Posts Tagged ‘Ministre de l`Intérieur’

Conflit sur les migrants: démission du ministre allemand de l’Intérieur

juillet 1, 2018

Munich (Allemagne) – Le ministre allemand de l’Intérieur Horst Seehofer, en conflit avec la chancelière Angela Merkel sur la politique migratoire, a décidé de démissionner de ses fonctions, ont indiqué à l’AFP des sources proches de son parti bavarois CSU.

M. Seehofer a fait part de son intention lors d’une réunion à huis clos de la CSU à Munich (sud), qui se poursuivait tard dimanche soir. Il entend aussi quitter la présidence de ce parti bavarois, membre de la fragile coalition gouvernementale allemande, ont indiqué ces sources.

« Il veut démissionner de son poste de ministre et de président de parti » car il estime ne « pas avoir le soutien » nécessaire, a indiqué l’une des ces sources.

Ces sources n’ont pas pu préciser immédiatement ce que cette décision signifiait pour l’avenir du gouvernement allemand. M. Seehofer lui-même devait s’exprimer plus tard dans la soirée devant la presse.

La question est désormais de savoir si le parti du ministre compte ou non à la suite de cette démission quitter la coalition, ce qui priverait la chancelière de majorité à la chambre des députés et plongerait le pays dans une crise politique majeure.

Le parti bavarois pourrait aussi seulement remplacer M. Seehofer, dont les relations avec Angela Merkel étaient devenues exécrables, par une personnalité plus à même de négocier un compromis migratoire avec la chancelière.

Le conflit porte sur le traitement des migrants arrivant en Allemagne mais déjà enregistrés dans d’autres pays de l’UE.

Le ministre voulait les refouler à la frontière, ce que refuse Angela Merkel pour ne pas créer « d’effet domino » en Europe.

Romandie.com avec(©AFP / 01 juillet 2018 21h12)                                                        

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Démission de la ministre britannique de l’Intérieur Amber Rudd

avril 29, 2018

Londres – La ministre britannique de l’Intérieur Amber Rudd a présenté sa démission à la Première ministre Theresa May, qui l’a acceptée, a annoncé Downing street dimanche soir.

« La Première ministre a accepté ce soir la démission de la ministre de l’Intérieur », a déclaré un porte-parole

Amber Rudd, 54 ans, était sur la sellette depuis plusieurs jours après la révélation que ses services avaient des objectifs chiffrés pour expulser les immigrés clandestins. Elle avait nié être au courant de l’existence de tels objectifs devant une commission parlementaire, et s’est vu accusée d’avoir trompé les députés.

La démission de cette fidèle des fidèles, ministre de l’Intérieur depuis 2016, est un coup dur pour Theresa May, qui va affronter le 3 mai des élections locales à valeur de test pour son gouvernement conservateur, déjà déchiré par le Brexit et qui dispose d’une très mince majorité au Parlement.

Amber Rudd paie pour le scandale dit de Windrush – le traitement des immigrés d’origine caribéenne arrivés au Royaume-Uni après la seconde guerre mondiale -, qui a suscité une vague de colère dans le pays.

Les milliers d’immigrés venus des pays du Commonwealth entre 1948 – quand le Windrush, premier bateau avec à bord des immigrants des Caraïbes, a débarqué près de Londres – et le début des années 1970, pour reconstruire le pays après la Seconde guerre mondiale, avaient obtenu le droit de rester indéfiniment. D’autant que certains d’entre eux avaient la nationalité britannique car nés pendant la période coloniale.

Mais ceux qui n’ont jamais réclamé de papiers d’identité en bonne et due forme se sont retrouvés traités comme des immigrés illégaux, courant le risque d’être expulsés s’ils ne fournissaient pas de preuve pour chaque année de présence au Royaume-Uni.

Face au tollé soulevé par ces menaces d’expulsion, Theresa May avait été contrainte de s’excuser auprès des dirigeants de ces pays lors d’un sommet du Commonwealth à Londres il y a deux semaines.

Lundi dernier, Amber Rudd avait dit « profondément regretter » cette situation, soulignant « l’importante contribution de la génération Windrush » au Royaume-Uni, et avait annoncé qu’ils pourraient obtenir la nationlité gratuitement.

Amber Rudd s’est à nouveau retrouvée en difficulté lorsqu’il est apparu que ses services avaient des objectifs chiffrés sur le nombre d’immigrés clandestins à refouler.

La ministre avait dans un premier temps nié avoir connaissance de tels objectifs, devant une commission parlementaire, mercredi dernier.

