Posts Tagged ‘Mobilisation’

L’Équateur décrète l’état d’exception après une vague de violence

octobre 18, 2021

L’état d’exception ordonne la mobilisation des policiers et des militaires dans les rues pour lutter contre la violence engendrée par le trafic de drogue.

Le president Guillermo Lasso a decrete l'etat d'exception pour lutter contre les violences.
Le président Guillermo Lasso a décrété l’état d’exception pour lutter contre les violences. © RODRIGO BUENDIA / AFP

Le président équatorien Guillermo Lasso a annoncé lundi avoir décrété l’état d’exception pour l’ensemble du pays en raison d’une vague de violence due au trafic de drogue, ordonnant la mobilisation dans les rues de policiers et militaires. « Dès maintenant, nos forces armées et notre police seront massivement mobilisées dans les rues car nous décrétons un état d’exception sur tout le territoire national », a lancé le chef de l’Etat dans une allocution diffusée par la chaîne publique EcuadorTV. « Dans les rues de l’Equateur, il n’y a qu’un ennem i: le trafic de drogue », et « ces dernières années, l’Equateur est passé de pays de trafic de drogue à pays qui consomme également de la drogue », a dit Guillermo Lasso, qui a pris ses fonctions en mai dernier.

Le dirigeant de droite avait décidé plus tôt ce lundi de changer de ministre de la Défense, dans un contexte de crise carcérale, en nommant un général à la retraite, Luis Hernandez. Entre janvier et août 2021, 1 427 homicides volontaires ont été enregistrés dans le pays, soit 55 meurtres de plus que ceux signalés sur l’ensemble de l’année 2020, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur.

Des affrontements d’une violence rare

Fin septembre, une prison du sud-ouest de l’Equateur a été le théâtre du massacre de 119 détenus, dont certains avaient été démembrés ou brûlés, dans de violents affrontements entre gangs rivaux liés aux narcotrafics et aux cartels mexicains et colombiens, une des pires tueries pénitentiaires de l’histoire d’Amérique latine.

Selon des chiffres officiels, au moins 238 prisonniers ont trouvé la mort depuis début 2021 dans les prisons équatoriennes, surpeuplées et soumises à des violences récurrentes depuis des années.

Par Le Point avec AFP

Pédocriminalité dans l’Eglise: appel à la démission des évêques, mobilisation sur les réseaux sociaux

octobre 11, 2021
Pedocriminalite dans l'Eglise: appel a la demission des eveques, mobilisation sur les reseaux sociaux
Pédocriminalité dans l’Eglise: appel à la démission des évêques, mobilisation sur les réseaux sociaux© POOL/AFP/Archives/Thomas COEX

C’est un appel inédit qu’ont lancé lundi trois personnalités en réclamant la démission de l’ensemble des évêques, comme seule réponse « honorable », selon eux, aux conclusions du rapport Sauvé sur la pédocriminalité dans l’Eglise catholique.

Par ailleurs, via les réseaux sociaux et des hashtags comme #MyChurchToo, des catholiques s’indignent ou se mobilisent pour réformer leur église.

Dans un texte transmis à l’AFP, trois personnalités ont réclamé lundi « la démission collective de l’ensemble des évêques en exercice », « comme un signe d’espoir et de renouveau ».

Il s’agit du cofondateur de l’association de victimes La parole libérée (aujourd’hui dissoute) François Devaux, de la directrice de la rédaction de Témoignage chrétien Christine Pedotti et de la théologienne Anne Soupa, qui milite depuis plusieurs années pour donner davantage de place aux femmes dans la gouvernance de l’Eglise.

Selon eux, la démission « est le seul geste à la mesure de la catastrophe et de la perte de confiance dans laquelle nous sommes. C’est un premier acte de repentir concret, coûteux, à l’égard des victimes. C’est la seule attitude qui peut permettre de restaurer la maison Eglise ».

C’est aussi « la seule façon de rendre possible l’indemnisation des victimes car la faillite de l’institution est aussi matérielle. Les fidèles ne veulent pas contribuer pour des fautes qu’ils n’ont pas commises. Mais dans une Eglise restaurée dans laquelle tous et toutes seront représentés, cette solidarité et cette fraternité nouvelles permettront de trouver les ressources financières nécessaires », détaillent-ils.

Dans son rapport publié mardi dernier, la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (Ciase), présidée par Jean-Marc Sauvé, a estimé à 216.000 le nombre de mineurs victimes d’un prêtre ou d’un religieux en France depuis les années 1950, et à 330.000 si l’on ajoute les agresseurs laïcs en lien avec les institutions de l’Eglise.

La France compte un peu moins de 120 évêques.

#MyChurchToo

« Le rapport Sauvé dit que la pédocriminalité est un phénomène systémique. C’est donc l’ensemble du corps – institutionnel – qui doit réagir », a déclaré à l’AFP le père Pierre Vignon. « Les évêques sont responsables, dans l’ensemble du corps – même s’il ne s’agit pas de la responsabilité personnelle de l’un ou l’autre ».

