Posts Tagged ‘Mobilisation’

Régionales : après la défaite, Le Pen donne « rendez-vous aux Français »

juin 27, 2021

Alors que son parti n’a pas réussi à remporter une région, la présidente du Rassemblement national lance un appel à la mobilisation pour la présidentielle.

Malgré l’échec du Rassemblement national (RN) aux élections régionales, Marine Le Pen, la candidate du RN à la présidentielle, a donné « rendez-vous aux Français, dès demain, pour construire tous ensemble l’alternance dont la France a besoin ». « Ce soir nous ne prendrons pas de région », a-t-elle reconnu, dénonçant des « alliances contre-nature » de la part des présidents sortants et affirmant que le résultat en Paca « démontre que la mobilisation est la clé des victoires à venir ».

« Ce soir nous ne prendrons pas de région », a-t-elle reconnu, dénonçant des « alliances contre-nature » de la part des présidents sortants et affirmant que le résultat en Paca « démontre que la mobilisation est la clé des victoires à venir. » « Je suis plus que jamais déterminée à mettre toute mon énergie et ma volonté à réhabiliter la politique », a-t-elle assuré, s’alarmant d’une « désaffection civique historique ».

« Une organisation désastreuse et erratique des scrutins »

La présidente du RN a expliqué l’abstention quasi record de 66 % notamment par « une organisation désastreuse et erratique des scrutins par le ministère de l’Intérieur » et « un désenchantement à l’égard des élections intermédiaires ».

« Information des électeurs, proportionnelle, référendum d’initiative citoyenne: tout doit être aujourd’hui débattu pour rendre à nos compatriotes le goût de décider de leur avenir », a déclaré Marine Le Pen. « La présidentielle apparaît plus que jamais comme l’élection qui permet de changer de politique et les politiques », a-t-elle analysé, affirmant que « les Français nous apportent leur soutien dans cette mission ».

Par Le Point avec AFP

France/Covid: Macron demande aux ministres de rester «en état de veille permanent»

juillet 29, 2020

 

Le président de la République Emmanuel Macron a demandé aux ministres d’être «en état de veille permanent» pendant les vacances et a décrété une «mobilisation absolue du gouvernement» sur la crise sanitaire, a rapporté mercredi 29 juillet le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.

«La crise sanitaire ne s’éloigne pas, il y a une mobilisation absolue du gouvernement dans les jours et les semaines à venir pour évidemment continuer à surveiller et à prendre les mesures nécessaires face à cette crise», a averti Gabriel Attal lors du compte-rendu du dernier Conseil des ministres avant les congés d’été. «Il y a un état de veille et de vigilance permanente pour y faire face, il pourra y avoir un ou plusieurs conseils de défense qui pourront se tenir pendant cette trêve» «en fonction de l’évolution de l’épidémie», a-t-il précisé.

«Nous sommes proches du seuil de vigilance au niveau national avec un R0 à 1,3 alors qu’il était à 1 il y a quelques semaines, et un taux de positivité des tests qui est aujourd’hui de 1,4 % alors qu’il était à 1% il y a quelques semaines, 14 nouveaux clusters qui ont été identifiés hier, ce qui porte à 142 le nombre de clusters au niveau national», a souligné le porte-parole.

Réquisition des laboratoires d’analyses

Face aux embouteillages pour se faire tester dans certaines régions, notamment en Ile-de-France, le gouvernement envisage entre autres de réquisitionner les laboratoires d’analyses qui ne «jouent pas le jeu». Concernant les consignes données aux ministres pour les vacances, Gabriel Attal a souligné que «le président de la République a bien indiqué que c’était un temps qui permettait du recul en famille, avec ses proches, mais qu’évidemment ça restait un moment de mobilisation totale».

«Etat de veille permanent, ça vaut pour tous les ministres, et évidemment chacun sera en veille permanente sur les sujets dont il a la responsabilité, chacun sera joignable, sera mobilisable pour revenir à Paris si nécessaire», a-t-il ajouté. Le porte-parole du gouvernement a annoncé que le prochain Conseil des ministres se réunirait à la rentrée le 25 août et qu’il y aurait un séminaire gouvernemental autour du président de la République à l’Élysée le 2 septembre.

Par Le Figaro avec AFP

France/Attaque à la préfecture: Macron appelle la nation à «se mobiliser» face à l’«hydre islamiste»

octobre 8, 2019

FRANCE-CRIME-ATTACK

Le président de la République a rendu hommage mardi matin aux quatre fonctionnaires tués lors de l’attaque à la préfecture de police jeudi dernier.

Emmanuel Macron a rendu hommage mardi matin aux quatre fonctionnaires tués lors de l’attaque à la préfecture de police jeudi dernier. «Quatre policiers sont tombés. Ils avaient fait le choix de porter l’uniforme, de consacrer leur vie à protéger les autres. Ils sont morts en service, au travail, comme avant eux ceux, qui, depuis 2015, ont été victimes du terrorisme islamiste», a regretté le chef de l’Etat dans son discours.

