Posts Tagged ‘Montréal’

Canada/Incendie à Saint-Pie: un homme blessé et de nombreuses évacuations

avril 1, 2018

Un violent incendie a ravagé deux triplex tôt dimanche matin à Saint-Pie, près... (Photo d'archives)

 

Un violent incendie a ravagé deux triplex tôt dimanche matin à Saint-Pie, près de Saint-Hyacinthe, en Montérégie.

 

Le feu, qui a éclaté vers 4h, a nécessité l’évacuation des deux immeubles et de plusieurs autres résidences avoisinantes.

Un homme a été blessé. Il a subi des brulures sérieuses, mais on ne craint pas pour sa vie.

La cause du sinistre est indéterminée. Les enquêteurs de la Sûreté du Québec tenteront de déterminer s’il s’agit d’un incendie accidentel ou criminel.

Selon des témoins, une détonation aurait été entendue avant le début de l’incendie.

En raison des vents forts, les flammes menaçaient de se propager aux autres résidences situées à proximité, mais les pompiers ont réussi à maitriser la situation.

Lapresse.ca avec Agence France-Presse

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Canada/Montréal: la disparition du petit Ariel est « très, très inquiétante »

mars 13, 2018

Ariel Jeffrey Kouakou hasn't been seen since he left his Quebec home around noon Monday to meet a friend.

Ariel Jeffrey Kouakou hasn’t been seen since he left his Quebec home around noon Monday to meet a friend. (Montréal)

 

La disparition du petit Ariel Jeffrey Kouakou est très inquiétante, selon les policiers de Montréal. Ils demandent l’aide de la population pour le retrouver.

Les parents de l’enfant de 10 ans sont sans nouvelles de lui depuis bientôt 24 heures.

Il n’a pas de problème de comportement et n’a pas non plus le profil d’un enfant qui disparaît sans prévenir.

«Pour le moment, on s’explique mal le fait qu’il ne soit pas revenu à la maison hier en début de soirée. Aucun conflit, selon les premières informations que nous avons obtenues au sein de la famille, aucune fugue par le passé… C’est un jeune garçon sans histoire, sans aucun problème de santé diagnostiqué, alors, malheureusement, c’est une disparition qui est très, très inquiétante, pour les parents, bien sûr, et pour le service de police, au moment où on se parle», a indiqué Raphaël Bergeron, porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

Profitant d’une journée pédagogique, Ariel Jeffrey Kouakou a quitté lundi midi le domicile familial du quartier Ahuntsic-Cartierville, à Montréal, pour se rendre chez un ami.

On ignore pour l’instant si Ariel Jeffrey Kouakou s’est même rendu à sa destination, puisque ni l’ami en question ni les parents de ce dernier, qui étaient au travail, n’étaient sur place, une information confirmée par la police.

Le SPVM a déployé des effectifs supplémentaires pour ratisser le secteur toute la nuit à la recherche de l’enfant.

Au moment de sa disparition, Ariel Jeffrey Kouakou portait un manteau noir avec un capuchon, des pantalons gris et des chaussures jaunes.

Le petit Ariel parle français. Il mesure 1,40 m (4 pi 7 po) et pèse 40 kg (88 lb). Il a les yeux et les cheveux noirs.

Toute personne ayant des informations à transmettre au sujet de cette disparition doit communiquer sans délai avec le 911 ou avec Info-Crime Montréal, au 514 393-1133.

Lejournaldemontreal.com avec CBC News

Canada: faillite de l’organisateur de la Formule E de Montréal

février 5, 2018

Montréal – La société organisatrice du ePrix de Formule E a été mise en faillite, à cause du fiasco financier de la course et malgré des menaces de poursuites de la Fédération internationale de l’automobile (FIA), a annoncé lundi la maire de Montréal.

La société à but non lucratif Montréal C’est Électrique (MCE) avait été créée par la précédente équipe municipale afin d’organiser à l’été 2017, ainsi qu’en 2018 et en 2019, une manche du calendrier international de la compétition FIA de Formule E.

Or, la première édition a généré une dette de 13,55 millions de dollars canadiens (8,73 millions d’euros), dont 6,3 millions de dollars canadiens dus à la FIA.

La Fédération a d’ailleurs adressé une mise en demeure aux organisateurs montréalais à ce sujet, a indiqué à la presse Simon Pillarella, directeur général démissionnaire de MCE.