« Ce qui aurait eu du panache et aurait marqué les esprits, aurait été de démissionner aussitôt collectivement », a-t-il écrit ce week-end, dans un texte au site internet religieux italien Adista. Le père Vignon avait réclamé, en août 2018, la démission du cardinal Barbarin.

Tous rappellent qu’en Allemagne, en juin dernier, un des cardinaux les plus influents du pays, l’archevêque de Munich Reinhard Marx, a demandé au pape François d’être démis de ses fonctions, tirant les conséquences de l' »échec », selon lui, de l’Église catholique dans « la catastrophe des abus sexuels », notamment dans le diocèse de Cologne, le plus important du pays. Une demande qui sera ensuite rejetée par le pape.

Trois mois avant, un rapport accablant avait révélé que des centaines de mineurs avaient subi des violences sexuelles dans le diocèse de Cologne entre 1975 et 2018, et que plusieurs responsables religieux s’étaient tus.

Le rapport Sauvé a continué lundi à susciter des réactions. Vendredi des messages ont émergé sur le réseau Twitter sous les hashtags #AussiMonÉglise et #MyChurchToo, relayés par des influenceurs catholiques comme Erwan Le Morhedec, auteur du blog koztoujours. Des fidèles, pratiquants ou non, s’interrogent sur les réformes à mener, ou expriment leur indignation.

« Aux victimes qui nous lisent, pardon. Pardon de ne pas avoir été là pour vous, hier. Croyez que nous voulons l’être aujourd’hui. Laïcs, nous réclamons les réformes nécessaires. Pas au rabais, pas au minimum, avec ambition ! », a lancé Erwan Le Morhedec.

De son côté, la conférence des baptisés francophones, un réseau d’associations de catholiques réformateurs qui tenait ses assises ce week-end à Paris, a prévenu dans un communiqué que les fidèles attendaient « des changements de fond à hauteur des enjeux » et prévenu qu’elle serait « la vigie exigeante de la mise en œuvre des recommandations » de la Ciase.

Par Le Point avec AFP

« Ils veulent contrôler nos corps » : Washington mobilisé pour le droit à l’avortement

octobre 3, 2021

REPORTAGE. Samedi, des milliers de manifestants ont affirmé leur attachement à un droit de plus en plus menacé par des lois passées dans les États conservateurs.

Lors de la Marche des femmes, a Washington samedi.
Lors de la Marche des femmes, à Washington samedi.  © ANDREW CABALLERO-REYNOLDS / AFP

Le samedi à Washington, les manifestations se suivent, mais ne se ressemblent pas. La semaine dernière, parmi la centaine de pro-Trump soutenant les « prisonniers politiques » (c’est-à-dire qui sont entrés dans le Capitole le 6 janvier 2021), certains étaient déguisés en Batman pourfendant la corruption, ou habillés comme le « chaman » de QAnon, devenu emblématique de l’assaut.

Ce samedi, ils – mais surtout elles – sont des milliers. Certaines sont déguisées en Ruth Bader Ginsburg, la juge de la Cour suprême décédée en septembre 2020, infatigable défenseuse des droits des femmes ; ou en servantes écarlates, comme dans la série dystopique où les femmes fécondes sont violées dans l’espoir d’une grossesse. Les pancartes multicolores font assaut de créativité, montrant l’« éléphant dans l’utérus » (emblème du Parti républicain) ou des cintres barrés (rappel des pratiques dangereuses d’avortements clandestins) ou comparant les conservateurs aux talibans. L’ambiance est joyeuse, égayée par un concert, mais combative. Dans tout le pays, des manifestations ont lieu pour défendre le droit à l’avortement, fragilisé dans les États conservateurs. Mais Washington réunit le plus grand nombre de participants, des milliers de personnes voulant mettre la Cour suprême des États-Unis sous pression avant sa rentrée, lundi.closevolume_off

À LIRE AUSSIAraud – États-Unis : le combat toujours renouvelé contre l’avortementMimi porte un panneau où on peut lire : « Vraiment, la Cour suprême ? Faites mieux ! » Elle est venue du Connecticut avec sa sœur de New York, une autre de Cleveland, et sa nièce Tate, 26 ans, assistante juridique à Cincinnati, dans l’Ohio. « C’est terrifiant ce qui s’est passé au Texas, dit celle-ci. L’Ohio est violet [parfois républicain, parfois démocrate, NDLR] et si Roe v. Wade [la loi autorisant l’avortement depuis 1973, NDLR] tombe, chez nous, cela entraîne l’application de dispositions restrictives. »

La Cour suprême critiquée

Le 1er septembre, le Texas a passé une loi interdisant l’avortement après six semaines (sans exception pour les viols), et tout particulier peut attaquer en justice quelqu’un qu’il soupçonne d’avoir aidé à interrompre une grossesse après ce délai. Des associations ont déposé un recours devant la Cour suprême, qui l’a maintenue. L’institution devra également traiter, après sa rentrée, un autre cas concernant l’avortement, au Mississippi, qui pourrait entraîner une remise en cause générale de la loi Roe v. Wade. Chaque État pourrait ensuite décider d’autoriser ou non l’avortement. Depuis le 1er janvier, 19 États ont adopté 63 lois le restreignant.