Il a promis que «la lumière sera faite», «les responsabilités établies» et que «la justice passera comme il se doit». Le tueur, fonctionnaire à la préfecture de police, adhérait à une «vision radicale de l’islam» et était connu pour avoir soutenu «certaines exactions commises au nom de cette religion». Il n’avait pourtant fait l’objet d’aucun signalement. «C’est inconcevable, inacceptable», a martelé Emmanuel Macron.

«Nous mènerons le combat sans relâche»

«Ce drame n’érode rien de la confiance que j’ai en vous, que la nation place en vous, en votre professionnalisme, en votre engagement», a-t-il repris, prenant pour cible le «terrorisme islamiste». «Nous mènerons le combat sans relâche», a-t-il promis. «Ce n’est en aucun cas un combat contre sa religion mais contre son dévoiement», a tenu à préciser le chef de l’Etat.

Emmanuel Macron a ainsi promis : «Les moyens humains juridiques technologiques continueront à être renforcés. Loi après loi, budget après budget, nous continuerons à resserrer les mailles du filet», a-t-il déclaré, jugeant que l’État se devait «d’être exemplaire, de se réarmer partout, de mieux former chacun pour agir».

Pour autant, Emmanuel Macron a reconnu que «les institutions seules ne suffiront pas» pour en finir avec l’«hydre islamiste». Le président de la République en a appelé à «la nation toute entière qui doit s’unir, se mobiliser, agir». «Nous ne l’emporterons que si notre pays se lève pour lutter contre cet islamisme sous-terrain qui corrompt les enfants de France», a-t-il affirmé.

«Société de vigilance»

Il a notamment prôné une «écoute attentive de l’autre» pour «savoir repérer à l’école, au travail, dans les lieux de culte, les relâchements, les déviations. Ces petits gestes qui signalent un éloignement avec les valeurs de la République». Emmanuel Macron a ainsi proposé d’établir une «société de vigilance», et non du «soupçon qui corrode».

«Opposons à la haine l’intransigeance républicaine, à l’obscurantisme l’amour de la raison et son exigence. Faisons bloc, tous ainsi réunis. Face au terrorisme islamiste, nous mènerons toujours le combat et à la fin nous l’emporterons car nous avons cette force d’âme. Nous le faisons pour nos morts, pour nos enfants, au nom de la Nation», a conclu le chef de l’État.

Quelques instants avant le discours d’Emmanuel Macron, le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, avait remis la légion d’honneur aux quatre fonctionnaires à titre posthume.

Le Figaro.fr par Pierre Lepelletier

RDC: des catholiques se mobilisent contre la corruption sous Tshisekedi

octobre 7, 2019

 

Un collectif catholique, à l’origine début 2018 de marches étouffées dans le sang pour obtenir le départ de l’ex-président Joseph Kabila, a lancé vendredi 4 octobre une croisade anti-corruption, sa première tentative de mobilisation sous le mandat du nouveau chef de l’Etat Félix Tshisekedi.

«Nous marcherons ce samedi 19 octobre pour exiger la fin de l’impunité», écrit dans un communiqué le Comité laïc de coordination (CLC). L’appel intervient après l’affaire dite des 15 millions, le premier grand dossier de corruption présumée depuis l’investiture le 24 janvier du président Tshisekedi. Quinze millions de dollars d’argent public n’ont pas été versés au Trésor public, mais sur un autre compte, a révélé une enquête de l’Inspection générale des Finances (IGF) en juillet, qui parle d’«irrégularité». Ces 15 millions correspondent à une retenue de 15% prélevée sur une somme de 100 millions versée par l’Etat à sept compagnies pétrolières (dont Total) pour compenser le gel des prix à la pompe. «Ce n’est pas une affaire de détournement de l’argent qui devait aller dans les caisses du Trésor», a assuré le président Tshisekedi. «C’est une affaire de rétrocommission». Dans son appel, le CLC demande «la suspension des personnes impliquées dans le détournement des 15 millions de dollars de la République». L’IGF avait notamment cité sans le nommer le directeur de cabinet du président de la République.

Ces intellectuels catholiques proches du clergé demandent aussi «la démission sans délai des juges corrompus et indignes de la Cour constitutionnelle». Leur appel est soutenu par le lanceur d’alerte congolais réfugié en France Jean-Jacques Lumumba, qui annonce le lancement samedi d’une plate-forme anti-corruption à Kinshasa. Le CLC avait organisé fin 2017 et début 2018 trois marches pour demander le départ du président Kabila. Des marches interdites par les autorités. Bilan de la répression: une quinzaine de morts. Le président congolais Félix Tshisekedi a récemment affirmé qu’il voulait changer «les mentalités» contre la corruption en RDC, sans «règlement de comptes» et sans «fouiner» dans le passé des responsables encore aux commandes. Félix Tshisekedi a été proclamé vainqueur de l’élection présidentielle du 30 décembre. Il gouverne la RDC en coalition avec l’ancien président Kabila, qui a gardé une vaste majorité au Parlement.

