Posts Tagged ‘Misrata’

Libye: une milice tire sur des manifestants à Tripoli, deux blessés

novembre 15, 2013

TRIPOLI – Au moins deux personnes ont été blessées vendredi dans le sud de Tripoli lorsqu’une milice a tiré sur des centaines de manifestants venus réclamer pacifiquement le départ de ces ex-rebelles de leur quartier général, selon un journaliste de l’AFP.

Lorsque les manifestants se sont approchés du bâtiment, dans le quartier de Gharghour, des membres de cette milice de Misrata (à l’est de Tripoli) ont d’abord tiré en l’air pour tenter de les disperser, mais devant la persévérance des protestataires, les hommes armés ont tiré sur eux, selon cette source.

Deux personnes ont été blessées, dont l’une au ventre, selon le journaliste de l’AFP.

Les manifestants s’étaient rassemblés dans un premier temps sur la place Meliana au centre de la capitale, brandissant le drapeau national et des fanions blancs pour souligner le caractère pacifique de leur manifestation.

Ce rassemblement a eu lieu après les prêches du vendredi lors desquels les imams ont appelé les Tripolitains à manifester contre les milices. Les imams relayaient les appels du mufti (la plus haute autorité religieuse du pays) ainsi que du Conseil local de Tripoli (équivalent de la mairie).

Entonnant l’hymne national, les manifestants se sont dirigés par la suite vers le quartier de Ghargour où sont basés plusieurs milices de Misrata.

Cette manifestation intervient en réaction aux affrontements armés entre milices survenus jeudi dernier au coeur de Tripoli et ayant fait deux morts et une trentaine de blessés.

Les violents combats avaient alors opposé une milice de Misrata et des groupes armés de Tripoli, terrorisant les habitants de la capitale et illustrant une nouvelle fois le chaos qui règne dans le pays.

Les Tripolitains protestent régulièrement contre la présence de factions armées venues d’autres localités et qui avaient participé à la libération de Tripoli du régime Kadhafi en août 2011, mais n’avaient pas quitté la capitale.

Les autorités de transition ont sommé à plusieurs reprises ces milices de quitter la capitale, en vain.

Romandie.com avec(©AFP / 15 novembre 2013 15h05)

Libye: Kaddafi enterré dans le désert libyen, explosion meurtrière à Syrte

octobre 25, 2011

L’ex-« Guide » libyen Mouammar Kaddafi été inhumé dans la nuit de lundi à mardi, selon la chaîne de télévision Al-Jazira. Le lieu est tenu secret, pour éviter que sa sépulture ne devienne un lieu de pèlerinage. La ville de Syrte a quant à elle été marquée par une tragique explosion. Plus de 100 personnes sont mortes.

Du bain de foule à la solitude. Après quatre jours d’exposition aux yeux de milliers de Libyens qui ont défilé devant son corps dans une salle réfrigérée à Misrata , la dépouille de Mouammar Kaddafi a été transférée par le Conseil national de transition (CNT) dans un lieu tenu secret ce mardi à l’aube, selon la chaîne de télévision Al-Jazira. Il y a été enterré après une cérémonie religieuse au côté de son fils Mootassem et de l’ex-ministre de la Défense Abou Bakr Younès Jaber, a indiqué un membre du Conseil militaire de Misrata. Selon cette même source, le père et deux des fils de l’ex-ministre étaient présents.

Autopsie

Dans son testament, Mouammar Kaddafi, tué dans des circonstances encore floues, avait fait part de sa volonté d’être enterré à Syrte, sa ville natale, après avoir été capturé par les combattants du CNT. Selon les dires des dirigeants du CNT, « aucun accord n’avait été trouvé pour que sa tribu ne l’enterre ».

Décédé jeudi 20 octobre à Syrte, la dépouille de l’ancien « Guide » avait d’abord été acheminée à Misrata, ville martyre de la révolution libyenne. Une autopsie y a été réalisée sur son cadavre, mais les autorités de Tripoli ne souhaitent pas en communiquer le résultat pour le moment.

« J’ai vu le permis d’inhumer. Il indiquait que Kaddafi avait deux blessures par balles, une dans la tête, une dans la poitrine, et qu’il portait les cicatrices d’opérations chirurgicales anciennes, une à la nuque, deux à l’estomac et une à la jambe gauche », a tout de même indiqué un membre du CNT sous couvert d’anonymat.

Explosion à Syrte

D’autre part, l’explosion d’un réservoir à carburant a causé la mort d’une centaine de personnes lundi soir à Syrte.

Selon Leith Mohamed, un commandant du CNT, « il y a eu une importante explosion et un grand incendie. Plus de 100 personnes ont été tuées et 50 autres blessées. » Des dizaines de corps carbonisés ont été retrouvés.

L’explosion s’est produite alors que des dizaines de personnes patientaient pour se ravitailler en essence. Le réservoir était toujours en flammes au petit matin.
Après la chute de la ville et la mort de Mouammar Kaddafi, de nombreux Libyens étaient venus à Syrte ces derniers jours pour s’enquérir des leurs.

