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Une maladie non identifiée fait 12 morts en moins de 10 jours au Liberia

mai 3, 2017

A Monrovia, au Liberia, en octobre 2014, alors que le virus Ebola faisait encore de nombreuses victimes. © Jerome Delay/AP/SIPA

Une mystérieuse maladie non identifiée a fait douze morts au Liberia ces derniers jours. Il ne s’agit pas d’Ebola, les tests réalisés étant négatifs. Des prélèvement ont néanmoins été envoyés aux Centres américains de contrôle et de prévention des maladies d’Atlanta, aux États-Unis.

Le Liberia a enregistré le 2 mai, y compris dans sa capitale, Monrovia, de nouveaux cas de cette maladie non identifiée qui provoque chez les personnes atteintes fièvre et vomissements. Testée négative à Ebola, elle a fait 12 morts en moins de dix jours, selon le ministère libérien de la Santé.

Depuis Genève, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a également fait état de nouveaux cas de cette maladie dont les premiers ont été enregistrés dans la province de Sinoe, dans le sud-est du Liberia.

« Le bilan global est maintenant de 21 personnes tombées malades, dont douze sont décédées depuis le dimanche 23 avril », a déclaré un porte-parole de l’organisation, Tarik Jasarevic.

À Monrovia, le porte-parole du ministère libérien de la Santé, Sorbor George, a lui aussi évoqué douze décès parmi les malades enregistrés depuis que les premiers symptômes du premier malade se sont déclarés à Greenville, chef-lieu de la province de Sinoe. Il a également affirmé que la maladie avait atteint Monrovia.

« Un homme est venu de Sinoe pour assister à des funérailles à Monrovia et il est tombé malade. Il a montré les mêmes symptômes [que les cas enregistrés dans le comté de Sinoe] et il est mort », a relaté Sorbor George. La petite amie du malade a également perdu la vie après avoir contracté la maladie, selon lui.

L’hypothèse Ebola écartée

Selon le porte-parole du ministère, l’enquête épidémiologique ouverte pour identifier la maladie est en cours, les premières analyses ayant permis d’écarter les hypothèses du virus Ebola et de la fièvre Lassa.

Des prélèvements ont été envoyés aux Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) à Atlanta pour des analyses toxicologiques, a expliqué Tarik Jasarevic de l’OMS. Il n’en reste pas moins qu’il faudra des semaines avant de pouvoir identifier la maladie, a averti de son côté Sorbor George.

Le Liberia fait partie des trois pays sévèrement affecté par Ebola en Afrique de l’Ouest entre 2013 et 2016. Une résurgence de l’épidémie a été observée dans la région en juin 2016, après avoir causé plus de 11 300 morts, à plus de 99% en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone.

Jeuneafrique.com avec AFP

Ebola: à Monrovia, hôpitaux saturés et populations excédées

septembre 27, 2014

 

Ebola: à Monrovia, hôpitaux saturés et populations excédées
Ebola: à Monrovia, hôpitaux saturés et populations excédées © AFP

Des dizaines de proches de malades d’Ebola, laissés sans nouvelles depuis plusieurs jours, manifestent leur colère devant la clinique Island, dans un quartier miséreux de Monrovia. Soudain, le silence: deux camionnettes transportant des cadavres sortent lentement de la sinistre enceinte.

Ouvert dimanche, « le centre était plein lundi. Il compte 120 lits et nous avions vendredi 206 patients », explique un porte-parole de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui le gère.

« Nos familles sont à l’intérieur. Nous ne pouvons pas entrer pour les voir. Je veux voir mon fils! », lance Janjay Geleplay, le visage fermé.

Elle est venue dimanche avec Joshua, 12 ans, de son quartier, le « 72e » de la capitale libérienne, où « il y a beaucoup d’Ebola ». Depuis, « aucun renseignement des autorités. Elles disent toujours qu’on doit attendre. Je viens tous les jours. Je veux voir mon fils! Peut-être qu’il est déjà mort. . . « .

