mme Touré, 50 ans, diplômée en économie, membre du parti présidentiel, l’Alliance pour la République (APR), et proche de Macky Sall.

Autres personnalités célèbres du gouvernement sortant: le chanteur Youssou Ndour, qui gérait le Tourisme, et l’écologiste Haïdar El Ali, qui était ministre de l’Environnement.

Quelques heures après l’annonce du limogeage d’Abdoul Mbaye et de son gouvernement, Mme Touré a été reçue au Palais présidentiel. C’est en sortant qu’elle a annoncé à la presse avoir été nommée Premier ministre.

Elle est la deuxième femme à occuper ce poste au Sénégal après Mame Madior Boye, qui avait été chef de gouvernement de mars 2001 à novembre 2002.

Surnommée par la presse locale Mimi Touré – Mimi étant un diminutif d’Aminata au Sénégal -, elle est diplômée en économie. Formée dans son pays et en France, elle a notamment travaillé pour des agences de l’ONU et a été une des responsables de la campagne électorale de Macky Sall.

Elle a salué « le très bon travail accompli » par Abdoul Mbaye, premier chef de gouvernement de l’ère post-Abdoulaye Wade (2000-2012). Ce dernier avait été battu par Macky Sall au second tour de l’élection présidentielle en mars 2012.

Aminata Touré s’est engagée à marquer son mandat par « l’accélération des actions qui ont été entreprises depuis l’année dernière ». Il s’agit d' »une course pour le développement, pour l’amélioration des conditions d’existence » des Sénégalais « dans un contexte international marqué par la crise », a-t-elle dit.

Affaire Habré et « traque des biens mal acquis »

Mme Touré a eu à gérer des dossiers importants en 17 mois de pouvoir de Macky Sall, notamment l’affaire Hissène Habré, ex-président tchadien réfugié au Sénégal depuis 1990, et celle de l’enrichissement illicite présumé de responsables de l’ancien régime, appelée « traque des biens mal acquis ».

Dans le cadre de cette « traque », Karim Wade, fils, ex-conseiller et ex-ministre d’Abdoulaye Wade, a été inculpé par une juridiction spéciale et est incarcéré depuis le 15 avril à Dakar.

Dans le même cadre, plusieurs responsables du parti de Wade ou de son régime – dont l’ex-mari de Mme Touré, l’ancien ministre Oumar Sarr – ont aussi été entendus par la gendarmerie ou la justice, tandis que plusieurs « opérateurs économiques » soupçonnés de malversations ont préféré « faire des transactions avec l’Etat », en remboursant des fonds publics, pour éviter des poursuites.

Hissène Habré est accusé de crimes contre l’humanité, crimes de guerre et torture durant ses huit ans de pouvoir au Tchad (1982-1990). Dakar et l’Union africaine (UA) ont signé en décembre 2012 un accord pour la création au Sénégal d’un tribunal spécial en vue de le juger. Il a été arrêté le 30 juin et inculpé le 2 juillet, dans l’attente de son jugement.

Aminata Touré a entamé des consultations dimanche soir pour former son gouvernement, attendu pour les prochaines heures, avec pour mission de sortir de la crise le Sénégal, dont la majorité des quelque 13 millions d’habitants font face à la vie chère.

Jeuneafrique.com avec AFP

La CPI et les autorités ivoiriennes travaillent sur le dossier de transfèrement de Simone Gbagbo (Bensouda)

juillet 19, 2013

La procureure de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda, a déclaré vendredi à Abidjan qu’elle travaille avec les autorités ivoiriennes sur le dossier de transfèrement de l’ex-Première Dame, Simone Ehivet Gbagbo à la Haye.

‘’Nous avons informé les autorités ivoiriennes que nous voudrions que Mme Gbagbo soit transférée à la Cour pénale internationale et nous travaillons avec les autorités ivoiriennes sur ce dossier », a déclaré Fatou Bensouda après une rencontre avec le Garde des Sceaux ivoirien, ministre de la Justice, des droits de l’homme et des Libertés publiques, Gnénéma Coulibaly Mamadou.

