Posts Tagged ‘Ministres’

Deux ex-premiers ministres algériens renvoyés devant la justice

mai 26, 2019

 

Le parquet général d’Alger a renvoyé deux anciens chefs du gouvernement et huit anciens ministres devant la Cour suprême dans le cadre d’une enquête pour corruption, a rapporté ce dimanche la chaîne de télévision Ennahar en citant un communiqué du parquet.

Les poursuites visent notamment Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, qui ont servi comme premier ministre sous la présidence d’Abdelaziz Bouteflika avant sa démission le 2 avril sous la pression de la rue et de l’armée. À l’issue d’une enquête préliminaire, leurs dossiers ainsi que ceux de huit anciens ministres ont été transmis au procureur général près la Cour suprême, ajoute Ennahar sans préciser les charges qui pèsent contre eux.

Parmi les anciens ministres concernés figurent Amara Benyounès, Abdelakader Zaalane, Amar Ghoul, Karim Djoudi et Abdessalam Bouchouareb. Ils détenaient respectivement les portefeuilles du Commerce, du Transport, des Travaux publics, des Finances et de l’Industrie. Dans un communiqué séparé, le procureur général près la Cour suprême indique que ces responsables seront auditionnés dans le cadre d’affaires de «passation de contrats et de marchés en infraction avec la législation en vigueur». Reuters n’a pas pu joindre leurs avocats pour le moment.

Le chef d’état-major de l’armée algérienne, le général Ahmed Gaïd Salah, a promis à plusieurs reprises aux manifestants que les personnalités les plus corrompues de l’ancien régime seraient traduites en justice.

Par Le Figaro.fr

Gambie: le président nomme deux ministres de l’ère Yahya Jammeh

juin 30, 2018

 

Adama Barrow à Dakar le 21 janvier 2017. © AP/SIPA

 

Deux ministres qui avaient exercé sous le régime de l’ancien homme fort de Gambie Yahya Jammeh ont été nommés dans le cadre d’un remaniement ministériel par le président gambien Adama Barrow, a annoncé samedi la présidence.

Deux anciens ministres des Finances et des Affaires étrangères sous Jammeh, Mam Bury Njie et Momodou Tangara ont été respectivement nommés aux mêmes fonctions.

La présidence n’a fourni aucune explication, se contentant de préciser uniquement dans un tweet que celles-ci entraient « immédiatement en vigueur ».

En outre, la vice-présidente de la Gambie, petit pays d’Afrique de l’ouest, Fatoumata Jallow Tambajang, a été remplacée par l’ancien chef de la diplomatie, Ousainou Darboe, qui est également le dirigeant du Parti démocratique uni (UDP), la plus grande formation politique du pays.

Peu après son arrivée au pouvoir, le président Barrow avait essuyé des critiques après avoir nommé Mme Tambajang, 68 ans, au poste de vice-présidente.

La Constitution prévoit une limite d’âge fixée à 65 ans pour tout candidat à l’élection présidentielle et au poste de vice-président.

Huit ministres ont été remplacés dans ce premier remaniement ministériel d’importance depuis que le président Adama Barrow a pris ses fonctions en janvier 2017.

Ancien militaire, Yahya Jammeh est parvenu au pouvoir par un putsch sans effusion de sang en 1994 dans cette ex-colonie britannique enclavée dans le Sénégal, à l’exception d’une étroite façade côtière.

Il s’était ensuite fait largement élire et réélire sans interruption jusqu’à sa défaite en décembre 2016 face à Adama Barrow, candidat de l’opposition.

Après six semaines d’une crise à rebondissements provoquée par son refus de céder le pouvoir, il a finalement quitté le pays le 21 janvier 2017 à la suite d’une intervention militaire de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et d’une ultime médiation guinéo-mauritanienne.

Jeuneafrique.com avec AFP

Congo: J.D. Okemba et sa collection de sex-tapes des ministres et officiers de l’armée

mai 15, 2018

J.D. Okemba détiendrait des sex-tapes de plusieurs ministres et officiers de l’armée

 

Tout le monde au Congo assimile la puissance de Jean Dominique Okemba à ses pouvoirs mystiques, mais un proche du pouvoir pense le contraire, et affirme que le numéro un des services secrets fait peur, parce qu’il détiendrait des vidéos sexuelles de nombreux dignitaires et cadres du pays.

