Posts Tagged ‘ministre du gouvernement’

Centrafrique : l’opposant Nicolas Tiangaye officiellement nommé Premier ministre

janvier 17, 2013
 

L'opposant et avocat Nicolas Tiangaye, le 7 janvier 2013 à Bangui. L’opposant et avocat Nicolas Tiangaye, le 7 janvier 2013 à Bangui. © AFP

L’opposant et avocat Nicolas Tiangaye a été nommé Premier ministre du gouvernement d’union nationale de la Centrafrique, selon un décret signé jeudi par le président François Bozizé au terme d’une cérémonie réunissant toutes les parties du conflit centrafricain à Bangui.

« Nous allons nommer Me Nicolas Tiangaye; Tiangaye veut de ce poste et nous lui souhaitons bonne chance » a affirmé le président Bozizé juste avant de signer le décret en présence de la presse, des rebelles du Séléka, de l’opposition et de la société civile.

Jeuneafrique.com avec AFP

Ségolène Royal au gouvernement ? Les Français disent non

janvier 5, 2013

« On m’avait proposé d’être garde des Sceaux »

Que va devenir Ségolène Royal ? L’ex du président de la République va-t-elle entrer au gouvernement ou restera-t-elle sur la touche ? La présidente de la région Poitou-Charentes semble motivée par de nouveaux défis.

Un score décevant à la primaire socialiste en octobre 2011 (7% et une quatrième place derrière François Hollande, Martine Aubry et Arnaud Montebourg), une défaite aux législatives face à Olivier Falorni et une vie privée épluchée et détaillée dans des livres après le tweet assassin de Valérie Trierweiler, les derniers mois de Ségolène Royal n’ont pas été faciles faciles.
« Vous savez, après les élections législatives, j’aurais pu tout arrêter. J’ai au contraire décidé de poursuivre ma carrière politique, a-t-elle confié à nos confrères de VSD. Alors évidemment, si l’on juge utile que je rentre dans le dispositif gouvernemental, j’accepterai avec plaisir de servir mon pays. […] Je suis une femme d’action, je n’ai jamais caché mes ambitions, j’agis toujours en totale transparence, j’ai acquis compétence et expérience et je souhaite servir mon pays. Au risque de vous paraître immodeste, je considère que j’ai beaucoup de choses à apporter. »

Et elle n’est pas la seule. Pendant la trêve de Noël, ses plus fidèles lieutenants se sont succédé aux micros des grandes stations de radio et de télévision pour témoigner de leur soutien à la candidate malheureuse à l’élection présidentielle de 2007. « Il n’y aura pas de réussite du quinquennat sans Ségolène Royal », a par exemple assuré Guillaume Garot, ministre délégué à l’agroalimentaire sur BFM.

Ce n’est pourtant pas l’avis des Français. À en croire un sondage Harris Interactive (réalisé auprès de 1 659 personnes entre le 27 et 31 décembre 2012) pour Grazia, 63% d’entre eux ne sont pas favorables à ce que Ségo devienne ministre du gouvernement. Et seulement trois Français sur dix sont plutôt pour. Dans ce cas, 32% des votants jugent qu’elle serait plus efficace dans un ministère tourné vers la famille, un poste qu’elle a déjà occupé dans le gouvernement Jospin, de 2000 à 2002.

Elle aura peut-être le temps d’essayer de faire changer les mentalités. « L’échéance politique normale pour un remaniement se situe après le scrutin municipal de 2014. Avant, je n’en vois ni l’utilité, ni la justification, a-t-elle avoué. Mais ça n’est pas moi qui décide. Quant à la chancellerie, la rumeur vient sans doute du fait que l’on m’avait proposé d’être garde des Sceaux. J’ai refusé parce que j’avais dit que je serai candidate à la présidence de l’Assemblée nationale. J’aurais dû accepter, le fait d’être ministre m’aurait aidée à gagner l’élection législative. »

Toujours est-il que la perspective du trio Hollande – Royal – Trierweiler n’enchante personne. « C’est le triangle des Bermudes, personne ne sait comment le traverser sans encombre, a résumé un conseiller de l’Elysée. Disons que la question ne se pose pas maintenant. » Au plus tard l’année prochaine peut-être ?

Voici.fr par M-A.K.

Mali : personnalités arrêtées, la junte accusée d’instaurer « un climat de terreur »

avril 18, 2012

Alors que Cheick Modibo Diarra a été nommé Premier ministre du gouvernement de transition, les personnalités politiques et militaires arrêtées lundi 16 et mardi 17 avril sont toujours détenues. Aucune information n’a été donnée quant aux raisons de ces arrestations menées par la junte, qui s’est contenté d’évoquer des « enquêtes en cours ».

