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Guyane : le point sur la situation avant la grève générale de lundi

mars 26, 2017

Le territoire ultramarin est le théâtre d’une série de mouvements sociaux depuis plusieurs jours. Une mission interministérielle est présente sur place.

La mobilisation, soutenue par des collectifs de citoyens, dénonce globalement les problèmes du territoire en matière de santé, d’éducation, d’économie, de sécurité, d’accès au foncier ou de logement.

La mobilisation, soutenue par des collectifs de citoyens, dénonce globalement les problèmes du territoire en matière de santé, d’éducation, d’économie, de sécurité, d’accès au foncier ou de logement. JODY AMIET / AFP
Touchée depuis plusieurs jours par une série de mouvements sociaux, la Guyane, collectivité territoriale de plus de 250 000 habitants, voit la mobilisation prendre de l’ampleur, avec le vote, samedi 25 mars, par l’Union des travailleurs guyanais (UTG) de la grève générale à compter de lundi. La mobilisation, soutenue par des collectifs de citoyens, dénonce globalement les problèmes du territoire en matière de santé, d’éducation, d’économie, de sécurité, d’accès au foncier ou de logement.
Grève générale pour « protéger les salariés grévistes »

En votant à l’unanimité la grève générale à compter de lundi, les 37 syndicats réunis au sein de l’UTG souhaitent protéger les salariés grévistes dans des secteurs très divers, a précisé Albert Darnal, le secrétaire général de l’organisation.

Regroupant pêle-mêle des salariés d’EDF, des collectifs contre l’insécurité, un collectif dénonçant l’insuffisance de l’offre de soins et les retards structurels en matière de santé, ou encore des socioprofessionnels et des transporteurs, le mouvement de protestation a notamment monté des barrages obstruant depuis jeudi une dizaine de ronds-points stratégiques du littoral guyanais, bloquant notamment l’entrée de Cayenne.

Barrages filtrants et vols annulés

Ces barrages routiers filtrants, soutenus par la classe politique locale, rendent les déplacements motorisés très difficiles, à l’exception de ceux des véhicules d’urgence. Par ailleurs, les écoles, l’université, le port de commerce, les administrations et certains commerces sont fermés depuis jeudi.

Air France a pour sa part fait savoir qu’elle annulait ses deux vols long-courriers de Paris-Orly à Cayenne dimanche et lundi. « Nous ne pouvons pas assurer ces vols pour des raisons opérationnelles », a expliqué le porte-parole de la compagnie aérienne, évoquant notamment des problèmes sur place d’approvisionnement des appareils en carburant et des difficultés de circulation au sol.

Quant à Arianespace, elle a dû ajourner le lancement d’une fusée.

Une délégation interministérielle sur place

Conduite par Jean-François Cordet, conseiller maître à la Cour des comptes et ancien préfet de Guyane, la délégation interministérielle est arrivée samedi après-midi. Elle est composée de plusieurs hauts fonctionnaires connaissant bien la situation guyanaise, issus de différents ministères. Elle comprend aussi Michel Yahiel, commissaire général de France Stratégie et ex-conseiller social de François Hollande.

Pour l’instant, certains protestataires refusent de rencontrer la délégation, réclamant la venue de ministres. Mais la ministre des outre-mer, Ericka Bareigts, a fait savoir dimanche qu’elle remettait une éventuelle visite « lorsque les conditions seront réunies et que les choses auront bien avancé », assurant qu’elle n’avait pas « peur » de se rendre en Guyane.

La ministre estime en effet que les membres de la délégation « écoutent, font un état des lieux très précis et agissent ». « La preuve hier, la mission a déjà annoncé des mesures très concrètes », a-t-elle souligné, citant le maintien du centre médical de Kourou, ou encore l’expérimentation d’un scanner à l’aéroport « pour le contrôle du trafic de drogue ». En ce qui concerne le renforcement de la sécurité, Ericka Bareigts n’a pas exclu l’envoi de troupes supplémentaires, en plus de celles déjà envoyées en renfort.

Jeudi, elle avait proposé la tenue de discussions à Paris autour de l’économie, de la santé et de la sécurité, les principaux sujets de revendication des manifestants, afin de « traiter sans délai les problèmes immédiats ». Une demande rejetée par les participants aux mouvements sociaux, refusant de se rendre à Paris pour négocier avec le gouvernement.

