Posts Tagged ‘Mohammad Javad Zarif’

USA: polémique autour de rencontres entre l’ex-ministre Kerry et l’Iranien Zarif

septembre 14, 2018

Washington – Rencontres « illégales », « sans précédent » qui « sapent » la politique étrangère des Etats-Unis: l’ex-secrétaire d’Etat américain John Kerry, qui a admis cette semaine avoir continué à rencontrer l’actuel chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif, a suscité la colère de Donald Trump et du camp conservateur.

« John Kerry a eu des rencontres illégales avec le très hostile régime iranien, cela ne peut servir qu’à saper notre bon travail au détriment du peuple américain », s’est plaint sur Twitter, dans la nuit de jeudi à vendredi, le président américain. « Il leur a dit d’attendre la fin de l’administration Trump! », « C’EST MAL! », a-t-il protesté, laissant entendre que ces entretiens avaient eu lieu sans être portés à la connaissance de la diplomatie américaine.

Sans se prononcer sur la légalité de ces réunions, l’actuel chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, a vivement accusé vendredi son prédécesseur démocrate de « saper activement la politique des Etats-Unis ».

« Ce qu’a fait le secrétaire Kerry est inconvenant et sans précédent », « c’est littéralement du jamais vu » et « bien plus qu’inapproprié », a protesté le ministre républicain. « On parle d’un ancien secrétaire d’Etat qui discute avec le principal Etat soutien du terrorisme au monde, et, d’après lui-même », « il leur disait de patienter jusqu’à la fin de cette administration », a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse.

En campagne de promotion de ses mémoires, l’ancien ministre des Affaires étrangères du président démocrate Barack Obama, qui avait négocié l’accord sur le nucléaire iranien de 2015 et avait tissé une relation personnelle avec son homologue iranien, a reconnu l’avoir « vu à trois ou quatre reprises » depuis son départ du gouvernement et l’arrivée du milliardaire républicain à la Maison Blanche.

Prié de dire par l’animateur radio conservateur Hugh Hewitt s’il tentait de donner des conseils à Mohammad Javad Zarif pour faire face à la décision de l’administration Trump de se retirer de cet accord nucléaire, John Kerry a répondu mercredi: « Non, ce n’est pas mon travail ».

« J’ai seulement tenté de comprendre ce que l’Iran serait prêt à faire pour améliorer la situation au Moyen-Orient », a-t-il plaidé.

Il a assuré avoir dit au ministre iranien: « Vous devez reconnaître que le monde n’apprécie pas ce qui se passe avec vos missiles, avec le Hezbollah, avec le Yémen », en écho au discours de l’actuel gouvernement américain qui dénonce le comportement « malveillant » de Téhéran dans la région.

Les commentateurs conservateurs ont aussitôt dénoncé un acte de « trahison », certains allant jusqu’à estimer qu’il méritait « la prison ».

La porte-parole du département d’Etat, Heather Nauert, avait déjà ironisé jeudi sur John Kerry qui fait la tournée des médias pour « se vanter d’avoir eu des réunions avec le gouvernement iranien ».

« J’ai aussi vu des informations selon lesquelles il fournirait des conseils au gouvernement iranien. Le meilleur conseil qu’il devrait lui donner c’est d’arrêter de soutenir les groupes terroristes à travers le monde! », avait-elle ajouté devant la presse.

En 2015, pendant que John Kerry négociait avec l’Iran dans le but affiché de l’empêcher de se doter de la bombe atomique, une lettre ouverte aux dirigeants de la République islamique, signée par la plupart des sénateurs républicains, avait provoqué un tollé similaire. Ces 47 sénateurs y soulignaient que le président Obama allait quitter son poste en janvier 2017 et qu’ils n’étaient donc pas tenus par ses engagements non ratifiés par le Congrès.

Les démocrates les avaient aussitôt accusés de saper la diplomatie des Etats-Unis.

Romandie.com avec(©AFP / 14 septembre 2018 20h26)                                                        

Nucléaire: pour l’Iran, Washington menace d’anéantir l’humanité

février 4, 2018

Le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif, à Bruxelles, le 11 janvier 2018 / © AFP/Archives / JOHN THYS

La nouvelle politique américaine en matière de nucléaire militaire « rapproche l’humanité de l’anéantissement », a estimé le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif dans un message publié sur Twitter dans la nuit de samedi à dimanche.

