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L’Otan suspend la mission de formation que dirige le Canada en Irak

janvier 4, 2020

 

© Fournis par La Presse canadienne
 

Le ministre canadien de la Défense nationale a indiqué samedi que la mission de formation de l’OTAN que dirige le Canada en Irak a été temporairement suspendue à la suite du meurtre du général iranien Ghassem Soleimani.

Harjit Sajjan a confirmé une déclaration de l’OTAN publiée plus tôt mentionnant que la sécurité du personnel était une question «primordiale».

Cette mission de formation, dirigée par la major générale Jennie Carignan, est sous le commandement canadien depuis le tout début en octobre 2018. Elle a été lancée à la demande du gouvernement irakien.

Le ministère de la Défense nationale a aussi fait savoir que la décision de suspendre les opérations s’appliquait aux 250 militaires canadiens travaillant au sein de la mission de formation et aux dizaines de membres des forces spéciales stationnées dans le nord du pays.

«Le mandat de la mission de l’OTAN et de l’Operation IMPACT reste le même, mais toutes les activités d’entraînement en Irak sont suspendues temporairement tandis que nous continuons d’évaluer la sécurité de l’environnement, a déclaré M. Sajjan. Nous prenons toutes les précautions nécessaires pour la sécurité de la population civile et du personnel militaire.»

«Nous continuons de prendre toutes les précautions nécessaires, a déclaré le porte-parole de l’OTAN, Dylan White. La mission de l’OTAN se poursuit, mais les activités de formation sont temporairement suspendues.»

La mission irakienne se compose de plusieurs centaines de membres du personnel des pays alliés et des pays non membres de l’OTAN. Parmi les autres pays qui y participent figurent l’Australie, la Finlande et la Suède.

Dans sa déclaration, le ministre Sajjan indique aussi que le Canada «continue de surveiller et d’évaluer la situation et nous sommes en étroite collaboration avec nos partenaires internationaux».

Le général Soleimani était le chef des Forces al-Qods des gardiens de la révolution iraniens et le cerveau derrière la stratégie régionale du gouvernement iranien. Il a été tué vendredi près de l’aéroport international de Bagdad avec des militants irakiens de haut rang lors d’une frappe aérienne ordonnée par le président Donald Trump. L’attaque a fait monter les tensions régionales et mis à l’épreuve l’alliance des États-Unis avec l’Irak.

Il est parvenu à mobiliser des milices armées en Irak, en Syrie et au Liban. Les Américains le considéraient responsable des attaques commes des troupes américaines et alliées depuis plusieurs des décennies.

Les États-Unis ont placé al-Quods sur la liste des organisations terroristes en 2007. Le Canada les a imités en 2012, une décision que le ministre des Affaires étrangères, François-Philippe Champagne a réitérée vendredi quelques heures après la mort du général Soleimani.

«Le Canada est depuis longtemps préoccupé par la Brigade al-Qods des Gardiens de la révolution islamique, dirigée par [Ghassem] Soleimani, dont les actions agressives ont eu un effet déstabilisateur dans la région et au-delà», avait déclaré M. Champagne.

La Presse canadienne

FMI: Déclaration de la mission des services du FMI en République du Congo

décembre 21, 2017

 

Congo – FMI
Une équipe des services du FMI dirigée par M. Abdoul Aziz Wane a visité Brazzaville du 5 au 20 décembre 2017 pour continuer les discussions avec les autorités sur le programme économique et financier du pays et un possible soutien financier du FMI.

À l’issue de la mission, M. Wane a publié la déclaration suivante :

« Les autorités et la mission ont fait des progrès dans la formulation de politiques macroéconomiques et structurelles à moyen terme qui pourraient être soutenues par le FMI. La mission accueille favorablement le projet de budget pour l’exercice 2018, qui contribuera à rétablir la viabilité budgétaire et la stabilité extérieure régionale, tout en augmentant le soutien aux groupes vulnérables, dont les femmes. La mission a également pris note des mesures envisagées par les autorités pour restaurer la viabilité de la dette à moyen terme. Elle a encouragé les autorités à finaliser le recrutement de conseillers juridiques et financiers à cet effet.

