Posts Tagged ‘Minusma’

Mali: arrivée des premiers Casques bleus canadiens

juin 24, 2018

Montréal – Un premier groupe de Casques bleus canadiens est arrivé au Mali dans le cadre de la mission de stabilisation des Nations unies au Mali (Minusma), a indiqué dimanche le ministère de la défense.

Ce petit groupe a pour tâche de préparer le déploiement dans les prochaines semaines du contingent canadien.

Il s’agit de « l’équipe d’activation du théâtre, dont le travail consiste notamment à préparer les sites et à coordonner le transport de l’équipement », a précisé un porte-parole du ministère, ajoutant que la mission « est planifiée d’août 2018 à juillet 2019 ».

Ottawa avait annoncé en mars sa décision de déployer pendant un an une force d’appui aérienne comprenant deux hélicoptères Chinook pour les évacuations médicales et le transport ainsi que 4 hélicoptères armés Griffon et un contingent d’environ 250 militaires.

Le premier groupe a été accompagné par le chef d’état-major canadien, le général Jonathan Vance, qui avait eu la veille des entretiens à Bamako, ont indiqué des médias canadiens.

Déployée en 2013, la Minusma, qui compte environ 12.500 militaires et policiers, est actuellement la mission de maintien de la paix de l’ONU la plus coûteuse en vies humaines.

Elle a perdu plus de 160 Casques bleus, dont plus de 100 dans des actes hostiles, soit plus de la moitié des soldats de l’ONU tués sur cette période dans le monde.

Romandie.com avec(©AFP / 24 juin 2018 15h59)                                                        

Mali: tirs d’obus vers des camps de l’armée et l’ONU à Tombouctou, pas de victime

avril 22, 2018

Bamako – « Des terroristes » ont tiré dimanche des obus vers des camps de l’armée malienne et de l’ONU (Minusma) à Tombouctou (nord-ouest) sans faire de victime, a appris l’AFP de sources de sécurité maliennes et onusienne.

« Des obus ont été tirés par les terroristes vers le camp de l’armée malienne à Tombouctou sans dégâts visibles », a affirmé à l’AFP une source militaire malienne.

L’information a été confirmée par une source policière. « Ce sont des tirs indirects venant de la direction de la localité de Goundam (près de Tombouctou) et qui n’ont pas causé de dégâts », a-t-elle dit.

Ce sont au total quatre obus qui ont été tirés, a indiqué à l’AFP une source de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma) à Tombouctou.

« Au moins deux des obus ont été lancés dans les environs de la Minusma à Tombouctou sans faire de victime », a précisé une source de la Minusma dans cette ville.

Cette nouvelle attaque survient après celle menée le 14 avril à Tombouctou contre le camp de la force française Barkhane et de la Minusma.

Cette attaque a coûté la vie à un Casque bleu burkinabè, et a blessé sept soldats de l’ONU, sept militaires français et deux civils maliens.

Elle a été revendiquée vendredi par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, formé en 2017, et dirigé par le chef islamiste touareg malien Iyad Ag Ghaly.

Par ailleurs, le groupe Etat islamique dans le grand Sahara (EIGS) a revendiqué dimanche « la mort de l’officier Youssouf Ag Noch dit Ahallachoch du Groupe d’autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia, pro-Bamako) le 15 avril 2018 à Gossi » (région de Tombouctou) dans un communiqué.

La mairie et les services de sécurité de Gossi avaient le 15 avril annoncé l’assassinat de ce combattant du Gatia par deux hommes armés à moto.

L’EIGS, basé à la frontière entre le Mali et le Burkina Faso, est dirigé par Adnane Abou Walid Sahraoui, un transfuge d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Présents sur la frontière entre le Mali et le Niger, le GATIA et le MSA (Mouvement pour le salut de l’Azawad, issu de l’ex-rébellion) participent à des opérations de sécurisation aux côtés de la force française Barkhane et de l’armée malienne.

Les tirs d’obus dimanche à Tombouctou surviennent au lendemain de l’annonce par l’armée malienne qu’elle a « neutralisé » vendredi 15 « terroristes » dans le centre du Mali. Un soldat a été tué et deux blessés dans cette opération.

Le nord du Mali est tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda.

Ces groupes en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement en janvier 2013 d’une intervention militaire française.

Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes, française et internationales, régulièrement visées par des attaques meurtrières, malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes, dont l’application accumule les retards.

Romandie.com avec(©AFP / 22 avril 2018 21h10)                                            

Attaque Tombouctou: sept blessés français, une quinzaine d’assaillants tués

avril 15, 2018

Des Casques bleus à proximité de l’aéroport de Tombouctou, dans le nord du Mali, le 4 février 2016 / © AFP/Archives / SÉBASTIEN RIEUSSEC

Sept soldats français ont été blessés dans l’attaque qui a visé samedi les camps de la Minusma et de la force française Barkhane à Tombouctou, dans le nord du Mali, au cours de laquelle « une quinzaine » d’assaillants ont été tués, a annoncé dimanche à l’AFP l’état-major français.

L’assaut a fait au moins un mort et une dizaine de blessés parmi les Casques bleus, selon la mission de l’ONU au Mali (Minusma). Un premier bilan donné par les autorités maliennes avait fait état d' »une dizaine de blessés » parmi les troupes françaises.

« Je déplore la mort d’un Casque bleu et plusieurs blessés suite à une attaque contre à selon rapports préliminaires. Toutes mes condoléances et mon entier soutien aux collègues. Notre détermination à soutenir la paix au reste inébranlable », a réagi dimanche sur Twitter le chef du département des opérations de maintien de la paix de l’ONU, Jean-Pierre Lacroix.

« Cette attaque sournoise a été contrée, l’objectif de provoquer le plus de dégâts possible a échoué », a dit le porte-parole de l’état-major français, le colonel Patrik Steiger. « Au moins une quinzaine (d’assaillants) ont été tués », dont certains à l’extérieur de l’enceinte du camp.

« Des tirs indirects de roquettes ou de mortier ont été suivis par l’explosion successive de trois véhicules piégés. Des assaillants ont réussi à entrer, dont certains déguisés en Casques bleus pour semer la confusion », a-t-il ajouté, soulignant qu' »aucun tir fratricide n’a eu lieu ».

Le ministère malien de la Sécurité avait évoqué la veille deux véhicules piégés, l’un aux couleurs des Forces armées maliennes (Fama) et l’autre portant le sigle « UN » des Nations unies. Le premier « a explosé », tandis que le second « a pu être immobilisé ».

En réaction à l’assaut, quatre avions Mirage 2000 ont été envoyés samedi depuis la base française de Niamey, au Niger, ainsi que deux hélicoptères Tigre et trois Caïman avec des commandos à leur bord, « pour contribuer à la reprise complète du contrôle » du camp et « sécuriser la piste de l’aéroport (jouxtant le camp, NDLR) afin de permettre l’évacuation sanitaire des blessés », a précisé le colonel Steiger.

« Au petit matin, la situation était stabilisée », a-t-il ajouté.

Les sept militaires français blessés ont pu être évacués vers la base de Gao.

Depuis 2013, les groupes jihadistes ont été dispersés et en grande partie chassés du nord du Mali, mais des zones entières du pays échappent toujours au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU (Minusma), régulièrement visées par des attaques.

Depuis 2015, ces attaques se sont étendues dans le centre et dans le sud du Mali et le phénomène déborde sur les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger.

Romandie.com avec(©AFP / 15 avril 2018 15h27)                

Mali: hélicoptères et soldats canadiens pour la Minusma

mars 19, 2018

Des soldats de la Minusma pendant une opération à Bamako en juillet 2017 / © AFP/Archives / MICHELE CATTANI

Le gouvernement canadien, après des mois d’atermoiements, a opté lundi pour le déploiement d’une force d’appui aérien à la mission de paix des Nations unies au Mali (Minusma), avec un contingent de Casques bleus pour moitié composé de femmes.

Pendant un an, la force opérationnelle comprendra deux hélicoptères Chinook de transport et de logistique et quatre hélicoptères Griffon « pour assurer une escorte et une protection armées », a indiqué le ministre de la Défense, Harjit Sajjan.

La date du déploiement sera fixée après consultations avec l’Onu, a dit M. Sajjan lors d’une conférence de presse à Ottawa avec Chrystia Freeland, ministre des Affaires étrangères. Il aura lieu d’ici l’automne, avait assuré à l’AFP vendredi une source gouvernementale.