Mais de nouvelles révélations, notamment dans le quotidien Guardian, sur l’existence d’un document intérieur semblant prouver qu’elle était au courant, a rendu sa ligne de défense de moins en moins tenable.

Romandie.com avec(©AFP / 29 avril 2018 21h59)                                            

Congo: Une occupation officielle ou officieuse ?

mars 30, 2018

La mafia congolaise ne lâche rien : crime, vol, séquestration, extorsion etc…

« Parcelle occupée par Mr MBOULOU Raymond, ministre de l’intérieur. Téléphone 📞 : 05 544 24 25. Attention n’insistez pas SVP ».

MBOULOU continue encore de frapper: cette parcelle vient d’être ravie de force aux mains de la famille TCHICAYA.

 

Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews.fr

Nouvelle-Calédonie: le haut-commissariat précise les moyens affectés à la sécurité et la justice

novembre 4, 2017

 

Nouvelle-Calédonie : le haut-commissariat précise les moyens affectés à la sécurité et la justice

De nouveaux moyens vont être alloués à la sécurité et à la justice en Nouvelle-Calédonie@ LIONEL BONAVENTURE / AFP
Création d’une brigade motorisée, d’une antenne de prévention de la délinquance juvénile, renforcement des effectifs de la prison de Nouméa… La Nouvelle-Calédonie va bénéficier de moyens supplémentaires pour renforcer la sécurité et la justice sur l’île.

Le haut-commissariat à Nouméa (préfecture) a précisé samedi l’affectation des moyens supplémentaires pour la sécurité et la justice en Nouvelle-Calédonie, où aura lieu dans un an un référendum sur l’indépendance, dans un communiqué samedi.

Des enjeux sécuritaires.

Alors que la Nouvelle-Calédonie s’émancipe progressivement, elle est confrontée à des problèmes d’insécurité, alimentés notamment par une consommation massive d’alcool dans certaines composantes de la population. Le ministère de l’Intérieur va faire « des efforts » pour renforcer la sécurité en Nouvelle-Calédonie durant l’année 2018, avait annoncé le ministre Gérard Collomb vendredi, à l’issue d’une réunion « sécurité-justice » qui s’est tenue à son ministère en présence notamment des délégations calédoniennes qui ont participé jeudi à Matignon au XVIe comité des signataires de l’accord de Nouméa.

Une sécurité routière renforcée.

Alors que la route tue sur le Caillou quatre fois plus qu’en métropole, la création d’une brigade motorisée de la gendarmerie à Koné (Nord) et l’apport de « l’expertise » de l’État aux collectivités locales pour mettre en œuvre « des mesures plus contraignantes » ont été annoncées.

Création d’une antenne de la brigade de prévention de la délinquance juvénile.

En ce qui concerne la délinquance des mineurs, en constante hausse, une antenne de la brigade de prévention de la délinquance juvénile va également être installée à Koné tandis qu’une « unité canine légère » sera créée au sein de la direction de la sécurité publique. « Afin de mieux anticiper les dérives urbaines et autres phénomènes de bande, le service du renseignement territorial sera renforcé », ont en outre indiqué les trois ministères (Intérieur, Justice, Outremer) concernés par cette réunion.

Renforcement des effectifs de la prison.

Dans le domaine de la justice, les effectifs de l’unique prison de Nouméa vont être renforcés et les conditions de construction d' »une structure éducative contenante » vont être définies dans le cadre des assises de l’Outre-mer. Enfin, le financement d’une enquête sur les violences faites aux femmes, autre sujet de préoccupation selon les dernières statistiques de la délinquance, a a été annoncé.

Europe1.fr

Un repris de justice redevient ministre israélien de l’Intérieur

janvier 10, 2016

Incarcéré près de deux ans pour corruption, le chef d’un parti religieux a repris son poste de ministre de l’Intérieur en Israël. Il remplace le titulaire qui a dû démissionner pour harcèlement sexuel, a-t-on annoncé dimanche de sources officielles.

Le gouvernement a entériné la nomination de Aryeh Deri, patron du parti ultra-orthodoxe Shass et ministre du Développement de la Galilée et du Neguev. Il remplace Sylvan Shalom qui a quitté ses fonctions le 20 décembre.

Le ministère de l’Intérieur s’occupe essentiellement des pouvoirs locaux et de la lutte contre l’immigration illégale. La police est du ressort du ministère de la Sécurité intérieure.

