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En réponse à Israël, le Hezbollah dit avoir des « missiles de haute précision »

septembre 20, 2018

Capture d’écran montrant le chef du mouvement chiite libanais Hassan Nasrallah, lors d’un discours diffusé sur la chaîne TV al-Manar, le 20 septembre 2018 / © AL-MANAR TV/AFP / –

Le chef du Hezbollah libanais, Hassan Nasrallah, a assuré jeudi que son mouvement, engagé dans le conflit syrien, avait réussi à se doter de « missiles de haute précision », malgré les tentatives d’Israël de l’en empêcher avec ses frappes en Syrie.

Le Hezbollah, ennemi juré de l’Etat hébreu, qu’il a combattu par le passé, soutient militairement le régime syrien de Bachar al-Assad au côté de son parrain iranien. Damas et ses alliés sont régulièrement la cible de raids israéliens.

Ces opérations ont notamment pour objectif d’empêcher « le « transfert d’armes sophistiquées » au Hezbollah par l’Iran, de l’aveu même des responsables israéliens.

Evoquant jeudi « les missiles de haute précision » et les « tentatives » d’Israël en Syrie, Hassan Nasrallah a semblé mettre au défi l’Etat hébreu dans une allocution à l’occasion des célébrations religieuses d’Achoura.

« C’est chose faite. La résistance possède (elle-même) des missiles de haute précision (…) et des capacités en matière d’armement. Si Israël veut imposer une guerre au Liban, il sera confronté à un destin qu’il n’aurait jamais pu prédire », a-t-il clamé.

Selon les militaires israéliens, le Hezbollah disposerait de 100.000 à 120.000 roquettes et missiles de courte portée, et de plusieurs centaines de missiles de longue portée.

Lundi soir, dans la foulée d’ incursion aérienne israélienne en Syrie, un avion de la Russie, allié du régime, a été abattu par erreur par l’armée syrienne, dans le nord-ouest du pays.

L’armée israélienne a affirmé que ses appareils avaient attaqué un site du régime où des systèmes entrant dans la fabrication d’armes de précision allaient être livrés au Hezbollah.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a souligné le lendemain que son pays était « déterminé à arrêter l’enracinement de l’armée iranienne en Syrie, ainsi que les tentatives par l’Iran » de transférer au Hezbollah des armes destinées à « être utilisées contre Israël ».

Le chef du Hezbollah a encore accusé jeudi les Israéliens de « chercher jour et nuit à le tuer », alors qu’il vit dans un lieu secret depuis une décennie et fait très rarement des apparitions publiques.

Il avait confié en 2014 qu’il changeait souvent de lieu de résidence, dans le secret le plus total.

Romandie.com avec(©AFP / (20 septembre 2018 12h56)

L’aviation israélienne détruit une batterie de missiles en Syrie

octobre 16, 2017

Une batterie de missiles israéliens sur le plateau du Golan, le 20 janvier 2015 / © AFP/Archives / JACK GUEZ

L’aviation israélienne a attaqué et détruit lundi une batterie de missiles à l’est de Damas en réponse à un tir de missile syrien en direction d’appareils israéliens qui étaient en reconnaissance au-dessus du Liban, a indiqué un porte-parole de l’armée.

Les avions n’ont pas été touchés et ont pu regagner leur base sans encombre, a déclaré le porte-parole, le colonel Jonathan Conricus. La batterie syrienne a été « neutralisée », a-t-il dit.

« A (sa) connaissance », c’est la première fois depuis le début de la guerre en Syrie en 2011 que les Syriens tirent en direction d’appareils israéliens survolant le Liban.

« Nous tenons le régime syrien pour responsable de ce tir anti-aérien et pour toute attaque provenant de Syrie », a-t-il prévenu.

Mais, a-t-il ajouté, Israël considère qu’il est dans « l’intérêt commun » de préserver la « relative stabilité » dans la zone et « n’a aucune intention de déstabiliser la situation ».

Depuis le déclenchement du conflit syrien, Israël a effectué des raids aériens en Syrie contre des convois transportant des armes destinées au Hezbollah, selon un général israélien. Le mouvement chiite libanais est un allié militaire du régime de Bachar al-Assad.