Jeuneafrique.com avec Agences

La dépouille de Kadhafi n’est plus visible à Misrata

octobre 24, 2011

Dépouille de Kadhafi

Dépouille de Kadhafi

MISRATA, Libye (Reuters) – Les nouvelles autorités libyennes ont décidé lundi de ne plus exposer au public la dépouille mortelle de Mouammar Kadhafi et de son fils Mouatassim devant lesquelles ont défilé des centaines de Libyens depuis quatre jours à Misrata.

Les portes de l’entrepôt frigorifique où repose le corps du guide déchu dans la banlieue de cette ville martyre de la révolution libyenne sont désormais closes, a indiqué un responsable.

Auparavant, et pour la quatrième journée consécutive, des Libyens avaient défilé devant la dépouille de Mouammar Kadhafi pour s’assurer de la mort de l’homme qui a gouverné d’une main de fer leur pays pendant 42 ans.

Son corps gisait, enveloppé dans une couverture, sur un matelas maculé de sang dans un entrepôt frigorifique de Misrata. A ses côtés reposaient Mouatassim et l’ancien chef des services de renseignement libyens.

Compte tenu des allées et venues incessantes, la réfrigération n’était plus suffisante pour empêcher un début de décomposition des corps.

Les gardiens du lieu avaient décidé de distribuer systématiquement des masques chirurgicaux aux « visiteurs » pour filtrer les effluves. Ils ont recouvert les corps par des bâches en plastique.

Très peu de Libyens s’émeuvent du fait que le guide et son fils ne soient toujours pas inhumés quatre jours après leur décès, comme le veut le rite musulman qui prescrit un enterrement le jour même de la mort, de préférence avant le coucher du soleil.

« S’il avait été un homme bon, nous l’aurions porté en terre. Mais Kadhafi a choisi lui-même sa destinée », explique Salem Chaka, qui s’est rendu lundi devant les corps.

FATWA LIBYENNE

Un autre « visiteur », qui affirme avoir fait 400 km au volant pour voir les corps, a ajouté: « Je suis venu pour m’assurer de sa mort de mes propres yeux (…) Chaque Libyen doit venir le voir ».

L’unanimité est loin de prévaloir au sein du Conseil national de transition (CNT, au pouvoir) quant au sort qui sera réservé à la dépouille du guide.

Les chefs du CNT veulent qu’il soit inhumé dans un lieu tenu secret pour éviter que la sépulture ne devienne un lieu de pèlerinage pour ses partisans.

La tribu des Kadhafa, à Syrte et dans sa région, a demandé que le corps lui soit remis pour l’enterrer dans sa ville natale.

Dans son testament, Mouammar Kadhafi avait demandé à reposer à Syrte.

« Les opinions divergent », explique un responsable du CNT à Misrata. « Certains veulent qu’il repose dans le cimetière des envahisseurs de Misrata », explique-t-il en se référant à un site situé en dehors de la ville, non loin du littoral, où des centaines de partisans armés de Mouammar Kadhafi ont été enterrés avec un minimum de respect et de dignité.

« D’autres souhaitent que le corps soit rendu à sa tribu ».

Le président du CNT, Moustapha Abdeljalil, a annoncé de son côté que cette instance avait mis en place un comité chargé de décider du sort à réserver au corps du guide dans le respect, a-t-il précisé, des recommandations des autorités religieuses du pays.

D’après l’agence de presse officielle égyptienne Mena, le Bureau libyen des « fatwas » (décrets religieux), avait déclaré que Mouammar Kadhafi n’était pas un musulman parce qu’il avait violé les préceptes de Mahomet et ne devrait donc pas avoir droit à des obsèques selon le rite islamique.

Reuters par Rania El Gamal

Tripoli: des rebelles venus par la mer

août 21, 2011

Des rebelles libyens, venus par la mer de l’enclave côtière de Misrata, à 200 km à l’est de Tripoli, ont infiltré la capitale et participent aux combats qui s’y déroulent actuellement, a affirmé un porte-parole local de la rébellion.

Lefigaro.fr avec AFP

Libye: les rebelles gagnent du terrain à Brega et près de Misrata

août 12, 2011

Les rebelles libyens gagnent du terrain dans l’Est, où ils sont aux portes de Brega, et ont lancé une offensive dans l’Ouest pour mettre fin aux tirs de roquettes contre leur enclave de Misrata, presque six mois après le début de la révolte contre Mouammar Kadhafi.

Les divisions au sein de la rébellion ont cependant été une nouvelle fois illustrées avec une déclaration vendredi à Benghazi d’une vingtaine de brigades contre le ministre rebelle de la Défense, Jallal al-Digheily, qu’elles tiennent pour indirectement responsable de la mort du général Abdel Fatah Younès.