Un homme en combinaison étanche blanche, irréel dans la chaleur vibrante, garde la porte à double battant où entrent les malades, entourée de hauts murs surmontés de barbelés.

George Williams, 58 ans, a amené sa femme et sa fille mardi « en moto ». Là encore, « pas de nouvelles », mais il « fait confiance aux médecins et au gouvernement ».

La quarantaine de personnes présentes ricanent à ses propos. Certains brandissent des photos de proches internés, d’autres apportent de petits sacs qu’ils remettent au gardien. « C’est de la nourriture pour ma mère », explique Finley Freeman, 32 ans. « Je lui ai parlé au téléphone hier soir. Elle continue de prier ».

Les portes s’ouvrent, interrompant les bruyantes récriminations. Deux camionnettes de la Croix-Rouge avancent au pas. Chacune transporte une dizaine de sacs mortuaires.

Les sanglots d’une femme, puis deux, rompent le silence, des cris éclatent, la colère flambe.

« Il y a un système pour que les malades puissent parler à leurs familles à quelques mètres de distance, apparemment pas encore opérationnel », selon un responsable de l’OMS, embarrassé.

La clinique Island, comme tous les centres anti-Ebola de Monrovia, gérés par des ONG, est dépassée par une épidémie qui a mis à genoux le squelettique système de santé du Liberia, dévasté par 14 années de guerres civiles (1989-2003).

– La peur des humanitaires –

A l’autre bout de la ville, le centre de l’ONG Médecins sans frontières (MSF), 160 lits, plein lui aussi, a refusé des patients pendant des jours.

Un humanitaire belge qui y jouait le rôle de « videur » est rentré prématurément chez lui, traumatisé d’avoir dû renvoyer des malades parfois agonisants.

« Beaucoup disent que c’est leur mission la plus dure », confie une de ses collègues sous couvert d’anonymat. « Mais depuis jeudi, il y a légèrement moins d’arrivées, on ne refuse plus de malades pour l’instant. Peut-être parce que de nouveaux centres ont ouvert », hasarde-t-elle.

De fait, l’argent affluant, les centres bourgeonnent dans la capitale, saturés dès leur ouverture: l’OMS espère créer 500 places d’ici un mois, le site MSF doit passer à 400 lits, l’armée américaine a monté 25 lits pour les soignants contaminés. . .

« Dans les prochaines deux à trois semaines, nous aurons plus de 1. 000 lits disponibles à Monrovia », explique Frank Mahoney, représentant des Centres fédéraux américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC).

Le pays compte à lui seul plus de la moitié des quelque 3. 000 morts, sur plus de 6. 000 cas, de l’épidémie, la plus grave de l’histoire de cette fièvre hémorragique, en croissance « explosive », et qui pourrait, sans renforcement des moyens, contaminer 20. 000 personnes d’ici novembre.

« Nous ne pouvons pas permettre que se réalise le scénario catastrophe dans lequel plus de 100. 000 de nos citoyens innocents vont mourir d’une maladie ennemie qu’ils ne comprennent pas », a lancé jeudi la présidente Ellen Johnson Sirleaf dans un appel au secours à l’ONU.

Les moyens ne sont pas le principal problème, estiment unanimement une dizaine d’humanitaires interrogés par l’AFP. « Le matériel afflue, ce qui manque, ce sont les personnels de santé », résume l’un d’eux.

Car « les humanitaires étrangers ont peur. Après le tremblement de terre en Haïti en 2010, 820 ONG s’étaient mobilisés. Au Liberia, elles sont moins de 10 », grogne-t-il.

Jeuneafrique.com avec AFP

Ebola : émeute dans un quartier de Monrovia placé en quarantaine, la police tire à balles réelles

août 21, 2014

La population de West Point, un quartier de la capitale du Liberia, Monrovia, a réagi avec des jets de pierre et des cris à sa mise en quarantaine, mercredi, alors qu’un couvre-feu général a été décrété mardi. Les tirs de la police et de l’armée ont fait au moins quatre blessés.

