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L’évadé de Wuhan

avril 23, 2020

D’un laboratoire réputé du Soleil levant

L’infatigable  coronavereux s’est évadé

Et le nom du laboratoire de Wuhan

Sur toutes les bouches du monde a volé

Sa puanteur insoutenable s’est répandue

Dans l’univers totalement suspendu

A ses lèvres mensongères Tel un chat huant

Dans la nuit profonde du plombé occident

Zorro à ses trousses oublie son célèbre masque

Sa splendide épée flamboyante se détraque

Son beau cheval emporte sa cape détale et craque

Et dans la forêt voisine Robin-des-Bois aux abois

Répondant à son cousin d’Amérique Blek le Roc

Ne cesse de crier haro aux horribles cachotiers chinois

Imposteurs impénitents devant l’Éternel qui la vérité

Aux autres paires scientifiques ont prudemment caché

Voulant étouffer le virulent virus dans l’œuf

Laissant sur le carreau un consciencieux médecin-chef

Jugé trop bavard avant le temps Tel un diable sortant de sa boîte

Coronavereux vers l’occident technique se taille

Bravant polices des airs des frontières sans visa sans détail

Qui rassure Arrêtez emprisonnez ce voleur de vies

Pinocchio chinois a gobé tout son gras riz

Sur les rives épouvantées de la blafarde Italie

La Seine ceinture-nitouche défend sa nivaquine

Aux populations en détresse et dans la frousse

Pas une petite goutte d’amère chloroquine

Pour la maman le papa la famille qui toussent

Les états-majors débordés s’en vont en guerre

Se revêtent comme toujours d’un cœur de pierre

Jetant bien au loin et à jamais tout cœur de chair

Pour soulager les délicats poumons et gorges d’Afrique

À coup de fric de trique de vaccin de matraque

Arrêtez saisissez-moi ce voleur de vies russes

Dépecez déchiquetez-moi cet horrible évadé-virus

La diplomatie impuissante ses limites a exposé

Le prix de la rançon –Wanted !- n’est pas encore annoncé

Le coronavereux ses méthodes opaques a caché

Invisible à l’aisément il parcourt le monde entier

Sur les frêles ailes mutantes des chauves-souris

Le labo de Wuhan a-t-il bouffé tous ses cobayes et souris

Et coronavereux défie Spider Man qui ne l’a pas encore détrôné!

Par Marie-Leontine Bilombo Tsibinda

Coronavirus: le point sur la pandémie dans le monde

avril 12, 2020
© Reuters
Nouveaux bilans, nouvelles mesures, faits marquants: un point sur les dernières évolutions de la pandémie de Covid-19, qui a déjà fait plus de 107.000 morts dans le monde.

– Etats-Unis: pays le plus touché –

Les Etats-Unis, qui ont recensé leur premier décès lié au coronavirus fin février, sont le pays le plus touché tant en nombre de décès que de cas recensés (527.111). Ils ont franchi le cap des 20.000 morts samedi, selon un bilan de l’université Johns Hopkins.

Nombre de morts liés au coronavirus officiellement annoncés par pays, au 11 avril à 19h GMT

© Simon MALFATTO Nombre de morts liés au coronavirus officiellement annoncés par pays, au 11 avril à 19h GMT
– Plus de 107.000 morts dans le monde –

La pandémie a fait au moins 107.064 morts dans le monde depuis son apparition en décembre en Chine, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles samedi à 19H00 GMT.

Plus de 1.745.290 cas d’infection ont été officiellement diagnostiqués dans 193 pays et territoires depuis le début de l’épidémie.

Après les Etats-Unis (20.506), les pays les plus touchés sont l’Italie avec 19.468 morts, l’Espagne (16.353 morts), la France (13.832 morts) et le Royaume-Uni (9.875 morts).

– Discriminations –

Les Etats-Unis ont vivement dénoncé la « xénophobie des autorités chinoises à l’égard des Africains », qui se disent victimes de discriminations dans la ville de Canton (sud) après plusieurs cas positifs dans la communauté nigériane.

L’Union africaine a fait part à la Chine de son « extrême préoccupation », appelant à « des mesures rectificatives immédiates ».

– « Nouveau front » –

En Afrique, où près de 13.000 cas et environ 700 morts ont été enregistrés selon les chiffres officiels, « le virus se répand au-delà des grandes villes », selon la cheffe de l’Organisation mondiale de la Santé pour le continent.

– Iran: reprise progressive de l’activité –

Les autorités iraniennes ont décidé d’autoriser la reprise, à compter de samedi, des activités économiques « à faible risque » afin d’empêcher son économie de sombrer totalement.

La mesure, critiquée par des experts médicaux et même certains membres du gouvernement, s’applique à toutes les provinces à l’exception de celle de Téhéran, où elle doit entrer en vigueur à compter du 18 avril.

– Mesures anti-coronavirus –

Le gouvernement argentin a prolongé de deux semaines, jusqu’au 26 avril, le confinement obligatoire dans les grandes villes, tout en envisageant de l’assouplir dans les zones rurales.

Les autorités du Niger ont rendu le port du masque obligatoire à Niamey, capitale de l’un des pays les plus pauvres du monde.

