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Covid-19 : le Maroc, premier pays au monde à lancer une campagne de vaccination nationale

novembre 10, 2020

Selon les instructions de Mohammed VI transmises le 9 novembre, la campagne de vaccination doit atteindre d’ici fin mars l’ensemble de la population âgée de plus de 18 ans.

Alors que le spectre d’un nouveau confinement plane sur le royaume depuis quelques semaines, vu le nombre affolant des contaminations, voilà que Mohammed VI prend tout le monde de court en annonçant le lancement imminent d’une campagne de vaccination. « Sa Majesté le Roi a donné Ses Hautes Orientations en vue du lancement, dans les prochaines semaines, d’une opération massive de vaccination contre le Covid-19 », souligne un communiqué du cabinet royal.

En présence de la task-force constituée de conseillers royaux et de membres du gouvernement, Mohammed VI a présidé, dans la soirée du lundi 9 novembre, une séance de travail consacrée à cette stratégie de vaccination contre le Covid-19.

Task-force royale

La réunion a notamment rassemblé le conseiller personnel du roi Fouad Ali El Himma, le chef du gouvernement Saâdeddine El Othmani, le ministre de l’Intérieur Abdelouafi Laftit, le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita, le ministre de la Santé Khalid Aït Taleb, l’inspecteur général des Forces armées royales le général Abdelfattah Louarak, le commandant de la gendarmerie royale Mohamed Haramou, le directeur de la DGSN Abdellatif Hammouchi, sur la base de l’avis rendu par le comité national scientifique.

SELON LES RÉSULTATS DES ÉTUDES CLINIQUES, LA SÉCURITÉ, L’EFFICACITÉ ET L’IMMUNOGÉNICITÉ DU VACCIN ONT ÉTÉ PROUVÉES

« Selon les résultats des études cliniques déjà achevées ou toujours en cours, la sécurité, l’efficacité et l’immunogénicité du vaccin ont été prouvées », rassure le communiqué émis par le cabinet royal. Pas moins de 600 « beta-testers » marocains ont pris part à des tests cliniques qui ont démarré en août dernier au CHU Ibn Rochd de Casablanca et au CHU Avicenne de Rabat.

Les résultats  de ces études doivent être communiqués le 15 novembre. Le vaccin a par ailleurs été testé sur près d’un million de personnes à travers le monde, notamment au Brésil, en Argentine et en Égypte.

« Le démarrage de cette campagne de vaccination pourrait intervenir dès la semaine prochaine », nous confie une source proche du département de la Santé. Elle devrait s’effectuer en deux phases, comme l’a d’ailleurs précisé le cabinet royal.

« La priorité sera donnée aux personnels de première ligne, en l’occurrence, le personnel de Santé, les autorités publiques, les forces de sécurité et le personnel de l’éducation nationale », indique le communiqué.

Priorité aux plus vulnérables

Cette première étape devrait se dérouler sur un mois avant d’élargir la vaccination à toute la population, en accordant néanmoins la priorité aux personnes âgées et à celles qui sont les plus vulnérables au virus. « Si l’on démarre dès ce mois de novembre, on pourrait vacciner et immuniser l’ensemble de la population âgée de plus de 18 ans d’ici mars », nous indique notre source. La vaccination se fera en deux injections, à 21 jours d’intervalle.

Pour l’heure, aucune annonce n’a été faite quant aux quantités de vaccin devant être livrées au Maroc. Mais certaines sources évoquent une première commande de 5 millions de doses qui devrait parvenir au royaume dans les prochains jours.

L’ANNONCE ROYALE RASSURE QUANT À LA CAPACITÉ DU MAROC À SE POSITIONNER DANS CETTE COURSE MONDIALE À L’ACQUISITION DE VACCINS

Quoi qu’il en soit, l’annonce royale rassure quant à la capacité du pays à se positionner dans cette course mondiale à l’acquisition de vaccins : 51 % des commandes sont destinées à 13% seulement de la population mondiale.

Le Maroc certifie avoir obtenu de Sinopharm le droit de produire lui-même le vaccin puis de l’exporter vers d’autres pays du continent. Le royaume est aussi en négociation avec Astra Zeneca, Pfizer, Johnson & Johnson et CanSino Biologics pour se procurer des vaccins.

L’annonce marocaine est concomitante avec celle de Pfizer et BioNTech, qui ont communiqué ce lundi sur leur vaccin « efficace à 90 % » et pour lequel ils vont demander une autorisation d’utilisation d’urgence aux États-Unis. De toute évidence, la course entre laboratoires pour le vaccin est ardue.

