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RDC : Moïse Katumbi crée son propre parti et confirme ses ambitions pour 2023

décembre 19, 2019

Moïse Katumbi, lors de la création de son parti politique "Ensemble pour la République", le 17 décembre 2019 à Lubumbashi.

Moïse Katumbi, lors de la création de son parti politique « Ensemble pour la République », le 17 décembre 2019 à Lubumbashi. © DR / Ensemble pour la République

 

Longtemps soutenu par des partis ou regroupements politiques partenaires, l’opposant Moïse Katumbi possède désormais son propre parti : Ensemble pour la République, porté sur les fonts baptismaux dans son fief de Lubumbashi.

« Je mettrai toute mon énergie en tant que leader pour atteindre notre objectif, c’est-à-dire la transformation profonde de notre pays afin de construire ensemble un Congo prospère pour tous. » Telle est l’ambition que Moïse Katumbi a affiché, mercredi 18 décembre, lorsqu’il a conclu les deux jours de travaux qui ont abouti à la création officielle de son nouveau parti politique, Ensemble pour la République.

La totalité des formations membres du G7 – un groupe composé des sept partis qui avait quitté l’ancienne majorité présidentielle en 2015 pour réclamer les élections en décembre 2016 – ont fusionné à l’intérieur du nouveau venu, à la notable exception d’Avenir du Congo, le mouvement de Dany Banza, devenu l’un des ambassadeurs itinérants du président Félix Tshisekedi.

À ceux-ci s’ajoute le Parti national pour la démocratie et le développement (PND), mené par l’incontournable Salomon Idi Kalonda, conseiller principal de Moïse Katumbi, qui se revendique du « libéralisme social ».

C’est Pierre Lumbi, ancien conseiller spécial de Joseph Kabila en matière de sécurité, qui a été désigné secrétaire général du nouveau parti. « M. le président Katumbi, c’est grâce à vous que Martin Fayulu a été élu (…) et je vous assure qu’en 2023, vous aller gagner la présidentielle », a-t-il lancé. Il a également annoncé que la plateforme électorale « Ensemble pour le Changement », qu’il avait créée depuis l’Afrique du Sud, continuera d’exister.

« Ensemble pour le changement existe comme les autres plateformes, telles que le Front commun pour le Congo (FCC) et Cap pour le Changement (Cach) », a précisé l’opposant. Il a également annoncé que le nouveau parti est membre de la coalition de l’opposition Lamuka, qui a soutenu la candidature de Martin Fayulu lors de la présidentielle de 2018.

Quels conséquences pour l’opposition ?

En créant son propre parti, Moïse Katumbi semble avoir plusieurs objectifs en tête. D’une part, tenter de prendre le leadership de l’opposition, tout en créant une base militante. Katumbi entend également renforcer son image de « politique » auprès d’une opinion publique qui le perçoit davantage comme un homme d’affaires.

Ensemble pour la République permettra également à Moïse Katumbi de se ménager des marges de manœuvre supplémentaires au Parlement, ainsi que dans les Assemblées provinciales.

Reste à savoir quels seront les effets de cette stratégie pour l’opposition. Va-t-elle renforcer son unité, ou au contraire accélérer sa fragmentation ? Quoi qu’il en soit, elle révèle, une fois de plus, la volonté de Moïse Katumbi de peser sur la scène politique d’ici 2023.

Par Jeuneafrique.com par Stanis Bujakera Tshiamala – à Kinshasa

RDC : les Congolais majoritairement opposés à l’alliance Tshisekedi-Kabila, selon un sondage

juin 6, 2019

Première rencontre entre le Président de la République Felix Tshisekedi et son prédécesseur Joseph Kabila depuis la cérémonie de remise et reprise le 25 janvier 2019 au Palais de la Nation. © Présidence RDC

 

Félix Tshisekedi est populaire en RDC et la cote d’opinion de Joseph Kabila, si elle est relativement basse, remonte. Mais l’alliance formée par leurs coalitions politiques respectives est rejetée par plus de la moitié des Congolais. Ce sont les conclusions de deux enquêtes d’opinion réalisées aux mois de mars et mai.