Romandie.com avec(©AFP / 16 octobre 2017 12h34)                

L’Iran a testé « avec succès » un nouveau missile

septembre 23, 2017

Un missile iranien Khoramshahr lors d’une parade militaire, le 22 septembre 2017 à Téhéran / © afp/AFP /

L’Iran a annoncé samedi avoir testé « avec succès » un nouveau missile d’une portée de 2.000 kilomètres au moment où les Etats-Unis dénoncent le programme balistique de Téhéran et menacent de sortir de l’accord nucléaire.

La télévision d’Etat a diffusé des images du lancement du missile Khoramshahr et d’autres prises depuis l’intérieur de l’appareil.

La date du test n’a pas été communiquée mais vendredi, lors de la présentation du missile pendant le défilé militaire marquant le déclenchement de la guerre par l’Irak contre l’Iran en 1980, un responsable iranien avait indiqué qu’il serait « opérationnel dans un avenir proche ».

Cette annonce intervient sur fond de climat très tendu entre l’Iran et les Etats-Unis, le président Donald Trump menaçant de sortir son pays de l’accord sur le nucléaire que Washington a signé en 2015 avec Téhéran conjointement avec l’Allemagne, la Chine, la France, la Grande-Bretagne et la Russie.

L’accord nucléaire n’interdit pas les activités balistiques de l’Iran mais la résolution 2231 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui l’a entériné, demande à l’Iran de ne pas mener d’activités pour développer des missiles conçus pour porter des têtes nucléaires.

Les responsables iraniens affirment que les missiles de leur pays ne sont pas conçus pour porter des têtes nucléaires, et que, plus largement, Téhéran n’a pas de programme pour fabriquer des armes nucléaires.

« Le missile Khoramshahr, d’une portée de 2.000 km, peut transporter plusieurs têtes conventionnelles pour frapper plusieurs cibles à la fois », a dit le général Amir Ali Hadjizadeh, le commandant de la force aérospatiale des Gardiens de la révolution, cité vendredi par Irna.

Selon des responsables iraniens, la République islamique possède la technologie nécessaire pour augmenter la portée de ses missiles, pour le moment limitée à 2.000 km.

L’Iran possède déjà deux autres missiles, Ghadr-F et Sejil, qui ont portée de 2.000 kilomètres capables d’atteindre Israël, l’ennemi juré de l’Iran, et les bases américaines dans la région.

Vendredi, le président Hassan Rohani avait déjà affirmé que l’Iran refusait de limiter son programme balistique.

– ‘Dissuasion’ –

« Que vous le vouliez ou pas, nous allons renforcer nos capacités militaires, nécessaires en matière de dissuasion. Non seulement nous allons développer nos missiles mais aussi nos forces aériennes, terrestres et maritimes. Pour défendre notre patrie, nous ne demanderons la permission à personne », a dit M. Rohani lors du défilé militaire.

L’accord de 2015 est censé garantir le caractère strictement civil et pacifique du programme nucléaire iranien, en échange de la levée progressive des sanctions contre Téhéran.

Mais depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, les Etats-Unis ont multiplié les attaques contre l’accord, que M. Trump avait l’an passé promis de « déchirer ».

Le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson a notamment jugé mercredi que les « attentes » d’une stabilisation du Moyen-Orient qu’avait engendré l’accord avaient été déçues.

« Depuis l’accord, nous n’avons pas constaté que la région est devenue plus stable et pacifique », a dit Rex Tillerson, évoquant le soutien iranien au régime de Bachar al-Assad, ainsi que le développement du programme de missiles balistiques de Téhéran.

Le 15 octobre prochain, le président Trump doit notifier au Congrès si l’Iran respecte ses engagements dans le cadre de l’accord. S’il annonce que ce n’est pas le cas, alors le Congrès pourra réimposer les sanctions contre l’Iran.

Les responsables iraniens ont mis en garde à plusieurs reprises contre tout retour des sanctions.

De leur côté, les pays européens ainsi que la Russie ont demandé à M. Trump de ne pas sortir de l’accord nucléaire.

Le président français Emmanuel Macron a cependant affirmé que l’accord n’était pas suffisant et qu’il fallait obliger l’Iran à réduire son programme balistique et limiter ses activités dans la région, notamment en Syrie. Ce que Téhéran rejette.

Ces dernières années, l’Iran a développé un vaste programme balistique, ce qui inquiète les Etats-Unis mais aussi l’Arabie saoudite, son principal rival dans la région, des pays européens dont la France, ainsi qu’Israël.