À Monrovia, capitale du Liberia, les 75 000 habitants du quartier de West Point se sont réveillés encerclés par un cordon de militaires et de policiers lourdement armés, mercredi 20 août. Pendant la nuit, le secteur a été placé sous quarantaine, de même que celui de Dolo Town, plus au sud. Cette décision a été prise la veille par la présidente Ellen Johnson Sirleaf, afin de maîtriser la propagation du virus Ébola. Le même jour, les autorités ont également imposé un couvre-feu sur l’ensemble du pays.

La fuite de 17 patients d’un centre pour malades d’Ébola, retrouvés depuis, et le pillage de draps et de matelas souillés ont augmenté le risque de nouvelles contaminations. Les patients avaient quitté les lieux pour échapper à l’assaut du centre par des jeunes le week-end dernier, à Westpoint. Plutôt que de rouvrir l’établissement, la présidente du Libéria a ordonné la mise en quarantaine du quartier. Les habitants de West Point ont réagi par des jets de pierres et des cris de colère.

Tables, chaises et fils barbelés

Les incidents ont éclaté mercredi quand des policiers sont venus évacuer une représentante de l’État résidant dans le quartier avec sa famille. D’autres témoins affirment que les affrontements ont commencé après le blocage des routes dans le quartier. Tôt dans la matinée, les forces de sécurité ont installé des tables, des chaises et des fils barbelés sur les voies.

Les soldats ont d’abord utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser la foule puis ils ont ouvert le feu. Quatre habitants ont été blessés par balle avant d’être évacués, selon des témoins oculaires et le correspondant de l’AFP. Aucun bilan de source médicale sur leur état n’a pu être obtenu dans l’immédiat.

Le calme est revenu dans l’après-midi mais la tension restait vive autour de West Point, où militaires et policiers étaient aux aguets. « Les soldats utilisent des balles réelles », a déclaré le porte-parole de l’armée Dessalines Allison, ajoutant que ces derniers « ont suivi les instructions. Ils n’ont pas tiré sur des citoyens pacifiques. »

Une désinformation totale

Ignorant tout du blocus, les résidents de West Point n’ont pas pu se rendre au travail ni s’approvisionner. « Nous avons découvert le blocus ce matin. Nous sommes sortis et nous ne pouvions aller nulle part », raconte Barry, 45 ans, employé dans un bureau de change.

La désinformation amplifie la crainte et la psychose des habitants. L’un d’entre eux est persuadé que le gouvernement a bouclé le quartier afin d’y apporter le virus Ebola, selon Reuters.

« Je n’ai plus rien à manger »

Conséquence de la quarantaine : le prix de certains produits de base, comme l’eau en poudre, a flambé. Sur les radios locales, plusieurs résidents ont même signalé un doublement des prix.

Pour calmer les tensions, les autorités ont commencé à distribuer à West Point des tonnes de riz, de l’huile et des aliments de première nécessité. « Je n’ai plus rien à manger et nous avons très peur », dit Alpha Barry, un habitant du quartier originaire de Guinée et père de quatre jeunes enfants.

« C’est inhumain, ce que fait cette dame [la présidente du Liberia, Ellen Johnson Sirleaf, NDLR]. On ne peut pas nous enfermer subitement sans nous prévenir, comment nos enfants vont-ils manger? », a déclaré par téléphone à l’AFP un autre résident, Patrick Wesseh.

Dans le centre de Monrovia, la plupart des magasins étaient fermés, y compris à Waterside, le plus grand marché de la capitale.

Jeuneafrique.com par Anissa Hammadi

Ebola : trois médecins reçoivent un traitement expérimental au Liberia

août 17, 2014

Trois médecins ayant contracté la fièvre hémorragique Ébola ont reçu des doses du traitement expérimental ZMapp au Libéria. Des hommes armés ont eux attaqué un centre d’isolement pour malades du virus à Monrovia, la capitale, provoquant la fuite de 17 de patients. Avec 413 morts, le pays est le plus touché d’Afrique de l’Ouest.

Les trois médecins sont les premiers Africains à recevoir le traitement, qui a été déjà été administré à deux travailleurs humanitaires américains et à un prêtre espagnol. Depuis, la santé des Américains s’est améliorée, mais le prête espagnol est mort.

