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Maghreb : Tanger, Annaba et Djerba menacées par la montée des eaux

octobre 7, 2021
Inondations à Djerba, en Tunisie. © renaud ven der meeren/EDJ

Un rapport alarmant, paru en 2020, annonce un réchauffement 20 % plus rapide dans la région méditerranéenne qu’ailleurs dans le monde, et une augmentation d’un mètre du niveau de la mer d’ici à 2100.

Les chaleurs et la sécheresse exceptionnelles qu’a connues le Maghreb cet été – avec plusieurs épisodes d’incendies de forêt – le démontrent : la région méditerranéenne est en première ligne du combat contre le réchauffement climatique.

Les ministres des 42 États membres de l’Union pour la Méditerranée (UpM) se sont ainsi réunis le 4 octobre au Caire pour une Conférence sur l’environnement et le climat.

L’événement a abouti à une déclaration commune introduisant une série d’engagements pour promouvoir la lutte contre le dérèglement climatique.

À cette occasion, un rapport, passé inaperçu à sa publication en novembre 2020, a été exhumé. Il  propose des projections sur les conséquences du changement climatique dans la zone méditerranéenne.

Constitué d’un groupe d’experts scientifiques « ouvert et indépendant », il alerte sur les effets délétères attribués au réchauffement climatique : dérèglement météorologique, baisse des ressources en eau, élévation du niveau de la mer, menaces sur les écosystèmes, insécurité alimentaire…

Kénitra, Skikda et Alexandrie sous les eaux

La région méditerranéenne serait, selon le document, l’une des principales zones affectées par le changement climatique dans le monde, avec un réchauffement 20 % plus rapide qu’ailleurs, et une augmentation d’un mètre du niveau de la mer d’ici à 2100.

Près d’un tiers de la population de la région vivant à proximité des côtes et au moins 37 millions de personnes en Afrique du Nord seront touchés par ces évolutions, selon le rapport de ce réseau d’experts méditerranéens sur les changements climatiques et environnementaux (MedECC), créé en 2015.

250 MILLIONS DE PERSONNES DANS LA RÉGION CONNAÎTRONT DES PÉNURIES D’EAU RÉGULIÈRES D’ICI 20 ANS

Wolfgang Cramer, directeur de recherche au CNRS et professeur d’écologie globale à l’Institut méditerranéen de biodiversité et d’écologie marine et continentale, un des auteurs du rapport, estime que l’élévation du niveau de la mer « impactera davantage les villes du bassin, mais aussi les productions agricoles au niveau des estuaires en plus d’une forte salinisation des sols. En résulterait également une augmentation des risques d’inondation côtière (+50 % d’ici à 2100) et d’érosion sur l’ensemble du littoral (+13 %) ».

Selon d’autre données, recueillies par l’association Climate Central, au Maroc, les régions de Tanger et de Tétouan, ainsi que la ville de Kénitra sont particulièrement menacées.

En Algérie, c’est Skikda et Annaba qui pourraient, d’ici 2050, être débordées par les eaux marines.

Quant à la Tunisie, les zones situées autour du lac de Bizerte, mais surtout Radès, La Goulette, les îles Kerkennah et Djerba sont à risque. Ailleurs en Afrique du Nord, Misrata (Libye) et surtout Alexandrie (Égypte) pourraient tout simplement disparaître sous les eaux.

La question du stress hydrique, particulièrement sensible cet été, est également abordée. Là aussi, les projections sont inquiétantes : 250 millions de personnes dans une région qui en compte plus de 500 millions connaîtront des pénuries d’eau régulières d’ici vingt ans…

Un autre rapport de la Banque mondiale chiffre ainsi à 1,9 million le nombre de Marocains contraints de quitter leur région d’ici à 2050 pour des raisons climatiques.

« Ne rien faire coûte plus cher »

Pour Joël Guiot, directeur de recherche au CNRS et au Centre européen de recherche et d’enseignement des géosciences de l’environnement, qui a lui aussi contribué au rapport, « les pays qui seront les plus impactés seront ceux qui ont besoin de plus de moyens, c’est-à-dire les pays du Sud ».

À l’issue de la COP21 en 2015, il avait été décidé qu’une aide de 100 milliards par an serait attribuée aux pays en développement à partir de 2020. « Ne rien faire coûte plus cher que de mettre en place des politiques environnementales », martèle Joël Guiot.