Sharon Walters, 66 ans, a mis deux heures et demie, en métro et en bus, pour venir de Virginie. Elle aussi s’en prend à la Cour suprême. « Les trois derniers juges placés par Trump sont très politiques, et ils ne sont pas censés l’être. La seule solution est de la réformer. On pourrait imposer des limites de mandats, ou changer le mode de nomination. C’est très inquiétant, ils votent en fonction de leur religion. Quant à Amy Coney Barrett, elle a cinq enfants et elle est juge à la Cour suprême. On n’arrive pas là en changeant des couches et en allant aux réunions parents-professeurs. Elle a eu énormément d’aide, c’est une femme blanche qui a eu des privilèges. »

Ils refusent de réguler l’accès aux armes, mais régulent nos corps.

Les audiences pour la nomination de cette jeune juge ultraconservatrice, en octobre 2020, s’étaient focalisées sur son opposition à l’avortement. Les dernières semaines et le refus de la Cour suprême de statuer sur la loi texane ont confirmé les craintes des libéraux. Casey Schmitz, 23 ans, qui travaille dans le marketing à Baltimore, est venue avec sa mère. Elle aussi est « terrifiée » : « Amy Coney Barrett a été installée si vite, ça n’a l’air de rien, mais sa nomination a un impact énorme sur des milliers de femmes. Et ce qui m’exaspère, c’est qu’on a tellement d’enfants orphelins dont on ne s’occupe pas. »https://44a9af64109c1abc5fbf3c7dac4c8f85.safeframe.googlesyndication.com/safeframe/1-0-38/html/container.html

Le Texas, sans surprise, concentre les critiques. Catherine Mouer, 21 ans, est d’Austin, elle a honte : « C’est incroyable qu’ils refusent de réguler l’accès aux armes, mais régulent nos corps. Ces gens qui se disent pro-vie sont aussi antimasque, antivax, opposés à l’assurance santé universelle… Il faut qu’on s’occupe de ceux qui sont en vie, et on a le droit de ne pas être abattu en pleine rue ! » Le 1er septembre, le Texas a aussi autorisé le port d’armes sans permis. Son amie, Katherine Dunbar, de Dallas, surenchérit : « Quand la loi sur l’avortement est passée, on a toutes eu une réaction viscérale, on était très mal, ça nous affecte directement. Je me souviens d’avoir pleuré, quand Ruth Bader Ginsburg est morte, et que mon père, pourtant merveilleux, ne comprenait pas. Au Texas, ça devient aussi plus difficile d’avoir accès à la contraception, et à la pilule du lendemain. Il est très clair que ces gens n’en ont rien à faire, de la vie, ils veulent juste contrôler le corps des femmes. Sinon, ils investiraient dans les orphelinats. »

Face à face

Manifestants contre l’IVG devant la Cour suprême à Washington, samedi 2 octobre.  © ALLISON BAILEY / NurPhoto / NurPhoto via AFP

Après des interventions à la tribune, le cortège s’ébranle pour atteindre la Cour suprême, où les attend une poignée de militants antiavortement protégés par un cordon de policiers. Un groupe chrétien prie à voix haute et diffuse des hymnes religieux. À côté, Danielle Cormier, 25 ans, est étudiante à Washington DC, mais elle est originaire de l’État conservateur de la Louisiane. « Les femmes méritent mieux que l’avortement, il faut de meilleures politiques sociales pour celles qui se trouvent en situation d’en vouloir un, parce qu’elles sont pauvres ou ont besoin d’aide. Il faudrait une assurance santé universelle pour les jeunes enfants. » Et dans le cas d’un inceste ou d’un viol ? « Il faut aider ces femmes, leur apporter un soutien émotionnel et financier, c’est très difficile, mais il s’agit toujours d’un enfant, dans leur utérus, qui n’a pas demandé à être conçu de telle ou telle façon. » La Cour suprême doit examiner le cas du Mississippi le 1er décembre.

Global Citizen Live : une journée de mobilisation pour la planète

septembre 25, 2021
Un agent de santé reçoit le vaccin Covid-19 sur le terrain d’un hôpital académique, à Johannesburg (Afrique du Sud).

Pandémie de Covid-19, changement climatique, pauvreté… Le 25 septembre 2021, une série de manifestations est organisée à travers le monde pour sensibiliser le public à ces questions.

L’Assemblée générale des Nations unies, qui s’est ouverte mardi 21 septembre 2021, n’a jamais été aussi attendue et cruciale. Le sort de notre humanité dépend inextricablement de tous les pays, à l’heure où la pandémie de Covid-19 et le réchauffement climatique menacent notre survie.

De ce combat-là, force est de constater que les nations riches ne pourront sortir vainqueurs que si elles tendent la main aux plus pauvres.

La coopération internationale qu’incarne ce grand ballet des nations, pendant une semaine à New York, est la condition sine qua none pour assurer une relance équitable et verte sur la planète.

