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Congo: le parti au pouvoir opte pour le changement de la Constitution

décembre 31, 2014

Congo: le parti au pouvoir opte pour le changement de la Constitution
Congo: le parti au pouvoir opte pour le changement de la Constitution © AFP

Brazzaville – Le parti du président congolais Denis Sassou Nguesso s’est dit mercredi favorable à une modification de la Constitution du pays pour permettre à son leader de se représenter à l’élection présidentielle de 2016 au Congo.

Sur 46 personnes (qui se sont) prononcées sur le changement du texte fondamental, une seule s’est opposée, a déclaré à l’AFP, sous couvert d’anonymat, une source ayant pris part à une réunion du comité central du Parti congolais du travail (PCT) mardi à Brazzaville.

Une déclaration officielle de cette réunion présidée par Pierre Ngolo, secrétaire général du PCT, est prévu pour mercredi après-midi.

Les membres du parti présidentiel venus de l’ensemble du pays et de l’étranger ont débattu sur la possibilité de voir M. Sassou Nguesso – 30 ans au pouvoir – se représenter à la présidentielle de 2016 pour un nouveau mandat de sept ans.

La Constitution congolaise en vigueur depuis 2002 limite à deux le nombre de mandats présidentiels et l’âge des candidats à 70 ans. Elle ne permet pas au président Sassou Nguesso, 71 ans, qui termine en 2016 son deuxième et théoriquement dernier septennat, de se représenter.

La prise de position du parti au pouvoir sur le changement constitutionnel coïncide avec la célébration des 45 ans d’existence de cette formation politique. Créée par Marien Ngouabi, président du Congo entre 1969 et 1977, le PCT était d’obédience marxiste-léniniste au départ et se réclame désormais de la sociale-démocratie.

Depuis plusieurs mois, les membres de l’opposition congolaise appellent le chef de l’État à respecter la constitution.

Un débat identique au Burkina Faso, dont le président Blaise Compaoré voulait également modifier la Constitution pour se maintenir le pouvoir, a fini par contraindre ce dernier à lâcher les rênes du pays, sous la pression de la rue et de l’armée, après des échauffourées ayant fait quelques dizaine de morts.

Président du Congo entre 1979 et 1992 sous le régime du parti unique, M. Sassou Nguesso était revenu au pouvoir en 1997 au terme d’une guerre civile, avant de se faire élire en 2002 et 2009 à l’issue d’élections contestées par l’opposition.

Romandie.com et Jeuneafrique.com avec(©AFP / 31 décembre 2014 13h56)

RDC: manifestation contre la modification de la Constitution

septembre 27, 2014

 

RDC: manifestation contre la modification de la Constitution
RDC: manifestation contre la modification de la Constitution © AFP

Plus de deux mille personnes manifestaient samedi matin à Kinshasa contre l’intention prêtée au président Joseph Kabila de modifier la Constitution pour se maintenir au pouvoir, a constaté un journaliste de l’AFP.

Réunis à l’appel de plusieurs partis d’opposition, la manifestation a quitté l’échangeur de Limete vers 11h00 (09h00 GMT).

Les manifestants – en grande majorité des hommes jeunes- défilaient dans une ambiance bon enfant aux cris de « Kabila doit partir », et devaient rallier le stade des Martyrs, dans le nord de la capitale au bout d’une marche de 5 km environ.

Dans le cortège étaient présents Vital Kamerhe, ancien président de l’Assemblée nationale et actuel président de l’Union pour la Nation congolaise (UNC) et Bruno Mavungu, secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), ainsi que des représentants d’une dizaine de petits partis.

L’UNC et l’UDPS sont deux des principaux partis d’opposition, représentés au Parlement.

L’opposition soupçonne M. Kabila, au pouvoir depuis 2001, de vouloir modifier la Constitution congolaise afin de se maintenir au pouvoir au-delà de 2016, date à laquelle il doit légalement quitter la présidence.

Peu de policiers étaient visibles aux abords de la manifestation.

« Touche pas à ma Constitution », « Le peuple défendra sa Constitution jusqu’au sacrifice suprême », pouvait-on lire sur des banderoles agitées au son des sifflets, des fanfares, ou de chants à la louange d’Étienne Tshisekedi, chef de l’UDPS, arrivé en deuxième position à l’élection présidentielle de 2011.

L’opposition n’a jamais accepté les résultats de ce scrutin dont la communauté internationale a dénoncé les nombreuses irrégularités.

Cameroun – Congo Brazzaville: Elie Smith fustige le musellement de la Presse

septembre 22, 2014

Dans une interview accordée aux confrères de Radio Equinoxe à Douala, le Directeur de la chaine MNTV lie l’agression qu’il a récemment subie à son domicile au climat politique très tendu dans son pays de résidence où une modification de la constitution en vue de permettre au président Denis Sassou Ngesso de se représenter en 2016 est en gestation

Elie Smith, journaliste camerounais qui dirige depuis plusieurs années la chaine de Télévision congolaise MNTV appartenant au frère ainé du président de la République, Denis Sassou Ngesso, ne s’est visiblement pas encore remis de l’agression subie à son domicile dans la nuit du 09 au 10 septembre 2014 alors qu’il revenait à peine d’une émission télé sur la chaine DRTV. Même s’il continue d’attendre les résultats de l’enquête en cours pour savoir s’il s’agissait d’un braquage simple ou commandité, l’homme de Médias camerounais ne serait nullement surpris si on lui parlait d’un règlement de compte.