Les candidats à l’élection présidentielle s’emparent du sujet

Dimanche, Emmanuel Macron, candidat d’En Marche ! à l’élection présidentielle, a appelé – comme le premier ministre – à « revenir à la raison et au calme » et préconisé que « l’Etat doit investir massivement, en termes d’infrastructures, de développement, pour aider le territoire guyanais à s’en sortir. » De nombreux autres candidats à l’élection présidentielle ont évoqué la question guyanaise au cours du week-end. « Cette situation est la conséquence de l’échec de la politique de François Hollande », a accusé François Fillon, là où Marine Le Pen a elle dénoncé le « service cruellement minimum » des gouvernements successifs vis-à-vis du territoire ultramarin. En meeting à Rennes, Jean-Luc Mélenchon a lancé un salut de solidarité à la Guyane.

Dimanche soir, le gouvernement a dénoncé « l’instrumentalisation à des fins électoralistes » de la « crise sociale » en Guyane par « certains candidats à l’élection présidentielle ou leur porte-parole », en visant François Fillon et Marine Le Pen notamment. Dans un communiqué, les ministres Matthias Fekl et Ericka Bareigts ont villipendé « l’invective, l’outrance et l’approximation » de candidats « qui ne semblent découvrir les outre-mer qu’à l’occasion des campagnes électorales » et « portent des propositions dangereuses qu’il convient de rappeler, comme la modification de la rémunération des fonctionnaires ou de la défiscalisation des aides à l’investissement ».

Lemonde.fr

France: Une semaine glaciale s’annonce, le gouvernement lance un plan de mobilisation

janvier 15, 2017

Ici à Strasbourg. L'ensemble du territoire sera frappé par une vive vague de froid la semaine prochaine.

Ici à Strasbourg. L’ensemble du territoire sera frappé par une vive vague de froid la semaine prochaine. Crédits photo : PATRICK HERTZOG/AFP

MÉTÉO – Ce dimanche, trois départements sont en alerte orange neige et verglas. Les températures vont progressivement tomber. Matignon a mis en place un «pilotage national quotidien». Objectif : se coordonner avec les préfets pour établir un bilan des besoins supplémentaires afin de faire face.

Trois départements étaient en alerte orange neige et verglas ce dimanche après-midi selon La Chaîne Météo*. Ces départements sont: 45 – Loiret, 77 – Seine-et-Marne, 91 – Essonne.

Ce dimanche, la majeure partie de la France est restée sous l’influence d’une masse d’air froid instable d’origine polaire. Cette situation a provoqué plusieurs épisodes neigeux et du verglas jusqu’en plaine. Des chutes de neige sont toujours attendues des Hauts-de-France au Val de Loire jusqu’en Limousin en passant par le bassin parisien.

Dans la Loire, un couple de personnes âgées a trouvé la mort dimanche matin au Noës après la chute dans un cours d’eau glacial de sa voiture, qui venait de déraper en raison de la neige. «Il s’agit d’un accident lié aux conditions climatiques», a déclaré le procureur de la République de Roanne, Eric Jallet.

Une tempête de neige affecte également les Pyrénées où le risque d’avalanche est fort. Quatre départements ont été placé en alerte orange avalanches ce dimanche par Météo France: 09 – Ariège, 31 – Haute-Garonne, 64 – Pyrénées-Atlantiques et 65 – Hautes-Pyrénées. Samedi, une randonneuse a été tuée, et son compagnon grièvement blessé, dans une avalanche survenue dans la vallée d’Ossau (Pyrénées-Atlantiques) à environ 1800 mètres d’altitude, hors domaine skiable.

En Corse, encore 3600 foyers étaient privés d’électricité en début d’après-midi dimanche en raison des chutes de neiges mais l’alerte orange qui concernait les deux départements de l’île a été levée. Selon Météo-France, les cumuls de neige atteignaient déjà plus de 20 cm au dessus de 600m dimanche matin. Le col de Vizzavona (1163 m) est actuellement interdit aux véhicules articulés et plusieurs routes sont également fermées.

A partir de lundi, si les chutes de neige s’atténuent progressivement, le vent d’Est va se lever: il apportera une chute des températures à l’origine d’une vague de froid sur le pays jusqu’en fin de semaine.

En conséquence, le gouvernement a mis en place samedi un «pilotage national quotidien» en prévision de la vague de froid. «Le pilotage national quotidien mis en place permettra d’anticiper au mieux les besoins supplémentaires durant cette période exceptionnelle et de mobiliser en temps réel des dispositifs complémentaires si nécessaire», a indiqué Matignon.