Réchauffement climatique « catastrophique »

Car cette rentrée est particulièrement éprouvante sur le plan de la politique internationale. Nous nous dirigeons inéluctablement vers un réchauffement « catastrophique » de 2,7 °C au-delà des niveaux pré-industriels, bien loin de l’objectif de 1,5 °C établi lors de l’Accord de Paris sur le climat, selon le dernier rapport des Nations unies. Bilan établi six semaines avant la COP26 qui se déroulera à Glasgow (Écosse), du 1er au 12 novembre prochain.

Emblématiques de ces changements climatiques destructeurs, des incendies meurtriers ont ravagé le bassin méditerranéen et l’Algérie, et des inondations sans précédent ont touché New York, pour ne citer que quelques exemples. En outre, un puissant séisme a frappé Haïti, dévastant une nouvelle fois ce pays parmi les plus pauvres du monde.

La crise sanitaire, quant à elle, devrait pousser 100 millions de personnes supplémentaires dans l’extrême pauvreté. La recrudescence de l’épidémie de Covid-19 fait craindre le pire à l’heure où l’Afrique ne s’est fait livrer que 2 % de toutes les doses administrées sur la planète. Par ailleurs, 80 % des États africains risquent de ne pas atteindre les objectifs de vaccination, selon un récent avertissement de l’Organisation mondiale de la santé.

QU’IL S’AGISSE DE LA PANDÉMIE OU DES CHANGEMENTS CLIMATIQUES, NUL NE SERA EN SÉCURITÉ TANT QUE NOUS NE LE SERONS PAS TOUS

Le message est pourtant simple : qu’il s’agisse de la pandémie de Covid-19 ou des changements climatiques, nul ne sera en sécurité tant que nous ne le serons pas tous.

Aujourd’hui plus que jamais, une action concertée est nécessaire de la part des gouvernements, des organisations internationales, du secteur privé et de la société civile afin de faire face aux défis les plus urgents auxquels l’humanité est confrontée.

Trois mesures concrètes pour le changement

Trois mesures concrètes et à portée de main, favoriseraient le changement nécessaire.

Il est primordial de partager les doses de vaccin contre le Covid-19 avec les pays les plus vulnérables. Les tendances de repli et de nationalisme vaccinal, dont ont fait preuve la plupart des pays depuis l’irruption de la crise sanitaire, ne font qu’entraver une action concertée. Les États riches, dont la France, sont en passe d’accumuler plus d’un milliard de doses que le nombre nécessaire pour la vaccination de la totalité de leur population.

Dans l’Union européenne, près des trois quarts de la population adulte étaient entièrement vaccinés contre le Covid-19 au début du mois de septembre contre seulement 1,9 % dans les pays à moyen et faible revenu ayant reçu au moins une dose de vaccin.

À l’heure de la mondialisation, comment atteindre l’immunité collective quand seuls les pays du Nord sont vaccinés ? Les mécanismes de solidarité internationale pour faire don de vaccins aux nations pauvres existent déjà, comme Covax. Il ne manque que la volonté politique.

En outre, il est urgent que les États les plus puissants de la planète, dont la France, financent davantage la lutte contre les changements climatiques.

LES PAYS RICHES S’ÉTAIENT ENGAGÉS À MOBILISER 100 MILLIARDS DE DOLLARS PAR AN POUR AIDER LES PAYS LES PLUS DÉMUNIS À COMBATTRE LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

Ils en avaient fait la promesse. Ils s’étaient engagés, il y a plus d’une décennie, à mobiliser 100 milliards de dollars par an pour aider les pays les plus démunis à combattre le réchauffement climatique. Aujourd’hui, ils n’ont toujours pas distribué les 20 milliards restants. Un montant conséquent pour que les communautés les plus vulnérables développent des stratégies d’adaptation vitales.

Ils en ont les moyens. Ils ont, à leur disposition, un instrument monétaire unique, utilisé en temps de crise : les Droits de tirages spéciaux (DTS). Développé par le Fonds monétaire international (FMI), cet outil permet d’aider les nations les plus démunies à lutter contre le changement climatique.

Alors que le FMI a distribué l’équivalent de 650 milliards de dollars de DTS en août 2021, il revient aux pays riches d’en faire don aux plus pauvres. Tous les États membres n’ont pas le même pouvoir de décision ni les mêmes droits. Ainsi, les 59 pays les plus pauvres de la planète n’ont collectivement reçu que 4 % de cette allocation tandis que ceux du G20 en ont obtenu 68 %, exacerbant ainsi les inégalités.

L’écologie : le combat du siècle

Plus qu’un effort de solidarité internationale, redistribuer les DTS est un devoir. Pour la France, en particulier, qui estime que l’écologie est le « combat du siècle ».

Enfin, il incombe à la société civile mondiale de se mobiliser pour exhorter les dirigeants internationaux et le secteur privé à prendre des engagements substantiels dans la lutte contre la pandémie de Covid-19 et les changements climatiques. Et pour les en tenir responsables.

