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Madagascar-Nomination des ministres : ces casseroles qu’ils traînent

septembre 13, 2021

Certes personne n’est saint mais quand on aspire à être ministre il faut, à l’heure des nouvelles technologies de l’information et de la communication ainsi que des réseaux sociaux, s’assurer que l’on ne traîne pas des casseroles qui vont desservir. Quelqu’un qui veut être ministre ou occuper des hautes fonctions doit déjà s’attendre à ce que l’on scrute sa vie privée car si déjà sa vie privée est loin d’être exemplaire on en déduit automatiquement ce que cette personne en fera des deniers publics, si sa vie privée est chaotique, au moindre faux pas les collaborateurs insisteront sur les fautes professionnelles. Comment les gens peuvent-ils savoir par exemple la vie privée d’une ministre, ses relations avec son conjoint et son passé sulfureux avec un personnage public devenu mari d’un autre personnage public ? Comment les gens peuvent-ils savoir le passé estudiantin d’un célèbre mari de ministre viré de l’université et d’un institut de formation de professionnel? Madagascar n’est pas si grand que cela et à ce niveau de responsabilité,  à ce niveau de vouloir avoir le pouvoir, les langues se délient et le passé ou le présent ressurgit, les archives vidéos ou sonores sortent.

Quelqu’un qui veut être ministre ou occuper des hautes fonctions doit savoir qu’avant de prétendre à cela il doit être ” clean”. Qu’il ne soit pas un mauvais contribuable qui ne paie pas ses impôts ou fait de fausses déclarations d’impôts,  qu’il n’ait pas escroqué des gens, qu’il n’ait pas été coupable de délit ou de crime.  En effet ce régime quand il procède à l’enquête de moralité se contente de vérifier l’état civil d’une personne ou ses accointances religieuses, il n’y a aucune vérification sérieuse des obligations fiscales de la personne,  aucune vérification sérieuse de l’authenticité des diplômes de la personne,  aucune vérification de la compétence et de l’intégrité de la personne.  On  nomme quelqu’un et on découvre sur les réseaux sociaux les relations adultérines de la personne,  les faux diplômes de la personne,  les fausses déclarations d’impôts de la personne.  Entre l’incompétence des autorités de nomination ou des personnes qui ont proposé les noms et la malhonnêteté de la personne nommée à penser pouvoir cacher ses ” casseroles”, c’est après coup que la vérité éclate.

Quelqu’un qui veut être ministre ou veut occuper de hautes fonctions, essentiellement pour satisfaire son  ego ou pour les avantages matériels, sait qu’il n’est pas celui qui décide des nominations et que celui qui nomme fait comme bon lui semble quitte à se tromper souvent, quitte à faire des erreurs monumentales. Certaines personnes ont du mal à se remettre des abrogations se croyant irremplaçable or dans les hautes sphères de l’Etat personne n’est irremplaçable, c’est la chute qui est difficile pour ceux qui ont pris goût et ils sont nombreux ainsi à se croire tout permis pour une once de pouvoir et à tomber bien bas dès les premiers changements. Ces personnes doivent s’attendre à ce que leurs failles dans leur vie privée deviennent publiques même si elles essaient de se montrer exemplaire,  bon père de famille, chrétien…il en est ainsi par exemple d’un actuel ministre dont on en reparlera.

Dans tous les cas, vouloir occuper un poste important,  accepter la proposition ou même vouloir être nommé exige de prendre le risque aussi que des dossiers sortent…aussi si on n’est pas clean sur le plan vie privée et vie publique il vaut mieux ne pas viser la lune car c’est encore pire que de voir sa vie et ses vices étalés sur la place publique.

Avec La Gazette de la Grande Ile

Afghanistan : les ministres talibans nommés et sourds aux manifestations

septembre 7, 2021

Les principaux ministres talibans – tous des hommes – ont été nommés et annoncés mardi. Leur chef suprême leur a demandé de respecter la charia.

