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Egypte: peine de mort confirmée pour le chef des Frères musulmans

avril 11, 2015

Egypte: peine de mort confirmée pour le chef des Frères musulmans
Egypte: peine de mort confirmée pour le chef des Frères musulmans © AFP

Un tribunal égyptien a confirmé samedi les peines de mort prononcées à l’encontre du chef des Frères musulmans Mohamed Badie et de 13 autres personnes reconnues coupables d’avoir cherché à déstabiliser l’Etat et planifié des attaques.

Depuis que le président Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans, a été destitué par l’armée en juillet 2013, ses partisans sont la cible d’une répression policière qui a fait des centaines de morts, et les autorités sont accusées d’instrumentaliser la justice dans leur lutte contre les islamistes.

Toujours dans la même affaire, 34 personnes ont été condamnées à la prison à vie, soit 25 années de détention. Parmi elles, Gehad Haddad, un ancien porte-parole du parti des Frères musulmans, ainsi que Mohamed Soltan, un citoyen égypto-américain, détenu depuis août 2013 et actuellement en grève de la faim. Son père, Salah Soltan, fait partie des 11 condamnés à mort.

Parmi ces 48 accusés, 13 ont été condamnés par contumace dont deux à la peine capitale et 11 à la prison à vie.

Ils sont accusés d’avoir établi un « centre d’opérations » en vue de « préparer des attaques contre l’Etat », au moment où les partisans de M. Morsi observaient un immense sit-in au Caire sur la place Rabaa al-Adawiya. Ce rassemblement avait été dispersé le 14 août 2013 et plus de 700 manifestants islamistes ont été tués dans l’opération des forces de l’ordre. Dix policiers avaient été tués.

Samedi, le tribunal a rendu son verdict après avoir soumis au mufti de la République ces condamnations à mort prononcées le 16 mars. L’avis de cette autorité religieuse doit être sollicité pour les peines capitales, mais il n’est pas contraignant pour la justice.

Les condamnés peuvent faire appel du verdict devant la Cour de cassation.

Le juge Mohamed Nagui Chehata a déjà condamné à mort des dizaines d’islamistes. Avant de prononcer son verdict samedi, il a évoqué un verset du Coran stipulant que les criminels doivent être amputés ou crucifiés.

L’ONU a critiqué des centaines de condamnations à mort prononcées en Egypte dans des procès de masse expéditifs.

La Cour de cassation a récemment annulé des dizaines de ces condamnations à mort alors qu’un seul islamiste a été exécuté depuis l’éviction de M. Morsi, pour le meurtre d’un jeune homme durant des manifestations violentes en juillet 2013.

Le gouvernement accuse la confrérie des Frères musulmans, déclarée « terroriste », d’être responsable d’attentats régulièrement revendiqués par des groupes jihadistes, qui disent agir en représailles à la sanglante répression visant les pro-Morsi.

M. Badie a déjà été condamné à mort dans un autre procès pour violences, mais il est actuellement rejugé dans cette affaire. Il a également été condamné quatre fois à la perpétuité dans d’autres procès.

Jeuneafrique.com

Egypte: prison à vie pour le chef des Frères musulmans

février 28, 2015

Egypte: prison à vie pour le chef des Frères musulmans
Egypte: prison à vie pour le chef des Frères musulmans © AFP

Un tribunal égyptien a condamné samedi le guide suprême des Frères musulmans, Mohamed Badie, à la prison à perpétuité, et confirmé la peine de mort pour quatre de ses co-accusés dans un procès pour meurtre de manifestants.

Le 30 juin 2013, en marge des rassemblements monstres qui ont conduit l’armée à destituer le président islamiste Mohamed Morsi, des anti-Morsi avaient tenté d’investir les locaux de sa confrérie des Frères musulmans au Caire, et douze d’entre eux avaient été tués dans des heurts avec des partisans du président.

Samedi, un tribunal criminel du Caire a confirmé quatre peines de morts prononcées le 7 décembre, dont deux par contumace, a constaté un journaliste de l’AFP. La cour a également condamné à la prison à vie 14 personnes, dont trois par contumace.