Les contacts des personnes âgées avec leur environnement en Europe vont devoir rester limités jusqu’au moins à la fin de l’année en raison de l’épidémie de coronavirus « sans vaccin », a mis en garde la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

– Violation du confinement –

Quelque 200 fidèles ont participé à une cérémonie du Vendredi Saint dans les Pouilles (sud-est), au mépris des règles de confinement en Italie, provoquant une onde d’indignation et les excuses contrites du maire.

– Egypte: heurts lors d’un enterrement –

Douze villageois ont été arrêtés lors de heurts avec la police dans un village du nord-est de l’Egypte, où la population a refusé l’inhumation d’une femme morte du nouveau coronavirus, par crainte d’être contaminés.

La défunte a finalement été inhumée après l’intervention des forces de l’ordre qui ont tiré des gaz lacrymogènes.

– Economie –

En France, le recours au chômage partiel a été demandé par 700.000 entreprises et associations pour un nombre record de 8 millions de salariés, soit 3 millions de plus en une semaine.

La Chambre des Communes canadienne a adopté samedi un programme de subvention des salaires, présenté comme la plus vaste mesure économique dans le pays depuis la Seconde Guerre mondiale, pour aider les entreprises et leurs employés à traverser la crise provoquée par le coronavirus.

Le gouvernement britannique a annoncé dimanche donner 200 millions de livres (227,6 millions d’euros) supplémentaires aux pays en développement pour combattre la pandémie de nouveau coronavirus, afin de « d’éviter qu’une deuxième vague mortelle ne touche le Royaume-Uni ».

– « Pas une guerre » –

Le président allemand Frank-Walter Steinmeier a pris le contre-pied du chef de l’Etat français Emmanuel Macron, assurant que la pandémie de Covid-19 « n’est pas une guerre » mais constitue un « test de notre humanité ».

– Pâques –

C’est devant télévisions, tablettes et ordinateurs que catholiques et protestants célèbrent ce week-end de Pâques, leur plus importante fête, la pandémie de coronavirus ayant conduit à l’annulation des processions et messes traditionnelles dans une grande partie du monde.

« L’obscurité et la mort n’ont pas le dernier mot », a assuré le pape François dans une homélie samedi soir, à la veille de Pâques, en soulignant que cette fête constituait « une annonce d’espérance ».

– Enquête –

Au Canada, une enquête policière a été ouverte concernant une résidence pour personnes âgées de la banlieue de Montréal où 31 personnes sont décédées depuis le 13 mars, a annoncé samedi le Premier ministre québécois François Legault, en jugeant la situation « épouvantable ».

– Report –

Le tournoi WTA de Montréal, initialement programmé entre le 10 et 16 août, a été reporté à 2021, ont annoncé samedi les responsables du circuit féminin de tennis.

Avec AFP

Coronavirus: l’état du monde face à la pandémie le mercredi 25 mars

mars 25, 2020
Barcelone, le 25 mars 2020.
© REUTERS/Nacho Doce Barcelone, le 25 mars 2020.
L’Espagne est désormais le deuxième pays le plus touché par la pandémie de Covid-19 avec 3 434 décès, après l’Italie. Au total, un tiers de l’humanité est désormais invité à se confiner après la mort de plus de 19 000 personnes. Pour le Secrétaire général de l’ONU « l’humanité entière » est menacée. Gouvernements et banques centrales se mobilisent alors que l’agence de notation

France : se préparer à un long effort face à l’épidémie

C’est la question que se posent tous les Français : combien de temps durera le confinement imposé depuis le 17 mars ? En début d’après-midi, la porte-parole du gouvernement a indiqué qu’une annonce aurait lieu « dans les prochains jours ». Emmanuel Macron avait initialement évoqué deux semaines mais le conseil scientifique préconise une durée totale de six semaines. La France doit se préparer à un « effort long » face à l’épidémie, prévient de son côté le Premier ministre, Edouard Philippe, qui a annoncé la mise en place d’un pont aérien vers la Chine pour faire venir des masques.

25 ordonnances ont par ailleurs été présentées au Conseil des ministres. Elles dégagent des moyens exceptionnels pour « faire face à la brutalité du choc que subit le pays », souligne l’exécutif qui évoque un triple choc : sanitaire, économique et social. Selon le dernier bilan, la France est devenue le 5e pays le plus touché en franchissant le cap des 1 000 décès (1 331 morts). Le pays compte à ce jour 25 233 cas confirmés dont 2 827 cas graves. Martin Hirsch, directeur général de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris appelle à la réquisition d’une réquisition des personnels soignants et à une « reconnaissance ». Conséquence de cette crise sanitaire, l’aéroport d’Orly sera temporairement fermé au trafic commercial à compter du 31 mars.

L’Espagne touchée plus durement que la Chine

Le bilan du Covid-19 s’alourdit en Espagne et dépasse désormais celui de la Chine continentale avec 3 434 morts selon des chiffres officiels. En une journée, 738 décès ont été recensés, soit une très forte accélération par rapport aux 514 morts comptabilisés entre lundi et mardi. Comme Paris et Rome, Madrid s’est tourné vers Pékin pour acheter des équipements de protection dont son personnel médical manque cruellement, en commandant pour 430 millions d’euros de masques, tests et respirateurs.