En accompagnement de ces hélicoptères sur le terrain, un contingent de militaires canadiens sera déployé à parité entre hommes et femmes.

Le Canada avait exprimé en novembre sa volonté de mobiliser 200 soldats pour des missions de maintien de la paix en favorisant la présence féminine au sein des Casques bleus.

« Une de nos priorités est d’augmenter la participation des femmes » dans les opérations de maintien de la paix, a déclaré Chrystia Freeland.

Le contingent serait donc ramené au tiers des 600 militaires que le Premier ministre Justin Trudeau avait promis de déployer peu de temps après son arrivée au pouvoir, à l’automne 2015.

Il a néanmoins réitéré son intention d’atteindre cet objectif à terme à travers une série « d’engagements conjoints » dans plusieurs pays.

Créée en 2013, la Minusma compte environ 12.000 Casques bleus et plus de 150 d’entre-eux ont été tués dans le cadre des opérations au Mali, ce qui en fait actuellement la mission de maintien de la paix de l’ONU la plus dangereuse dans le monde.

Le déploiement au Mali sera la première mission de paix des Forces armées canadiennes en Afrique depuis celle qui avait avorté lors du génocide au Rwanda en 1994.

– Prudence –

« Nous avons été prudents dans notre décision d’entreprendre cette mission (…) et nous entendons prendre le temps de bien réfléchir » pour planifier ce déploiement. « La vie de chaque Canadien est précieuse », a insisté Mme Freeland.

Le nord du Mali, où des attaques jihadistes se poursuivent, était tombé au printemps 2012 sous la coupe de groupes liés à Al-Qaïda. Ces groupes ont été en grande partie chassés par une opération militaire française lancée en janvier 2013.

Mais des zones entières du pays échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et de la Minusma, régulièrement visées par des attaques, malgré la signature en mi-2015 d’un accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes.

Les groupes jihadistes ont depuis étendu leurs attaques au centre et le sud du Mali et le phénomène gagne les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger.

En riposte, le Mali, ainsi que le Tchad, le Burkina Faso, le Niger et la Mauritanie, réunis au sein de l’organisation régionale G5 Sahel, ont lancé novembre une nouvelle force conjointe, qui doit monter en puissance pour atteindre au moins 5.000 hommes d’ici le printemps.

En parallèle, 4.000 militaires français combattent les jihadistes au Mali.

Le Canada ne compte actuellement qu’une vingtaine de Casques bleus dans le monde, lui qui avait été à l’origine des missions de maintien de la paix lors de la crise de Suez dans les années 1950.

Depuis son arrivée au pouvoir, le Premier ministre Justin Trudeau s’est fixé comme objectif d’avoir un siège au Conseil de sécurité de l’ONU en 2021.

(©AFP / 19 mars 2018 18h05)

Mali: au moins 3 Casques bleus tués dans une attaque

septembre 24, 2017

Soldats de la Mission des Nations unies au Mali (Minusma) en opération prés de Tombouctou, le 19 septembre 2016. / © AFP / SEBASTIEN RIEUSSEC

Au moins trois Casques bleus de l’ONU au Mali ont été tués dimanche dans une attaque à l’engin explosif contre leur convoi dans le nord du pays, a-t-on annoncé de sources concordantes.

La Mission des Nations unies au Mali (Minusma) a annoncé dans un communiqué un « premier bilan » de trois morts et cinq blessés graves dans cette attaque lancée vers 07H00 GMT, contre « un convoi sur l’axe Anefis-Gao », qu’ils escortaient.

L’armée bangladaise a annoncé à Dacca que les Casques bleus appartenaient à son contingent au sein de la Minusma, faisant état d’un bilan de trois morts et quatre blessés. Elle a souligné dans un communiqué que ses Casques bleus au Mali avaient repoussé une autre attaque samedi.

Ce contingent, le deuxième en nombre de la force de l’ONU, compte quelque 1.500 militaires et environ 180 policiers, sur un effectif total d’environ 12.500 militaires et policiers.

« Une mine a touché nos soldats de la paix », a réagi dans un communiqué le chef de la composante militaire de la Minusma, le général Jean-Paul Deconinck, dénonçant « un ennemi commun aux soldats et aux civils ».