Par Le Figaro.fr avec AFP

États-Unis: Obama cible Trump et appelle à la mobilisation

septembre 7, 2018

L’ancien président américain Barack Obama, le 7 septembre 2018 à Urbana (Illinois) / © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP / SCOTT OLSON

Barack Obama a dénoncé vendredi avec virulence le lourd silence des républicains face aux dérives de Donald Trump, appelant les démocrates à se mobiliser à l’approche d’élections législatives cruciales.

« Qu’est-il arrivé au parti républicain? », a lancé depuis l’Illinois l’ancien président américain, accusant son successeur de « capitaliser sur la peur ».

Relativement discret depuis son départ de la Maison Blanche le 20 janvier 2017, le 44e président des Etats-Unis avait jusqu’ici soigneusement évité de s’attaquer nommément au 45e.

Depuis l’Illinois –Etat qu’il a représenté au Sénat avant d’être élu à la Maison Blanche– il a décidé d’ôter les gants.

Evoquant la tumultueuse semaine que vient de vivre Donald Trump, l’ex-président démocrate de 57 ans a dénoncé l’idée selon laquelle « tout ira bien parce » qu’il y a des gens au sein de la Maison Blanche qui, secrètement, ne suivent pas les ordres de l’occupant du Bureau ovale.

« Ce n’est pas comme cela que notre démocratie doit fonctionner! », a-t-il tonné, dans une allusion aux récentes révélations faites par le journaliste d’investigation Bob Woodward dans un livre décrivant un président colérique, inculte, en permanence « contourné » par son équipe, qui tente d’éviter le pire.

Stigmatisant ces élus qui s’en tiennent à « de vagues déclarations de désapprobation quand le président fait quelque chose de scandaleux », il a déploré leur manque de cran, de colonne vertébrale.

« Ils ne rendent service à personne en soutenant activement 90% des trucs fous qui viennent de cette Maison Blanche et en disant: +Ne vous inquiétez pas, on évite les 10% restants+ », a-t-il martelé.

S’inquiétant d’une administration qui affaiblit les alliances des Etats-Unis et se rapproche de la Russie, M. Obama a aussi dénoncé les attaques répétées de son successeur républicain contre l’indépendance de la justice ou la liberté de la presse.

– Trump, « symptôme » d’une crise –

Après avoir dressé un tableau très sombre de la situation politique aux Etats-Unis, l’ancien président a aussi exprimé son espoir face à la mobilisation en cours.

« Dans cette noirceur politique, je vois un réveil des citoyens à travers le pays », a-t-il affirmé, lançant un appel à tous les démocrates à se rendre aux urnes lors des élections législatives de novembre.

« Vous devez voter car notre démocratie dépend de vous », a-t-il lancé.

« Si vous pensez que les élections n’ont pas d’importance, j’espère que les deux années écoulées ont modifié votre perception », a-t-il martelé. « Vous devez faire davantage que retweeter des hashtags, vous devez voter ».

Prenant par moments un ton plus strictement politique, il s’est étonné que son successeur s’attribue tous les mérites d’un soi-disant « miracle économique » américain.

« Quand vous entendez combien l’économie se porte bien, rappelons-nous simplement quand cette reprise a commencé », a-t-il souligné.

En déplacement à Fargo, dans le Dakota du Nord, Donald Trump n’a pas laissé passer l’occasion d’ironiser sur l’allocution de son prédécesseur.

« Je suis désolé, j’ai regardé mais je me suis endormi », a-t-il lancé dans les rires, avant d’accuser le démocrate d’essayer de s’attribuer les mérites « des choses incroyables qui se passent dans ce pays en ce moment ».

En jeu lors des élections du 6 novembre: les 435 sièges de la Chambre des représentants, un tiers de ceux du Sénat et les postes de gouverneur dans 36 Etats.

A deux mois du scrutin, les sondages prédisent une « vague bleue » (démocrate) et les républicains, aujourd’hui aux commandes du Congrès, redoutent de perdre la Chambre des représentants.

Pour Barack Obama, Donald Trump n’est en définitive que le « symptôme » d’une crise profonde et dangereuse, une forme de désaffection pour la politique qui menace ses fondements même.

« La plus grande menace pour notre démocratie n’est pas Donald Trump (…), c’est l’indifférence, le cynisme », a-t-il lâché dans un discours très applaudi.