Les États-Unis ont annoncé vendredi vouloir se doter de nouvelles armes nucléaires de faible puissance, affirmant que le renforcement de leur arsenal était rendu nécessaire par le réarmement nucléaire russe.

Cette politique définie dans un document sur la nouvelle « Posture nucléaire » américaine fait craindre une relance de la prolifération et un risque accru de conflit nucléaire.

Elle « traduit une dépendance accrue aux bombes nucléaires, en violation du TNP », le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, écrit M. Zarif.

« L’obstination [du président américain Donald] Trump à tuer » l’accord international sur le nucléaire iranien « découle de la même inconscience dangereuse », ajoute le ministre, en référence à l’accord conclu en juillet 2015 entre la communauté internationale et la République islamique autour du programme nucléaire controversé de Téhéran.

Ce texte est remis en cause par M. Trump, qui menace d’en retirer son pays d’ici à la mi-avril.

Les défenseurs de l’accord, en particulier les Européens, assurent qu’il est le meilleur moyen de faire en sorte que l’Iran ne se dote pas de l’arme atomique.

Le président Hassan Rohani a également dénoncé dimanche la position américaine.

« Regardez comment les États-Unis menacent avec insolence la Russie avec de nouvelles armes atomiques […] Dans ces conditions une nation peut-elle dire que nous sommes en période de paix et que nous n’avons pas besoin de capacité défensive », a déclaré le président iranien lors d’un discours télévisé.

Romandie.com avec(©AFP / 04 février 2018 16h08)                

L’Iran suggère que Trump veut « pomper » l’argent de l’Arabie

mai 21, 2017

Téhéran – Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a dénoncé dimanche dans un tweet les « attaques » formulées contre son pays par le président américain Donald Trump à Ryad, suggérant que Washington voulait « pomper » l’argent de l’Arabie saoudite.

Il s’agit de la première réaction officielle iranienne après un discours prononcé dimanche à Ryad par M. Trump qui a accusé l’Iran de « soutenir le terrorisme ».

« L’Iran, qui vient de tenir de vraies élections, est attaqué par le président des Etats-Unis dans ce bastion de la démocratie et de la modération, a dit M. Zarif, en parlant de l’Arabie saoudite.

« S’agit-il de politique étrangère ou de pomper 480 milliards de dollars » au roi de l’Arabie saoudite ?, a-t-il poursuivi.

Washington et Ryad ont signé samedi, au premier jour de la visite de M. Trump à Ryad, des méga-contrats de plusieurs centaines de milliards de dollars dont 110 milliards de dollars consacrés à l’achat d’armement américain par l’Arabie saoudite.

Dans un discours devant les représentants d’une cinquantaine de nations musulmanes, le président Trump a appelé dimanche tous les pays à « isoler » l’Iran.

« Du Liban à l’Irak en passant par le Yémen, l’Iran finance, arme et entraîne des terroristes, des milices et d’autres groupes terroristes qui répandent la destruction et le chaos à travers la région », a-t-il dit.

L’Arabie saoudite sunnite et l’Iran chiite, deux puissances régionales, s’opposent sur tous les conflits régionaux, notamment sur la Syrie ou le Yémen.

Le président iranien Hassan Rohani, un modéré qui a opéré une ouverture envers les Occidentaux et engagé des réformes, a été largement réélu cette semaine.

Romandie.com avec(©AFP / 21 mai 2017 22h48)                                            

Rencontre ministres Russie-Iran-Syrie cette semaine à Moscou (diplomatie russe)

avril 11, 2017

Moscou – Les ministres russe, iranien et syrien des Affaires étrangères se rencontreront d’ici la fin de la semaine à Moscou, a annoncé mardi la porte-parole de la diplomatie russe.

« Une rencontre tripartite des chefs de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, syrien Walid Mouallem et iranien Mohammad Javad Zarif est prévue à la fin de la semaine à Moscou », a-t-elle déclaré à l’AFP.

Selon des sources diplomatiques, citées par les agences de presse russes, Walid Mouallem et Mohammad Javad Zarif sont attendus vendredi dans la capitale russe.