L’assassinat le 28 juillet de cet ancien pilier du régime rallié à la rébellion suscite d’intenses spéculations sur l’identité des meurtriers, le rôle du Conseil national de transition (CNT, organe politique des rebelles) ou l’existence d’une possible « cinquième colonne » pro-Kadhafi.

Suite à cet assassinat, le CNT a limogé mardi son bureau exécutif, qui fait office de gouvernement par intérim, et doit nommer un nouveau bureau dans les prochains jours.

Du côté du régime libyen, les forces loyales au colonel Kadhafi ont tellement diminué qu’elles ne peuvent plus « mener une offensive crédible », a estimé le chef des opérations militaires de l’Otan en Libye, le Canadien Charles Bouchard, dans un entretien accordé jeudi à l’AFP.

Et après plusieurs mois de sur-place, « les forces anti-Kadhafi vont de l’avant pour arrêter cette violence contre la population », a-t-il assuré. « On voit des changements » sur les trois fronts: Brega à l’est, Misrata à l’ouest, le djebel Nefoussa au sud-ouest de la capitale.

A Brega, les rebelles assurent que la conquête de cette cité pétrolière, poste avancé des pro-Kadhafi à 240 km au sud-ouest de Benghazi, n’est plus qu’une « question de jours ».

Mercredi, les combattants rebelles étaient dans les faubourgs de la zone résidentielle de la ville, selon un journaliste de l’AFP. Jeudi soir, après une journée de combats, les rebelles ont affirmé avoir pris le contrôle de l’un des trois quartiers de cette zone.

« Chaque jour, nous gagnons du terrain », a assuré Fawzi Bukatif, ingénieur civil devenu l’un des principaux chefs militaires de l’insurrection, tout en précisant qu’il valait « mieux aller doucement pour épargner des vies, sécuriser méthodiquement notre progression ».

La ville de Brega s’étend sur une dizaine de kilomètres d’est en ouest, le long de la route côtière. Les forces pro-Kadhafi ont aménagé de solides lignes de défense, avec des centaines de mines et un ingénieux réseau de tunnels souterrains où chars et véhicules peuvent échapper aux frappes de l’Otan.

Outre la maîtrise des installations pétrolières aujourd’hui à l’arrêt, l’objectif pour les combattants rebelles de l’Est est surtout de « soulager les autres fronts de Misrata et du djebel Nefoussa en retenant et en affaiblissant ici le maximum de forces de Kadhafi », selon M. Bukatif.

Dans l’Ouest, les combattants de Misrata, enclave rebelle à 200 km à l’est de Tripoli, ont lancé jeudi une offensive sur Touarga, à une quarantaine de kilomètres au sud, pour mettre fin aux tirs de roquettes des pro-Kadhafi qui continuent de terroriser les habitants.

La cité portuaire, qui comptait 500. 000 habitants avant le début de la révolte mi-février, tente de se relever après les violents combats qui avaient duré des mois au printemps, jusqu’à ce que les rebelles parviennent à desserrer l’étau mi-mai, grâce aux frappes de l’Otan.

Le long de la rue de Tripoli, l’axe principal de la ville qui a longtemps été la ligne de front, aucun bâtiment n’est intact sur deux kilomètres, et les bas-côtés sont encombrés de carcasses de conteneurs, de chars ou de voitures.

A Benghazi, les rebelles ont récupéré un avion-cargo, propriété du régime de Kadhafi mais saisi par les Emirats arabes unis, et ont annoncé qu’ils allaient l’utiliser pour acheminer l’aide humanitaire depuis l’étranger.

Sur le front diplomatique, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a fait part jeudi de son inquiétude concernant le nombre « inacceptable » de civils tués dans le conflit libyen, y compris à la suite de frappes de l’Otan.

M. Ban a appelé « toutes les parties à faire preuve d’extrême prudence dans leurs actions, afin de réduire à l’avenir les pertes de vies civiles », selon un communiqué.

Jeuneafrique.com avec AFP

Libye: l’Otan intensifie ses frappes

juillet 2, 2011

L’Otan a annoncé aujourd’hui avoir intensifié ses bombardements dans l’ouest de la Libye, détruisant une cinquantaine d’objectifs militaires durant la semaine. Les opérations ont visé des objectifs situés des montagnes du Djebel Nafusa, près de la frontière tunisienne, à la ville de Misrata, à plus de 200 km à l’est de Tripoli, selon un communiqué de l’Otan.

« L’Otan continue d’augmenter la pression sur le régime de Kadhafi pour protéger les civils partout où ils sont sous la menace d’attaques », a déclaré le général Charles Bouchard, commandant des opérations militaires de l’Otan en Libye.

Les frappes aériennes visaient à répondre au déploiement de « forces pro-Kadhafi dans des zones urbaines d’importance et sur des lignes de communication ».

Durant les quatre derniers jours, l’Otan a détruit à Gharyan, à 80 km au sud de Tripoli, huit « objectifs », dont des chars et des véhicules militaires.

AFP