C’est un résultat qui peut sembler paradoxal. Si 67% des Congolais interrogés ont une « très bonne » opinion de la gouvernance de Félix Tshisekedi depuis son investiture, en janvier dernier, plus de la moitié désapprouve l’alliance que forme sa coalition politique avec celle de son prédécesseur, Joseph Kabila.

Ce ne sont pas un, mais deux sondages qu’ont publié ce mercredi le Groupe d’études sur le Congo (GEC) de l’Université de New York et le Bureau d’études, de recherche et de consulting international (Berci). Ils ont été réalisés par téléphone entre le 27 mars et le 6 avril pour le premier (sur un échantillon de 1 212 personnes) et du 4 au 9 mai pour le second (sur un échantillon de 1 294 personnes).

Les deux instituts ont également interrogé les personnes sondées sur les élections organisées le 30 décembre 2018. Là encore, le résultat peut sembler paradoxal. Une majorité de répondants (56%) affirme ne pas faire confiance à la Commission électorale nationale indépendante (Céni), alors que, dans le même temps, 62% des personnes interrogées se disent « satisfaits de la façon dont la démocratie fonctionne dans le pays ».

Félix Tshisekedi à 67% d’opinions favorables

« La plupart des répondants soutiennent les premiers pas de Félix Tshisekedi » note l’enquête d’opinion intitulée « Les 100 premiers jours de Tshisékedi au Pouvoir, une élection ambiguë ». « 67% ont une opinion favorable des performances de Félix Tshisekedi en tant que président de la République », notent les enquêteurs, qui soulignent par ailleurs que, « pour la première fois depuis plusieurs années, la majorité des répondants sont optimistes quant à la direction que prend le pays : 51% en mars et 61% en mai 2019, contre 19% dans un sondage de février 2018 et 27% en novembre 2017 ». Vital Kamerhe est, pour sa part, crédité de 62 % d’opinions favorables.

L’ancien président Joseph Kabila est pour sa part crédité d’une cote de popularité en relative hausse depuis qu’il a quitté le pouvoir. « Bien que Kabila soit considéré plus favorablement qu’avant les élections de décembre 2018, où seulement 22% des répondants avaient une bonne opinion de lui, en  mars 2019, il demeure toujours impopulaire, avec seulement 33% de personnes de bonne opinion », notent le rapport.

Surtout, une large majorité des personnes interrogées désapprouve l’alliance actuelle entre la coalition de Félix Tshisekedi (Cap pour le Changement) et celle de Joseph Kabila (Front Commun pour le Congo). Et cette désapprobation est croissante : 53% en mars, pour 58% en mai. En cause, selon le rapport, « la perception négative du FCC ».

La percée de Fayulu parmi les opposants

© Source : GEC / Berci

Dans l’opposition, c’est Moïse Katumbi qui remporte la palme des bonnes opinions, avec 70% des personnes sondées qui ont une « bonne opinion » de l’ancien gouverneur du Katanga.

Vient ensuite Martin Fayulu, qui continue de se présenter comme « président élu », qui affiche 65% d’opinions favorables. Surtout, « les élections ont propulsé Martin Fayulu à la tête du palmarès des politiques pouvant diriger l’opposition », estiment les sondeurs.

En mai 2019, à la question « Quelle personnalité devrait diriger l’opposition », 48% ont répondu Martin Fayulu, soit une progression de 10% par rapport à l’enquête menée en mars. C’est plus du double des résultats obtenus sur la même question par Jean-Pierre Bemba (16%) et Moïse Katumbi (23%). « Si l’alliance entre ces trois leaders se défaisait, il sera intéressant de voir l’évolution de leur popularité », notent les auteurs du rapport.

Steve Kivuata, un des porte-parole de la coalition Lamuka – qui a soutenu la candidature de Martin Fayulu – pose cependant la crédibilité de ces sondages. « La popularité de Martin Fayulu reste intacte », affirme-t-il, tout en martelant son rejet, par principe, de le voir devenir chef de l’opposition. « Il est président de la République élu, il ne peut pas diriger l’opposition », martèle simplement Steve Kivuata.