L’ex-président, qui a jusqu’ici consacré l’essentiel de son temps à la rédaction de ses mémoires et à la mise en place de sa fondation à Chicago, retrouvera –temporairement– le chemin des estrades de campagne dans les semaines à venir.

Il sera en Californie samedi et dans l’Ohio jeudi.

L’ancienne Première dame Michelle Obama, immensément populaire, a elle aussi l’intention de monter en première ligne, avec des apparitions à Las Vegas et à Miami fin septembre.

Romandie.com avec(©AFP / (07 septembre 2018 22h55)

Le Brésil mobilise son armée pour « garantir la sécurité » à la frontière du Venezuela (décret)

août 28, 2018

Brasilia – Le président brésilien Michel Temer a ordonné mardi soir par décret l’utilisation des forces armées pour « garantir la sécurité » dans l’Etat septentrional de Roraima, où ont afflué depuis des mois des dizaines de milliers de réfugiés du Venezuela.

« Je décrète l’envoi des forces armées pour garantir la loi et l’ordre dans l’Etat de Roraima (…) du 29 août au 12 septembre », a annoncé le chef de l’Etat « afin de garantir la sécurité des citoyens brésiliens mais aussi des immigrants vénézuéliens qui fuient leur pays ».

M. Temer a ajouté que la situation était « tragique » et « menaçait l’harmonie de quasiment tout le continent ».

Il a appelé « la communauté internationale à adopter des mesures diplomatiques » contre l’exode de Vénézuéliens fuyant la crise politique et économique sous l’administration du président Nicolas Maduro.

Le chef de l’Etat n’a pas précisé combien d’hommes étaient concernés par ce décret pris une dizaine de jours après une explosion de colère contre les migrants dans la localité frontalière de Pacaraima, où une foule d’habitants a chassé des centaines de Vénézuéliens et brûlé leurs biens.

Le ministre de la Défense, Joaquim Silva e Luna, a affirmé ensuite que « les troupes étaient déjà positionnées » à la frontière, tandis que celui de la Sécurité institutionnelle Sergio Etchegoyen indiquait: « Nous avons besoin de discipliner » les flux de migrants.

Romandie.com avec(©AFP / 28 août 2018 22h48)                                                        

Au Zimbabwe, les électeurs se sont mobilisés pour les premières élections post-Mugabe

juillet 30, 2018

Début du dépouillement des voix à Mbare, une banlieue de Harare, le 30 juillet 2018 / © AFP / Luis TATO

Les Zimbabwéens se sont déplacés en nombre et dans le calme lundi lors des premières élections générales depuis la chute du président Robert Mugabe en novembre après trente-sept ans de pouvoir, des scrutins historiques organisés dans un climat de suspicion de fraude.

Un total de 23 candidats – un record – étaient en lice pour la présidentielle, organisée en même temps que les législatives et les municipales.

La course pour la fonction suprême se joue entre l’actuel chef de l’Etat Emmerson Mnangagwa, patron de la Zanu-PF, le parti au pouvoir depuis l’indépendance du Zimbabwe en 1980, et l’opposant Nelson Chamisa, leader du Mouvement pour le changement démocratique (MDC).

M. Mnangagwa, qui a succédé en novembre à son ancien mentor, M. Mugabe, à la suite d’un coup de force de l’armée et de son parti, cherche à obtenir par les urnes la légitimé du pouvoir.

Les bureaux de vote ont fermé, comme prévu, lundi à 19H00 (17H00 GMT) et le dépouillement a débuté, parfois à la lumière de bougies ou de lampes à gaz. Les résultats sont attendus d’ici le 4 août.

Des électeurs font la queue devant un bureau de vote à Harare, le 30 juillet 2018 / © AFP / Luis TATO

Pour ces élections historiques, « il y a eu une forte participation, en particulier des jeunes », a déclaré à l’AFP le chef des observateurs de l’Union européenne (UE), Elmar Brok, qui n’a pas signalé, en fin de journée, de cas de violence, alors que les scrutins de l’ère Mugabe avaient été régulièrement entachés de fraudes et violences.

Dès l’aube lundi, de longues files d’attente se sont formées devant de nombreux bureaux de vote à Harare, où l’affluence n’a pas faibli dans la journée.

« J’espère un nouveau Zimbabwe », qui « offre des opportunités égales pour tous », a expliqué Lalita Mtetwa, une diplômée de 30 ans au chômage. « On a des millions de personnes éduquées sans emploi et vivant dans la pauvreté, seuls les riches sont dans une meilleure position », a-t-elle fulminé.

« J’ai voté pour Mnangagwa », a dit pour sa part Robina Mayobongwe, 80 ans, à bord d’une charrette tirée par un âne. « On ne peut pas faire confiance aux jeunots », a-t-elle estimé.