Les visages des nouveaux leaders talibans, dont Mullah Abdul Ghani Baradar et Amir Khan Muttaqi, ont ete affiches dans les rues de Kaboul.
Les visages des nouveaux leaders talibans, dont Mullah Abdul Ghani Baradar et Amir Khan Muttaqi, ont été affichés dans les rues de Kaboul. © AAMIR QURESHI / AFP

Ils avaient promis un gouvernement « inclusif ». Les talibans ont annoncé mardi 7 septembre les premiers ministres qui font désormais partie leur gouvernement, dirigé par Mohammad Hassan Akhund. Un gouvernement exclusivement composé… d’hommes. Les islamistes ont nommé Abdul Ghani Baradar, le cofondateur de leur mouvement, en tant que numéro 2 de leur régime. Le mollah Yaqoub, fils du mollah Omar, sera ministre de la Défense. Sirajuddin Haqqani, le leader du réseau qui porte son nom et numéro deux des talibans, obtient le portefeuille de l’intérieur. « Le cabinet n’est pas complet », a précisé leur principal porte-parole, Zabihullah Mujahid lors d’une conférence de presse. « Nous essayerons de prendre des gens venant d’autres régions du pays », a-t-il ajouté.

Le chef suprême des talibans Hibatullah Akhundzada, dont les interventions publiques sont très rares, a aussi demandé au nouveau gouvernement afghan de faire respecter la charia, dans son premier message depuis la prise de pouvoir des islamistes il y a plus de trois semaines. « J’assure tous nos concitoyens que les gouvernants travailleront durement à faire respecter les règles islamiques et la charia dans le pays », a affirmé Hibatullah Akhundzada dans un communiqué en anglais.

Deux morts et huit blessés dans une manifestation antitalibans

Ces nominations sont intervenues après que des coups de feu en l’air ont été tirés mardi à Kaboul pour disperser une manifestation dénonçant notamment la violente répression des talibans dans le Panjshir, où un mouvement de résistance s’est dressé contre les nouveaux maîtres du pays. « Ces manifestations sont illégales tant que les bureaux du gouvernement n’ont pas ouvert et les lois pas proclamées », a commenté Zabihullah Mujahid, qui a « demandé aux médias de ne pas couvrir » ces protestations. Deux personnes ont été tuées et huit blessées par balles mardi lors d’une manifestation contre le régime taliban à Hérat, la grande ville de l’Ouest afghan.

Des centaines d’Afghans ont défilé dans la matinée dans au moins deux quartiers de Kaboul, dénonçant, outre la situation dans le Panjshir, l’ingérence du Pakistan, accusé de vouloir contrôler le pays à travers les talibans dont il est très proche. Près d’une centaine de manifestants, en majorité des femmes, se sont rassemblés devant l’ambassade du Pakistan, chantant : « Nous ne voulons pas d’un gouvernement soutenu par le Pakistan » et « Pakistan, dégage d’Afghanistan ».

Zabihullah Mudjahid a nié tout lien de son gouvernement avec le Pakistan, pourtant dénoncé de longue date par la communauté internationale et l’ancien gouvernement afghan. « Dire que le Pakistan aide les talibans, c’est de la propagande », a-t-il affirmé. « Nous ne permettons à aucun pays d’interférer » dans les affaires afghanes, a-t-il poursuivi.

Les journalistes couvrant les manifestations violentés

Le chef des puissants services de renseignements militaires pakistanais, Faiz Hameed, était ce week-end à Kaboul, où il s’est très probablement entretenu avec des responsables talibans. Plusieurs journalistes qui couvraient les manifestations ont indiqué avoir été arrêtés, molestés ou avoir eu leur matériel confisqué par ces combattants. L’Association afghane des journalistes indépendants (AIJA) a indiqué dans un communiqué que 14 journalistes, afghans et étrangers, avaient brièvement été détenus par les talibans avant d’être relâchés, ce qu’elle a « dénoncé ». Parmi les manifestants figuraient nombre de femmes, qui craignent de voir les talibans les exclure de la vie publique comme lors de leur précédent régime, entre 1996 et 2001.

« Les femmes afghanes veulent que leur pays soit libre, qu’il soit reconstruit. Nous (les Afghans) sommes fatigués », a déclaré à l’Agence France-Presse une manifestante, Sarah Fahim, originaire de Kapisa, une province du nord-est de Kaboul anciennement sous contrôle de l’armée française et voisine de celle du Panjshir. « Combien de temps cela va-t-il durer, quand nos voix seront-elles entendues ? Pourquoi la communauté internationale reste-t-elle silencieuse en voyant tant de gens se faire tuer ? » a-t-elle interrogé.

