Posts Tagged ‘Ministres’

France-Nouveau gouvernement: la surprise Pap Ndiaye et un jeu de chaises musicales

mai 20, 2022
Nouveau gouvernement: la surprise Pap Ndiaye et un jeu de chaises musicales
Nouveau gouvernement: la surprise Pap Ndiaye et un jeu de chaises musicales© AFP/STEPHANE DE SAKUTIN

L’historien Pap Ndiaye à l’Education et un vaste jeu de chaises musicales: un mois après la réélection d’Emmanuel Macron, et à trois semaines des législatives, la France s’est dotée vendredi d’un nouveau gouvernement qui oscille entre renouvellement et recyclage.

Comprenant 14 hommes et 14 femmes, « c’est un gouvernement paritaire, équilibré entre certains qui étaient déjà ministres ces dernières années et puis des nouvelles figures » avec « des personnalités qui viennent de la gauche, du centre de la droite », a assuré la Première ministre Elisabeth Borne sur le plateau du 20 heures de TF1.

Parmi les surprises égrénées sur le perron de l’Elysée par le secrétaire général Alexis Kohler figurent l’attribution du porte-feuille de ministre des Affaires étrangères à la diplomate Catherine Colonna ou encore l’arrivée à la Culture de Rima Abdul Malak, jusque-là conseillère d’Emmanuel Macron.

Mais le centre d’attraction est l’arrivée au ministère de l’Education de Pap Ndiaye, âgé de 56 ans, qui dirigeait jusqu’à présent le Palais de la Porte Dorée, et donc le musée de l’Histoire de l’immigration. Cet intellectuel reconnu, spécialiste d’histoire sociale des Etats-Unis et des minorités, aura la charge de succéder à Jean-Michel Blanquer à la tête d’un ministère à vif, traversé par des tensions sociales.

L’extrême droite a immédiatement concentré ses critiques sur ce choix. « La nomination de Pap Ndiaye, indigéniste assumé, à l’Education nationale est la dernière pierre de la déconstruction de notre pays, de ses valeurs et de son avenir », a dénoncé Marine Le Pen.

Eric Zemmour a assuré que « c’est toute l’histoire de France qui va être revisitée à l’aune de l’indigénisme, de l’idéologie woke et de l’islamogauchisme ». Elisabeth Borne a dénoncé des critiques « parfaitement caricaturales ».

Mme Colonna, elle, est déjà rompue aux rouages de l’Etat, ayant été ministre des Affaires européennes de 2005 à 2007 et porte-parole de l’Elysée sous Jacques Chirac. La nouvelle cheffe de la diplomatie française, qui prend ses fonctions en pleine guerre en Ukraine, était ambassadrice au Royaume-Uni depuis septembre 2019.

Le Maire N.2

A l’image de la nomination lundi à Matignon d’Elisabeth Borne, ancienne ministre du Travail, le premier gouvernement du deuxième quinquennat Macron est aussi marqué par la reconduction de plusieurs figures de l’acte I.

Certains conservent leurs portefeuilles: c’est le cas des poids-lourds Bruno Le Maire (Economie, finances et souveraineté industrielle et numérique), qui obtient le statut de N.2 du gouvernement, Gérald Darmanin (Intérieur) et surtout Eric Dupond-Moretti (Justice), malgré des relations conflictuelles avec les syndicats de magistrats. Clément Beaune reste pour sa part le M. Europe de l’exécutif, et Franck Riester au Commerce extérieur.

L’essentiel du mouvement s’apparente à un jeu de chaises musicales, ce qui fait dire à l’Insoumis Jean-Luc Mélenchon que « sous les apparences ternes et grises, sans audace, on y retrouve les principales figures de la maltraitance sociale et de l’irresponsabilité écologique du précédent gouvernement ».

« Un gouvernement de droite qui se moque complètement de l’écologie et du social », a abondé Julien Bayou, secrétaire national d’EELV.

C’est ainsi qu’Amélie de Montchalin (ex-Fonction publique) devient ministre de la Transition écologique et de la cohésion des territoires et qu’Agnès Pannier-Runacher (ex-Industrie) obtient le porte-feuille de ministre de la Transition énergétique. Les deux femmes formeront avec Elisabeth Borne, directement chargée de la planification écologique et énergétique, le triumvirat « écolo » du gouvernement.

« Une organisation inédite dans ce domaine », a souligné Mme Borne, qui plaide pour « décliner » la transition écologique « dans toutes les politiques publiques ».

Sébastien Lecornu (ex-Outre-mer) décroche pour sa part les Armées en remplacement de Florence Parly. Marc Fesneau (ex-Relations avec le Parlement) ira à l’Agriculture, son prédécesseur Julien Denormandie ayant indiqué vouloir désormais se consacrer à sa famille.

Brigitte Bourguigon (ex-Autonomie) prend du galon en allant à la Santé, tandis que le ministère du Travail échoit à Olivier Dussopt (ex-Budget), avec la réforme des retraites en toile de fond.

Figure de la gestion de la crise Covid, Olivier Véran prend en charge les Relations avec le Parlement, tandis que Gabriel Attal est envoyé aux Comptes publics. Olivia Grégoire lui succède au porte-parolat.

Parmi les entrants politiques, l’arrivée de Damien Abad traduit la poursuite de la fracturation de la droite par Emmanuel Macron. Ancien patron des députés LR, qui a claqué cette semaine la porte de son parti, obtient un ministère des Solidarités, de l’autonomie et des personnes handicapées.

Proche d’Edouard Philippe, le maire d’Angers Christophe Béchu est nommé ministre délégué en charge des collectivités territoriales.

Ministres en réserve

Et quelques marcheurs historiques sont récompensés, au premier rang desquels le patron du parti Stanislas Guerini, ministre de la Transformation et de la fonction publiques, la présidente de la Commission des Lois de l’Assemblée Yaël Braun-Pivet, promue aux Outre-mers, ou encore Amélie Oudéa-Castera, ancienne DG de la Fédération de tennis (FFT), qui accède aux Sports.