Téhéran affirme avoir besoin de renforcer son programme balistique pour créer un équilibre avec les autres pays de la région, notamment l’Arabie saoudite et Israël qui achètent des milliards de dollars d’armes aux pays occidentaux, en particulier aux Etats-Unis.

Romandie.com avec(©AFP / 23 septembre 2017 11h19)                

Missiles nord-coréens: faut-il intercepter? Le dilemme des Américains et Japonais

septembre 18, 2017

Photo fournie le 16 septembre 2017 par l’agence officielle nord-coréenne d’un tir de missile balistique Hwasong-12 dans un endroit non précisé / © KCNA VIA KNS/AFP /

Le dernier tir d’un missile intercontinental par la Corée du Nord, vendredi, a déclenché des sirènes et des alarmes au Japon. Mais ni l’armée japonaise, ni les Américains n’ont tenté d’abattre la fusée.

Les deux alliés ont pourtant vanté ces derniers mois leurs systèmes de défense antimissiles, de coûteuses technologies militaires dont le président Donald Trump souhaite équiper encore plus la Corée du Sud et le Japon.

La prochaine fois, a lancé l’élu républicain américain Dana Rohrabacher, « j’espère qu’on abattra le missile pour envoyer un message aux Nord-Coréens et aux gens qui comptent sur nous, comme les Japonais ».

Jamais Pyongyang n’avait envoyé de missile à une distance aussi grande: 3.700 km, selon le commandement pacifique américain. Le missile s’est abîmé dans le Pacifique, mais non sans avoir survolé l’île septentrionale de l’archipel japonais, Hokkaido.

A Washington, les experts Evans Revere et Jonathan Pollack, du centre de réflexion Brookings Institution, ont recommandé que les Etats-Unis déclarent que tout futur tir de missile en direction des Etats-Unis ou du territoire d’un allié soit considéré comme une menace directe nécessitant une réponse « de la totalité des capacités défensives des Etats-Unis et des alliés ».

Cette fois, les Etats-Unis et le Japon ont estimé que le missile ne représentait pas une menace directe.

S’ils avaient « estimé qu’il y avait une menace directe, nous l’aurions abattu », a déclaré le porte-parole du Pentagone, Rob Manning, en soulignant que l’arsenal américain était très varié.

– Ne pas rater –

Quels sont ces moyens de défense?

Les Japonais possèdent des batteries antimissiles Patriot, conçues pour intercepter des missiles à basse altitude; et des missiles SM-3, développées en partenariat avec les Américains, qui interviennent à haute altitude contre des missiles de portée courte et intermédiaire.

Ces technologies n’ont pas un taux de réussite de 100%, mais le Pentagone, lors d’essais, a démontré sa capacité à atteindre des missiles intercontinentaux.

Dans le cas du missile de vendredi, selon Bruce Klingner, chercheur au centre de réflexion conservateur Heritage Foundation, la trajectoire était toutefois trop élevée pour qu’aucun système d’interception présent dans la région ait pu fonctionner, même les SM-3.

A cela s’ajoute une limitation politique: le Japon, pays pacifiste, ne peut d’après sa Constitution lancer d’action militaire que de façon défensive.

Tokyo a donc comme doctrine de ne tenter d’intercepter que les missiles qui menacent de frapper le territoire japonais, explique Hideshi Takesada, expert de la Corée du Nord et professeur à l’Université Takushoku à Tokyo, à l’AFP. Ce qui n’était pas le cas vendredi.

« Ce qui explique que le gouvernement n’a pas donné d’ordre de destruction », dit l’expert.

Il y a aussi une contrainte technique. L’archipel japonais est si étendu qu’il est difficile de le protéger entièrement par des systèmes d’interception.

« Il est également compliqué d’estimer tout de suite si un missile peut poser une menace directe contre le territoire japonais », ajoute Akira Kato, professeur de politique internationale à l’Université J.F. Oberlin University à Tokyo.

Face à ces contraintes, Japon et Etats-Unis ne veulent pas risquer une interception qui raterait sa cible. Un échec pourrait provoquer la panique dans la région, et dévoiler à Pyongyang les lacunes militaires des alliés.

« Un échec d’interception donnerait l’impression que les capacités défensives du Japon sont insuffisantes », détaille le professeur Kato à l’AFP.

