Posts Tagged ‘Moïse Katumbi’

RDC: Manifestation ce 6 août 2018 à Lubumbashi en faveur de Moïse Katumbi

août 6, 2018

 

RDC: des manifestants à Lubumbashi en faveur du retour de Moïse Katumbi

août 6, 2018

Dans les rues de Lubumbashi, la capitale du Katanga, le 6 août 2018. © DR

La police congolaise a dispersé, ce lundi 6 août, plusieurs marches pro-Katumbi dans la capitale provinciale du Katanga. Les manifestants réclamaient le retour de l’opposant en République démocratique du Congo.

Dans les rues de Lubumbashi, la police a tiré en l’air à plusieurs reprises afin de disperser des rassemblements pro-Katumbi. Des manifestants ont également été arrêtés, mais certains ont été rapidement relâchés. D’après Me Peter Mbala, un avocat partisan de Moïse Katumbi, « une vingtaine » de jeunes auraient été arrêtés dans le centre-ville.

« Depuis 5 heures du matin, la situation est très tendue à Lubumbashi, précise à Jeune Afrique Grégoire Mulamba, du Centre des droits de l’homme et des droits humanitaires. Il y a des militaires un peu partout dans la ville, de nombreux barrages tenus par les forces de l’ordre, et l’activité économique est paralysée. »

« Nous réclamons Katumbi au Congo sans délai », proclamait une pancarte tenue par des femmes en train de marcher par dizaines en chantant, d’après une vidéo diffusée sur internet. « C’est un mouvement spontané, a déclaré à l’AFP un partisan de Moïse Katumbi, Augustin Amundala, qui affirme avoir pris ces images. Les mamans ont appris qu’il y avait des affrontements entre jeunes et policiers dans des quartiers de la ville. Elles ont abandonné le marché et sont arrivées jusqu’au gouvernorat. »

Ni le maire ni la police n’étaient joignables pour confirmer les marches et les échauffourées. Celles-ci interviennent alors que le leader d’Ensemble a été empêché à deux reprises d’entrer sur le territoire congolais. Exilé en Europe pendant plus de deux ans, Moïse Katumbi entend revenir en RDC pour participer au processus électoral.

Jeuneafrique.com avec AFP

RDC/Urgent: message de Moïse Katumbi depuis la Zambie

août 5, 2018

 

RDC: l’opposant Katumbi de nouveau bloqué à la frontière de la RDC

août 4, 2018

Lubumbashi (RD Congo) – L’opposant congolais en exil Moïse Katumbi a de nouveau été bloqué samedi à la frontière zambienne de la République démocratique du Congo, où il voulait rentrer pour déposer sa candidature à l’élection présidentielle avant la date-butoir du 8 août, ont rapporté ses proches.

« Nous sommes en train de quitter Kasumbalesa », a déclaré à l’AFP son directeur de cabinet et porte-parole Olivier Katimatu, qui avait annoncé en fin d’après-midi que M. Katumbi venait de revenir dans cette ville frontalière entre la Zambie et la RDC.

« Le gouvernement zambien vient de signifier officiellement (à Moïse Katumbi) le refus des autorités de Kinshasa de le laisser franchir la frontière pour rentrer dans son pays », a ajouté dans un tweet M. Kamitatu. « Mensonge et manipulation », a répondu le porte-parole du gouvernement congolais Lambert Mende.

Vendredi, M. Katumbi, menacé d’arrestation s’il rentre en RDC, s’était présenté une première fois au poste frontière congolais qu’il affirme avoir trouvé fermé. Des forces de sécurité étaient déployées côté congolais.

« A-t-on jamais vu un gouvernement interdire à un soit-disant fugitif de se rendre? », a ironisé M. Kamitatu.

Une foule de plusieurs centaines de partisans l’a accueilli vendredi des deux côtés de la frontière. Côté congolais la police affirme avoir tiré en l’air pour riposter aux manifestants qui lançaient des pierres. Un chauffeur tanzanien a été blessé.

Un jeune garçon aurait trouvé la mort en touchant un câble électrique alors qu’il était en train de courir, a indiqué la radio onusienne Okapi en citant la police. Une femme serait morte en recevant un projectile dont la provenance n’est pas connue, selon cette même source.

