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Congo: Le pasteur Castanou demande pardon, il a dit que Paul Kagamé est son modèle après Dieu

janvier 18, 2023

C’est via une publication sur son compte Twitter que le pasteur Yves Castanou a demandé pardon à tous ceux qui se sont sentis blessés par ses paroles à Kigali devant le dictateur et boucher Paul Kagamé qu’il a considère comme son modèle après Dieu et Jésus-Christ. Les réactions des fidèles de son église originaires de la RDC ont pesé dans cette mise en scène qui consiste à s’excuser publiquement et non spirituellement. Ce rétropédalage n’enlève en rien le fond de la pensée du pasteur congolais dont le nom est cité dans plusieurs scandales financiers et sexuels au Congo.

Tout porte à croire que le pasteur Yves Castanou n’est qu’un Mbaki de haute classe et non un homme de Dieu. Au grand jamais, Jésus Christ ni ses disciples ne sont revenus sur leurs déclarations, même face à l’adversité. Mais, il a fallu le regret des citoyens de la RDC sur la toile et surtout de la classe politique à Brazzaville pour que le pasteur Castanou face un volt-face et demande pardon pour sa déclaration.

Il est claire que le pasteur Castanou s’est comporté comme la majorité des flatteurs congolais qui profitent de chaque occasion pour faire les éloges de Sassou Nguesso quand-bien même ils savent qu’il a échoué lamentablement. Des proches du pouvoir ne se vantent-ils pas d’avoir doté le pays des infrastructures de base ? Pourtant dans la réalité il n’en est rien !

A la journée nationale de prière du Rwanda, j’ai terminé mon discours avec des mots qui ont heurté et blessé plusieurs d’entre vous.

Je reconnais avoir commis une énorme faute et, pour cela, je vous demande sincèrement PARDON.

– Yves Castanou,
Pasteur d’ICC Brazzaville pic.twitter.com/C9nWk2T8Su— Yves Castanou (@YvesCastanou) January 18, 2023

Devant le dictateur Rwandais, le pasteur Yves Castanou qui a sans doute reçu une grosse enveloppe s’est laissé emporter en faisant de lui son modèle après Dieu et Jésus Christ. Un modèle qui pille la RDC en marchant sur les cadavres dont peut-être des fidèles de l’église ICC du pasteur Castanou.

A la présidence du Congo, on affirme avoir été très déçu des propos du pasteur Castanou que Mpila via Antoinette Sassou Nguesso a façonné. Le pouvoir ferme les yeux sur plusieurs scandales du pasteur Yves Castanou et il es probable que dans les semaines à venir, des documents y relatifs fuitent sur les réseaux sociaux.

Denis Sassou Nguesso qui se prend pour le dieu du Congo a été ignoré par le pasteur le plus international du pays qui préfère Paul Kagamé. « Castanou est un ingrat comme tout Vili ! » lâche un proche du président Congolais.

Avec Sacer-Infos par Stany Frank

L’équipe nationale de soccer, symbole du modèle d’intégration canadien

novembre 12, 2022
Ce n’est pas la première fois que la diversité d’une équipe nationale attire l’attention dans le monde du soccer.
Photo: Vaughn Ridley Getty Images Ce n’est pas la première fois que la diversité d’une équipe nationale attire l’attention dans le monde du soccer.

Le Canada effectuera bientôt son grand retour à la Coupe du monde de soccer après 36 ans d’absence. Il le fera en offrant à la planète l’image d’un pays résolument accueillant et ouvert à la diversité des cultures et des origines.

« Cette équipe canadienne masculine est littéralement la plus belle histoire de toutes les qualifications en vue de cette Coupe du monde », avait écrit l’an dernier le journaliste spécialisé américain Grant Wahl, après avoir vu le défenseur canadien né en Angleterre de parents aux racines nigérianes, Samuel Adekugbe, célébrer un but marqué contre le Mexique en plongeant dans un banc de neige près de la ligne de touche dans un stade à Edmonton transformé en glacière.

Ce qui attire l’attention, ce n’est pas seulement avec quel aplomb cette équipe, autrefois au troisième sous-sol du classement mondial (120e en 2017), a dominé les qualifications dans le groupe des pays de la CONCACAF (Amérique du Nord, Amérique centrale et Caraïbes) avec une fiche de 8 victoires, 2 défaites et 4 matchs nuls. C’est aussi la grande diversité de couleurs et d’origines de ses membres, qui parlent d’eux-mêmes comme d’une « fraternité ».

On pense évidemment à la jeune sensation Alphonso Davies, 22 ans, né dans un camp de réfugiés au Ghana de parents qui avaient fui la guerre civile au Liberia et qui ont finalement trouvé une terre d’accueil en Alberta lorsqu’il était encore tout petit. Mais il n’est pas le seul.