La Russie et l’Iran sont les deux principaux soutiens du régime du président syrien Bachar al-Assad.

Le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson est lui attendu mardi après-midi à Moscou pour des entretiens mercredi avec son homologue russe.

Ce balai diplomatique à Moscou intervient une semaine après l’attaque chimique présumée contre la localité de Khan Cheikhoun, attribuée par les Occidentaux au régime de Damas et qui a fait 87 morts.

En représailles, l’armée américaine a frappé une base aérienne syrienne dans la nuit du 6 au 7 avril.

Le gouvernement syrien a nié avoir utilisé des substances chimiques, affirmant avoir frappé un « entrepôt » des jihadistes contenant des « substances toxiques ». Il a qualifié l’attaque américaine d' »acte idiot et irresponsable ».

Moscou et Téhéran ont également condamné l’attaque américaine et démentent la responsabilité du régime syrien dans l’attaque chimique présumée.

« L’agression contre la Syrie outrepasse toutes les lignes rouges », a ainsi affirmé samedi dans un communiqué la « chambre d’opération conjointe », un organe basé en Syrie qui regroupe la Russie, l’Iran et les forces « alliées » dont le Hezbollah libanais.

Romandie.com avec(©AFP / 11 avril 2017 15h34)

Obama annule sa visite au Taj Mahal pour se rendre à Ryad

janvier 24, 2015

New Delhi – Le président américain Barack Obama a décidé de renoncer à la visite du Taj Mahal et d’écourter son séjour en Inde, où il est attendu dimanche, pour se rendre à Ryad après le décès du roi Abdallah, a annoncé samedi la Maison Blanche.

M. Obama et son épouse Michelle se rendront à Ryad mardi pour présenter leurs condoléances au nom du peuple américain au roi d’Arabie saoudite, Salmane, après la mort de son demi-frère Abdallah, a annoncé Josh Earnest, porte-parole de l’exécutif.

Le Premier ministre britannique David Cameron, le président français François Hollande, ou encore le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif font partie des chefs d’Etat et dignitaires attendus dans la capitale saoudienne.

C’est le vice-président Joe Biden qui devait initialement représenter les Etats-Unis à Ryad. Mais, a expliqué la Maison Blanche, le moment où il aurait pu se rendre sur place coïncidait avec le départ d’Inde du président. L’exécutif américain précise avoir par conséquent modifié le programme présidentiel en coordination avec le gouvernement indien.

M. Obama, qui assistera lundi au défilé militaire du Republic Day à New Delhi, est attendu dimanche matin dans la capitale indienne où il sera reçu avec les honneurs par le Premier ministre Narendra Modi.

Une visite du Taj Mahal, célèbre monument dédié à l’amour, était initialement prévue à l’occasion de cette deuxième visite en Inde de M. Obama.

Depuis plusieurs jours, la ville d’Agra a mobilisé des centaines d’employés pour nettoyer la route menant au Taj, immense mausolée construit par l’empereur moghol Shah Jahan en mémoire de son épouse morte en couches en 1631.

Outre le nettoyage des lignes blanches sur les routes, les autorités ont chassé les chiens errants, déplacé les vaches et bouclé les environs du monument, principale attraction touristique du pays, où s’était rendu l’ancien président américain Bill Clinton en 2000.

Romandie.com avec(©AFP / 24 janvier 2015 11h41)

Charlie Hebdo: le chef de la diplomatie iranienne appelle au respect mutuel

janvier 14, 2015

Genève – Le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif a appelé au respect mutuel, interrogé à Genève par les journalistes sur les attentats terroristes en France et la sortie d’un nouveau numéro de l’hebdomadaire satirique français Charlie Hebdo avec des caricatures du prophète.

Nous pensons que le caractère sacré (des valeurs, ndlr) a besoin d’être respecté et, tant que nous n’apprendrons pas à nous respecter les uns les autres, cela sera très difficile dans un monde avec les points de vue différents, des cultures différentes, a dit M. Zarif. Les civilisations ne seront pas capables d’engager un dialogue sérieux si nous ne commençons pas par respecter les valeurs de chacun et leur caractère sacré.