La présidente de l’Université Paris-Saclay Sylvie Retailleau prend la tête de l’Enseignement supérieur et la Recherche, et la magistrate Isabelle Rome sera chargée de l’égalité femmes-hommes.

Ce nouveau gouvernement, qui doit se réunir en Conseil des ministres lundi, mènera la bataille des législatives des 12 et 19 juin, qui pourrait donner lieu à une autre vague de nominations.

Il devra aussi rapidement monter au front sur le sujet du pouvoir d’achat, dans un contexte inflationniste. « On a bien entendu le message des inquiétudes des Français », a assuré Mme Borne, rappelant que le premier projet de loi de son mandat comprendra un paquet de mesures sur la question.

Mais les ministres devront aussi se faire discrets sur leurs champs, la période de réserve débutant… lundi.

Par Le Point avec AFP

CoM2022 : trois points saillants de la rencontre des ministres africains des Finances à Dakar

mai 19, 2022

Lors de la 54e session de la Conférence des ministres africains des Finances, de la planification et du développement économique, économistes et dirigeants ont plaidé en faveur d’une refonte complète de l’architecture financière mondiale qui replacerait l’Afrique au cœur des décisions.

Le président du Sénégal, Macky Sall, lors de son discours d’ouverture de la CoM2022, qui s’est tenue à Dakar du 11 au 17 mai. © Présidence de la République du Sénégal

Outre la pandémie, la hausse des prix des denrées alimentaires, du pétrole et des engrais entrave fortement la reprise économique africaine. D’après les dernières données compilées par la Commission économique pour l’Afrique (CEA), 29 pays africains devraient être confrontés à une « grave crise alimentaire », plus de 15 pays font face à un risque élevé d’endettement, et 55 millions d’Africains supplémentaires ont basculé dans la pauvreté.

Dans ce contexte, des experts de haut vol se sont réunis à Dakar du 11 au 17 mai, sous l’égide de la CEA, afin de tenter « d’identifier les politiques et les interventions économiques permettant de garantir une croissance des économies africaines d’au moins 10 % par an », précise le communiqué officiel.

Réformer l’architecture financière mondiale

Pour les panélistes présents lors de la CoM2022, les arrangements économiques mondiaux, censés maintenir la stabilité du système financier international, sont « dépassés et injustes pour de nombreux pays en développement ».

LES TAUX D’INTÉRÊT APPLIQUÉS À NOS PAYS SONT PLUS ÉLEVÉS QUE CEUX APPLIQUÉS À NOS PAIRS EN DEHORS DU CONTINENT

Lors de son discours inaugural, le président Macky Sall a, quant à lui, déclaré que l’Afrique se faisait désormais « dicter sa conduite alors qu’elle avait connu plus d’une décennie de bonne croissance, et qu’elle n’avait subi qu’un revers, comme le reste du monde, à cause de la pandémie de coronavirus ». D’après le président du pays hôte, les fonds sont prêtés aux pays africains à « un taux d’intérêt plus élevé que celui d’autres pays comparables », alors que leur solvabilité dépend des « décisions d’agences de notation opaques ».

« Les taux d’intérêt appliqués à nos pays sont plus élevés que ceux appliqués à nos pairs en dehors de notre continent, dont les fondamentaux économiques sont similaires ou pires », rapporte le communiqué de la CEA. Les banques centrales des économies avancées ayant relevé leurs taux d’intérêt afin de contenir la hausse des anticipations inflationnistes, ces coûts devraient encore augmenter au vu de la conjoncture économique actuelle.

Michel Camdessus, ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI), a, de son côté estimé qu’un changement fondamental de l’architecture financière mondiale est « crucial » pour le continent.

Créer un espace budgétaire pour les dépenses urgentes

Pour répondre à cette problématique, différentes propositions ont été émises. Rebeca Grynspan, secrétaire générale de la Cnuced, a par exemple suggéré – comme plusieurs voix avant elle – que l’Afrique obtienne un siège permanent au G20 pour « mieux se faire entendre ». D’autres experts ont, quant à eux, tablé sur une nouvelle extension de l’initiative de suspension de la dette (DSSI) de la Banque mondiale, afin de contribuer à « créer un espace budgétaire pour les dépenses urgentes ».

Pour rappel, cette initiative de suspension – lancée pour répondre aux conséquences immédiates de la crise de Covid-19 – n’a reporté que les paiements du service de la dette bilatérale des pays à faibles revenus, et les créanciers privés n’ont pas offert de traitement similaire.

Le financement des infrastructures africaines en question

Selon la dernière étude de la CEA, les dépenses annuelles des pays africains pour la seule réalisation des objectifs de développement durable (ODD) devraient augmenter de 154 milliards de dollars, et une somme supplémentaire de 285 milliards de dollars sera nécessaire au cours des cinq prochaines années pour assurer une réponse adéquate aux conséquences économiques du Covid-19. Les ministres participant à la CoM2022 ont souligné que le continent avait également besoin de « 130 à 170 milliards de dollars par an pour les projets d’infrastructure et d’environ 66 milliards de dollars par an pour investir dans les systèmes et les infrastructures de santé ».  

Une autre solution a été évoquée : la rétrocession des Droits de tirage spéciaux (DTS), permettant aux pays qui n’en ont pas besoin de les prêter aux États les plus vulnérables.  « La rétrocession de 100 milliards de dollars [95,15 milliards d’euros] de DTS à l’Afrique serait un moyen rentable de financer la relance du continent », a affirmé un économiste lors de l’évènement.