La CPI veut juger Simone Gbagbo pour « meurtres, viols, autres formes de violence sexuelle, autres actes inhumains et persécution » durant le conflit.

Les autorités ivoiriennes n’ont pas encore donné une réponse officielle à ce voeu de la CPI. Mme Gbagbo est détenue depuis avaril 2011 à Odienné, la métropole du Nord-Ouest de la Côte d’Ivoire.

Bensouda a également dit être venue en Côte d’Ivoire pour obtenir plus d’information sur le dossier de l’ex-Président Laurent Gbagbo. La procureure de la Cour pénale internationale (CPI) va séjourner pendant quelques jours en Côte d’Ivoire en vue de rassembler des preuves supplémentaires contre M. Gbagbo.

Les juges de la Cour pénale internationale (CPI) ont demandé, le lundi 3 juin dernier, au procureur d’apporter des éléments de preuves additionnels avant de décider de mener un éventuel procès contre l’ancien président ivoirien.

Laurent Gbagbo est poursuivi par la CPI pour crimes contre l’humanité commis lors de la crise post- électorale ivoirienne qui a fait de décembre 2010 à avril 2011 plus de 3000 morts.

Cette crise est née du refus de Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite face à son adversaire, Alassane Ouattara à l’issue de la présidentielle du 28 novembre 2010.

APA-Abidjan (Côte d’Ivoire)

Arrestation au Panama d’un ex-chef de la CIA à Milan

juillet 18, 2013

ROME (Latium) – L’ancien chef de la CIA à Milan, condamné à neuf ans de prison pour l’enlèvement d’un imam égyptien en 2003 en Italie, a été arrêté à Panama, a annoncé jeudi le ministère italien de la Justice.

La ministre de la Justice, Anna Maria Cancellieri, a signé une requête de détention provisoire à l’encontre de Bob Seldon Lady, surnommé Mister Bob, et a deux mois pour réclamer son extradition.

Il est accusé d’être responsable de l’enlèvement en 2003 d’un imam égyptien, Abou Omar, membre de l’opposition islamiste radicale, qui bénéficiait de l’asile politique en Italie. L’imam avait ensuite été transféré en Egypte où il affirme avoir été torturé.

Dans cette affaire, la Cour d’appel de Milan avait confirmé en décembre 2010 des peines allant de sept ans à neuf ans de prison pour 23 agents, la plus lourde étant infligée à Mister Bob, âgé aujourd’hui de 59 ans.

Ces peines, prononcées alors que tous les accusés étaient en fuite, avaient été confirmées en septembre 2012 par la Cour de Cassation.

Alors que le Parquet réclamait que des recherches soient engagées à leur encontre au niveau international, le prédecesseur de Mme Cancellieri avait signé cette requête seulement pour le principal responsable de l’enlèvement.

Abou Omar, de son vrai nom Osama Hassan Nasr, avait été enlevé dans une rue de Milan le 17 février 2003 au cours d’une opération coordonnée entre le Sismi (services de renseignement militaire italiens), et la CIA, puis transféré en Egypte. Ses avocats affirment qu’il a été torturé dans la prison de haute sécurité où il était détenu en Egypte et avaient réclamé 10 millions d’euros de dommages et intérêts.

La Cour d’appel avait confirmé un dédommagement décidé en première instance de 1,5 million d’euros, dont 1 million pour Abou Omar et le reste pour sa femme.

Les responsables des services de renseignements italiens avaient pour leur part été acquittés en première instance, décision confirmée en appel. Mais suite à un arrêt de la Cour de cassation, ils doivent être rejugés.

Le 5 avril dernier, le président Giorgio Napolitano avait concédé la grâce à Joseph Romano, responsable de la base américaine d’Aviano d’où l’avion transférant l’imam vers son pays était parti. Cette décision, au bénéfice de l’unique militaire du Pentagone et de l’Otan condamné dans cette affaire, avait été saluée par les Etats Unis.