« L’économie du Congo continue de subir les contrecoups de la baisse des prix du pétrole, d’une dette insoutenable et des faiblesses dans la gouvernance. Une récession plus profonde de l’économie non pétrolière en 2017 – avec une baisse de 9,2% – nuit aux segments les plus vulnérables de la population. L’ajustement budgétaire soutenu entrepris depuis 2015 a réduit les déséquilibres économiques, mais ces derniers restent toutefois importants du fait que les marges budgétaires du gouvernement sont presque épuisées. L’accumulation d’arriérés de l’État met en péril l’activité du secteur privé, contribuant aux pénuries de liquidités bancaires et compromettant la provision des services sociaux. La faiblesse des organismes de lutte contre la corruption et des statistiques limite la mise en œuvre des lois et règlements, et augmentent les vulnérabilités économiques.

« Les autorités devront faire des réformes fortes et immédiates en matière de gouvernance pour ancrer les attentes d’un changement positif dans la gestion des ressources publiques. À cet égard, l’équipe du FMI a salué l’intention du gouvernement d’approuver début 2018 une étude sur la gouvernance qui guidera les futures réformes. Ces réformes devraient inclure la mise en place d’un ensemble d’organes indépendants de lutte contre la corruption, la déclaration d’actifs pour les hauts fonctionnaires, la mise en place et le renforcement de mécanismes de contrôle de certaines structures publiques, notamment les sociétés pétrolières publiques et les grands projets d’investissement.

« L’équipe du FMI continuera à travailler avec les autorités au cours des prochaines semaines dans plusieurs domaines, notamment sur le rétablissement de la viabilité de la dette, le renforcement de la gouvernance et le financement adéquat du programme. Une fois ce travail achevé, un arrangement financier visant à soutenir le programme économique du Congo sera discuté au niveau du personnel du FMI avant d’être proposé à l’examen du Conseil d’administration ».

L’équipe du FMI a rencontré le Premier ministre M. Clément Mouamba, le ministre des Finances, M. Calixte Nganongo ; ainsi que d’autres hauts fonctionnaires.

L’équipe a également rencontré des représentants de la communauté diplomatique, du secteur privé, de la société civile et des partenaires du développement.

Lesechos-congobrazza.com par Bertrand BOUKAKA/

Source Département de la communication du FMI

Congo: les experts du FMI seront à Brazzaville à partir du 5 décembre 2017

décembre 1, 2017

Ils sont attendus à Brazzaville comme des rois mages en référence aux visiteurs qui figurent dans l’Évangile selon Matthieu, lesquels, ayant appris la naissance de Jésus, viennent « de l’Orient » guidés par une étoile pour rendre hommage « au roi des Juifs » et lui apporter à Bethléem des présents d’une grande richesse symbolique : or, myrrhe et encens.

Malheureusement pour le Congo, il y’aura les mages pour annoncer le Programme d’Ajustement Structurel mais les cadeaux ne sont pas dans les bagages. Le Père Noel se chargera du transport et de la distribution des cadeaux.

Congo: une mission du FMI dans la capitale pour parler de la dette

septembre 23, 2017
Le président congolais, Denis Sassou-Nguesso, en 2012. © Maxim Shipenkov/AP/SIPA

Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé vendredi qu’il allait envoyer mardi une équipe à Brazzaville pour faire notamment le point sur l’évolution économique de la République du Congo et la situation précaire de sa dette.

La mission, menée à la demande des autorités du pays, « finalisera l’évaluation de la dette et la mise à jour des projections macroéconomiques », a précisé l’institution dans un communiqué, ajoutant que son équipe restera jusqu’au 4 octobre.

Le Congo mène des négociations difficiles avec le FMI à qui elle a caché une partie de sa dette publique lors de discussions bilatérales au printemps. L’affaire avait été confirmée par le fonds début août. Le FMI avait alors mentionné une dette publique représentant 117 % du PIB contre le ratio de 77 % avancé en mars par Brazzaville.

Une économie « largement dépendante » du pétrole

Parallèlement vendredi, l’agence de notation SP Global Ratings a confirmé la note de la dette souveraine de long terme de la République du Congo, à CCC+ après l’avoir abaissée début août. « Les institutions de la République du Congo sont fragiles, la culture du paiement de la dette est faible (…), l’économie est fragile et largement dépendante de la production de pétrole », constate l’agence.

Elle souligne que la perspective est stable, observant que « les prix du pétrole ne vont pas décliner davantage, permettant une stabilisation des réserves monétaires et des revenus du gouvernement ».