Dans une banlieue d’Harare, le 27 juillet 2018, un jeune homme attend devant une affiche représentant le président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa, patron de la Zanu-PF, le parti au pouvoir / © AFP / Luis TATO

– ‘Tentatives de censure’ –

M. Mnangagwa, 75 ans, est un habitué des arcanes du pouvoir. Ancien ministre de M. Mugabe, il a aussi été son vice-président jusqu’à son limogeage en novembre, qui a précipité l’intervention de l’armée et le départ humiliant du camarade « Bob ».

Pendant la campagne électorale, le président Mnangagwa a cependant affirmé avoir tiré un trait sur son passé de cacique du régime Mugabe, et promis de rétablir la démocratie et de remettre sur les rails une économie aux abois.

Lundi, il s’est félicité que « la campagne ait été pacifique, tout comme le vote ». Un élément clé pour qu’il se démarque de son prédécesseur et obtienne la confiance de la communauté internationale et des investisseurs, dont le pays a cruellement besoin.

Le président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa vote dans une école primaire, le 30 juillet 2018 / © AFP / Jekesai NJIKIZANA

Preuve de sa volonté de changement, il avait invité, pour la première fois en seize ans, des observateurs occidentaux à surveiller le vote.

L’UE a noté lundi « des défauts » pendant les opérations électorales, notamment « la totale désorganisation » du vote dans deux quartiers pauvres d’Harare, alors que « tout s’est bien passé dans des quartiers plus favorisés ».

« Il convient maintenant de vérifier s’il s’agit d’une tendance » ou de cas isolés, a ajouté M. Brok.

M. Chamisa a lui dénoncé des « tentatives délibérées de censurer » les votes en zone urbaine, fief traditionnel du MDC.

L’ancien président Robert Mugabe, suivi de sa fille Bona et de sa femme Grace, vote lors des élections générales au Zimbabwe, le 30 juillet 2018, à Harare. / © AFP / Zinyange AUNTONY

Mais il s’est déclaré confiant sur l’issue du vote. « Je n’ai aucun doute que d’ici la fin de la journée, nous devrions avoir une voix catégorique pour le changement », a lancé le quadragénaire.

– Mugabe a voté –

M. Mnangagwa est donné favori de la présidentielle, mais l’écart entre les deux hommes s’est récemment réduit dans les sondages. Le premier est crédité de 40% des suffrages, contre 37% pour le second, selon un sondage publié il y a dix jours par le groupe Afrobarometer.

Si aucun candidat n’obtient la majorité absolue lundi, un second tour sera organisé le 8 septembre.

Forte participation au Zimbabwe pour les élections / © AFP / Maryke Vermaak, Farid Addala

L’ancien président Mugabe a voté sous les flashs des photographes dans une école d’Harare, où se pressait une foule d’admirateurs, de curieux et détracteurs.

Il s’est refusé à tout commentaire. Mais la veille, il avait, lors d’une conférence de presse surprise, appelé les électeurs à faire chuter son ancien parti, la Zanu-PF.

« J’espère que le vote de demain (lundi) va faire tomber la forme militaire de gouvernement » actuel, avait-il lancé. « Je ne peux pas voter pour ceux qui m’ont mal traité », avait-il poursuivi, avant de sous-entendre qu’il donnerait sa voix à M. Chamisa, dont il a toujours combattu la formation.

Tout au long de la campagne, le président Mnangagwa a promis l’apogée d’une « nouvelle démocratie » et des milliards de dollars d’investissement pour remettre sur pied une économie ruinée par les réformes catastrophiques de son prédécesseur.

Le pays manque cruellement de liquidités, obligeant la population à faire la queue des heures devant les banques pour obtenir quelques dizaines de dollars en liquide, tandis qu’une écrasante majorité de la population est au chômage.

Romandie.com avec(©AFP / 30 juillet 2018 22h54)

Les femmes d’Hollywood se mobilisent contre le harcèlement sexuel

janvier 1, 2018

Manifestation contre le harcèlement sexuel à New York, le 9 décembre / © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives / STEPHANIE KEITH

Plus de 300 actrices ou femmes scénaristes, metteuses en scène et autres personnalités du cinéma ont lancé lundi un projet destiné à permettre de lutter concrètement contre le harcèlement sexuel, aussi bien à Hollywood que dans d’autres métiers moins glamour.

Le projet « Time’s Up » (« C’est fini ») est lancé à l’issue d’une année marquée par une avalanche d’accusations d’agressions sexuelles dans le sillage de l’affaire Weinstein, qui ont provoqué la chute de personnages influents dans le monde du spectacle, des médias et de la politique et ont conduit entreprises et administrations à revoir leurs règlementations anti-harcèlement.

Dans une lettre ouverte publiée sur son site, Time’s Up annonce la création d’un fonds destiné à financer un soutien légal pour les femmes et hommes victimes de harcèlement sexuel au travail. L’organisation a déjà recueilli plus de 13 des 15 millions de dollars qu’elle s’était fixée comme montant pour ce fonds.