« Les ententes contractuelles étaient entre Montréal C’est Électrique et la Formule E, donc on va laisser le syndic de faillite et les avocats cheminer là-dedans. Pour l’instant, il n’est pas question pour Montréal d’endosser quelque dépense que ce soit », a déclaré Mme Plante à des journalistes.

Le déficit s’explique par le fait que sur les 45.000 spectateurs venus en 2017, seuls 15.0000 avaient payé leur billet. Et, selon M. Pillarella, seul un quart des 11,55 millions de dollars de subventions promises a été versé.

Peu après son élection en novembre, Valérie Plante a décidé d’annuler la prochaine course en raison du « fiasco financier » de la première édition.

« Cette situation est uniquement due à l’improvisation de l’ancienne administration et au montage financier irréaliste, déconnecté, voire douteux » des promoteurs, avait-elle alors expliqué.

Selon le contrat encore en vigueur et les précédentes déclarations de Mme Plante, Montréal devrait accueillir une nouvelle compétition de Formule E en 2019.

Romandie.com avec(©AFP / 05 février 2018 23h45

Canada/Québec: un sadique sexuel a commis des crimes d’une « violence inimaginable »

février 1, 2018

  ... (Photo: Archives La Presse)

 

Photo: Archives La Presse

«Épouvantable, à glacer le sang, horrible.» Le juge Thierry Nadon n’avait pas d’adjectifs assez forts jeudi pour qualifier une des trois agressions commises la même nuit par le violeur récidiviste François Dulude. Ce «sadique sexuel» au risque de récidive «absolu» a été déclaré délinquant dangereux et passera les 14 prochaines années derrière les barreaux.

L’homme de 28 ans s’en est pris à trois femmes dans les rues du Plateau-Mont-Royal pendant la nuit du 3 au 4 novembre 2016. Ses deux premières victimes ont réussi à s’échapper de son emprise, mais la troisième a subi un calvaire d’une «brutalité sans nom». Chaque fois, il a utilisé le même modus operandi : suivre des femmes seules, puis les frapper au visage afin de les agresser sexuellement. En 2013, il avait reçu une peine de trois ans de détention pour une agression similaire.

Cette nuit-là, sa première victime a seulement 15 ans. À la sortie de la station de métro Mont-Royal, il lui assène cinq coups violents au visage, mais l’adolescente le repousse et prend la fuite. Quelques heures plus tard, François Dulude suit une femme dans l’avenue Mont-Royal, puis l’agrippe par derrière en lui insérant une corde dans la bouche. Projetée au sol, la femme de 21 ans est traînée par son agresseur, mais réussit à crier à l’aide.

Vers 3h50, François Dulude attaque sa troisième victime de la soirée dans la rue D’Iberville. «Je vais te tuer et te violer. Tu vas mourir ce soir», lui répète-t-il, en disant avoir le sida. Il frappe la jeune femme au visage à répétition et l’agresse sexuellement pendant plus d’une heure. L’agression, dont nous taisons les détails sordides, est d’une «violence terrifiante, dégradante et absolue», selon le juge Nadon. Seule l’arrivée salvatrice d’un employé au petit matin délivre la victime de ce supplice effroyable.

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François Dulude

 

Les spécialistes sont unanimes : le risque de récidive de François Dulude est au minimum «très élevé». Selon un expert, le risque est «tellement élevé» qu’il atteint 100% sur une période de 10 ans. «Seul un ou deux agresseurs sexuels obtiendront un score plus élevé», indique-t-il.

Malgré ces crimes d’une «violence inimaginable», l’homme de 28 ans n’a pas été condamné à une peine à durée indéterminée, comme le demandait la Couronne. Il s’agit de la sanction la plus sévère qui peut être imposée à un délinquant dangereux, une étiquette déjà exceptionnelle. La défense demandait de le déclarer seulement délinquant à contrôler.

Selon le juge Nadon, une «très longue peine» suivie d’un contrôle serré de 10 ans, la durée maximale, est en mesure «d’abaisser le risque à « acceptable » en raison de son comportement carcéral, son amorce de remords et de reconnaissance, sa volonté de suivre les thérapies et son bon comportement alors qu’il est encadré très sévèrement».

François Dulude a été condamné à 16 ans de pénitencier, dont un an pour ne pas avoir respecté des ordonnances du tribunal. Mais en tenant compte du temps passé en détention préventive, il lui reste environ 14 ans et 2 mois à purger.

Lapresse.ca par Louis-Samuel Perron

Canada/Québec: le père de Gregory Charles, happé par une déneigeuse, est décédé

février 1, 2018

Le père de Gregory Charles a été happé... (Patrick Sanfaçon, La Presse)

Le père de Gregory Charles a été happé par un véhicule de déneigement hier.