La rébellion dans le Panjshir, bastion antitalibans de longue date, est menée par le Front national de résistance (FNR) et son chef Ahmad Massoud, fils du célèbre commandant Ahmed Shah Massoud, assassiné par Al-Qaïda en 2001. Après la proclamation de la victoire dans le Panjshir, Zabihullah Mujahid, avait lancé lundi un ferme avertissement : « Quiconque tentera de créer une rébellion sera durement réprimé. Nous ne le permettrons pas. » Le FNR a toutefois affirmé tenir des « positions stratégiques » dans la vallée et « continuer » la lutte, et Ahmad Massoud, dont on ne sait s’il s’y trouve encore, a appelé chaque Afghan à « se soulever pour la dignité, la liberté et la prospérité » du pays.

Revenus au pouvoir 20 ans après en avoir été chassés par une coalition menée par les États-Unis, les islamistes sont attendus au tournant par la communauté internationale. Ils se sont aussi engagés à respecter les droits des femmes, bafoués lors de leur premier passage au pouvoir. Mais ces promesses peinent à convaincre.

Au cours d’une visite officielle au Qatar, le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, a indiqué mardi que les talibans s’étaient à nouveau engagés à laisser les Afghans « avec des documents de voyage partir librement » vers l’étranger. « Nous les attendrons sur cette question », a-t-il ajouté. « La communauté internationale tout entière attend que les talibans respectent cet engagement ». L’administration du président Joe Biden est sous pression face à des informations évoquant plusieurs centaines de personnes, dont des Américains, bloquées à l’aéroport de Mazar-i-Sharif, dans le nord de l’Afghanistan.

Avec Le Point avec AFP

Congo : entrants, sortants, promus … Les clés du gouvernement Sassou IV

mai 16, 2021
Denis Sassou Nguesso, en mai 2015.

Le président congolais Denis Sassou Nguesso a nommé un nouveau gouvernement dans lequel son fils fait son entrée et qui comptera par ailleurs un membre de la principale formation d’opposition, a-t-on appris dans la nuit de samedi à dimanche.

La nouvelle équipe compte 36 membres, dont quatre ministres d’État et huit femmes, selon un décret lu à la télévision publique. Parmi les onze personnalités qui font leur entrée dans ce gouvernement figure Denis Christel Sassou Nguesso, 46 ans, fils du président, qui prend le portefeuille fraîchement créé de la Coopération internationale et de la Promotion du partenariat public-privé.

Même si ce dernier ne figure qu’à la 22ème place du gouvernement dans l’ordre protocolaire, son entrée est un marqueur dont l’évolution sera suivie de près par les Congolais.

Honoré Sayi devient quant à lui ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique. Cet enseignant en philosophie était jusque-là président du groupe parlementaire de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), première formation d’opposition. Au ministère des Finances et du Budget, Calixte Nganongo, dont la santé était fragile depuis un AVC subi il y a un an, cède la place à Rigobert Roger Andely, un cadre de banque, originaire de la région de la Cuvette (Nord) et qui avait déjà occupé ce poste entre 2002 et 2005.

Sept personnalités remerciées

Sept personnalités ont été remerciées, au nombre desquelles Henri Djombo, ministre sans discontinuer depuis 1997, Gilbert Ondongo, membre du gouvernement depuis 19 ans et considéré jusque-là comme l’intouchable baron de l’économie congolaise, et Yvonne Adélaïde Mougany, ministre depuis 2002.

Certains voient leur portefeuille diminuer en importance, comme Raymond-Zéphirin Mboulou, qui perd l’Administration territoriale mais conserve la Sécurité et l’ordre public, ou Jacqueline Lydia Mikolo, qui quitte la Santé et la Promotion de la femme pour les PME et l’Artisanat.

D’autres enfin voient leurs attributions confortées et leur rang monter de quelques crans, à l’instar d’Ingrid Ebouka-Babackas (Économie, Plan et Intégration régionale), Arlette Soudan-Nonault (Environnement, Développement durable et Bassin du Congo), ou encore le gendre du président Sassou Nguesso, Hugues Ngouélondélé, qui cumule désormais les Sports, la Jeunesse, la Formation qualifiante et l’Emploi.

La nouvelle équipe gouvernementale, la toute première du quatrième mandat de Denis Sassou Nguesso, est dirigée par le Premier ministre Anatole Collinet Makosso, qui a reçu pour consigne de la mettre au travail « sans délai ».

