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RDC-Exécutif national : enfin le gouvernement Sama Lukonde connu

avril 12, 2021

Après moult tergiversation et des reports incessants, le gouvernement de l’Union sacrée de la nation tant attendu que pilote le Premier ministre Sama Lukonde a enfin livré des secrets. C’est dans la journée du 12 avril que l’ordonnance y afférente a été lue à la télévision nationale depuis le Palais de la nation par le porte-parole du chef de l’Etat, Kasongo Mwema.

Auparavant, le Premier ministre Sama a dévoilé, au sortir d’une audience avec le président de la République, Félix Tshisekedi, les critères ayant prévalu au choix des membres du gouvernement. Sama Lukonde a affirmé que le gouvernement de l’Union sacrée de la nation tient compte de la représentativité du genre (27%), de la jeunesse, des provinces et des parties prenantes. La moyenne d’âge est de 47 ans, tandis que les nouvelles figures sont majoritaires avec 80% de représentativité. Avec une taille réduite (cinquante-six membres y compris le Premier ministre), ce nouveau gouvernement entend s’attaquer prioritairement à la sécurité, à la santé, à l’enseignement, à la justice, à l’agriculture, à la pêche et élevage, à l’économie, au processus électoral, aux infrastructures ainsi qu’au numérique.

Voici comment se présente l’équipe Sama Lukonde :

Vice-Premiers ministres

Intérieur : Acelo Okito Daniel

Environnement : Bazaiba Eve

Affaires étrangères : Lutundula

Fonction publique : Lihau Jean Pierre

Ministres d’État

Justice : Mutombo Kiese Rose

Infrastructures : Gizaro

Portefeuille : Kahinda Adèle

Plan : Mwando Nsimba

Budget : Boji Sangara

Urbanisme et habitat : Pius Mwabilu

Petites et moyennes Entreprises : Eustache Muhabzi

Aménagement du territoire : Guy Loando

Ministres

Défense : Kabanga Gilbert

Epsp : Mwaba Tony

Santé : Mbungani

Finance : Kazadi Nicolas

Transport : Okende chérubin

Agriculture : Nzinga

Pêche et élevage : Bokele Adrien

Économie : Kalumba

Industrie : Julien Paluku

Intégration régionale : Mazenga

Esu : Muhindo Nzangi

Recherche scientifique : Mpanda José

Hydrocarbure : Bidimbu

PTNTIC : Augustin Kibassa

Numérique : Eberande kolongele

Emploi : Ndusi

Affaires foncières : Sakombi Molendo

Ressources hydrologiques :

Droits humains : Albert Fabrice Puela

Genre : Ndaya Gisèle

Commerce extérieur : Jean Lucien Bussa

Mines : Nsamba kalambayi

Communication : Muyaya Patrick

Affaires sociales, actions humanitaires et solidarité nationale : Modeste Mutzinga

Formation professionnelle : Kipulu Antoinette,

Sports et Loisirs : Tshembo Konde Serge,

Tourisme : Modéro Nsimba,

Culture et arts : Katunga Catherine,

Relations avec le Parlement : Karume Bakaneme Anne-Marie,

Ministre près le président de la République : Manuanina Kihumba Nana

Ministre déléguée : Affaires sociales, Actions humanitaires en charge des personnes vivant avec handicap : Irène Esambo

Vices ministres

Intérieur : Molipe Mandongo JC,

Affaires étrangères : Samy Adubango,

Justice : Bayubazire Mirindi,

Plan : Crispin Mbadu,

Budget : Bokumuana Maposo Elysé,

Défense nationale : Kilubu Kutuna Seraphine,

EPST : Aminata Namasiya,

Santé : Kilumba Nkulu Veronique

Finances : Oniege Nsele Mimpa,

Transport : Ekila Likombiyo Marc,

Mines : Motemona Godard

Avec Adiac-Congo par Alain Diasso

Léger remaniement gouvernemental au Gabon

décembre 10, 2020
Jean-Marie Ogandaga a démissionné de son poste de ministre de l'Économie mardi 8 décembre 2020.