Les Japonais disposent aussi de destroyers équipés de missiles Aegis. Donald Trump aimerait que Tokyo et Séoul achètent notamment sa version terrestre.

Est-il possible d’intervenir plus tôt contre un tir de missile?

Selon le New York Times, les Etats-Unis avaient repéré un jour avant le tir que les Nord-Coréens remplissaient de carburant leur missile.

Le Pentagone souhaite développer des technologies qui permettraient d’intercepter le missile juste après le lancement, quand ils sont lourds de carburant et volent à une vitesse moins rapide que dans les phases intermédiaires ou finales. Cela impliquerait de tirer des missiles depuis des sites plus rapprochés.

Reste enfin la possibilité de lancer des cyberattaques, ou d’équiper des drones de lasers capables d’abattre les missiles intercontinentaux peu après leur lancement.

Romandie.com avec(©AFP / 18 septembre 2017 10h39)                

Les rebelles au Yémen menacent de tirer des missiles sur Abou Dhabi

septembre 14, 2017

Des partisans du mouvement chiite Houthi brandissent un portrait du chef des rebelles, Abdel Malek Al-Houthi, lors d’un rassemblement à Sanaa, le 24 août 2017 / © AFP / STRINGER

Le chef des rebelles au Yémen, pays ravagé par la guerre, a menacé jeudi de tirer des missiles sur les Emirats arabes unis et de lancer des attaques navales contre des sites et des pétroliers saoudiens.

Les Emirats participent à une coalition de pays arabes commandée par l’Arabie saoudite, qui aide militairement depuis mars 2015 le pouvoir du président Abd Rabbo Mansour Hadi face aux rebelles pro-iraniens Houthis.

Soutenus par des unités restées fidèles à l’ex-président Ali Abdallah Saleh, les Houthis contrôlent la capitale Sanaa et le nord du Yémen depuis 2014. Les forces progouvernementales se sont, elles, regroupées dans le Sud.

« Les Emirats se trouvent désormais à portée de nos missiles », a affirmé le chef des rebelles, Abdel Malek Al-Houthi, ajoutant que ses forces avaient développé des missiles balistiques capables d’atteindre la capitale émiratie Abou Dhabi.

« Les compagnies installées ou ayant des investissements aux Emirats ne doivent plus considérer ce pays comme sûr », a ajouté le chef rebelle âgé de 38 ans sur la télévision al-Massira, contrôlée par ses partisans.

Le soutien militaire des Emirats au pouvoir yéménite a été essentiel lors de la reprise aux rebelles de cinq provinces du sud du pays en 2015.

Abdel Malek Al-Houthi a assuré que ses partisans n’avaient cessé de perfectionner leurs missiles et rappelé que certains avaient atteint des objectifs au nord de Ryad, la capitale saoudienne, et au sud de La Mecque, ville sainte de l’islam en Arabie saoudite, pays voisin du Yémen.

Il a également affirmé que la marine des rebelles était désormais capable de prendre pour cibles des installations pétrolières saoudiennes et les pétroliers transportant le brut saoudien en mer Rouge.

« Toute aventure visant à prendre le port de Hodeida (sur la mer Rouge) sera suivie par des attaques contre les pétroliers saoudiens », a-t-il prévenu. Le port et la ville de Hodeida dans l’ouest du Yémen sont contrôlés par les rebelles.

Les Houthis ont lancé de nombreuses salves de missiles sur l’Arabie saoudite faisant des victimes depuis le début du conflit.

Trois ans après l’entrée des rebelles à Sanaa, le chef rebelle a dit « déceler des signes d’une nouvelle escalade militaire contre ses partisans » de la part de la coalition arabe.

A propos des tensions avec son allié Ali Abdallah Saleh, il s’est montré rassurant en déclarant que de nouvelles « ententes entre les deux parties ont renforcé la stabilité politique et sociale, et permis de se consacrer à mettre en échec l’agression ».

Selon des médias, MM. Houthi et Saleh ont réaffirmé la solidité de leur alliance lors d’un entretien téléphonique.

Plus de 8.400 personnes, y compris des civils, ont perdu la vie durant la guerre civile au Yémen qui a par ailleurs provoqué la pire crise humanitaire de la planète, selon l’ONU.