Comment faire en sorte que le rapport ne rejoigne pas la pile déjà massive d’études traitant du même sujet, à commencer par celui du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) paru en août 2021 ?

Ce risque est « valable pour tous les rapports », poursuit Joël Guiot, qui espère néanmoins que la mention qui en a été faite lors de la déclaration interministérielle du 4 octobre serve de base à la conception des prochaines politiques publiques. « On va voir jusqu’où les gouvernements sont prêts à aller », conclut-il.

En attendant, la déclaration conjointe du 4 octobre des délégués de l’UpM fait état d’une « volonté de donner l’exemple et d’accélérer la transition vers des économies justes, durables, résilientes, neutres et rationnelles ». Vaste programme, mais le temps presse.

Avec Jeune Afrique par Soufiane Khabbachi

Mozambique: 68 morts dans les inondations qui s’étendent vers le nord

février 1, 2013
Mozambique: 68 morts dans les inondations qui s'étendent vers le nord Mozambique: 68 morts dans les inondations qui s’étendent vers le nord © AFP

Environ 70 personnes ont trouvé la mort dans les inondations qui touchent le Mozambique, les pires depuis une décennie, tandis que les intempéries frappent désormais le nord du pays, a indiqué l’ONU vendredi.

« Selon des chiffres qui nous ont été communiqués par le gouvernement, le nombre de morts depuis le 12 janvier est de 68 », a déclaré à l’AFP une porte-parole de l’ONU Patricia Nakell.

Sept personnes ont trouvé la mort durant la seule journée de vendredi, a-t-elle ajouté.

Un précédent bilan communiqué le 30 janvier faisait état de 55 morts.

Plus de 180. 000 personnes ont été déplacées en raison des inondations qui ont ravagé le sud du Mozambique depuis quelques jours. Ces inondations ont touché en premier lieu la province de Gaza, qui correspond à la basse vallée du fleuve Limpopo.

La montée des eaux a provoqué cet exode vers des zones plus élevées, où les agences humanitaires ont installé des camps provisoires pour abriter et nourrir les réfugiés.

Mardi, l’armée mozambicaine avait été appelée à la rescousse pour faire face aux sévères inondations qui affectent le sud du Mozambique et les autorités s’étaient montrées inquiètes pour la situation plus au nord.

Les inondations actuelles sont les plus graves survenues au Mozambique depuis celles qui avaient fait quelque 800 morts en 2000.

Jeuneafrique.com avec AFP

Afrique du Sud: des milliers de crocodiles s’échappent d’une ferme

janvier 24, 2013
 

Afrique du Sud: des milliers de crocodiles s'échappent d'une ferme Afrique du Sud: des milliers de crocodiles s’échappent d’une ferme © AFP

Des milliers de crocodiles se sont échappés d’une ferme d’élevage de l’extrême nord de l’Afrique du Sud inondée dimanche par la crue du fleuve Limpopo, a rapporté jeudi le quotidien en afrikaans Beeld.

Quelque 15. 000 crocodiles ont disparu dans la nature quand les propriétaires de la Rakwena Crocodile Farm ont ouvert les portes pour évacuer l’eau.

Les fugitifs ont fortement gonflé le nombre des crocodiles qui vivent à l’état sauvage dans la vallée du Limpopo.

Près de la moitié d’entre eux ont été récupérés depuis dans les environs –et jusqu’à un terrain de rugby situé à 120 km–, selon le journal.

Les lignes téléphoniques de la ferme ne fonctionnaient pas jeudi.

La province sud-africaine du Limpopo (nord) a été affectée ces derniers jours par de graves inondations provoquées par de fortes pluies, qui ont fait une dizaine de morts. Le sud du Mozambique, plus en aval, est également menacé par la montée des eaux.

Jeuneafrique.com avec AFP

Inondations: 8.000 sinistrés et lourds dégâts dans le sud-est du Niger

janvier 3, 2013

Photo AFP

Photo AFP

Des inondations qui frappent depuis octobre la région de Diffa, dans le sud-est du Niger, ont fait plus de 8. 000 sinistrés et occasionné plus de 15 millions d’euros de dégâts aux cultures agricoles, a annoncé jeudi l’ONU.

Les inondations causées par la montée des eaux de la Komadougou Yobé, un cours d’eau prenant sa source au Nigeria voisin, ont touché « 8. 040 personnes » et occasionné des pertes agricoles « estimées à environ 10 milliards FCFA (plus de 15 millions d’euros) », affirme le Bureau des Affaires humanitaires des Nations unies (Ocha) dans son bulletin publié à Niamey.