Le gouvernement gabonais a été remanié mercredi, suite à la démission surprise, annoncée la veille, du ministre de l’Économie, Jean-Marie Ogandaga.

Hier encore ministre déléguée auprès du ministre de l’Économie et de la Relance, Nicole Janine Roboty, épouse Mbou, est promue ce 9 décembre à la tête de ce même département ministériel en remplacement de Jean-Marie Ogandaga, démissionnaire.

Précédemment aux Transports, Leon Bonda Balonzi est, lui, muté aux Travaux publics, maroquin nouvellement créé, tandis que Brice Paillat passe de ministre délégué à ministre. Il sera en charge des Transports.

Enfin, le nouvel entrant, Olivier Nang Ekomie, précédemment directeur général de l’Agence nationale de l’urbanisme des travaux topographiques et du cadastre (ANUTTC), est promu ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme.

Démission surprise

Ce remaniement fait suite à la démission, annoncée mardi 8 décembre en fin d’après-midi, de Jean-Marie Ogandaga. La Première ministre, Rose Christiane Ossouka Raponda, a « pris acte » de sa décision et le chef de l’État, Ali Bongo Ondimba, l’a acceptée, selon le communiqué de la présidence.

Aucune raison officielle n’a été donnée pour expliquer cette démission. Et rien, dans l’attitude de Jean-Marie Ogandaga, ne la laissait présager. En effet, du matin du 8 décembre jusqu’à 17 heures, Ogandaga était encore auditionné au Sénat où, avec son collègue du Budget, Sosthène Ossoungou, ils défendaient le projet de loi de finances 2021.

Alors que ses collaborateurs attendaient la fin de la séance pour lui soumettre divers dossiers en attente, ils ont été informés en début de soirée de la tournure des événements.

Lâché par les hautes autorités de l’État ?

La démission du ministre de l’Économie est une surprise même si, depuis une semaine, la presse gabonaise dénonçait les abattements fiscaux accordés par le ministre à plusieurs entreprises.

Pour justifier ces remises gracieuses, le ministre évoquait « le souci commun de préserver les emplois de nos compatriotes dans un contexte économique difficile ». Manifestement lâché par les plus hautes autorités de l’État, il a dû démissionner.

Avec Jeune Afrique par Georges Dougueli

France/Covid: Macron demande aux ministres de rester «en état de veille permanent»

juillet 29, 2020

 

Le président de la République Emmanuel Macron a demandé aux ministres d’être «en état de veille permanent» pendant les vacances et a décrété une «mobilisation absolue du gouvernement» sur la crise sanitaire, a rapporté mercredi 29 juillet le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.

«La crise sanitaire ne s’éloigne pas, il y a une mobilisation absolue du gouvernement dans les jours et les semaines à venir pour évidemment continuer à surveiller et à prendre les mesures nécessaires face à cette crise», a averti Gabriel Attal lors du compte-rendu du dernier Conseil des ministres avant les congés d’été. «Il y a un état de veille et de vigilance permanente pour y faire face, il pourra y avoir un ou plusieurs conseils de défense qui pourront se tenir pendant cette trêve» «en fonction de l’évolution de l’épidémie», a-t-il précisé.

«Nous sommes proches du seuil de vigilance au niveau national avec un R0 à 1,3 alors qu’il était à 1 il y a quelques semaines, et un taux de positivité des tests qui est aujourd’hui de 1,4 % alors qu’il était à 1% il y a quelques semaines, 14 nouveaux clusters qui ont été identifiés hier, ce qui porte à 142 le nombre de clusters au niveau national», a souligné le porte-parole.

Réquisition des laboratoires d’analyses

Face aux embouteillages pour se faire tester dans certaines régions, notamment en Ile-de-France, le gouvernement envisage entre autres de réquisitionner les laboratoires d’analyses qui ne «jouent pas le jeu». Concernant les consignes données aux ministres pour les vacances, Gabriel Attal a souligné que «le président de la République a bien indiqué que c’était un temps qui permettait du recul en famille, avec ses proches, mais qu’évidemment ça restait un moment de mobilisation totale».