Parallèlement, toujours hier, le Brésil a suspendu les tests sur un autre vaccin chinois, le CoronaVac de Sinovac, après un « incident grave ». Le laboratoire nie néanmoins tout lien entre l’incident et son vaccin.

Par ailleurs, l’OMS et GAVI ont lancé cet été l’initiative COVAX, à laquelle l’Afrique est associée. L’objectif ? Distribuer les vaccins – quand ils seront validés – à tous les pays de manière équitable (au prorata de la population).

Avec Jeune Afrique par Fahd Iraqi

Le roi du Maroc renonce à la célébration officielle de son anniversaire

août 13, 2019

 

Le roi du Maroc Mohammed VI, qui fête ses 56 ans le 21 août prochain, a décidé «de ne plus organiser, à partir de cette année, la cérémonie officielle» célébrant son anniversaire, a annoncé ce mardi un communiqué du Palais. Le communiqué n’a pas précisé les raisons de cette décision.

Le calendrier marocain est ponctué de fêtes officielles, marquant des dates historiques et des rendez-vous liés à la vie monarchique, généralement rythmée par de grandes réceptions, des discours et des grâces royales. La célébration de l’anniversaire royal coïncide traditionnellement avec la «Fête de la Jeunesse». Pendant le règne d’Hassan II, cette Fête de la Jeunesse était célébrée le jour de l’anniversaire du père du souverain actuel, le 8 juillet. Pour la dernière Fête du Trône, qui a marqué le 30 et 31 juillet les 20 ans de règne de Mohammed VI, le Palais avait appelé à les Marocains à une commémoration «normale, sans célébration supplémentaire». Cette fête avait culminé le 31 juillet avec le très protocolaire rituel d’allégeance qui voit chaque année des centaines de dignitaires, élus et hauts responsables du ministère de l’Intérieur se prosterner devant leur souverain.

En 2018, les célébrations de la Fête de la Jeunesse coïncidaient avec la fête religieuse de l’Aid Al Adha. Pour son 54e anniversaire, en 2017, le roi avait notamment organisé une réception dans la ville de M’diq (nord) en présence d’une foule de représentant du monde politique, diplomatique et militaire.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Mohammed VI, Lourenço, Sissi… les grands absents de l’Union africaine

juin 30, 2018

Les chefs d’État africains lors du 30ème sommet de l’Union africaine (UA) les 28 et 29 janvier 2018 à Addis-Abeba. © Mulugeta Ayene/AP/SIPA

Les dirigeants du continent se réunissent ce dimanche à Nouakchott pour un sommet consacré à la lutte contre la corruption.

Alors que s’ouvrira officiellement le 1er juillet le 31e sommet de l’Union africaine (UA) à Nouakchott, les autorités mauritaniennes confient attendre une trentaine de chefs d’État. Le sommet de la Ligue arabe, organisé dans cette même capitale en juillet 2016, n’avait attiré que six présidents sur les vingt-deux attendus…

Plusieurs d’entre eux ne feront pas le déplacement jusqu’au Palais des congrès Al Mourabitoune, flambant neuf, dont les couloirs semblent encore un peu endormis. Parmi les grands absents, Mohammed VI, qui avait pourtant donné son accord de principe. Présent au sommet de janvier 2016, qui marquait le retour du Maroc au sein de l’UA, le roi s’était fait représenter en janvier à Addis-Abeba par le chef du gouvernement, Saâdeddine El Othmani.

Cette fois, la délégation marocaine sera conduite par le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, dont la réaction sera très attendue après la remise du rapport du président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat, sur le Sahara occidental. Cette délégation ne croisera donc pas Cyril Ramaphosa, à la tête de l’Afrique du Sud depuis février, qui a rencontré le 6 juin le président de la République arabe sahraouie démocratique (Rasd). Arrivé dans la matinée du 30 juin, il assistera à son tout premier sommet.

João Lourenço au Parlement européen

Nouveau venu parmi les chefs d’État africains, João Lourenço n’assistera pas non plus au sommet. L’Angolais, qui doit se rendre au Parlement européen, à Strasbourg, le 3 juillet, a missionné son ministre des Affaires étrangères, Manuel Domingos Augusto. Tout comme son homologue ivoirien Alassane Dramane Ouattara, qui dépêchera son vice-président Daniel Kablan Duncan, et le Béninois Patrice Talon, qui devrait être représenté par son ministre des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci.

Enfin, le maréchal Abdel Fattah al-Sissi, qui s’était exprimé lors de la réunion extraordinaire du Conseil paix et sécurité, en janvier, sera également absent. L’Égyptien devrait pourtant prendre, en janvier, la présidence tournante de l’organisation panafricaine.

