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France: demande de mise en liberté de Tariq Ramadan rejetée, nouveaux éléments à charge

septembre 26, 2018

Paris – Les juges d’instruction français ont refusé une troisième demande de mise en liberté de Tariq Ramadan après une expertise informatique à charge pour l’intellectuel musulman, incarcéré depuis sept mois en France pour deux viols qu’il conteste, a appris mercredi l’AFP de sources concordantes.

La version du théologien suisse de 56 ans, qui niait toute relation sexuelle avec deux plaignantes, est contredite par cette expertise de son téléphone et de son ordinateur remise lundi aux magistrats, selon une source proche du dossier qui a confirmé des informations du Muslim Post.

Après le refus des juges d’instruction, un juge des libertés et de la détention doit encore se prononcer dans les trois jours sur cette demande de l’intellectuel.

Tariq Ramadan, qui souffre d’une sclérose en plaque dont le traitement a été jugé administrable en prison, réclame un placement sous contrôle judiciaire avec remise de son passeport suisse et une caution préalable de 300.000 euros.

Confronté en juillet et en septembre à ses accusatrices dans le bureau des juges, Tariq Ramadan, qui a reconnu des relations extraconjugales consenties et des « rapports fougueux, de domination » avec d’anciennes maîtresses, avait réaffirmé n’avoir jamais entretenu de tels rapports avec les plaignantes.

Figure influente et controversée de l’islam francophone, Tariq Ramadan est accusé de viols depuis octobre 2017 par Henda Ayari, une ancienne salafiste devenue militante laïque, et par une femme surnommée « Christelle » dans les médias.

« M. Tariq Ramadan a maintenu sa position, fermement: il n’a jamais eu de relations sexuelles avec cette plaignante », avait déclaré son avocat Me Emmanuel Marsigny à la sortie d’une confrontation de plus de huit heures avec « Christelle » le 18 septembre au tribunal de Paris.

En Suisse, Tariq Ramadan est également visé par une instruction pour viol, ouverte mi-septembre à Genève après une plainte d’une femme déposée en avril.

Romandie.com avec(©AFP / 26 septembre 2018 09h23)                                                        

Côte d’Ivoire: la CPI rejette à nouveau la demande de remise en liberté de Laurent Gbagbo

septembre 26, 2017

L’ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo, à la Cour Pénale Internationale. © Michael Kooren/AP/SIPA

Dans un communiqué, la CPI estime ce mardi 26 septembre que la détention est la seule mesure qui garantisse la participation de l’ancien président à son procès.

En juillet dernier, une première décision de la chambre de première instance de la Cour pénale internationale (CPI) avait été cassée en appel. Mais le réexamen de la demande de Laurent Gbagbo n’a rien changé à la sentence finale : la CPI a rejeté la demande de remise en liberté de l’ancien président ivoirien.

Dans un communiqué publié mardi 26 septembre, la Cour estime « que la détention demeure la seule mesure qui garantisse la participation de Laurent Gbagbo au procès, et qu’elle est donc raisonnable, appropriée et nécessaire. » « L’existence d’un réseau de partisans qui pourrait l’aider à échapper à la justice » ou qui pourrait exercer des pressions sur des témoins a notamment été étudiée, précise le communiqué.

État de santé « amélioré »

La CPI estime également que l’état de santé de l’ancien président s’est « amélioré » et qu’il permet un maintien en détention. Depuis plusieurs mois, plusieurs proches de Laurent Gbagbo faisaient en effet savoir qu’à 72 ans l’ancien président ivoirien faisait face à des problèmes médicaux.

Chez ses partisans, l’espoir était pourtant de taille. Plus d’un an et demi après l’ouverture du procès et alors que les audiences ne semblent pas près de s’achever, beaucoup estimaient qu’une libération de l’ex-leader socialiste était proche.

Arrêté le 11 avril 2011 à Abidjan, Laurent Gbagbo a été transféré à la prison Scheveningen, dans les faubourgs de La Haye, aux Pays-Bas en novembre 2011. Depuis janvier 2016, il est jugé aux côtés de Charles Blé Goudé, l’ancien leader des jeunes patriotes, pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité pendant la crise post-électorale de 2010-2011.

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