«Etat de veille permanent, ça vaut pour tous les ministres, et évidemment chacun sera en veille permanente sur les sujets dont il a la responsabilité, chacun sera joignable, sera mobilisable pour revenir à Paris si nécessaire», a-t-il ajouté. Le porte-parole du gouvernement a annoncé que le prochain Conseil des ministres se réunirait à la rentrée le 25 août et qu’il y aurait un séminaire gouvernemental autour du président de la République à l’Élysée le 2 septembre.

Par Le Figaro avec AFP

France/Remaniement: Macron désarçonne les macronistes

juillet 7, 2020

 

Les députés reprochent au président d’avoir opéré un virage à droite, rompant ainsi avec l’engagement fondateur de sa campagne de 2017: le dépassement des clivages traditionnels.

Ils ont défilé devant les caméras et le crépitement des appareils photo, sous le regard circonspect des macronistes de la première heure. Pour le premier Conseil des ministres du gouvernement Castex, le virage à droite d’Emmanuel Macron s’est physiquement incarné sur les marches de l’Élysée.

D’abord Jean Castex, puis Gérald Darmanin, puis Bruno Le Maire, puis Jean-Michel Blanquer, puis Roselyne Bachelot, puis Sébastien Lecornu… En face, les ministres issus de la gauche faisaient pâle figure. D’ailleurs, Emmanuel Macron a réussi à «réunir quasiment tous les courants de la droite» dans le gouvernement, a estimé l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy Camille Pascal.

Richard Ferrand absent

Du pain bénit pour Jean-Luc Mélenchon, chef de file des Insoumis, qui n’a pas manqué de qualifier le chef de l’État de «chef de la droite». Le patron du PS, Olivier Faure, lui a emboîté le pas en dénonçant «un gouvernement plus à droite que jamais». Forcément, chez Les Républicains, on a plutôt mal pris la chose. Toute la journée, les ténors de la droite se sont relayés pour réfuter l’idée qu’ils n’auraient pas renié ce gouvernement. Mais les réactions qui en disent le plus long sur la couleur politique du nouvel exécutif viennent de la macronie historique. À commencer par celle du groupe LREM à l’Assemblée nationale, qui a fraîchement accueilli le premier ministre. Lors de cette rencontre, mardi matin, une absence a été particulièrement remarquée, celle de Richard Ferrand, le président de l’Assemblée nationale, ancien socialiste et fidèle de la première heure. «On est beaucoup à être encore dans la digestion des annonces», confie un fidèle d’Emmanuel Macron.

On est beaucoup à être encore dans la digestion des annonces.

Un fidèle d’Emmanuel Macron

Beaucoup regrettent de ne pas avoir vu Emmanuel Macron suffisamment puiser dans le vivier de sa majorité pour son remaniement. Et, ce faisant, d’avoir rompu avec l’engagement fondateur de sa campagne de 2017: le dépassement des clivages traditionnels. C’est le groupe LREM à l’Assemblée qui était censé le porter. «Dans les institutions de la Ve République, il y a une logique qui part du parti, qui passe par le groupe majoritaire et qui aboutit au gouvernement. Emmanuel Macron est en train de casser ce continuum institutionnel, s’inquiète ainsi un macroniste historique. Le président a tendu au maximum de ce qu’il était possible de tendre le principe de l’attirail hétéroclite.»

Forcément, au sein du nouvel exécutif, on réfute tout déséquilibre dans le casting gouvernemental. Le nouveau porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, s’y est employé lors de son premier compte rendu du Conseil des ministres. Le jeune élu a ainsi rappelé la promesse originelle du macronisme, censée «permettre à des personnes issues d’horizons différents de travailler ensemble à un socle commun». Mais, autour du chef de l’État, certains redoutent une fronde à venir des députés macronistes. D’autant plus s’ils seront peu nombreux à être promus secrétaires d’État, lors de la seconde vague de nominations au gouvernement, attendue pour la semaine prochaine.