La Facilité de liquidité et de durabilité (FLS) a aussi été citée comme bonne alternative pour générer des fonds à moindre coût. Cet outil permettrait aux pays africains d’attirer des investissements dans des produits financiers axés sur la durabilité, notamment des obligations vertes. Dans le même contexte, Vincent Mortier, directeur des investissements de la société française de gestion d’actifs Amundi, a souligné que l’émission d’obligations vertes et durables, aujourd’hui presque inexistante en Afrique et ne représentant que 1 % des émissions mondiales actuelles, pourrait être une source de financement fiable. « D’autant plus que ces obligations alignées sur les ODD pourraient contribuer à stabiliser les économies », a-t-il ajouté.

Les ministres ont également indiqué fonder plusieurs espoirs dans la Zone de libre-échange africaine (Zlecaf), qui permettrait d’augmenter le PIB de l’Afrique « d’environ 55 milliards de dollars d’ici à 2045 ».

Enfin, les porte-voix de la CoM2022 ont pointé du doigt les surcharges imposées par le FMI aux pays ayant contracté des emprunts importants. Ces surcharges, payées en plus du versement des intérêts et des frais, sont évaluées à environ 4 milliards de dollars pour les pays africains pour cette seule année. Les ministres ont donc demandé au FMI d’y renoncer pour une période supplémentaire de deux à trois ans, et d’utiliser son fonds fiduciaire d’allègement et de limitation des catastrophes (CCRT) pour offrir un réduction du service de la dette aux pays pauvres.

Mobiliser les ressources et lutter contre les flux financiers illicites

Les ministres africains des Finances se sont engagés à accroître leurs efforts pour mobiliser les ressources nationales et à « mettre en œuvre des politiques qui créent un environnement propice » pour attirer le secteur privé. Les pays africains exportateurs de pétrole ont pour leur part été invités à utiliser la manne provoquée par la crise ukrainienne pour soutenir la reprise économique.

ON ESTIME QUE 83 MILLIARDS DE DOLLARS SONT SIPHONNÉS HORS D’AFRIQUE, PRIVANT LE CONTINENT DE RESSOURCES DONT IL A DÉSESPÉRÉMENT BESOIN

Selon la même logique, les ministres ont également promis de redoubler d’efforts pour mettre en œuvre une « politique fiscale globale et sans ambiguïté » et d’améliorer les capacités de lutte contre les flux financiers illicites (IFF). En effet, les ministres des Finances présents – parmi lesquels les ministres du Nigeria, du Maroc, du Sénégal ou encore de l’Égypte – ont avoué être « profondément préoccupés » par les flux financiers illicites (IFF).

« On estime que 83 milliards de dollars sont siphonnés hors d’Afrique, privant le continent de ressources dont il a désespérément besoin. »  Ces derniers ont également reconnu que l’Afrique avait des marchés de capitaux sous-développés, « en partie à cause d’un secteur informel important, de faibles taux d’épargne et de régimes réglementaires et de gouvernance faibles ». Il a ainsi été demandé à la CEA de continuer à apporter son aide dans la conception des politiques fiscales et dans leur mise en œuvre effective.

Avec Jeune Afrique par Yara Rizk

Côte d’Ivoire : un nouveau gouvernement, mais peu de changements

avril 21, 2022

Au lendemain de sa reconduction à la primature, Patrick Achi a dévoilé la composition de son équipe. Le nombre de ministres est resserré, comme le souhaitait Alassane Ouattara, mais les titulaires des portefeuilles changent peu.

Patrick Achi au palais présidentiel, à Abidjan, le 10 juillet 2018.

Au lendemain de l’annonce de sa reconduction par Alassane Ouattara devant le Congrès réuni à Yamoussoukro, Patrick Achi a dévoilé, ce mercredi 20 avril, la composition de sa nouvelle équipe. Selon la déclaration lue par le secrétaire général de la présidence, Abdourahmane Cissé, celle-ci compte 32 ministres contre 37 dans le gouvernement précédent.

Resserrer l’exécutif était une priorité du président Ouattara, qui souhaite que le nouveau gouvernement mette l’accent sur les questions sociales et sécuritaires. Mais si le nombre de ministres a été revu à la baisse, les titulaires des portefeuilles sont, eux, bien connus.

De nombreux fidèles du chef de l’État ont en effet conservé un maroquin. Kandia Camara reste ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la Diaspora. Téné Birahima Ouattara demeure à la Défense et le général Vagondo Diomandé à l’Intérieur et à la Sécurité. Kobenan Kouassi Ajoumani, nommé fin février porte-parole du parti au pouvoir, le RHDP, reste ministre d’État, ministre de l’Agriculture et du Développement durable.

Autres figures qui conservent leurs postes : Amadou Coulibaly, le ministre de la Communication et de l’Économie numérique, par ailleurs porte-parole du gouvernement, et Mamadou Touré, chargé de la Promotion de la jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique (il est aussi porte-parole adjoint du gouvernement).

Un Conseil des ministres dès ce jeudi

Parmi les changements à noter, Laurent Tchagba, ancien ministre de l’Hydraulique, remplace Alain Richard Donwahi aux Eaux et Forêts. Françoise Remarck remplace Arlette Badou N’Guessan Kouamé à la Culture. Mamadou Sangafowa Coulibaly fait quant à lui son entrée dans le gouvernement en tant que ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie.

Le secrétaire général de la présidence a fait savoir que le premier conseil des ministres du nouveau gouvernement se tiendrait ce jeudi 21 avril. Cette annonce intervient une semaine après l’annonce de la démission du gouvernement, le 13 avril dernier.