Le procès en première instance, ouvert en juin 2007, était hautement symbolique car c’était le premier en Europe sur les transfèrements secrets par la CIA de personnes soupçonnées de terrorisme vers des pays connus pour pratiquer la torture, après les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis.

Après les condamnations en première instance en novembre 2009, les Etats-Unis s’étaient déclarés déçus, tandis qu’Amnesty International avait salué un pas en avant.

Jeudi soir, le Parti démocrate (gauche) a pris acte avec satisfaction de cette arrestation. Un autre parti de gauche non membre de la coalition gouvernementale, Sinistra e Libertà, a réclamé l’extradition du responsable, un mode tardif de réaffirmer la souveraineté sur notre territoire et sur le respect des droits fondamentaux de la personne qui ont été violés à l’occasion de l’enlèvement d’Abou Omar.

Romandie.com avec (©AFP / 18 juillet 2013 21h46)

Côte d’Ivoire : 290 000 réfugiés ivoiriens ont regagné le pays après la crise (HCR)

juin 22, 2013

ABIDJAN – Quelque 290 000 Ivoiriens qui s’étaient réfugiés dans des pays voisins au plus fort de la crise ont regagné le pays, a déclaré vendredi à Abidjan la représentante du Haut-commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés (HCR) en Côte d’Ivoire, Ann Encontre.

Mme Encontre qui s’exprimait à l’occasion de la célébration officielle de la journée mondiale du réfugié a indiqué que ces Ivoiriens qui avaient trouvé refuge notamment en Sierra Leone, au Ghana et au Libéria sont retournés en Côte d’Ivoire grâce aux efforts de paix des autorités ivoiriennes.

« Il reste encore 80 000 personnes en dehors du pays », a-t-elle révélé, notant que « les efforts se poursuivent ».

La Côte d`Ivoire a signé un accord tripartite avec des pays voisins, pour faciliter le retour au bercail des réfugiés.

Le pays sort de manière progressive de la crise post- électorale aiguë qui l`a secouée cinq mois durant, faisant au moins 3.000 morts et un million de déplacés selon les autorités ivoiriennes.

A maintes occasions, le chef de l`Etat ivoirien a appelé ses compatriotes exilés dans les autres pays à rentrer pour bâtir la nation et prendre leur part dans le processus de reconstruction et de relance économique du pays.

Suite à ces appels, plusieurs exilés ivoiriens majoritairement pro-Gbagbo ont rejoint la Côte d`Ivoire.

Des milliers d’Ivoiriens s’étaient installés au Liberia voisin, après qu’ils eurent fui le pays en raison du conflit armé post- électoral qui faisait rage entre pro-Gbagbo et pro-Ouattara.

En cinq mois, le conflit a fait au moins 3 000 morts et un million de déplacés selon les autorités ivoiriennes.

Xinhua

Niger: des « terroristes » se sont évadés de la prison de Niamey

juin 2, 2013
Niger: des 'terroristes' se sont évadés de la prison de Niamey Niger: des « terroristes » se sont évadés de la prison de Niamey © AFP

Une vingtaine de détenus, dont plusieurs « terroristes », se sont évadés lors des troubles survenus samedi à la prison de Niamey, a annoncé dimanche le gouvernement nigérien.

« Les événements d’hier (samedi) ont permis l’évasion d’environ 22 personnes, parmi lesquelles des terroristes », a déclaré lors d’un point presse le ministre de la Justice Marou Amadou.

« Parmi ces personnes il y a le nommé Shedani qui était déjà condamné pour l’assassinat de quatre Saoudiens et d’un Américain. Ce monsieur est activement recherché », a-t-il indiqué, sans plus de précision.

Quatre Saoudiens avaient été tués en 2009 dans l’attaque de leur convoi près de la frontière malienne. Le ressortissant américain auquel il est fait allusion avait été tué en 2000 devant un bar de la capitale nigérienne.

Selon le dernier bilan, trois gardiens ont été tués lors de l’évasion de samedi, l’un des trois gardiens blessés ayant succombé à ses blessures, a poursuivi M. Amadou, par ailleurs porte-parole du gouvernement.