Par Jeune Afrique avec AFP

Congo: Nomination des ministres du Gouvernement du Premier ministre Anatole Collinet Makosso

mai 15, 2021

Ministre d’Eta , de la fonction publique, du travail et de la sécurité sociale : Firmin Ayessa
Ministre d’Etat du Commerce, des Approvisionnements et de la consommation : Alphonse Claude Nsilou
Ministre d’Etat et des industries Minières et de la géologie : Pierre Oba
Ministre d’Etat, des affaires foncières et des domaines publiques : Pierre Mabiala
Ministre de l’Aménagement du territoire des Infrastructures et de l’ entretien Routier : Jean Jacques Bouya
Ministre de la Défense nationale : Charles Richard Mondjo
Ministre Sécurité et l ‘ordre publique : Raymond Zephirin Mboulou
Ministre des Affaires étrangères, Francophonie et des congolais de l’Etranger : Jean Claude Ngakosso
Ministre de l’Agriculture, Elevage et Pêche : Paul Valentin Ngobo
Ministre des Finances, Budget, portefeuille publique : Roger Rigobert Ondeli
Ministre des Hydrocarbures : Bruno Jean Richard Itoua
Ministre de la Communication et Media, porte parole du gouvernement : Thierry Lezin Moungalla
Ministre des zones économiques spéciales et de la diversification économique : Emile Ouosso
Ministre du Transport, Aviation Civile et marine marchande : Jean Marc Thystère Tchickaya
Ministre de la justice, des droits humains et de la promotiin des peuples autochtones : Aimé Ange Wilfrid Bininga
Ministre de l’Economie, plan, statistiques et intégration régionale : Ebouka Babakas Ghislaine Ingrid
Ministre de l’Administration du territoire, décentralisation et développement local : Guy Georges Mbaka
Ministre de la Construction, Urbanisme et Habitat : Josué Rodrigue Ngoniba
Ministre de l’Environnement, développement durable et du bassin du Congo : Arlette Soudan Nonault
Ministre de l’Économie Forestière : Rosalie Matondo

Ministre de la Santé et de la population : Gilbert Mokoki
Ministre de la Coopération internationale et du Partenariat Publique-Privé : Denis Christel Sassou Nguesso
Ministre de l’Energie et de l hydraulique : Honoré Nsay
Ministre de la Jeunesse et sport, Education civique, formation qualifiante et de l’emploi: Hugues Ngouelondélé Ministre du Développement industriel et promotion du secteur privé : Nicéphore Antoine Thomas Fylla St Eudes
Ministre des PME, artisanat et secteur informel : Mme Lydia Mikolo
Ministre de l’Enseignement Supérieur, Recherche Scientifique er de l ‘innovation technologique : Mme Edith Delphine Emmanuelle née Adouki
Ministre de l’Enseignement pré-scolaire , secondaire et alphabétisation: Jean Luc Moutou
Ministre de l’Enseignement technique et professionnel: Ghislain Thietry Mangesa Ebom
Ministre des PTT et économie numérique : Léon Juste Ibombo
Ministre du Tourisme et Loisir : Destinée Hermelas Doukaga
Ministre de la Culture et Arts : Dieudonné Mouyongo
Ministre des Affaires Sociales et actions humanitaires : Mme Irene Mbuku
Ministre de la Promotion de la femme et Intégration de la femme au développement : Mme Ines Nefer Ingani
Ministre Délégué auprès du 1er Ministre chargé de la réforme de l’ Etat : Luc Okio
Ministre Délégué auprès du ministre des finances et du budget chargé du budget : Ludovic Ngatsé

Avec Brazzanew

RDC-Exécutif national : enfin le gouvernement Sama Lukonde connu

avril 12, 2021

Après moult tergiversation et des reports incessants, le gouvernement de l’Union sacrée de la nation tant attendu que pilote le Premier ministre Sama Lukonde a enfin livré des secrets. C’est dans la journée du 12 avril que l’ordonnance y afférente a été lue à la télévision nationale depuis le Palais de la nation par le porte-parole du chef de l’Etat, Kasongo Mwema.

Auparavant, le Premier ministre Sama a dévoilé, au sortir d’une audience avec le président de la République, Félix Tshisekedi, les critères ayant prévalu au choix des membres du gouvernement. Sama Lukonde a affirmé que le gouvernement de l’Union sacrée de la nation tient compte de la représentativité du genre (27%), de la jeunesse, des provinces et des parties prenantes. La moyenne d’âge est de 47 ans, tandis que les nouvelles figures sont majoritaires avec 80% de représentativité. Avec une taille réduite (cinquante-six membres y compris le Premier ministre), ce nouveau gouvernement entend s’attaquer prioritairement à la sécurité, à la santé, à l’enseignement, à la justice, à l’agriculture, à la pêche et élevage, à l’économie, au processus électoral, aux infrastructures ainsi qu’au numérique.