L’agence onusienne a chiffré à « plus de 3,925 milliards FCFA » (près de 6 millions d’euros) les besoins de financement pour venir en aide aux victimes.

Les inondations ont commencé à frapper la région de Diffa fin octobre, en raison d’une crue historique de la Komadougou Yobé. Le niveau des eaux a baissé depuis fin décembre, selon l’Ocha.

Outre les dégâts sur les habitations, les eaux ont englouti 2. 000 rizières et champs de poivrons, principales ressources agricoles de cette région très aride également proche du Tchad et riche en pétrole.

Les eaux ont mê me envahi Diffa, la capitale régionale à plus de 1. 500 km à l’est de Niamey, causant d’importants dégâts matériels selon la municipalité.

Aux dommages causés par les inondations s’ajoutent des attaques de criquets pèlerins qui ont infesté 3. 500 hectares de pâturages, ainsi que des feux de brousse qui ont déjà détruit 20. 433 hectares de pâturages dans la même région, selon les services locaux de l’Environnement, cités par l’Ocha.

Jeuneafrique.com avec AFP

Sandy sème la déslation sur la côte Est des États-Unis

octobre 30, 2012

NEW YORK (Reuters) – Sandy, une des plus fortes perturbations à avoir jamais touché les Etats-Unis, a semé la désolation sur la côte est, inondé à New York le métro et une partie de Manhattan, forcé Wall Street à fermer et mis entre parenthèses la campagne présidentielle.

L’ouragan devenu cyclone post-tropical s’est abattu sur les Etats-Unis lundi soir vers 20h00 près d’Atlantic City, dans le New Jersey, à près de 200 km au sud-ouest de Manhattan.

Depuis, il a entraîné la mort d’une trentaine de personnes dont 10 à New York, mais également dans l’Etat de New York, le Massachusetts, le Maryland, le Connecticut, le New Jersey, la Pennsylvanie et les deux Virginie, après en avoir tué une soixantaine dans les Antilles la semaine dernière.

Il a privé d’électricité plus de huit millions de foyers et d’entreprises, obligé les marchés boursiers à fermer pour au moins deux jours et interrompu la campagne présidentielle à une semaine juste du scrutin du 6 novembre.

La perturbation a causé la fermeture ou la mise au ralenti d’une demi-douzaine de centrales nucléaires et perturbé la réception des communications téléphoniques et d’internet.

Tous les Etats du littoral est, de la Caroline du Nord à la frontière canadienne, sont touchés par les pannes de courant mais aussi certains à l’intérieur comme l’Ohio et l’Indiana.

Le New Jersey est le plus affecté, avec 2,5 millions de clients (foyers et entreprises) sans courant, soit 62% du total. A New York, deux millions de clients, soit 21% du total, sont sans électricité. Dans les zones les plus touchées, rétablir l’électricité pourrait prendre plus d’une semaine.

Le centre de l’île de Manhattan a enregistré une montée des eaux historique, 4,2 m de haut, plus d’un mètre au-dessus du précédent record datant de 1960, après le passage de l’ouragan Donna.

QUATRE OU CINQ JOURS SANS MÉTRO

La Metropolitan Transit Authority (MTA), qui gère les transports en commun new-yorkais, n’a pas donné de calendrier pour le redémarrage des métros, trains et autobus qui ont été mis à l’arrêt dimanche soir, 24 heures avant l’arrivée de Sandy.

Les sept tunnels du métro qui relient Manhattan à Brooklyn et au Queens en passant sous l’East River ont pris l’eau. Dans une station de métro, l’eau est arrivée jusqu’au plafond, a raconté Joseph Lotha, le président de la MTA.

Selon le maire de New York, Michael Bloomberg, le service du métro ne reprendra pas avant quatre ou cinq jours. « Ne nous trompons pas, cet ouragan est catastrophique, peut-être le plus grave que nous ayons jamais connu », a dit Bloomberg. Les autobus devraient recommencer à circuler peu à peu mardi pour fonctionner totalement mercredi.

Les places boursières, dont le New York Stock Exchange (Nyse) et le Nasdaq, sont restées closes mardi, après avoir fermé la veille pour la première fois depuis les attentats du 11 septembre 2001.

Elles pourraient rouvrir mercredi, dernier jour du mois boursier. Selon une note interne de la première banque américaine JPMorgan obtenu par Reuters, une grande partie de ses employés seraient à même de revenir au travail.