Le père de Gregory Charles est décédé jeudi matin, a annoncé l’animateur et musicien sur sa page Facebook.

 

Lennox Charles a succombé à ses blessures après avoir été happé par un véhicule de déneigement, mardi, dans l’ouest de Montréal.

L’accident s’est produit vers 17h30 à l’angle des chemins de la Côte-des-Neiges et Belvédère.

Dans un touchant hommage accompagné d’une photo de ses parents, Gregory Charles affirme que son père était un homme rare, « résolu, fort, tendre et sans méchanceté ».

grego

Photo d’archives

« Un peu avant 8h ce matin, mon papa, Lennox, a succombé à ses blessures et a paisiblement rendu l’âme. Nous étions là, à ses côtés. Je ne trouve pas les mots pour expliquer ce que j’ai ressenti de paix, de lumière, d’amour à l’instant où il est parti. C’était comme si, dans cette terrible épreuve, mon père obtenait quand même ce qu’il espérait depuis un moment… retrouver l’amour de sa vie », a-t-il écrit.

La mère de Gregory Charles est décédée il y a un an.

« Aucune femme n’a eu meilleur mari. Aucun fils ne pourrait être plus fier. Adieu, papa. Je vais t’aimer, toi aussi, jusqu’à la fin du monde », conclut-il.

Selon le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), le septuagénaire, qui marchait sur le chemin de la Côte-des-Neiges, aurait tenté de traverser lorsqu’il a été heurté par un tracteur de déneigement qui circulait sur le chemin Belvédère vers l’ouest.

Le conducteur du tracteur de déneigement, âgé de 69 ans, n’a pas été blessé.

Mercredi, Gregory Charles avait confirmé que son père était la victime de l’accident, qui avait été rapporté dans les médias. Il avait précisé que l’accident était survenu alors que son père revenait de l’église où il allait tous les jours depuis le départ de sa mère.

De nombreuses personnes ont depuis laissé des messages de soutien sur la page Facebook de l’animateur.

La Presse Canadienne par Patrick Sanfaçon, La Presse

Canada/Québec: la présidente du CA de l’UQAM, Lise Bissonnette, démissionne

janvier 31, 2018

 Elle dénonce le « fatalisme » qui nuit au développement du réseau de l’Université du Québec

Lise Bissonnette
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Lise Bissonnette

Usée par le « fatalisme » de la classe politique, la présidente du conseil de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), Lise Bissonnette, tire sa révérence. Elle a donné sa démission, mardi soir, en dénonçant « l’iniquité flagrante » favorisant les universités à charte aux dépens de celles du réseau de l’Université du Québec.

« Je n’entrevois pas aujourd’hui de terme heureux à nos combats, mais ils doivent se poursuivre. Ce qui menace l’UQAM et les établissements analogues, ce n’est pas la fatalité, elle n’existe jamais. C’est le fatalisme dont la tentation rôde en nos propres espaces », indique Mme Bissonnette dans sa lettre de démission transmise au Devoir et au premier ministre du Québec, Philippe Couillard. Elle a annoncé sa démission aux membres du conseil d’administration réunis en assemblée mardi soir.

Après cinq années aux commandes du C. A. de l’UQAM, Lise Bissonnette avait le coeur lourd en envisageant le cinquantième anniversaire de fondation de l’établissement — qui sera célébré en septembre 2019. « J’aurais abordé les célébrations avec des sentiments mêlés, barbouillés », indique-t-elle.

Le réseau de l’UQ a été créé en 1968 pour rendre l’enseignement supérieur accessible aux francophones de la classe moyenne — qui étaient nettement sous-scolarisés. Les dix universités de l’UQ sont établies dans toutes les régions du Québec. L’UQAM, elle, est née en 1969.

Lise Bissonnette a étoffé les arguments avancés dans une entrevue récente au Devoir : les établissements du réseau de l’UQ sont considérés comme des universités de seconde zone. Ils font un travail « extraordinaire » malgré un « mépris » généralisé de la classe politique et économique, selon elle.

« C’est un réseau qui est mal aimé et qui est négligé », affirme Mme Bissonnette en entrevue. Les disparités dans la rémunération des recteurs — les dix dirigeants les moins bien payés sont ceux du réseau de l’UQ — ne sont que la pointe de l’iceberg, selon elle.