LE 25 SEPTEMBRE 2021, LES CITOYENS DU MONDE POURRONT FAIRE ENTENDRE LEUR VOIX COLLECTIVE POUR INCITER LES PUISSANTS À MENER UNE ACTION CONCERTÉE

Le 25 septembre 2021, les citoyens du monde pourront faire entendre leur voix collective pour inciter les puissants à mener une action concertée, seul moyen de faire face aux enjeux les plus décisifs auxquels notre humanité est confrontée. Ce sera à l’occasion du Global Citizen Live, campagne planétaire organisée par le collectif international Global Citizen, qui lutte pour défendre la planète et vaincre la pauvreté.

Des concerts et des manifestations se tiendront simultanément dans différentes villes internationales (Paris, Londres, New York, Séoul…). La diffusion télévisuelle mondiale, en direct et durant 24 heures, offrira une plateforme inédite pour faire pression sur les décideurs et s’assurer que nous soyons tous, partout sur la planète, protégés du virus et des bouleversements climatiques.

Friederike Röder

Avec jeune Afrique par Friederike Röder

Friederike Röder est directrice de l’ONG ONE France.

Présidentielle en Zambie: mobilisation des électeurs, scrutin annoncé serré

août 12, 2021
Presidentielle en Zambie: mobilisation des electeurs, scrutin annonce serre
Présidentielle en Zambie: mobilisation des électeurs, scrutin annoncé serré© AFP/Patrick Meinhardt

Les Zambiens choisissaient jeudi leur président, entre le sortant Edgar Lungu et son grand rival Hakainde Hichilema, après une campagne tendue centrée sur l’économie du premier pays africain à avoir fait défaut sur sa dette depuis le début de la pandémie.

Dès l’aube, des centaines forment des files d’attente impressionnantes devant les bureaux de vote. Dans le township de Matero, Andrew Daka, 20 ans, qui vote pour la première fois, veut du « changement »: « on ne peut plus continuer comme ça », souffle-t-il à l’AFP.

Plus loin, dans ce bureau modeste du sud de Lusaka, le président Lungu, 64 ans, veste en cuir et dents du bonheur, dépasse tout le monde d’une tête. « Les Zambiens sont prêts à voter et ils sont nombreux », dit-il à sa sortie, acclamé par des partisans poings en l’air. « On va gagner ! ».

A la mi-journée, Hichilema, surnommé « HH » ou le terme affectueux « Bally », riche homme d’affaires autodidacte de 59 ans qui se présente pour la sixième fois et promet de redresser l’économie, prend un bain de foule en allant voter.

Des centaines de journalistes et partisans agglutinés le suivent pas à pas. « Nous sommes confiants (dans le fait que) nous allons remporter la mise », dit-il, en costume sobre et col ouvert. « Les gens veulent que ça change, ça se voit sur leurs visages ».

« Ce qui compte, c’est que la décision de qui devient président, qui dirige ce pays, soit déterminée par (…) les électeurs, pas par les gens qui comptent les voix », ajoute-t-il le sourcil froncé. La veille, « HH » avait appelé la commission électorale à garantir un scrutin « libre et équitable ».

L’opposition, qui craint des fraudes, avait aussi accusé le gouvernement de chercher à entraver la campagne de M. Hichilema, ce que le Front patriotique (PF) au pouvoir dément avec véhémence.

Et alors que le gouvernement avait menacé de bloquer internet si certains « colportent des fausses informations pouvant déstabiliser » l’élection, messages Whatsapp et internet étaient ralentis ou bloqués par endroits dans l’après-midi, a-t-on constaté.

Résultats d’ici dimanche

Dans le quartier populaire de Mtendere, plus de 200 électeurs prennent leur mal en patience, papotant dans la queue ou achetant une glace à un vendeur apparu opportunément. Musique à fond, tavernes servant des bières et circulation dense… Pas de tension palpable.

Thomas Wandu, mineur de 41 ans, va voter Lungu, perçu comme un homme fort. « Sous terre, ça ne se passe comme ça devrait », confie-t-il à l’AFP, « les patrons (chinois) ne respectent pas leurs engagements de salaires ».

Mais la hausse du coût de la vie a érodé la base de soutien du président sortant, selon les sondages, et l’élection pourrait être plus serrée qu’en 2016, quand « HH » avait perdu d’un peu plus de 100.000 voix.

M. Lungu, avocat de formation, est critiqué pour avoir emprunté de façon déraisonnable, notamment auprès de créanciers chinois, pour financer une frénésie de projets d’infrastructure.

L’inflation a grimpé à plus de 20 % sous sa présidence et fin 2020, la Zambie a été le premier pays africain à se trouver en défaut de paiement depuis l’apparition du coronavirus.

Des violences sporadiques ont éclaté à l’approche du vote entre partisans des deux principaux candidats, poussant M. Lungu à déployer l’armée. L’opposition a dénoncé cette mesure sans précédent, la qualifiant de tactique d’intimidation.

Le président s’est montré de plus en plus autoritaire face à toute opposition depuis son arrivée au pouvoir en 2015, faisant craindre des tensions en cas de contestation des résultats, qui devraient être connus d’ici dimanche soir, dans les 72 heures après la fermeture des bureaux de vote jeudi (16H00 GMT).