La bronca des féministes

Au-delà de la question de l’équilibre politique, Jean Castex, le nouveau premier ministre, devra aussi composer avec l’arrivée de fortes personnalités, comme Éric Dupond-Moretti à la Justice et Roselyne Bachelot à la Culture. Il devra aussi surveiller la bronca des féministes qui ont manifesté aux abords des lieux de pouvoir mardi pour dénoncer la nomination de Gérald Darmanin à l’Intérieur. L’ancien ministre des Comptes publics fait l’objet d’une plainte pour viol, qu’il réfute.

À l’issue de ce premier Conseil des ministres, la nouvelle équipe gouvernementale se retrouvera samedi matin pour un séminaire de travail. Pour tracer son «nouveau chemin», Emmanuel Macron a fixé «quatre grands axes», a annoncé Gabriel Attal, à savoir la «reconstruction du pays», le «patriotisme républicain», «davantage de libertés et d’associations dans notre pays», et enfin «l’Europe».

Le chef de l’État donne «600 jours» à son nouvel exécutif pour obtenir des résultats, soit le temps qui le sépare désormais de l’élection présidentielle de 2022. Emmanuel Macron s’en défend, mais il est possible qu’il y pense en remaniant.

Avec Le Figaro par François-Xavier Bourmaud et Mathilde Siraud

Bulgarie : les députés et les ministres offrent leur salaire à la santé publique

avril 7, 2020

Le don des députés s’élèvera à 1,44 million de leva, soit environ 740.000 euros, pour la période de confinement.

Le Parlement bulgare, le 30 mars.
Le Parlement bulgare, le 30 mars. Reuters

Les députés et les ministres bulgares feront don de leur salaire au système de santé publique tant que les mesures de confinement en raison de l’épidémie de Covid-19 restent en vigueur, a décidé le Parlement lundi soir.

Décidant de prolonger jusqu’au 13 mai l’état d’urgence qui permet au gouvernement d’imposer des mesures de confinement, les députés ont fait preuve d’une rare unanimité en soutenant une proposition du parti conservateur au pouvoir, Gerb, de renoncer à leur salaire à partir du 1er avril.

740.000 euros de dons

Cette mesure comptera aussi pour les membres du gouvernement et leurs cabinets politiques, ainsi que pour les chefs d’agences gouvernementales. Le don des députés s’élèvera à environ 1,44 million de leva (740.000 EUR) pour la période de confinement.

Le parlement a voté lundi une actualisation du budget 2020, adoptant un déficit de 3%, alors qu’un budget équilibré avait été voté auparavant. Par ailleurs une hausse importante du chômage, jusqu’à 6,2% est désormais prévue, 42.000 nouveaux chômeurs s’étant enregistrés depuis le début de la crise du nouveau coronavirus.

Avec 549 cas confirmés et 22 morts du coronavirus, la Bulgarie reste relativement peu touchée par l’épidémie. Pays le plus pauvre de l’Union européenne, elle avait pris dès le 13 mars des mesures de confinement sévères afin de permettre à son système de santé de faire face à l’épidémie.

Par Le Figaro avec AFP

Coronavirus : la présidence burkinabè dément les rumeurs sur l’état de santé de Roch Kaboré

mars 23, 2020

Roch Marc Christian Kaboré.

Roch Marc Christian Kaboré. © Vincent Fournier pour JA 

Alors que cinq ministres burkinabè ont été testés positifs au Covid-19, le président Roch Marc Christian Kaboré fait désormais l’objet de rumeurs quant à son état de santé. L’information selon laquelle il serait lui aussi porteur du virus a été démentie par la présidence.

Le président Roch Marc Christian Kaboré, porteur du coronavirus ? C’est en tout cas la rumeur qui affole la toile depuis que plusieurs ministres – Alpha Barry (Affaires étrangères), Siméon Sawadogo (Administration territoriale), Stanislas Ouaro (Éducation nationale ), Oumarou Idani (Mines) et Harouna Kaboré (Commerce) – ont été diagnostiqués positifs au Covid-19.