Romandie.com avec(©AFP / 14 septembre 2017 17h51)                

La news la plus lue hier: Pyongyang s’apprête à tester des missiles mer-sol avec un sous-marin (expert)

août 13, 2017

/ © AFP/Archives / JUNG YEON-JE

De récentes photos prises par satellite semblent indiquer que la Corée du Nord se prépare à tester des missiles balistiques à partir d’un sous-marin, en pleine recrudescence de tensions avec les Etats-Unis, selon un spécialiste de l’armée nord-coréenne.

Joseph Bermudez, un expert de la Défense nord-coréenne et des renseignements, a posté des photographies sur le site de surveillance « 38 North » –de l’Institut Etats-Unis/Corée de l’université Johns Hopkins– qui, selon lui, pourraient montrer des préparatifs pour un essai de missile mer-sol balistique (SLBM).

« Des images prises récemment par un satellite commercial révèlent plusieurs développements suggérant que la Corée du Nord pourrait être en train d’accélérer le développement de la partie maritime de ses forces nucléaires », a-t-il indiqué.

L’activité sur un missile balistique expérimental pour un sous-marin de type SINPO au chantier de construction navale et base sous-marine de Mayang-do suggère « que le Nord pourrait préparer une nouvelle série +en mer+ de tirs d’essai, qu’il a entrepris des modifications et des améliorations aux systèmes de lancement du sous-marin, ou qu’il développe une version plus avancée du Pukguksong-1 ».

Le Pukguksong-1 est un SLBM dont le premier essai réussi remonte au 24 août 2016. Il avait volé sur 500 km en direction du Japon, ce qui avait conduit le leader nord-coréen Kim Jong-Un à affirmer que le territoire continental américain était désormais à portée d’un sous-marin croisant dans le Pacifique.

M. Bermudez a précisé que les préparatifs autour du sous-marin correspondaient à ceux constatés lors de précédents essais.

Le président américain Donald Trump a maintenu un haut niveau de tension vendredi sur le dossier nord-coréen, affirmant que l’option militaire était « prête à l’emploi » contre Pyongyang qui a menacé de lancer une attaque près de l’île américaine de Guam, avant-poste militaire stratégique des Etats-Unis dans le Pacifique.

Ce regain de tensions fait suite aux progrès de Pyongyang dans ses programmes nucléaire et balistique.

Le tir réussi d’un missile intercontinental signifie que théoriquement la Corée du Nord pourrait atteindre la côte est des Etats-Unis, et elle est aussi parvenue à miniaturiser suffisamment une bombe nucléaire pour pouvoir l’installer dans un tel engin.

Un système SLBM opérationnel aggraverait encore davantage la menace représentée par la Corée du Nord, lui permettant d’agir au-delà de la péninsule coréenne et de disposer d’une capacité de « frappe secondaire » si une attaque était menée sur ses bases militaires.

Romandie.com avec(©AFP / 12 août 2017 05h23

Israël annonce un nouveau contrat de livraison de systèmes anti-aériens à l’Inde

mai 21, 2017

Israël a annoncé dimanche un nouveau contrat de 630 millions de dollars pour la fourniture à la marine indienne de systèmes de missiles anti-aériens / © AFP/Archives / INDRANIL MUKHERJEE

Israël a annoncé dimanche un nouveau contrat de 630 millions de dollars pour la fourniture à la marine indienne de systèmes de missiles anti-aériens.

Le mois dernier, Israël avait vendu à l’Inde des missiles et technologies militaires pour la somme record de 1,6 milliard d’euros, une transaction considérée comme « le plus gros contrat » d’exportation d’armes d’Israël.

Le contrat annoncé dimanche pour la livraison de systèmes LRSAM sera mené à bien par l’entreprise publique Israel Aerospace Industries (IAI) avec la société publique indienne Bharat Electronics Limited, qui sera le principal contractant dans le projet, a indiqué IAI dans un communiqué.

« Ce nouveau contrat s’ajoute aux accords signés par IAI depuis 10 ans avec les forces de défense indiennes et renforce la position de notre société dans le domaine de la défense aérienne », a déclaré Avi Weiss, le directeur d’IAI, dans une vidéo diffusée à la presse.

Le contrat porte sur la version marine du LRSAM, un missile sol-air développé en coopération avec le ministère de la Défense indien, qui doit donner des réponses à toutes menaces aériennes, terrestres ou marines contre des bateaux et bâtiments de la marine, selon M.Weiss.