Reste que plusieurs de leurs homologues sont déjà arrivés à Nouakchott, où le calme habituel de la fin de semaine commence à être troublé par les sirènes. Arrivé dès le 29 juin, le président en exercice de l’UA, le Rwandais Paul Kagame, a été accueilli à l’aéroport par son hôte mauritanien, Mohamed Ould Abdelaziz.

Denis Sassou Nguesso et Muhammadu Buhari attendus

Le Sénégalais Macky Sall a rejoint Nouakchott le 29 juin, précédant son homologie nigérien Mahamadou Issoufou. Ce dernier est arrivé en Mauritanie dans la matinée du 30 juin, obligeant son ministre des Affaires étrangères, Kalla Ankouraou, en fonction depuis avril, à quitter une réunion sur le Sahel en marge du sommet afin d’aller l’accueillir. Issoufou doit être rejoint par ses pairs membres du G5 Sahel, Ibrahim Boubacar Keïta (Mali), Idriss Déby Itno (Tchad) et Roch Marc Christian Kaboré (Burkina), puisqu’ils se réuniront avec Emmanuel Macron le 2 juillet, deux jours après l’attaque du QG de cette force conjointe à Sévaré.

Sont par ailleurs attendus le Congolais Denis Sassou Nguesso, qui présentera un rapport sur la Libye dimanche, le Nigérian Muhammadu Buhari, en charge du suivi de la lutte contre la corruption – le thème du sommet cette année -, ainsi que le Togolais Faure Gnassingbé, actuellement à Abidjan. Tous seront reçus par Mohamed Ould Abdelaziz à l’occasion d’un dîner organisé ce samedi au Palais présidentiel.

Jeuneafrique.com  par – Envoyée spéciale à Nouakchott

Maroc-Nigeria: Mohammed VI et Muhammadu Buhari font avancer un mégaprojet de gazoduc

juin 10, 2018

Rabat – Un accord de coopération relatif à un mégaprojet de gazoduc à travers l’Afrique de l’Ouest a été signé dimanche à Rabat, à l’occasion d’une visite officielle de deux jours du président du Nigeria Muhammadu Buhari au Maroc, a rapporté l’agence marocaine MAP.

Pour sa première visite officielle au royaume, entamée dimanche après-midi, le président du Nigeria, accompagné d’une importante délégation, s’est entretenu avec le roi Mohammed VI au palais royal de Rabat.

Les deux parties ont signé dans la soirée de dimanche trois accords de coopération, dont un relatif au gazoduc devant relier les deux pays par la façade atlantique de l’Afrique de l’ouest.

Le projet maroco-nigérian consiste en la construction d’une extension vers le Maroc d’un gazoduc en fonctionnement depuis 2010, qui relie les zones gazières du sud du Nigeria au Bénin, au Togo et au Ghana.

« Pour des raisons d’ordre économiques, politiques, juridiques et sécuritaires, le choix s’est opéré sur une route combinée onshore/offshore », ont souligné dimanche des responsables des deux pays.

« Le gazoduc mesure approximativement 5.660 km », la construction devant se faire « en plusieurs phases et répondre aux besoins croissants des pays traversés et de l’Europe au cours des 25 prochaines années », ont-ils ajouté.

La prochaine étape consiste à « impliquer les Etats traversés et la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest (Cédéao) (…) approcher les clients européens » et entamer des discussions avec des banques internationales de développement pour « tester leur disposition à financer ce projet », selon ses promoteurs.

Les deux autres accords signés dimanche portent sur la construction d’une « plateforme industrielle au Nigeria pour la production d’ammoniaque et des produits dérivés », et la « formation professionnelle agricole ».

L’annonce du projet de gazoduc avait été faite en décembre 2016, à l’occasion d’une visite de Mohammed VI à Abuja où il avait rencontré Muhammadu Buhari, marquant ainsi un net réchauffement des relations entre les deux pays. L’étude de faisabilité avait été lancée en mai 2017.

Le Maroc, qui mène depuis quelques années une offensive diplomatique sur le continent, a réintégré en janvier 2017 l’Union africaine et renoué avec des pays d’Afrique anglophone –dont le Nigeria– avec lesquels les relations étaient distantes.

Dans sa « stratégie africaine », le royaume s’appuie sur les fleurons de son économie dans les secteurs de la banque, l’assurance, les télécommunications ou l’industrie.

Lors de visites inédites de Mohammed VI en Afrique anglophone, de très nombreux accords ont ainsi été signés, dont le plus emblématique est celui du gazoduc.

Jusqu’en 2016, Rabat ciblait essentiellement les pays francophones d’Afrique de l’ouest, sa sphère naturelle d’influence.