M. Deri, âgé de 56 ans, avait déjà occupé le poste de ministre de l’Intérieur de 1988 à 1993. En l’an 2000, il avait été condamné à trois ans de prison pour avoir touché un pot-de-vin de 155’000 dollars, ainsi que pour fraude et abus de confiance. Sa peine avait été réduite pour « bonne conduite ».

Après une traversée du désert, M. Deri avait réussi à se faire élire en 2013 comme député puis à reprendre la direction du Shass, considéré comme un parti faiseur de rois. Il a été réélu au Parlement en 2015.

Commentateurs divisés
L’appui de son parti, qui a ses sept députés, est vital pour le Premier ministre Benjamin Netanyahu, dont la coalition ne dispose que d’une seule voix de majorité au Parlement.

Le retour d’Aryeh Deri au ministère de l’Intérieur faisait dimanche débat dans les médias. Des commentateurs ont dénoncé ce retour d’un « corrompu » à l’Intérieur tandis que d’autres soulignaient qu’il avait « payé sa dette » à la société.

Romandie.com

France : Claude Guéant placé en garde à vue dans l’enquête sur le financement libyen de Sarkozy

mars 6, 2015

Claude Guéant, le 17 juin 2012 à Boulogne-Billancourt, en banlieue parisienne.
Claude Guéant, le 17 juin 2012 à Boulogne-Billancourt, en banlieue parisienne. © ANTONIOL ANTOINE/SIPA

Claude Guéant, ancien ministre de l’Intérieur et fidèle lieutenant de Nicolas Sarkozy, a été placé en garde à vue vendredi matin dans l’enquête sur les accusations de financement libyen de la campagne de l’ancien président français en 2007.

Claude Guéant, ancien ministre de l’Intérieur, a été placé vendredi 6 mars au matin en garde à vue. L’ex-« premier flic de France » est soupçonné d’avoir participé à un éventuel financement libyen de la campagne présidentielle victorieuse de Nicolas Sarkozy en 2007.

Des juges d’instruction du pôle financier de Paris s’interrogent notamment sur la découverte, en 2013, d’un virement de 500 000 euros sur le compte de l’ancien ministre de l’Intérieur, qui fut pendant dix ans le bras droit de Nicolas Sarkozy. Claude Guéant, qui fut également secrétaire général de l’Élysée, avait justifié ce virement par la vente à un avocat malaisien de deux tableaux d’un peintre flamand du XVIIe, Andries van Eertvelt. Mais des experts ont contesté la valorisation de ces oeuvres.

Trois gardes à vue dans trois affaires différentes

Les accusations d’un financement libyen de la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy (président de 2007 à 2012) avaient vu le jour entre les deux tours de la campagne présidentielle de 2012. Le site Mediapart avait alors publié un document évoquant un accord de Mouammar Kadhafi pour financer la campagne de Sarkozy qui, de son côté, assure qu’il s’agit d’un faux.

Une information judiciaire a été ouverte en avril 2013 sur ces accusations, notamment pour corruption active et passive et trafic d’influence. C’est la troisième fois que Claude Guéant est placé en garde à vue dans le cadre d’affaires différentes. Il l’avait été une première fois fin 2013 dans un dossier de primes versées en liquide alors qu’il dirigeait le cabinet de Nicolas Sarkozy quand ce dernier était ministre de l’Intérieur. Il avait également été placé en garde à vue en mai 2014, dans l’affaire d’un arbitrage controversé entre l’homme d’affaires Bernard Tapie Tapie et la banque Crédit Lyonnais.

Jeuneafrique.com avec AFP

Egypte: Sissi remplace le ministre de l’Intérieur

mars 5, 2015

Le Caire – Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a remplacé jeudi son ministre de l’Intérieur Mohamed Ibrahim, qui supervisait la sanglante répression lancée contre les partisans de l’islamiste Mohamed Morsi destitué par l’armée.

M. Ibrahim, nommé sous Morsi en janvier 2013, a été remplacé à l’occasion d’un remaniement ministériel surprise, au moment où les forces de sécurité peinent à enrayer les attentats jihadistes qui secouent régulièrement le pays.

Le dernier de ces attentats a eu lieu lundi en plein coeur du Caire près de la Cour suprême faisant deux morts.

Le général Ibrahim avait échappé en septembre 2013 à une tentative d’assassinat revendiquée par Ansar Beït al-Maqdess, le principal groupe jihadiste du pays qui a fait allégeance au groupe Etat islamique (EI).

Il a été remplacé par Magdy Mohamed Abdel Hamid Abdel Ghaffar, issu des rangs du département de la sécurité nationale.