Le traitement des trois médecins a commencé jeudi soir, a précisé le responsable médical du centre médical John F. Kennedy à Monrovia où deux des médecins travaillaient avant de contracter la maladie. La durée du traitement est de six jours.

Environ 90% des personnes atteintes de fièvre Ébola en meurent, soit un taux de décès si élevé que le centre américain pour la prévention et le contrôle des maladies (CDC) a classé la maladie en catégorie A (agent de terrorisme biologique). Pour l’épisode actuel, le taux de décès est proche de 60%.

Centre d’isolement attaqué

Des hommes armés ont par ailleurs attaqué un centre d’isolement pour malades du virus Ébola à Monrovia, provoquant la fuite de dix-sept patients, a-t-on appris dimanche de sources concordantes.

« Ils ont cassé les portes et ont pillé les lieux. Les malades ont tous fui », a affirmé Rebecca Wesseh, un témoin de l’incident survenu dans la nuit de samedi à dimanche. Ses propos ont été confirmés par des habitants et le secrétaire général des travailleurs de la santé au Liberia, George Williams.

Jeunes armés de gourdin

Des individus, pour la plupart des jeunes, armés de gourdins, se sont introduits de force dans le lycée de la banlieue de Monrovia qui abrite le centre anti-Ébola, a affirmé Rebecca Wesseh.

Selon elle, ils criaient des mots hostiles à la présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf et assuraient qu' »il n’y a pas d’Ébola » dans le pays. Cet assaut a provoqué la fuite des malades et des infirmiers, a-t-elle ajouté.

Le quartier qui abrite le centre est considéré comme un des épicentres de l’épidémie dans la capitale. Des habitants ont affirmé s’être opposés à son implantation.

Cas suspect en Espagne

En Espagne, un premier cas suspect depuis la mort du missionnaire espagnol rapatrié à Madrid le 7 août a été détecté. Une personne a été placée en isolement dans un hôpital spécialisé à Alicante, ont annoncé samedi soir les autorités sanitaires.

En cinq mois, l’épidémie de fièvre hémorragique Ébola, qui s’est déclarée en Afrique de l’Ouest, a fait 1145 morts, selon le dernier bilan de l’OMS arrêté au 13 août: 380 en Guinée, 413 au Libéria, 348 en Sierra Leone et quatre au Nigeria.

Jeuneafrique.com avec AFP

Liberia: l’opposant Tubman appelle à un rassemblement à Monrovia

novembre 13, 2011

Le principal parti d’opposition libérien a indiqué dimanche qu’il préparait une manifestation la semaine prochaine pour accompagner les funérailles de sympathisants de l’opposition tués lundi 7 novembre par la police la veille du second tour de la présidentielle.

Le dirigeant de l’opposition Winston Tubman, qui a rejeté samedi l’élection à la présidence d’Ellen Johnson Sirleaf et réclamé un nouveau scrutin, a appelé à un large rassemblement à Monrovia.

« Nous avons des consultations avec les familles des personnes tuées et nous voulons les enterrer avant le rassemblement et nous verrons si nous le faisons demain (lundi) ou mardi », a indiqué à l’AFP George Solo, responsable en second de la campagne du Congrès pour un changement démocratique (CDC).

« Si nous devons enterrer nos sympathisants, nous marcherons à travers les rues de Monrovia avec leurs cadavres », a-t-il ajouté.

Winston Tubman a déclaré samedi au cours d’une conférence de presse qu’il allait appeler à un rassemblement en mémoire de ceux qui ont été tués le 7 novembre devant le siège de son parti, sans toutefois en préciser la date.

« Ils (le pouvoir) vont l’appeler (le rassemblement) une manifestation, nous l’appelerons des funérailles », a-t-il dit.

La police a tiré le 7 novembre à balles réelles devant le siège du parti de M. Tubman, le CDC, sur une foule d’opposants, faisant plusieurs victimes.