Les autorités avaient évoqué samedi une tentative d’évasion perpétrée par des « détenus déjà inculpés pour +association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste+ ».

« Il ressort des premiers constats établis sur les lieux que les agresseurs ont manifestement bénéficié de complicités extérieures quant à l’arme introduite dans la prison », a souligné le ministre.

Ces troubles sont survenus une dizaine de jours après un double attentat suicide dans le nord du Niger, revendiqué par des groupes jihadistes qui ont mis en cause la participation de ce pays à l’intervention franco-africaine au Mali voisin.

Jeuneafrique.com avec AFP

La Centrafrique lance un mandat d’arrêt international contre François Bozizé

mai 31, 2013
La Centrafrique lance un mandat d'arrêt international contre François Bozizé La Centrafrique lance un mandat d’arrêt international contre François Bozizé © AFP

La République centrafricaine a lancé un mandat d’arrêt international contre le président déchu François Bozizé, renversé en mars, pour crimes contre l’humanité et incitation au génocide notamment, a annoncé vendredi le procureur de Bangui Alain Tolmo.

« Depuis le 29 mai 2013, un mandat d’arrêt international a été émis contre le principal auteur François Bozizé », a annoncé le procureur, soulignant que parmi les chefs d’accusation figurent notamment « des crimes relevant du statut de la Cour pénale internationale (CPI), entre autres: crimes contre l’humanité et incitation au génocide ».

Selon M. Tolmo, l’ancien président, est également accusé « d’assassinats, au nombre de 22 actuellement; des arrestations, séquestrations et détentions arbitraires au nombre de 53; destruction et incendie des maisons d’habitation au nombre de 3823 pour le moment; des exécutions sommaires qui se chiffrent à 119 ».

« Depuis le 2 mai 2013 sur la base des informations factuelles, détaillées, précises, contenues dans les prescriptions écrites du ministre de la justice, des instructions ont été transmises au parquet général, pour ordonner l’ouverture d’une enquête contre M. François Bozizé Yangouvonda et autres, pour des faits ou du moins pour des chefs d’accusation multiples et lamentablement graves », a précisé le magistrat.

« D’autres mandats d’arrêt internationaux sont en cours d’émission », a-t-il ajouté sans plus de précisions.

Une Commission mixte d’enquête mise en place par les autorités de Bangui a rencontré jeudi le ministre centrafricain de la justice Arsène Sendé et va enquêter sur les violations des droits humains et autres crimes commis pendant le règne de François Bozizé, et après la prise du pouvoir par la coalition rebelle Séléka le 24 mars dernier, a appris l’AFP vendredi de source judicaire.

Jeuneafrique.com avec AFP

Washington reconnaît avoir tué quatre ressortissants américains

mai 22, 2013

Washington a reconnu pour la première fois avoir tué l’imam Anwar Al-Aulaqi ainsi que trois autres ressortissants américains depuis 2009. Cette annonce intervient dans un souci autoproclamé de « transparence » sur la lutte antiterroriste à la veille d’un discours très attendu de Barack Obama.

Dans une lettre envoyée au Congrès, le ministre de la Justice Eric Holder a admis que Washington était à l’origine de la mort de l’imam radical au Yémen en septembre 2011. Les trois autres, dont le fils d’Aulaqi, n’étaient pas « spécifiquement visés », a-t-il précisé.

« Depuis 2009, les Etats-Unis, en menant des opérations d’antiterrorisme contre Al-Qaïda et ses forces associées hors du théâtre d’hostilités, ont spécifiquement visé et tué un ressortissant américain, Anwar Al-Aulaqi », a écrit M. Holder dans cette lettre dont l’AFP a obtenu une copie.

Aulaqi, né aux Etats-Unis dans une famille yéménite, avait été tué dans un bombardement de drone au Yémen. Deux autres Américains avaient été abattus dans les mêmes circonstances: son propre fils de 16 ans, Abderrahmane Al-Aulaqi, et Samir Khan, propagandiste en anglais d’Al-Qaïda.