Le numéro deux de la Minusma, Koen Davidse, cité dans le communiqué de l’ONU, a condamné l’attaque, réitérant « avec force l’engagement de la Minusma auprès du gouvernement du Mali et des mouvements signataires dans leurs efforts de mise en oeuvre de l’accord de paix » de 2015.

L’attaque n’a pas été revendiquée. Une autre cette semaine, visant la Minusma à Kidal (nord-est) le 20 septembre et qui a causé d’importants dégâts matériels, avait été revendiquée par la principale alliance jihadiste du Sahel, liée à Al-Qaïda.

Le 5 septembre, deux Casques bleus de la Minusma avaient été tués et deux grièvement blessés dans une attaque similaire au passage de leur véhicule, qui faisait partie d’un convoi logistique dans le nord-est du Mali.

Déployée depuis juillet 2013, la Minusma est la mission de maintien de la paix de l’ONU la plus coûteuse en vies humaines depuis la Somalie (1993-1995), avec plus de 80 Casques bleus tués en opération.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda à la faveur de la déroute de l’armée face à la rébellion à dominante touareg, d’abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée.

Ces groupes en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement en janvier 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire internationale, qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes et étrangères, régulièrement visées par des attaques meurtrières, malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes, dont l’application accumule les retards.

Romandie.com avec(©AFP / 24 septembre 2017 17h23)                

Mali: deux Casques bleus meurent dans un crash d’hélicoptère

juillet 26, 2017

Un équipage allemand près de son hélicoptère, à l’aéroport de Gao au Mali, le 25 juillet 2017 / © AFP/Archives / SOULEMAIN AG ANARA

Deux Casques bleus sont morts mercredi dans le crash vraisemblablement accidentel de leur hélicoptère dans le nord du Mali, ont annoncé les Nations unies, alors que de nouveaux affrontements ont été signalés dans ce pays particulièrement instable du Sahel.

L’hélicoptère faisait partie du contingent allemand de la Mission des Nations unies au Mali (Minusma), selon des responsables de l’ONU.

Le gouvernement allemand devait donner une conférence de presse mercredi soir à Berlin.

« Le représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies au Mali et chef de la Minusma, M. Mahamat Saleh Annadif, annonce avec consternation la survenue d’un crash d’hélicoptère de la mission onusienne aujourd’hui mercredi 26 juillet 2017, en début d’après-midi au sud de Tabankort dans la région de Gao », a indiqué la Minusma dans un communiqué.

« L’hélicoptère avait à son bord deux Casques bleus constituant l’équipage et qui, malheureusement sont tous décédés », poursuit le texte.

« Les indications préliminaires font état d’une défaillance technique. Les enquêtes ouvertes détermineront les circonstances exactes du crash », ajoute la Minusma.

« Nous sommes bouleversés par ce crash, je saisis cette opportunité pour présenter mes sincères condoléances aux familles des disparus », a déclaré M. Annadif, cité dans le communiqué. M. Annadif a également salué le « sacrifice suprême consenti par ces soldats de la paix ».

A New York, au siège de l’ONU, un porte-parole, Farhan Haq, a expliqué que l’hélicoptère s’était écrasé alors qu’il « surveillait des affrontements au sol ».

En mars 2015, deux militaires néerlandais de la Minusma avaient déjà péri dans un accident d’hélicoptère, également près de Gao.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Ces groupes ont été en grande partie chassés par une opération militaire internationale lancée en janvier 2013, à l’initiative de la France, qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières du pays échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et de la Minusma (forte de 12.000 hommes), régulièrement visées par des attaques, malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes.

Depuis 2015, ces attaques se sont étendues au centre et au sud du Mali et le phénomène gagne les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger.

De violents affrontements entre groupes armés ont été signalés mercredi dans la région de Kidal (nord), à plusieurs centaines de kilomètres du lieu du crash de l’hélicoptère allemand.

Ces combats ont opposé le Groupe d’autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia, progouvernemental) et la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, ex-rébellion à dominante touareg), qui sont pourtant signataires de l’accord de paix, selon une source militaire au sein de la mission de l’ONU.

« Il y a eu de nombreuses victimes et des prisonniers », a ajouté cette source, en soulignant qu’il s’agissait d’une « nouvelle violation du cessez-le-feu ».