Infrastructures à deux vitesses

Un indice évident de la politique de « deux poids, deux mesures » envers l’UQ se trouve dans le Plan québécois des infrastructures de 2017-2027, explique-t-elle. Les huit universités dites « privées » (même si elles sont largement financées à même les fonds publics) recevront plus de 3 milliards de dollars pour leurs projets d’infrastructures. Les dix établissements de l’UQ, eux, recevront ensemble 850 millions durant la même période.

Même politique « injuste », selon elle, dans la distribution du Fonds d’investissement stratégique canadien (FIS), qui a généré 730 millions pour les établissements postsecondaires québécois : à Montréal, en excluant les collèges, la somme disponible a atteint plus de 380 millions pour les universités, souligne Lise Bissonnette. L’UQAM a obtenu 10,5 millions, l’Université de Montréal a obtenu 250 millions, McGill, 75 millions, et Concordia, 37 millions.

Autre signe du parti pris du gouvernement envers les universités à charte, selon Mme Bissonnette : le feu vert donné à la création d’un campus de HEC Montréal (affilié à l’Université de Montréal) au centre-ville, à deux pas de l’École des sciences de la gestion (ESG) de l’UQAM. Québec a accordé des fonds de 94 millions pour le projet, en pleine période de restriction budgétaire, même s’il est évident que HEC vient concurrencer l’ESG sur son terrain, souligne Lise Bissonnette.

La clientèle cible de ces écoles de gestion, ce sont les gens d’affaires ou du milieu de la finance qui travaillent au centre-ville. Or, le campus actuel de HEC Montréal a pignon sur rue de l’autre côté du mont Royal, chemin de la Côte-Sainte-Catherine. D’où la décision d’aménager un nouveau bâtiment de HEC au centre-ville, souligne Lise Bissonnette.

La ministre aux aguets

La ministre de l’Enseignement supérieur, Hélène David, dit être en désaccord total avec la présidente du C. A. de l’UQAM. Au moment d’écrire ces lignes, Mme David n’était pas au courant de la démission imminente de Lise Bissonnette, mais elle rejetait les accusations de mépris envers le réseau de l’UQ.

« Mme Bissonnette a toutes sortes d’opinions, mais je ne peux pas être d’accord avec elle. S’il y en a une qui défend le réseau de l’UQ et l’UQAM, c’est moi. Je n’arrête pas de plaider pour le réseau de l’UQ », dit la ministre David.

C’est un réseau qui est mal aimé et qui est négligé

Lise Bissonnette

Plus de 86 % de l’enveloppe du Plan québécois des infrastructures consiste en du maintien d’actifs répartis sur une base mathématique par des fonctionnaires, explique-t-elle. La taille des bâtiments, le degré de vétusté des immeubles et le nombre d’étudiants guident notamment les décisions d’investissement.

Des critères similaires servent à arbitrer les projets retenus en vertu du FIS fédéral — le gouvernement québécois a transmis une liste de 276 projets à Ottawa, qui en a retenu 101, selon la ministre David.

Mission : refaire le monde

« Les collèges et les universités n’ont pas eu autant qu’ils l’auraient voulu pour toutes sortes de raisons, dit-elle. Il y a eu des déceptions partout. »

Il y a eu des gestionnaires d’université heureux, aussi. Le campus des sciences de l’Université de Montréal a été annoncé en grande pompe par les premiers ministres Trudeau et Couillard, en décembre 2016. « Le projet était très, très avancé quand je suis arrivée », souligne Hélène David.
Les analyses se poursuivent pour deux projets phares de l’UQAM, indique la ministre : celui du pavillon Sanguinet, qui hébergerait des services de l’ESG, ainsi que le nouveau pavillon des arts.

L’UQAM mérite à son tour d’obtenir sa part du gâteau pour les infrastructures, fait valoir Lise Bissonnette. « […] ce qui m’enchante le plus, c’est la force intellectuelle de notre université, son aptitude sans cesse renouvelée à vouloir refaire le monde en s’imposant d’abord de le repenser », écrit-elle.

Étudiante en éducation, Mme Bissonnette a vu naître cette institution dans le climat de frénésie sociale de mai 68. « Ce côté un peu frondeur est resté dans l’ADN de l’UQAM. Moi, je trouve ça très bien. »

Ledevoir.com par Marco Fortier

Canada: des synagogues cibles de messages antisémites

décembre 19, 2017

Montréal – Des synagogues de plusieurs villes canadiennes, dont Montréal et Toronto, ont reçu des lettres de menaces à caractère antisémite au moment de la fête juive d’Hanoucca, a-t-on appris mardi de sources concordantes.

