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Tunisie : Moncef Marzouki visé par un mandat d’arrêt international

novembre 5, 2021
L’ancien président tunisien Moncef Marzouki, le 28 août 2019, à Tunis. © Hassene Dridi/AP/SIPA

L’ex-président paie ses propos critiques contre Kaïs Saïed, qu’il qualifie de « dictateur ». Mais la procédure a peu de chances d’aboutir.

Moncef Marzouki, 76 ans et ancien président tunisien, fait l’objet depuis le 4 novembre d’un mandat d’amener international pour atteinte à la sûreté de l’État.

Le 9 octobre, lors d’une manifestation à Paris, le fondateur du Congrès pour la République (CPR), qui réside en France, a incité au soulèvement contre Kaïs Saïed et dénoncé sa mainmise sur tous les pouvoirs.

Sur sa lancée, il avait appelé les autorités françaises à « rejeter tout appui à ce régime et à cet homme qui ont comploté contre la révolution et qui ont aboli la Constitution » et s’était targué, quelques jours plus tard, d’avoir œuvré au report du Sommet de la Francophonie, prévu initialement à Djerba, les 20 et 21 novembre.

Personnellement froissé

Une sortie dont Marzouki est coutumier : depuis la chaîne qatarie Al Jazeera, il fustige régulièrement Kaïs Saïed, qualifié de dictateur qui a trahi la Constitution depuis son offensive du 25 juillet.

C’en était trop pour Kaïs Saïed, qui, de toutes évidence, a été personnellement froissé par les propos de Marzouki, au point d’évoquer son cas en conseil des ministres. Celui qui, depuis son passage en force du 25 juillet, s’est aussi institué chef du parquet demande l’ouverture d’une enquête sur les déclarations de Moncef Marzouki, auquel il fait retirer dans un premier temps son passeport diplomatique. Le locataire de Carthage accuse l’ancien président d’atteinte à la sûreté de l’État et aux intérêts de la Tunisie.

LES MANDATS D’AMENER ÉMIS PAR LA JUSTICE TUNISIENNE N’ONT QUE RAREMENT ÉTÉ PRIS EN COMPTE PAR LES TRIBUNAUX ÉTRANGERS

L’ancien président devient un ennemi de son propre pays. C’est du moins ce qu’a conclu le juge d’instruction du Tribunal de première instance de Tunis qui a émis le mandat d’amener et saisi Interpol.

Effets limités

Si l’annonce crée un précédent, ses effets devraient rester limités. Les mandats d’amener émis par la justice tunisienne n’ont que très rarement été pris en compte par les tribunaux étrangers. En général, la personne recherchée est arrêtée lors d’un passage de frontière, mise en garde à vue et interrogée sur les faits qui lui sont reprochés pour examiner la demande d’extradition qu’émettra la Tunisie.

L’avocat défenseur fait alors valoir que le prévenu serait en danger sur le sol tunisien, qu’il peut être l’objet de mesures de rétorsion ou d’une vengeance, d’autant que la peine de mort n’y est pas abolie. Jusqu’à présent, ces arguments ont porté auprès des magistrats devant se prononcer sur une éventuelle extradition, comme cela a été le cas pour le beau-frère de Ben Ali, Belhassen Trabelsi, et pour l’homme politique Slim Riahi.

Le passage par Carthage, entre 2012 et 2014, de Moncef Marzouki, militant des droits de l’homme et opposant à l’ancien régime, n’a pas laissé un grand souvenir. Beaucoup de Tunisiens gardent en mémoire sa collaboration avec les islamistes, assimilée à une compromission. Il a retenté sa chance par deux fois à la présidentielle, en 2014 et en 2019, mais sa candidature a connu un échec cuisant : 3 % des suffrages en 2019.

Par Jeune Afrique avec AFP

Tunisie : Marzouki lance un mouvement pour « empêcher le retour de la dictature »

décembre 23, 2014

Le président sortant, Moncef Marzouki.
Le président sortant, Moncef Marzouki. © AFP

Vingt-quatre heures après avoir reconnu la victoire à la présidentielle de Béji Caïd Essebsi, le président tunisien sortant Moncef Marzouki a annoncé mardi la création d’un mouvement visant à « empêcher le retour de la dictature ».