« Un avion médicalisé a quitté la Suisse dans la matinée et a atterri à Ouagadougou ce soir pour embarquer Roch Kaboré et ses ministres malades du Covid-19 afin d’être soignés à l’étranger. Malheureusement pour nous, ce gouvernement est un esprit malin : le couvre-feu de 19 heures à 5 heures est bien réfléchi pour les exfiltrer sans opposition de la population », peut-on lire sur la page Facebook du groupe Esprit Critique. « Covid-19 : le président du Burkina Faso, Roch Kaboré contrôlé positif », titre pour sa part le portail en ligne APR News.

Des informations immédiatement balayées par la présidence : « Des gens appellent pour savoir si un avion suisse est venu chercher le président hier. Il s’agit d’un tissu de mensonges », rétorque un conseiller du chef l’État.

Un ressortissant suisse évacué

En réalité, un avion médicalisé a bel et bien atterri dimanche à l’aéroport international de Ouagadougou. Le bombardier challenger 650 a évacué le reggaeman Hadry Sanou, un ressortissant suisse de 32 ans. Selon nos informations, c’est Elisabeth Alansar, cheffe de la coopération suisse au Burkina Faso, qui a en fait la demande auprès des autorités burkinabè.

Dans un courrier adressé au ministre des Affaires étrangères et consulté par Jeune Afrique, elle remercie les autorités du Burkina Faso pour leur soutien : « L’avion se prépare au décollage avec le patient suisse pour le retour sur Zurich. Je vous souhaite du fond du cœur ainsi qu’à vos collègues un prompt rétablissement », a-t-elle écrit à Alpha Barry.

Protection du chef de l’État renforcée

Du côté de la présidence, on assure que les mesures restrictives imposées à la population ont été généralisées au Palais de Kosyam et que la protection autour du chef de l’État a été renforcée. Outre l’utilisation de gel hydroalcoolique et les règles de distanciation, le personnel de la présidence doit désormais porter un masque, tandis que les surfaces de contact, comme les poignées de portes, sont nettoyées en permanence.

Afin de limiter les risques, la plupart des équipes de la présidence vont se mettre en télétravail à partir de ce 23 mars, selon un conseiller du chef de l’État, qui précise que les audiences ont été « suspendues où extrêmement limitées ». Ce week-end, le président s’est entretenu avec ses homologues ghanéen et nigérien via des visioconférences.

Mesures drastiques

Avec 99 cas actifs ce 23 mars, le Burkina Faso est le pays d’Afrique de l’Ouest le plus touché par le coronavirus. Ainsi, les autorités ont mis en place des mesures drastiques pour limiter la propagation du Covid-19, qui a déjà fait quatre victimes sur le territoire.

Liaisons terrestres et aériennes coupées, couvre-feu de 19 heures à 5 heures du matin, fermeture des marchés, des bars et restaurants et restriction des événements sociaux comme les funérailles. Dès ce lundi, le trafic interurbain est également suspendu jusqu’à nouvel ordre.

Avec Jeuneafrique par Nadoun Coulibaly – à Ouagadougou

RDC : le président Félix Tshisekedi met fermement en garde les ministres fidèles à Joseph Kabila

janvier 21, 2020

Le président congolais Félix Tshisekedi.

Le président congolais Félix Tshisekedi. © DR / Présidence RDC

 

Le président congolais, Félix Tshisekedi, a menacé de « virer » des ministres, voire de dissoudre l’Assemblée nationale, si ses partenaires de la coalition fidèles à son prédécesseur Joseph Kabila sapaient son pouvoir en RDC.

« Le Congolais m’a confié une mission et je dois rendre compte à ce peuple. Et celui qui ne va pas suivre mes instructions et qui s’attachera aux instructions de sa famille politique, il sera viré », a déclaré le chef de l’État dimanche 19 janvier devant la diaspora congolaise à Londres, où il participe au sommet Royaume-Uni – Afrique.

Cet avertissement vise directement les ministres issus du Front commun pour le Congo (FCC, pro-Kabila), soit la majorité des 67 membres du gouvernement.