M. Tubman a remis en cause samedi les résultats du second tour de la présidentielle du 8 novembre qui a assuré la réélection de Mme Sirleaf. Il avait boycotté le second tour en arguant d’irrégularités au premier tour du 11 octobre.

Un « nouveau scrutin doit être organisé avant un mois. Nous n’allons pas reconnaître la pseudo-victoire de Mme Sirleaf », a-t-il déclaré samedi.

Le secrétaire général de la formation de Mme Sirleaf, le Parti de l’Unité, Wilmot Paye a rejeté les déclarations de M. Tubman les qualifiant de « pure folie ».

« Ils veulent gagner de la crédibilité mais nous ne leur ferons pas ce cadeau », a-t-il dit dimanche à l’AFP.

Des militants de l’opposition ont distribué samedi des tracts à Monrovia sur lesquels figuraient des photos présentées comme étant celles de trois morts de la manifestation du 7 novembre, appelant les sympathisants de l’opposition à un rassemblement massif ce lundi.

Des sympathisants de Tubman ont également sillonné des rues de Monrovia, la capitale délabrée située en bord de mer, à bord de pick-up munis de hauts-parleurs diffusant des hymnes du CDC.

Mme Sirleaf a obtenu 90,8% des voix au second tour, un scrutin marqué par une faible participation (37,4%) par rapport au 1er tour (plus de 71%). En dépit de son retrait, M. Tubman a eu 9,2% des suffrages.

Mme Sirleaf, 79 ans, avait été en 2005 la première femme élue présidente en Afrique. Elle a reçu en 2011 le prix Nobel de la paix, en même temps qu’une militante libérienne Leymah Gbowee.

Vendredi, M. Tubman avait laissé entendre qu’il était prêt à coopérer avec la présidente Sirleaf mais dans une volte-face, il a qualifié samedi l’élection de Mme Sirleaf de « farce politique de premier ordre ».

M. Tubman a rejeté la commission indépendante mise en place par Mme Sirleaf pour faire la lumière sur les évènements du 7 novembre.

Jeuneafrique.com avec AFP

Vers un accord entre Abidjan et Monrovia contre les mercenaires

juillet 18, 2011

MONROVIA, La Côte d`Ivoire et le Liberia vont prochainement signer un accord visant à « enrayer le mercenariat », phénomène
qui inquiète des deux côtés de la frontière, a annoncé lundi à Monrovia le ministre ivoirien de l`Intégration africaine, Adama Bictogo.

Cet accord fera qu`en fonction « des crimes commis, nous aviserons le gouvernement libérien de la nécessité soit de faire juger (les mercenaires) au Liberia ou de les faire juger en Côte dIvoire », a déclaré M. Bictogo à l`AFP en marge d`une réunion de l`Union du fleuve Mano.

« Dès lors que nous aurons défini une politique commune, nous nallons plus nous laisser distraire par des mercenaires », a-t-il ajouté.

Selon lui, le mercenariat est « devenu un métier » et « certains individus » passent les frontieres « pour aller en Côte dIvoire se livrer à la barbarie. Les deux pays doivent travailler sérieusement ensemble pour y mettre fin ».

Les dirigeants de l`Union du fleuve Mano (Liberia, Sierra Leone, Guinée et Côte d`Ivoire) ont adopté une résolution dans laquelle ils demandent « une aide » à la Communauté économique des Etats d`Afrique de l`ouest (Cédéao) pour lutter contre le phénomène des mercenaires qui peut affecter toute la région.

Le gouvernement libérien a fait état de l`arrestation récente sur son territoire de plusieurs de ses ressortissants, accusés d`être des mercenaires ayant participé aux violences post-électorales en Côte d`Ivoire.

A l`approche des élections (présidentielle et législatives) prévues au Liberia en octobre, le retour de ces hommes armés inquiète.

Le Liberia est sorti en 2003 de 14 années de guerres civiles qui ont fait quelque 250.000 morts et craint le retour des mercenaires armés libériens partis se battre en Côte d`Ivoire, principalement aux côtés des forces du président déchu Laurent Gbagbo, ainsi que la venue de combattants ivoiriens.
AFP