Les missiles en question ont été testés avec succès la semaine dernière en Inde, selon le communiqué de l’IAI.

Les contrats conclus par les entreprises israéliennes d’armement ont atteint 6,5 milliards de dollars en 2016, une hausse de 14% par rapport à l’année précédente.

Premier importateur d’armes au monde, l’Inde est engagée dans un important programme de modernisation de son arsenal, datant souvent de l’époque soviétique, pour faire face à la montée en puissance de la Chine en Asie.

Romandie.com avec(©AFP / 21 mai 2017 18h41)                

Abe: 3 missiles nord-coréens tombés dans la zone économique du Japon

mars 5, 2017

Tokyo – La Corée du Nord a tiré quatre missiles lundi, dont trois sont tombés dans la zone économique exclusive (ZEE) du Japon, a annoncé le Premier ministre japonais Shinzo Abe.

« La Corée du Nord a tiré presque simultanément quatre missiles balistiques qui ont parcouru environ 1.000 km. Trois d’entre eux sont tombés dans la zone économique exclusive de notre pays », a déclaré M. Abe devant le Parlement.

« Ceci montre clairement que la Corée du Nord a atteint un nouveau degré de menace. Après cette séance (au Parlement), je vais convoquer le Conseil national de sécurité », a dit le Premier ministre.

« Les tirs répétés de la Corée du Nord sont un acte de provocation pour notre sécurité et une violation flagrante des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. Nous ne pouvons en aucun cas tolérer cela », a ajouté M. Abe.

Les garde-côtes japonais ont indiqué à l’AFP qu’aucun navire n’avait été endommagé par ces tirs.

La Corée du Sud et les Etats-Unis ont lancé la semaine dernière leurs manoeuvres militaires conjointes annuelles, qui suscitent régulièrement la colère de Pyongyang. Le régime nord-coréen condamne ces manoeuvres, qu’il considère comme des provocations et des préparatifs pour une invasion de son territoire, tandis que Séoul et Washington assurent qu’elles sont purement défensives.

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un avait ordonné à l’armée le 1e mars « d’élaborer des contre-mesures exhaustives en vue d’une frappe sans merci contre une attaque aérienne soudaine de l’ennemi », avait annoncé l’agence de presse officielle KCNA, le jour du lancement des manoeuvres américano-sud-coréennes.

La Corée du Nord est sous le coup de résolutions de l’ONU qui lui interdisent toute activité dans le domaine nucléaire et dans celui des missiles balistiques.

Romandie.com avec(©AFP / 06 mars 2017 02h03)             

Deux missiles tombent près d’un destroyer américain au large du Yémen

octobre 10, 2016

Dubaï – Deux missiles tirés depuis des territoires contrôlés par les rebelles Houthis au Yémen sont tombés en mer Rouge non loin d’un destroyer américain, a annoncé lundi le commandement central des forces navales américaines (Navcent).

Alors que l’USS Mason effectuait dimanche soir des opérations de routine dans les eaux internationales, deux missiles, tirés à une heure d’intervalle, sont tombés dans les eaux de la mer Rouge sans atteindre le navire et sans faire ni victime ni dégât, a déclaré Paula Dunn, porte-parole du Navcent.

Nous estimons que ces missiles ont été tirés depuis les territoires contrôlés par les Houthis au Yémen, a ajouté un communiqué.

Sur leur site sabanews.net, un porte-parole militaire des rebelles chiites a affirmé que les Houthis n’avaient visé aucun navire de guerre et qualifié d’infondées les informations à ce sujet.

L’incident intervient quelques jours après qu’un navire des Emirats arabes unis a été touché par des roquettes, également en mer Rouge, près du détroit stratégique de Bab Al-Mandeb, où il était en mission humanitaire, selon Abou Dhabi.

L’attaque, menée le 1er octobre à l’aube, a été revendiquée par les rebelles Houthis.

Les Emirats arabes unis sont membres de la coalition arabe dirigée par l’Arabie saoudite qui intervient au Yémen pour soutenir le gouvernement reconnu par la communauté internationale face aux rebelles, qui se sont emparés de la capitale Sanaa il y a deux ans.

Bab al-Mandeb, par lequel transite une partie du trafic maritime mondial, est aux mains des forces progouvernementales yéménites depuis sa reprise à l’automne 2015 avec l’aide de la coalition arabe.