Ces vidéos lui servent de moyen de pression et chantage contre toutes ses personnes impliquées. En sa qualité du patron des flics, Jean Dominique Okemba, en complicité avec certains propriétaires des établissements hôteliers du pays, et parfois à leur insu, aurait fait installer des cameras dans des chambres.

Des cameras qui lui auraient permis de capter des moments intimes de plusieurs ministres, officiers de police et FAC, mais aussi des cadres anonymes. Selon toujours ce proche du pouvoir, l’hôtel Alima d’Oyo a en lui-seul permis à JDO d’obtenir de nombreuses vidéos compromettantes. Il cite aussi le site touristique du colonel Engobo à Owando, et celui du colonel Otina à Kintélé. Un trésor qui pousserait les impliqués à une soumission totale envers JDO, qui caresserait le rêve de diriger le Congo, selon ses détracteurs. Notre source confie aussi que JDO domine la famille présidentielle pour le simple fait de détenir des enregistrements très compromettants impliquant les enfants du chef de l’État.

A travers tout le matériel détenu par JDO, Sassou Nguesso sait au moins, qui est qui et qui fait quoi autour de lui. JDO est sa garantie d’existence, et c’est à ce titre qu’il a un feu vert en tout.

Avec Sacer-infos.com

Congo: Sassou à Oyo, branle-le-bas au gouvernement

mai 9, 2018

 

Le séjour de travail de Denis Sassou N’Guesso à Oyo suscite inquiétudes auprès des ministres

Le président Denis Sassou N’Guesso a quitté Brazzaville mardi, pour un séjour de travail à Oyo. De source bien informée, le premier ministre Clément Mouamba devrait l’y rejoindre en fin de semaine. Sans doute, l’actuelle gouvernement vit-il ses dernières heures.

« Séjour de travail », le terme suscite l’angoisse pour de nombreux ministres qui y voient un retrait du président pour peaufiner la liste de la prochaine équipe gouvernementale. Et pour cause, Denis Sassou Nguesso ne laisse rien apparaître sur ses intentions, et n’a donné de garanties à personne, quant au maintient ou non dans le prochain gouvernement.

Le premier ministre qui ralliera Oyo en fin de semaine planchera à l’évidence avec le président de la république sur la mouture de la prochaine équipe, dont bien malin est le ministre qui sait, s’il gardera son maroquin.

Même ceux qui se disaient « appartenir au saint des saints », sont tout aussi circonspects que les autres et l’angoisse monte.

Dans les cabinets, on assiste à des scènes des ministres qui se fâchent et haussent le ton, pour un rien. D’autres traduisent leur excès de zèle par des actions d’éclat radio-télévisés, comme s’ils voulaient montrer leur assiduité à la tâche. D’autres encore, convaincus de « traîner des casseroles de plus en plus bruyantes », vivent une véritable déprime, au point de bouder les conseils de cabinet. C’est dire que l’on s’attend à des bouleversements en profondeur.

 Selon une source ayant informé notre rédaction, le nouveau gouvernement gémit dans les entrailles d’Oyoland. La diaspora y aura sa place. Là également, des noms circulent et la tension monte auprès des potentiels ministrables cités.  Mais seuls « Denis et Clément » décideront en dernier ressort.

Oui « Clément », car la dynamique enclenchée par le premier ministre participe, en dépit des vicissitudes, à l’effort de redressement attendu par le président et le peuple congolais. Son nom figure à l’évidence dans l’une des rares cases de l’équipe gouvernementale déjà pourvue. Aussitôt qu’il aura présenté au président sa démission et celle de son équipe, il sera reconduit pour former la nouvelle équipe.

Entre cauchemars des ministres sortants, et impatience des congolais qui commencent à trouver le temps long, Denis et Clément font durer le suspens, mais le dénouement ne saurait tarder. Et ce sera, jubilation pour les uns et grise mine pour les autres…

Avec Congomfoa.com

Congo: un féticheur de la Lékoumou détient des flacons de sperme des ministres et hauts cadres

janvier 22, 2018

 

 

Il s’appelle le Grand Maître Dzoro Nzaba, et est en possession d’un précieux trésor dont plus d’un congolais souhaiterait bien en percer le mystère et surtout en ces temps d’incertitude politique. Dzoro Nzaba qui vit quelque part dans le sur du pays détient avec lui des flacons remplis de sperme d’une vingtaine d’ex et actuels ministres et hauts cadres militaires et civils Congolais.