« J’annonce ici, de ce lieu, que nous lançons le mouvement du peuple de citoyens », a lancé mardi 23 décembre Moncef Marzouki du balcon de son QG de campagne devant une foule de partisans, en appelant les « démocrates » à s’y unir pour « empêcher le retour de la dictature », quatre ans après la révolution de janvier 2011. « Nous sommes de nouveau à un carrefour, a-t-il poursuivi.

Tout au long de la campagne, Moncef Marzouki a accusé Essebsi, vétéran de la politique tunisienne qui a servi sous les régimes du premier président tunisien Habib Bouguiba et de Ben Ali, d’être un représentant de l’ancien régime.

« La nécessité de former ce mouvement, le mouvement du peuple de citoyens, (vise) d’abord à empêcher le retour de la dictature parce qu’il y a malheureusement parmi ces gens des extrémistes qui veulent ramener la Tunisie au passé, et cela peut constituer un danger pour la stabilité du pays », a-t-il affirmé.

« Ni l’argent sale ni les médias biaisés ne peuvent changer le cours de l’histoire », a martelé Marzouki, tandis que ses partisans scandaient : « Le peuple veut une nouvelle révolution. »

« Organisez-vous de manière pacifique »

« Partout, organisez-vous de manière pacifique, de manière démocratique pour être la force qui repousse la dictature (…), qui lui fait peur et l’empêche de tenter de s’infiltrer et de revenir par la fenêtre alors que nous l’avons faite sortir par la porte », a-t-il ajouté.

Et Moncef Marzouki de conclure : « Je demande à tous les démocrates dont la cause est la défense des libertés, des droits et de la dignité, et non de l’aspect superficiel qu’ils appellent modernisme, qui est lié aux apparences et à la haine de l’identité arabo-musulmane, de s’unir au mouvement. »

Jeuneafrique.com avec AFP

Tunisie : Béji Caïd Essebsi vainqueur de la présidentielle, Moncef Marzouki reconnaît sa défaite

décembre 22, 2014

Le candidat à la présidentielle Béji Caïd Essebsi, le 21 décembre 2014 à Tunis.
Le candidat à la présidentielle Béji Caïd Essebsi, le 21 décembre 2014 à Tunis. © AFP

Selon des résultats partiels officiels, Béji Caïd Essebsi remporte l’élection présidentielle tunisienne. Il devance le président sortant Moncef Marzouki avec 55,68 % des suffrages.

Le président de l’instance électorale, l’ISIE, Chafik Sarsar a officialisé lundi 22 décembre la victoire de Béji Caïd Essebsi à la présidentielle de dimanche avec 55,68% des voix.

L’ex-Premier ministre tunisien a obtenu plus de 1,7 million de voix au second tour, contre plus de 1,3 million pour son rival, le président sortant Moncef Marzouki, qui a réuni 44,32% des suffrages, a déclaré à la presse le président de l’instance.

« Moncef Marzouki a reconnu sa défaite à la présidentielle et félicité le vainqueur Beji Caïd Essebsi », a annoncé son directeur de campagne Adnène Mancer sur sa page Facebook officielle.

Le taux de participation s’est établi à 60,1% des inscrits.

Le camp de Béji Caïd Essebsi avait revendiqué la victoire quelques minutes après la fermeture des bureaux de vote dimanche, sans avancer d’estimations.L’équipe de Marzouki avait aussitôt contesté cette annonce, évoquant un écart très, très serré entre les deux candidats.

En remportant la présidentielle, Essebsi réalise un doublé après la victoire de son parti Nidaa Tounès aux législatives de fin octobre.

Sa formation doit former le prochain gouvernement et s’atteler rapidement à constituer une coalition stable, faute de majorité absolue au Parlement. Elle devra composer avec les islamistes d’Ennahdha, qui restent la deuxième force politique du pays et n’avaient pas présenté de candidat à la présidentielle.

Jeuneafrique.com avec AFP

Présidentielle en Tunisie: Essebsi et Marzouki à couteaux tirés

décembre 21, 2014

L’ex-Premier ministre et chef du principal parti tunisien Béji Caïd Essebsi serait arrivé dimanche en tête du second tour de la présidentielle, a annoncé son directeur de campagne, Mohsen Marzouk. Ce dernier a évoqué « une victoire » de son poulain. Mais le camp du président sortant Moncef Marzouki conteste cette annonce.

« Les indicateurs que nous avons (…) indiquent une victoire de Béji Caïd Essebsi », a déclaré M. Marzouk à la presse et devant des partisans réunis devant le siège de campagne du favori du scrutin.