Lors de ce remaniement, six ministres au total ont été remplacés. Outre, l’Intérieur il s’agit des ministres de l’Agriculture, de l’Education, de la Culture, du Tourisme et des Communications, selon un communiqué de la présidence.

Deux nouveaux ministères ont également vu le jour: celui de la Population, un portefeuille autrefois tenu par le ministre de la Santé, et le ministère de l’Enseignement technique.

Les nouveaux ministres ont prêté serment devant le président Sissi, selon le communiqué.

Romandie.com avec(©AFP / 05 mars 2015 15h33)

Libre circulation des personnes et des biens entre les deux Congo : La convention est passée de justesse à l’assemblée nationale, mais des problèmes demeurent

janvier 2, 2015

 

A Brazzaville, comme à Kinshasa, beaucoup attendent la reprise du trafic fluvial entre les deux villes. Avec l’adoption de la convention, cela est, désormais, envisageable.

Lors de la séance plénière du mardi 23 décembre 2014, présidée par Justin Koumba, président de l’assemblée nationale, en présence de Bienvenu Okiemy, ministre de la communication et des relations avec le parlement, porte-parole du gouvernement, les députés congolais ont élevé la voix, pour manifester leur opposition au vote du projet de loi autorisant la ratification de la convention sur la circulation des personnes et des biens entre les deux Congo, suite à l’opération «Mbata ya ba kolo».

Ils ont déploré l’absence de Raymond Zéphirin Mboulou, ministre de l’intérieur et de la décentralisation, qu’ils souhaitaient avoir en face. A la fin, ils ont, tout de même voté la convention. Au sénat, le débat sur le vote de cette convention a révélé l’existence d’une affaire entre les deux Congo: deux drapeaux de la R.D du Congo qui flottent sur les îles Mbamou.

Signée le 3 juin 2014, à Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo, la convention sur la circulation des personnes et des biens entre les deux Congo détermine les conditions d’entrée, de séjour, de sortie et d’établissement des personnes et des biens sur les deux territoires nationaux voisins. Cette convention distingue deux catégories de personnes: les voyageurs résidant dans les zones frontalières, à une profondeur de 50 km, au plus de la frontière de chaque partie ou dans les localités frontalières juxtaposées, et les voyageurs transnationaux, c’est-à-dire les personnes qui se déplacent au-delà de la zone frontalière, dans le territoire de l’autre partie.

Pour se mouvoir, les voyageurs résidant dans les zones frontalières doivent produire, pour entrer dans le territoire voisin, un passeport ou une carte nationale d’identité, assortie d’un laissez-passer individuel dont la durée de séjour ne peut excéder 72 heures, tandis que les voyageurs transnationaux sont tenus de produire un passeport en cours de validité, avec un visa d’entrée. Par contre, les voyageurs en missions officielles dans l’un des deux Etats, détenteurs d’un passeport diplomatique ou de service, bénéficient de la gratuité de visa. Il en est de même des ressortissants des deux Etats en transit sur le territoire de l’un ou de l’autre Etat.

Toutefois, la convention stipule que lorsqu’un Etat partie est tenu de procéder à la reconduite à la frontière de plusieurs ressortissants de l’autre partie, dont les activités ou la présence menacent  l’ordre public ou la sécurité publique, elle doit en aviser l’autre Etat-partie par voie diplomatique. Conclue pour une durée de cinq ans renouvelable par tacite reconduction, cette convention recommande aux autorités des deux pays de privilégier la négociation, en cas de différends survenus dans l’interprétation ou l’application des dispositions de cette convention. En tout état de cause, une commission défense et sécurité tiendra, périodiquement, des sessions d’évaluation.

Le vote de cette convention a fait l’objet de moult tergiversations à l’assemblée nationale. Et pour cause, les députés ont, tout d’abord, fustigé l’absence du ministre Raymond Mboulou, qui, selon eux, était mieux placé pour défendre cette convention. Ils voulaient que ce dernier leur fasse le point de l’opération de police «Mbata ya ba kolo», avant de voter cette convention qui, à leurs yeux, n’avait aucun caractère urgent. «Je regrette que cette question soit traitée au cours d’une simple plénière, alors que nous pouvions organiser une séance de questions d’actualité», a fait savoir le député Ambeto qui, par la même occasion, a laissé entendre que les actes de vandalisme ont repris dans les quartiers, suite au retour en masse des sujets de la République démocratique du Congo. «Si le directeur général de la Police était là, on aurait pu lui demander de continuer l’opération».