Les personnalités civiles et militaires maliennes arrêtées dans la nuit du lundi 16 au mardi 17 avril ont été appréhendées « sur la foi d’indications précises et d’informations graves et concordantes ». C’est en tout cas ce qu’a indiqué le colonel Moussa Sinko Coulibaly, chef de cabinet du patron des putschistes, qui avaient renversé le pouvoir le 22 mars.

« Sur instructions de la hiérarchie », plusieurs personnes (dont le nombre et les noms n’ont pas été précisés), ont été cueillies à leur domicile et transportées au camp militaire de Kati, sans que soient évoqués les faits qui leur sont reprochés.

Parmi les victimes de ces arrestations, Modibo Sidibé, l’ex-Premier ministre d’ATT, et Soumaïla Cissé, ancien ministre et dirigeant de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), tous deux candidats à la présidentielle initialement prévue le 29 avril.

Le second a par ailleurs été blessé lors de son arrestation mardi matin, et, selon les dires de son cabinet « le gardien et un de ses neveux » ont également été blessés au cours de cette interpellation, tandis que le domicile de l’ancien ministre a été « vandalisé ». Selon le cabinet, cette arrestation musclée « traduit la volonté de la junte de ne point céder le pouvoir aux civils ».

Outre ces deux personnalités, le directeur général de la police, le général Mahamadou Diagouraga, l’ancien ministre de la Défense, le général Sadio Gassama, et le général Hamidou Sissoko, chef d’état-major particulier d’ATT, ont elles aussi été arrêtées lundi soir à leurs domiciles, ont indiqué leurs familles.

« Détentions arbitraires »

« Des enquêtes de police judiciaire en cours, ouvertes à l’encontre desdites personnalités, seront très bientôt confiées aux organes compétents, en vue d’initier des poursuites judiciaires », s’est contenté de déclarer le colonel Coulibaly, tout en précisant que les putschistes étaient attachés « au respect des libertés individuelles et des droits des citoyens conformément aux engagements pris ».

« Le moment venu, on dira ce qu’on leur reproche », avait expliqué mardi un proche de la junte. Pour le Front uni pour la sauvegarde de la démocratie et la République (FDR, partis politiques et organisations de la société civile), « la junte militaire et ses soutiens civils » ont comme objectif d’« instaurer un climat de terreur » et ont appelé les militaires à retourner « dans leurs casernes ».

L’Union européenne a pour sa part exigé la « libération immédiate » des détenus tandis que la France a dénoncé des « détentions arbitraires ».

Pour de nombreux observateurs à Bamako, les putschistes, qui devraient bénéficier de l’amnistie comme convenu dans un accord-cadre adopté le 6 avril en concertation avec la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao), n’entendent pas se laisser mettre en marge de la vie publique, même s’ils ont accepté un transfert de pouvoir aux civils lors des négociations. Le nouveau Premier ministre par intérim Cheick Modibo Diarra, en poste depuis mardi, hérite donc d’une mission plus que délicate. Outre la nécessité de contrôler les putschistes, le gouvernement sait qu’il aura, en premier lieu, la tâche difficile de conduire le dialogue avec les groupes armés occupant le nord du pays.

Jeuneafrique.com  avec AFP

Mali : Cheick Modibo Diarra nommé Premier ministre du gouvernement de transition

avril 17, 2012

Le Premier ministre du gouvernement de transition de la république du Mali a été nommé ce mardi 17 avril. Il s’agit de l’astrophysicien Cheick Modibo Diarra, qui aura pour principale mission de régler la crise dans le nord du pays, tombé aux mains des rebelles touaregs.

Après 17 jours de tractations intenses, des aller-retour incessants entre le camp militaire de Kati et Bamako, l’ex-junte militaire et la classe politique malienne se sont mis d’accord sur un nom. Cheick Modibo Diarra, scientifique de renom et président Afrique-Moyen-Orient de Microsoft, est le nouveau Premier ministre du gouvernement de transition de la République du Mali. Le décret de nomination signé du président par intérim, Dioncounda Traoré, rendu public le 17 janvier, a mis fin par la même occasion aux fonctions de l’ancien chef du gouvernement, Mariam kaïdama Cissé.

Un homme apprécié

Alors que les premiers contacts ont eu lieu entre un représentant malien et la rébellion touarègue, qui a décrété avec d’autres groupes islamistes l’indépendance de la partie nord du pays, la nomination d’un chef de gouvernement était très attendue.

L’astrophysicien de 60 ans, Cheick Modibo Diarra, a acquis une renommée planétaire en 1997 en devenant le navigateur en chef de la sonde « Mars Pathfinder » de la Nasa, avant de devenir président de Microsoft Afrique en 2006. Son nom a surgi dans les discussions au cours du week-end du 14 avril et il a été préféré aux autres « finalistes », parmi lesquels figuraient Soumana Sako et Ousmane Issoufi Maïga, qui avaient déjà occupé ces fonctions de 1991 à 1992 pour le premier, et de 2004 à 2007 pour le second.