La presse et des partisans de M. Katumbi avaient tenté de rejoindre Kasumbalesa mais se sont heurtés à un barrage à la sortie de Lubumbashi.

« Moïse Katumbi a le droit de revenir dans son pays. L’empêcher, lui et sa délégation, de revenir pacifiquement dans leur pays est une violation flagrante de leurs droits humains garantis dans la Constitution de la RDC », a écrit dans un communiqué la branche d’Afrique de l’Est d’Amnesty International.

Son avocat parisien Eric Dupond-Moretti a annoncé vendredi son intention de saisir « le comité des droits de l’homme des Nations unies pour constater cette nouvelle violation des droits fondamentaux de Moïse Katumbi et cette violation du processus démocratique ».

Un collectif d’associations congolaises a également dénoncé « la fermeture du poste frontalier de Kasumbalesa dans le seul but d’empêcher M. Moïse Katumbi de rentrer dans son pays ».

Passé en 2015 à l’opposition, M. Katumbi a quitté la RDC en mai 2016 pour des raisons médicales en plein démêlés judiciaires.

Il a été condamné en son absence à trois ans de prison dans une affaire immobilière dont il conteste tout fondement. Il est également poursuivi dans une affaire de recrutement de mercenaires, renvoyée au 10 octobre par la Cour suprême.

Romandie.com avec(©AFP / 04 août 2018 17h47)                                                        

RDC: Soutien de Jean-Pierre Bemba à Moïse Katumbi à RFI

août 4, 2018

 

RDC: Retour de Moïse Katumbi dans son pays ce 3 août devant une foule immense

août 3, 2018

 

 

RDC: Moïse Katumbi est arrivé au poste frontière de Kasumbalesa

août 3, 2018

 

Capture d’écran d’une vidéo montrant Moïse Katumbi, entouré de ses partisans, avançant vers le poste frontière de Kasumbalesa, dans l’est de la RDC, le 3 août 2018. ©

 

L’opposant Moïse Katumbi, qui est toujours du côté zambien du poste-frontière de Kasumbalesa, accuse le régime de tenter de l’empêcher de se rendre en RDC. Plus tôt dans la journée, l’équipe de l’opposant avait indiqué qu’il avait finalement renoncé à atterrir à Lubumbashi, suite au refus des autorités.

Exilé en Europe depuis plus de deux ans, Moïse Katumbi est arrivé, ce vendredi en début d’après-midi, au poste-frontière de Kasumbalesa, où une foule importante est venue l’acclamer. Aux alentours de 17h (heure locale et heure de Paris), l’ancien gouverneur du Katanga se trouvait toujours du côté zambien de la frontière. Il affirme que les autorités congolaises l’empêchent de se rendre sur le territoire de la RDC.

« Le régime interdit mon atterrissage et barricade la frontière, a dénoncé Moïse Katumbi sur son compte Twitter. Mon crime ? Vouloir entrer dans mon pays et déposer  ma candidature. En tentant de me bloquer, on veut retirer aux Congolais leur droit à de vraies élections. Je me battrai ! »

Moïse Katumbi entend rentrer en République démocratique du Congo pour déposer sa candidature à l’élection présidentielle prévue en décembre prochain. Il pourrait néanmoins tomber sous le coup d’un mandat d’arrêt s’il parvient à franchir la frontière. Ce qu’a confirmé à Jeune Afrique Lambert Mende, le porte-parole du gouvernement congolais : « Il y a bel et bien un mandat à son encontre, suite à sa condamnation dans l’affaire des mercenaires ».

Les partisans de Moïse Katumbi ont diffusé de nombreuses vidéos sur les réseaux sociaux, le montrant en train de parcourir à pied le poste-frontière. À 15h (heure locale et heure de Paris), une source de Jeune Afrique présente au poste-frontière a déclaré que « la foule monte vers la douane en masse ».

Du côté congolais de la frontière, les forces de l’ordre ont tiré des coups de feu sporadiques pour disperser la foule, selon un témoin présent sur place. Des pneus ont été brûlés le long de la route qui mène au poste-frontière.