Dans l’entre-temps, il a fait constater que la direction générale de la police avait promis d’étendre cette opération aux ressortissants de l’Afrique de l’Ouest. «Qu’en est-il exactement? Ils n’ont pas de papiers et possèdent un réseau de faux passeports qui leur sont délivrés à l’aéroport, lorsqu’ils débarquent de l’avion. Ce réseau est connu de la police. Nous sommes au regret de constater que cette opération puisse se terminer comme ça, sans compte-rendu, sans évaluation. Et, c’est ça le crime de notre pays: on engage une action, on ne suit pas, on n’évalue pas et on passe à une autre. On ne doit plus évoluer comme ça. On ne peut pas nous demander comme ça d’autoriser une convention, sans avoir fait le point de l’opération. Ce n’est pas normal. Que le ministre de l’intérieur vienne nous expliquer les tenants et les aboutissants de l’opération «Mbata ya ba kolo», avant de procéder à l’examen de cette convention», a-t-il déclaré.

Emboitant le pas, le député Jean-Jaurès Ondelé a fait savoir que dans cette histoire, le président de la République avait été «injurié par les autorités, les députés et citoyens de la République Démocratique du Congo. Notre drapeau avait été brulé. Le ministre devrait, d’abord, nous présenter un rapport sur cette opération».

A un autre député de s’interroger sur le pourquoi de l’arrêt de cette opération. «Il faut que l’opération se poursuivre, de sorte qu’on assainisse, d’abord, le territoire national», a-t-il dit.

Répondant aux préoccupations des députés, le ministre Bienvenu Okiemy a prôné la voie de la raison. «Ce débat a des connexions énormes. Il faut ramener la raison et la décision à prendre doit être une décision raisonnée, dans l’intérêt de notre pays et du continent africain. Nous n’avions pas besoin de prendre des décisions qui soient en dehors de la raison. Nous avons traversé les situations difficiles avec nos voisins. Le texte qui vous est soumis, c’est pour mettre du sérieux et de l’ordre dans une relation qui était devenue conflictuelle», a-t-il plaidé.

Cet argumentaire du ministre n’a pas convaincu les députés. Il aurait fallu que le président du groupe parlementaire P.c.t et apparentés, Alain Moka, puisse prendre la parole, pour comme sommer ses collègues de voter la convention. «Elle vient du président de la République. Rejeter cette convention, c’est rejeter le président de la République», a-t-il martelé. Les consignes étaient claires, les députés sont passés au vote. Seuls quatre d’entre eux se sont opposés. Il s’agit de trois députés de la majorité et d’un député de l’opposition, à savoir: Joseph Kignoumbi-Kia-Mboungou. Les autres députés de l’U.pa.d.s étaient absents de la salle.

Les sénateurs ont, quant à eux, voté cette convention, le mercredi 24 décembre, au cours d’une séance plénière présidée par Vincent Ganga, premier vice-président du sénat, en présence du ministre Zéphyrin Raymond Mboulou. Les deux drapeaux de la R.D du Congo qui flottent sur les îles Mbamou ont constitué la toile de fond des préoccupations des sénateurs. Le ministre, qui avait pris acte de cette doléance, s’est rendu sur le terrain, le vendredi 26 décembre: le constat était, plutôt, amer. Ces deux drapeaux flottent bel et bien sur deux îles congolaises, avec une présence des marins de la République Démocratique du Congo. Face à cette situation, que feront les autorités congolaises?

 

Lasemaineafricaine.net par Cyr Armel YABBAT-NGO

Scandale – France : L’épouse du Ministre Hamed Bakayoko victime d’une agression à Paris selon « Le Parisien »

septembre 8, 2014

Par Le Parisien – Saint-Denis: la femme d’un ministre ivoirien victime d’un vol à la portière.

Le Ministre Hamed Bakayoko et son épouse.

Le Ministre Hamed Bakayoko et son épouse.

L’autoroute A1 reste un lieu privilégié pour les vols à la portière, surtout aux heures de pointe. Ce vendredi matin, c’est la femme du ministre de l’Intérieur de la Côte d’Ivoire qui en a fait l’amère expérience. Vers 7 h 30, alors qu’elle roulait vers Paris, avec son fils, dans une Mercedes, conduite par un chauffeur lorsque, dans le tunnel du Landy, deux hommes à scooter ont brisé la vitre arrière de la voiture.