Dans ce «cadre exceptionnel», le premier ministre Bernard Cazeneuve a souhaité que soit «établi avec les préfets un bilan quotidien des besoins». Il a aussi demandé que des «places exceptionnelles nécessaires et les renforcements d’effectifs correspondants» soient mobilisés et que «la pleine mobilisation des collectivités territoriales et des grands opérateurs associatifs (mobilisation de gymnases, salles communales, accueils de jour etc.)» soit assurée. Il a également voulu la mobilisation «de surcroît de la sécurité civile, la police et la gendarmerie, ainsi que des sapeurs-pompiers pour le repérage et la mise à l’abri des personnes concernées».

Rappelant que «plus de 120.000 places d’hébergement» avaient été «pérennisées» pendant le quinquennat, il a expliqué que s’y ajoutaient «d’ores et déjà plus de 10.000 places supplémentaires, mobilisées au titre de la période hivernale».

259 places de plus pour les SDF à Paris

À propos du «dispositif de prévention et de gestion des impacts sanitaires et sociaux liés aux vagues de froid» en cas d’événement exceptionnel, créé en 2013, Matignon a expliqué qu’il prévoyait notamment «un mécanisme d’activation opérationnelle – mesures d’information, de sauvegarde et d’urgence adaptées et proportionnées aux situations».

Pour l’hébergement des personnes sans domicile fixe, a-t-il précisé, «ces mesures visent en priorité à ouvrir des places temporaires exceptionnelles, au-delà des places hivernales déjà ouvertes, en fonction des besoins quotidiens, à renforcer les effectifs des services organisant le premier accueil des personnes hébergées (115, Samu social, SAO et SIAO)». Il vise également «plus spécifiquement (à) l’intensification des «maraudes» directement en contact avec les personnes à la rue, y compris pour convaincre si besoin».

La Mairie de Paris a d’ores et déjà renforcé ce week-end son offre d’hébergement pour les sans-abri avec l’ouverture supplémentaire d’une salle dans le IVe arrondissement et d’un gymnase dans le XVe, soit 85 places. «En quelques jours, ce sont sept lieux municipaux, pour un total de 259 places, qui sont venus s’ajouter à ceux déjà ouverts par l’État en cette période hivernale», rappelle la municipalité.

Le gestionnaire du réseau de transport d’électricité RTE a prévenu qu’il pourrait être contraint de déclencher dès mardi «une partie» des mesures exceptionnelles envisagées pour répondre aux besoins d’électricité de la France face à cette vague de froid. La première mesure mise en place serait «une alerte» à destination des consommateurs qui les encouragerait à réduire leur consommation d’électricité» pendant les heures de pointe, entre 8 heures et 13 heures puis entre 18 heures et 20 heures.

Lefigaro.fr

Tunisie : mobilisation et réaction du gouvernement après l’agression de trois personnes d’origine congolaise

décembre 26, 2016

En Tunisie, la société civile hausse le ton pour mettre fin au racisme. © Tim Pierce/CC/Flickr

Des dizaines de Tunisiens et d’étudiants Subsahariens se sont réunis à Tunis pour dénoncer une « multiplication des agressions racistes », après la violente agression samedi de trois personnes d’origine congolaise.

« Deux ont eu la gorge tranchée et le troisième a été poignardé. […] Nous réclamons justice », a expliqué à l’AFP Rachid Ahmad Souleimane, président de l’Association des étudiants et stagiaires africains en Tunisie (Aesat) lors d’une manifestation organisée dimanche 25 décembre devant le Théâtre municipal de Tunis, sur l’avenue Habib Bourguiba.

Une centaine de personnes était présente pour dénoncer de « multiples cas d’agressions », dont celle subie la veille dans la capitale par trois personnes d’origines congolaise.

Plus largement, il s’agissait pour les personnes rassemblées de dénoncer la situation dont souffrent les étudiants africains depuis des années en Tunisie, a expliqué à l’agence TAP un membre de l’Aesat sur place.

Plaintes sans réponses

« On a longtemps porté plainte dans les postes de police contre des cas récurrents de discrimination et de violence subies sans jamais avoir de réponse », s’est-il indigné. « Il y a eu même des cas de décès. » Autre objectif aussi du rassemblement, selon lui : appeler le gouvernement à « assurer notre protection et garantir nos droits. »

Plusieurs organisations, des militants et de simples internautes tunisiens et étrangers ont exprimé leur colère et leur indignation suite à cette dernière agression, exprimant leur solidarité avec toutes les victimes de racisme dans le pays. À l’instar de Saadia Mosbah, présidente de l’association M’nemti, ou l’association malienne des étudiants et stagiaires en Tunisie (Amest).