Les belligérants, interrogés séparément par l’AFP, se sont rejeté la responsabilité de la reprise des hostilités.

L’armée allemande a renforcé depuis le début de l’année sa présence au Mali, avec l’arrivée de huit hélicoptères et de plusieurs centaines d’hommes, une décision emblématique de la montée en puissance européenne que la France appelle de ses vœux en Afrique.

Le contingent allemand de la Minusma, qui compte actuellement 639 membres, constitue le plus gros déploiement de la Bundeswehr à l’étranger.

Les quatre hélicoptères de combat Tigre ont pour fonction d’assurer la sécurité rapprochée des troupes et de participer à des missions de reconnaissance, au côté de blindés légers et de drones allemands.

Par ailleurs, début juillet, les dirigeants des pays du G5 Sahel (Mali, Tchad, Mauritanie, Burkina Faso et Niger), aiguillonnés par la France, ont acté la constitution d’une force antijihadiste conjointe et débloqué des fonds pour commencer son déploiement en septembre-octobre.

Déployée dans un premier temps aux confins du Mali, du Burkina Faso et du Niger, avec un effectif initial de 5.000 hommes, la nouvelle force s’ajoutera aux troupes de l’opération Barkhane et de la Minusma.

Romandie.com avec(©AFP / 26 juillet 2017 22h53)                

Le Tchad menace de retirer ses troupes des opérations de la Minusma et du G5 Sahel

juin 25, 2017

Le président tchadien Idriss Deby Itno au palais présidentiel de N’Djamena le 20 avril 2016. © Andrew Harnik/AP/SIPA

Le Tchad « sera dans l’obligation de se retirer » des opérations militaires en Afrique « si rien n’est fait » pour aider financièrement le pays qui traverse une sévère crise économique et sociale, a assuré dimanche le président tchadien Idriss Déby Itno.

« Nous n’avons pas du tout été soutenu sur le plan financier, économique. Si rien n’est fait, si ça continue, le Tchad sera dans l’obligation de se retirer » des opérations extérieures sur le continent, a expliqué le président dans un entretien à RFI, TV5 Monde, et le quotidien Le Monde.

« Nous ne pouvons pas continuer à être partout »

Au Mali, le Tchad forme le troisième contingent le plus important de la Mission des Nations unies au Mali (Minusma), avec 1.390 hommes. Par ailleurs, 2.000 soldats tchadiens sont engagés dans la Force multinationale mixte, créée en 2015 conjointement par le Niger, le Nigeria, le Tchad et le Cameroun, pour combattre le groupe islamiste nigérian Boko Haram.

« Nous ne pouvons pas continuer à être partout, au Niger, au Cameroun, au Mali. Tout cela coûte excessivement cher », a-t-il continué.

Concernant la formation de la force conjointe du G5 Sahel, le président tchadien a exprimé sa réticence quant à une participation tchadienne, arguant ne pas pouvoir « avoir 1.400 hommes au Mali (…) et dans le même temps avoir 2.000 soldats dans le G5 Sahel ».

« On ne peut pas faire les deux à la fois, être dans le G5 Sahel et en même temps dans une autre mission sur le même théâtre », a expliqué le chef de l’Etat, au pouvoir depuis 1990.

« Nous sommes arrivés au bout de nos limites »

En février à Bamako, les chefs d’Etat du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad), avaient annoncé la création d’une force militaire conjointe visant à enrayer l’expansion des groupes jihadistes dans la région.

Une résolution saluant le déploiement de cette force a été adoptée mercredi au Conseil de Sécurité des Nations Unies.

« Je suis absolument certain que les Tchadiens sont déçus. Ils estiment que le Tchad en a trop fait, qu’il doit se retirer. Nous sommes arrivés au bout de nos limites », a indiqué M. Déby.

« L’année 2018 va être une année déterminante. Fin 2017, début 2018, si cette situation devait perdurer, le Tchad ne serait plus en mesure de garder autant de soldats à l’extérieur de son territoire », a-t-il assuré.

Le Tchad est depuis plusieurs années en proie à une sévère crise économique et sociale, aggravée par la faiblesse des cours du pétrole.