Menace de dissoudre l’Assemblée

« Jusqu’à présent, je n’ai vu aucun ministre s’opposer à mes décisions. Mais certains ministres me disent qu’ils subissent des pressions », a-t-il déclaré. « Je ne peux pas dissoudre l’Assemblée nationale tant qu’il n’y a pas crise », a-t-il ajouté. Mais en cas d’obstruction, « je serai contraint, en fin de compte, de prendre la décision de dissoudre l’Assemblée nationale ».

Le président a été investi il y a tout juste un an, le 24 janvier 2019 en présence de son prédécesseur Joseph Kabila, première transition pacifique du pouvoir en RDC. L’ex-président a gardé une grande majorité au Parlement et à la tête de la plupart des 26 provinces. Les deux hommes gouvernent depuis en coalition.

Par Jeuneafrique.com avec AFP

Tunisie : limogeage des ministres de la Défense et des Affaires étrangères

octobre 29, 2019

Les ministres tunisiens des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui (à gauche), et de la Défense, Abdelkrim Zbidi. © DR

 

La présidence du gouvernement tunisien a annoncé mardi le limogeage d’Abdelkrim Zbidi et de Khemaies Jhinaoui, respectivement ministre de la Défense et des Affaires étrangères, au moment où des négociations ont démarré pour la formation d’un nouveau cabinet dans le sillage des élections législatives et présidentielle.

Abdelkrim Zbidi (Défense) et Khemaies Jhinaoui (Affaires étrangères) ont été démis de leurs fonctions, après concertation avec le président de la République Kaïs Saïed, en fonctions depuis près d’une semaine, selon la même source.

L’intérim sera assuré respectivement par Karim Jamoussi, l’actuel ministre de la Justice, et par Sabri Bachtobji, le secrétaire d’État aux Affaires étrangères. Hatem Ferjani, le secrétaire d’Etat à la diplomatie économique, a aussi été démis de ses fonctions. Le communiqué ne donne pas d’explications sur ces limogeages.

Consultations pour un nouveau gouvernement

Abdelkrim Zbidi a été candidat à l’élection présidentielle, où il est arrivé en quatrième position lors du premier tour en septembre, avec 10,1 % des voix. Le limogeage de Khemaies Jhinaoui intervient quant à lui au lendemain d’informations sur la visite d’une délégation tunisienne en Israël, partagées sur les réseaux sociaux mais démenties par son ministère.

Ces décisions surviennent en outre au moment où les islamistes d’Ennahdha, arrivés en tête des législatives du 6 octobre, ont débuté mardi des entretiens avec des chefs de partis politiques sur la formation d’un nouveau cabinet.

Mercredi, le président Kaïs Saïed devrait officiellement charger le parti à la colombe de former le gouvernement. La formation aura un mois, renouvelable une fois, pour dégager une majorité, une tâche ardue du fait du morcellement du Parlement – Ennahdha n’ayant remporté que 52 sièges sur 217.

Le 20 octobre, elle a annoncé au terme d’une réunion de son conseil consultatif qu’elle choisirait une personnalité issue de ses rangs pour présider le futur gouvernement.

Par Jeune Afrique avec AFP

RDC: Liste complète des membres du gouvernement

août 26, 2019

 

►Sont nommés vice-Premiers ministres et ministres aux fonctions :

Vice-premier ministre, ministre de l’Intérieur, sécurité et affaires coutumières, M. Gilbert Kankonde Malamba

Vice-Premier ministe, ministre de la Justice et garde des Sceaux, M. Célestin Tunda Ya Kasende

Vice-Premier ministre, ministre du Budget, M. Jean Baudouin Mayo Manbeke

Vice-Premier ministre, ministre du Plan, Mme. Elysée Munembwe Tamukumwe

Vice-Premier ministre, ministre des Infrastructures et travaux publics, M. Willy Ngoopos Sunzhel

►Sont nommés ministres d’État et ministres aux fonctions :

Ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Mme. Marie Tumba Nzeza

Ministre d’État, ministre de la Coopération internationale, intégration régionale et Francophonie, M. Pépin Guillaume Manjolo Buakila

Ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, M. Rubens Mikindo Muhima

Ministre d’État, ministre de la Décentralisation et réformes institutionnelles, M. Azarias Ruberwa Manywa

Ministre d’État, ministre des Ressources hydrauliques et de l’électricité, M. Eustache Muhanzi Mubembe

Ministre d’État, ministre de l’Emploi, travail et prévoyance sociale, Mme. Nene Nkulu Ilunga

Ministre d’État, ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et technique, M. Willy Bakonga Wilima

Ministre d’État, ministre du Genre, famille et enfant, Mme. Béatrice Lomeya Atilite

Ministre d’État, ministre de l’Urbanisme et habitat, M. Pius Muabilu Mbayu Mukala

Ministre d’État, ministre de la Communication et médias, M. David Jolino Diwanpovesa Makelele ma-Muzingi

►Sont nommés ministres aux fonctions :

Ministre de la Défense et des anciens combattants, M. Aimé Ngoy Mukena

Ministre de Fonction publique, Mme. Yollande Ebongo Bosongo

Ministre des Finances, M. José Sele Yalaghuli

Ministre de l’Economie nationale, Mme. Acacia Bandubola Mbongo

Ministre du Portefeuille, M. Clément Kuete Nymi Bemuna

Ministre du Commerce extérieur, M. Jean Lucien Bussa Tongba

Ministre des Mines, M. Willy Kitobo Samsoni

Ministre des Postes, télécommunications et nouvelles technologies de l’information et de la communication, M. Augustin Kibassa Maliba

Ministre d’Etat, ministre de la Santé, M. Eteni Longondo

Ministre des Droits humains, M. André Lite Asebea

Ministre des Relations avec le Parlement, M. Déogratias Nkusu Kunzi Bikawa

Ministre de l‘Environnement et développement durable, M. Claude Nyamugabo Bazibuhe

Ministre des Transports et voies de communications, M. Didier Mazengu Mukanzu

Ministre de l’Agriculture, M. Jean Joseph Kasonga Mukuta

Ministre de la Pêche et élevage, M. Jonathan Bialosuka Wata

Ministre du Développement rural, M. Guy Mikulu Pombo

Ministre des Affaires sociales, Mme. Rose Boyata Monkaju

Ministre des Actions humanitaires et solidarité nationale, M. Steve Mbikaki Mabuluki

 

Avec Sacer-infos.com

Deux ex-premiers ministres algériens renvoyés devant la justice

mai 26, 2019

 

Le parquet général d’Alger a renvoyé deux anciens chefs du gouvernement et huit anciens ministres devant la Cour suprême dans le cadre d’une enquête pour corruption, a rapporté ce dimanche la chaîne de télévision Ennahar en citant un communiqué du parquet.

Les poursuites visent notamment Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, qui ont servi comme premier ministre sous la présidence d’Abdelaziz Bouteflika avant sa démission le 2 avril sous la pression de la rue et de l’armée. À l’issue d’une enquête préliminaire, leurs dossiers ainsi que ceux de huit anciens ministres ont été transmis au procureur général près la Cour suprême, ajoute Ennahar sans préciser les charges qui pèsent contre eux.

Parmi les anciens ministres concernés figurent Amara Benyounès, Abdelakader Zaalane, Amar Ghoul, Karim Djoudi et Abdessalam Bouchouareb. Ils détenaient respectivement les portefeuilles du Commerce, du Transport, des Travaux publics, des Finances et de l’Industrie. Dans un communiqué séparé, le procureur général près la Cour suprême indique que ces responsables seront auditionnés dans le cadre d’affaires de «passation de contrats et de marchés en infraction avec la législation en vigueur». Reuters n’a pas pu joindre leurs avocats pour le moment.

Le chef d’état-major de l’armée algérienne, le général Ahmed Gaïd Salah, a promis à plusieurs reprises aux manifestants que les personnalités les plus corrompues de l’ancien régime seraient traduites en justice.

Par Le Figaro.fr