La même source rapporte également la présence d’un tank et de deux jeeps de la Monusco. « Nous n’avons aucun militaire, ni unité de police dans cette zone, dément une source onusienne. Nous avons simplement un bureau à Lubumbashi, qui fait du monitoring sur la situation dans la ville. »

Dans la matinée, le leader « d’Ensemble » et son équipe avaient finalement renoncé à atterrir à Lubumbashi. En cause d’après eux : le refus des autorités de délivrer une autorisation de survol et d’atterrissage. Ce que le ministre des Transports et des Communications, José Makila Sumanda, a démenti, en affirmant jeudi à Jeune Afrique n’avoir jamais reçu une telle demande.

Jeuneafrique.com

RDC: des pro-Katumbi rencontrent l’ONU la veille de de son retour annoncé

août 2, 2018

Kinshasa – Des proches de l’opposant congolais Moïse Katumbi ont rencontré jeudi la cheffe de la mission de l’ONU en République démocratique du Congo (Monusco) à la veille du retour annoncé de leur chef qui risque d’être arrêté dès son arrivée à Lubumbashi, a appris l’AFP de source de l’ONU.

M. Katumbi affirme qu’il va arriver vendredi matin a l’aéroport de Lubumbashi pour déposer sa candidature a l’élection présidentielle en RDC. Le ministère des Transports affirme qu’il a reçu une demande d’autorisation d’atterrir, mais la réponse n’est pas encore parvenue à l’entourage de Katumbi.

« Nous sommes allés sensibiliser Mme Leila Zerrougui des risques sécuritaires qui entourent le processus des élections dans la perspective du retour de Moïse Katumbi et à la lumière des péripéties du retour hier de Jean-Pierre Bemba », a déclaré à l’AFP Delly Sesanga, secrétaire général de la plateforme électorale pro-Katumbi « Ensemble ».

« Il y a des risques de dégradations qui mettraient en situation périlleuse des civils et des acteurs politiques comme Katumbi », a-t-il ajouté.

« Cette rencontre entre dans le cadre des bons offices de la Monusco », a déclaré à l’AFP Florence Marchal, porte-parole de la Monusco, ajoutant que « la Monusco n’a pas pour mission d’assurer la protection des personnalités ».

« Nous avons entendu parler d’un mandat de prise de corps émis par le parquet contre Katumbi. Mais ce serait de l’arbitraire comme on en a l’habitude depuis un temps dans notre pays », a déclaré à l’AFP Me Joseph Mukendi, avocat de M. Katumbi.

« Tout ça vise à l’empêcher de déposer sa candidature », a-t-il indiqué.

Le ministre de la Justice est invité à « cesser les pressions politiques » qu’il exerce sur le parquet « pour qu’il arrête arbitrairement l’opposant Moïse Katumbi », écrit dans un communiqué l’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ, une ONG congolaise).

L’ACAJ a exhorté les autorités à appliquer des « mesures de décrispation politique » prévues dans un accord politique signé le 31 décembre 2016.

Ex-proche du président Kabila passé à l’opposition en 2015, M. Katumbi a été condamné à trois ans de prison dans une affaire de spoliation immobilière.

Il est également poursuivi pour recrutement de mercenaires (procès renvoyé au 10 octobre).

« Des farces judiciaires », a déclaré récemment son avocat parisien Éric Dupond-Moretti, qui balaie aussi une troisième accusation (la nationalité italienne), concluant que « rien n’interdit qu’il rentre en RDC ».

Romandie.com avec(©AFP / 02 août 2018 17h23)                                                        

RDC: en exil, Moïse Katumbi dévoile son cabinet

juillet 3, 2018

Moïse Katumbi, ancien gouverneur du Katanga. © Vincent Fournier/Jeune Afrique

 

Près de quatre mois après la présentation de son programme, l’opposant Moïse Katumbi, candidat déclaré à la présidentielle en RDC, nomme 46 personnes au sein de son cabinet. Et se dit prêt pour les élections.