Le Premier ministre Justin Trudeau a apporté mardi sur Twitter son « soutien à la communauté juive du Canada » en assurant que « ces gestes haineux et antisémites » ne seront pas tolérés.

A Montréal, « deux synagogues ont porté plainte pour des menaces » proférées dans des lettres, a indiqué Benoit Boisselle, porte-parole de la police de l’agglomération québécoise.

Une enquête a été ouverte pour « crime haineux », a-t-il ajouté.

Outre Montréal, sept autres synagogues ont également reçu les mêmes messages antisémites, quatre à Toronto, ainsi que les édifices de Kingston et Hamilton, également en Ontario (centre) et d’Edmonton (Alberta, ouest), a indiqué la branche canadienne de l’organisation juive B’nai Brith.

Le message « +la communauté juive doit périr+ était accompagné d’une étoile de David ensanglantée avec une croix gammée en son centre », selon la même source.

« Il est impératif aujourd’hui plus que jamais de condamner ce symbole de racisme et de haine », a estimé Michael Mostryn, président de B’nai Brith Canada en déplorant que depuis quelques mois des messages antisémites fleurissent sur les murs « des écoles, des universités ou des bâtiments publics ».

Pendant ces fêtes d’Hanoucca et de Noël, « temps sacré pour les juifs et les chrétiens », le rabbin Alan Bright a souligné la nécessité pour toutes les communautés de lutter « pour préserver la vérité et la liberté ».

Des mosquées ont récemment été profanées au Canada et des groupuscules d’extrême droite au Québec ont multiplié des défilés contre les flux migratoires.

Romandie.com avec(©AFP / 20 décembre 2017 02h21)                                            

Climat: le monde avance sur l’accord de Paris, les Américains reviennent dans le jeu

septembre 16, 2017

Réunion de ministres de l’Environnement d’une trentaine de pays, le 16 septembre 2017, à Montréal / © AFP / Alice CHICHE

Les ministres de l’Environnement d’une trentaine de pays ont débroussaillé samedi à Montréal les règles permettant d’atteindre les objectifs de réduction des émissions convenus dans l’accord de Paris, et ont acté le retour progressif dans le jeu des Etats-Unis.

La conférence ministérielle s’est déroulée 30 ans jour pour jour après la signature du Protocole de Montréal pour la protection de la couche d’ozone, « un accord international historique », selon la ministre canadienne du Changement climatique Catherine McKenna.

Afin de respecter un calendrier ébranlé par l’annonce en juin par le président Donald Trump de se retirer de l’accord de Paris sur le climat (COP21), l’Union européenne, la Chine et le Canada ont pris les rênes et affiché leur volonté d’aller de l’avant.

Les Américains, qui avaient envoyé à Montréal un délégué, ont assoupli leur position. Selon Miguel Arias Cañete, commissaire européen à l’Action pour le climat, les Etats-Unis « ont indiqué qu’ils ne renégocieraient pas l’accord de Paris mais qu’ils allaient passer en revue les termes sur lesquels ils sont engagés par cet accord ».

« Tous les acteurs autour de la table, y compris les Etats-Unis, actent que l’accord de Paris est irréversible », a indiqué de son côté Nicolas Hulot, ministre français de la Transition écologique.

Pour autant, la mise en place des dispositions de l’accord de Paris de réduction des émissions doit être amplifiée tout en gardant l’objectif de limiter, dans l’idéal, la hausse de la température moyenne de la planète à +1,5 degré Celsius en 2050 par rapport à son niveau de l’ère pré-industrielle.

Pour cela, « l’Union européenne est résolue à mettre en oeuvre l’accord de Paris mais nous sommes aussi décidés à élever nos ambitions dans le temps », a assuré M. Arias Cañete.

« L’accord doit être dynamique et on ne doit pas s’en tenir là, les phénomènes (météorologiques) vont plus vite que nos propres engagements », a averti M. Hulot.

– ‘Personne n’est à l’abri’ –

« Quelle que soit la puissance des Etats, personne n’est à l’abri des changements climatiques », a-t-il ajouté en référence aux Etats-Unis touchés par les inondations à Houston ou les ravages de l’ouragan Irma en Floride.

« Les phénomènes météorologiques extrêmes sont plus fréquents, plus puissants et plus destructeurs » avec les changements climatiques, a rappelé Catherine McKenna. Et la ministre canadienne de prendre l’exemple « des enfants à Barbuda qui n’ont même plus d’école » après le passage de l’ouragan Irma qui a dévasté l’île des Caraïbes il y a une semaine.