Plus de 7 000 morts en Italie

683 nouveaux décès ont été enregistré en 24h, ce qui porte le total à 7 503 morts dans le pays. Pays à ce jour le plus durement touché de la planète. La décrue du nombre de contaminations suscite toutefois de timides espoirs chez les scientifiques. Un bateau transportant des centaines de passagers a par ailleurs accosté dans un port près de Rome après qu’une femme positive au coronavirus a été évacuée. On ignore pour l’instant si d’autres personnes à bord sont contaminées. Les 726 passagers restant sont actuellement confinés dans leurs cabines.

1 100 milliards d’euros contre le coronavirus en Allemagne

Le Bundestag a voté une série de mesures pour permettre à la première économie européenne de faire face aux conséquences de la pandémie, dont 156 milliards d’euros d’emprunts pour soutenir entreprises, salariés et système de santé et des centaines de milliards de garanties pour les prêts bancaires aux entreprises. En quarantaine car au contact d’une personne depuis malade, Angela Merkel, la chancelière allemande a de nouveau été testée négative au coronavirus ce mercredi.

Pays-Bas : le taux de transmission en baisse ?

Rare pays européen où le confinement n’a pas été mis en place, les Pays-Bas comptent 5 560 cas confirmés de Covid-19. D’après le directeur de l’Institut national de la santé publique, le taux de transmission du coronavirus a significativement ralenti dans le pays. Passant d’une moyenne de deux contaminations par personne à une seule en moyenne. Le gouvernement néerlandais n’a pour l’instant interdit que les rassemblements publics.

Vers des corona bonds ?

A quelques heures de l’ouverture d’un sommet européen par vidéoconférence dédié essentiellement à la lutte contre le coronavirus, les dirigeants de neufs pays ont appelé à la création de corona bonds. Objectif : disposer de fonds importants face à la crise sanitaire en créant un instrument de cette commun. Cet appel, signé aussi par les dirigeants espagnol, grec, irlandais, belge, luxembourgeois, slovène et portugais, a été lancé dans un courrier adressé au président du Conseil européen.

Le Prince Charles infecté mais en forme

Alors que le Parlement britannique ferme ses portes ce mercredi soir pour près d’un mois à cause du virus, le prince héritier de la couronne britannique a été testé positif au nouveau coronavirus. Âgé de 71 ans, le fils d’Elisabeth II présente de légers symptômes mais reste en bonne santé. La reine, 93 ans, s’est retirée pour plusieurs semaines dans le château de Windsor, à une quarantaine de kilomètres de Londres.

La Russie toujours pas confinée

Dans une rare adresse télévisée à la nation, le président russe a déclaré la semaine prochaine chômée pour ralentir l’avancée de la pandémie. Les salaires seront versés. Vladimir Poutine a par ailleurs annoncé le report du vote prévu le 22 avril sur sa réforme constitutionnelle. Le nombre de cas officiels a atteint 658 dont 410 à Moscou. Deux personnes sont mortes. Limitrophe, l’Ukraine s’est déclarée en « situation d’urgence » pour un mois.

Vaste plan de relance de l’économie américaine

Un accord historique trouvé par la Maison blanche et le Sénat la nuit dernière doit désormais être approuvé par la Chambre des représentants. Les mesures devraient mobiliser autour de 2 000 milliards de dollars à destination des salariés, des entreprises, des hôpitaux et des collectivités. La première économie mondiale est d’ores et déjà gravement touchée par la pandémie qui affecterait plus de 60 000 personnes et aurait déjà fait plus de 800 morts. Wall Street a ouvert à la hausse : +1,42% pour le Dow Jones. + 0,05 pour le Nasdaq.

Colombie

Le troisième pays le plus peuplé d’Amérique latine (48 millions d’habitants) est lui aussi entré en confinement général jusqu’au 12 avril inclus. La Colombie rejoint ainsi l’Équateur, l’Argentine, la Bolivie et le Salvador.

Téhéran durcit encore ses mesures

Face à la progression du virus, l’Iran s’apprête à interdire, d’ici vendredi, la circulation entre les villes du pays. Le gouvernement avait jusqu’ici, pour des raisons économiques, refusé toute mesure de confinement ou de quarantaine. Cette annonce intervient en pleines vacances scolaires du Nouvel An iranien, alors que des millions d’Iraniens sont en voyage hors de leur province.

L’Inde plongée dans le silence

Fini les bruits de klaxons : depuis mardi minuit, l’Inde est entrée dans un confinement de trois semaines avec le même mot d’ordre que dans de nombreux pays : « restez à la maison ». Selon le dernier bilan, l’Inde et ses 1,3 milliard d’habitants compte 562 cas confirmés et 9 morts.

En Chine, vers la fin des restrictions dans la province de Wuhan

Pékin commence à lever les restrictions drastiques imposées depuis deux mois à la province du Hubei, berceau de la pandémie. Petit à petit, certains aéroports et gares rouvrent leur porte. Mais les Wuhanais ne pourront quitter la ville que le 8 avril. Symbole d’un début de retour à la normale, la coentreprise PSA – Dongfeng a redémarré la production automobile sur son site de Wuhan. Ces dernières 24h, aucun cas de contamination locale n’a été détectée, mais 47 cas importés de l’étranger, selon les autorités chinoises. Depuis le début de l’épidémie, officiellement, plus de 81 000 cas de Covid-19 ont été recensés en Chine. 3 281 personnes ont perdu la vie.