Malgré un exil forcé qui perdure et de multiples ennuis politico-judiciaires, Moïse Katumbi affûte ses armes en vue des prochaines échéances électorales. C’est en tout cas le message que ce candidat déclaré à la présidentielle à venir en RDC essaie de faire passer.

Vingt-quatre heures seulement après avoir annoncé que les regroupements politiques composant sa plateforme électorale déposeraient bien, sous certaines conditions, des candidatures dans les 201 circonscriptions prévues pour les provinciales du 23 décembre prochain, le leader d’Ensemble pour le changement a signé, dans la soirée du lundi 2 juillet, six décisions portant notamment sur la nomination des membres de son cabinet.

« SK Della », de l’ombre à la lumière

Jeune Afrique a pu consulter ces documents. Sans grande surprise, le candidat déclaré en exil confirme son bras droit, Salomon Idi Kalonda Della, au poste de conseiller spécial et politique. Les deux hommes se connaissent depuis une vingtaine d’années et ont depuis cheminé ensemble dans le business, le sport avec le TP Mazembe et la politique.

Conseiller de Katumbi, alors gouverneur du Katanga, pendant près de neuf ans, le quadragénaire Salomon « SK Della » a toujours travaillé aux côtés de son mentor et a su ainsi gagner sa confiance. Rompu à l’art des négociations secrètes, à la tête du Parti national pour la démocratie et le développement (PND), qui draine de plus en plus la foule dans le Sud du pays, cet homme de l’ombre a été, entre autres, de toutes les tractations avec les politiques de premier plan qui entourent aujourd’hui Moïse Katumbi.

Le dircab Kamitatu et les 46 conseillers

À la tête du cabinet de l’ex-gouverneur, une figure bien connue de la scène politique congolaise avait été placée dès le mois d’avril. Plusieurs fois ministre, et président de l’Assemblée nationale pendant la période de la transition en RDC (2003-2006), Olivier Kamitatu dirigera désormais les 46 conseillers nommés lundi par Moïse Katumbi.

Un cabinet pléthorique ? « C’est beaucoup », reconnaît Olivier Kamitatu, qui justifie ce volume par la « période électorale, qui nécessite d’affiner les dossiers » du programme du candidat. « Mais, rassure-t-il, une fois élu, Moïse Katumbi formera un gouvernement restreint et compte bien réduire le train de vie de l’État ».

Un cabinet paritaire

En attendant, « l’une des principales préoccupations a consisté à présenter une équipe paritaire, avec la présence de 23 femmes et de 23 hommes dans le cabinet », poursuit Kamitatu. Nous n’avons pas fait du remplissage : Katumbi a tenu à choisir des personnes compétentes dans leurs domaines respectifs ».

Issue d’une famille royale dans l’ex-Katanga, l’ancienne militante de la société civile Dominique Munongo Inamizi, 57 ans, est par exemple nommée conseillère de Katumbi en charge des Relations extérieures et de la Coopération internationale.

La femme d’affaires Anne-Emilie Poto, sœur de la Première dame du Congo-Brazzaville, est, elle, chargée de la Coopération et de l’Intégration régionale. L’ancien député du parti au pouvoir Francis Kalombo et le Français François Hurstel, deux autres fidèles qui accompagnent Moïse Katumbi de longue date, ont été désignés, respectivement, conseiller en charge des questions électorales et conseiller en communication. Hurstel apportera notamment son expertise en matière de campagnes politiques et son réseau à l’international.

Jean-Jacques Wondo, expert des questions de sécurité, passé par l’École royale militaire belge, rejoint également Katumbi. Il en est de même de l’ancien magistrat Frédéric Bola, de l’ancien ministre provincial Jean-Marie Dikanga Kazadi et de Boniface Yemba Poyo, professeur à Washington et l’un des auteurs de la première version du Document de stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté (DSRP) de la RDC. C’est lui qui a rédigé la partie macro-économique du programme du candidat Moïse Katumbi.

« Intégration verticale des générations »

Dans le cabinet de ce dernier, on compte aussi des jeunes, notamment Patrick Amani Mundeke, Abel Augustin Amundala, Milly Mumba ou Marcelline Nkenyi, qui font, pour la plupart, leurs premiers pas en politique. « Une intégration verticale des générations chère à Moïse Katumbi », théorise Olivier Kamitatu.