Romandie.com avec(©AFP / 10 juin 2018 23h33)                                                        

Mohammed VI attendu au sommet de Brazzaville sur le Bassin du Congo

avril 13, 2018

 

Mohammed VI à Marrakech en novembre 2016. © Mosa’ab Elshamy/AP/SIPA

Le roi du Maroc est annoncé au sommet de Brazzaville sur le Fonds bleu du Bassin du Congo, qui se tiendra le 25 avril. Il s’y rendra après avoir assisté au sommet de la Ligue arabe, le 15 avril, à Riyad.

« Je suis heureux d’annoncer la présence du roi du Maroc aux travaux du 1er sommet des chefs d’État et de gouvernement de la Commission climat du Bassin du Congo et du Fonds bleu pour le Bassin du Congo ». C’est ainsi que le président congolais, Denis Sassou Nguesso, a annoncé la participation du roi du Maroc à cet événement prévu le 25 avril à Brazzaville et dont ce dernier est le principal soutien à l’international.

Mohammed VI est attendu à Brazzaville dès le 23 avril, deux jours avant l’ouverture officielle de cette rencontre climatique panafricaine, présidée par Sassou Nguesso.

Le roi du Maroc se joindra à 16 autres chefs d’État africains afin de discuter de la mise en oeuvre du Fonds bleu pour le Bassin du Congo. Créé en marge de la COP22 à Marrakech en novembre 2016, ce Fonds servira à financer la transition climatique et la croissance économique durable en Afrique centrale et de l’Est.

Invité spécial

Denis Sassou Nguesso avait adressé une invitation officielle au roi du Maroc en mars dernier via son ministre des Affaires étrangères, Jean-Claude Gakosso, parti à Rabat rencontrer son homologue Nasser Bourita. Il lui a fait savoir qu’il sera son invité spécial dans cette rencontre. La dernière visite de Mohammed VI à Brazzaville remonte à février 2006 dans le cadre d’une tournée africaine qui l’avait mené également en Gambie, en RDC et au Gabon. Les deux pays avaient alors signé des accords dans les domaines hospitaliers, la pêche maritime et l’agriculture.

En février dernier, le Maroc a annoncé l’ouverture prochaine d’une ambassade à Brazzaville qui compte parmi ses principaux soutiens au sein de l’Union africaine (UA).

En novembre 2016, en marge de la COP22, Denis Sassou Nguesso avait annoncé la création, à son initiative, d’un Fonds bleu pour sauver le Bassin du Congo, deuxième poumon de la planète après l’Amazonie. Onze pays de la zone sont touchés par la dégradation de ce bassin qui représente 220 millions d’hectares de forêts. Le Fonds bleu, qui prévoit des projets hydroélectriques, de traitement des eaux ou d’irrigation des terres cultivables, cherche à mobiliser des financements.

La cérémonie de signature de ce Fonds a eu lieu en mars 2017 à Oyo, au nord de la capitale Brazzaville, en présence du Maroc.

Une escale à Riyad pour la Ligue arabe

Mais avant de s’envoler pour Brazzaville, Mohammed VI se rendra d’abord le 15 avril à Riyad, en Arabie saoudite, pour assister au 29e sommet de la Ligue arabe qui se tient cette année dans un contexte particulièrement tendu (probables frappes internationales contre la Syrie, guerre au Yémen, conflit israélo-palestinien…). Il y effectuera également le petit pèlerinage (Omra). À Riyad, Mohammed VI fera ainsi son retour dans la scène diplomatique arabe, après avoir manqué le dernier sommet qui s’était tenu à Amman en mars 2017.

Depuis son opération du cœur qui s’est passée « avec succès » fin février, le roi du Maroc est en convalescence en France. Le mardi 10 avril, il a eu un tête-à-tête avec le président français Emmanuel Macron essentiellement au sujet de la situation au Moyen-Orient. Le 9 avril à Paris, il avait aussi rencontré le prince héritier saoudien, Mohammed Ben Salmane ainsi que le Premier ministre libanais, Saad Hariri.

Jeuneafrique.com par

Maroc : dernière rencontre entre Mohammed VI et François Hollande

mai 2, 2017

Le président français François Hollande accueillie le roi du Maroc Mohammed VI au palais de l’Élysée, à Paris, le 2 mai 2017. © Michel Euler/AP/SIPA

Le roi du Maroc Mohammed VI a rencontré le président français François Hollande à l’Élysée ce mardi 2 mai. Les deux hommes étaient entourés de nombreuses personnalités connues pour leurs initiatives en faveur d’un raffermissement des liens entre les deux pays sur les plans culturel et médiatique.