Le temps presse et, selon M. Arias Cañete, les partenaires doivent « réduire leurs différences et avoir une bonne compréhension de la meilleure façon de mettre en oeuvre ce très ambitieux accord » conclu en décembre 2015 à Paris.

Pour cela, « nous avons besoin d’un recueil de règles pour nous permettre de suivre, de vérifier et de comparer » le niveau des émissions par pays.

Le calendrier, a souligné M. Arias Cañete, est d’avoir ce « recueil de règles (…) avant la COP24 de Katowice (Pologne) fin 2018 ».

Samedi à Montréal, la conférence a permis aussi « de croiser nos expériences sur ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas », a expliqué Nicolas Hulot.

Autre gros émetteur de CO2, la Chine a fait part de son intention d’interdire la vente d’automobiles propulsées par des moteurs à carburants fossiles, un objectif ambitieux pour le premier marché automobile au monde.

Xie Zhenhua, négociateur chinois pour le climat, a jugé nécessaire de prendre rapidement des mesures pour « nous assurer que nous pouvons réaliser les objectifs » fixés par l’accord de Paris.

Reste à savoir, « comment nous devrions allier les actions sur le climat avec la croissance économique, la protection des populations et la création d’emplois », a-t-il dit.

« Si nous pouvons combiner tous ces sujets, nous ferons de l’accord de Paris un grand succès », a-t-il assuré.

Romandie.com avec(©AFP / 16 septembre 2017 21h20)                

Climat: réunion sur l’avenir de l’accord de Paris à Montréal…sans les Américains

septembre 16, 2017

Réunion de ministres de l’Environnement d’une trentaine de pays, le 16 septembre 2017, à Montréal / © AFP / Alice CHICHE

Les ministres de l’Environnement d’une trentaine de pays se réunissaient samedi à Montréal pour fixer des règles afin d’atteindre les objectifs de réduction des émissions convenus dans l’accord de Paris, une réunion sans les Etats-Unis de Donald Trump, sortis de l’accord.

A l’initiative du Canada, de l’Union européenne et de la Chine, cette conférence se tient 30 ans jour pour jour après la signature du Protocole de Montréal pour la protection de la couche d’ozone, « un accord international historique », selon la ministre canadienne du Changement climatique Catherine McKenna.

Le Protocole de Montréal est l’exemple de ce « que le monde doit continuer à faire pour affronter la menace des changements climatiques », a-t-elle dit.

« Nous sommes ici ensemble et nous devons agir ensemble », a déclaré Mme McKenna en guise de bienvenue aux ministres ou représentants de plus de 30 pays en leur rappelant les récents épisodes météorologiques (typhon, inondations, ouragans…).

« Les phénomènes météorologiques extrêmes sont plus fréquents, plus puissants et plus destructeurs » avec les changements climatiques. Et la ministre canadienne de prendre l’exemple « des enfants à Barbuda qui n’ont même plus d’école » après le passage de l’ouragan Irma qui a dévasté l’île des Caraïbes il y a une semaine.

Afin de respecter un calendrier ébranlé par le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris sur le climat (COP21) –décidé en juin par le président Donald Trump–, l’Union européenne, la Chine et le Canada ont pris les rênes et affiché leur volonté d’aller de l’avant.

« Ce n’est pas une discussion bureaucratique, c’est une discussion politique avec des gens qui ont en tête l’objectif de l’accord (de Paris) avec d’importantes étapes face à eux pour arriver à une transition vers des énergies propres pour arrêter le réchauffement », a souligné avant la réunion Miguel Arias Cañete, commissaire européen à l’Action pour le climat.

– ‘Recueil de règles’ –

Le temps presse, a-t-il assuré, et les partenaires doivent « réduire leurs différences et avoir une bonne compréhension de la meilleure façon de mettre en oeuvre ce très ambitieux accord » conclu en décembre 2015.

Pour cela, « nous avons besoin d’un recueil de règles pour nous permettre de suivre, de vérifier et de comparer » le niveau des émissions par pays, a-t-il confié à l’AFP.

Cela permettra, selon lui, de mesurer le chemin qu’il reste à accomplir pour atteindre l’objectif de la COP21 de limiter dans l’idéal la hausse de la température moyenne de la planète à +1,5 degré Celsius en 2050 par rapport à son niveau de l’ère pré-industrielle.