Tokyo demande à ses habitants de ne pas sortir le week-end prochain

Pas de mesure de confinement au Japon. Mais le gouverneur de la capitale met en garde contre une possible explosion de la pandémie après la découverte ce mercredi de 41 nouveaux cas à Tokyo. Au total, 1 200 cas ont été recensés au Japon. 43 sont morts.

Par Msn avec RFI

Madeleine Malonga, championne du monde de Judo à Tokyo

août 30, 2019

JUDO-JPN-WORLD

La Française s’est octroyé le titre mondial ce vendredi à Tokyo dans sa catégorie des moins de 78kg.

Madeleine Malonga (-78 kg) a été sacrée championne du monde de judo pour la première fois en battant la Japonaise Shori Hamada, tenante du titre, par ippon en finale, vendredi à Tokyo, à un an des JO-2020 dans la capitale japonaise.

A 25 ans, il s’agit de la première médaille mondiale pour Malonga, déjà couronnée championne d’Europe en 2018. Elle apporte à l’équipe de France sa cinquième récompense de la semaine nippone, la troisième en or après celles conquises par Clarisse Agbegnenou (-63 kg) et Marie-Eve Gahié (-70 kg).

Le Figaro.fr par La Rédaction

Juin 2019 a été le mois de juin le plus chaud dans le monde

juillet 2, 2019

 

Juin 2019, marqué par une canicule exceptionnelle en Europe de l’Ouest, a été le mois de juin le plus chaud jamais enregistré dans le monde, selon des données publiées ce mardi. Selon ces données du service européen Copernicus sur le changement climatique, le mercure est monté au mois de juin 0,1°C plus haut que le précédent record pour un mois de juin (2016), mais c’est surtout l’Europe qui a eu chaud, avec une température d’environ 2°C supérieure à la normale.

Plusieurs records ont été battus la semaine dernière dans plusieurs pays européens étouffés par la chaleur en raison notamment d’un air chaud venu du Sahara. Les températures ont dépassé les normales saisonnières de 10°C en Allemagne, dans le nord de l’Espagne et de l’Italie, et en France, qui a atteint le record absolu de 45,9°C vendredi.

L’équipe de Copernicus a noté qu’il était difficile d’attribuer ce record «directement» au changement climatique, mais une équipe de scientifiques qui s’est penchée sur la canicule française a conclu mardi qu’elle était «au moins cinq fois plus probable» que si l’Homme n’avait pas altéré le climat. Combinant des données satellite et des données historiques, le service européen Copernicus a estimé que la température du mois de juin en Europe a été de 3°C supérieure que la moyenne entre 1850 et 1900.

«Nos données montrent que les températures dans le sud-ouest de l’Europe la semaine dernière ont été anormalement élevées», a commenté le patron de Copernicus Jean-Noël Thépaut. «Même si c’était exceptionnel, il est probable que nous vivions plus de ces événements à l’avenir en raison du changement climatique», a-t-il ajouté.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Une mort sur 20 est due à l’alcool, selon l’OMS

septembre 21, 2018

L’OMS note cependant qu’il y a eu « certaines tendances mondiales positives », et souligne la baisse depuis 2010 des beuveries épisodiques et du nombre de morts liées à l’alcool.

La consommation moyenne journalière des personnes buvant de l’alcool correspond à 33 grammes d’alcool pur, soit l’équivalent d’une bouteille de bière (750 ml).

 

L’alcool tue quelque 3 millions de personnes dans le monde chaque année, ce qui représente un mort sur vingt, a averti vendredi 21 septembre l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Dans un rapport sur la consommation d’alcool dans le monde et ses conséquences néfastes sur la santé, l’OMS souligne que la consommation d’alcool tue davantage que le sida, la tuberculose et la violence réunis.

 

Les 5,3 % de morts dans le monde liés à l’alcool chaque année, selon l’OMS, sont dus aux maladies infectieuses, aux accidents de la circulation, aux blessures, aux homicides, aux maladies cardiovasculaires mais aussi aux diabètes créés par la consommation excessive d’alcool. Ce taux atteint même 13,5 % chez les plus jeunes (20-29 ans). La population masculine est, elle aussi, particulièrement touchée : trois quarts des morts concernent des hommes.

Tendance à la baisse

Malgré ce constat alarmant, l’alcool tue de moins en moins : il a tué 3 millions de personnes en 2016, contre 3,3 millions en 2012 selon le précédent rapport de l’OMS sur le sujet. L’institution note donc qu’il y a eu « certaines tendances mondiales positives », et souligne la réduction enregistrée depuis 2010 des beuveries épisodiques et du nombre de morts liées à l’alcool. Mais, expliquent les experts, « le fardeau global des maladies et des blessures causées par la consommation nocive d’alcool est inacceptable, en particulier dans la région européenne et dans la région des Amériques ».

L’Europe a en effet la consommation par habitant la plus élevée du monde, bien que cette consommation ait diminué de plus de 10 % depuis 2010. La consommation d’alcool a diminué dans les trois quarts des pays européens, avec de très fortes réductions enregistrées, notamment en Russie, où la consommation annuelle d’alcool (mesurée en litres d’éthanol pur) par habitant est passée de 18,7 litres en 2005 à 11,7 litres en 2016.