DES BATEAUX DANS LES RUES

Sur le plan politique, le président Barack Obama, qui veut apparaître compétent dans la gestion de la crise, restera mercredi à Washington pour coordonner les secours, annulant une nouvelle journée de campagne prévue dans l’Etat clé de l’Ohio.

La mauvaise gestion du passage de Katrina en 2005 avait été dommageable politiquement pour son prédécesseur George W. Bush.

La perturbation, faiblissante mais toujours impressionnante, poursuit son chemin vers l’ouest et l’intérieur des terres, et plus d’un million d’habitants d’une dizaine d’Etats font l’objet d’un ordre d’évacuation.

Sandy laisse derrière elle la désolation – maisons sous l’eau, arbres déracinés, lignes électriques à terre.

Barack Obama a déclaré l’état de catastrophe naturelle majeure par décret fédéral pour les Etats de New York et du New Jersey. Selon certains chiffres, Sandy pourrait avoir causé pour 20 milliards de dollars de dégâts (15 milliards d’euros).

« C’est la dévastation ici, il y a des bateaux dans les rues à cinq pâtés de maisons de l’océan », raconte Peter Sandomeno, qui possède un hôtel dans la station balnéaire de Point Pleasant, dans le New Jersey. « C’est la pire tempête que j’ai vue. Et ça fait onze ans que je suis là. »

A Breezy Point, un quartier de Queens à New York, les inondations ont entravé les efforts des pompiers pour éteindre un incendie qui a détruit une cinquantaine de maisons.

Dans le nord du New Jersey, un mur d’eau de 1,5 mètre a fait gonfler les eaux de la rivière Hackensack et mis trois localités sous l’eau – Moonachie, Little Ferry et Carlstadt. Plusieurs milliers de personnes ont dû fuir.

Le gouverneur de l’Etat, Chris Christie, a qualifié les dégâts « d’inimaginables » après avoir vu des photos aériennes de certaines zones sinistrées.

L’hôpital universitaire de New York a du évacuer plus de 200 patients dont des nouveau-nés sous respirateurs lorsque le générateur de secours est tombé en panne, a rapporté CNN.

Reuters par Anna Louie Sussman et Michael Erman

Soudan: plus de 1.000 familles touchées par des inondations

août 11, 2012
Soudan: plus de 1.000 familles touchées par des inondations Soudan: plus de 1.000 familles touchées par des inondations © AFP

Plus d’un millier de familles ont été touchées par des inondations dans l’est du Soudan, une zone particulièrement pauvre où certaines communautés sont complètement isolées par la montée des eaux, a indiqué samedi le Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR).

Au Darfour, région de l’ouest du Soudan, des inondations ont par ailleurs affecté au moins 14. 000 personnes ces derniers jours, selon le HCR.

Dans l’Etat de Kassala (est), près de 500 familles ont perdu leur maison dans différentes zones, et plus de 500 autres auraient fui la montée des eaux en trouvant refuge dans un camp de réfugiés destiné aux Erythréens, dans le district de Khashm el Girba, a indiqué Felix Ross, du HCR.

« Des familles sont dépourvues de tout abri depuis plusieurs jours », a-t-il indiqué à l’AFP.

La crue a empêché le HCR de se rendre dans deux autres villages, Arab 1 et Arab 2, de ce même district de l’Etat de Kassala, où un plus petit nombre de familles auraient été touchées.

Les premières montées des eaux ont été constatées il y a plus d’une semaine.

Les agences des Nations unies ont fourni des tentes, moustiquaires, bâches en plastique, couvertures et ustensiles de cuisine, a-t-il ajouté.

« C’est un véritable désastre », a déclaré le chef du district de Khashm El Girba, Yahya Mohammed Ahmed.

« Nous prévoyons de nouvelles pluies et encore plus d’eau dans les jours à venir, ce qui va aggraver la situation », a-t-il ajouté.

En mai, le gouvernement a ordonné à sept organisations humanitaires internationales de cesser leurs opérations dans l’est du Soudan, accusant certaines projets d’être mal gérés et trop coûteux.

Un accord de paix signé en 2006 a mis fin à une rébellion de faible intensité lancée une décennie plus tôt dans l’est du pays, mais des tensions y subsistent.

Chaque année, des dizaines de personnes périssent lors de la saison des pluies au Soudan, où certains habitants vivent dans des maisons en brique de terre.

Jeuneafrique.com avec AFP