Aulaqi était accusé par Washington d’être l’idéologue de la branche d’Al-Qaïda au Yémen, et d’avoir été impliqué dans une série de tentatives d’attentats, dont celle menée contre un avion américain le jour de Noël 2009 par un jeune Nigérian qui avait caché des explosifs dans ses sous-vêtements.

Aucun doute

Le quatrième Américain tué à l’étranger par les Etats-Unis a été identifié par M. Holder sous le nom de Jude Kenan Mohammed, qui selon le FBI, est né fin 1988 en Floride et se trouverait au Pakistan.

La fiche de recherche du FBI ne fait pas mention de son décès et indique qu’il est recherché pour « association de malfaiteurs en vue d’apporter un soutien matériel à des terroristes ».

La mort d’Aulaqi avait été qualifiée par le président Obama de « coup très dur à la branche la plus active d’Al-Qaïda ». Mais l’administration n’avait jamais formellement reconnu qu’elle était à l’origine de sa mort, même si cela ne faisait aucun doute.

Romandie.com

Côte d’Ivoire: la détenue Simone Gbagbo de retour dans le nord

mai 8, 2013
Côte d'Ivoire: la détenue Simone Gbagbo de retour dans le nord Côte d’Ivoire: la détenue Simone Gbagbo de retour dans le nord © AFP

L’ex-Première dame ivoirienne Simone Gbagbo, transférée la semaine dernière à Abidjan pour raisons médicales, a été reconduite mercredi à Odienné (nord-ouest), où elle est détenue pour son implication présumée dans la crise de 2010-2011, a-t-on appris de sources concordantes.

« Elle est arrivée à 16H00 (locales et GMT). Elle a été escortée par du personnel de l’ONU et des militaires ivoiriens jusqu’à la résidence où elle était auparavant », a déclaré à l’AFP une source militaire ivoirienne.

« Elle est retournée aujourd’hui (mercredi) à Odienné », a confirmé une source proche du dossier.

Plus tôt, l’un des avocats de Mme Gbagbo, Me Rodrigue Dadjé, avait fait état du départ de l’ex-Première dame de la clinique d’Abidjan où elle était internée depuis le 2 mai. « Ni les avocats ni la famille ne savent l’endroit où elle a été emmenée », a-t-il dit.

Dans un communiqué, une autre avocate de Mme Gbagbo, Me Habiba Touré, a dénoncé un « transfert effectué dans la précipitation » et fustigé de « graves violations » des droits de l’Homme.

Détenu comme Simone Gbagbo depuis la fin de la crise postélectorale de 2010-2011, le Franco-Ivoirien Michel Gbagbo, fils d’un premier mariage de l’ancien président Laurent Gbagbo, est interné dans la même clinique d’Abidjan depuis l’an dernier.

Il n’avait pas été possible d’obtenir mercredi soir une réaction des autorités.

L’ex-Première dame avait été transférée dans la capitale économique à la demande de ses avocats. Le ministre de la Justice, Gnénéma Coulibaly, avait indiqué qu’elle avait besoin de « soins médicaux », tandis que le président Alassane Ouattara a évoqué un « bilan de santé ».

Née en 1949, Simone Gbagbo est poursuivie par la justice ivoirienne pour génocide et crimes de sang, atteinte à la sûreté de l’Etat et infractions économiques commis lors de la crise qui a fait quelque 3. 000 morts après le refus de Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite à l’élection de novembre 2010.

Elle est aussi sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), qui la soupçonne de crimes contre l’humanité.

Les autorités ivoiriennes n’ont pas encore donné leur réponse à la Cour mais ne cachent pas leur préférence pour la tenue en Côte d’Ivoire des procès des détenus et inculpés proches de l’ex-chef de l’Etat, incarcéré depuis fin 2011 à La Haye par la CPI, qui le soupçonne aussi de crimes contre l’humanité.

Jeuneafrique.com avec AFP