François Hollande a reçu mardi à l’Élysée le roi du Maroc Mohammed VI pour une visite privée à dimension politique et culturelle, a-t-on appris auprès de la présidence. Mohammed VI avait été, le 24 mai 2012, le premier chef d’État accueilli à l’Élysée par le président Hollande après son élection et pourrait être le dernier avant la fin de son mandat, à la mi-mai.

À l’issue d’un tête-à-tête d’une vingtaine de minutes, le président français et le roi du Maroc ont partagé un déjeuner en compagnie des écrivains Leïla Slimani et Tahar Ben Jelloun, de l’islamologue Rachid Benzine, du comédien Jamel Debbouze et du judoka Teddy Riner.

Jamel Debbouze et Mohammed VI, une proximité affichée

En juin 2015, un cliché du monarque, attablé à une terrasse parisienne en compagnie de Jamel Debbouze et de l’artiste Michel Polnareff, avait fait le tour de la Toile. Sur la table, posés devant le roi, trônaient quelques livres. Aux couvertures, on pouvait deviner qu’il s’agissait d’ouvrages de Rachid Benzine : La République, l’Église et l’Islam et Les nouveaux penseurs de l’Islam. L’islamologue et l’humoriste sont tous deux originaires de la même ville : Trappes. Debbouze n’a jamais caché sa proximité avec le roi du Maroc. En 2001 déjà, on le trouvait assis aux côtés de Mohammed VI au Festival international du film de Marrakech. Depuis on les dit même amis. Quant à Benzine, il avait rencontré Mohammed VI alors que celui-ci était encore prince héritier, en France, en 1999.

Autour de la table également: les ministres des Affaires étrangères français et marocain Jean-Marc Ayrault et Nasser Bourita, les ministres françaises de la Culture et de l’Environnement, Audrey Azoulay et Ségolène Royal, le président de l’Institut du Monde arabe Jack Lang et celui de la Fondation nationale des musées marocains Mehdi Qotbi. Azoulay est la fille de André Azoulay, conseiller de Mohammed VI après avoir été celui de son père, Hassan II. Jack Lang et Mehdi Qotbi sont quant à eux deux amis de longue date. Lang est un « habitué » du Maroc, où il voyage souvent et Qotbi, lui, ne cache plus ni sa proximité avec Mohammed VI, ni son rôle diffus et informel de lobbyiste, à l’aise dans le monde de la culture et fort d’un important réseau.

Jihadisme et réchauffement climatique au menu des discussions

Ce déjeuner répondait à celui organisé lors d’une visite du président français à Tanger, en septembre 2015.Toujours selon l’Élysée, François Hollande et Mohammed VI ont évoqué, entre autres questions, la lutte contre le jihadisme et le réchauffement climatique, le Maroc ayant organisé en novembre 2016 la COP22 dans la continuité de l’Accord de Paris conclu un an plus tôt. A l’ordre du jour de cette rencontre devait également figurer le retour du Maroc au sein de l’Union africaine en début d’année, ainsi que sa volonté d’adhérer à la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao).

Le Maroc a mené ces derniers mois une vaste offensive diplomatique en Afrique, marquée par des visites de Mohammed VI dans plusieurs pays du continent et la signature de nombreux accords et conventions. François Hollande devait également remercier le roi pour la contribution de 1,5 million d’euros apportée par son pays à un fonds pour la sauvegarde du patrimoine culturel de l’humanité menacé notamment par le terrorisme et les guerres au Proche-Orient.

Jeuneafrique.com

Maroc : le roi Mohammed VI attendu par Donald Trump ce week-end

avril 14, 2017

Mohammed VI, le roi du Maroc, après sa rencontre avec François Hollande, à Paris, le 9 février 2015. © Christophe Ena/AP/SIPA

En vacances en Floride, le souverain marocain sera l’hôte d’un déjeuner offert par le président américain, dimanche 16 avril.

Après une semaine de vacances à Cuba, le roi du Maroc est arrivé, jeudi 13 avril, à Miami, en Floride. Selon des sources proches du Palais, il doit rencontrer le président américain, Donald Trump, ce week-end.

Mohammed VI sera l’hôte d’un déjeuner offert par le président américain, dimanche 16 avril.

Le roi du Maroc sera ainsi le deuxième chef d’État africain à rencontrer Donald Trump, après le président égyptien Abdefettah Al-Sissi. Lundi 27 mars, ce dernier a été reçu à la Maison Blanche et félicité par Trump pour « son travail fantastique » à la tête de son pays.

Sahara occidental

Mohammed VI est parti de Cuba, jeudi 13 avril, à bord d’un avion du roi Salman d’Arabie Saoudite. Il a profité de son séjour à La Havane pour rencontrer des responsables cubains. Des contacts qui pourraient présager de la normalisation des relations entre les deux pays, après 37 ans de gel à cause du soutien apporté par Cuba au Polisario.