M. Caïd Essebsi, 88 ans, a remercié, à la télévision nationale, les Tunisiens ayant pris part à ce scrutin. « L’avenir proche et lointain nous oblige à travailler ensemble pour la Tunisie », a-t-il lancé à l’adresse de son rival. Des centaines de ses partisans fêtaient sa « victoire » proclamée devant le siège de son QG de campagne.

Le camp du président tunisien sortant Moncef Marzouki a jugé « sans fondement » la revendication par Béji Caïd Essebsi. Le directeur de campagne de M. Marzouki, Adnène Mancer, a évoqué un écart « très serré », de « quelques milliers de voix » seulement.

M. Mancer a également fait état de « centaines de violations » commises par le camp adverse.

Résultat définitif lundi
Le vote s’est achevé dimanche à 18h00. Les résultats définitifs pourraient être connus dès lundi soir selon l’instance électorale (ISIE), qui a cependant jusqu’au 24 décembre pour annoncer l’identité du président pour les cinq prochaines années.

Dans la journée, la presse tunisienne a salué un jour « historique » qui devait achever de doter le pays d’institutions pérennes après les législatives. Le vainqueur deviendra le premier chef d’Etat tunisien élu librement depuis l’indépendance en 1956. Habib Bourguiba, le premier président, et Zine El Abidine Ben Ali, renversé en 2011, avaient constamment eu recours à la fraude ou au plébiscite.

Forte présence policière
Des dizaines de milliers de militaires et policiers ont été déployés pour assurer le bon déroulement du scrutin alors que la Tunisie est confrontée depuis la révolution de 2011 à de multiples attaques, notamment le long de la frontière avec l’Algérie, attribuées à la mouvance djihadiste.

Dans la nuit de samedi à dimanche, une unité a été attaquée par un « groupe armé » devant une école de la région de Kairouan (160 km au sud de Tunis) où du matériel destiné aux élections était stocké, mais les autorités se sont refusées à évoquer la piste djihadiste. Un assaillant a été tué et trois autres arrêtés, selon le ministère tunisien de la Défense.

Romandie.com

Tunisie : l’ancien Premier ministre Hamadi Jebali démissionne d’Ennahdha

décembre 11, 2014

Hamadi Jebali a implicitement pris parti pour Moncef Marzouki à la présidentielle du 21 décembre
Hamadi Jebali a implicitement pris parti pour Moncef Marzouki à la présidentielle du 21 décembre © AFP

C’est un petit tremblement de terre au sein d’Ennahdha. L’un de ses fondateurs, l’ancien Premier ministre Hamadi Jebali, a annoncé jeudi sa démission du parti islamiste.

Depuis qu’en 2013, Ennahdha a refusé son initiative de former un gouvernement de technocrates, il y a avait de l’eau dans le gaz entre Hamadi Jebali, ancien chef du gouvernement et ex-secrétaire général de la formation islamiste, et la direction du parti. Mais ce n’est pas ce camouflet qui aura eu raison de son indéfectible fidélité à un mouvement dont il était aussi l’un des fondateurs.

Hamadi Jebali a annoncé sa démission d’Ennahdha par un simple communiqué sur les réseaux sociaux en sous-entendant que les différends entre les dirigeants islamistes empêchent la réalisation des revendications de la base des sympathisants et militants. De fait, l’ancien chef de l’exécutif est le seul leader d’Ennahdha à s’être montré ouvertement critique, dans l’entre deux tours de la présidentielle, à l’égard de Béji Caïed Essebsi, candidat de Nidaa Tounes, et à soutenir implicitement son rival, le président sortant Moncef Marzouki.

Comme pour le premier tour, le Conseil de la Choura n’a finalement pas donné de directives de vote et a entretenu un flou quant à la position du parti pour le soutien à un candidat ou à un autre second tour prévu le 21 décembre. Hamadi Jebali, retiré dans sa ville natale de Sousse, affirme « ne plus se retrouver » dans le mouvement islamiste et préfère « être fidèle au grand projet civil de la Tunisie » et « servir les objectifs de la révolution » en se consacrant à la défense des droits de l’homme.

« Risque de retour à la dictature »

Reprenant les arguments de campagne de Moncef Marzouki, il s’alarme d' »un risque de retour à la dictature » en se référant à Béji Caïd Essebsi, son prédécesseur au poste de Premier ministre en 2011. « On ne peut pas être neutre et ambigu dans les questions cruciales », précise celui qui appelle à élire « un homme démocrate dans la pensée et la pratique, un président rassembleur pour tout le peuple, sage dans ses positions et capable d’assumer les fardeaux du pouvoir ».