« Souvent, le harcèlement persiste parce que les harceleurs ne payent jamais les conséquences de leurs actes », explique le groupe dans une « lettre de solidarité » sur son site.

Cette lettre, qui commence par « Chères soeurs » et se termine par « solidairement », a également été publiée sur une pleine page dans le New York Times et dans le journal en langue espagnole La Opinion

Elle compte notamment parmi ses signataires les actrices Cate Blanchett, Ashley Judd, Natalie Portman et Meryl Streep, la présidente de Universal Pictures Donna Langley, mais aussi l’écrivaine féministe Gloria Steinem, l’avocate et ex-chef de cabinet de Michelle Obama Tina Tchen et la co-présidente de la Fondation Nike Maria Eitel.

– Serveuses, domestiques, ouvrières –

Le projet vise principalement ceux dont les emplois mal payés ne leur permettent pas de se défendre, travailleurs de l’agriculture, domestiques, concierges, ouvrières et serveuses.

« Nous incitons vivement les médias qui couvrent les révélations de personnalités d’Hollywood à consacrer autant de temps à la myriade d’expériences vécues par des personnes employées dans des secteurs moins glamour et valorisés », indique le mouvement des femmes d’Hollywood.

Il apporte son soutien à « chaque femme employée dans le secteur de l’agriculture qui a dû repousser les avances de son patron, chaque domestique qui a tenté d’échapper à un invité agressif, chaque garde de nuit enfermée la nuit dans un immeuble avec un supérieur prédateur, chaque serveuse pelotée par un client et supposée prendre ça avec le sourire ».

Le mois dernier, le PDG de Ford Jim Hackett avait présenté ses excuses aux employés de deux usines de Chicago, promettant des changements après la publication d’un article du New York Times rapportant des faits de harcèlement sexuel et d’abus présumés dont des salariées du constructeur automobile auraient été victimes.

Time’s Up appelle également à ce qu’il y ait plus de femmes en position de pouvoir, ainsi qu’à des salaires et opportunités pour les femmes égales à ceux des hommes dans le secteur du cinéma. « Nous nous engageons également à continuer à pousser pour de réels changements dans notre propre domaine, afin de faire de l’industrie du show-business un endroit sûr et équitable pour tous », ajoute la lettre.

L’organisation, qui s’est formée à la mi-décembre et s’est d’abord appelée Commission sur le harcèlement sexuel et l’égalité professionnelle » avant de changer de nom, appelle également les femmes qui participeront à la soirée des Golden Globes dimanche 7 janvier à porter du noir, en signe de protestation contre les inégalités raciales et le sexisme.

Romandie.com avec(©AFP / 01 janvier 2018 19h32)                

Guyane : le point sur la situation avant la grève générale de lundi

mars 26, 2017

Le territoire ultramarin est le théâtre d’une série de mouvements sociaux depuis plusieurs jours. Une mission interministérielle est présente sur place.

La mobilisation, soutenue par des collectifs de citoyens, dénonce globalement les problèmes du territoire en matière de santé, d’éducation, d’économie, de sécurité, d’accès au foncier ou de logement.

La mobilisation, soutenue par des collectifs de citoyens, dénonce globalement les problèmes du territoire en matière de santé, d’éducation, d’économie, de sécurité, d’accès au foncier ou de logement. JODY AMIET / AFP
Touchée depuis plusieurs jours par une série de mouvements sociaux, la Guyane, collectivité territoriale de plus de 250 000 habitants, voit la mobilisation prendre de l’ampleur, avec le vote, samedi 25 mars, par l’Union des travailleurs guyanais (UTG) de la grève générale à compter de lundi. La mobilisation, soutenue par des collectifs de citoyens, dénonce globalement les problèmes du territoire en matière de santé, d’éducation, d’économie, de sécurité, d’accès au foncier ou de logement.
Grève générale pour « protéger les salariés grévistes »

En votant à l’unanimité la grève générale à compter de lundi, les 37 syndicats réunis au sein de l’UTG souhaitent protéger les salariés grévistes dans des secteurs très divers, a précisé Albert Darnal, le secrétaire général de l’organisation.

Regroupant pêle-mêle des salariés d’EDF, des collectifs contre l’insécurité, un collectif dénonçant l’insuffisance de l’offre de soins et les retards structurels en matière de santé, ou encore des socioprofessionnels et des transporteurs, le mouvement de protestation a notamment monté des barrages obstruant depuis jeudi une dizaine de ronds-points stratégiques du littoral guyanais, bloquant notamment l’entrée de Cayenne.

