Posts Tagged ‘ministre français’

Cahuzac a tenté de placer 15 millions d’euros en Suisse en 2009

avril 7, 2013

GENEVE – L’ancien ministre français du Budget Jérôme Cahuzac a cherché à placer 15 millions d’euros en Suisse en 2009, annonce dimanche la télévision publique suisse (RTS).

Il aurait tenté de placer cet argent dans un établissement de gestion financière à Genève en 2009 mais l’établissement aurait refusé par crainte de complications ultérieures, Jérôme Cahuzac étant une personnalité exposée politiquement, selon des informations bancaires recueillies par la rédaction de la RTS, écrit la RTS sur son site.

Avec l’acceptation en 2009 par la Suisse de se conformer à partir du 1er janvier 2010 aux règles de l’OCDE en matière d’évasion fiscale, M. Cahuzac a cherché à escamoter ses avoirs et a pu clore son compte à la banque UBS avec l’aide de la société financière Reyl et Cie qui a placé l’argent dans la succursale de Singapour de la banque privée suisse Julius Baer.

La somme concernée par cette opération est de 600.000 euros, comme l’a dit M. Cahuzac et comme l’a laissé entendre à la presse le procureur genevois Yves Bertossa, en charge de l’enquête.

Le parquet de Genève, qui a saisi les documents bancaires concernant ce compte chez UBS et chez Reyl, a précisé ne pas avoir étudié le détail des mouvements de ce compte, tâche qui reviendra au parquet de Paris, à l’origine de la demande d’entraide judiciaire.

Il n’y a pas eu de perquisition chez Julius Baer. Le parquet de Genève n’a pas exclu de recevoir des demandes complémentaires de Paris.

Selon la RTS, des sommes plus importantes auraient été déposées ou transférées par Genève dans les années précédentes, c’est-à-dire avant 2009.

La somme de 15 millions était le chiffre donné par Mediapart, le site français d’information qui a révélé l’affaire.

Des sources spécialisées, contactées par l’AFP, n’excluent pas aussi l’existence d’un autre compte et s’étonnent de la relative modicité de la somme transférée sur Singapour compte tenu des frais facturés pour de telles opérations.

Samedi le quotidien zurichois Tages Anzeiger a affirmé que l’ancien ministre avait menti à la banque Julius Baer en fournissant un certificat fiscal falsifié pour obtenir le transfert à Singapour.

En tant qu’intermédiaire financier, Reyl & Cie n’était pas soumise aux mêmes règles que les banques et ne devait pas fournir de renseignement sur les détenteurs de ses comptes.

Reyl & Cie a ouvert auprès de l’UBS un compte omnibus, soit un compte comprenant les fonds de plusieurs clients, seulement connus de la banque, et parmi lesquels figurait Jérôme Cahuzac, dont l’argent est resté de facto à l’UBS.

En 2009, après que la Suisse s’est déclarée prête à accorder l’aide judiciaire en cas d’évasion fiscale, Jérôme Cahuzac a estimé que la situation devenait trop dangereuse à Genève et a demandé à Reyl & Cie de transférer les fonds sur un compte ommnibus à Singapour, auprès de la filiale de la banque Julius Baer .

La banque Julius Baer a réagi avec prudence, a écrit le Tages Anzeiger. Elle a réclamé à Reyl & Cie, bien que rien ne l’y obligeait, un formulaire appelé formulaire A, qui fait apparaître le nom du détenteur des fonds.

Lorsque les banquiers de Julius Baer ont vu qu’il s’agissait d’un homme politique, ils ont demandé un document certifiant que les fonds avaient bien été déclarés au fisc compétent.

Selon des recherches effectuées par le Tages Anzeiger, Jérôme Cahuzac a présenté un certificat fiscal falsifié. Il a également assuré que ces 600.000 euros provenaient de son activité de chirurgien esthétique, ajoute le journal. En conséquence, Julius Baer a autorisé l’opération de transfert de fonds.