Ce mois d’avril, comme chaque année, le dossier du Sahara est de retour à l’agenda du Conseil de sécurité. Les intentions de la nouvelle administration américaine à ce sujet ne sont pas encore connues.

Jeuneafarique.com

Mohammed VI à l’UA : « Il est beau le jour où l’on rentre chez soi ! »

janvier 31, 2017

Le roi du Maroc pendant la COP 22 à Marrakech, en novembre 2016. © Mosa’ab Elshamy/AP/SIPA

Au lendemain de l’acceptation de la demande d’adhésion du royaume à l’Union africaine (UA), le roi du Maroc a prononcé mardi un discours historique au sommet d’Addis Abeba. « Vous m’avez manqué ! », a-t-il lancé.

« Il est beau le jour où l’en rentre chez soi, après une trop longue absence ! Il est beau, le jour où l’on porte son cœur vers le foyer aimé ! » Les premiers mots prononcés par le roi Mohammed VI devant le sommet des chefs d’État de l’Union africaine (UA), ce mardi 31 janvier, sont pleins d’émotion. « Je rentre enfin chez moi, et vous retrouve avec bonheur. Vous m’avez tous manqué… », a-t-il poursuivi.

Il est rentré dans l’enceinte de l’assemblée sous les applaudissements précédé par le président de l’UA, Alpha Condé, et l’ex-présidente de la Commission africaine, Nkosazana Dlamini Zuma, qui sont partis le chercher à l’extérieur de la salle. Toute l’assemblée s’est levée pour l’accueillir sauf les représentants de l’Algérie et de la République arabe sahraouie démocratique (RASD). Étaient absents les présidents égyptien, Abdelfettah Al-Sissi, tchadien, Idriss Déby Itno, togolais, Faure Gnassingbé, djiboutien, Ismaël Omar Guelleh, sud-africain, Jacob Zuma, sénégalais, Macky Sall, ainsi que le Premier ministre algérien, Abdelmalek Sellal.

Renouer avec l’Afrique

L’adhésion du Maroc avait été acceptée la veille, lundi 30 janvier, au terme d’une séance plénière particulièrement tendue. Sans attendre la finalisation des formalités juridiques et protocolaires, au terme desquelles le royaume siégera à nouveau au sein de l’organisation panafricaine, le roi a tenu à faire le déplacement à Addis Abeba afin de s’exprimer devant l’assemblée pour témoigner de la relation solide qui lie son pays aux autres pays du continent.

Nous ne voulons nullement diviser comme certains voudraient l’insinuer

Depuis l’an 2000, le Maroc a conclu près d’un millier d’accords avec les pays africains au cours de 46 visites royales effectuées dans 25 pays du continent. Parallèlement, des ressortissants africains ont pu poursuivre leur formation supérieure au Maroc grâce aux milliers de bourses qui leur ont été accordées, a rappelé le roi. Le Maroc a participé par ailleurs à six opérations de maintien de la paix des Nations-unies en Afrique, déployant des milliers d’hommes.

Des projets intra-africains

S’attardant sur le projet de gazoduc reliant le Nigeria au Maroc, Mohammed VI a déclaré qu’il sera créateur de richesses, tout en relativisant sa portée. « Ce ne sont ni le gaz, ni le pétrole qui satisferont les besoins alimentaires de base de l’Afrique. Le grand défi n’est-il pas sa sécurité alimentaire ? », a-t-il relevé, donnant comme exemple l’initiative Triple A (Adaptation de l’Agriculture Africaine), présentée par le Maroc lors de la Cop 22 à Marrakech. Des unités de fabrication de fertilisants ont depuis été mises en place en Éthiopie et au Nigeria.

« Nous n’ignorons pas que nous ne faisons pas l’unanimité au sein de cette noble assemblée. Loin de nous, l’idée de susciter un débat stérile ! Nous ne voulons nullement diviser comme certains voudraient l’insinuer », a assuré le roi du Maroc. Dès que le Maroc siégera de manière effective, son action sera fédératrice et mettra son modèle d’émergence construit sans ressources naturelles, au profit des autres nations africaines, a ajouté le roi.

L’UMA officiellement enterrée

Selon Mohammed VI, la famille africaine est la famille de référence du Maroc, le Maghreb n’ayant pas su l’incarner. « La flamme de l’UMA [Union du Maghreb arabe, NDLR] s’est éteinte, parce que la foi dans un intérêt commun a disparu ! », a relevé le souverain chérifien. Avec un commerce intra-régional de 3%, le Maghreb est de fait loin derrière d’autres sous-régions africaines comme la Cedeao (10%) ou les pays de la Sadec (19%). Le constat est ainsi sans appel pour le roi : l’UMA se dissoudra dans son incapacité chronique.