La liste des Membres du Gouvernement :

1. Ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la Diaspora, Madame Kandia Kamissoko Camara

2. Ministre d’Etat, ministre de la Défense, Monsieur Téné Birahima Ouattara

3. Ministre d’État, ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Monsieur Kobenan Kouassi Adjoumani

4. Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Monsieur Jean Sansan Kambilé

5. Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, général Vagondo Diomandé

6. Ministre du Plan et du Développement, Madame Kaba Nialé

7. Ministre des Mines, du Pétrole et de l’Energie, Monsieur Mamadou Sangafowa Coulibaly

8. Ministre de la Fonction publique, Madame Anne Désirée Ouloto

9. Ministre des Transports, Monsieur Amadou Koné

10. Ministre de l’Economie et des Finances, Monsieur Adama Coulibaly

11. Ministre de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme, Monsieur Bruno Nabagné Koné

12. Ministre du Budget et du Portefeuille de l’État, Monsieur Moussa Sanogo

13. Ministre des Eaux et Forêts, Monsieur Laurent Chagba

14. Ministre de l’Equipement et de l’Entretien routier, Monsieur Amédé Koffi Kouakou

15. Ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, Madame Mariatou Koné

16. Ministre du Commerce, de l’Industrie et de la Promotion des PME, Monsieur Souleymane Diarrassouba

17. Ministre de la Réconciliation et de la Cohésion nationale, Monsieur Bertin Konan Kouadio

18. Ministre des Sports, Monsieur Paulin Claude Danho

19. Ministre des Ressources animales et halieutiques, Monsieur Sidy Tiémoko Touré

20. Ministre de la Communication et de l’Economie numérique, Porte-parole du gouvernement, Monsieur Amadou Coulibaly

21. Ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique, Porte-parole adjoint du gouvernement, Monsieur Mamadou Touré

22. Ministre du Tourisme, Monsieur Siandou Fofana

23. Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Monsieur Adama Diawara

24. Ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture Maladie universelle, Monsieur Pierre Dimba

25. Ministre de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité, Monsieur Bouaké Fofana

26. Ministre de la Promotion de la bonne Gouvernance et de la Lutte contre la Corruption, Monsieur Épiphane Zoro Ballo

27. Ministre de la Solidarité et de la Lutte contre la Pauvreté, Madame Myss Belmonde Dogo

28. Ministre de l’Emploi et de la Protection sociale, Monsieur Adama Kamara

29. Ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Madame Nasseneba Touré

30. Ministre de l’Enseignement technique, de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage, Monsieur Koffi N’Guessan

31. Ministre de la Culture et de la Francophonie, Madame Françoise Remarck

32. Ministre de l’Environnement et du Développement durable, Monsieur Jean-Luc Assi

Avec Jeune Afrique

Guinée : Doumbouya met la pression sur les anciens ministres d’Alpha Condé

avril 7, 2022

Tout juste porté à la tête de l’ancien parti au pouvoir, Ibrahima Kassory Fofana et trois ex-ministres du président déchu ont été placés sous mandat de dépôt. Leurs avocats dénoncent un procès politique et pointent un doigt accusateur vers les nouvelles autorités.

Ibrahima Kassory Fofana et Alpha Condé © Guinée28 Info

Ibrahima Kassory Fofana n’aura pas savouré sa victoire bien longtemps. Porté le 31 mars à la tête du comité exécutif provisoire du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG Arc-en-ciel, ancien parti au pouvoir), l’ancien Premier ministre a été placé sous mandat de dépôt, mercredi 6 avril. Il a passé sa première nuit en cellule, à la Maison centrale de Conakry.

Également arrêtés, Mohamed Diané, ex-ministre d’État à la présidence chargé de la Défense nationale ; Diakaria Koulibaly, qui avait le portefeuille des Hydrocarbures sous la présidence d’Alpha Condé ; et Oyé Guilavogui qui fut, lui, ministre de l’Environnement, et des Eaux et Forêts.

Depuis lundi, les membres de ce quatuor défilaient à la Direction centrale des investigations judiciaires de la gendarmerie chargée, depuis le 17 février, par le parquet spécial de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), d’entendre les ministres du dernier gouvernement d’Alpha Condé, renversé le 5 septembre dernier par un coup d’État militaire, dirigé par Mamadi Doumbouya.

Contre eux, « il existe des indices sérieux de détournements de deniers publics, enrichissement illicite, blanchiment d’argent, corruption et complicité », précise un courrier du procureur spécial de la CRIEF, Aly Touré.

Compagnons d’infortune

Entendus les 4 et 5 avril, Kassory et ses compagnons d’infortune avaient jusque là pu regagner leur domicile. Mais ce mercredi 6 avril, après un bref passage devant la Direction centrale des investigations judiciaires, ils ont été redirigés vers le parquet spécial de la CRIEF. Deux heures suffiront pour les inculper des chefs d’accusation cités plus haut et les expédier à la Maison centrale de Conakry, située à cinq minutes de là. Depuis, le lieu est sous haute surveillance des services de sécurité.

Les avocats des prisonniers dénoncent une procédure « politique » et « expéditive ». Mais la CRIEF a clairement manifesté son souhait d’aller vite, en engageant des poursuites suivant les règles du flagrant délit.

À Conakry, des voix se sont élevées pour faire valoir qu’en matière de crime économique, on ne saurait se passer d’une instruction judiciaire. « Cette manière de procéder nous paraît saugrenue et ridicule pour un dossier aussi important, dénonce Me Salifou Béavogui, membre du collectif des avocats de la défense. On a voulu prendre un raccourci et emprunter le plus court chemin pour les mettre en prison. Nous sommes face à une cabale judiciaire, une justice expéditive. Ils se retrouvent en cellule après avoir passé quelques minutes chez le procureur spécial près la CRIEF, qui les poursuit pour détournement de deniers publics et un chapelet d’infractions. Nous pensons que c’est une manière de neutraliser des adversaires politiques, de se servir de la justice pour intimider des personnalités qui ont géré ce pays. »

« Rien à se reprocher »

Leur procès devrait s’ouvrir dès le 11 avril prochain. « Nous démontrerons l’innocence de nos clients et nous pensons qu’ils seront libérés, poursuit Salifou Béavogui. En attendant, ils ont le moral. Ils savent qu’ils sont entre les mains du destin et de la justice, mais ils n’ont rien à se reprocher ».