Un peu comme Samuel Adekugbe, Ike Ugbo est né en Angleterre de parents d’origine nigériane. L’attaquant Jonathan David a vu le jour aux États-Unis et est passé par Haïti avant d’arriver au Canada à six ans. Les parents du capitaine Atiba Hutchinson sont de Trinité-et-Tobago, ceux de Stephen Eustáquio du Portugal, ceux de Richie Laryea du Ghana, ceux de Jonathan Osorio de la Colombie et ceux de Junior Hoilett et de Mark-Anthony Kaye de la Jamaïque.

Et ce n’est que des exemples des athlètes qui pourraient faire partie de la liste de 26 joueurs que l’entraîneur d’origine britannique, John Herdman, devrait dévoiler ce week-end en vue du tournoi qui doit se tenir à partir du 20 novembre et qui mettra aux prises 32 équipes. Le Canada (41e mondial) n’y aura pas la tâche facile, ses trois premiers matchs de la phase de groupes l’opposant à la Belgique (2e) et à la Croatie (12e) — respectivement demi-finaliste et finaliste du précédent Mondial —, ainsi qu’au Maroc (22e).

Modèle d’intégration

Cette remarquable diversité est le fruit d’un pays aux « politiques d’immigration généreuses », expliquait au début de l’année le Los Angeles Times à ses lecteurs. « Le Canada est un pays multiculturel. Il nous a donné la paix, de meilleures écoles, une meilleure vie. [Nos efforts sur le terrain] sont seulement une façon pour nous de lui donner en retour », avait expliqué un peu plus tard, au média d’information Eurosport, le coloré gardien de but Milan Borjan, qui a quitté, avec sa famille, la Croatie pour Winnipeg lorsqu’il avait 13 ans.

Le visage de cette équipe canadienne n’est pas tellement différent de celui du CF Montréal, observe son président et chef de la direction, Gabriel Gervais, en entrevue au Devoir. Mais parmi les huit joueurs de l’équipe qui ont été invités au dernier camp d’entraînement du Canada avant le début de la Coupe du monde, on retrouve aussi les noms de Samuel Piette, Mathieu Choinière, Zachary Brault-Guillard et James Pantemis, respectivement de Le Gardeur, Saint-Jean-sur-Richelieu, Montréalet Kirkland, fait-il valoir, avant d’ajouter à la liste Ismaël Koné, qui est né en Côte d’Ivoire, mais a grandi à Montréal.

« Notre équipe compte peut-être moins de Québécois qu’à l’époque où je jouais à l’Impact, mais ça pourrait revenir », dit l’ancien défenseur de l’équipe montréalaise et de l’équipe du Canada au début des années 2000. « Je crois qu’elle est à l’image de ce qu’on voit chez les plus jeunes dans [notre système de développement de talents] et de la grande diversité culturelle qu’on retrouve aujourd’hui à Montréal et au Québec. Ça me semble un bel exemple de l’ouverture et de la capacité d’accueil de notre pays. Nos partisans nous disent d’ailleurs qu’ils se reconnaissent dans le club. »

Un sport en progression

Le Canada profite peut-être également de l’amélioration du calibre de ses équipes professionnelles et de son équipe nationale, ajoute Patrick Leduc, lui aussi un ancien joueur de l’Impact (de 2000 à 2010) et aujourd’hui membre de la direction du CF Montréal. « Il y a des joueurs à la double nationalité qui auraient cherché, il y a quelques années, à jouer pour leur autre pays, mais qui choisissent maintenant le Canada. »

Chose certaine, on ne manque pas de relève, dit Soccer Québec. Depuis longtemps le sport le plus pratiqué dans la province, le foot y a déjà retrouvé les 165 000 joueurs jeunes et vieux qu’il avait avant la pandémie, dont 37 % de filles. C’est un peu moins que les 180 000 joueurs des belles années, admet la fédération, mais le déclin s’est arrêté depuis quelque temps déjà. Le total s’élève à 200 000 membres lorsqu’on ajoute les entraîneurs et les officiels.

En guise de comparaison, Hockey Québec recensait, avant la pandémie, un peu plus de 90 000 joueurs, dont 7 % de filles, ainsi qu’un total de 120 000 membres inscrits.

« Le soccer se joue vraiment partout au Québec, de Rimouski à Gatineau, en passant par Montréal et Chibougamau », dit Mathieu Chamberland, directeur général de Soccer Québec. Lui aussi se réjouit de la grande diversité de l’équipe du Canada à la Coupe du monde. « C’est l’une des plus grandes qualités de notre sport : il n’est pas seulement le plus pratiqué chez nous, il est le plus pratiqué dans le monde et rassemble les gens de tous les horizons. »

Quand devient-on Canadien ?