Voici comment se présente l’équipe Sama Lukonde :

Vice-Premiers ministres

Intérieur : Acelo Okito Daniel

Environnement : Bazaiba Eve

Affaires étrangères : Lutundula

Fonction publique : Lihau Jean Pierre

Ministres d’État

Justice : Mutombo Kiese Rose

Infrastructures : Gizaro

Portefeuille : Kahinda Adèle

Plan : Mwando Nsimba

Budget : Boji Sangara

Urbanisme et habitat : Pius Mwabilu

Petites et moyennes Entreprises : Eustache Muhabzi

Aménagement du territoire : Guy Loando

Ministres

Défense : Kabanga Gilbert

Epsp : Mwaba Tony

Santé : Mbungani

Finance : Kazadi Nicolas

Transport : Okende chérubin

Agriculture : Nzinga

Pêche et élevage : Bokele Adrien

Économie : Kalumba

Industrie : Julien Paluku

Intégration régionale : Mazenga

Esu : Muhindo Nzangi

Recherche scientifique : Mpanda José

Hydrocarbure : Bidimbu

PTNTIC : Augustin Kibassa

Numérique : Eberande kolongele

Emploi : Ndusi

Affaires foncières : Sakombi Molendo

Ressources hydrologiques :

Droits humains : Albert Fabrice Puela

Genre : Ndaya Gisèle

Commerce extérieur : Jean Lucien Bussa

Mines : Nsamba kalambayi

Communication : Muyaya Patrick

Affaires sociales, actions humanitaires et solidarité nationale : Modeste Mutzinga

Formation professionnelle : Kipulu Antoinette,

Sports et Loisirs : Tshembo Konde Serge,

Tourisme : Modéro Nsimba,

Culture et arts : Katunga Catherine,

Relations avec le Parlement : Karume Bakaneme Anne-Marie,

Ministre près le président de la République : Manuanina Kihumba Nana

Ministre déléguée : Affaires sociales, Actions humanitaires en charge des personnes vivant avec handicap : Irène Esambo

Vices ministres

Intérieur : Molipe Mandongo JC,

Affaires étrangères : Samy Adubango,

Justice : Bayubazire Mirindi,

Plan : Crispin Mbadu,

Budget : Bokumuana Maposo Elysé,

Défense nationale : Kilubu Kutuna Seraphine,

EPST : Aminata Namasiya,

Santé : Kilumba Nkulu Veronique

Finances : Oniege Nsele Mimpa,

Transport : Ekila Likombiyo Marc,

Mines : Motemona Godard

Avec Adiac-Congo par Alain Diasso

Léger remaniement gouvernemental au Gabon

décembre 10, 2020
Jean-Marie Ogandaga a démissionné de son poste de ministre de l'Économie mardi 8 décembre 2020.

Le gouvernement gabonais a été remanié mercredi, suite à la démission surprise, annoncée la veille, du ministre de l’Économie, Jean-Marie Ogandaga.

Hier encore ministre déléguée auprès du ministre de l’Économie et de la Relance, Nicole Janine Roboty, épouse Mbou, est promue ce 9 décembre à la tête de ce même département ministériel en remplacement de Jean-Marie Ogandaga, démissionnaire.

Précédemment aux Transports, Leon Bonda Balonzi est, lui, muté aux Travaux publics, maroquin nouvellement créé, tandis que Brice Paillat passe de ministre délégué à ministre. Il sera en charge des Transports.

Enfin, le nouvel entrant, Olivier Nang Ekomie, précédemment directeur général de l’Agence nationale de l’urbanisme des travaux topographiques et du cadastre (ANUTTC), est promu ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme.

Démission surprise

Ce remaniement fait suite à la démission, annoncée mardi 8 décembre en fin d’après-midi, de Jean-Marie Ogandaga. La Première ministre, Rose Christiane Ossouka Raponda, a « pris acte » de sa décision et le chef de l’État, Ali Bongo Ondimba, l’a acceptée, selon le communiqué de la présidence.

Aucune raison officielle n’a été donnée pour expliquer cette démission. Et rien, dans l’attitude de Jean-Marie Ogandaga, ne la laissait présager. En effet, du matin du 8 décembre jusqu’à 17 heures, Ogandaga était encore auditionné au Sénat où, avec son collègue du Budget, Sosthène Ossoungou, ils défendaient le projet de loi de finances 2021.

Alors que ses collaborateurs attendaient la fin de la séance pour lui soumettre divers dossiers en attente, ils ont été informés en début de soirée de la tournure des événements.