 

 

L’agresseur des trois personnes d’origine congolaise a été interpellé et devait être présenté ce lundi 26 décembre à la justice, a indiqué son père sur la radio Mosaïque FM, affirmant que son fils souffrait de « troubles psychologiques ».

Examen en urgence d’un projet de loi

Au lendemain de ces agressions, la ministre Samira Merai s’est rendue au chevet d’une des victimes d’origine congolaises à l’hôpital Charles Nicole, donnant des consignes au staff médical pour « prendre soin de la malade et mettre à sa disposition tous les moyens de confort jusqu’à son rétablissement. »

 

Mehdi Ben Gharbia, le ministre tunisien chargé des droits de l’Homme, a également rendu visite aux victimes hospitalisées et appelé à « briser le silence » autour du racisme. « Un grand travail nous attend afin de changer les mentalités », a-t-il déclaré.

Il faut une stratégie nationale afin de changer les mentalités

À l’occasion de la journée nationale contre la discrimination raciale, organisée le 26 décembre par le ministère des Relations avec les instances constitutionnelles, la société civile et les droits de l’Homme, le chef du gouvernement tunisien Youssef Chahed a par ailleurs appelé à l’examen « en urgence » par le Parlement d’un projet de loi pénalisant le racisme.

« Il faut une stratégie nationale afin de changer les mentalités, [et] une loi qui criminalise la discrimination », a-t-il déclaré. « L’initiative législative présentée il y a presque deux ans au Parlement est une étape vers […] la poursuite des auteurs de ces crimes : je demande à ce que les députés en débattent en urgence. Il faut aussi lancer des campagnes de sensibilisation », a-t-il ajouté.

 

Selon Youssef Chahed, « il est de notre devoir d’entamer la discussion […] sur ces sujets tabous », car « la discrimination raciale constitue une atteinte aux droits de l’Homme ». Il a par ailleurs indiqué vouloir faire de cette journée nationale du 26 décembre un « rendez-vous annuel ».

En juin, des organisations de la société civile avaient présenté leur propre proposition de loi criminalisant toute forme de discrimination, et obtenu le soutien de députés de la majorité, dans le cadre notamment de la lutte antiraciste. Selon des juristes, la Tunisie ne compte à ce jour aucune loi spécifique à la lutte contre les discriminations ; une seule, dédiée à la liberté de la presse, en fait mention.

Jeuneafrique.com

France/Euro-2016: plus de 90.000 personnes mobilisées pour la sécurité

mai 25, 2016

Paris – Les autorités françaises vont déployer plus de 90.000 policiers, gendarmes et agents de sécurité privée pour éviter une attaque terroriste lors de l’Euro de football 2016, a annoncé mercredi le ministre français de l’Intérieur Bernard Cazeneuve.

Notre objectif est que l’Euro soit une grande manifestation festive, mais nous devons la vérité aux Français. 0% de précautions, c’est 100% de risques, mais 100% de précautions, ce n’est pas le risque zéro…, a déclaré M. Cazeneuve dans un entretien au quotidien sportif français L’Equipe.

Nous faisons tout pour éviter une attaque terroriste, et nous nous préparons à y répondre, a-t-il indiqué.

Il a précisé plus tard sur Twitter que plus de 77.000 policiers et gendarmes, 13.000 agents de sécurité privée, une partie des 10.000 militaires de l’opération Sentinelle (déployée depuis 2015 pour la lutte antiterroriste) et 1.000 bénévoles d’associations de secourisme seront mobilisés du 10 juin au 10 juillet.

La finale de la Coupe de France qui a opposé les clubs de Marseille et Paris samedi dernier au stade de France n’avait pas valeur de test pour l’Euro en matière de sécurité, a-t-il assuré.

La rencontre avait été marquée par plusieurs incidents: foules agglutinées aux portes, fumigènes introduits malgré les fouilles… Au nord de la capitale, le Stade de France, avait été l’une des cibles des attentats du 13 novembre, qui ont mis le gouvernement français sous pression à trois semaines du début de l’Euro-2016.

Ce n’était pas le même public, pas le même organisateur, ni le même dispositif de sécurité. En revanche, ce qui s’est passé doit être pris en compte et appelle une vigilance accrue (…), a concédé le ministre de l’Intérieur.

L’Etat est engagé pour la sécurité à l’extérieur des fans-zones et des stades. Pour les fans-zones, les villes sont en charge du filtrage avec l’aide d’agents de sécurité privée. Enfin, à l’intérieur des stades, c’est l’UEFA qui opère, a dit le ministre.