« Nous avons été pendant quelques jours à la gendarmerie. Aucune charge particulière n’a été relevée contre mon client, aucun fait précis. Il a répondu aux questions de façon satisfaisante », assure pour sa part Me Djibril Kouyaté, l’avocat de Kassory Fofana. Il se dit convaincu que son client « ne mérite pas d’aller en prison » et que « la procédure est entachée d’une panoplie d’irrégularités ».

Contacté par Jeune Afrique, l’agent judiciaire de l’État, Mohamed Sampil, n’a pas souhaité réagir « à ce stade de la procédure » et Aly Touré, le procureur, était lui injoignable.

Dans une déclaration publiée dans la soirée du 6 avril, le RPG Arc-en-ciel s’est dit « gravement préoccupé par une série de convocations à la gendarmerie nationale visant des hauts responsables de notre parti et anciens ministres, ayant conduit à l’arrestation de nos camarades ». Le parti d’Alpha Condé « réaffirme sa pleine confiance en la justice, malgré des agissements qui s’apparentent à un acharnement ciblé », tout en invitant ses militants et sympathisants « à rester sereins et mobilisés ».

D’autres anciens ministres défileront les 7 et 8 avril devant la Direction centrale des investigations judiciaires de la gendarmerie. Nul doute que les déboires de Kassory Fofana, Mohamed Diané, Diakaria Koulibaly et Oyé Guilavogui ne vont pas les inciter à la sérénité.

Avec Jeune Afrique par Diawo Barry – à Conakry

Congo: Comment JDO piège ministres, officiers et opposants avec les filles pour récupérer leur sperme

mars 21, 2022
Jean Dominique Okemba(JDO)

Dans la logique du pouvoir de Denis Sassou Nguesso, avoir tout le monde sous sa coupe vous évite des ennuies gratuites. Et quand il n’est pas possible de les faire adhérer volontairement dans la Loge pour mieux les contrôler, on utilise des méthodes obscurantistes afin de les contraindre à la soumission. Cette mission est le domaine exclusif de Jean Dominique Okemba qui a développé toutes les bêtises sataniques relatives dont l’obtention du sperme de certains ministres, officiers de l’armée et opposants via les filles travaillant sous sa coupe.

Il se dit dans les milieux obscurantistes qu’une personne qui couche avec votre femme réussi à vous dominer. C’est ce que Denis Sassou Nguesso fait toute sa vie avec ses collaborateurs et même ses adversaires. Son actuel directeur du cabinet n’a-t-il pas été radié du PCT pour avoir protesté vivement contre la main noire à domicile de Sassou ?

Denis Sassou Nguesso lui a inventé une mission à l’étranger que Florent Ntsiba par intuition annula au dernier moment et au retour à son domicile, il y trouva la garde de Sassou l’empêchant d’y accéder. Depuis, il est sous la coupe de Sassou.

Une technique très efficace qui permet aujourd’hui au pouvoir de Sassou de se consolider et de mettre tous les opposants dans les rangs. Concernant les ministres, officiers et opposants qui refusent encore d’adhérer à la franc-maçonnerie, JDO applique la méthode du sperme.

Grâce à un réseau des filles bien outillé, JDO obtient facilement du sperme de toutes les personnes ciblées. Ces filles selon une source sont originaires de plusieurs nationalités africaines et même européennes qui ont l’unique mission de séduire les cibles de JDO.

Et comme le Congolais est accro aux fesses des belles créatures, la tâche semble très facile pour JDO qui une fois sperme perfectionné peut aller dans son laboratoire mystique pour procéder aux rituels qui conduisent à l’asservissement de ces victimes. D’où la recrudescence du phénomène des revirements politiques en faveur du pouvoir de Sassou Nguesso.

A partir du sperme des personnes ciblées, JDO retire aussi leur étoile et intelligence. Il n’est plus rare de constater comment des personnes connues brillantes deviennent bizarrement idiotes une fois au sein du PCT ou dans le système.

Avec Lecongolais.fr

Le Canada organise une réunion des Amériques sur la crise en Haïti

janvier 19, 2022
Des hommes armés en uniforme à bord d'un véhicule.

La police patrouille dans le centre-ville de Port-au-Prince, en Haïti. Photo : AP/ Matias Delacroix

Le Canada organise une réunion virtuelle de ministres des Antilles et des Amériques pour discuter de l’insécurité croissante en Haïti, notamment depuis l’assassinat de son président l’été dernier.

Le président Jovenel Moïse a été assassiné par balles le 7 juillet à son domicile de Port-au-Prince. Sa femme a aussi été blessée lors de cette fusillade.

Des migrants d’Haïti et d’un certain nombre de pays d’Amérique centrale se sont également déplacés vers le nord, exerçant une pression sur la frontière sud des États-Unis et créant une instabilité généralisée dans l’hémisphère occidental.

La ministre canadienne des Affaires étrangères, Mélanie Joly, présidera le sommet virtuel vendredi.

Elle en sera alors à l’ultime étape d’un voyage officiel dans trois pays européens pour discuter du renforcement militaire russe à la frontière ukrainienne, qui menace toute l’Europe.Mélanie Joly se croise les bras.

La ministre canadienne des Affaires étrangères, Mélanie Joly Photo: Associated Press

Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, et son homologue haïtien, Ariel Henry, prendront la parole à l’ouverture de cette réunion ministérielle virtuelle.

Soutenir un processus politique inclusif

Ottawa a invité des ministres des Affaires étrangères de démocraties aux vues similaires et des représentants d’organisations multilatérales comme les Nations unies, la Communauté des Caraïbes (CARICOM), l’Organisation internationale de la Francophonie et l’Organisation des États américains.

Affaires mondiales Canada décrit cette réunion comme une tentative de renforcer les efforts coordonnés en matière de sécurité, et de soutenir un processus politique inclusif et le développement durable.

La ministre Joly sera accompagnée du ministre canadien du Développement international, Harjit Sajjan.