Lâché par les hautes autorités de l’État ?

La démission du ministre de l’Économie est une surprise même si, depuis une semaine, la presse gabonaise dénonçait les abattements fiscaux accordés par le ministre à plusieurs entreprises.

Pour justifier ces remises gracieuses, le ministre évoquait « le souci commun de préserver les emplois de nos compatriotes dans un contexte économique difficile ». Manifestement lâché par les plus hautes autorités de l’État, il a dû démissionner.

Avec Jeune Afrique par Georges Dougueli

France/Covid: Macron demande aux ministres de rester «en état de veille permanent»

juillet 29, 2020

 

Le président de la République Emmanuel Macron a demandé aux ministres d’être «en état de veille permanent» pendant les vacances et a décrété une «mobilisation absolue du gouvernement» sur la crise sanitaire, a rapporté mercredi 29 juillet le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.

«La crise sanitaire ne s’éloigne pas, il y a une mobilisation absolue du gouvernement dans les jours et les semaines à venir pour évidemment continuer à surveiller et à prendre les mesures nécessaires face à cette crise», a averti Gabriel Attal lors du compte-rendu du dernier Conseil des ministres avant les congés d’été. «Il y a un état de veille et de vigilance permanente pour y faire face, il pourra y avoir un ou plusieurs conseils de défense qui pourront se tenir pendant cette trêve» «en fonction de l’évolution de l’épidémie», a-t-il précisé.

«Nous sommes proches du seuil de vigilance au niveau national avec un R0 à 1,3 alors qu’il était à 1 il y a quelques semaines, et un taux de positivité des tests qui est aujourd’hui de 1,4 % alors qu’il était à 1% il y a quelques semaines, 14 nouveaux clusters qui ont été identifiés hier, ce qui porte à 142 le nombre de clusters au niveau national», a souligné le porte-parole.

Réquisition des laboratoires d’analyses

Face aux embouteillages pour se faire tester dans certaines régions, notamment en Ile-de-France, le gouvernement envisage entre autres de réquisitionner les laboratoires d’analyses qui ne «jouent pas le jeu». Concernant les consignes données aux ministres pour les vacances, Gabriel Attal a souligné que «le président de la République a bien indiqué que c’était un temps qui permettait du recul en famille, avec ses proches, mais qu’évidemment ça restait un moment de mobilisation totale».

«Etat de veille permanent, ça vaut pour tous les ministres, et évidemment chacun sera en veille permanente sur les sujets dont il a la responsabilité, chacun sera joignable, sera mobilisable pour revenir à Paris si nécessaire», a-t-il ajouté. Le porte-parole du gouvernement a annoncé que le prochain Conseil des ministres se réunirait à la rentrée le 25 août et qu’il y aurait un séminaire gouvernemental autour du président de la République à l’Élysée le 2 septembre.

Par Le Figaro avec AFP

France/Remaniement: Macron désarçonne les macronistes

juillet 7, 2020

 

Les députés reprochent au président d’avoir opéré un virage à droite, rompant ainsi avec l’engagement fondateur de sa campagne de 2017: le dépassement des clivages traditionnels.

Ils ont défilé devant les caméras et le crépitement des appareils photo, sous le regard circonspect des macronistes de la première heure. Pour le premier Conseil des ministres du gouvernement Castex, le virage à droite d’Emmanuel Macron s’est physiquement incarné sur les marches de l’Élysée.

D’abord Jean Castex, puis Gérald Darmanin, puis Bruno Le Maire, puis Jean-Michel Blanquer, puis Roselyne Bachelot, puis Sébastien Lecornu… En face, les ministres issus de la gauche faisaient pâle figure. D’ailleurs, Emmanuel Macron a réussi à «réunir quasiment tous les courants de la droite» dans le gouvernement, a estimé l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy Camille Pascal.

Richard Ferrand absent

Du pain bénit pour Jean-Luc Mélenchon, chef de file des Insoumis, qui n’a pas manqué de qualifier le chef de l’État de «chef de la droite». Le patron du PS, Olivier Faure, lui a emboîté le pas en dénonçant «un gouvernement plus à droite que jamais». Forcément, chez Les Républicains, on a plutôt mal pris la chose. Toute la journée, les ténors de la droite se sont relayés pour réfuter l’idée qu’ils n’auraient pas renié ce gouvernement. Mais les réactions qui en disent le plus long sur la couleur politique du nouvel exécutif viennent de la macronie historique. À commencer par celle du groupe LREM à l’Assemblée nationale, qui a fraîchement accueilli le premier ministre. Lors de cette rencontre, mardi matin, une absence a été particulièrement remarquée, celle de Richard Ferrand, le président de l’Assemblée nationale, ancien socialiste et fidèle de la première heure. «On est beaucoup à être encore dans la digestion des annonces», confie un fidèle d’Emmanuel Macron.