Publiée par Stanis Tshiamala Bujakera

RDC: Retour en liesse de Moïse Katumbi à Lubumbashi

mai 20, 2019

 

 

Publiée le 20 mai 2019 par Congo LiveTV

RDC: Moïse Katumbi annonce son retour le 20 mai à Lumbubashi!

mai 6, 2019

Publiée le 6 mai 2019 par France24 et RFI

Élections en RDC: la liste des candidats officialise l’exclusion de Bemba et Katumbi

septembre 19, 2018

Kinshasa – Le processus électoral en République démocratique du Congo aborde sa dernière ligne droite avec la publication mercredi de la liste définitive des candidats qui doit officialiser l’exclusion de deux poids lourds de l’opposition, Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba.

Deux autres opposants, Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe, et le « dauphin » du président Joseph Kabila, Emmanuel Ramazani Shadary, sont les principales figures de la liste d’une vingtaine de noms que la Commission électorale nationale indépendante (Céni) doit publier dans la journée, à 94 jours du scrutin.

Cette liste ouvre la voie à la campagne électorale (à partir du 22 novembre) puis aux élections présidentielle, législatives et provinciales prévues le 23 décembre pour désigner le successeur du président Kabila, qui ne pouvait pas constitutionnellement se représenter.

Enjeu: une première transition pacifique dans le plus grand pays d’Afrique sub-saharienne, où les défis politiques et logistiques pour des élections « crédibles, transparentes, apaisées » sont encore immenses.

Le calendrier électoral se déroule toujours au jour près, malgré les tensions suscitées par la mise à l’écart de MM. Katumbi et Bemba.

Allié du président Kabila passé à l’opposition fin 2015 et qui vit en exil à l’étranger depuis 2016, M. Katumbi affirme avoir été empêché de rentrer en RDC où il est poursuivi par la justice début août quand il s’est présenté au poste-frontière avec la Zambie.

Ex-chef rebelle et vice-président, la candidature de M. Bemba a été invalidée en raison de sa condamnation pour subornation de témoins par la Cour pénale internationale (CPI) qui l’avait acquitté de sa peine pour crimes de guerre et contre l’humanité.

« Kabila a eu peur de moi », a lancé M. Bemba.

Privée de deux de ses leaders, l’opposition cherche un candidat commun pour défier le « dauphin » du président Kabila, mais n’exclue pas le boycott des élections sur fond du refus de « machines à voter » controversées.

Jean-Pierre Bemba a résumé la situation en affirmant que « si l’opposition s’unit derrière un candidat, alors oui, je pourrai faire abstraction de ma personne. Je soutiendrai quelqu’un et je le ferai gagner ».

Un boycott des élections « ne serait pas ma décision personnelle, mais celle de l’opposition. Nous n’en sommes pas là », a ajouté le chef du Mouvement de Libération du Congo (MLC), l’un des principaux partis d’opposition.

– « Des actes qui rassurent » –

L’opposition en dira plus sur sa stratégie d’ici une réunion publique qu’elle annonce pour le 29 septembre à Kinshasa, après de récents conciliabules à Bruxelles, et une rencontre à Johannesburg avec le parti au pouvoir en Afrique du Sud, l’ANC.

Ce rassemblement sera un test sur le climat politique en RDC où la plupart des manifestations sont interdites sous prétexte que la campagne n’a pas encore commencé.

Les élections ont déjà été reportées deux fois, fin 2016 et fin 2017.

« Après avoir été roulé en décembre 2016 et 2017, le peuple craint de revivre les mêmes travers et les mêmes mésaventures qui éloignent l’alternance au sommet de l’État », écrivait mercredi le quotidien Le Potentiel, à l’unisson de ceux qui craignent un nouveau report.

« Chaque jour qui passe, la commission électorale pose des actes qui rassurent sur la tenue effective des scrutins tant attendus par l’ensemble du peuple congolais », a assuré au contraire mardi la Céni en annonçant l’arrivée d' »un premier lot de 17.944 isoloirs » et « la fin de la production en Corée du Sud des 105.257 machines à voter ».

Acheminées vers la RDC via Matadi ou Dar es Salaam, les machines « seront déployées sans attendre la configuration définitive des bulletins de vote », selon la Céni.

Pour cette tâche titanesque, la commission électorale refuse toute aide extérieure, même celle de la Mission des Nations unies (Monusco) présente depuis 20 ans en RDC, au nom de la souveraineté nationale.

L’opposition et la société civile demandent l’abandon de ces machines qu’elles surnomment « machines à tricher, à voler ou à frauder ».