Le gagnant doit obtenir plus de 50 % des voix pour éviter un second tour, ce que les observateurs jugent peu probable.

Pare Point avec AFP

Régionales : après la défaite, Le Pen donne « rendez-vous aux Français »

juin 27, 2021

Alors que son parti n’a pas réussi à remporter une région, la présidente du Rassemblement national lance un appel à la mobilisation pour la présidentielle.

Malgré l’échec du Rassemblement national (RN) aux élections régionales, Marine Le Pen, la candidate du RN à la présidentielle, a donné « rendez-vous aux Français, dès demain, pour construire tous ensemble l’alternance dont la France a besoin ». « Ce soir nous ne prendrons pas de région », a-t-elle reconnu, dénonçant des « alliances contre-nature » de la part des présidents sortants et affirmant que le résultat en Paca « démontre que la mobilisation est la clé des victoires à venir ».

« Ce soir nous ne prendrons pas de région », a-t-elle reconnu, dénonçant des « alliances contre-nature » de la part des présidents sortants et affirmant que le résultat en Paca « démontre que la mobilisation est la clé des victoires à venir. » « Je suis plus que jamais déterminée à mettre toute mon énergie et ma volonté à réhabiliter la politique », a-t-elle assuré, s’alarmant d’une « désaffection civique historique ».

« Une organisation désastreuse et erratique des scrutins »

La présidente du RN a expliqué l’abstention quasi record de 66 % notamment par « une organisation désastreuse et erratique des scrutins par le ministère de l’Intérieur » et « un désenchantement à l’égard des élections intermédiaires ».

« Information des électeurs, proportionnelle, référendum d’initiative citoyenne: tout doit être aujourd’hui débattu pour rendre à nos compatriotes le goût de décider de leur avenir », a déclaré Marine Le Pen. « La présidentielle apparaît plus que jamais comme l’élection qui permet de changer de politique et les politiques », a-t-elle analysé, affirmant que « les Français nous apportent leur soutien dans cette mission ».

Par Le Point avec AFP

France/Covid: Macron demande aux ministres de rester «en état de veille permanent»

juillet 29, 2020

 

Le président de la République Emmanuel Macron a demandé aux ministres d’être «en état de veille permanent» pendant les vacances et a décrété une «mobilisation absolue du gouvernement» sur la crise sanitaire, a rapporté mercredi 29 juillet le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.

«La crise sanitaire ne s’éloigne pas, il y a une mobilisation absolue du gouvernement dans les jours et les semaines à venir pour évidemment continuer à surveiller et à prendre les mesures nécessaires face à cette crise», a averti Gabriel Attal lors du compte-rendu du dernier Conseil des ministres avant les congés d’été. «Il y a un état de veille et de vigilance permanente pour y faire face, il pourra y avoir un ou plusieurs conseils de défense qui pourront se tenir pendant cette trêve» «en fonction de l’évolution de l’épidémie», a-t-il précisé.

«Nous sommes proches du seuil de vigilance au niveau national avec un R0 à 1,3 alors qu’il était à 1 il y a quelques semaines, et un taux de positivité des tests qui est aujourd’hui de 1,4 % alors qu’il était à 1% il y a quelques semaines, 14 nouveaux clusters qui ont été identifiés hier, ce qui porte à 142 le nombre de clusters au niveau national», a souligné le porte-parole.

Réquisition des laboratoires d’analyses

Face aux embouteillages pour se faire tester dans certaines régions, notamment en Ile-de-France, le gouvernement envisage entre autres de réquisitionner les laboratoires d’analyses qui ne «jouent pas le jeu». Concernant les consignes données aux ministres pour les vacances, Gabriel Attal a souligné que «le président de la République a bien indiqué que c’était un temps qui permettait du recul en famille, avec ses proches, mais qu’évidemment ça restait un moment de mobilisation totale».

«Etat de veille permanent, ça vaut pour tous les ministres, et évidemment chacun sera en veille permanente sur les sujets dont il a la responsabilité, chacun sera joignable, sera mobilisable pour revenir à Paris si nécessaire», a-t-il ajouté. Le porte-parole du gouvernement a annoncé que le prochain Conseil des ministres se réunirait à la rentrée le 25 août et qu’il y aurait un séminaire gouvernemental autour du président de la République à l’Élysée le 2 septembre.

Par Le Figaro avec AFP

France/Attaque à la préfecture: Macron appelle la nation à «se mobiliser» face à l’«hydre islamiste»

octobre 8, 2019

FRANCE-CRIME-ATTACK

Le président de la République a rendu hommage mardi matin aux quatre fonctionnaires tués lors de l’attaque à la préfecture de police jeudi dernier.

Emmanuel Macron a rendu hommage mardi matin aux quatre fonctionnaires tués lors de l’attaque à la préfecture de police jeudi dernier. «Quatre policiers sont tombés. Ils avaient fait le choix de porter l’uniforme, de consacrer leur vie à protéger les autres. Ils sont morts en service, au travail, comme avant eux ceux, qui, depuis 2015, ont été victimes du terrorisme islamiste», a regretté le chef de l’Etat dans son discours.

