Posts Tagged ‘Montréal’

Canada-Québec: Plusieurs inondations dans le Grand Montréal après de très fortes pluies

septembre 13, 2022
Une femme sous la pluie.

Les fortes précipitations qui ont déferlé sur la grande région de Montréal ont entraîné plusieurs inondations et fermetures de routes. Photo : Radio-Canada/Daniel Thomas

De fortes précipitations s’abattent sur le Québec, ce qui rend notamment la conduite automobile difficile. Les pluies ont aussi entraîné d’importantes inondations dans le Grand Montréal, en plus de provoquer des infiltrations dans le métro.

C’est le cas de l’autoroute 19, à Montréal, qui a été fermée en début de soirée en direction nord à partir du boulevard Henri-Bourassa.

Le service de la ligne orange de la Société de transport de Montréal (STM) a également été brièvement interrompu. Il a progressivement repris vers 18 h 45, mais en raison d’une infiltration d’eau, aucun train ne s’arrête pour l’instant à la station Square-Victoria–OACI.

Toujours à Montréal, plusieurs intersections et sections de routes ont été fermées en raison des fortes pluies, notamment dans Rosemont, sur le Plateau-Mont-Royal, ainsi que dans Mercier–Hochelaga-Maisonneuve.

À Longueuil, le bureau de la mairesse Catherine Fournier a fait savoir que des inondations avaient été rapportées dans le secteur de la rue Saint-Charles Ouest, ainsi que dans le quartier Laflèche.

L’ensemble des directions de la Ville de Longueuil sont actuellement mobilisées et au travail pour résorber la situation rapidement et ainsi atténuer les dégâts, lit-on dans un tweet publié sur le compte de Mme Fournier.

Le Collège Notre-Dame-de-Lourdes, une école secondaire située chemin Tiffin, à Longueuil, est quant à lui forcé de fermer ses portes pour toute la journée de mercredi. Les fortes pluies [de mardi] après-midi ont provoqué un débordement des canalisations du système d’égouts de la ville, causant ainsi une importante inondation dans l’école, fait-on savoir dans un courriel transmis aux élèves et aux parents.

Le Collège Durocher de Saint-Lambert a également annoncé la suspension des cours, mercredi, en raison des inondations.

Jusqu’à 75 millimètres de pluie

Environnement Canada a publié des avertissements de pluie dans plusieurs secteurs du Québec, notamment pour la région métropolitaine, les Laurentides, Lanaudière, la Mauricie, le Lac-Saint-Jean, la vallée du Richelieu et Saint-Hyacinthe.

Dans ces régions, de 50 à 75 millimètres de pluie sont prévus d’ici mercredi matin, a annoncé Environnement Canada.

Son site web indique que des pluies torrentielles peuvent causer des crues soudaines et une accumulation d’eau sur les routes. Des inondations sont possibles par endroits dans les basses terres.

Radio-Canada avec les informations de La Presse canadienne

Québec-Protection du français : insatisfait de la loi 96, le PQ propose une nouvelle loi 101

août 29, 2022
Paul St-Pierre Plamondon en compagnie de Pierre Nantel lors d'un point de presse à Montréal.

Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, estime qu’il faut refaire le travail de la CAQ et renforcer la loi 101. Photo : Radio-Canada

Tandis que ses adversaires ont promis de réduire le fardeau fiscal des Québécois, le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon a fait la promotion de son plan pour « renverser le déclin » de la langue française au Québec, dont le point de départ est l’adoption d’une nouvelle loi 101.

Le chef péquiste s’est engagé à déposer une nouvelle mouture de la Charte de la langue française dans les 100 premiers jours d’un éventuel gouvernement du Parti québécois. Nous sommes dans une situation critique. Il y a une réelle urgence linguistique au Québec, a-t-il lancé à quelques mètres du monument en l’honneur de Camille Laurin, père de la Charte de la langue française, à Montréal.

Le parti souhaite inverser la courbe du déclin du français afin de ramener à 82 % la proportion de Québécois qui ont le français comme langue principale d’usage.

Face aux récentes données de Statistique Canada qui indiquent un recul du français comme première langue parlée au Québec, le PQ se donne une cible de 75 % de transfert linguistique des allophones vers le français d’ici 10 ans. On sait que c’est présentement à 55 %, a souligné le chef péquiste.