Cette « diminution spectaculaire » s’explique par la mise en œuvre par le gouvernement russe de mesures recommandées par l’OMS, a expliqué aux médias le docteur Vladimir Poznyak, citant parmi tant d’autres l’introduction d’un prix minimum pour la vodka et l’interdiction de la vente de boissons alcoolisées dans les stations-service.

Augmentation de la consommation globale

L’OMS prévoit néanmoins une hausse de la consommation globale d’alcool dans le monde au cours des dix prochaines années, en particulier dans les régions du Sud-Est asiatique, du Pacifique occidental et sur le continent américain.

La consommation moyenne journalière des personnes buvant de l’alcool correspond à 33 grammes d’alcool pur, soit l’équivalent de 2 verres de vin (de 150 ml chacun) ou d’une bouteille de bière (750 ml) ou de deux « shots » de spiritueux (de 40 ml chacun).

L’augmentation de la consommation globale « entraînera certainement une augmentation du nombre de décès et de souffrances dans le monde entier », a averti M. Poznyak, qui recommande notamment aux instances internationales sportives, comme la FIFA, de « mettre fin » au sponsoring par fabricants de boissons alcoolisées.

Lemonde.fr

Le Canada, deuxième meilleur pays au monde

janvier 25, 2018

Pour une troisième année consécutive, le Canada occupe la deuxième place à titre de meilleur pays au monde, selon un classement du US News & World Report et de la Wharton School de l’Université de Pennsylvanie.

Pour établir ce classement, portant sur 80 pays, les auteurs du palmarès ont réalisé un sondage auprès de plus de 21 000 personnes à travers le monde qui ont été interrogées sur 65 facteurs sociaux, économiques, politiques et cultures.

Le Canada a obtenu une note générale de 9,9 sur 10 (en 2017 la note était de 9,7 sur 10). La Suisse conserve pour une deuxième année sa première place, avec un score parfait.

Le reste du top 5 se compose de l’Allemagne, classée troisième, suivie par le Royaume-Uni et le Japon. Les États-Unis se retrouvent à la huitième place du classement, tandis que la France se classe en neuvième position.

Le Canada a pris le premier rang dans la catégorie «qualité de vie», qui mesure la stabilité économique, politique et la qualité des systèmes de santé et d’éducation.

Le pays a aussi obtenu la quatrième place dans la catégorie «citoyenneté» qui prend en compte les libertés individuelles, religieuses, les droits de l’homme, l’égalité homme-femme et le respect de l’environnement.

En revanche, il est classé 40e dans la catégorie «patrimoine», jugé comme ayant peu d’histoire, peu d’attractions culturelles et une gastronomie ayant obtenu la note de 1,2 sur 10.

Nouveau cette année, les répondants ont également été invités à évaluer les principaux leaders mondiaux. Le premier ministre canadien Justin Trudeau et la chancelière allemande Angela Merkel ont été considérés comme les leaders les plus respectés au monde, tandis que le président américain Donald Trump et le président russe Vladimir Poutine ont reçu la plus mauvaise cote de popularité.

Le journaldemontréal.com

Les plus riches ont accaparé 82% de la richesse mondiale créée en 2017

janvier 21, 2018

Une mappemonde exposée lors de la COP23 à Bonn, en Allemagne, le 7 novembre 2017 / © dpa/AFP / Oliver Berg

82% de la richesse créée l’an dernier dans le monde a terminé entre les mains du 1% le plus riche de la population de la planète, les femmes payant le prix fort de ces inégalités, a dénoncé lundi l’ONG Oxfam.

« Le boom des milliardaires n’est pas le signe d’une économie prospère, mais un symptôme de l’échec du système économique », a affirmé la directrice d’Oxfam Winnie Byanyima, lors de la publication du rapport intitulé « Récompenser le travail, pas la richesse » à la veille de l’ouverture du World Economic Forum (WEF) à Davos.

« On exploite les personnes qui fabriquent nos vêtements, qui assemblent nos téléphones portables et cultivent les aliments que nous mangeons, afin de garantir un approvisionnement constant en produits pas chers, mais aussi pour grossir les profits des entreprises et leurs riches investisseurs », s’est-elle insurgée, citée dans un communiqué.

Selon le rapport d’Oxfam, 3,7 milliards de personnes, soit 50% de la population mondiale, n’a pas touché le moindre bénéfice de la croissance mondiale l’an dernier, alors que le 1% le plus riche en a empoché 82%.

Depuis 2010, c’est-à-dire peu après le début de la crise en 2008, la richesse de cette « élite économique » a augmenté en moyenne de 13% par année, a précisé Oxfam, avec un pic atteint entre mars 2016 et mars 2017, période où « s’est produit la plus grande augmentation de l’histoire en nombre de personnes dont la fortune dépasse le milliard de dollars, au rythme de 9 nouveaux milliardaires par an ».

Pour Oxfam, les ouvrières se retrouvent « tout en bas de la pyramide ». « Dans le monde entier, les femmes gagnent moins que les hommes et elles sont sur-représentées dans les emplois les moins bien payés et les plus précaires », constate-t-elle. « De la même manière, sur 10 nouveaux milliardaires, 9 sont des hommes », a-t-elle ajouté.