Ces flacons de sperme ont été remplis par différentes jeunes filles amants de ses ministres qui en ont couru le risque pour s’assurer de l’amour de leurs amants. Le Grand maître Dzoro Nzaba est donc celui qui les utiliserait pour renforcer l’amour de ses ministres et hauts cadres infidèles envers elles.

Les prouesses du Grand maître se sont fait connaître particulièrement dans la ville océane Congolaise auprès de nombreuses jeunes filles qui paraît-il auraient rendu plusieurs Européens et expatriés fous d’elles. On raconte que nombreux sont ces blancs qui ont emmené avec eux en Europe ces filles et les ont acheté des propriétés à Pointe Noire

Avec du sperme de l’homme, le Grand maître Dzoro Nzaba pratiquerait des séances de bain de chance et domination sur la fille. La fille verra tous ses vœux être exhaussés par son amant. Mais paradoxalement, ce sperme servirait aussi à la fille comme moyen de représailles contre le même amant.

Plus d’une vingtaine d’ex et actuels ministres « évadés » auraient leur sperme entre les mains du Grand maître Dzoro Nzaba. Rien d’étonnant au Congo, lorsqu’on voit ces jeunes filles vivre comme des reines. Voyages à Dubai, Paris, New York, Chine par ici, villas, Vip, Taxi, Bus par là.

Sacer-infos.com par Stéphanie Mabonzo

Les 10 meilleurs ministres africains des Finances

décembre 17, 2017

Les 10 meilleurs ministres africains des Finances. Par Africa Performance Index (API), Accra (Ghana)

LAfrica Performance Index (API) identifie une dynamique différente de la performance des pouvoirs exécutifs africains à travers leurs ministères de l’économie et des finances. Pour cette troisième édition, deux évolutions significatives sont à noter au niveau de l’index. Premièrement, l’élargissement de nos analyses à tous les pays africains au lieu de la zone franc CFA ou des régions centrales et ouest africaines comme ce fut le cas lors des éditions précédentes. En second lieu, les dimensions traditionnelles à savoir le cadre institutionnel et fiscal, les facteurs économiques endogènes ont été complétées par une nouvelle dimension: l’Infrastructure Financière Digitale.

Les impératifs de l’inclusion financière et du développement du potentiel entrepreneurial sont devenus inévitables dans l’érection des modèles de développement en Afrique. Dans le contexte inextricable des innovations en matière de finance et de technologie, il y a une nécessité grandissante que les ministères de l’économie et des finances demeurent pertinents et efficaces en termes de régulation, et de conformité aux exigences du marché. Au-delà du réexamen du modèle publique, il se dégage des actions précises que l’API recommande à travers sa gamme d’indicateurs.

Le Top 10

Essentiellement, les ministères de l’économie et des finances de l’Afrique de l’Ouest et de l’Est ont fait bouger l’Afrique cette année. L’API révèle dix pays qui ont su maitriser les équilibres macroéconomiques, avec des taux de croissance supérieurs à 5% qui devancent leurs croissances démographiques. Le défi commun qui demeure est celui du maintien du rythme de croissance. Il faut rappeler qu’entre autres facteurs, les pays africains ne se développeront que s’ils parviennent à soutenir des taux de croissance avoisinant 10% sur au moins une décennie. Au niveau institutionnel, il y a un besoin grandissant du développement de compétences et des innovations qui permettraient d’imprimer une direction claire à l’action publique en fonction des besoins des petites entreprises et du secteur informel aux échelles nationales.

1.Burkina, 53%

2.Sénégal, 52%

3.Tanzanie, 48%

4.Ethiopie, 47%

5.Kenya, 46%

6.Rwanda, 45%

7.Niger 43%

8.Guinée 43%

9.Cote d’Ivoire 42%

10.Togo,41%

Facteurs Endogènes: Burkina, Ethiopie, Guinée

La palme d’or dans la gestion de la croissance va au Burkina Faso qui, malgré une baisse des recettes fiscales et une hausse des dépenses sécuritaires réussit le pari de la reprise économique après un épisode d’instabilité politique et une campagne agricole 2015 peu fructueuse. En effet, parti de 4% en 2015, le Burkina enregistre cette année la meilleure croissance économique en Afrique avec plus de 8% devant l’Ethiopie (8%), la Cote d’Ivoire et la Tanzanie (7,3%). Le Burkina a également à son actif, la création d’un écosystème entrepreneurial qui gravite autour de 6500 petites entreprises créées chaque année.