S’il convient que l’indicateur le plus souvent utilisé pour mesurer la vitalité d’une langue est celui de la langue d’usage, utilisée dans l’espace public, le chef du PQ n’a pas clairement exclu de s’intéresser à la langue parlée à la maison.

La langue maternelle, la langue d’usage, la langue parlée en milieu de travail, dans les magasins, au niveau des contenus culturels et de l’enseignement supérieur sont autant d’indicateurs qu’un gouvernement péquiste mesurerait et considérerait pour s’attaquer au problème, a-t-il résumé.

M. St-Pierre Plamondon veut en outre étendre la portée la loi 101 aux cégeps, conformément à la demande de l’aile jeunesse de son parti, et imposer une immigration économique 100 % francophone. Il promet de créer un CRTC québécois, soit un Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications du Québec, et mettre sur pied un bureau faisant la promotion du contenu québécois.

Le Parti québécois compte aussi revoir le statut bilingue accordé aux municipalités qui comptent moins de 33 % de résidents anglophones. En vertu de la loi 96, adoptée par le gouvernement caquiste pour réformer la Charte de la langue française, ce statut peut être révoqué si l’anglais est la langue maternelle de moins de 50 % de la population.

Plusieurs des propositions faites par le chef du PQ faisaient partie d’un projet de loi déposé par la formation politique à l’Assemblée nationale à la fin 2021.

La CAQ, « responsable et complice » du déclin

Il ne fait pas de doute, dans l’esprit du chef du PQ, que la CAQ a sciemment consenti au déclin de la langue française au Québec. L’adoption de la loi 96 ne permettra pas de renverser la tendance, selon Paul St-Pierre Plamondon. L’opération marketing, les mesurettes de la CAQ n’ont convaincu personne, a-t-il insisté.

Questionné sur la pertinence de parler de la survie du français alors que la CAQ et le PLQ se sont engagés lundi à réduire les impôts des Québécois, Paul St-Pierre Plamondon a répété que sa campagne portera sur l’avenir du fait français en Amérique; une question qui préoccupe une grande majorité de la population, selon lui.

« Évidemment, il y a de l’appétit, et il faut refaire le travail qui a été malheureusement escamoté par la CAQ. »— Une citation de  Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti québécois

Contrairement au candidat libéral dans la circonscription de l’Acadie, André A. Morin, qui a déclaré ne pas être inquiet du recul du français au Québec, le chef du PQ estime plutôt que la survie de la nation québécoise dépend de la préservation sa langue, qui est au cœur de son identité.

Les propos entendus au sein du camp libéral n’étonnent pas M. St-Pierre Plamondon. Les climatosceptiques de la langue par excellence, a-t-il déclaré, ce sont les libéraux. Ceux-ci nient les chiffres et font la sourde oreille face aux démographes et aux experts qui s’inquiètent de la protection de la langue, a poursuivi le chef péquiste.

D’après lui, la CAQ convient que le français est en perte de vitesse, mais ne prend pas les mesures suffisantes pour y remédier. Ça aussi, c’est une forme de déni, a-t-il tranché.

Le français au Québec en chiffres

  • La proportion de personnes disant parler français de façon prédominante à la maison est passée de 79 % à 77,5 % de 2016 à 2021.
  • Sur la même période, la proportion de la population dont le français était la première langue officielle parlée a diminué dans toutes les régions du Québec, sauf dans Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine. Dans la plupart d’entre elles, le français demeure néanmoins la première langue officielle parlée de plus de 90 % de la population, à l’exception de la Montérégie, de Laval, de l’île de Montréal et du Nord-du-Québec.
  • Le nombre de personnes dont l’anglais est la première langue officielle parlée a franchi le cap du million. Elles représentent 13 % en 2021, contre 12 % en 2016.

    Source : Statistique Canada

Avec Radio-Canada par Valérie Boisclair

Canada: Deux tentatives de meurtre par arme à feu à Montréal

août 23, 2022
Des voitures de police sur Saint-Denis.

L’une des fusillades a eu lieu sur la rue Saint-Denis, dans un quartier achalandé de Montréal. Photo : Radio-Canada/Kolya Hubacek-Guilbault

Deux individus ont été gravement blessés par des tirs d’arme à feu mardi après-midi lors de deux tentatives de meurtre survenues respectivement dans le stationnement du centre commercial Rockland et dans une pizzeria de la rue Saint-Denis. Les deux hommes sont dans un état critique.