Ce n’est pas la première fois que la diversité d’une équipe nationale attire l’attention dans le monde du soccer. Cela avait même valu aux champions français de la Coupe du monde en 1998 d’être rebaptisés « l’équipe black-blanc-beur », plutôt que « bleu-blanc-rouge ». D’abord positive et signe de fierté, l’appellation avait graduellement fini par sonner comme un reproche dans certaines tranches de la population moins sympathique à cette image de leur pays, particulièrement à partir du moment où l’équipe a commencé à connaître moins de succès.

« Cette équipe du Canada au Qatar offre tout à coup l’occasion sportive, médiatique et politique de présenter un nouveau récit de l’identité nationale canadienne, observe Bachir Sirois-Moumni, sociologue du sport et postdoctorant à l’Université d’Ottawa. Il ne s’agit pas seulement de raconter le Canada aux Canadiens, mais aussi le Canada au reste du monde en le présentant comme une terre d’accueil pour les personnes issues de l’immigration. Cela tombe bien parce que cela coïncide avec des politiques et un discours qu’on veut mettre en avant. »

Ce qui frappe l’expert, c’est que ce récit ne s’arrête qu’aux succès sportifs des joueurs sans porter attention aux embûches qu’ils ont sans doute aussi rencontrées, eux et leurs proches, au Canada. « C’est drôle, mais il n’y est jamais question de difficultés d’accès à l’emploi, à l’éducation ou au logement ni de problèmes de reconnaissance des diplômes ou de racisme systémique. Même lorsqu’on évoque, par exemple, comment leurs parents ont eu à travailler dur et à se battre pour se faire une place au Canada, on ne le relève pas comme la preuve que tout ne doit pas si bien marcher pour les immigrants chez nous. »

Et puis, n’est-il pas contradictoire de célébrer la capacité d’intégration du Canada en dressant la liste non seulement des joueurs récemment arrivés au pays, mais aussi de ceux qui y vivent depuis qu’ils sont tous petits et même de ceux dont ce sont les parents ou les grands-parents qui sont venus de l’étranger ? « En fait, on n’arrête pas de les ramener perpétuellement à leurs origines immigrantes, déplore Bachir Sirois-Moumni. De parler “d’eux” par rapport à “nous”. À quel moment devient-on simplement un Canadien ? »

Avec Le Devoir.com par Éric Desrosiers

Le modèle de prévoyance anglo-saxon, plus risqué, gagne du terrain

août 21, 2018

Lausanne (awp) – En matière de prévoyance professionnelle, la tendance en Suisse est clairement au transfert des risques vers l’assuré. Dans certaines configurations, le retrait du 2e pilier en capital, une solution moins sûre, s’avère clairement plus avantageux. Les plus hauts salaires peuvent même se voir imposer un régime spécial excluant la possibilité de percevoir des rentes.

Ces solutions, appelées dans le jargon « Prévoyance 1e », peuvent s’appliquer légalement dès un revenu annuel de 126’900 francs. La décision revient à l’employeur qui peut décider de souscrire à un tel plan. L’employé répondant aux critères déterminés doit s’y plier. Il pourra néanmoins choisir son profil de risque et, partant, le rendement dont il bénéficiera.

Lors d’un sondage réalisé en 2017 par Credit Suisse, 13% des entreprises helvétique interrogées se disaient intéressées par ces plans de prévoyance 1e.

Ce modèle n’est pas sans rappeler celui pratiqué dans le monde anglo-saxon, où l’assuré peut gérer lui-même son avoir vieillesse, jusqu’à choisir les actions dans lesquelles il veut investir, avec le risque que cela comporte.

Pour Sara Carnazzi, économiste chez Credit Suisse, les dérives du système américain sont bien loin. « La Suisse s’est montrée modérée et a opté pour une solution de consensus », a-t-elle déclaré mardi lors d’une conférence de presse consacrée à la prévoyance professionnelle.

Sur le papier, ce système garantit une sécurité aux petits revenus – les assurés les plus vulnérables – et offre une flexibilité aux autres. Dans la réalité, les assujettis aux plans 1e jouent la sécurité et choisissent souvent les variantes les moins risquées, avec des rendements parfois inférieurs au 2e pilier « classique ».

La prévoyance 1e existe depuis quelques années mais a gagné véritablement en popularité grâce à un assouplissement législatif intervenu dernièrement. Les entreprises peuvent désormais transférer plus facilement le risque de rente vers l’assuré.