L’ONG, qui publie traditionnellement un rapport sur les inégalités juste avant que l’élite économique ne se réunisse à Davos (Suisse), lance un appel aux dirigeants pour que « l’économie fonctionne pour tous et pas uniquement pour une riche minorité ».

Elle préconise la limitation des dividendes pour les actionnaires et les dirigeants d’entreprises, la fin de « la brèche salariale » entre hommes et femmes, ainsi que la lutte contre l’évasion fiscale.

Selon un sondage réalisé pour Oxfam auprès de 70.000 personnes dans 10 pays, diffusé à l’occasion de la publication du rapport, les deux tiers des personnes interrogées estiment « urgent » de traiter « la brèche entre riches et pauves.

Ce sondage a été réalisé en Inde, au Nigéria, aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, au Mexique, en Afrique du Sud, en Espagne, au Maroc, aux Pays-Bas et au Danemark.

Romandie.com avec(©AFP / 22 janvier 2018 00h11)                

L’année 2017 dans le monde

décembre 30, 2017

Le président américain Donald Trump promulgue la baisse d’impôts dans le bureau ovale de la Maison Blanche à Washington, le 22 décembre 2017 / © AFP/Archives / Brendan SMIALOWSKI

De l’investiture de Donald Trump aux catastrophes climatiques, en passant par la Catalogne ou les tirs de missiles nord-coréens, rappel des moments-clés ayant marqué l’année 2017.

– Une année Trump

Le 20 janvier, le milliardaire républicain Donald Trump, 70 ans, devient président des Etats-Unis avec pour slogan: « l’Amérique d’abord », mais les soupçons de collusion avec la Russie empoisonnent son début de mandat.

A coups de tweets matinaux, il s’attache à défaire le bilan de son prédécesseur démocrate Barack Obama, quittant ou menaçant de quitter plusieurs accords internationaux (libre-échange, climat, immigration, santé, Unesco). Le 6 décembre, nouvelle rupture: il reconnaît Jérusalem comme la capitale d’Israël, essuyant une large condamnation à l’ONU.

Le 20 décembre, il savoure sa première réforme majeure, avec le vote d’une grande réforme fiscale.

– Début du Brexit

Le 29 mars, Londres lance la procédure de sortie de l’Union européenne, neuf mois après un référendum qui a divisé le pays.

Le 8 juin, la Première ministre conservatrice Theresa May, espérant renforcer sa position au Parlement, convoque des législatives anticipées. Mais sa majorité en sort affaiblie. Le 8 décembre, après des mois de discussions, Bruxelles et Londres s’accordent sur les modalités de leur divorce.

– Séisme politique en France

Le 7 mai, le centriste pro-européen Emmanuel Macron, 39 ans, remporte largement la présidentielle en France face à la candidate d’extrême droite Marine Le Pen. A la tête de son mouvement En Marche!, créé un an auparavant, il écarte pour la première fois de l’Elysée les deux grands partis de gouvernement, le Parti socialiste et Les Républicains (LR).

– Le Moyen-Orient en ébullition

Le 5 juin, Ryad et ses alliés rompent leurs relations avec le Qatar, l’accusant de soutenir des groupes islamistes radicaux et d’être trop proche de l’Iran chiite, grand rival régional de l’Arabie saoudite sunnite.

En novembre, la démission (retirée depuis) du Premier ministre libanais Saad Hariri, qui, de Ryad, accuse l’Iran d’ingérence, accroît les tensions entre l’Arabie saoudite et l’Iran.

Ryad voit aussi la main de Téhéran, qui dément, derrière la rébellion des Houthis au Yémen, théâtre de la « pire crise humanitaire au monde », selon l’ONU.

– Venezuela: naufrage économique

Le 30 juillet, une Assemblée constituante, dotée de pouvoirs illimités et boycottée par l’opposition, est élue après quatre mois de violentes manifestations. Elle révoque la procureure générale Luisa Ortega, farouche adversaire du président Nicolas Maduro, puis s’arroge les pouvoirs du Parlement.

Le pays, ruiné par l’effondrement des cours du brut, est considéré comme étant en défaut de paiement partiel.

– Pyongyang: l’escalade

Le 3 septembre, la Corée du Nord, qui a multiplié les tirs de missiles, mène son sixième essai nucléaire, le plus puissant à ce jour.

Fin novembre, le dirigeant Kim Jong-Un déclare que son pays est devenu un Etat nucléaire après avoir testé avec succès un missile capable de frapper n’importe où aux Etats-Unis. Donald Trump menace de « détruire totalement » la Corée du Nord en cas d’attaque.

Le 22 décembre, l’ONU durcit les sanctions contre la Corée du Nord.

– Rohingyas: ‘épuration ethnique’

Après des attaques fin août contre des postes de police birmans, l’armée riposte avec des raids sur des villages rohingyas. Plus de 655.000 membres de cette minorité musulmane de Birmanie ont depuis fui au Bangladesh. Le 11 septembre, l’ONU dénonce une « épuration ethnique ».

L’ONU accuse la Birmanie d’avoir « planifié » les attaques et évoque un possible « génocide ».