Il a promis que «la lumière sera faite», «les responsabilités établies» et que «la justice passera comme il se doit». Le tueur, fonctionnaire à la préfecture de police, adhérait à une «vision radicale de l’islam» et était connu pour avoir soutenu «certaines exactions commises au nom de cette religion». Il n’avait pourtant fait l’objet d’aucun signalement. «C’est inconcevable, inacceptable», a martelé Emmanuel Macron.

«Nous mènerons le combat sans relâche»

«Ce drame n’érode rien de la confiance que j’ai en vous, que la nation place en vous, en votre professionnalisme, en votre engagement», a-t-il repris, prenant pour cible le «terrorisme islamiste». «Nous mènerons le combat sans relâche», a-t-il promis. «Ce n’est en aucun cas un combat contre sa religion mais contre son dévoiement», a tenu à préciser le chef de l’Etat.

Emmanuel Macron a ainsi promis : «Les moyens humains juridiques technologiques continueront à être renforcés. Loi après loi, budget après budget, nous continuerons à resserrer les mailles du filet», a-t-il déclaré, jugeant que l’État se devait «d’être exemplaire, de se réarmer partout, de mieux former chacun pour agir».

Pour autant, Emmanuel Macron a reconnu que «les institutions seules ne suffiront pas» pour en finir avec l’«hydre islamiste». Le président de la République en a appelé à «la nation toute entière qui doit s’unir, se mobiliser, agir». «Nous ne l’emporterons que si notre pays se lève pour lutter contre cet islamisme sous-terrain qui corrompt les enfants de France», a-t-il affirmé.

«Société de vigilance»

Il a notamment prôné une «écoute attentive de l’autre» pour «savoir repérer à l’école, au travail, dans les lieux de culte, les relâchements, les déviations. Ces petits gestes qui signalent un éloignement avec les valeurs de la République». Emmanuel Macron a ainsi proposé d’établir une «société de vigilance», et non du «soupçon qui corrode».

«Opposons à la haine l’intransigeance républicaine, à l’obscurantisme l’amour de la raison et son exigence. Faisons bloc, tous ainsi réunis. Face au terrorisme islamiste, nous mènerons toujours le combat et à la fin nous l’emporterons car nous avons cette force d’âme. Nous le faisons pour nos morts, pour nos enfants, au nom de la Nation», a conclu le chef de l’État.

Quelques instants avant le discours d’Emmanuel Macron, le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, avait remis la légion d’honneur aux quatre fonctionnaires à titre posthume.

Le Figaro.fr par Pierre Lepelletier

RDC: des catholiques se mobilisent contre la corruption sous Tshisekedi

octobre 7, 2019

 

Un collectif catholique, à l’origine début 2018 de marches étouffées dans le sang pour obtenir le départ de l’ex-président Joseph Kabila, a lancé vendredi 4 octobre une croisade anti-corruption, sa première tentative de mobilisation sous le mandat du nouveau chef de l’Etat Félix Tshisekedi.

«Nous marcherons ce samedi 19 octobre pour exiger la fin de l’impunité», écrit dans un communiqué le Comité laïc de coordination (CLC). L’appel intervient après l’affaire dite des 15 millions, le premier grand dossier de corruption présumée depuis l’investiture le 24 janvier du président Tshisekedi. Quinze millions de dollars d’argent public n’ont pas été versés au Trésor public, mais sur un autre compte, a révélé une enquête de l’Inspection générale des Finances (IGF) en juillet, qui parle d’«irrégularité». Ces 15 millions correspondent à une retenue de 15% prélevée sur une somme de 100 millions versée par l’Etat à sept compagnies pétrolières (dont Total) pour compenser le gel des prix à la pompe. «Ce n’est pas une affaire de détournement de l’argent qui devait aller dans les caisses du Trésor», a assuré le président Tshisekedi. «C’est une affaire de rétrocommission». Dans son appel, le CLC demande «la suspension des personnes impliquées dans le détournement des 15 millions de dollars de la République». L’IGF avait notamment cité sans le nommer le directeur de cabinet du président de la République.

Ces intellectuels catholiques proches du clergé demandent aussi «la démission sans délai des juges corrompus et indignes de la Cour constitutionnelle». Leur appel est soutenu par le lanceur d’alerte congolais réfugié en France Jean-Jacques Lumumba, qui annonce le lancement samedi d’une plate-forme anti-corruption à Kinshasa. Le CLC avait organisé fin 2017 et début 2018 trois marches pour demander le départ du président Kabila. Des marches interdites par les autorités. Bilan de la répression: une quinzaine de morts. Le président congolais Félix Tshisekedi a récemment affirmé qu’il voulait changer «les mentalités» contre la corruption en RDC, sans «règlement de comptes» et sans «fouiner» dans le passé des responsables encore aux commandes. Félix Tshisekedi a été proclamé vainqueur de l’élection présidentielle du 30 décembre. Il gouverne la RDC en coalition avec l’ancien président Kabila, qui a gardé une vaste majorité au Parlement.