Pourquoi Cheick Modibo Diarra ? « Parce qu’il n’a pas trempé dans des affaires louches, on ne l’a jamais vu se fourvoyer avec l’ancien régime », explique-t-on du côté du camp de Kati. Aussi parce que celui qui ambitionnait de briguer la magistrature suprême sous la casquette du Rassemblement pour la démocratie au Mali (RDPM), formation politique qu’il a créée en mars 2011, avait de bonnes relations avec l’ensemble de la classe politique. « Son côté débonnaire, le fait qu’il n’attaque personne frontalement, fait qu’il entretient de bonnes relations avec tout le monde », commente un journaliste local.

Former un nouveau gouvernement

Le nouveau Premier ministre devra former un gouvernement de transition dans les prochaines 48 heures. Et là, la bataille s’annonce encore serrée. Les ministères régaliens semblent acquis à la junte militaire. En revanche, les autres portefeuilles ministériels devront être répartis entre les partis politiques et la société civile, de quoi provoquer de nouvelles et intenses tractations.

La nomination tant attendue intervient alors que plusieurs dignitaires, civils et militaires, de l’ancien régime ont été arrêtés dans la nuit du 16 avril au 17 avril. Parmi eux, les anciens Premiers-ministres Modibo Sidibé – dont c’est la troisième arrestation depuis le coup d’État et Soumaïla Cissé, ex-dirigeant de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

Lire l’article sur Jeuneafrique.com : Mali : Cheick Modibo Diarra nommé Premier ministre du gouvernement de transition | Jeuneafrique.com – le premier site d’information et d’actualité sur l’Afrique

Le Premier ministre du gouvernement de transition de la république du Mali a été nommé ce mardi 17 avril. Il s’agit de l’astrophysicien Cheick Modibo Diarra, qui aura pour principale mission de régler la crise dans le nord du pays, tombé aux mains des rebelles touaregs.

Après 17 jours de tractations intenses, des aller-retour incessants entre le camp militaire de Kati et Bamako, l’ex-junte militaire et la classe politique malienne se sont mis d’accord sur un nom. Cheick Modibo Diarra, scientifique de renom et président Afrique-Moyen-Orient de Microsoft, est le nouveau Premier ministre du gouvernement de transition de la République du Mali. Le décret de nomination signé du président par intérim, Dioncounda Traoré, rendu public le 17 janvier, a mis fin par la même occasion aux fonctions de l’ancien chef du gouvernement, Mariam kaïdama Cissé.

Un homme apprécié

Alors que les premiers contacts ont eu lieu entre un représentant malien et la rébellion touarègue, qui a décrété avec d’autres groupes islamistes l’indépendance de la partie nord du pays, la nomination d’un chef de gouvernement était très attendue.

L’astrophysicien de 60 ans, Cheick Modibo Diarra, a acquis une renommée planétaire en 1997 en devenant le navigateur en chef de la sonde « Mars Pathfinder » de la Nasa, avant de devenir président de Microsoft Afrique en 2006. Son nom a surgi dans les discussions au cours du week-end du 14 avril et il a été préféré aux autres « finalistes », parmi lesquels figuraient Soumana Sako et Ousmane Issoufi Maïga, qui avaient déjà occupé ces fonctions de 1991 à 1992 pour le premier, et de 2004 à 2007 pour le second.

Pourquoi Cheick Modibo Diarra ? « Parce qu’il n’a pas trempé dans des affaires louches, on ne l’a jamais vu se fourvoyer avec l’ancien régime », explique-t-on du côté du camp de Kati. Aussi parce que celui qui ambitionnait de briguer la magistrature suprême sous la casquette du Rassemblement pour la démocratie au Mali (RDPM), formation politique qu’il a créée en mars 2011, avait de bonnes relations avec l’ensemble de la classe politique. « Son côté débonnaire, le fait qu’il n’attaque personne frontalement, fait qu’il entretient de bonnes relations avec tout le monde », commente un journaliste local.

Former un nouveau gouvernement

Le nouveau Premier ministre devra former un gouvernement de transition dans les prochaines 48 heures. Et là, la bataille s’annonce encore serrée. Les ministères régaliens semblent acquis à la junte militaire. En revanche, les autres portefeuilles ministériels devront être répartis entre les partis politiques et la société civile, de quoi provoquer de nouvelles et intenses tractations.

La nomination tant attendue intervient alors que plusieurs dignitaires, civils et militaires, de l’ancien régime ont été arrêtés dans la nuit du 16 avril au 17 avril. Parmi eux, les anciens Premiers-ministres Modibo Sidibé – dont c’est la troisième arrestation depuis le coup d’État et Soumaïla Cissé, ex-dirigeant de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

Jeuneafrique.com par Malika Groga-Brada