On est beaucoup à être encore dans la digestion des annonces.

Un fidèle d’Emmanuel Macron

Beaucoup regrettent de ne pas avoir vu Emmanuel Macron suffisamment puiser dans le vivier de sa majorité pour son remaniement. Et, ce faisant, d’avoir rompu avec l’engagement fondateur de sa campagne de 2017: le dépassement des clivages traditionnels. C’est le groupe LREM à l’Assemblée qui était censé le porter. «Dans les institutions de la Ve République, il y a une logique qui part du parti, qui passe par le groupe majoritaire et qui aboutit au gouvernement. Emmanuel Macron est en train de casser ce continuum institutionnel, s’inquiète ainsi un macroniste historique. Le président a tendu au maximum de ce qu’il était possible de tendre le principe de l’attirail hétéroclite.»

Forcément, au sein du nouvel exécutif, on réfute tout déséquilibre dans le casting gouvernemental. Le nouveau porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, s’y est employé lors de son premier compte rendu du Conseil des ministres. Le jeune élu a ainsi rappelé la promesse originelle du macronisme, censée «permettre à des personnes issues d’horizons différents de travailler ensemble à un socle commun». Mais, autour du chef de l’État, certains redoutent une fronde à venir des députés macronistes. D’autant plus s’ils seront peu nombreux à être promus secrétaires d’État, lors de la seconde vague de nominations au gouvernement, attendue pour la semaine prochaine.

La bronca des féministes

Au-delà de la question de l’équilibre politique, Jean Castex, le nouveau premier ministre, devra aussi composer avec l’arrivée de fortes personnalités, comme Éric Dupond-Moretti à la Justice et Roselyne Bachelot à la Culture. Il devra aussi surveiller la bronca des féministes qui ont manifesté aux abords des lieux de pouvoir mardi pour dénoncer la nomination de Gérald Darmanin à l’Intérieur. L’ancien ministre des Comptes publics fait l’objet d’une plainte pour viol, qu’il réfute.

À l’issue de ce premier Conseil des ministres, la nouvelle équipe gouvernementale se retrouvera samedi matin pour un séminaire de travail. Pour tracer son «nouveau chemin», Emmanuel Macron a fixé «quatre grands axes», a annoncé Gabriel Attal, à savoir la «reconstruction du pays», le «patriotisme républicain», «davantage de libertés et d’associations dans notre pays», et enfin «l’Europe».

Le chef de l’État donne «600 jours» à son nouvel exécutif pour obtenir des résultats, soit le temps qui le sépare désormais de l’élection présidentielle de 2022. Emmanuel Macron s’en défend, mais il est possible qu’il y pense en remaniant.

Avec Le Figaro par François-Xavier Bourmaud et Mathilde Siraud

Bulgarie : les députés et les ministres offrent leur salaire à la santé publique

avril 7, 2020

Le don des députés s’élèvera à 1,44 million de leva, soit environ 740.000 euros, pour la période de confinement.

Le Parlement bulgare, le 30 mars.
Le Parlement bulgare, le 30 mars. Reuters

Les députés et les ministres bulgares feront don de leur salaire au système de santé publique tant que les mesures de confinement en raison de l’épidémie de Covid-19 restent en vigueur, a décidé le Parlement lundi soir.

Décidant de prolonger jusqu’au 13 mai l’état d’urgence qui permet au gouvernement d’imposer des mesures de confinement, les députés ont fait preuve d’une rare unanimité en soutenant une proposition du parti conservateur au pouvoir, Gerb, de renoncer à leur salaire à partir du 1er avril.

740.000 euros de dons

Cette mesure comptera aussi pour les membres du gouvernement et leurs cabinets politiques, ainsi que pour les chefs d’agences gouvernementales. Le don des députés s’élèvera à environ 1,44 million de leva (740.000 EUR) pour la période de confinement.

Le parlement a voté lundi une actualisation du budget 2020, adoptant un déficit de 3%, alors qu’un budget équilibré avait été voté auparavant. Par ailleurs une hausse importante du chômage, jusqu’à 6,2% est désormais prévue, 42.000 nouveaux chômeurs s’étant enregistrés depuis le début de la crise du nouveau coronavirus.