Lundi, le commandement américain a rappelé dans son communiqué que les États-Unis demeurent engagés à assurer la liberté de navigation partout dans le monde, y compris en mer Rouge.

Nous continuerons à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité de nos navires et nos personnels, a-t-il dit.

Alors que les négociations de paix interyéménites sont dans l’impasse, les rebelles Houthis ont intensifié les attaques aux missiles, en réponse aux raids aériens de la coalition, qui touchent parfois des cibles civiles.

Au lendemain de la mort de 140 personnes dans des frappes aériennes contre une cérémonie funéraire dans la capitale yéménite Sanaa, les rebelles ont, selon la coalition, tiré dimanche un missile contre les forces progouvernementales à Marib, à l’est de Sanaa, et un autre contre la ville de Taëf, dans l’ouest du royaume saoudien. Les deux missiles ont été interceptés, a précisé la coalition dans un communiqué.

Le conflit au Yémen a fait plus de 6.700 morts, dont environ la moitié de civils, selon les Nations unies.

Romandie.com avec(©AFP / 10 octobre 2016 11h33)

L’Iran a procédé à deux nouveaux tirs d’essai de missiles

mars 9, 2016

Téhéran – L’Iran a mené mercredi deux nouveaux tirs d’essai de missiles balistiques, au lendemain de tests similaires ayant suscité la préoccupation de Washington.

Les missiles de précision Qadr H et Qadr F de longue portée ont été tirés ce jour (…) détruisant des cibles sur des sites identifiés sur les côtes sud-est de l’Iran, a déclaré le général Hossein Salami, numéro deux des Gardiens de la révolution, selon le service médias de l’armée d’élite iranienne et l’agence officielle Irna.

La télévision nationale a diffusé des images montrant les tirs de deux missiles depuis un site dans l’est de la chaîne de montagnes d’Alborz, dans le nord du pays.

Les autorités iraniennes ont annoncé mardi que l’Iran avait procédé à une série de tests de missiles balistiques en différents lieux de son territoire à partir de bases souterraines et à titre dissuasif.

Les Etats-Unis avaient annoncé le 17 janvier de nouvelles sanctions liées au programme de missiles balistiques de l’Iran.

Cette annonce était intervenue juste après la levée de la plupart des sanctions internationales, conformément à l’accord conclu en juillet 2015 entre Téhéran et les grandes puissances – dont les Etats-Unis – sur le programme nucléaire iranien.

Début janvier, la télévision iranienne avait montré les images d’une base souterraine contenant des missiles d’une portée de 1.700 kilomètres.

L’Iran avait effectué au moins un essai réussi de ce type de missile en octobre et, selon des experts de l’ONU, cela constituait une violation d’une résolution datant de 2010 interdisant l’utilisation par l’Iran de missiles balistiques de peur qu’ils ne soient dotés d’une tête nucléaire.

Les Etats-Unis et les Etats de la région sont préoccupés par les capacités de l’Iran en matière de missiles balistiques, a déclaré le général Lloyd Austin, le chef du Centcom (commandement des forces américaines au Moyen-Orient) devant la commission des forces armées du Sénat.

L’Iran reste aujourd’hui un facteur de déstabilisation significatif au Moyen-Orient, a-t-il estimé.

Le département d’Etat américain a de son côté souligné que les Etats-Unis saisiraient l’ONU si les essais de missiles étaient avérés, mais son porte-parole John Kirby a souligné que ces tests n’étaient pas une violation de l’accord sur le nucléaire iranien.

Plus nos ennemis augmentent les sanctions plus intense sera la réaction des Gardiens, a prévenu mercredi le général Amir Ali Hajizadeh, commandant de la division aérospatiale des Gardiens de la révolution.

Hier des missiles ont été tirés depuis des plateformes et des silos (souterrains) et aujourd’hui les tirs sont effectués au coeur de notre terre islamique, a-t-il ajouté.

La raison pour laquelle nous avons conçu ces missiles d’une telle portée –2.000 km– est de pouvoir frapper nos ennemis lointains, le régime sioniste, rapporte l’agence Isna, citant M. Hajizadeh.

La série de tests a porté sur des missiles guidés de précision de courte, moyenne et longue portée pouvant atteindre des cibles à 300 km, 500 km, 800 km et 2.000 km, selon les médias d’Etat.

Romandie.com avec(©AFP / 09 mars 2016 09h37)