L’Ethiopie, pour sa part, consent des efforts en termes de développement industriel, et des réformes de nature à améliorer le climat des affaires. La croissance du secteur agricole a par contre été compromise par la sècheresse et l’inflation reste une menace. Quant à la Guinée, son rebond économique s’explique par l’apaisement des tensions politiques et la fin de la crise Ebola. On remarque par ailleurs une baisse concrète de l’inflation. Le Niger fait également mention honorable en termes de relèvement économique.

Infrastructure Financière Digitale: Kenya, Sénégal, Cote d’Ivoire, Tanzanie, Togo

L’API recense quatre déterminants qui favorisent la construction de l’infrastructure financière digitale quasi inexistante dans les pays africains. Il s’agit(i) des centres d’Innovation, (ii) de l’organisation de dialogues publics sur les technologies financières et de régulation, (iii) de la création de Sandbox, c’est-à-dire un environnement digital sécurisé pour expérimenter l’offre de services financiers innovants, (iv) d’outil national de vérification digitale d’identité.

Au niveau de cette dimension d’évaluation de l’action des ministères de l’économie et des finances, les scores sont faibles et se trouvent entre 10 et 40%. Le Kenya et le Sénégal prennent cependant le pas en raison de leur pépinière d’innovation technologique qui se développe à travers des incubateurs et accélérateurs d’entreprise, des espaces de co-création pour entrepreneurs et autres centres d’innovations. En réalité, il existe seulement un peu plus de 300 centres d’innovation en Afrique à l’heure actuelle, avec 54 en Afrique du Sud, 27 au Kenya, 16 au Ghana, et 10 au Sénégal entre autres.

Par ailleurs, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, la Tanzanie et le Togo se démarquent aussi grâce à l’organisation de dialogues publics sur le futur de la finance, des régulations financières et de l’inclusion financière. Il faudra cependant porter l’effort au-delà des dialogues.

Cadre Institutionnel et Fiscal: Rwanda, Cote d’Ivoire, Sénégal

L’Afrique s’améliore sur le plan de la gouvernance économique et politique. Les meilleurs élèves du API ne manquent pas de s’investir dans une planification minutieuse des objectifs institutionnels, et du respect des directives communautaires. Le Rwanda, la Côte d’Ivoire et le Sénégal sont des exemples en la matière mais les autres pays ne sont pas du reste avec des scores entre 50 et 70%. Il faut noter par ailleurs qu’en termes de transparence et de communication institutionnelle des efforts doivent être consentis.

Recommandations et perspectives RegTech

Les ministères de l’économie et des finances ont besoin de s’informer en temps réel sur les processus de prise de décision des entreprises nationales et étrangères. Ils ont également la responsabilité de renforcer la compétitivité de ces entreprises, quelles que soient leurs tailles. Dans le même temps, ils ont besoin d’assurer que les consommateurs sont protégés. La mise en place d’un écosystème digital

 

1. Rosine Sori-Coulibaly, Burkina Faso

 

Ministre de l’Économie, des Finances et du Développement depuis le 13 janvier 2016, Rosine Sori-Coulibaly s’emploie à diminuer le poids des dépenses courantes dans le Budget de l’Etat. Également parmi les réformes engagées, la commande publique de manière à en permettre l’accès aux PME.


2. Amadou Ba, Sénégal

En poste depuis septembre 2013, Amadou Bâ, ministre de l’Economie et des Finances du Sénégal, est à l’origine du cycle croissance engrangé par ce pays depuis 2014. La croissance économique de la deuxième économie de  l’UEMOA devrait atteindre 6,8 % en 2017 et 6,9 % en 2018,


3. Philip Mpango, Tanzanie

Nommé ministre des Finances depuis 2015, Philip Mpango poursuit le processus des réformes structurelles pour, entre autres, financer la gratuité de l’education et mener à bout la nationalisation des pierres précieuses.


4. Abraham Tekeste, Éthiopie

Nommé ministre des Finances en 2016, Abraham Teskete est en charge de l’implémentation du plan quinquennal de l’Ethiopie. L’objectif de ce programme est d’afficher une croissance de PIB de 11% par an. Sur la période, la croissance industrielle est fixée à 24% par an.


5. Henry K.Rotich, Kenya

Henry K. Rotich est, depuis le 15 mai 2013 , le ministre des Finances du Kenya.