C’est à l’Afrique que le royaume cherche à donner le leadership et qu’il est temps que les richesses de l’Afrique profitent à l’Afrique !

Au niveau de la coopération Sud-Sud, Mohammed VI considère que sa vision de la régularisation des migrants clandestins – qui a déjà bénéficié à 25 000 personnes au Maroc, a été mal-interprétée. « Certains avancent, que par cet engagement, le Maroc vise à acquérir le leadership de l’Afrique. Je leur réponds que c’est à l’Afrique que le royaume cherche à donner le leadership et qu’il est temps que les richesses de l’Afrique profitent à l’Afrique ! »

La notion du tiers-mondisme est dépassée

Évoquant les dégâts du colonialisme, le roi a insisté sur le fait que l’Afrique est aujourd’hui dirigée par « une nouvelle génération de dirigeants décomplexés », qui œuvrent en faveur de la stabilité, de l’ouverture politique, du développement économique et du progrès social de leurs populations.

Depuis plusieurs décennies, ce sont les pays du Nord qui dictaient la conduite aux pays du Sud, alors que leur taux de croissance ne dépasse pas celui de nombreux pays africains, tranche Mohammed VI, pour qui la notion du tiers-mondisme est dépassée. « Ces agissements relèvent plutôt de l’opportunisme économique : la considération et la bienveillance accordées à un pays ne doivent plus dépendre des ressources naturelles et du profit qu’on en espère ».

« Nous peuples d’Afrique, avons les moyens et le génie; et nous pouvons ensemble, réaliser les aspirations et de nos peuples », a conclu le roi dans un appel à la mobilisation.

Nouvelle tournée africaine 

La fin du discours royal a été applaudie par Abdelkader Messahel, ministre algérien des Affaires maghrébines et africaines, qui représentait son Premier ministre, Abdelmalek Sellal, et le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, dans cette assemblée. Mohammed VI est ensuite parti saluer Alpha Condé et Nkosazana Dlamini Zuma. Il a ensuite serré la main à tous les nouveaux commissaires de l’UA qui ont prêté serment ce matin. Tous sauf l’Algérien, Smaïl Chergui, tout juste réélu président de la Commission Paix et Sécurité…

Avant de quitter l’assemblée, il a rejoint son siège au premier rang pendant quelques minutes. Histoire de marquer le retour du Maroc au sein de l’institution. Ensuite, plusieurs chefs d’État amis sont allés le saluer (Manuel Pinto da Costa de São Tomé et Principe, Ali Bongo du Gabon…) avant qu’il ne s’engouffre dans sa Mercedes noire. C‘est son ministre des Affaires étrangères, Salaheddine Mezouar, qui a pris sa place au sein du sommet.
Selon nos sources, le roi du Maroc devrait enchaîner depuis l’Éthiopie avec une nouvelle tournée africaine qui le conduira, dans un premier temps, au Sud Soudan.

Jeuneafrique.com par et

Le roi Mohammed VI se rendra à Addis Abeba pour le sommet de l’UA

janvier 13, 2017

Rabat – Le roi du Maroc se rendra à Addis Abeba fin janvier à l’occasion du sommet de l’Union africaine (UA) au cours duquel le royaume entend réintégrer l’organisation continentale, a indiqué le chef du gouvernement marocain désigné Abdelilah Benkirane.

« Le roi ira à Addis Abeba pour défendre l’entrée du Maroc à l’Union africaine », a déclaré jeudi soir à la presse M. Benkirane.

Le Maroc avait annoncé en juillet sa volonté de réintégrer l’organisation panafricaine, qu’il avait quittée en 1984 pour protester contre l’admission de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) proclamée par le Front Polisario au Sahara occidental, un territoire que Rabat considère comme sien.

Depuis, le pays mène une vaste offensive diplomatique pour baliser le terrain à ce retour, et le roi Mohammed VI a enchaîné les tournées diplomatiques en Afrique, notamment au Rwanda, en Tanzanie, au Gabon, au Sénégal, en Ethiopie ou encore à Madagascar.

Le retour du Maroc dans l’UA doit être validé par un vote des Etats membres à la majorité des deux tiers (soit 36 pays).

Il donne lieu à une sourde lutte d’influence avec l’Algérie dans les couloirs de l’organisation, avec en toile de fond la question du Sahara occidental, ex-colonie espagnole contrôlée depuis 1975 par Rabat, et dont le Front Polisario, soutenu par Alger, réclame l’indépendance.