– Catalogne: tentative de sécession

Le 1er octobre, un référendum sur l’indépendance en Catalogne est organisé en dépit de son interdiction par la justice espagnole.

Le 27, le parlement catalan proclame unilatéralement l’indépendance. Madrid place la région sous tutelle et convoque des élections anticipées. Le président catalan destitué Carles Puigdemont se réfugie à Bruxelles pour échapper aux poursuites judiciaires.

Le 21 décembre, les partis indépendantistes remportent une majorité absolue en sièges au parlement catalan, mais les unionistes obtiennent le plus grand nombre de voix.

– Weinstein, l’onde de choc

Le 5 octobre, le tout-puissant producteur hollywoodien Harvey Weinstein est accusé de harcèlement sexuel par plusieurs femmes.

Dans la foulée du scandale, les accusations d’agressions sexuelles, harcèlements ou viols se multiplient dans de nombreux pays, touchant, outre le cinéma, les médias et la politique.

– Zimbabwe: Mugabe tombe

Le 21 novembre, Robert Mugabe, 93 ans, démissionne après 37 ans de règne, lâché par les militaires et son propre parti.

– L’EI défait, mais pas éradiqué

En Syrie, le 17 octobre, le groupe jihadiste Etat islamique (EI) est chassé de Raqa par une coalition kurdo-arabe soutenue par Washington. En Irak, le 9 décembre, Bagdad annonce la victoire sur l’EI. Mais les deux pays restent confrontés à de périlleux défis avec des villes en ruine et une menace extrémiste persistante.

Et de nombreux autres pays, de l’Egypte à l’Afghanistan, en passant par l’Espagne, la Grande-Bretagne et la Somalie, ont de nouveau été frappés cette année par des attentats sanglants commis ou inspirés par l’EI, ainsi que par des groupes liés à Al-Qaïda.

– Climat: des phénomènes extrêmes

Deux ans après la signature de l’accord de Paris pour lutter contre le réchauffement de la planète, 2017, marquée par l’annonce, le 1er juin, du retrait américain de ce traité, a connu une série de catastrophes climatiques spectaculaires (ouragans, inondations, incendies) et devrait compter parmi les trois années les plus chaudes jamais recensées.

Romandie.com avec(©AFP / 30 décembre 2017 10h41)                

Quatre conflits dans le monde dont personne ne parle

octobre 6, 2017

Alors que le prix Nobel de la paix 2017 est connu ce 6 octobre, La Croix s’intéresse à la multitude de conflits « oubliés » qui ont cours sur tous les continents. Quelles sont les particularités de ces conflits ? Pourquoi leur résolution est-elle si complexe ?

Le Mozambique, le Congo, la Nouvelle-Guinée et la Birmanie sont en proie depuis des années à de violents affrontements.

À Bahreïn, dans le village de Diraz, des manifestants fuient les tirs de la police.

À Bahreïn, dans le village de Diraz, des manifestants fuient les tirs de la police. / Andrea Bruce/andrea bruce / NOOR

Au Mozambique, un conflit continu

L’ancienne rébellion de la guerre civile mozambicaine (1976-1992, un million de morts), la Renamo (Résistance nationale mozambicaine), a repris le maquis dans le centre du pays en 2012. Elle exige un plus grand partage des richesses et du pouvoir alors que la Frelimo (Front de libération du Mozambique) dirige le Mozambique depuis l’indépendance en 1975. Plusieurs trêves ont été signées entre les deux camps mais les tensions et les conflits armés resurgissent régulièrement, comme à l’été 2015.

Ce conflit a une coloration nettement sociale, opposant les inclus et les exclus du développement, le Frelimo accaparant les ressources du pays. Le leader de la Renamo, Afonso Dhlakama, a proclamé en décembre 2016 un cessez-le-feu après l’échec d’une médiation internationale. Au mois d’août, il a rencontré le président Filipe Nyusi dans les montagnes du Gorongosa, au centre, où il vit retranché depuis deux ans. Une autre rencontre est annoncée prochainement pour finaliser un futur accord.

Souhaitant surtout ne pas inquiéter les investisseurs intéressés par l’immense potentiel gazier du pays, Maputo ne fait pas grande publicité sur cette crise. D’autant que le régime est secoué depuis 2016 par un scandale provoqué par l’achat pour 2 milliards de dollars de matériel militaire financé par un prêt caché aux députés et aux bailleurs de fonds.

Il y a deux semaines, l’ONU a accusé le Mozambique d’acheter des armes à la Corée du Nord pour un montant de 6 millions de dollars, malgré l’embargo qui frappe Pyongyang.

Entretien : « Les conflits oubliés ont un impact sur nos vies »

Au Congo-Brazzaville, la guerre du Pool

À la suite de la réélection controversée de Denis Sassou N’Guesso, au mois de mars 2017, l’armée congolaise s’est déployée dans la région du Pool, un département du sud du Congo-Brazzaville. Officiellement, elle y pourchasse Frédéric Bintsamou, alias « pasteur Ntumi », l’ancien chef des « Ninjas ». Ce groupe armé avait déjà combattu dans le Pool entre 1998 et 2005. Après avoir déposé les armes, pasteur Ntumi avait pris des responsabilités politiques en 2007 auprès de Denis Sassou Nguesso.