Une production économique en berne

Le 4 août, SP avait dégradé la note de la dette souveraine soulignant la diminution des réserves monétaires avec des prix de cuivre bas, la persistance des tensions politiques tandis que le franc CFA s’est fortement déprécié vis-à-vis du dollar et l’inflation s’est accélérée depuis la fin de l’année 2016.

L’économie de la République du Congo est fragilisée par sa forte dépendance à l’industrie pétrolière. Depuis 2014, la chute des prix du pétrole a entraîné une forte baisse de la valeur de la production économique nationale, et des recettes fiscales de l’État.

Jeuneafrique.com avec FMI

L’Union africaine sort enfin de son silence à propos des législatives au Congo

juillet 19, 2017

Photo de BrazzaNews.

La mission d’observation de l’Union Africaine venue pendant les législatives du 16 juillet a demandé au gouvernement congolais de prendre des mesures politiques fortes de décrispation favorables à la reprise du dialogue entre le pouvoir et l’opposition.

Dans une déclaration lue lors d’une conférence de presse par son chef de délégation, l’ex-Premier ministre malien Diango Cissoko, la mission dit: déplorer qu' »une frange de l’opposition se soit tenue en marge du processus électoral », exhortant « tous les acteurs du jeu politique national à toujours privilégier la voie du dialogue dans la résolution des différents et autres contradictions politiques, en vue de préserver la paix ».

Elle a demandé au gouvernement de Denis Sassou Nguesso de « prendre des mesures politiques fortes de décrispation favorable à la reprise du dialogue entre le pouvoir et l’opposition ».

A l’administration électorale, la mission de l’UA a requis d’améliorer sa communication sur le processus électoral, de mettre l’accent sur la formation du personnel électoral, de doter celui-ci des signes distinctifs, de renforcer la présence des femmes dans la gestion du processus, d’améliorer les conditions de distribution des cartes d’électeurs et de mettre à la disposition de tous les bureaux de vote des scellés pour les urnes.

Avec Brazzanews.fr

Côte d’Ivoire/mutinerie: mission de l’ONU pour aider à l’enquête sur une cache d’armes

juin 7, 2017

Abidjan – Une mission d’experts de l’ONU devait arriver mercredi en Côte d’Ivoire pour « aider » la justice dans l’enquête sur une cache d’armes découverte dans la résidence du chef du protocole du président de l’Assemblée nationale, a indiqué le porte-parole du gouvernement.

« Une mission d’experts de l’ONU va aider (…) Elle devait arriver aujourd’hui (mercredi) », a affirmé le ministre de la Communication Bruno Koné lors d’une conférence de presse à l’issue du conseil des ministres.

« Le dossier est chez le procureur, c’est la justice qui gère », a-t-il ajouté, refusant de commenter l’affaire.

L’enquête contre Souleymane Kamagaté, dit « Soul to Soul », chef du protocole de Guillaume Soro, a été ouverte après la découverte le 15 mai, pendant les mutineries qui ont secoué le pays, d’une cache d’armes dans un logement donné pour être sa propriété à Bouaké (deuxième ville du pays, nord).

« Il a répondu qu’il n’était ni l’acquéreur ni le propriétaire de ces armes », avait alors expliqué Moussa Touré, directeur de la Communication à l’Assemblée nationale.

Les médias présents à Bouaké ont rapporté avoir vu des caisses d’armes retrouvées sur les lieux.

Des mutins avaient exhibé devant des journalistes de l’AFP de nombreuses armes provenant de cette cache. Les armes neuves –notamment des kalachnikov, des munitions et des lance-roquettes– étaient emballées dans des sacs en plastique transparents. Un des mutins avait confié à l’AFP que les armes provenaient de la propriété de « Soul to Soul » et que cette cache était connue de « plein de gens ».

L’exhibition de ces armes par les mutins a convaincu, selon plusieurs sources, les autorités de ne pas tenter de réduire militairement les mutins.

Certains médias ont accusé Guillaume Soro de vouloir déstabiliser avec ces armes le président Alassane Ouattara afin de renforcer sa position en vue de la présidentielle de 2020, dont il est un des favoris même s’il refuse pour le moment de se dire candidat.