Les malfaiteurs ont dérobé un sac, qui contiendrait notamment un ordinateur et des papiers. Le chauffeur qui a tenté de s’interposer, a été légèrement blessé. Les voleurs ont pris la fuite et abandonné sur place le deux roues, accidenté.

Carole Sterlé

Congo/Élections locales : Raymond Zéphirin Mboulou calme le jeu, mais une partie de l’opposition ne veut rien savoir

septembre 5, 2014

 

Raymond Zéphirin Mboulou.

Fixée au dimanche 28 septembre 2014, selon un décret présidentiel que l’opposition conteste, en raison des vices de forme qui l’entourent, les élections locales sont, déjà, au cœur d’une controverse entre le gouvernement, notamment le Ministère de l’intérieur et de la décentralisation, et une partie de l’opposition, particulièrement l’opposition républicaine qui, dans une déclaration rendue publique à Brazzaville, le mardi 2 septembre dernier, par son porte-parole, Jean Ngouabi Akondjot…

président du parti Lumière pour le Congo, parle de rupture de dialogue, contestant la manière dont la réforme de la loi électorale a été votée à l’assemblée nationale, en l’absence des députés de l’U.pa.d.s et l’organisation du scrutin par le gouvernement. Pour sa part, Raymond Zéphirin Mboulou, ministre de l’intérieur et de la décentralisation, tente de calmer le jeu, en maintenant le dialogue avec la classe politique et en veillant à la bonne organisation du futur scrutin.

Mardi 2 septembre, le ministre Raymond Zéphirin Mboulou a réuni les représentants des partis et groupements politiques, toutes tendances confondues, et des organisations de la société civile, pour évoquer les dispositions pratiques, suivant la loi électorale révisée, qui a été promulguée par le président de la République. A cette occasion, il les a appelés à déposer, à son cabinet, les listes de leurs délégués dans les commissions locales d’organisation des élections. Il leur a conseillé de prendre des délégués qui vivent sur place, dans les localités où ils vont représenter leurs partis.
Par ailleurs, à la demande des partis, le ministre de l’intérieur a allongé la période de dépôt des listes de candidature aux élections locales, jusqu’au 10 septembre prochain, au lieu du 6 septembre, comme prévu. Un arrêté sera pris pour officialiser cette date.
Seulement, la réunion du ministre Mboulou a été boycottée par les partis de l’opposition républicaine, dont fait partie l’U.pa.d.s, l’unique parti de l’opposition qui a des élus dans les deux chambres du parlement. A la place, l’opposition républicaine a publié une déclaration co-signée par l’U.pa.d.s, la J.u.r. (Jeunesse unie pour la république), le M.n.l.c (Mouvement national de libération du Congo), le R.f.d (Rassemblement des forces démocratiques), Lumière du Congo, Convergence citoyenne et le Must. Ces partis critiquent la manière dont la réforme de la loi électorale a été adoptée par l’assemblée nationale et condamnent le manque de sincérité du gouvernement. «Au lendemain du dernier conseil des ministres, la classe politique constatait, avec stupéfaction, la non prise en compte par le gouvernement des conclusions des différentes concertations politiques ayant abouti à des aménagements substantiels de la loi électorale actuelle,  notamment en ses articles 15, 16 et 17», souligne la déclaration. «Ainsi, l’opposition républicaine constate la rupture délibérée du dialogue par le gouvernement et la fin du consensus national, avec comme corollaire, la multiplication des risques des conflits politiques et des drames qui s’en suivent», conclut la déclaration. Mais, si ces partis critiquent, ce n’est pas pour autant que tous vont choisir de boycotter les élections locales. Il y a des tractations au sein de l’U.pa.d.s où les cadres n’entendent pas rater cette occasion pour espérer gagner des sièges dans les conseils locaux.
D’autres groupements politiques de l’opposition, comme la C.p.r (Convention des partis républicains), que dirige Nicéphore Fylla Saint-Eudes, ont décidé de participer aux élections locales, considérant que depuis 2009, il y a des avancées dans l’amélioration du processus électoral national et que tout ne peut pas être obtenu au détour d’une négociation. Ainsi, Nicéphore Fylla Saint-Eudes, Bonaventure Mizidy, Dominique Basseyla et le C.n.r (Conseil national des républicains), parti de Frédéric Bintsamou, tout comme les partis du centre conduits par Jean-Michel Bokamba-Yangouma et, évidemment, ceux de la majorité présidentielle, dont le M.c.d.d.i, participent à ces élections locales marquées par un engouement des candidats indépendants.

Lasemaineafricaine.net par Joël NSONI