Jeuneafrique.com avec AFP

Mali: 2 Casques bleus tués dans une attaque dans le Nord

mai 23, 2017

Bamako – Deux Casques bleus ont été tués au Mali et un troisième blessé mardi dans une embuscade tendue aux environs d’Aguelhok (nord-est), près de la frontière algérienne, a annoncé la Mission des Nations unies (Minusma).

Ils effectuaient une patrouille à pied vers 06H30 GMT à 5 km d’Aguelhok, a précisé la force de l’ONU dans un communiqué, sans révéler leur nationalité. Une source militaire au sein de la force de l’ONU a affirmé à l’AFP qu’ils appartenaient au contingent tchadien.

« Cette attaque s’ajoute à une vague de violences qui, au cours des dernières semaines, a ciblé sans distinction les populations civiles, les forces armées maliennes et les forces internationales », a souligné le chef de la Minusma, Mahamat Saleh Annadif, cité dans le texte.

« Ces violences ne visent qu’à ébranler les efforts du camp de la paix pour ramener la stabilité et l’unité au Mali », a-t-il estimé, réaffirmant le soutien de la Minusma aux « efforts du gouvernement malien et des autres parties signataires ainsi que du peuple du Mali dans la mise en oeuvre de l’accord » de paix.

Un Casque bleu libérien avait été tué le 3 mai dans une attaque contre le camp de la force de l’ONU à Tombouctou (nord-ouest).

Cette attaque, comme la plupart de celles perpétrées ces dernières semaines au Mali, avait été revendiquée par le « Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans », alliance jihadiste récemment créée, sous le commandement du chef islamiste touareg malien Iyad Ag Ghaly.

Déployée depuis juillet 2013, la Minusma est la mission de maintien de la paix de l’ONU la plus coûteuse en vies humaines depuis la Somalie en 1993-1995, avec plus de 70 Casques bleus tués en opération.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda à la faveur de la déroute de l’armée face à la rébellion, d’abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée.

Ces groupes en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement en 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire internationale, qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes et étrangères, régulièrement visées par des attaques meurtrières, malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes, dont l’application accumule les retards.

Le nouveau président français, Emmanuel Macron, a exhorté le 19 mai toutes les parties prenantes et les pays voisins à « accélérer » le processus de paix, lors d’une visite de la base militaire française de Gao, principale ville du nord du pays.

« On sait où sont les difficultés principales et ce que nous devons faire. Faisons-le sans barguigner », a-t-il lancé, en présence de son homologue malien Ibrahim Boubacar Keïta.

A l’approche du deuxième anniversaire de cette signature, les progrès « ont jusqu’à présent été inégaux et nombre de dispositions importantes de l’accord, y compris des mesures prises à titre provisoire essentielles d’ordre politique et sécuritaire, ne sont toujours pas appliquées », regrette le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, dans son dernier rapport trimestriel sur le Mali.

Romandie.com avec(©AFP / 23 mai 2017 17h35)                                            

Mali/attaque contre l’ONU à Tombouctou: un mort non identifié,9 Casques bleus blessés

mai 3, 2017

Bamako – Une personne non identifiée a été tuée et neuf Casques bleus ont été blessés mercredi à Tombouctou, dans le nord du Mali, dans l’attaque au mortier d’un camp de la Mission des Nations unies dans le pays (Minusma), a annoncé l’ONU.

Cette « attaque aux mortiers ou roquettes » a visé peu après 13H00 (locales et GMT) le camp de la Minusma à Tombouctou, dit « Super Camp », explique la mission onusienne dans un communiqué diffusé mercredi après-midi.

« Selon les rapports préliminaires, six obus y ont atterri. Le bilan provisoire est de neuf blessés parmi les Casques bleus », dont « quatre grièvement », qui étaient en cours d’évacuation sur Bamako, la capitale. « L’attaque a fait un mort dont l’identification est en cours », affirme l’ONU.

« Des dégâts matériels ont également été causés, dont l’ampleur sera établie ultérieurement. Aucun personnel civil n’a été affecté », précise la Minusma.

Elle ne fournit aucune indication sur les nationalités des Casques bleus blessés. Ces derniers comprennent des Libériens et un Suédois, selon les armées libérienne et suédoise ayant évoqué l’attaque à Monrovia et à Stockholm.