Ancien chef de la rébellion de 2002-2011, dont Bouaké était le fief, Guillaume Soro a confié à Jeune Afrique de cette semaine : « J’ai assumé (la tête) de la rébellion des Forces nouvelles. Ce n’est donc pas pour une cache d’armes que je me serais défilé. Acceptez que je ne m’étende pas au nom du devoir de réserve ».

« La personne mise en cause (Souleymane Kamagaté) est l’un de mes plus proches collaborateurs et je lui ai demandé de faciliter autant que possible le travail des enquêteurs », a-t-il assuré.

De source proche du dossier, l’enquête devra surtout déterminer si ces armes proviennent des stocks achetés pour la rébellion et la défense du président Ouattara lors de la crise ou si elles ont été acquises plus récemment. Dans ce dernier cas, ce serait un casus belli entre le président Ouattara et M. Soro.

« Depuis 2002, à chaque fois que le pays traverse des difficultés, les gens prétendent que ma relation avec le président Ouattara (élu en 2010) en pâtit. Pourtant elle demeure bonne (…) Je suis habitué aux procès en sorcellerie. L’essentiel pour moi est d’entretenir la confiance qui existe entre le chef de l’Etat et moi-même », a assuré M. Soro à Jeune Afrique.

Les mutineries de la mi-mai, qui ont paralysé les activités de différentes villes pendant plusieurs jours, ont fait au total quatre morts et neuf blessés, selon le bilan du gouvernement. Un accord a permis de mettre fin au mouvement.

Romandie.com avec(©AFP / 07 juin 2017 18h42)

La France mettra fin en 2016 à son opération en Centrafrique

mars 30, 2016

La France mettra fin cette année à son opération militaire Sangaris en Centrafrique. Elle estime sa mission de restauration de la sécurité accomplie après trois ans d’affrontements intercommunautaires, a annoncé mercredi le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian.

Au moment de l’intervention française, en décembre 2013, « le pays était en pleine guerre civile, déchiré par des tensions religieuses (entre chrétiens et musulmans), en proie au chaos, au bord de situations prégénocidaires » nées du renversement du président François Bozizé par la rébellion majoritairement musulmane Séléka, a rappelé M. Le Drian à Bangui.

« En l’espace de deux ans, la force Sangaris a réussi à ramener le calme et à empêcher l’inacceptable », a ajouté le ministre venu assister à l’investiture du nouveau président centrafricain Faustin-Archange Touadéra.

« Bien sûr, tout n’est pas résolu, mais nous voyons enfin le pays sortir d’une longue période de troubles et d’incertitudes », a-t-il ajouté devant les forces françaises stationnées à l’aéroport M’Poko. Dans un tel contexte, « je peux vous confirmer la fin de l’opération Sangaris dans le courant de l’année 2016 », a-t-il dit.

Encore 900 Français sur place
La France, qui avait lancé dans l’urgence l’opération et mobilisé jusqu’à 2500 soldats au plus fort des tensions, compte encore 900 hommes en Centrafrique. Elle réduira progressivement ce contingent au cours de l’année.

M. Le Drian n’a pas donné de calendrier précis de retrait. La réduction des effectifs sera parallèle au renforcement de la « capacité réactive » de la force de l’ONU (Minusca, 12’000 hommes), qui devient le pilier sécuritaire dans le pays, et à la « montée en puissance » de la mission européenne de formation de l’armée centrafricaine (EUTM RCA), a-t-il précisé à l’AFP.

A l’issue de Sangaris, environ 300 soldats français resteront en Centrafrique. Ils rejoindront la Minusca pour en « garantir la robustesse » et participeront à la mission de l’EUTM RCA, a indiqué M. Le Drian. Quelques éléments français continueront aussi à assurer la sécurité de l’aéroport.

Les soldats français stationnés en Côte d’Ivoire et au Sahel seront par ailleurs « prêts à intervenir rapidement » si nécessaire, a souligné le ministre.

Opération prolongée
L’opération Sangaris devait initialement être de courte de durée, mais Paris a dû revoir ses objectifs à mesure que le conflit s’éternisait.

Ces derniers mois, plusieurs allégations d’abus sexuels impliquant des soldats français et des Casques bleus contre des civils ont par ailleurs entaché le mandat des forces internationales en Centrafrique.