Décision portant nomination des membres du cabinet de Moïse Katumbi

Outre la nomination du conseiller spécial et des membres de son cabinet, Moïse Katumbi a également créé quatre « coordinations régionales extérieures » (Afrique, Europe, Asie-Océanie et Amérique). « C’est bien un signal fort que nous sommes prêts, non seulement pour aller aux élections mais aussi pour proposer une alternance. Après Kabila, ce ne sera donc pas le néant », complète Salomon Idi Kalonda.

Mais pour prendre part aux scrutins de décembre, le camp Katumbi exige, entre autres, « l’abandon de la machine à voter », « la publication immédiate des listes électorales provisoires sans les cas litigieux », « l’application de toutes les mesures de décrispation politique contenues dans l’accord de la Saint-Sylvestre », notamment la libération des prisonniers politiques et le retour des exilés…

Jeuneafrique.com par Trésor Kibangula

 

RDC: renvoi du procès Katumbi au 10 octobre

juin 27, 2018

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Kabila contre Katumbi

 

Kinshasa – Le procès de l’opposant congolais en exil Moïse Katumbi pour recrutement présumé de mercenaires a été renvoyé au 10 octobre, a indiqué mercredi à Kinshasa la Cour suprême de justice de la République démocratique du Congo.

« La cour estime qu’elle n’est pas saisie à cette date », a déclaré le juge-président Tuka Ika à l’ouverture de ce procès, qualifié de « politique » par les 200 à 300 partisans de M. Katumbi réunis à l’extérieur du tribunal.

L’ex-gouverneur du Katanga et riche homme d’affaires est candidat déclaré à la présidentielle du 23 décembre supposée organiser le départ du président Joseph Kabila.

En exil de fait à Bruxelles depuis mi-2016, M. Katumbi affirme qu’il va venir déposer sa candidature entre le 24 juillet et le 8 août.

Les autorités répètent qu’il doit toujours répondre de sa condamnation à trois ans de prison dans une autre affaire dont il conteste tout fondement.

Dans cette affaire de recrutement de mercenaires, M. Katumbi est poursuivi pour « atteinte à la sûreté intérieure de l’État » avec six co-accusés dont un Américain.

« L’exploit (la citation à comparaître) est irrégulier à l’égard de monsieur Moïse Katumbi », a argumenté le juge-président pour justifier le renvoi au 10 octobre.

« Rien n’empêche Moïse Katumbi de déposer dans le délai sa candidature à la présidentielle », veut croire Delly Sesanga, secrétaire général de la plate-forme électorale Ensemble lancé en mars par M. Katumbi depuis l’Afrique du Sud.

Les avocats ont contesté son renvoi devant une juridiction dont les jugements sont sans appel. « Nous avons compris que ce sont des manoeuvres. Ils savent que la Cour suprême de justice juge en premier et en dernier ressort, justement pour accélérer la procédure de sa condamnation afin que son casier judiciaire soit entaché », selon l’un d’eux, Me Papy Mbaki.

« A cause de la précipitation pour empêcher Moïse Katumbi de se présenter à la présidentielle, des irrégularités criantes ont été enregistrées dans la procédure », selon Me Joseph Mukendi, du collectif d’avocats de la défense qui a « félicité » la Cour pour sa décision de renvoi.

Dans le Haut-Katanga, région d’origine de M. Katumbi, ses partisans ont affirmé qu’ils avaient été empêchés de se réunir mercredi matin à Kasumbalesa à la frontière zambienne.

« La police a brûlé des portraits de Moïse et saisi des polos portant la marque du parti », a déclaré à l’AFP un porte-parole d’Ensemble.

« Le meeting a été interdit par les autorités de Kasumbalesa », a expliqué le commandant de la police du Haut-Katanga Paulin Kyungu Banza.

Un proche de M. Katumbi et figure historique du Congo, Gabriel Kyungu wa Kumwanza, affirme avoir été contraint de rebrousser chemin.

Romandie.com avec(©AFP / 27 juin 2018 16h10)