Barrages filtrants et vols annulés

Ces barrages routiers filtrants, soutenus par la classe politique locale, rendent les déplacements motorisés très difficiles, à l’exception de ceux des véhicules d’urgence. Par ailleurs, les écoles, l’université, le port de commerce, les administrations et certains commerces sont fermés depuis jeudi.

Air France a pour sa part fait savoir qu’elle annulait ses deux vols long-courriers de Paris-Orly à Cayenne dimanche et lundi. « Nous ne pouvons pas assurer ces vols pour des raisons opérationnelles », a expliqué le porte-parole de la compagnie aérienne, évoquant notamment des problèmes sur place d’approvisionnement des appareils en carburant et des difficultés de circulation au sol.

Quant à Arianespace, elle a dû ajourner le lancement d’une fusée.

Une délégation interministérielle sur place

Conduite par Jean-François Cordet, conseiller maître à la Cour des comptes et ancien préfet de Guyane, la délégation interministérielle est arrivée samedi après-midi. Elle est composée de plusieurs hauts fonctionnaires connaissant bien la situation guyanaise, issus de différents ministères. Elle comprend aussi Michel Yahiel, commissaire général de France Stratégie et ex-conseiller social de François Hollande.

Pour l’instant, certains protestataires refusent de rencontrer la délégation, réclamant la venue de ministres. Mais la ministre des outre-mer, Ericka Bareigts, a fait savoir dimanche qu’elle remettait une éventuelle visite « lorsque les conditions seront réunies et que les choses auront bien avancé », assurant qu’elle n’avait pas « peur » de se rendre en Guyane.

La ministre estime en effet que les membres de la délégation « écoutent, font un état des lieux très précis et agissent ». « La preuve hier, la mission a déjà annoncé des mesures très concrètes », a-t-elle souligné, citant le maintien du centre médical de Kourou, ou encore l’expérimentation d’un scanner à l’aéroport « pour le contrôle du trafic de drogue ». En ce qui concerne le renforcement de la sécurité, Ericka Bareigts n’a pas exclu l’envoi de troupes supplémentaires, en plus de celles déjà envoyées en renfort.

Jeudi, elle avait proposé la tenue de discussions à Paris autour de l’économie, de la santé et de la sécurité, les principaux sujets de revendication des manifestants, afin de « traiter sans délai les problèmes immédiats ». Une demande rejetée par les participants aux mouvements sociaux, refusant de se rendre à Paris pour négocier avec le gouvernement.

Les candidats à l’élection présidentielle s’emparent du sujet

Dimanche, Emmanuel Macron, candidat d’En Marche ! à l’élection présidentielle, a appelé – comme le premier ministre – à « revenir à la raison et au calme » et préconisé que « l’Etat doit investir massivement, en termes d’infrastructures, de développement, pour aider le territoire guyanais à s’en sortir. » De nombreux autres candidats à l’élection présidentielle ont évoqué la question guyanaise au cours du week-end. « Cette situation est la conséquence de l’échec de la politique de François Hollande », a accusé François Fillon, là où Marine Le Pen a elle dénoncé le « service cruellement minimum » des gouvernements successifs vis-à-vis du territoire ultramarin. En meeting à Rennes, Jean-Luc Mélenchon a lancé un salut de solidarité à la Guyane.

Dimanche soir, le gouvernement a dénoncé « l’instrumentalisation à des fins électoralistes » de la « crise sociale » en Guyane par « certains candidats à l’élection présidentielle ou leur porte-parole », en visant François Fillon et Marine Le Pen notamment. Dans un communiqué, les ministres Matthias Fekl et Ericka Bareigts ont villipendé « l’invective, l’outrance et l’approximation » de candidats « qui ne semblent découvrir les outre-mer qu’à l’occasion des campagnes électorales » et « portent des propositions dangereuses qu’il convient de rappeler, comme la modification de la rémunération des fonctionnaires ou de la défiscalisation des aides à l’investissement ».

Lemonde.fr

France: Une semaine glaciale s’annonce, le gouvernement lance un plan de mobilisation

janvier 15, 2017

Ici à Strasbourg. L'ensemble du territoire sera frappé par une vive vague de froid la semaine prochaine.

Ici à Strasbourg. L’ensemble du territoire sera frappé par une vive vague de froid la semaine prochaine. Crédits photo : PATRICK HERTZOG/AFP

MÉTÉO – Ce dimanche, trois départements sont en alerte orange neige et verglas. Les températures vont progressivement tomber. Matignon a mis en place un «pilotage national quotidien». Objectif : se coordonner avec les préfets pour établir un bilan des besoins supplémentaires afin de faire face.

Trois départements étaient en alerte orange neige et verglas ce dimanche après-midi selon La Chaîne Météo*. Ces départements sont: 45 – Loiret, 77 – Seine-et-Marne, 91 – Essonne.