Le calendrier, a souligné M. Arias Cañete, est d’avoir ce « recueil de règles (…) avant la COP24 de Katowice (Pologne) fin 2018 ». D’ici là, la prochaine Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP23) se déroulera à Bonn sous la présidence des Fidji en novembre.

L’Union européenne doit sous peu faire des propositions à ses Etats membre pour réduire ses émissions de carbone dans le secteur des transports, avait indiqué plus tôt cette semaine son président Jean-Claude Juncker.

Autre gros émetteur de CO2, la Chine a fait part de son intention d’interdire la vente d’automobiles propulsées par des moteurs à carburants fossiles, un objectif ambitieux pour le premier marché automobile au monde.

Le Royaume-Uni a également dit vouloir aller dans ce sens, comme la France dont le ministre de la transition écologique Nicolas Hulot a affiché sa volonté d’interdire dès 2040 la vente de voitures diesel et essence.

L’objectif de protéger la couche d’ozone avec l’élimination progressive des hydrofluorocarbones (HFC), gaz extrêmement nocifs pour le climat utilisé dans les réfrigérateurs et climatiseurs, « a été plutôt réussi », a estimé Xie Zhenhua, négociateur chinois pour le climat.

Sur cet élan, « nous devons prendre des mesures » dès maintenant pour « nous assurer que nous pouvons réaliser les objectifs » fixés par l’accord de Paris, a-t-il ajouté.

Reste à savoir, « comment nous devrions allier les actions sur le climat avec la croissance économique, la protection des populations et la création d’emplois ».

« Si nous pouvons combiner tous ces sujets, nous ferons de l’accord de Paris un grand succès », a-t-il assuré.

Romandie.com avec(©AFP / 16 septembre 2017 18h25)                

Canada/Obama à Montréal: jusqu’à 1800 $ pour des billets en revente

juin 1, 2017

Obama

Les prix des billets pour la présence inédite au pays de l’ex-président des États-Unis ont explosé sur internet, ces deux dernières semaines. Des billets vendus 57 $ par l’organisateur étaient affichés hier entre 583 et 715 $ sur le site Billets.ca.

Barack Obama s’amène à Montréal avec l’aura d’une véritable vedette. Les 6000 billets pour sa très attendue conférence à la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMC) mardi prochain se sont envolés en un clin d’oeil.

Les revendeurs font des affaires d’or. À près de 1800 $, les prix affichés hier pour l’allocution du 44e président américain surpassaient ceux du populaire groupe Coldplay ou même de la finale de la coupe Stanley. Or, la loi encadre sévèrement cette pratique, soutient un expert.

PRÈS DE 10 FOIS LE PRIX

Prix de vente initial : de 57 à 373 $

Prix sur les sites de revente hier :

  • Billets.ca : de 550 à 1759 $
  • 514-Billets : de 799 à 1599 $
  • StubHub : de 215 à 1095 $ US (de 290 à 1478 $)
  • Kijiji : de 250 à 850 $

Les prix explosent

Une paire de billets à plus de 3000 $ pour assister à la conférence du charismatique Barack Obama dans le milieu de la salle du palais des Congrès? Certains revendeurs croient visiblement être en mesure d’obtenir un tel magot pour des billets pourtant achetés 373 $.

Les prix des billets pour la présence inédite au pays de l’ex-président des États-Unis ont explosé sur internet, ces deux dernières semaines. Des billets vendus 57 $ par l’organisateur étaient affichés hier entre 583 et 715 $ sur le site Billets.ca. Une marge de profit jugée «injustifiable» par Michel Leblanc, président et chef de la direction de la Chambre et organisateur de l’évènement. «Ce qui nous préoccupe, ce n’est pas tellement qu’il y ait de la revente, c’est plutôt ennuyeux. Mais il y a eu une certaine frustration que des gens puissent payer ces prix-là», déplore-t-il.

«Assurément, on produit un évènement qui [suscite] un grand intérêt et une grande curiosité, et ça crée de la valeur. Je vois bien qu’il y a une demande, mais je ne sais pas si les billets se vendent bien à ces prix-là. Les prix affichés semblent indiquer qu’il y a une perception de valeur sur l’évènement, ça, c’est clair», affirme M. Leblanc.

Une minorité de billets

Quelque 130 à 160 billets sur 6000 sont actuellement en revente, nuance toutefois Michel Leblanc. «Ce sont des lots de trois billets, deux billets. Ça ne donne donc pas l’impression que ce sont des revendeurs qui ont acheté de très grandes séries», dit-il.