Outre M. Badie, plusieurs hauts dirigeants des Frères musulmans, son adjoint Khairat al-Chater et l’ex-président du Parlement Saad al-Katatni, qui sont déjà derrière les barreaux, ont été condamné à perpétuité.

Reconnus coupable de « meurtre », « d’incitation au meurtre » ou de « possession d’armes à feu et de munitions », les condamnés peuvent faire appel.

A l’annonce du verdict, les accusés présents au tribunal ont scandé « à bas le pouvoir militaire ».

M. Badie a déjà été condamné à mort dans un autre procès pour violences, mais il est en train d’être rejugé dans cette affaire. Il a également été condamné trois fois à la prison à perpétuité dans d’autres procès.

Depuis que l’ex-chef de l’armée et actuel président Abdel Fattah al-Sissi a évincé M. Morsi le 3 juillet 2013, les autorités ont lancé une sanglante répression contre ses partisans, faisant au moins 1. 400 morts.

La confrérie des Frères musulmans a été déclarée « organisation terroriste » par les autorités en décembre.

Et le pouvoir est accusé d’instrumentaliser la justice dans sa répression, alors que des centaines de partisans de M. Morsi ont été condamnés à mort dans des procès de masse expédiés en quelques minutes, tandis que 15. 000 autres ont été arrêtés.

Jeuneafrique.com avec AFP

La justice égyptienne dissout la branche politique des Frères musulmans

août 9, 2014

Le Caire – La plus haute Cour administrative d’Égypte a prononcé samedi la dissolution du Parti Liberté et Justice, la branche politique de la confrérie des Frères musulmans, déclarée organisation terroriste en 2013 après la destitution par l’armée du président issu de ses rangs, Mohamed Morsi.

Avant l’éviction et l’arrestation de M. Morsi, Liberté et Justice avait remporté toutes les élections depuis sa création en 2011, au lendemain de la révolte populaire ayant chassé du pouvoir Hosni Moubarak. Depuis, le nouveau régime réprime dans un bain de sang les Frères musulmans.

La Cour administrative suprême a dissout le parti Liberté et Justice parce qu’il a violé la loi qui régit la vie des partis politiques, lit-on dans l’arrêt de la haute juridiction. Selon les médias gouvernementaux, cette décision de justice est finale et non susceptible d’appel.

Après que des millions d’Égyptiens furent descendus dans la rue pour réclamer son départ, M. Morsi a été déposé et arrêté le 3 juillet 2013 par le chef de l’armée, le général Abdel Fattah al-Sissi, un an après sa victoire à la première élection présidentielle démocratique d’Égypte.

Un mois après, le nouveau pouvoir dirigé de facto par le général Sissi devenu maréchal, s’est lancé dans une impitoyable répression de toute manifestation pro-Morsi. Depuis, policiers et soldats ont tué plus de 1.400 manifestants pro-Morsi et emprisonné plus de 15.000 Frères musulmans ou sympathisants.

La quasi-totalité des cadres de la confrérie islamiste comme de Liberté et Justice sont emprisonnés et jugés –à l’instar de M. Morsi– dans divers procès pour lesquels ils encourent la peine de mort. Et, comme le guide suprême des Frères musulmans, Mohamed Badie, des centaines de Frères ont été condamnés à la peine capitale dans des procès de masse expéditifs dénoncés notamment par l’ONU.

Romandie.com avec(©AFP / 09 août 2014 13h15)

Égypte: « Journée de la colère » pour les islamistes

juillet 3, 2014

Les Frères musulmans ont entamé leur « journée de la colère » en Égypte, un an jour pour jour après la destitution par l’armée du président islamiste Mohamed Morsi. Cette destitution a été suivie par une violente répression envers la confrérie.

Les policiers ont dispersé plusieurs défilés à coup de grenades lacrymogènes et étaient massivement déployés, bouclant les principales places de la capitale. Cette journée était un test pour les islamistes, et notamment la confrérie de M. Morsi qui avaient convoqué dans un communiqué au ton virulent une « journée de la colère ».