Il est à l’origine des réformes en profondeur de l’Economie kenyane. Prônant la diversification, il fait face à différents enjeux dont le financement de la dette publique extérieur.


6. Claver Gatete, Rwanda

 

Ministre des Finances et de la planification économique du Rwanda depuis 2013, il se distingue dans la rationalisation des dépenses courantes, la mise en place des politiques innovantes (diaspora bound) et la facilitation des procédures pour les opérateurs économiques.


7. Hassoumi Masaoudou, Niger

 

Ministre des Finances du Niger depuis octobre 2016, il a pour challenge le financement du Plan de Développement économique et social du Niger sur la période 2017-2021. Dans un contexte sécuritaire tendu, il a engrangé beaucoup de succès en une année.


8. Malado Kaba, Guinée

Ministre des Finances depuis janvier 2016, elle hérite des projets de financement des grandes infrastructures. Réputée disposer d’un carnet d’adresse international impressionnant, la première guinéenne nommée ministre des Finances a obtenu des résultats satisfaisants vis-à-vis des baille de fonds.


9. Adama Koné, Côte d’Ivoire

L’ex patron du Tresor public ivoirien est parvenu au poste du ministre de l’Economie et des Finances à concilier l’impératif de la maîtrise du Budget avec la nécessité de la croissance. La crise actuelle du cacao n’a pas rompu cet équilibre. Les fondamentaux ivoiriens restent solides.


10. Sani Yaya, Togo

Ministre de l’Economie et des Finances du Togo depuis 2015, son grand défi reste de restructurer la dette du pays et de mobiliser des fonds pour financer les programmes de développement. En deux ans, les résultats engrangés forcent le respect.

Financialafrik.com

Côte d’Ivoire: les femmes et la vie politique

novembre 2, 2017

Mariatou Koné, ministre de la Solidarité, de la Femme et de la Protection de l’enfant en Côte d’Ivoire lors du Forum organisé par l’OCDE, à Paris, le 31 mars 2016. © OECD/Andrew Wheeler

Si elles se font peu à peu une place dans un monde essentiellement masculin, leur ascension ressemble bien souvent à un parcours du combattant. Jeune Afrique braque les projecteurs sur ces fortes personnalités qui tentent de faire bouger les lignes.

La scène se passe à Abuja, en septembre. Des parlementaires venus de toute l’Afrique de l’Ouest participent à un séminaire. La rencontre suit son cours quand un imam prend la parole et s’emporte. « Si l’extrémisme religieux s’est autant répandu, c’est d’abord parce que les femmes ont décidé de faire de la politique. »

Bouche bée, la grande majorité de l’assistance n’en revient pas. D’autres, plus silencieux, semblent acquiescer. Tout un symbole. Car dans la sous-région, si la place de la femme dans la sphère politique s’est considérablement améliorée ces dix dernières années, les progrès à réaliser restent immenses. La présidente sortante du Liberia, Ellen Johnson-Sirleaf, demeure une exception.

9 ministères sur 36 occupés par des femmes

La Côte d’Ivoire ne déroge pas à la règle. La nomination d’Henriette Dagri Diabaté à la tête du Rassemblement des républicains (RDR) est un peu l’arbre qui cache la forêt, tant les femmes sont encore rares à ces postes à hautes responsabilités.

 

© Jeune Afrique

 

Petit à petit, au Parlement comme au gouvernement, elles se sont fait une place, mais dans des proportions encore bien trop faibles – leur pourcentage à l’Assemblée nationale n’est passé que de 8 % à 11 % depuis 1975. Au sein de l’exécutif ivoirien, les femmes ont fait leur apparition à partir des années 1990. En 2015, elles occupaient 9 ministères sur un total de 36. Un record.

Obstacle culturel

« Depuis plusieurs années, les femmes ont pris conscience qu’elles peuvent se positionner, avoir des ambitions et briguer des postes politiques. Néanmoins, il y a encore de nombreuses contraintes », résume Colette Koné, adjointe au maire de Cocody.

Car aujourd’hui, malgré l’évolution de la société, les barrières, notamment culturelles, persistent dans le monde politique, où la féminité est encore perçue comme une faiblesse. Publiquement saluée, la nomination d’Henriette Dagri Diabaté a dans le même temps été raillée sur les réseaux sociaux par certains militants.