Je ne peux pas dire rapidement que c’est un règlement de compte parce que nous sommes des journalistes et depuis un certain temps dans la ville, il y a une recrudescence des braquages. Mais ce qui est un peu étonnant, c’est la manière avec laquelle ils sont arrivés. Quand ils sont arrivés, ils m’ont identifié en disant que je suis journaliste et qu’ils sont venus me tuer et prendre de l’argent.» A-t-il confié au cours d’une interview accordée à Radio Equinoxe.

Le confrère camerounais explique que la liberté de la presse a encore du chemin au Congo où une série de journaux venaient d’être suspendus ou interdits après des prises de position contre le projet de modification de la constitution, en gestation dans ce pays voisin au Cameroun.

« Si vous regardez très bien les journaux qui ont été suspendus ou interdits, ce sont des journaux qui avaient une liberté de ton dont je pense que quelques individus au sein du pouvoir n’ont pas apprécié. Qu’elle soit liée ou non au projet de modification de la constitution, je pense qu’il y a des individus au sein du pouvoir qui pensent qu’il faut avoir des médias un peu comme à la Soviétique pour dire à chaque fois que tout va bien. »

Regrette le journaliste camerounais qui présente une température politique très chaude dans ce pays, à quelques jours des élections municipales et à l’approche des élections Présidentielles prévues en 2016.

En rappel, les agresseurs qui se sont introduits au domicile d’Elie Smith dans la nuit du 09 au 10 septembre ont entre autres emporté une somme importante d’argent, son passeport, plusieurs paires de chaussures, son alliance, le poste de téléviseur et le magnétoscope de sa salle de séjour après avoir violé sa sœur cadette et saccagé son domicile.

D’après le blog de Sadio Kante sur Médiapart.fr, des internautes avaient signifié que le porte parole de la police aurait eu des propos durs à l’égard de Smith qui après avoir couvert un meeting du collectif de l’opposition avait posté sur les réseaux sociaux des photos des militants de l’opposition  blessés à la sortie dudit meeting. Elie Smith, bien que travaillant pour un média proche du pouvoir congolais est aussi réputé pour sa liberté de ton

© Wiliam Tchango | Cameroon-Info.Net

RDC: le député d’opposition en prison et non en résidence surveillée à Kinshasa

août 6, 2014

KINSHASA – Le député d’opposition Jean-Bertrand Ewanga, accusé d’offense au président congolais Joseph Kabila, a été placé en prison et non en résidence surveillée comme l’avait ordonné la Cour suprême de justice à Kinshasa, a indiqué mercredi l’un de ses avocats.

Il a passé la nuit à la prison de Makala en violation de l’ordonnance de la Cour suprême, a déclaré à l’AFP l’avocat et député Jean-Baudouin Mayo, accusant le parquet général d’être à l’origine de ce placement arbitraire dans un établissement pénitentiaire.

Selon ses avocats, M. Ewanga est accusé d’outrage au chef de l’Etat et d’incitation à la haine tribale.

Il n’est pas encore condamné: qu’est-ce qu’il fait en prison ? Est-ce que Makala est une résidence surveillée ? Franchement, nous sommes inquiets, a déclaré à l’AFP une fille du député, sous le couvert de l’anonymat.

Lundi, des milliers de personnes s’étaient réunies dans la capitale congolaise à l’appel d’une dizaine de partis de l’opposition et d’organisations de la société civile hostiles à toute modification de la Constitution qui permettrait au président Kabila de briguer un troisième mandat en 2016.

Le député Ewanga, secrétaire général de l’Union pour la nation congolaise (UNC), troisième parti d’opposition, en était l’un des principaux orateurs. Nous disons +non+ à la modification de la Constitution, avait-il déclaré, exhortant le chef de l’État à partir en 2016, à la fin de son deuxième mandat.

Mardi à l’aube, des agents, dont des policiers, se sont introduits chez le parlementaire munis d’un mandat d’amener délivré par le procureur au motif d’incitation à la haine, a indiqué l’UNC, citant des membres de sa famille.

Dans l’après-midi, un groupe d’opposants a exigé la libération sans conditions du député dans les 24 heures, faute de quoi ils se constitueront prisonniers.

Dans la soirée, la Cour suprême a ordonné l’assignation en résidence surveillée de l’accusé.

Scott Campbell, responsable des droits de l’Homme pour l’ONU en République Démocratique du Congo, a rappelé mercredi que la liberté d’expression, d’opinion, le droit à la manifestation pacifique devaient être respectés à tout moment mais surtout en période préélectorale, et qu’il fallait toujours respecter la loi.