Romandie.com

Congo: Circulez, y a rien à voir !

février 29, 2016

 

Le responsable régional d’Amnesty International a été empêché d’entrer au Congo vendredi 26 février dans le cadre de sa mission d’observation. À l’approche des élections présidentielles, le chef de l’État congolais dénonce les ingérences étrangères dans les affaires de son pays.

Steve Cockburn, le directeur régional d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale, s’est vu refuser l’entrée sur le territoire congolais malgré la validité de son visa. Il avait rendez-vous notamment avec le ministre de la Défense du pays. C’est accompagné de deux collègues qu’il est arrivé à l’aéroport Maya Maya de Brazzaville dans la soirée de vendredi. Son passeport lui a été confisqué au moment du contrôle par la police des frontières. Il a ensuite été retenu jusqu’au lendemain matin puis renvoyé à Dakar (Sénégal).

Le directeur régional devait se rendre à Brazzaville dans le cadre de rencontres avec des personnels diplomatiques, et d’autres agences des Nations unies, afin d’évoquer les récentes violations des droits humains perpétrées par les forces de sécurité congolaises ainsi que les conditions de l’élection présidentielle à venir.

Amnesty International a réagi par la voix de Netsanet Belay, directeur Afrique, en condamnant le gouvernement congolais qui, au lieu d’empêcher le travail de protection des droits de l’homme, d’emprisonner les opposants politiques et de tuer les manifestants, devrait « prendre toutes les mesures nécessaires afin d’assurer que les élections se déroulent dans un climat qui respecte la liberté de tous d’exprimer ses opinions et de manifester pacifiquement ».

Pour justifier cette interdiction d’entrée sur le territoire, les autorités congolaises évoquent la présence « importune » d’Amnesty International et disent que les visas n’auraient pas dû être accordés.

Le conflit avec cette organisation non gouvernementale est ancien. En juillet 2015, Amnesty International avait dénoncé l’expulsion par le Congo de plus de 180 000 ressortissants de la République démocratique du Congo au cours de l’opération « mbata ya bakolo » (« baffe des aînés » en lingala), menée par le ministre de l’Intérieur Raymond Zéphirin Mboulou.

En octobre dernier, le mouvement avait également invité les forces de sécurité à s’abstenir de l’usage excessif de la force après qu’elles avaient tiré sur la foule à Brazzaville et à Pointe-Noire pendant les manifestations contre le référendum constitutionnel.

Enfin, Amnesty international avait révélé à la communauté internationale les assignations à résidence de certains leaders de l’opposition politique congolaise, ainsi que la détention de l’opposant Paulin Makaya, toujours emprisonné depuis le 1er décembre 2015.

Une comparaison fallacieuse du chef de l’État

Denis Sassou Nguesso semble de plus en plus exaspéré par les critiques émanant des instances internationales, notamment celles de l’Union européenne en date du 19 février sur l’organisation non transparente des élections a venir.

En visite à Kinkala, à 74 kilomètres à l’ouest de Brazzaville, pour suivre le chantier d’un hôpital en travaux, le président Denis Sassou Nguesso, répondant à la question d’un journaliste, a expliqué que la longévité au pouvoir dépendait de « la volonté des peuples ». Il a justifié sa candidature à un troisième mandat en se comparant à Angela Merkel : « Elle en est à son troisième mandat. Peut-être prendra-t-elle un quatrième mandat. Cela ne dépend que de la volonté des peuples et non des diktats qui viennent d’autres pays ».

Rappelons que la chancelière allemande est mandatée par le Bundestag, l’assemblée parlementaire allemande, élue tous les quatre ans. Alors que le président congolais malgré les appels de la communauté internationale refuse de reporter le prochain scrutin présidentiel afin de l’organiser dans les meilleures conditions démocratiques.

Source: Opinion-internationale

 

Centrafrique : la France souhaite mettre fin à son opération Sangaris en 2016

janvier 31, 2016

Paris – La France souhaite mettre fin à son opération militaire Sangaris en Centrafrique en 2016, a déclaré dimanche le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian.

L’objectif c’est que l’opération Sangaris en tant que telle, opération militaire, s’arrête, a-t-il dit au Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro en rappelant le processus démocratique en cours en Centrafrique et l’élection prochaine d’un président, le second tour de la présidentielle étant prévu le 14 février.

Je souhaite que cela soit fait au cours de l’année 2016 et qu’il reste sur le territoire de Centrafrique de petites unités comme c’était le cas auparavant, a ajouté Jean-Yves Le Drian.