Encore discriminées

« La manière dont fonctionnent actuellement les partis politiques ne permet pas aux femmes d’évoluer dans l’appareil », juge la députée Yasmina Ouégnin. Au sein des grandes formations, elles ont pourtant toujours été de grandes mobilisatrices.

Elles ont d’ailleurs longtemps été cantonnées à ces rôles, sans avoir la possibilité de s’en émanciper. « Traditionnellement, la femme commande la famille, tandis que l’homme la représente dans la société », explique Henriette Diabaté. Cette vision évolue, mais son empreinte est toujours présente.

Faire de la politique à un haut niveau, c’est accepter de ne plus avoir de vie privée », selon Belmonde Dogo

« Il y a beaucoup de résistances. Beaucoup d’hommes politiques nous méprisent », affirme une députée, confiant que lorsqu’elle a voulu se présenter à ce poste, contre la volonté des barons de son parti, on la traitait de « petite fille ».

Moqueries, coups bas, parfois même harcèlement sexuel et menaces de viol sont régulièrement évoqués en privé. Résultat, les femmes sont encore hésitantes à affronter leurs homologues masculins, et la classe politique féminine semble avoir du mal à se renouveler.

Des reponsabilités pas acceptées

Si beaucoup sont encore réticentes à se lancer, c’est aussi que les sacrifices à consentir sont lourds. « Faire de la politique à un haut niveau, c’est accepter de ne plus avoir de vie privée. À un moment donné, nous devons faire des sacrifices, notamment familiaux. Dans le couple, c’est parfois difficile. Nos hommes estiment que c’est à nous de nous occuper des enfants, du repas. Quand tu as une réunion le soir, ton mari te demande pourquoi tu rentres si tard », raconte Belmonde Dogo, l’une des vice-présidentes de l’Assemblée nationale.

Les femmes rencontrent plus de difficultés pour emprunter, les banques craignant souvent qu’elles échouent

« Il arrive que des femmes préfèrent ne pas accepter un poste à responsabilités car elles ont peur d’affronter la réaction de leur mari », poursuit Véronique Aka, présidente PDCI du conseil régional du Moronou.

« Au sein des familles, contester la supériorité d’un homme est souvent vu comme quelque chose d’impoli. Les parents de mon mari ne comprenaient pas que je puisse me présenter contre un homme », confirme une pensionnaire de l’Assemblée nationale.

La barrière financière

Autre obstacle de taille : les femmes disposent généralement de ressources financières plus limitées pour entrer en politique. Elles rencontrent par exemple plus de difficultés pour emprunter, les banques craignant le plus souvent qu’elles échouent. Sur ce point, le rôle de l’État ou des partis politiques est primordial.

Des efforts sont faits, mais ils sont encore insuffisants. En 2011, le gouvernement ivoirien a alloué 1 million de F CFA (1 500 euros) à toutes les candidates aux élections législatives. « Quand on sait qu’une campagne coûte entre 20 et 200 millions, on est loin du compte », juge une députée, qui concède que de nombreuses femmes politiques ont réussi à percer car elles bénéficiaient déjà d’une assise financière.

Imposer un quota de 30%

La nouvelle Constitution introduite fin 2016 s’engage à faire « la promotion des droits politiques de la femme en augmentant ses chances d’accès à la représentation dans les assemblées élues ». Une majorité d’observateurs estiment néanmoins que l’État doit aujourd’hui aller plus loin.

Soutenue par l’ONU et des associations de femmes, la ministre de la Solidarité, de la Femme et de la Protection de l’enfant, Mariatou Koné, œuvre actuellement pour qu’un projet de loi sur la parité soit rapidement présenté au Parlement.

Toutes militent notamment pour qu’un quota de 30 % soit imposé dans les sphères nominatives et décisionnelles. « C’est la seule solution pour faire changer radicalement la donne », conclut Henriette Dagri Diabaté.

Faire avancer ce débat relève aussi de la responsabilité de la sphère médiatique. C’est la raison pour laquelle Jeune Afrique a décidé de présenter cette semaine à ses lecteurs une sélection – non exhaustive – de femmes influentes qui contribuent à changer, petit à petit, le visage de la politique ivoirienne.