Dès la publication de cet appel, cinq cadres de cette coalition, dont plusieurs chefs de petits partis islamistes soutenant M. Morsi, ont été arrêtés.

Le mouvement vieux de 86 ans, qui avait remporté toutes les élections depuis la révolte populaire de 2011, a récemment été déclaré « terroriste », interdit. Son Guide suprême, Mohamed Badie, a ainsi déjà été condamné deux fois à la peine capitale.

En un an, plus de 1400 manifestants pro-Morsi sont tombés sous les balles des forces de l’ordre. Plus de 15’000 personnes ont été arrêtées, dont des centaines ont été condamnées à mort, à l’issue de procès expéditifs.

Militants progressistes aussi visés

Pour les défenseurs des droits humains, la répression lancée en juillet 2013 et qui se poursuit sans faiblir est la plus sanglante qu’ait connu le plus peuplé des pays arabes en plusieurs décennies.

D’abord uniquement dirigée contre les islamistes pro-Morsi, cette répression vise désormais aussi les militants laïques et progressistes qui étaient derrière l’armé, il y a un an.

Et c’est une véritable guerre judiciaire qui se joue actuellement en Égypte, où des tribunaux condamnent régulièrement des dizaines d’opposants, notamment en vertu d’une loi décrétant « illégale » toute manifestation n’ayant pas obtenu au préalable l’autorisation du puissant ministère de l’Intérieur.

« Comme aux pires heures du régime Moubarak »

Amnesty International dénonce une « catastrophe » pour les droits humains alors que « la Sûreté de l’État est de retour et emploie les mêmes méthodes de torture qu’aux pires heures du régime de Hosni Moubarak », renversé début 2011.

En représailles, des insurgés jihadistes mènent des attaques qui ont fait, selon le gouvernement, plus de 500 morts dans les rangs des forces de l’ordre

Romandie.com

Égypte : le chef des Frères musulmans condamné à mort dans une nouvelle affaire

juin 19, 2014
Mohamed Badie a été arrêté en juillet 2013. © Gianluigi Guercia/AFP

Mohamed Badie a été arrêté en juillet 2013. © Gianluigi Guercia/AFP

Mohamed Badie, le Guide suprême de la confrérie interdite des Frères musulmans, a été condamné à mort jeudi dans une nouvelle affaire liée à des violences ayant fait 10 morts en juillet 2013 au Caire.

Treize autres personnes, sympathisantes ou dirigeantes de la confrérie, ont également été condamnées à la peine de mort avec Mohamed Badie.

Conformément à la loi égyptienne, les peines capitales seront soumises à l’avis purement consultatif du mufti, le représentant de l’islam auprès des autorités, avant d’être confirmées ou renversées lors d’un verdict final attendu le 3 août.

Parmi les co-accusés de M. Badie figurent notamment Mohamed El-Beltagi et Essam El-Erian, deux hauts dirigeants de la confrérie, ainsi que le célèbre prédicateur pro-Morsi Safwat Hegazy.

Depuis juillet 2013, des centaines de partisans présumés du président Morsi destitué ce même mois ont été condamnés à mort à l’issue de procès expéditifs de masse dénoncés par la communauté internationale. En outre, policiers et soldats ont tué plus de 1 400 manifestants pro-Morsi et arrêtés plus de 15 000 personnes.

En représailles, des insurgés jihadistes mènent des attentats qui ont fait quelque 500 morts dans les rangs des forces de l’ordre. Ces groupes n’ont pas de lien connu avec les Frères musulmans, auxquels les autorités imputent pourtant les violences. Elles ont ainsi interdit le mouvement islamiste vieux de plus de 85 ans et fort de centaines de milliers de membres en Egypte.

Parallèlement à cette condamnation, M. Badie avait déjà été condamné fin avril avec quelque 700 autres islamistes présumés à la peine de mort pour incitation au meurtre par un tribunal de la province centrale de Minya, un jugement qui doit encore être confirmé le 21 juin.

Au total, le leader des Frères musulmans est cité dans une quarantaine d’affaires et encourt la peine capitale dans de nombreux autres procès, à l’instar de M. Morsi lui même.

Jeuneafrique.com avec AFP