Le Canada et Haïti sont depuis longtemps unis par une profonde amitié et une étroite collaboration, indique la ministre Joly dans un communiqué.

En tant qu’ami et partenaire de longue date, le Canada est prêt à appuyer les solutions mises de l’avant par Haïti pour résoudre les problèmes les plus urgents du pays, et reste engagé à soutenir Haïti en vue de favoriser un avenir plus démocratique, plus sûr et plus prospère.

Par La Presse canadienne avec AP

Congo: Pourquoi les ministres de la Cuvette traitent ceux du Sud de paresseux qui détestent leurs propres villages?

janvier 17, 2022

« On ne comprend pas pourquoi nos collègues sudistes ont du mal à construire dans leurs villages?» s’interrogent plusieurs ministres de la Cuvette qui ont visité les localités du sud. Pourtant tous volent ensemble au sein du gouvernement, mais n’ont pas le même amour pour les siens. « J’ai été à Makabana chez Pierre Mabiala et j’ai honte pour ce que j’ai vu alors que chez moi, j’ai goudronné la route et électrifié » confie un ministre de la Cuvette.

C’est le plus grand défaut des sudistes ou disant leur mauvais cœur ! Ils n’aiment jamais apporter aux siens un peu de bien-être, mais préfèrent voir leurs frères se prosterner devant eux. Rares sont les ministres sudistes qui peuvent se vanter d’avoir arranger leurs villages. Anatole Collinet Makosso est sans l’exception pour ses réalisations dans le Kouilou.

Des images de la résidence du ministre Thierry Moungalla à Sibiti qui circule sur la toile est un exemple de comportement des ministres sudistes. Son domaine se trouve dans un abandon total et il en est de même pour la plupart d’entre eux. Le défunt Clément Mouamba qui a été premier ministre pendant 6 ans n’a pu apporter du positif à Sibiti.

A Komono, pour s’y rendre, les populations empruntent une route non goudronnée et impraticables pendant la saison des pluies, alors que Emile Ouosso est éternel ministre et a même occupé le poste des travaux publics. Sa haute responsabilité dans la franc-maçonnerie pourtant peut le servir de convaincre Sassou de moderniser Komono, mais rien!

A Mouyondzi son village, Lydia Mikolo n’a apporté que des produits détournés de la riposte contre le Covid. Un district des bosseurs qui est toujours enclavé et il est très difficile de relier les 5 districts du Grand Mouyondzi. Et que dire de Mvouti dans le Mayombe ? Martin Coussoud Mavoungou n’a rien là bas et n’y a rien apporté non plus.

Le département du Niari avec tous ses ministres a du mal à décoller et se rendre de Dolisie à Mossendjo par exemple est un parcours de combattant. Par contre, on peut facilement joindre les villages des ministres de la Cuvette. Pourtant c’est Pierre Mabiala qui a commencé avec cette folie du changement de la constitution en 2015.

Avec Sacer-infos par Stany Frank

Congo-Toussaint : la fête célébrée entre respect aux morts et mesures barrières

novembre 1, 2021

La République a honoré ses filles et fils qui ont quitté ce monde, le 1er novembre, à l’occasion de la fête de la Toussaint en dépit de l’ampleur de la pandémie de la Covid-19. Le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de la Réforme de l’État, Luc Joseph Okio, a déposé une gerbe de fleurs au nom du gouvernement au cimetière de la Tsiémé, à Talangaï, dans le sixième arrondissement de Brazzaville. 

Photos 1&2 : Le ministre Luc Joseph Okio déposant la gerbe de fleurs sur la première tombe du cimetière de la Tsiémé / Adiac

Rendre hommage à la mémoire de ses concitoyens décédés est une façon pour la République de témoigner sa reconnaissance à leur égard et de marquer sa solidarité envers tous les parents qui ont perdu, d’une manière ou d’une autre, des êtres chers. C’est à ce titre que le ministre Luc Joseph Okio a accompli ce devoir au nom du gouvernement au cimetière de la Tsiémé qui a fonctionné de 1961 à 1976.

« C’est d’abord un jour de recueillement pour nous tous, un jour de respect aussi pour tous ceux qui nous ont quittés. C’est pour cela que je viens au nom du gouvernement, rendre hommage et également constater que la politique de déguerpissement qui a été engagée par les autorités municipales se poursuit, parce que nous devons respecter cet espace qui est réservé aux morts », a déclaré le ministre après avoir déposé une gerbe de fleurs.  

Quant au fait que la cérémonie de dépôt de gerbes de fleurs a lieu à un moment particulier lié à la pandémie de la Covid-19, le ministre Luc Joseph Okio a invité la population à éviter les attroupements. « Je crois que la population respecte les mesures gouvernementales. Il nous est demandé de ne pas trop nous retrouver en groupe pour permettre le respect des mesures barrières, mais en même temps également nous encourageons la population à se faire vacciner. Parce que le meilleur moyen de lutter contre cette pandémie, c’est de se faire vacciner. En attendant, évitons les attroupements pour limiter le cas de contagion », a-t-il ajouté.

Le déguerpissement des occupants anarchiques du cimetière continue

L’administrateur de l’arrondissement 6 Talangaï, Privat Frédéric Ndéké, pour lequel le maire de la ville de Brazzaville, Dieudonné Bantsimba, a confié la mission technique, a fait savoir à la presse que l’opération de déguerpissement des occupants anarchiques du cimetière de la Tsiémé continue.

Cette opération, a-t-il indiqué, s’est faite et se fait dans plusieurs phases. La première a consisté à répertorier ceux qui habitaient ou mieux qui avaient construit à l’intérieur du cimetière. « Nous sommes passés pour leur donner le préavis, malheureusement il y a eu résistance. C’est pour cette raison que le maire avait déclenché l’opération de déguerpissement, d’où toutes les maisons construites sur ce site ont été cassées. Après cette opération, le maire a instruit la mairie de Talangaï et ses services techniques de répertorier d’autres maisons qui existent dans le périmètre du cimetière, parce que ce travail doit se faire sans dérapage pour éviter d’être poursuivi au niveau de la justice si cela n’est pas fait selon les normes », a signifié l’administrateur maire de Talangaï.