Jeuneafrique.com par Vincent Duhem

Climat: réunion sur l’avenir de l’accord de Paris à Montréal…sans les Américains

septembre 16, 2017

Réunion de ministres de l’Environnement d’une trentaine de pays, le 16 septembre 2017, à Montréal / © AFP / Alice CHICHE

Les ministres de l’Environnement d’une trentaine de pays se réunissaient samedi à Montréal pour fixer des règles afin d’atteindre les objectifs de réduction des émissions convenus dans l’accord de Paris, une réunion sans les Etats-Unis de Donald Trump, sortis de l’accord.

A l’initiative du Canada, de l’Union européenne et de la Chine, cette conférence se tient 30 ans jour pour jour après la signature du Protocole de Montréal pour la protection de la couche d’ozone, « un accord international historique », selon la ministre canadienne du Changement climatique Catherine McKenna.

Le Protocole de Montréal est l’exemple de ce « que le monde doit continuer à faire pour affronter la menace des changements climatiques », a-t-elle dit.

« Nous sommes ici ensemble et nous devons agir ensemble », a déclaré Mme McKenna en guise de bienvenue aux ministres ou représentants de plus de 30 pays en leur rappelant les récents épisodes météorologiques (typhon, inondations, ouragans…).

« Les phénomènes météorologiques extrêmes sont plus fréquents, plus puissants et plus destructeurs » avec les changements climatiques. Et la ministre canadienne de prendre l’exemple « des enfants à Barbuda qui n’ont même plus d’école » après le passage de l’ouragan Irma qui a dévasté l’île des Caraïbes il y a une semaine.

Afin de respecter un calendrier ébranlé par le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris sur le climat (COP21) –décidé en juin par le président Donald Trump–, l’Union européenne, la Chine et le Canada ont pris les rênes et affiché leur volonté d’aller de l’avant.

« Ce n’est pas une discussion bureaucratique, c’est une discussion politique avec des gens qui ont en tête l’objectif de l’accord (de Paris) avec d’importantes étapes face à eux pour arriver à une transition vers des énergies propres pour arrêter le réchauffement », a souligné avant la réunion Miguel Arias Cañete, commissaire européen à l’Action pour le climat.

– ‘Recueil de règles’ –

Le temps presse, a-t-il assuré, et les partenaires doivent « réduire leurs différences et avoir une bonne compréhension de la meilleure façon de mettre en oeuvre ce très ambitieux accord » conclu en décembre 2015.

Pour cela, « nous avons besoin d’un recueil de règles pour nous permettre de suivre, de vérifier et de comparer » le niveau des émissions par pays, a-t-il confié à l’AFP.

Cela permettra, selon lui, de mesurer le chemin qu’il reste à accomplir pour atteindre l’objectif de la COP21 de limiter dans l’idéal la hausse de la température moyenne de la planète à +1,5 degré Celsius en 2050 par rapport à son niveau de l’ère pré-industrielle.

Le calendrier, a souligné M. Arias Cañete, est d’avoir ce « recueil de règles (…) avant la COP24 de Katowice (Pologne) fin 2018 ». D’ici là, la prochaine Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP23) se déroulera à Bonn sous la présidence des Fidji en novembre.

L’Union européenne doit sous peu faire des propositions à ses Etats membre pour réduire ses émissions de carbone dans le secteur des transports, avait indiqué plus tôt cette semaine son président Jean-Claude Juncker.

Autre gros émetteur de CO2, la Chine a fait part de son intention d’interdire la vente d’automobiles propulsées par des moteurs à carburants fossiles, un objectif ambitieux pour le premier marché automobile au monde.

Le Royaume-Uni a également dit vouloir aller dans ce sens, comme la France dont le ministre de la transition écologique Nicolas Hulot a affiché sa volonté d’interdire dès 2040 la vente de voitures diesel et essence.

L’objectif de protéger la couche d’ozone avec l’élimination progressive des hydrofluorocarbones (HFC), gaz extrêmement nocifs pour le climat utilisé dans les réfrigérateurs et climatiseurs, « a été plutôt réussi », a estimé Xie Zhenhua, négociateur chinois pour le climat.

Sur cet élan, « nous devons prendre des mesures » dès maintenant pour « nous assurer que nous pouvons réaliser les objectifs » fixés par l’accord de Paris, a-t-il ajouté.

Reste à savoir, « comment nous devrions allier les actions sur le climat avec la croissance économique, la protection des populations et la création d’emplois ».

« Si nous pouvons combiner tous ces sujets, nous ferons de l’accord de Paris un grand succès », a-t-il assuré.

