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Côte d ‘ Ivoire : Le commerce des notes bat son plein à la veille des examens scolaires

mai 12, 2013
Le commerce des notes, un phénomène parmi tant d’autres qui minent l’école ivoirienne, bat son plein dans les différents établissements scolaires du pays à la veille des examens à grand tirage qui démarrent le 28 mai prochain.
Dans la ville de Man, située à près de 600 km à l’Ouest d’Abidjan, le phénomène de la vente des notes, bien que soigneusement évité par tous les responsables d’établissement n’en demeure pas moins un fléau sans cesse grandissant et toujours d’actualité dans le milieu scolaire.

La plupart des acteurs du système éducatif de cette localité ont affirmé en avoir entendu parler. Germain Gueu, élève au Collège moderne reconnait l’existence du phénomène mais assure qu’il a été enrayé dans son établissement. Kémi Soumahoro, son voisin de quartier, qui fréquente le Collège Blon, confirme également l’existence de ce ‘’commerce étrange », cependant, il s’empresse de le dénoncer.

‘’La menace est bien réelle », renchérit Mariam Camara de la même école, saluant les conseils de certains de ses enseignants, l’invitant à se mettre à l’écart de cette pratique qui « impacte négativement la ‘’qualité de la formation du système scolaire ivoirien ».

Tenter de connaitre les tarifs de ce ‘’commerce des notes », relève du mystère. Fatim Blon avance avec dégoût que même avec 500 fcfa le miracle peut s’opérer, puisque, explique-t-elle, la vente est faite souvent à la criée.

Il n’est pas rare de voir un élève absentéiste notoire décrocher 15 de moyenne à la fin de l’année au grand dam des responsables, qui pour certains comme le Directeur des études du Collège Pascal Gue assure n’avoir jamais entendu parler du phénomène, alors que Alifa N’gorsu du Collège Blon indique s’employer à l’enrayer sans pourtant l’admettre.

L’existence d’une omerta autour de ce commerce florissant est brisée par le témoignage de M. Tia, enseignant de philosophie qui révèle avoir reçu la visite d’une élève qui s’est dite ‘’prête à tout » pour avoir la moyenne.

Pascal Konan, en classe de 4eme dans un établissement privé de Man, avoue avoir été approché par son professeur de mathématiques.

‘’Il m’a dit de contacter mes amis au cas où ils voudraient qu’il les arrange », dit-il. A la question de savoir combien l’enseignant demande, M. Konan répond, ‘’ça dépend, cela varie entre 5000 fcfa et 10000 fcfa ».

Parfois, révèle-t-il ‘’l’enseignant demande qui veut être premier ou première de sa matière ? ».

Selon lui, un enseignant aurait même réprimandé un élève pour n’avoir pas été assez ‘’reconnaissant » envers lui après qu’il l’ait ‘’arrangé », l’année précédente.

Du côté des inspecteurs d’orientation, Ferdinand Konan N’goran, assure que les moyennes des élèves sont ‘’scrutées et investiguées » à la loupe et font l’objet de vérification dès qu’une évolution semble ‘’suspecte ».

Il avoue néanmoins que le phénomène demeure très subtil et qu’il est très difficile, voire impossible de se trouver face au flagrant délit.

‘’La solution reste donc la dénonciation, or la solidarité semble de mise d’une part entre les élèves et d’autre part entre les indélicats enseignants », estime M. N’goran.

Quant aux causes, elles semblent être liées certes au goût des élèves pour la facilité mais aussi et surtout au dénuement et à la pauvreté dans lesquels baignent les enseignants, surtout ceux du privé qui sont pour la plupart des bénévoles diplômés mais chômeurs qui perçoivent seulement 1000FCFA par heure de cours.

Cette situation est d’autant plus vraie qu’aux dires de M. Tia, le phénomène a pris de l’ampleur au cours des années de crise pendant lesquelles les élèves cotisaient pour payer les enseignants bénévoles.

‘’Les habitudes ayant la peau dure, c’est peut être cette sorte de racket qui survit après la crise et qui gangrène l’école à l’Ouest » souligne-t-il.

Le district des montagnes (Man) occupe ces dernières années la queue du rang des résultats scolaires nationaux.

La langue vivante 2, (l’Allemand ou l’Espagnole), ou le Latin, a été tirée vendredi au sort comme épreuve complémentaire obligatoire pour l’examen du Brévet d’étude du premier cycle (BEPC) dont les épreuves écrites sont prévues du 11 au 12 juin prochain.

A cette occasion, tous les acteurs du système scolaire ivoirien ont été invités par la ministre de l’éducation nationale et de l’enseignement technique, Kandia Kamissoko Camara au sens de la « responsabilité, à l’observation stricte et ferme des valeurs que sont l’équité, l’égalité de chance pour tous les candidats en luttant contre la tricherie ».

Le calendrier des examens scolaires a été validé mercredi dernier par le Gouvernement, à l’issue d’un Conseil des ministres.

Les épreuves écrites du Certificat d’étude primaire élémentaire (CEPE) sont prévues le 28 mai prochain. Cet examen enregistre 448 275 candidats qui seront répartis dans 1760 centres sur l’ensemble du territoire national.