Nous aurions un monde plus sûr, plus prudent si nous engagions une dialogue sérieux ensemble, nous découvririons que ce qui nous rapproche est bien plus important que ce qui nous divise. Nous sommes confrontés au sérieux problème de l’extrémisme non seulement au Moyen Orient mais malheureusement en Europe, a-t-il ajouté.

L’Iran a condamné le geste insultant du magazine satirique français Charlie Hebdo qui publie mercredi en couverture un dessin représentant le prophète Mahomet, estimant que ce dessin porte atteinte aux sentiments des musulmans.

Nous condamnons le terrorisme partout dans le monde (…) mais dans le même temps nous condamnons ce geste insultant de l’hebdomadaire, a affirmé à Téhéran la porte-parole de la diplomatie iranienne, Marzieh Afkham.

Romandie.com avec(©AFP / 14 janvier 2015 12h50)

Genève II: l’Iran, exclu par l’ONU, déplore une décision prise sous la pression

janvier 21, 2014

TEHERAN – L’Iran a regretté mardi que l’ONU ait retiré sous la pression son invitation à Téhéran pour participer à la prochaine conférence sur la Syrie, estimant que celle-ci avait désormais peu de chance de réussir.

Nous regrettons que le secrétaire général Ban Ki-moon ait retiré son invitation sous la pression, a déclaré le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif, cité par l’agence Isna.

M. Ban a exclu lundi soir l’Iran de la conférence dite Genève II prévue à partir de mercredi en Suisse, moins de 24 heures après avoir lancé son invitation qui a provoqué la discorde au sein des participants.

L’ONU a justifié cette décision par le refus iranien de soutenir un gouvernement de transition en Syrie, comme le prévoit le communiqué de Genève signé par les grandes puissances le 30 juin 2012.

Les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France, qui souhaitent le départ du président syrien Bachar al-Assad, avaient tous trois fait d’un soutien iranien à une transition démocratique une condition sine qua non de sa présence en Suisse et l’opposition syrienne avait menacé de boycotter la conférence si l’Iran était présent.

Téhéran, principal allié régional du régime syrien, a toujours refusé d’endosser le communiqué de Genève qui appelait à la formation d’un gouvernement de transition ayant des pleins pouvoirs exécutifs, laissant entendre que M. Assad pourrait perdre une bonne partie, voire la totalité de ses prérogatives.

Allaeddine Boroujerdi, le président de la commission parlementaire iranienne chargée de la politique étrangère, a accusé Washington d’être derrière le retrait de l’invitation.

L’exclusion de l’Iran montre que cet organe change d’opinion sous l’influence et la pression des Etats-Unis, a-t-il déclaré, selon l’agence Isna.

M. Zarif a également estimé regrettable que M. Ban n’ait pas le courage de donner les vraies raisons de son revirement, après avoir été clair lors de nos nombreuses conversations téléphoniques (avec le patron de l’ONU) que l’Iran n’acceptait pas de condition préalable pour participer.

Cette attitude n’est pas digne du secrétaire général, a estimé le chef de la diplomatie.

Il a aussi minimisé la portée de cette exclusion, affirmant que l’Iran n’avait pas trop envie d’aller en Suisse et que la République islamique n’aurait envoyé qu’un adjoint puisque le délai correct pour inviter un ministre était passé.

Dans une conversation téléphonique avec M. Zarif mardi, son homologue britannique William Hague a insisté sur la nécessité de mettre en place un gouvernement de transition comme base pour mettre fin au conflit en Syrie, selon un communiqué du bureau de M. Hague.

Nous étions prêts à participer à la conférence de Genève II (…) mais nous n’accepterons pas de pré-condition qui limiterait la solution à des paramètres définis d’avance, a martelé de son côté Abbas Araghchi, adjoint pour les affaires internationales de M. Zarif.

M. Araghchi a par ailleurs affirmé à la télévision d’Etat que sans l’Iran, les chances (de parvenir à) une vraie solution en Syrie ne sont pas si grandes.

Il est clair qu’une solution globale à la question syrienne ne pourra être trouvée si toutes les parties influentes ne sont pas impliquées dans le processus, a-t-il ajouté.