Ainsi, la grande majorité des gens qui ont acheté leurs billets dès la mise en vente sont «très heureux de les utiliser», assure-t-il. Le président de la Chambre est particulièrement préoccupé par le risque que des acheteurs soient floués par des revendeurs qui vendraient plusieurs fois le même billet électronique. «Il faut avertir le public de se méfier de ces sites-là et de la possibilité d’acheter des billets électroniques de revendeurs», soutient-il.

PRIX DE BILLETS EN REVENTE D’ÉVÈNEMENTS À VENIR

  • Jerry Seinfeld à Montréal :  de 196 à 368 $ (514-Billets)
  • Coldplay à Montréal : de 388 à 523 $ (Billets.ca)
  • 5e match de la finale de la Coupe Stanley à Pittsburgh : de 475 à 600 $ US (StubHub)
  • 1er match de la finale de la NBA à Cleveland : de 338 à 9750 $ US (StubHub)
  • Finale masculine de tennis de Roland-Garros : de 527 à 5938 $ US (StubHub)

PRIX DE BILLETS EN REVENTE D’ÉVÈNEMENTS PASSÉS

  • Finale de baseball 2016 à Chicago :  de 5000 à 40 000 $ US
  • Dernière représentation de la comédie musicale Hamilton à Broadway en 2016 :  de 1747 à 6600 $ US
  • Billet pour un match Canadien-Nordiques à Québec en 1993 vendu par un « scalper » : de 150 à 200 $

Pas d’engouement «considérable» sur Kijiji

Malgré tout, le site d’achats en ligne Kijiji n’a pas constaté d’engouement «considérable» pour la revente de billets de la conférence du président Obama, indique Christian Jasserand, directeur du service à la clientèle et de la sécurité chez Kijiji Canada.

«Il y a juste 59 annonces pour les billets à la revente sur le site», dit-il. Selon lui, les billets se font rares, non pas en raison du manque d’intérêt, mais parce que les prix sont «extrêmement élevés».

«Les prix sont à un tel niveau qu’il n’y a pas un engouement considérable. On ne voit pas de trafic considérable représentant un intérêt à l’achat pour ces billets mis à la vente sur Kijiji à l’heure actuelle», soutient M. Jasserand.

Est-ce légal?

La revente de billets de spectacles sur internet est-elle légale? Oui, mais seulement dans certaines circonstances sévèrement encadrées par la Loi sur la protection du consommateur. Dans la foulée du cri du coeur de Louis-José Houde à l’ADISQ, Québec a serré la vis en 2011 à ce lucratif commerce.

Ainsi, aucun commerçant ne peut exiger d’un consommateur un prix supérieur à celui annoncé par le vendeur autorisé, à moins qu’il n’obtienne notamment le consentement du producteur du spectacle et qu’il n’en informe clairement le consommateur, stipule l’article 236.1.

Aucun commerçant n’a obtenu une telle autorisation pour la performance de Barack Obama, assure Michel Leblanc, président de la Chambre. La Loi s’applique même pour les revendeurs de billets situés à l’extérieur du Québec, selon une décision des tribunaux.

Passibles de poursuites pénales

Ces sites ont-ils le droit de revendre un billet pour Barack Obama 1800 $? «Les revendeurs, comme Billets.ca et autres revendeurs connus et spécialisés, sont soumis à l’article 236.1. S’ils dérogent à ça, ils sont passibles de poursuite pénale de la part du DPCP [Directeur des poursuites criminelles et pénales]. […] Billets.ca et les autres sont plus qu’un intermédiaire, ce sont des vendeurs de billets. C’est plus qu’une plateforme, en mon sens», explique Pierre-Claude Lafond, professeur titulaire à la faculté de droit de l’Université de Montréal et spécialiste en droit de la consommation.

Une «question d’interprétation»

Ces sites pourraient toutefois prétendre que la conférence de Barack Obama n’est pas un «spectacle» ou un «divertissement» au sens de la loi, précise Pierre-Claude Lafond. «Ça devient une question d’interprétation», soutient-il.

D’autre part, le site Kijiji respecte la loi, selon lui, puisqu’il sert uniquement de plateforme pour permettre aux acheteurs et aux vendeurs d’effectuer eux-mêmes la transaction. «De notre point de vue, la revente de billets est légale», indique Christian Jasserand de Kijiji.

Le propriétaire de 514-Billets, Frank Leith, n’a pas rappelé La Presse hier.

 

Lapresse.ca par Louis-Samuel Perron avec la collaboration de Laura-Julie Perreault