Par Le Figaro.fr avec AFP

États-Unis: Obama cible Trump et appelle à la mobilisation

septembre 7, 2018

L’ancien président américain Barack Obama, le 7 septembre 2018 à Urbana (Illinois) / © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP / SCOTT OLSON

Barack Obama a dénoncé vendredi avec virulence le lourd silence des républicains face aux dérives de Donald Trump, appelant les démocrates à se mobiliser à l’approche d’élections législatives cruciales.

« Qu’est-il arrivé au parti républicain? », a lancé depuis l’Illinois l’ancien président américain, accusant son successeur de « capitaliser sur la peur ».

Relativement discret depuis son départ de la Maison Blanche le 20 janvier 2017, le 44e président des Etats-Unis avait jusqu’ici soigneusement évité de s’attaquer nommément au 45e.

Depuis l’Illinois –Etat qu’il a représenté au Sénat avant d’être élu à la Maison Blanche– il a décidé d’ôter les gants.

Evoquant la tumultueuse semaine que vient de vivre Donald Trump, l’ex-président démocrate de 57 ans a dénoncé l’idée selon laquelle « tout ira bien parce » qu’il y a des gens au sein de la Maison Blanche qui, secrètement, ne suivent pas les ordres de l’occupant du Bureau ovale.

« Ce n’est pas comme cela que notre démocratie doit fonctionner! », a-t-il tonné, dans une allusion aux récentes révélations faites par le journaliste d’investigation Bob Woodward dans un livre décrivant un président colérique, inculte, en permanence « contourné » par son équipe, qui tente d’éviter le pire.

Stigmatisant ces élus qui s’en tiennent à « de vagues déclarations de désapprobation quand le président fait quelque chose de scandaleux », il a déploré leur manque de cran, de colonne vertébrale.

« Ils ne rendent service à personne en soutenant activement 90% des trucs fous qui viennent de cette Maison Blanche et en disant: +Ne vous inquiétez pas, on évite les 10% restants+ », a-t-il martelé.

S’inquiétant d’une administration qui affaiblit les alliances des Etats-Unis et se rapproche de la Russie, M. Obama a aussi dénoncé les attaques répétées de son successeur républicain contre l’indépendance de la justice ou la liberté de la presse.

– Trump, « symptôme » d’une crise –

Après avoir dressé un tableau très sombre de la situation politique aux Etats-Unis, l’ancien président a aussi exprimé son espoir face à la mobilisation en cours.

« Dans cette noirceur politique, je vois un réveil des citoyens à travers le pays », a-t-il affirmé, lançant un appel à tous les démocrates à se rendre aux urnes lors des élections législatives de novembre.

« Vous devez voter car notre démocratie dépend de vous », a-t-il lancé.

« Si vous pensez que les élections n’ont pas d’importance, j’espère que les deux années écoulées ont modifié votre perception », a-t-il martelé. « Vous devez faire davantage que retweeter des hashtags, vous devez voter ».

Prenant par moments un ton plus strictement politique, il s’est étonné que son successeur s’attribue tous les mérites d’un soi-disant « miracle économique » américain.

« Quand vous entendez combien l’économie se porte bien, rappelons-nous simplement quand cette reprise a commencé », a-t-il souligné.

En déplacement à Fargo, dans le Dakota du Nord, Donald Trump n’a pas laissé passer l’occasion d’ironiser sur l’allocution de son prédécesseur.

« Je suis désolé, j’ai regardé mais je me suis endormi », a-t-il lancé dans les rires, avant d’accuser le démocrate d’essayer de s’attribuer les mérites « des choses incroyables qui se passent dans ce pays en ce moment ».

En jeu lors des élections du 6 novembre: les 435 sièges de la Chambre des représentants, un tiers de ceux du Sénat et les postes de gouverneur dans 36 Etats.

A deux mois du scrutin, les sondages prédisent une « vague bleue » (démocrate) et les républicains, aujourd’hui aux commandes du Congrès, redoutent de perdre la Chambre des représentants.

Pour Barack Obama, Donald Trump n’est en définitive que le « symptôme » d’une crise profonde et dangereuse, une forme de désaffection pour la politique qui menace ses fondements même.

« La plus grande menace pour notre démocratie n’est pas Donald Trump (…), c’est l’indifférence, le cynisme », a-t-il lâché dans un discours très applaudi.

L’ex-président, qui a jusqu’ici consacré l’essentiel de son temps à la rédaction de ses mémoires et à la mise en place de sa fondation à Chicago, retrouvera –temporairement– le chemin des estrades de campagne dans les semaines à venir.

Il sera en Californie samedi et dans l’Ohio jeudi.

L’ancienne Première dame Michelle Obama, immensément populaire, a elle aussi l’intention de monter en première ligne, avec des apparitions à Las Vegas et à Miami fin septembre.

Romandie.com avec(©AFP / (07 septembre 2018 22h55)