Les effectifs français, qui s’élèvent à 900 soldats – après avoir atteint jusqu’à 2.500 hommes au début de l’opération fin 2013/début 2014 – seront alors ramenés à environ 300 soldats, a-t-il laissé entendre.

Il y a par ailleurs en Centrafrique une mission des Nations-Unies, la Minusca, dont le rôle va être croissant pour assurer la sécurité sur le territoire et la sécurité du nouveau pouvoir politique, a-t-il poursuivi.

Jean-Yves Le Drian a par ailleurs émis l’espoir que l’Union européenne s’engage à former l’armée centrafricaine, lors d’une réunion informelle des ministres européens de la Défense les 3 et 4 février à Amsterdam.

J’ai souhaité – et je pense que j’aurai satisfaction cette semaine – qu’il y ait aussi, comme nous l’avons fait au Mali, une mission de formation de l’UE pour reconstituer l’armée de la République centrafricaine, en faire une véritable armée, a-t-il dit. J’espère pouvoir obtenir cela de mes collègues dans quelques jours, a-t-il ajouté.

Romandie.com avec(©AFP / 31 janvier 2016 13h54)

MH17 : une mission militaire internationale n’est pas réaliste

juillet 27, 2014

La Haye – L’envoi d’une mission militaire internationale pour sécuriser le site de la catastrophe aérienne dans l’est de l’Ukraine n’est en ce moment pas réaliste, a estimé dimanche à La Haye le Premier ministre néerlandais Mark Rutte.

M. Rutte a souligné, au cours d’une conférence de presse, l’importante présence armée des séparatistes dans cette région proche de la frontière russe et conclu qu’il (n’était) pas réaliste d’y envoyer une mission militaire internationale.

Même une intervention militaire de très grande ampleur ne permettrait pas d’avoir l’avantage, a-t-il soutenu, dix jours après la destruction en vol d’un Boeing effectuant la liaison entre Amsterdam et Kuala Lumpur avec 298 personnes à son bord, dont 193 Néerlandais et 28 Australiens.

Le risque qu’une mission internationale se retrouve directement impliquée dans le conflit en Ukraine et que ce dernier prenne alors une dimension internationale est réel, a affirmé le Premier ministre.

Le succès de la mission de rapatriement (des corps, ndlr) dépend de la capacité à éviter une escalade (dans les combats, ndlr) dans cette zone, a affirmé Mark Rutte.

Il a assuré que toutes les options avaient été examinées en vue de sécuriser le site. La sécurité sur place est évaluée quotidiennement.

Malgré un fragile cessez-le-feu décrété aux abords direct du site où sont tombés les débris de l’avion, des tirs d’artillerie étaient entendus à un kilomètre de là et il y avait de la fumée noire, selon un photographe de l’AFP.

Les Pays-Bas sont chargés du processus d’identification des victimes et mènent l’enquête sur les causes du drame.

Trente experts médicaux-légaux néerlandais ainsi que des policiers non armés des Pays-Bas et de l’Australie s’apprêtaient à se rendre sur le site de la catastrophe dimanche matin, mais y ont finalement renoncé pour des raisons de sécurité.

De nombreux corps ont déjà été emmenés aux Pays-Bas, où leur identification doit avoir lieu. Mais des fragments de corps et des débris sont toujours éparpillés sur le site, où les inspecteurs n’ont jusqu’à présent eu qu’un accès limité.

Le Premier ministre australien Tony Abbott a indiqué que 49 policiers néerlandais et australiens se rendraient sur place dimanche et qu’il y’en aurait considérablement plus sur le site les prochains jours.

Plus tôt dans la journée, le gouvernement malaisien avait annoncé un accord avec les séparatistes prorusses sur le déploiement d’une mission de police internationale pour sécuriser le site et y permettre une enquête indépendante.

Le ministre néerlandais des Affaires étrangères Frans Timmermans et son homologue australienne Julie Bishop se devaient se rendre à Kiev dimanche afin d’obtenir que le parlement ukrainien approuve le déploiement d’une importante mission de police pour sécuriser le site.

Le gouvernement a décidé aujourd’hui de renforcer sa présence (en Ukraine, ndlr) pas à pas, a conclu le Premier ministre néerlandais.

Romandie.com avec(©AFP / 27 juillet 2014 18h47)