Téhéran est accusé de fournir un soutien militaire et financier au régime syrien dans le conflit qui a fait plus de 130.000 morts depuis mars 2011.

Romandie.com avec(©AFP / 21 janvier 2014 17h05)

L’Iran veut ouvrir une nouvelle page avec les Occidentaux

octobre 16, 2013

Au terme de deux jours de discussions à Genève, l’UE et l’Iran ont renoué le dialogue, sans pour autant dévoiler le contenu des discussions. Le ministre iranien des Affaires étrangères a exprimé la volonté de Téhéran d’ouvrir une nouvelle page dans les relations avec les Occidentaux.

Une nouvelle rencontre entre l’Union européenne (UE), les six et l’Iran sur le dossier nucléaire aura lieu les 7 et 8 novembre à Genève, a annoncé la cheffe de la diplomatie européenne Catherine Ashton aux 400 journalistes rassemblés au Centre international de conférences de Genève. Auparavant, les experts se retrouveront pour discuter de détails techniques des négociations.

La responsable de la diplomatie européenne a souligné que pour la première fois l’Iran et l’UE ont adopté une déclaration commune. Elle a affirmé que « jamais auparavant, les discussions n’ont été aussi détaillées ». Toutefois, elle n’est pas entrée dans le contenu de la négociation, d’un commun accord avec l’Iran.

Burkhalter rencontre Zarif

La déclaration commune, très courte, qualifie d’importante la nouvelle proposition iranienne avancée mardi, mais ne dit rien sur les mesures de confiance que les deux parties veulent mettre en oeuvre par étapes.

Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a été plus loquace. Il a souhaité « ouvrir une nouvelle page ». « Nous espérons que c’est le début d’une nouvelle phase dans nos relations », a-t-il dit. Il a estimé que les 5+1 ont « fait preuve de la volonté politique nécessaire pour aller de l’avant ».

En marge de ces discussions, le conseiller fédéral Didier Burkhalter a eu un entretien avec le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif. Les deux hommes ont discuté de l’avancement des discussions concernant le dossier nucléaire iranien.

Romandie.com

Accusations iraniennes contre Obama dues à des pressions intérieures

octobre 1, 2013

WASHINGTON – Les contraintes de la politique intérieure iranienne expliquent les accusations formulées par le ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif contre le président Barack Obama, a estimé mardi un haut responsable américain.

Ce responsable s’exprimant sous couvert de l’anonymat a affirmé ne pas avoir été surpris par les déclarations de M. Zarif. Ce dernier a reproché à M. Obama de saper la confiance entre Etats-Unis et Iran en affirmant que l’option militaire était toujours sur la table contre la République islamique, malgré un timide rapprochement entamé entre Téhéran et Washington la semaine dernière.

Le responsable américain a aussi affirmé que la politique de son pays vis-à-vis du programme nucléaire iranien n’avait pas changé, et que le pays préférait une solution diplomatique dans ce dossier.

Plus tôt mardi, M. Zarif s’en était pris aux déclarations la veille de M. Obama.

Le président américain s’était dit prêt la semaine dernière à l’ONU à donner une chance à la diplomatie pour tenter de résoudre le dossier nucléaire iranien. Mais si les négociations échouent, nous ne renonçons à aucune possibilité, dont l’option militaire, a-t-il rappelé lundi en recevant le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à la Maison Blanche.

Selon M. Zarif, le président Obama doit avoir de la cohérence pour renforcer la confiance mutuelle. Les zigzags détruisent la confiance et fragilisent la crédibilité américaine.

La supposition du président Obama selon laquelle l’Iran a accepté de négocier à cause des menaces et sanctions illégales est irrespectueuse pour la nation iranienne, a ajouté M. Zarif.

Les négociations entre l’Iran et les pays du groupe 5+1 (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) reprendront le 15 octobre à Genève.

M. Obama avait appelé vendredi le président iranien Hassan Rohani, notamment pour évoquer la question nucléaire, un geste sans précédent alors que les deux pays n’ont plus de relations diplomatiques depuis 1980.

Washington et ses alliés soupçonnent le programme nucléaire iranien d’avoir des visées militaires, ce que Téhéran dément.

Romandie.com avec (©AFP / 01 octobre 2013 18h43)