Sa démission est la première dans les rangs des fondateurs d’Ennahdha. Elle en dit long sur les dissensions internes auparti au point que ce dernier n’a encore pas réagi à ce qui est perçu comme une bombe dans le milieu politique tunisien.

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Jeuneafrique.com par Frida Dahmani, à Tunis

Tunisie: premier couac au Parlement, le président Marzouki pas invité à sa séance inaugurale

décembre 2, 2014

Tunisie: premier couac au Parlement, le président Marzouki pas invité à sa séance inaugurale
Tunisie: premier couac au Parlement, le président Marzouki pas invité à sa séance inaugurale © AFP

Le président tunisien Moncef Marzouki et candidat à la présidentielle n’a pas été invité en bonne et due forme à la séance inaugurale du premier parlement post-révolutionnaire mardi et était dès lors absent, a indiqué son directeur de campagne.

« Le président de la république n’a pas été invité à la séance inaugurale du Parlement élu et selon la loi sur l’organisation provisoire des pouvoirs publics, qui est encore en vigueur, le président de la république ne peut pas aller à l’Assemblée sans invitation », a écrit Adnène Mancer sur sa page officielle sur Facebook.

« Nombreux sont ceux qui savent cela et font comme s’ils ne le savaient pas », poursuit-il, laissant entendre que le chef de l’Etat n’a pas été invité sciemment.

Le gratin politique tunisien était présent à l’ouverture de cette séance inaugurale mardi matin, y compris le Premier ministre Mehdi Jomaa et Béji Caïd Essebsi, le chef du parti anti-islamiste Nidaa Tounès et favori du second tour de la présidentielle face à M. Marzouki.

Conformément à la législation tunisienne, le président de la Constituante sortante, Mustapha Ben Jaafar a convoqué la séance inaugurale de l’Assemblée des représentants du peuple, élue en octobre.

Jeuneafrique.com avec AFP

Présidentielle tunisienne : vers un second tour Essebsi – Marzouki

novembre 24, 2014

Dépouillement des bulletins de vote lors de la présidentielle tunisienne, le 23 novembre 2014.
Dépouillement des bulletins de vote lors de la présidentielle tunisienne, le 23 novembre 2014. © Fethi Belaid/AFP

Le premier tour de la présidentielle tunisienne s’est tenu dimanche avec un taux de participation d’environ 64 %. Selon les premières estimations à la sortie des urnes, Béji Caïd Essebsi devance Moncef Marzouki et les deux rivaux devront donc se départager lors d’un second tour prévu le 28 décembre.

Les résultats préliminaires du premier tour de  la présidentielle ne seront annoncés que le 26 novembre, mais les Tunisiens savent déjà que la seconde et dernière manche du scrutin se jouera le 28 décembre entre Béji Caïd Essebsi, fondateur de Nida Tounes, et le président sortant, Moncef Marzouki.

Diverses estimations à la sortie des urnes (voir ci-dessous) donnent un écart d’au minimum 10 points entre les deux candidats, soit deux fois plus que les pronostics des derniers sondages avant le vote (42,6% pour BCE contre 32,7 pour Marzouki, selon Sigma Conseil, par exemple).

La première élection présidentielle libre qu’a connu le pays depuis son indépendance est historique, mais elle aurait pu virer au fiasco, après une campagne électorale qui a tourné au pugilat verbal. Jusqu’en début d’après midi de dimanche, le taux de participation avoisinait les 18 %, et il a fallu que les partis, mais également l’Instance indépendante Supérieure des élections (Isie), battent le rappel des électeurs pour le faire monter à 64,4 % à la fin de la journée.

Confirmation des législatives

Les premiers résultats de la présidentielle confirment les orientations des législatives, les Tunisiens boudant Kamel Morjane et Mondher Zenaidi, figures politiques issues de l’ancien régime, mais aussi Ahmed Nejib Chebbi et Mustapha Ben Jaafar. L’avance de Béji Caïd Essebsi annonce sa probable victoire au second tour et exprime la volonté de l’électorat d’ancrer le pays dans une certaine modernité ou, à tout le moins, dans une rupture certaine avec l’époque de la troïka gouvernementale menée par les islamistes d’Ennahdha à partir d’octobre 2011.