S’agissant du Brevet d’étude du premier cycle (BEPC), les épreuves orales sont prévues du 4 au 7 juin tandis que les épreuves écrites suivront du 11 au 12 du même mois. Cette année, ils sont 308 827 candidats qui iront à l’assaut de ce Brevet dans 311 centres.

Les épreuves orales du baccalauréat, programmées du 11 au 21 juin seront suivies des épreuves écrites du 25 au 28 juin. Ils sont 215 369 candidats au baccalauréat pour 750 centres d’examens.

Le système scolaire ivoirien a été constamment perturbé cette année par plusieurs grèves des enseignants qui revendiquent de meilleures conditions de vie et de travail, faisant craindre une année blanche.

APA- Man (Côte d’Ivoire)

Hommage au Pape Jean-Paul II à l’occasion de sa béatification: 1er mai 2011

mai 1, 2011

Jean-Paul II a franchi le palier des bienheureux. Celui de sa béatification, célébrée à la Cité du Vatican, Place Saint-Perre, le dimanche 1er mai 2011, premier jour du mois marial de sa dévotion à la Sainte Vierge où l’onde de son âme produit des ondulations dans l’océan de l’Histoire pour atteindre les cœurs jusqu’aux confins des rivages de la Terre. L’Église, la grande famille des chrétiens, est en fête, à travers, le monde pour accueillir ce grand événement.

Né le 18 mai 1920, à Wadowice en Pologne, mort le 2 avril 2005, à Rome, Karol Wojtyla, archevêque de Cracovie en 1964, devenait en octobre 1978, à l’âge de 58 ans, le premier pape non italien depuis Adrien VI. Le nouveau chef du Vatican, chef de tous les chrétiens du monde, « Lolek » comme aimait l’appeler sa mère dans sa bourgade natale était plein de ferveur religieuse malgré sa belle prestance qui attirait les filles, mais c’est plutôt la voie du sarerdoce royal qui l’emporta vers le sommet de la destinée de sa vie.

Homme d’action et de prière. Durant les 26 ans de sa papauté il avait béni tous les continents pour avoir visité 131 pays. Il rencontra, à cette occasion, à la vitesse et à la force de son charisme, de lointains fidèles, de toutes les couleurs, de toutes langues créant une relation étroite entre les peuples, contribuant et participant ainsi à la chute du Mur de Berlin, sermonnant les dictatures, tendant les mains aux opprimés, aux enfants, aux esclaves, aux femmes martyrisées, aux prisonniers, aux malades pour qu’ils se redressent, se libèrent et vivent. Il avait légué à la postérité un noble leitmotiv de courage: »N’ayez pas peur. »

Pèlerin de la foi, en ce jour solennel, sous un soleil d’espoir, de sa béatification par son successeur Benoit XVI où plus d’un million de pélerins sont venus lui rendre la révérence en agitant des drapeaux de sa chère Pologne; il avait découvert d’autres réservoirs de foi en Amérique et en Afrique mais aussi en Asie où ses pas de pasteur universel le conduisirent pour porter le rayonnement de la parole de Dieu dans cette partie du monde. Cet infatigable disciple du Christ avait parcouru avec un emploi du temps chargé de seize heures, par jour, à faire des accumulations de discours, à prendre des bains de foule, à procéder à des célébrations.

Athlète de l’évangile, il avait porté la parole de Dieu aux frontières de la chrétienté en sa qualité de grand missionnaire du temps moderne ayant brisé les silences pour dynamiser le mouvement en soulevant les foules dans les stades, embrassant la terre des pays visités dans sa silhouette splendide, tout en créant une grande harmonie et communion de chair et d’esprit faisant de lui, le Pape le plus populaire que l’humanité n’avait jamais connu.

Philosophe, il avait embrassé durant sa vie les notions de pardon des offenses, de l’amour de nos ennemis ainsi que de liberté car selon lui : « La vraie liberté, la seule liberté est celle de vivre la vérité de ce que nous sommes, devant Dieu ».

Messager de l’espoir, il avait prêché les Journées mondiales de la jeunesse de l’Église pour livrer son message d’espérance à cette couche sociale. Cette rencontre de grande fraternité symbolisait le triomphe de la foi, ressuscitant la ferveur des jeunes croyants en de véritables fêtes populaires où les lieux de cultes étaient transformés en cathédrales à ciel ouvert.

Diplomate de Dieu, durant son apostolat, il avait reçu les petits et les grands chefs d’État jusqu’au maître du monde. Il réussissait à faire disparaître les querelles de chapelle. Car chacun, selon sa dimension, s’inclinait pour le grand respect de sa dignité et de sa sainteté, le Pape Jean-Paul II.

Colosse au cœur d’or, victime d’un attentat, le 13 mai 1981 et enclin au pardon, le 28 décembre 1983, il avait rencontré en tête-à-tête, dans la cellule d’une prison romaine, Mehmet Ali Agça qui avait voulu le tuer, en disant : « C’est un frère à qui j’ai pardonné .»

Apôtre de l’Église, souffrant de la maladie de Parkinson, il avait courageusement porté cette croix jusqu’au crépuscule de sa vie. Une maladie supportée aussi avec humilité et courage par les grâces révélées et reçues durant une dévotion déclenchée en son nom par la Sœur Marie Simon-Pierre qui sera guérie miraculeusement ouvrant la voie bienheureuse de la béatification du Pape Jean-Paul II.

Bernard NKOUNKOU