« Notre base à Tombouctou, au Mali, a été frappée par des roquettes. Il y a eu plusieurs blessés et d’autres dégâts. Nous enquêtons sur le sujet », a déclaré un porte-parole de l’armée libérienne, Prince C. Johnson, à l’AFP à Monrovia, sans plus de détails.

A Stockholm, l’armée suédoise a diffusé un bref communiqué indiquant qu’un soldat suédois a été légèrement blessé dans une attaque contre un camp abritant son contingent dans le sud de Tombouctou.

Le blessé était pris en charge par l’unité médicale suédoise, et lors de l’attaque, « plusieurs explosions puissantes » se sont produites, a-t-elle affirmé, précisant ne pas disposer de plus de détails.

Selon le communiqué de la Minusma, la force de l’ONU « a renforcé la protection du camp et a déployé des moyens aériens de reconnaissance pour identifier la zone où les tirs ont été lancés ».

La Minusma « condamne dans les termes les plus vigoureux cette attaque lâche et ignoble contre son camp et son personnel. Elle appelle au déploiement de tous les efforts pour identifier les responsables de cette attaque terroriste et les traduire en justice ».

Déployée depuis juillet 2013, la Minusma est la mission de maintien de la paix de l’ONU la plus coûteuse en vies humaines depuis la Somalie en 1993-1995, avec plus de 70 Casques bleus tués en opération.

L’attaque contre son camp à Tombouctou survient au lendemain d’un assaut contre l’armée malienne dans la région de Ségou, dans le centre du pays, ayant fait neuf morts et cinq blessés parmi les soldats maliens selon un bilan du gouvernement.

Les militaires maliens étaient « une mission de ravitaillement » qui est « tombée dans une embuscade entre Dogofri et Nampala » mardi.

Le gouvernement malien a dénoncé un « acte lâche et barbare » et réaffirmé sa détermination à lutter « contre le terrorisme ».

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Ces groupes en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement en 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire internationale, qui se poursuit actuellement avec notamment la force française Barkhane et la Minusma.

Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes et étrangères, régulièrement visées par des attaques meurtrières.

Romandie.com avec(©AFP / 03 mai 2017 20h19)                                            

Mali: un Casque bleu togolais et 2 civils tués, 7 Casques bleus blessés dans une attaque

novembre 6, 2016

Bamako – Un Casque bleu togolais et deux civils ont été tués dimanche dans l’attaque d’un convoi de Casques bleus près de Douentza, dans le centre du Mali, a annoncé la Mission de maintien de la paix de l’ONU au Mali (Minusma).

Sept casques bleus togolais ont été blessés, dont trois grièvement, a ajouté dans un communiqué la Minusma, qui est forte de 11.000 hommes dans le pays. Le Casque bleu togolais tué a succombé à ses blessures.

Une mine ou un engin explosif artisanal (IED) a explosé au passage d’un convoi des Casques bleus. L’explosion, qui a eu lieu vers 10H30 locales, a été suivie par des tirs des assaillants à 45 km au nord de la ville de Douentza, dans la région de Mopti, précise le texte.

Une enquête de la gendarmerie malienne sera ouverte sur la présence de civils qui suivaient le convoi des Casques bleus au moment de l’attaque, selon le communiqué.

La Minusma condamne dans les termes les plus fermes cette attaque lâche et ignoble et appelle à déployer tous les efforts nécessaires pour en identifier les responsables et les traduire en justice. La Minusma réitère sa détermination à continuer son appui au Mali et son peuple conformément à son mandat, ajoute le texte.

Par ailleurs, dans la région de Tombouctou, des hommes armés ont attaqué dans la nuit de samedi à dimanche un camp de l’armée malienne, brûlant et emportant du matériel militaire, selon des sources locale et sécuritaire.

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a appelé dimanche le président malien Ibrahim Boubacar Keïta à prendre les initiatives nécessaires pour faire avancer la paix dans le nord du Mali, toujours instable.

Malgré l’intervention militaire internationale en cours depuis 2013, qui avait chassé les groupes jihadistes qui avaient pris le contrôle du nord du Mali en 2012, ceux-ci restent actifs, des zones entières échappant encore au contrôle des forces maliennes et de l’ONU.

Romandie.com avec(©AFP / 06 novembre 2016 21h00)