Même s’il n’arrive qu’en seconde position, Moncef Marzouki ne fait pas un mauvais résultat. Il a conduit sa campagne tambour battant, et il a surtout su capter une part de l’électorat d’Ennahdha et des membres des Ligues de protection de la révolution (LPR). Une stratégie qui ne l’a pas empêché à l’annonce des sondages de sortie des urnes de se présenter comme le candidat naturel de la famille démocrate et d’appeler à un report des voix des autres candidats en sa faveur.

Hammami et Riahi à la manoeuvre

Hamma Hammami, porte parole du Front Populaire et Slim Riahi, fondateur de l’Union Patriotique Libre (UPL), arrivés respectivement en troisième et quatrième position, vont pouvoir négocier leurs voix contre des charges au sein du futur gouvernement et pourraient faire définitivement pencher la balance en faveur de Béji Caïd Essebsi. Mais quelles que soient les manœuvres des prochains jours, les Tunisiens sont avant tout fiers d’avoir accompli un pas de plus vers la démocratie. Nombre d’entre eux estiment qu’une nouvelle classe politique doit émerger, mais il leur faudra attendre encore début 2015 pour tourner officiellement la page de la transition avec l’installation d’un président et d’un gouvernement issus du suffrage universel.

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  • 3C Etudes

Béji Caied Essebssi : 47,80 % ; Moncef Marzouki : 26,9% ; Hamma Hammami 10,2% ; Slim Riahi 5,4%.

  • Sigma Conseil

Béji Caied Essebssi : 42,7% ; Mohamed Moncef Marzouki : 32,6% ; Hamma Hammami : 9.50% ; Slim Riahi : 6,70%.

  • Institut Emrhod

Béji Caied Essebssi : 44,2% ; Moncef Marzouki : 31,2 % ; Hamma Hammami : 10,9% ; Slim Riahi : 10,8%.

Jeuneafrique.com par Frida Dahmani, à Tunis

Le président Marzouki est candidat à sa réélection en Tunisie

septembre 20, 2014

Le chef d’Etat tunisien Moncef Marzouki a déposé samedi sa candidature à l’élection présidentielle du 23 novembre. Il s’agit d’un scrutin crucial pour la Tunisie, près de quatre ans après la révolution.

« Sur la base d’un projet d’indépendance nationale et la défense des droits des Tunisiens que je souhaite défendre, j’ai présenté ma candidature », a déclaré M. Marzouki. « J’ai confiance en l’intelligence du peuple tunisien qui sait qui est à même de le servir », a ajouté le chef de l’Etat.

M. Marzouki, élu en 2011 par l’Assemblée constituante, s’est rendu au siège de l’instance organisant les élections (ISIE) où il a remis son dossier de candidature sous les yeux des journalistes.

Il avait été élu fin 2011 par les élus de la Constituante à la suite d’un accord de coalition entre notamment son parti séculier, le Congrès pour la République (CPR), et les islamistes majoritaires du parti Ennahda.

Ses détracteurs et des islamistes ont accusé Moncef Marzouki, un opposant historique à Ben Ali longtemps exilé en France, d’avoir formé cette coalition pour satisfaire ses ambitions présidentielles.

Autres candidats
La Tunisie doit élire le 23 novembre, pour la première fois depuis la chute du régime de Zine El Abidine Ben Ali en janvier 2011, son président au suffrage universel.

Selon la nouvelle Constitution adoptée en janvier, le chef de l’État ne dispose que de pouvoirs restreints, l’essentiel de l’exécutif relevant des compétences du Premier ministre issu de la majorité au Parlement.

Une pléthore de personnalités ont annoncé vouloir succéder à M. Marzouki, dont des poids lourds de la vie politique, tels l’ex-Premier ministre Béji Caïd Essebsi, le président de la Constituante Mustapha Ben Jaafar, un ex-gouverneur de la Banque centrale ou encore deux ex-ministres de Ben Ali.

Romandie.com

Tunisie : Les Islamistes promettent de quitter le pouvoir fin octobre

octobre 5, 2013

Le parti islamiste Ennahda qui dirige le gouvernement en Tunisie s’est engagé à quitter le pouvoir à la fin du mois d’octobre, en signant samedi avec l’opposition une feuille de route prévoyant la formation d’ici trois semaines d’un gouvernement d’indépendants.