Je crois qu’il faut bien étudier les propos précis du député Ewanga pour voir exactement si ce qu’il aurait dit constitue une infraction ou pas, a-t-il expliqué lors de la conférence de presse hebdomadaire de la mission de l’ONU.

Puis il s’est demandé si la procédure de flagrance intentée était appropriée et si mettre (…) un membre du parlement dans la prison centrale de Makala directement pouvait favoriser un débat public ouvert et dans la sérénité.

Joseph Kabila, arrivé au pouvoir en 2001, a été élu en 2006 au terme des premières élections libres du pays et a été réélu en 2011 dans des circonstances contestées. Selon la Constitution, il ne peut pas se représenter en 2016 mais l’opposition soupçonne son camp de manœuvrer pour changer la donne.

Romandie.com(©AFP / 06 août 2014 14h16)

Burkina Faso: un meeting de l’opposition dans le plus grand stade de Ouagadougou

mai 31, 2014

Le plus grand stade de Ouagadougou affiche complet samedi pour un meeting organisé par l’opposition burkinabè contre un éventuel référendum sur une modification de la Constitution, qui permettrait au président Compaoré de se maintenir au pouvoir, a constaté l’AFP.

Le stade du 4 août, d’une capacité de 35. 000 places, s’est progressivement rempli. De rares sièges libres demeurent. Des slogans tels que « non au référendum », ou encore « on est fatigué, le grand baobab doit tomber » résonnaient dans les travées.

« Je suis venu pour dire avec force non au référendum, qui n’a pour objectif que de satisfaire une soif de pouvoir à vie. Qu’il (Blaise Compaoré) nous évite toute crise qui peut naître de son entêtement », a vitupéré Issiaka Ouedraogo, 28 ans, à l’AFP.

Serge Tiendrébeogo, 25 ans, dit de son côté « non au coup d’État que trame le pouvoir à travers son référendum. Car changer une Constitution unilatéralement et à des fins personnelles n’est autre qu’un coup d’État.  »

Des chansons engagées de reggae-men burkinabé demandant le départ du président Compaoré, qui dirige le Burkina Faso depuis 1987, ont galvanisé la foule.

Ce rassemblement « doit marquer le début de la révolution pour un changement à la tête du pays », a lancé Sams’k le Jah, chanteur et pilier du collectif « le balai citoyen », fortement opposé au régime.

« Nous n’allons pas tolérer une seconde de plus cette forfaiture qui se prépare pour 2015. La lutte va continuer pendant les mois à venir jusqu’à cette date. Ensemble nous vaincrons car notre nombre est notre force », a déclaré Smockey, un autre chanteur.

Les présidents d’une trentaine de partis de l’opposition sont entrés dans le stade vers 10H00 GMT et ont effectué un tour d’honneur.

L’opposition est fortement mobilisée contre un éventuel référendum visant à modifier l’article 37 de la Constitution, qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels et empêche pour l’instant Blaise Compaoré, d’être candidat en novembre 2015.

Le président burkinabè, arrivé au pouvoir par un coup d’Etat, qui termine son deuxième quinquennat après avoir effectué deux septennats, a évoqué une telle éventualité en décembre.

Jeuneafrique.com avec AFP

Le président angolais José Eduardo dos Santos prête serment

septembre 26, 2012
LUANDA (Reuters) – José Eduardo dos Santos, au pouvoir depuis 33 ans, a prêté serment mercredi en tant que président de l’Angola après la victoire de son parti, le Mouvement populaire pour la libération de l’Angola (MPLA), aux élections législatives du 31 août.

A 70 ans, Dos Santos, qui est le deuxième plus ancien président africain en exercice derrière le dirigeant de la Guinée équatoriale Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, n’avait jusqu’à présent jamais été élu au suffrage universel à la tête de l’Etat.

En 2002, l’élection présidentielle avait été avortée en raison de la reprise de la guerre civile et en 2008, Dos Santos avait été élu par le parlement.

Depuis la modification de la Constitution en 2010, les élections présidentielle et législatives ont été remplacées par des élections générales à l’issue desquelles le chef du parti victorieux prend automatiquement la tête de l’Etat.

« Le seul fait que nous puissions avoir aujourd’hui une cérémonie d’investiture officielle signifie que, cette fois, tous les précédents doutes possibles ont été levés », a déclaré Dos Santos, après avoir prêté serment pour un nouveau mandat de cinq ans.

Les partis de l’opposition et des membres de la société civile ont dénoncé des fraudes et des irrégularités lors du scrutin du 31 août, mais les observateurs internationaux ont salué des élections libres et transparentes.

Il s’agit des troisièmes élections depuis l’indépendance en 1975 de cette ancienne colonie portugaise d’Afrique australe et des deuxièmes depuis la fin de la guerre civile qui a duré 27 ans.

« Dans son nouveau mandat, la priorité du gouvernement est de maintenir la stabilité politique en encourageant, défendant et consolidant la paix », a déclaré le chef de l’Etat.

Le gouvernement va « dédier plus de ressources pour améliorer les conditions sociales pour les personnes, les familles, notamment ceux qui n’ont presque rien pour survivre », a-t-il ajouté.

Reuters