Accusé par le régime d’être le responsable des violences qui ont frappé Brazzaville le 5 avril 2016, faisant 17 morts, le rebelle s’est enfui dans le Pool rejoindre ses soutiens. Les deux camps s’affrontent, depuis, sans avoir les moyens de se vaincre. Des témoins et des ONG de défense des droits de l’homme accusent les troupes gouvernementales d’exactions et d’user de la force sans se préoccuper des civils (bombardements, hélicoptères d’attaque).

Le comportement des rebelles est aussi dénoncé. Les journalistes ne sont pas autorisés à se rendre dans le Pool. Le Programme alimentaire mondial de l’ONU, le Comité international de la Croix-Rouge et les organisations des droits de l’homme n’y ont pas accès.

Plusieurs districts sont totalement isolés. Cette crise aurait fait 81 000 déplacés (soit le tiers de la population du Pool) et 138 000 personnes auraient besoin d’une aide humanitaire d’urgence, selon l’ONU.

En Nouvelle-Guinée, la révolte des Papous

L’Organisation pour une Papouasie libre (OPM) est un mouvement séparatiste de Papua, nom indonésien de la Nouvelle-Guinée occidentale, une entité rattachée à l’Indonésie en 1963 après avoir été hollandaise.

En 1967, le gouvernement indonésien signe un contrat minier avec la société américaine Freeport. Celle-ci découvre en 1988 les troisièmes réserves les plus importantes au monde pour le cuivre et les deuxièmes pour l’or. Les revenus seront partagés avec le gouvernement central. De nombreux Papous se sentent victimes de discrimination. C’est dans ce contexte que l’OPM mène une guerre de basse intensité.

En 2001, l’assassinat du leader indépendantiste Theys Eluay porte un coup dur à l’OPM. À partir de 2008, on assiste à une recrudescence des actes de guérilla contre l’armée indonésienne. Le 14 décembre 2011, la police indonésienne parvient à attaquer le quartier général d’une cellule de l’organisation, tuant 14 séparatistes.

En 2014, l’action se porte sur le terrain politique. Les indépendantistes fondent un parti, le Mouvement uni pour la libération de la Papouasie occidentale. En 2011, un bilan fait état de 100 000 déplacés et de 150 000 à 400 000 tués depuis le début de l’insurrection dans les années 1960. L’accès du territoire est très difficile pour les étrangers, ce qui rend les observations quasi nulles.

En Birmanie, des conflits persistants

En Birmanie, la crise des Rohingyas est médiatisée, mais elle n’est pas la seule qui frappe ce pays. On note une persistance de conflits armés, avec des minorités ethniques dans le Nord et l’est du pays et les violations des droits de l’homme qui les accompagnent, notamment dans les États Shan et Kachin.

Dans ces régions proches de la frontière chinoise, des combats se poursuivent depuis des décennies entre plusieurs guérillas ethniques et l’armée birmane. En 2011, par une attaque des postes de contrôle de l’Armée d’indépendance kachin (KIA), l’armée birmane mettait fin à dix-sept ans de cessez-le-feu dans la région. Depuis, la situation se dégrade. Dans l’État Kachin, plus de 86 000 personnes vivent dans 140 camps de déplacés internes, et 20 000 personnes se sont réfugiées en Chine. Dans le nord de l’État Shan, près de 12 000 déplacés habitent dans 42 camps.

Depuis août 2016, les offensives de l’armée birmane se sont multipliées. La KIA a refusé de signer un accord de paix. Le 20 novembre dernier, l’Alliance du Nord – dont la KIA fait partie – a lancé une attaque contre les militaires. Les troupes armées gouvernementales ont utilisé de l’artillerie lourde et des avions de chasse. Ces combats ont provoqué des vagues de déplacement obligeant les populations civiles à vivre dans des situations précaires.

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« Nous avons un rôle de sentinelle »

Clément Saccomani,

Directeur du collectif d’auteurs Noor créé il y a dix ans

« Avec l’exposition “Conflits oubliés, conflits de demain” (1), le collectif d’auteurs Noor –

« lumière » en arabe – braque les projecteurs sur des reportages réalisés par ses photographes membres actionnaires de la structure depuis dix ans et qui sont hors des radars de l’actualité.

Notre responsabilité n’est pas de prédire l’avenir, mais nous avons un rôle de sentinelle pour anticiper les problèmes et les enjeux de demain, surtout lorsque certains ingrédients “explosifs” semblent réunis sur le terrain : le lac Tchad et son cocktail de conflits frontaliers, de ressources naturelles, de religions ; le chaos pakistanais ou, plus près de nous, les 5 000 fusillades et 900 morts par an à Chicago… Ce sont aussi les conséquences des viols comme armes de guerre, les troubles mentaux des enfants-soldats, ou encore les enjeux climatiques qui seront à l’origine des conflits de demain.

Installations, expériences sonores, tablettes…, cette exposition casse les codes traditionnels pour éviter le rejet du public même quand la violence des situations est brutale, et lui permettre de s’informer en s’appropriant ces nouvelles façons de raconter des histoires. »

Recueilli par Armelle Canitrot

(1) Jusqu’au 8 octobre, Hôtel du Doyen, Bayeux (14). www.noorimages.com

Lepoint.fr par Laurent Larcher et Pierre Cochez