C’est pourquoi, actuellement, les services techniques de cette mairie sont en train de se mouvoir pour qu’à travers les plans de délimitation de ce cimetière, qu’ils puissent recenser les maisons qui existent à l’intérieur du périmètre du cimetière et ce sera la troisième phase qui consistera à enlever définitivement tout ce qui reste. Ainsi dit, le travail se poursuit.

Photo 3 : Les maisons cassées du fait de l’occupation anarchique / Adiac

Ambiance inhabituelle au cimetière d’Itatolo

Conformément aux mesures restrictives prises par les autorités, les Brazzavillois n’ont pas presque honoré les morts ce 1er novembre 2021. Au cimetière d’Itatolo où le ministre de l’Enseignement technique et professionnel, Ghislain Thierry Maguessa Ebome, a déposé la gerbe de fleurs, c’est un calme absolu qui y a régné. L’ambiance constatée lors des précédentes éditions n’a pas été au rendez-vous. Le marché de fortune ouvert chaque 1er novembre n’a pas non plus existé pour cette fois-ci. La plupart des tombes sont restées dans l’herbe s’apparentant à une forêt. A la place de la foule humaine habituelle, c’est plutôt les hommes en uniforme (les éléments de la force publique) qui ont pris d’assaut les entrées du cimetière d’Itatolo pour faire respecter les consignes du gouvernement.  

Avec Adiac-Congo par Bruno Okokana

Madagascar-Nomination des ministres : ces casseroles qu’ils traînent

septembre 13, 2021

Certes personne n’est saint mais quand on aspire à être ministre il faut, à l’heure des nouvelles technologies de l’information et de la communication ainsi que des réseaux sociaux, s’assurer que l’on ne traîne pas des casseroles qui vont desservir. Quelqu’un qui veut être ministre ou occuper des hautes fonctions doit déjà s’attendre à ce que l’on scrute sa vie privée car si déjà sa vie privée est loin d’être exemplaire on en déduit automatiquement ce que cette personne en fera des deniers publics, si sa vie privée est chaotique, au moindre faux pas les collaborateurs insisteront sur les fautes professionnelles. Comment les gens peuvent-ils savoir par exemple la vie privée d’une ministre, ses relations avec son conjoint et son passé sulfureux avec un personnage public devenu mari d’un autre personnage public ? Comment les gens peuvent-ils savoir le passé estudiantin d’un célèbre mari de ministre viré de l’université et d’un institut de formation de professionnel? Madagascar n’est pas si grand que cela et à ce niveau de responsabilité,  à ce niveau de vouloir avoir le pouvoir, les langues se délient et le passé ou le présent ressurgit, les archives vidéos ou sonores sortent.

Quelqu’un qui veut être ministre ou occuper des hautes fonctions doit savoir qu’avant de prétendre à cela il doit être ” clean”. Qu’il ne soit pas un mauvais contribuable qui ne paie pas ses impôts ou fait de fausses déclarations d’impôts,  qu’il n’ait pas escroqué des gens, qu’il n’ait pas été coupable de délit ou de crime.  En effet ce régime quand il procède à l’enquête de moralité se contente de vérifier l’état civil d’une personne ou ses accointances religieuses, il n’y a aucune vérification sérieuse des obligations fiscales de la personne,  aucune vérification sérieuse de l’authenticité des diplômes de la personne,  aucune vérification de la compétence et de l’intégrité de la personne.  On  nomme quelqu’un et on découvre sur les réseaux sociaux les relations adultérines de la personne,  les faux diplômes de la personne,  les fausses déclarations d’impôts de la personne.  Entre l’incompétence des autorités de nomination ou des personnes qui ont proposé les noms et la malhonnêteté de la personne nommée à penser pouvoir cacher ses ” casseroles”, c’est après coup que la vérité éclate.

Quelqu’un qui veut être ministre ou veut occuper de hautes fonctions, essentiellement pour satisfaire son  ego ou pour les avantages matériels, sait qu’il n’est pas celui qui décide des nominations et que celui qui nomme fait comme bon lui semble quitte à se tromper souvent, quitte à faire des erreurs monumentales. Certaines personnes ont du mal à se remettre des abrogations se croyant irremplaçable or dans les hautes sphères de l’Etat personne n’est irremplaçable, c’est la chute qui est difficile pour ceux qui ont pris goût et ils sont nombreux ainsi à se croire tout permis pour une once de pouvoir et à tomber bien bas dès les premiers changements. Ces personnes doivent s’attendre à ce que leurs failles dans leur vie privée deviennent publiques même si elles essaient de se montrer exemplaire,  bon père de famille, chrétien…il en est ainsi par exemple d’un actuel ministre dont on en reparlera.

Dans tous les cas, vouloir occuper un poste important,  accepter la proposition ou même vouloir être nommé exige de prendre le risque aussi que des dossiers sortent…aussi si on n’est pas clean sur le plan vie privée et vie publique il vaut mieux ne pas viser la lune car c’est encore pire que de voir sa vie et ses vices étalés sur la place publique.

Avec La Gazette de la Grande Ile

Afghanistan : les ministres talibans nommés et sourds aux manifestations

septembre 7, 2021

Les principaux ministres talibans – tous des hommes – ont été nommés et annoncés mardi. Leur chef suprême leur a demandé de respecter la charia.