Des experts britanniques ont énuméré « quinze risques à atténuer » dans son utilisation.

L’opposition critique également les millions d’électeurs sans empreintes digitales sur le fichiers électoral qui comprend 40 millions de noms et qui a déjà été nettoyé de ses doublons.

A l’instar de l’ANC mardi, les « partenaires » de la RDC redoutent « le chaos, l’instabilité et la violence » en cas d’échec du processus électoral dans cet immense pays au coeur du continent.

Romandie.com avec(©AFP / 19 septembre 2018 10h41)                                                        

Bruxelles: Réunion Jean-Pierre Bemba, Félix Tshisekedi, Katumbi, Kamerhe et Muzito

septembre 13, 2018

 

RDC: Réactions de Congolais debout pour honorer la mémoire des martyrs

août 29, 2018

 

Sans Moïse Katumbi et sans Jean-Pierre Bemba, la présidentielle de décembre 2018 risque de glisser dans l’impasse et la bêtise de la CENI.

RDC – André-Alain Atundu: « Moïse Katumbi a une identité confuse »

août 15, 2018

 

Moïse Katumbi. © Vincent Fournier/JA

 

Le porte-parole de la Majorité présidentielle, André-Alain Atundu, a accusé Moïse Katumbi, qui affirme avoir été empêché de rentrer en République démocratique du Congo pour se présenter à l’élection présidentielle, d’avoir une « identité confuse ».

« Moïse Katumbi a une identité confuse du fait d’avoir renoncé à la nationalité italienne sans avoir fait une quelconque démarche de recouvrement de la nationalité congolaise auprès du gouvernement », a déclaré à la presse le porte-parole de la Majorité présidentielle, André-Alain Atundu, mardi 14 août.

Une déclaration qui intervient alors que l’avocat parisien de Moïse Katumbi, Eric Dupond-Moretti, a réfuté cette accusation de double nationalité, interdite par la loi congolaise.

Par ailleurs, les partisans de l’ex-chef de guerre Jean-Pierre Bemba ont mis en garde contre l’invalidation de sa candidature à l’élection prévue le 23 décembre.

Le président Joseph Kabila, qui ne peut pas se représenter, a désigné un dauphin, laissant espérer par sa décision de respecter la Constitution un apaisement dans le processus électoral.

Transparence et liberté de vote

Plusieurs mouvements citoyens se sont néanmoins inquiétés mardi dans un communiqué « d’un processus électoral chaotique qui est loin de garantir la transparence et la liberté de vote ». Ces mouvements (Lucha, Filimbi…) ont annoncé un suivi quotidien de l’actualité électorale pour mettre « à la disposition de tous des informations de qualité sur le dit processus ».

La commission électorale a de son côté indiqué qu’elle ne solliciterait pas l’assistance technique de la Mission des Nations unies (Monusco). « Notre budgétisation du déploiement du matériel et du personnel en vue des élections est basée sur l’hypothèse zéro assistance internationale en termes de logistique et de transport », a déclaré un haut responsable à plusieurs journalistes.

Par Jeuneafrique.com avec AFP

Retrait de Kabila en RDC: l’opposition maintient la pression

août 13, 2018

Kinshasa – L’opposition et les ex-rebelles du M23 ont maintenu lundi la pression pour des élections « crédibles » en République démocratique du Congo après le retrait du président Joseph Kabila qui ne s’est pas représenté conformément à la Constitution.

Tous les leaders de l’opposition ont exigé lundi soir « le retour de Moïse Katumbi dans son pays pour qu’il participe à l’élection présidentielle du 23 décembre 2018 » dans leur première déclaration commune depuis la clôture des candidatures le 8 août.

Ex-allié de M. Kabila, M. Katumbi affirme avoir été empêché de rentrer en RDC pour déposer sa candidature à l’élection présidentielle.

Les opposants ont mis en garde la commission électorale et la cour constitutionnelle de ne pas « invalider des candidatures des opposants notamment le sénateur Jean-Pierre Bemba ».

L’ex-chef de guerre a été acquitté par la Cour pénale internationale (CPI) des chefs d’accusation de crimes de guerre et crimes contre l’humanité mais il est toujours poursuit dans une affaire annexe de subornation de témoins.

Les opposants ont indiqué qu’ils « poursuivent les concertations en vue de désigner un candidat commun ».