Romandie.com avec(©AFP / 16 septembre 2017 18h25)                

Guinée: Alpha Condé débarque cinq ministres en l’espace de vingt-quatre heures

août 24, 2017

Alpha Condé, président de la Guinée et de l’Union Africaine au G20 le 8 juillet 2017. © Michael Sohn/AP/SIPA

En l’espace de vingt-quatre heures, cinq ministres du gouvernement de Mamady Youla ont appris leur débarquement… par la télévision.

C’est un rituel en Guinée. Dès 20h30, tout le monde allume le poste pour regarder le journal télévisé. Pas tant pour prendre des nouvelles du pays et du reste du monde que pour entendre les décrets présidentiels qui font et défont les gouvernements, toujours annoncés avec une touche de suspense, et parfois sans la moindre élégance. Ces mardi et mercredi 22 et 23 août, cinq ministres en ont fait les frais.

Ce sont d’abord Makalé Camara, ministre des Affaires étrangères et des Guinéens de l’étranger, et André Loua, aux Pêches, à l’Aquaculture et à l’Économie maritime, qui ont respectivement été remplacés par Mamady Touré, ambassadeur de la Guinée auprès des Nations unies, et Frédéric Loua, directeur général de la Caisse nationale de prévoyance sociale.

Makalé Camara tombée de haut

D’après le journal en ligne Guinéematin.com, la désormais ex-chef de la diplomatie Makalé Camara a appris son éviction du gouvernement dans l’avion la convoyant à Maputo, au Mozambique, où elle devait assister à la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique.

Vingt-quatre heures plus tard, le même présentateur lit un nouveau décret du président Alpha Condé. Sont nommés Ibrahima Kourouma, proche du chef de l’État, Diaby Mariama Sylla, secrétaire générale du ministère de l’Action sociale, de la Promotion féminine et de l’Enfance, et Sanoussy Bantama Sow, conseiller du président et figure du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG), le parti au pouvoir.

Les internautes disent au revoir à Siaka Barry

Ils remplacent, dans l’ordre, Louceny Camara, ministre de la Ville et de l’aménagement du territoire, Sanaba Kaba du ministère de l’Action sociale, et Siaka Barry, le très populaire ministre de la Culture, des Sports et du Patrimoine historique.

Ces deux derniers, là aussi, ont appris la nouvelle par les médias. Sur sa page Facebook, Siaka Barry précise qu’il apprend son limogeage alors qu’il passe ses congés hors du pays, rend hommage au président et félicite son successeur. Appartenant au club très restreint des membres du gouvernement apprécié des Guinéens, son message a été partagé 760 fois sur le réseau social, et « aimé » par 2 300 de ses supporters, qui n’ont pas hésité à laisser plus de 2 200 commentaires de remerciements à l’ex-ministre.

Jeuneafrique.com par

France: La composition du gouvernement annoncée

juin 21, 2017

Le secrétaire général d’Élysée, Alexis Kohler, a annoncé ce soir la composition du nouveau gouvernement d’Edouard Philippe. (En gras, les nouveaux ministres)

– Gérard Collomb, ministre d’État, ministre de l’Intérieur
– Nicolas Hulot, ministre d’État, ministre de la Transition écologique et Solidaire
 Nicole Belloubet, garde des Sceaux, ministre de la Justice
– Jean-Yves Le Drian, ministre de de l’Europe et des Affaires étrangères
– Florence Parly, ministre des Armées
– Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires
– Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé
– Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et Finances
– Françoise Nyssen, ministre de la Culture
– Muriel Pénicaud, ministre du Travail
– Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation
– Stéphane Travert, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation
– Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics
– Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’innovation
– Annick Girardin, ministre des Outre-mers
– Nathalie Loiseau, ministre auprès du ministre de l’Europe chargée des Affaires européennes
– Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l’Intérieur
– Laura Flessel, ministre des Sports
– Élisabeth Borne, ministre auprès du ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, chargée des Transports

– Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les Femmes et les Hommes
– Mounir Mahjoubi, secrétaire d’Etat chargé du numériqueSophie Cluzel, secrétaire d’Etat chargée des Personnes handicapées
– Sébastien Lecornu et Brune Poirson, secrétaires d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire
– Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Europe
– Julien Denormandie, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Cohésion des territoires
– Benjamin Griveaux, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances
– Geneviève Darrieussecq, secrétaire d’Etat auprès du ministre des armées
– Christophe Castaner, secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement

Avec Lefigaro.fr