Ce document, rédigé par quatre médiateurs pour résoudre une profonde crise politique, prévoit la désignation avant la fin de la semaine prochaine d’un Premier ministre indépendant qui aura deux semaines pour former son cabinet.

Le gouvernement dirigé par Ennahda devra alors démissionner.

La signature de ce texte a été disputée jusqu’au bout, retardant la cérémonie de samedi, mais finalement le chef d’Ennahda, Rached Ghannouchi, et les dirigeants de l’opposition l’ont signés devant la presse et la classe politique.

Le Congrès pour la République, parti du président Moncef Marzouki et allié séculier d’Ennahda, a lui refusé de le parapher.

Le gouvernement dirigé par Ennahda, fragilisé par deux assassinats d’opposants, les crises politiques à répétition et les difficultés économiques, a ainsi accepté de quitter le pouvoir deux ans après sa victoire aux élections du 23 octobre 2011, le premier scrutin libre de l’histoire de la Tunisie.

La feuille de route prévoit aussi dans les quatre prochaines semaines, à l’issue d’un dialogue national réunissant toute la classe politique, l’adoption d’une Constitution et d’un calendrier électoral.

La Tunisie est déstabilisée par une crise politique déclenchée fin juillet par l’assassinat d’un député d’opposition.

Romandie.com avec (©AFP / 05 octobre 2013 16h20)

Investiture du président malien: plusieurs délégations arrivées à Bamako

septembre 18, 2013

BAMAKO – Le roi du Maroc Mohammed VI et cinq présidents africains sont arrivés mercredi à Bamako, où sont attendus d’autres dirigeants pour assister jeudi à la cérémonie d’investiture du nouveau chef de l’Etat malien Ibrahim Boubacar Keïta, a rapporté la télévision publique malienne

Le roi Mohammed VI a eu droit à un bain de foule après avoir été accueilli à sa descente de l’avion par M. Keïta, selon les images diffusées par la télévision ORTM.

De même source, M. Keïta a également reçu à l’aéroport cinq autres présidents: Denis Sassou Nguesso (Congo), Moncef Marzouki (Tunisie), Idriss Deby Itno (Tchad), Mahamadou Issoufou (Niger), Alpha Condé (Guinée).

Plusieurs autres chefs d’État sont annoncés à Bamako pour la cérémonie de jeudi, dont François Hollande (France), Alassane Ouattara (Côte d’Ivoire), Blaise Compaoré (Burkina Faso), Macky Sall (Sénégal), Mohamed Ould Abdel Aziz (Mauritanie), Goodluck Jonathan (Nigeria), Thomas Boni Yayi (Bénin), Ali Bongo Ondimba (Gabon), Jacob Zuma (Afrique du Sud), d’après des sources officielles maliennes.

Des délégations conduites par des personnalités de divers rangs sont également arrivées mercredi ou étaient attendues jeudi en provenance de plusieurs autres pays, dont la Turquie, le Qatar, l’Iran, la Russie, les États-Unis, ainsi que d’organisations internationales.

La cérémonie de jeudi doit se dérouler au Stade du 26 Mars à Bamako, d’une capacité de 55.000 places, et doit être marquée par des allocutions du président Keïta et de quatre de ses homologues, un défilé de troupes et un intermède musical, selon le programme officiel.

Les présidents Keïta, Hollande, Ouattara et Deby Itno doivent tenir une conférence de presse jeudi après-midi au Palais présidentiel à Koulouba (près de Bamako).

En raison des festivités pour l’investiture, la journée de jeudi a été déclarée chômée et payée au Mali, selon un communiqué du ministère du Travail lu à la télévision.

Élu le 11 août avec plus de 77% des voix au second tour de la présidentielle, Ibrahim Boubacar Keïta a déjà prêté serment le 4 septembre mais il s’agissait de l’aspect institutionnel de l’investiture, la cérémonie de jeudi en est le volet populaire, a précisé cette semaine à l’AFP une source officielle malienne.

La France a été le fer de lance d’une intervention militaire internationale au Mali, qu’elle a déclenchée en janvier 2013 et toujours en cours, ayant permis de chasser les groupes jihadistes qui ont occupé le Nord malien pendant plusieurs mois en 2012.

Le Tchad a dépêché au 2.000 hommes au Mali, où l’Afrique de l’Ouest a également déployé des troupes. La force africaine a ensuite été absorbée en juillet par la Mission intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma).

Romandie.com avec (©AFP / 19 septembre 2013 00h29)