Les visages des nouveaux leaders talibans, dont Mullah Abdul Ghani Baradar et Amir Khan Muttaqi, ont ete affiches dans les rues de Kaboul.
Les visages des nouveaux leaders talibans, dont Mullah Abdul Ghani Baradar et Amir Khan Muttaqi, ont été affichés dans les rues de Kaboul. © AAMIR QURESHI / AFP

Ils avaient promis un gouvernement « inclusif ». Les talibans ont annoncé mardi 7 septembre les premiers ministres qui font désormais partie leur gouvernement, dirigé par Mohammad Hassan Akhund. Un gouvernement exclusivement composé… d’hommes. Les islamistes ont nommé Abdul Ghani Baradar, le cofondateur de leur mouvement, en tant que numéro 2 de leur régime. Le mollah Yaqoub, fils du mollah Omar, sera ministre de la Défense. Sirajuddin Haqqani, le leader du réseau qui porte son nom et numéro deux des talibans, obtient le portefeuille de l’intérieur. « Le cabinet n’est pas complet », a précisé leur principal porte-parole, Zabihullah Mujahid lors d’une conférence de presse. « Nous essayerons de prendre des gens venant d’autres régions du pays », a-t-il ajouté.

Le chef suprême des talibans Hibatullah Akhundzada, dont les interventions publiques sont très rares, a aussi demandé au nouveau gouvernement afghan de faire respecter la charia, dans son premier message depuis la prise de pouvoir des islamistes il y a plus de trois semaines. « J’assure tous nos concitoyens que les gouvernants travailleront durement à faire respecter les règles islamiques et la charia dans le pays », a affirmé Hibatullah Akhundzada dans un communiqué en anglais.

Deux morts et huit blessés dans une manifestation antitalibans

Ces nominations sont intervenues après que des coups de feu en l’air ont été tirés mardi à Kaboul pour disperser une manifestation dénonçant notamment la violente répression des talibans dans le Panjshir, où un mouvement de résistance s’est dressé contre les nouveaux maîtres du pays. « Ces manifestations sont illégales tant que les bureaux du gouvernement n’ont pas ouvert et les lois pas proclamées », a commenté Zabihullah Mujahid, qui a « demandé aux médias de ne pas couvrir » ces protestations. Deux personnes ont été tuées et huit blessées par balles mardi lors d’une manifestation contre le régime taliban à Hérat, la grande ville de l’Ouest afghan.

Des centaines d’Afghans ont défilé dans la matinée dans au moins deux quartiers de Kaboul, dénonçant, outre la situation dans le Panjshir, l’ingérence du Pakistan, accusé de vouloir contrôler le pays à travers les talibans dont il est très proche. Près d’une centaine de manifestants, en majorité des femmes, se sont rassemblés devant l’ambassade du Pakistan, chantant : « Nous ne voulons pas d’un gouvernement soutenu par le Pakistan » et « Pakistan, dégage d’Afghanistan ».

Zabihullah Mudjahid a nié tout lien de son gouvernement avec le Pakistan, pourtant dénoncé de longue date par la communauté internationale et l’ancien gouvernement afghan. « Dire que le Pakistan aide les talibans, c’est de la propagande », a-t-il affirmé. « Nous ne permettons à aucun pays d’interférer » dans les affaires afghanes, a-t-il poursuivi.

Les journalistes couvrant les manifestations violentés

Le chef des puissants services de renseignements militaires pakistanais, Faiz Hameed, était ce week-end à Kaboul, où il s’est très probablement entretenu avec des responsables talibans. Plusieurs journalistes qui couvraient les manifestations ont indiqué avoir été arrêtés, molestés ou avoir eu leur matériel confisqué par ces combattants. L’Association afghane des journalistes indépendants (AIJA) a indiqué dans un communiqué que 14 journalistes, afghans et étrangers, avaient brièvement été détenus par les talibans avant d’être relâchés, ce qu’elle a « dénoncé ». Parmi les manifestants figuraient nombre de femmes, qui craignent de voir les talibans les exclure de la vie publique comme lors de leur précédent régime, entre 1996 et 2001.

« Les femmes afghanes veulent que leur pays soit libre, qu’il soit reconstruit. Nous (les Afghans) sommes fatigués », a déclaré à l’Agence France-Presse une manifestante, Sarah Fahim, originaire de Kapisa, une province du nord-est de Kaboul anciennement sous contrôle de l’armée française et voisine de celle du Panjshir. « Combien de temps cela va-t-il durer, quand nos voix seront-elles entendues ? Pourquoi la communauté internationale reste-t-elle silencieuse en voyant tant de gens se faire tuer ? » a-t-elle interrogé.

La rébellion dans le Panjshir, bastion antitalibans de longue date, est menée par le Front national de résistance (FNR) et son chef Ahmad Massoud, fils du célèbre commandant Ahmed Shah Massoud, assassiné par Al-Qaïda en 2001. Après la proclamation de la victoire dans le Panjshir, Zabihullah Mujahid, avait lancé lundi un ferme avertissement : « Quiconque tentera de créer une rébellion sera durement réprimé. Nous ne le permettrons pas. » Le FNR a toutefois affirmé tenir des « positions stratégiques » dans la vallée et « continuer » la lutte, et Ahmad Massoud, dont on ne sait s’il s’y trouve encore, a appelé chaque Afghan à « se soulever pour la dignité, la liberté et la prospérité » du pays.

Revenus au pouvoir 20 ans après en avoir été chassés par une coalition menée par les États-Unis, les islamistes sont attendus au tournant par la communauté internationale. Ils se sont aussi engagés à respecter les droits des femmes, bafoués lors de leur premier passage au pouvoir. Mais ces promesses peinent à convaincre.

Au cours d’une visite officielle au Qatar, le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, a indiqué mardi que les talibans s’étaient à nouveau engagés à laisser les Afghans « avec des documents de voyage partir librement » vers l’étranger. « Nous les attendrons sur cette question », a-t-il ajouté. « La communauté internationale tout entière attend que les talibans respectent cet engagement ». L’administration du président Joe Biden est sous pression face à des informations évoquant plusieurs centaines de personnes, dont des Américains, bloquées à l’aéroport de Mazar-i-Sharif, dans le nord de l’Afghanistan.

Avec Le Point avec AFP