Avec 549 cas confirmés et 22 morts du coronavirus, la Bulgarie reste relativement peu touchée par l’épidémie. Pays le plus pauvre de l’Union européenne, elle avait pris dès le 13 mars des mesures de confinement sévères afin de permettre à son système de santé de faire face à l’épidémie.

Par Le Figaro avec AFP

Coronavirus : la présidence burkinabè dément les rumeurs sur l’état de santé de Roch Kaboré

mars 23, 2020

Roch Marc Christian Kaboré.

Roch Marc Christian Kaboré. © Vincent Fournier pour JA 

Alors que cinq ministres burkinabè ont été testés positifs au Covid-19, le président Roch Marc Christian Kaboré fait désormais l’objet de rumeurs quant à son état de santé. L’information selon laquelle il serait lui aussi porteur du virus a été démentie par la présidence.

Le président Roch Marc Christian Kaboré, porteur du coronavirus ? C’est en tout cas la rumeur qui affole la toile depuis que plusieurs ministres – Alpha Barry (Affaires étrangères), Siméon Sawadogo (Administration territoriale), Stanislas Ouaro (Éducation nationale ), Oumarou Idani (Mines) et Harouna Kaboré (Commerce) – ont été diagnostiqués positifs au Covid-19.

« Un avion médicalisé a quitté la Suisse dans la matinée et a atterri à Ouagadougou ce soir pour embarquer Roch Kaboré et ses ministres malades du Covid-19 afin d’être soignés à l’étranger. Malheureusement pour nous, ce gouvernement est un esprit malin : le couvre-feu de 19 heures à 5 heures est bien réfléchi pour les exfiltrer sans opposition de la population », peut-on lire sur la page Facebook du groupe Esprit Critique. « Covid-19 : le président du Burkina Faso, Roch Kaboré contrôlé positif », titre pour sa part le portail en ligne APR News.

Des informations immédiatement balayées par la présidence : « Des gens appellent pour savoir si un avion suisse est venu chercher le président hier. Il s’agit d’un tissu de mensonges », rétorque un conseiller du chef l’État.

Un ressortissant suisse évacué

En réalité, un avion médicalisé a bel et bien atterri dimanche à l’aéroport international de Ouagadougou. Le bombardier challenger 650 a évacué le reggaeman Hadry Sanou, un ressortissant suisse de 32 ans. Selon nos informations, c’est Elisabeth Alansar, cheffe de la coopération suisse au Burkina Faso, qui a en fait la demande auprès des autorités burkinabè.

Dans un courrier adressé au ministre des Affaires étrangères et consulté par Jeune Afrique, elle remercie les autorités du Burkina Faso pour leur soutien : « L’avion se prépare au décollage avec le patient suisse pour le retour sur Zurich. Je vous souhaite du fond du cœur ainsi qu’à vos collègues un prompt rétablissement », a-t-elle écrit à Alpha Barry.

Protection du chef de l’État renforcée

Du côté de la présidence, on assure que les mesures restrictives imposées à la population ont été généralisées au Palais de Kosyam et que la protection autour du chef de l’État a été renforcée. Outre l’utilisation de gel hydroalcoolique et les règles de distanciation, le personnel de la présidence doit désormais porter un masque, tandis que les surfaces de contact, comme les poignées de portes, sont nettoyées en permanence.

Afin de limiter les risques, la plupart des équipes de la présidence vont se mettre en télétravail à partir de ce 23 mars, selon un conseiller du chef de l’État, qui précise que les audiences ont été « suspendues où extrêmement limitées ». Ce week-end, le président s’est entretenu avec ses homologues ghanéen et nigérien via des visioconférences.

Mesures drastiques

Avec 99 cas actifs ce 23 mars, le Burkina Faso est le pays d’Afrique de l’Ouest le plus touché par le coronavirus. Ainsi, les autorités ont mis en place des mesures drastiques pour limiter la propagation du Covid-19, qui a déjà fait quatre victimes sur le territoire.

Liaisons terrestres et aériennes coupées, couvre-feu de 19 heures à 5 heures du matin, fermeture des marchés, des bars et restaurants et restriction des événements sociaux comme les funérailles. Dès ce lundi, le trafic interurbain est également suspendu jusqu’à nouvel ordre.

Avec Jeuneafrique par Nadoun Coulibaly – à Ouagadougou