La déclaration a été signée par les candidats Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe, et par des représentants de M. Bemba, rentré en Belgique, et de M. Katumbi.

Les opposants « prennent acte » de la décision du président Joseph Kabila de ne pas se représenter et de désigner un candidat.

De leur côté, les ex-rebelles du M23 « considère encourageant » cette décision: « Néanmoins, nous lui demandons de lever tous les obstacles à la bonne tenue d’un scrutin libre, transparent, crédible, inclusif et apaisé », poursuit le M23 dans un communiqué.

Le groupe rebelle affirme être « physiquement présents sur le territoire national congolais depuis le 14 janvier 2017 », et ne pas « répondre aux multiples provocations » de l’armée.

« Cependant cette attitude d’abstention ne sera maintenue que si, et seulement si, le processus électoral actuel se révèle plus inclusif, transparent et libre de manière à garantir toute la confiance des électeurs », prévient le M23.

Le Mouvement du 23 mars (M23) est considéré comme le dernier avatar de la rébellion à dominante tutsi soutenue par le Rwanda et l’Ouganda en RDC. Il a été vaincu fin 2013 après avoir occupé Goma un an auparavant.

Dimanche, le principal relais de M. Katumbi à Kinshasa, Pierre Lumbi, s’est adressé directement au président Kabila dans une déclaration écrite : « Monsieur le président, libérez les prisonniers politiques encore en prison, levez cette malheureuse mesure qui retient injustement Moïse Katumbi à l’extérieur du pays ».

Romandie.com avec(©AFP / 13 août 2018 21h42)                                                        

Présidentielle en RDC: Moïse Katumbi saisit le Conseil d’État pour que sa candidature soit acceptée

août 10, 2018

Capture d’écran d’une vidéo montrant Moïse Katumbi, entouré de ses partisans, avançant vers le poste frontière de Kasumbalesa, dans l’est de la RDC, le 3 août 2018. ©

L’opposant congolais Moïse Katumbi a déposé deux recours devant le Conseil d’État congolais pour être autorisé à pénétrer sur le territoire congolais et à présenter sa candidature à la présidentielle du 23 décembre.

Moïse Katumbi n’a pas dit son dernier mot. L’opposant congolais, qui n’a pas pu rentrer en RDC pour y déposer sa candidature à l’élection présidentielle avant la date limite du 8 août, a déposé deux recours devant le Conseil d’État.

« Nous avons déposé deux requêtes le 8 août [mercredi, date limite de dépôt des candidatures, ndlr] », a expliqué à Jeune Afrique Delly Sesanga, secrétaire général de son parti, Ensemble. « La première, en « référé liberté », vise à ce que la Direction générale des migrations annule ses instructions illégales, qui empêchent Moïse Katumbi de rentrer sur le territoire. Dans la seconde, nous demandons à ce que le Conseil d’État enjoigne la Commission électorale nationale indépendante [Ceni] d’accepter le dépôt de sa candidature à la présidentielle ». Selon ce cadre d’Ensemble, la Conseil d’État devrait étudier ces recours dans les prochains jours.

L’opposant congolais avait été bloqué à la frontière de Kasumbalesa, entre la Zambie et la RDC vendredi 3 août, près de son fief de Lubumbashi. Il n’a donc pas pu mettre fin à son exil, qui dure depuis deux ans, ni rejoindre Kinshasa pour déposer son dossier de candidature auprès de la Ceni, comme il en avait l’intention, avant la date limite du 8 août.

D’autres pistes explorées

Depuis qu’il a déclaré son intention d’être candidat à la présidentielle, Moïse Katumbi fait l’objet de nombreuses poursuites judiciaires dans son pays, qu’il considère toutes comme infondées et destinées à lui barrer la route. Selon son entourage, l’ancien gouverneur du Katanga a également initié d’autres actions pour obtenir sa réintégration dans le processus électoral. Il ne souhaite toutefois pas les détailler à ce stade.

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa est par ailleurs arrivé ce vendredi à Kinshasa, en provenance de Zambie, pour une « visite de travail ». Il devait notamment s’entretenir avec son homologue congolais, Joseph Kabila, et aborder avec lui « les développements politiques et sécuritaires dans la région », selon un communiqué de la présidence sud-africaine.

Jeuneafrique.com par