En préalable à cette réintégration au sein de l’UA, les deux chambres du Parlement marocain doivent par ailleurs ratifier l’acte constitutif de l’organisation panafricaine.

Le 10 décembre lors d’un Conseil des ministres consacré principalement à l’UA, Mohammed VI avait appelé les deux chambres à accélérer cette ratification, alors que les négociations pour la formation du futur gouvernement sont dans l’impasse depuis plus de trois mois, et que le Parlement ne s’est pas encore réuni depuis les législatives d’octobre.

Vendredi, le Premier ministre a annoncé qu’il réunira dans l’après-midi, à la demande du souverain, les chefs de partis représentés aux deux assemblées.

Aucune date n’a encore été fixée pour la séance du Parlement, qui devrait avoir lieu avant le sommet de l’UA. Mais la réunion de la Chambre des représentants, alors que le pays est sans gouvernement, constituera une situation inédite.

Cette première session de la Chambre doit permettre également d’élire son président ainsi que ceux des différentes commissions. Ce qui devrait donner lieu à une intense bataille politique entre le Parti justice et développement (PJD, islamiste) du Premier ministre Benkirane, majoritaire, et une alliance de quatre partis, portée par le RNI (Rassemblement national des indépendants, libéral).

Des divergences entre M. Benkirane et le patron du RNI, Aziz Akhannouch, sont au coeur du blocage des négociations pour la formation du nouveau gouvernement de coalition.

Après la victoire du PJD aux législatives d’octobre, Abdelilah Benkirane avait été reconduit par le roi à la tête du gouvernement de coalition qu’il dirige depuis cinq ans.

Mais après trois mois d’interminables négociations, le chef du gouvernement a annoncé le weekend dernier qu’il mettait fin aux négociations avec le RNI, actant l’échec des discussions, désormais dans l’impasse.

Romandie.com avec(©AFP / 13 janvier 2017 12h27)

Maroc – France : Mohammed VI prend en charge la défense du chanteur Saâd Lamjarred

octobre 31, 2016

 

Le roi du Maroc, Mohammed VI. © Christophe Ena/AP/SIPA

Le roi du Maroc intervient dans l’affaire du chanteur marocain Saâd Lamjarred, mis en examen et écroué par la justice française pour viol aggravé. Ce lundi, Mohammed VI a mis à la disposition de l’inculpé son avocat, Maître Éric Dupond Moretti. L’affaire se politise.

L’information a été donnée, ce lundi 31 octobre, par la très officielle agence MAP. Mohammed VI a recommandé à la famille de la pop star marocaine Saâd Lamjarred, accusé de viol en France, de s’adjoindre les services de l’avocat Éric Dupond-Moretti, et a décidé de « prendre à sa charge les frais correspondants ».

Avec l’intervention du roi du Maroc, l’arrestation de Lamjarred qui a défrayé la chronique prend clairement l’allure d’une nouvelle affaire politique entre la France et le Maroc. Maître Eric Dupond Moretti, véritable ténor du barreau parisien, connu pour ses réquisitoires enflammés, connaît bien le palais royal. Il assure la défense de ce dernier dans le procès l’opposant aux deux journalistes français, Catherine Graciet et Eric Laurent, mis en examen il y a un an dans une affaire de chantage à l’égard du roi du Maroc.

Larges soutiens au Maroc et dans le Golfe

Jusque-là défendu par l’avocat français Jean-Marc Fedidi et le Marocain Brahim Rachidi, le chanteur Saâd Lamjarred a été mis en détention, vendredi 28 octobre, pour « viol aggravé » contre une jeune Française de 20 ans qui avait porté plainte contre lui. Sa défense marocaine avait introduit un appel pour obtenir sa libération.

Son arrestation a provoqué un tollé dans le milieu de ses fans au Maroc et dans les pays du Golfe, où il a une très large popularité. De nombreux Marocains, notamment des artistes connus, évoquent la thèse d’un piège qui lui aurait été tendu par ses adversaires du monde du showbiz.

L’incident de Neuilly

Les relations entre Paris et Rabat ont déjà déjà connu de sérieuses turbulences, notamment  en 2014 suite à la convocation du numéro 1 des renseignements marocains, Abdellatif Hammouchi, par la justice française pour répondre à des plaintes pour torture. Après un an de gel diplomatique, Rabat et Paris avaient signé un avenant judiciaire donnant le droit à la justice marocaine d’être consultée par sa consœur française sur toute affaire impliquant de hauts responsables marocains en France.

Maintenant que l’affaire Lamjarred est entre les mains de l’avocat du palais, la suite promet bien des remous. En tout cas, elle risque de mettre les autorités françaises dans un sérieux embarras.

Jeuneafrique.com par Nadia Lamlili