Les gestionnaires de fortune, eux, peuvent profiter de l’aubaine pour élargir leur clientèle. Credit Suisse considère les plans 1e comme une activité de banque privée.

La grande banque va lancer en fin de semaine sa Fondation collective dédiée à la gestion de ces cas. Cette prévoyance dite « surobligatoire » est considérée par le groupe zurichois comme un produit d’appel qui permettra de vendre d’autres prestations aux assurés.

Romandie.com avec(AWP / 21.08.2018 15h35)                                                        

Face au changement climatique, l’Afrique, première victime, peut devenir un modèle à suivre

mai 30, 2015

Face au changement climatique, l'Afrique, première victime, peut devenir un modèle à suivre
Face au changement climatique, l’Afrique, première victime, peut devenir un modèle à suivre © AFP

EnvironnementContinent le plus exposé aux conséquences du changement climatique, l?Afrique possède pourtant un immense potentiel en matière d?énergies renouvelables, qui peut lui éviter de répéter les erreurs des pays développés en devenant un modèle de croissance verte.

« Nous avons une opportunité extraordinaire de voir un continent qui croît vite, croître de manière verte », s’enthousiasme Makthar Diop, vice-président de la Banque mondiale pour l?Afrique, interrogé par l?AFP.

« L »Afrique peut devenir un modèle à suivre », confirme Kurt Lonsway, directeur du département Environnement à la Banque africaine de développement (BAD), qui assure que le continent peut se développer « sans reproduire les conséquences négatives qu?ont connues les pays industrialisés ».

Pour devenir un modèle, les pays africains ont cependant besoin de 45 milliards d?euros par an pour s?adapter au changement climatique, selon les Nations unies – une facture salée pour un continent qui ne contribue qu’à 4% des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial.

Après quatre années de gestation, le Fonds vert pour le climat, promis par les pays industrialisés pour aider les pays pauvres, a reçu des moyens certes significatifs, mais encore insuffisants: 21 pays se sont pour le moment engagés à verser près de 10 milliards de dollars.

« L’essentiel des financements pour lutter contre le changement climatique vient encore des pays développés », déplore l’ex-ministre des Finances sud-africain Trevor Manuel, aujourd’hui co-président de l’organisation internationale Global Ocean Commission, qui lutte contre la dégradation des océans.

Mais pour Donald Kaberuka, le président sortant de la BAD, il est possible de trouver « d’autres moyens de financement », en multipliant les « taxes carbone » ou les « taxes sur la marine marchande ».

Face à la crise énergétique, qui coûte chaque année « 2% de PIB » au continent selon M. Kaberuka, les pays pauvres ont aujourd’hui les moyens de lutter en proposant eux-mêmes des solutions durables.

Car « les énergies renouvelables ne sont plus aussi chères que par le passé », souligne Makhtar Diop, qui souhaite convaincre les investisseurs privés de soutenir des projets de plus grande envergure en Afrique.

– Pas un ‘problème de riches’ –

Des exemples à suivre existent sur le continent.

Le Cap Vert produit déjà 20% de son électricité grâce à l?éolien et espère atteindre 50% avant 2020, tandis que les Comores projettent d’alimenter tout le pays grâce à la géothermie. En Ethiopie, le gigantesque barrage de la Renaissance, financé par l’Etat, doit voir le jour en 2017 sur les eaux du Nil et apporter 6. 000 mégawatts de courant pour toute la région.

Souvent présentée comme un problème de riches, la protection de l’environnement commence désormais à apparaître à l’agenda des gouvernements africains.

« Demandez aux Tchadiens qui ont vu leur lac pratiquement disparaître, s’ils ne se sentent pas concernés! », s’exclame Donald Kaberuka. « On peut concilier développement et protection de l’environnement, et d’ailleurs l’Afrique commence à le faire! », renchérit Makthar Diop.

Plusieurs sommets sous-régionaux, à Djibouti et au Congo, ont été organisés cette année sur l’adaptation au changement climatique, preuve de la mobilisation de l’Afrique pour arriver au sommet sur le climat à Paris, prévu en décembre, avec une position commune.

Pour Trevor Manuel, il ne faudra plus seulement se contenter de « discuter », mais arriver « enfin à un accord contraignant ».

Le but de la conférence sur le climat à Paris, organisée par l’ONU, est de parvenir à un accord pour limiter à 2 degrés le réchauffement climatique d’ici la fin de ce siècle par rapport à l’ère pré-industrielle.

Il y a urgence: les scientifiques estiment que les températures vont augmenter d’au moins 2 degrés en moyenne d’ici à la fin du siècle, exposant directement des millions d’Africains aux risques de submersion marine ou de sécheresses à répétition.

Jeuneafrique.com