Romandie.com avec (©AFP / 07 avril 2013 15h51)

Mali : les soldats français vont quitter Tombouctou pour Gao

février 4, 2013

 

Soldats français le 3 février 2013 à Gao. Soldats français le 3 février 2013 à Gao. © AFP

Les 600 soldats français actuellement présents à Tombouctou doivent quitter la ville le jeudi 7 février pour gagner Gao. Au nord de Kidal, les forces françaises et tchadiennes poursuivent leur traque des groupes islamistes armés repliés dans le massif des Ifoghas, dans l’extrême nord-est du Mali.

Une semaine après leur reconquête de la ville aux côtés des soldats maliens, les militaires français vont bientôt quitter Tombouctou. D’après une porte-parole de l’armée, citée par l’agence AP, les forces françaises prévoient de partir le jeudi 7 février de la « cité aux 333 saints » pour gagner la ville stratégique de Gao.

« Les 600 soldats actuellement basés à Tombouctou se dirigeront vers Gao afin de poursuivre leur mission », a-t-elle déclaré, ajoutant qu’ils seraient remplacés par un petit contingent dont la date d’arrivée n’ a pas été précisée.

Ces 600 éléments apporteront probablement du renfort aux soldats français et tchadiens qui poursuivaient lundi leur traque des groupes islamistes armés. Après leur fuite des grandes villes de Gao, Tombouctou et Kidal, les combattants islamistes se sont repliés dans l’extrême nord-est du Mali, dans le massif des Ifoghas, tout près de la frontière algérienne.

« Le temps qu’il faudra »

Encore présente sur le théâtre des opérations, la France espère que ses soldats seront relayés au Mali par des soldats africains aussi vite que possible. « Dans les villes que nous tenons, nous souhaitons être rapidement relayés par les forces africaines de la Misma » (force interafricaine autorisée par l’ONU), a déclaré lundi matin Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères, à la radio France Inter. Les forces africaines, en cours de déploiement au Mali, doivent à terme comprendre quelque 6 000 soldats d’Afrique de l’Ouest et du Tchad, dont les premiers éléments se trouvent à Kidal, aux côtés de l’armée française.

Cette position avait déjà été rappelée samedi lors de sa visite au Mali par le président français François Hollande, qui a cependant bien insisté sur le fait que l’armée française ne quitterait pas le territoire malien tant que les armées africaines n’y seraient pas installées. « La France restera avec vous le temps qu’il faudra, c’est-à-dire le temps que les Africains eux-mêmes prendront à travers la Misma pour nous suppléer, pour nous remplacer, mais jusque-là nous serons à vos côtés jusqu’au bout, jusqu’au Nord Mali », avait déclaré le chef de l’État.

Un reponsable d’Ansar Eddine arrêté

À propos des frappes aériennes menées pendant le week-end sur le massif des Ifhogas, Laurent Fabius a affirmé qu’elles avaient pour but « de détruire » les « bases arrières » et « les dépôts » d’armes et de munitions des islamistes armés.

Selon des experts et des sources sécuritaires régionales, c’est dans cette immense zone de montagnes et de grottes, berceau des Touaregs, qu’une bonne partie des chefs des groupes islamistes armés se sont réfugiés après leur fuite des grandes villes du nord du Mali. Parmi eux figureraient l’Algérien Abou Zeïd, un des émirs les plus radicaux d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), et Iyad Ag Ghaly, chef d’Ansar Eddine (Défenseurs de l’islam), un Touareg malien originaire de Kidal qui connaît parfaitement la région. Dans cette zone se trouveraient également les sept otages français enlevés au Niger et au Mali en 2011 et 2012 par Aqmi et le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao).

Dimanche, deux dirigeants islamistes ont été arrêtés alors qu’ils tentaient de passer en Algérie. Les Touaregs du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) ont revendiqué ces arrestations. Les deux prisonniers sont Mohamed Moussa Ag Mouhamed, présenté comme le numéro trois d’Ansar Eddine et chef de la police islamique à Tombouctou, et un responsable du Mujao à Gao.

Jeuneafrique.com avec AFP