Ce dimanche, la majeure partie de la France est restée sous l’influence d’une masse d’air froid instable d’origine polaire. Cette situation a provoqué plusieurs épisodes neigeux et du verglas jusqu’en plaine. Des chutes de neige sont toujours attendues des Hauts-de-France au Val de Loire jusqu’en Limousin en passant par le bassin parisien.

Dans la Loire, un couple de personnes âgées a trouvé la mort dimanche matin au Noës après la chute dans un cours d’eau glacial de sa voiture, qui venait de déraper en raison de la neige. «Il s’agit d’un accident lié aux conditions climatiques», a déclaré le procureur de la République de Roanne, Eric Jallet.

Une tempête de neige affecte également les Pyrénées où le risque d’avalanche est fort. Quatre départements ont été placé en alerte orange avalanches ce dimanche par Météo France: 09 – Ariège, 31 – Haute-Garonne, 64 – Pyrénées-Atlantiques et 65 – Hautes-Pyrénées. Samedi, une randonneuse a été tuée, et son compagnon grièvement blessé, dans une avalanche survenue dans la vallée d’Ossau (Pyrénées-Atlantiques) à environ 1800 mètres d’altitude, hors domaine skiable.

En Corse, encore 3600 foyers étaient privés d’électricité en début d’après-midi dimanche en raison des chutes de neiges mais l’alerte orange qui concernait les deux départements de l’île a été levée. Selon Météo-France, les cumuls de neige atteignaient déjà plus de 20 cm au dessus de 600m dimanche matin. Le col de Vizzavona (1163 m) est actuellement interdit aux véhicules articulés et plusieurs routes sont également fermées.

A partir de lundi, si les chutes de neige s’atténuent progressivement, le vent d’Est va se lever: il apportera une chute des températures à l’origine d’une vague de froid sur le pays jusqu’en fin de semaine.

En conséquence, le gouvernement a mis en place samedi un «pilotage national quotidien» en prévision de la vague de froid. «Le pilotage national quotidien mis en place permettra d’anticiper au mieux les besoins supplémentaires durant cette période exceptionnelle et de mobiliser en temps réel des dispositifs complémentaires si nécessaire», a indiqué Matignon.

Dans ce «cadre exceptionnel», le premier ministre Bernard Cazeneuve a souhaité que soit «établi avec les préfets un bilan quotidien des besoins». Il a aussi demandé que des «places exceptionnelles nécessaires et les renforcements d’effectifs correspondants» soient mobilisés et que «la pleine mobilisation des collectivités territoriales et des grands opérateurs associatifs (mobilisation de gymnases, salles communales, accueils de jour etc.)» soit assurée. Il a également voulu la mobilisation «de surcroît de la sécurité civile, la police et la gendarmerie, ainsi que des sapeurs-pompiers pour le repérage et la mise à l’abri des personnes concernées».

Rappelant que «plus de 120.000 places d’hébergement» avaient été «pérennisées» pendant le quinquennat, il a expliqué que s’y ajoutaient «d’ores et déjà plus de 10.000 places supplémentaires, mobilisées au titre de la période hivernale».

259 places de plus pour les SDF à Paris

À propos du «dispositif de prévention et de gestion des impacts sanitaires et sociaux liés aux vagues de froid» en cas d’événement exceptionnel, créé en 2013, Matignon a expliqué qu’il prévoyait notamment «un mécanisme d’activation opérationnelle – mesures d’information, de sauvegarde et d’urgence adaptées et proportionnées aux situations».

Pour l’hébergement des personnes sans domicile fixe, a-t-il précisé, «ces mesures visent en priorité à ouvrir des places temporaires exceptionnelles, au-delà des places hivernales déjà ouvertes, en fonction des besoins quotidiens, à renforcer les effectifs des services organisant le premier accueil des personnes hébergées (115, Samu social, SAO et SIAO)». Il vise également «plus spécifiquement (à) l’intensification des «maraudes» directement en contact avec les personnes à la rue, y compris pour convaincre si besoin».

La Mairie de Paris a d’ores et déjà renforcé ce week-end son offre d’hébergement pour les sans-abri avec l’ouverture supplémentaire d’une salle dans le IVe arrondissement et d’un gymnase dans le XVe, soit 85 places. «En quelques jours, ce sont sept lieux municipaux, pour un total de 259 places, qui sont venus s’ajouter à ceux déjà ouverts par l’État en cette période hivernale», rappelle la municipalité.

Le gestionnaire du réseau de transport d’électricité RTE a prévenu qu’il pourrait être contraint de déclencher dès mardi «une partie» des mesures exceptionnelles envisagées pour répondre aux besoins d’électricité de la France face à cette vague de froid. La première mesure mise en place serait «une alerte» à destination des consommateurs qui les encouragerait à réduire leur consommation d’électricité» pendant les heures de pointe, entre 8 heures et 13 heures puis entre 18 heures et 20 heures.

Lefigaro.fr