Il a de nouveau défendu la décision de maintenir les fans-zones, qui accueilleront 7 millions de visiteurs dans les dix villes hôtes pendant l’Euro. Les fans-zones sont des espaces sécurisés. J’ai pris la décision d’imposer des palpations de sécurité à l’entrée, d’avoir recours à la détection métallique et d’interdire les bagages à l’intérieur. S’il n’y avait pas de fans-zones, les supporters se regrouperaient dans une totale improvisation et le risque serait décuplé.

Il n’a pas exclu des interdictions de manifester, alors que la France est en proie à une vive agitation sociale depuis presque trois, autour d’un projet de loi sur le droit du travail: C’est une possibilité ouverte, dès lors que la sécurité ne peut pas être garantie par la mobilisation des forces de l’ordre.

Romandie.com avec(©AFP / 25 mai 2016 13h05)

Dilma Rousseff appelle les Brésiliens à « se mobiliser » contre le « coup d’Etat »

mai 12, 2016

Dilma Rousseff le 6 mai.

Dilma Rousseff le 6 mai. UESLEI MARCELINO / REUTERS
La présidente du Brésil, tout juste écartée du pouvoir par le Sénat, n’a pas baissé les armes, jeudi 12 mai, lors de sa première déclaration après le vote ouvrant à son procès en destitution. Elle a appelé les Brésiliens à « se mobiliser » contre ce qu’elle considère comme un « coup d’Etat ». « Ce qui est en jeu, ce n’est pas seulement mon mandat, c’est le respect des urnes, de la souveraineté du peuple brésilien et de la Constitution », a déclaré la chef de l’Etat suspendue, remplacée par son vice-président Michel Temer. Elle a aussi répété qu’elle était victime d’une « farce juridique et politique », et que son gouvernement avait subi « un intense sabotage ».

Comme prévu, le Sénat avait confirmé quelques heures plus tôt et par un vote massif (55 sénateurs sur 81) l’ouverture d’un procès à son encontre pour maquillage des comptes publics, entraînant automatiquement sa suspension. La Chambre haute a désormais jusqu’à cent quatre-vingts jours pour la juger. Si elle condamne la présidente, Dilma Rousseff sera définitivement écartée du pouvoir. Le jugement pourrait intervenir en septembre après les Jeux olympiques de Rio de Janeiro (du 5 au 21 août), mais avant les élections municipales d’octobre.

Lire aussi :   Brésil : Dilma Rousseff écartée du pouvoir

« J’ai peut-être commis des erreurs, mais aucun crime »

Avant de quitter le palais présidentiel du Planalto à Brasilia, Dilma Rousseff s’est dite convaincue d’être acquittée au terme de la procédure. « J’ai peut-être commis des erreurs mais je n’ai commis aucun crime », a-t-elle dit. Qualifiant à nouveau la procédure d’« impeachment » de « frauduleuse », Dilma Rousseff s’est jugée victime d’une grande injustice devant ses dizaines de partisans qui l’attendaient à la sortie du palais.

En pleine tourmente, le Brésil tourne la page de treize ans de gouvernements du Parti des travailleurs (PT), ouverte en 2003 par Luiz Inacio Lula da Silva, qui a présidé au boom socio-économique brésilien des années 2000.

Lire aussi :   Brésil : comprendre la chute de Dilma Rousseff en 8 épisodes

« Maintenant c’est Lulia ! »

La nomination de Michel Temer, âgé de 75 ans et issu du Parti du mouvement démocratique brésilien (PMDB), est largement commentée par la presse brésilienne : « La chance de Temer », titre le quotidien O Estado de Sao Paulo ; « Maintenant c’est Lulia ! », s’amuse le journal populaire Carioca O Dia en jouant sur l’état-civil complet du vice-président – Michel Miguel Elias Temer Lulia – et le diminutif du prédécesseur de Mme Rousseff, Lula.

M. Temer a annoncé qu’il allait dès jeudi « investir les ministres » de son gouvernement, axé sur le redressement économique. Il s’adressera à la nation dans la journée depuis la présidence.

Lire aussi :   Brésil : Michel Temer, un intérim à risque en attendant la destitution de Dilma Rousseff 

 

Lemonde.fr avec AFP

France-Congo: La diaspora congolaise mobilisée à Paris ce samedi 25 octobre 2015

octobre 24, 2015
Manifestation diaspora paris 1

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Manifestation diaspora paris2

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Manifestation diaspora paris 3

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Manifestation diaspora paris 4

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