Selon le porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Jean-Pierre Brabant, les deux tentatives de meurtre se sont produits à l’intérieur d’un laps de temps d’une quarantaine de minutes.

Il y a un appel qui a été logé vers 12 h 55 pour un homme atteint par balle dans le stationnement du centre commercial Rockland, a relaté l’agent Brabant.

Sur place, les policiers ont retrouvé un homme dans la trentaine gravement blessé par balle au haut du corps. Il a été aussitôt transporté dans un centre hospitalier, où il repose dans un état critique à la suite de manœuvres de réanimation cardio-respiratoires.

Un vaste périmètre a été érigé par la police dans le stationnement du centre Rockland pour permettre aux enquêteurs d’en apprendre davantage sur les circonstances de cette tentative de meurtre.

Plusieurs personnes ayant été témoins de la fusillade seront rencontrées par les enquêteurs. Les images captées par des caméras de surveillance seront aussi passées au peigne fin, a précisé l’agent Brabant.

Une quarantaine de minutes plus tard, les policiers étaient appelés dans une pizzeria du Quartier latin, sur la rue Saint-Denis, où un homme venait lui aussi d’être atteint par plusieurs coups de feu.

Gravement blessé, l’individu a été transporté dans un centre hospitalier, où il repose également dans un état critique.

L’agent Jean-Pierre Brabant n’était pas en mesure de préciser si ces deux tentatives de meurtre sont reliées entre elles au moment d’écrire ces lignes.

Les actes de violence par armes à feu sont devenus presque quotidiens, ces dernières semaines à Montréal.

Avec Radio-Canada

Le Canada rétablit les tests de dépistage aléatoires pour les voyageurs aériens

juillet 14, 2022
Une main gantée tient un tube et un emballage de plastique dans lequel se trouve un écouvillon servant au dépistage de la COVID-19.

Les tests ne seront plus effectués à l’aéroport, mais auprès d’un fournisseur externe dans les jours suivant l’arrivée du voyageur. Photo : Radio-Canada/Evan Mitsui

Les tests aléatoires de dépistage de la COVID-19 reprendront à compter de mardi pour les voyageurs considérés comme entièrement vaccinés qui arriveront au Canada par avion dans les quatre principaux aéroports canadiens.

Les aéroports touchés sont ceux de Montréal, Toronto, Vancouver et Calgary.

Pour être considérés comme entièrement vaccinés, les voyageurs doivent avoir reçu une série primaire d’un vaccin anti-COVID accepté pour les voyages par le gouvernement du Canada, au moins 14 jours avant l’entrée au Canada.

Les voyageurs qui ne sont pas considérés comme entièrement vaccinés, à moins qu’ils n’en soient exemptés, doivent continuer à effectuer un test de dépistage au jour 1 et au jour 8 de leur quarantaine obligatoire de 14 jours.

Tous les tests de dépistage de la COVID-19 pour les voyageurs par voie aérienne seront effectués à l’extérieur des aéroports, soit en personne dans certains emplacements comme des magasins ou pharmacies, soit lors d’un rendez-vous virtuel pour un test d’autodépistage.

Les voyageurs par voie aérienne sélectionnés pour un test aléatoire obligatoire recevront un avis par courriel dans les 15 minutes suivant la présentation de leur déclaration relative aux douanes, qui comprend des renseignements qui les aideront à prendre des dispositions pour effectuer leur test auprès d’un fournisseur dans leur région.

Si le résultat du test est positif, le voyageur devra s’isoler pendant 10 jours à partir de la date de réception du résultat, conformément aux exigences fédérales.

Les voyageurs doivent continuer d’utiliser l’application ou le site Internet ArriveCAN pour fournir des renseignements obligatoires concernant leur voyage dans les 72 heures précédant leur arrivée au Canada ou avant de monter à bord d’un navire de croisière à destination du Canada.

Nous devons maintenir les mesures liées au dépistage aux frontières, puisque c’est ainsi que nous suivons l’importation du virus responsable de la COVID-19 et des variants préoccupants, a expliqué le ministre fédéral de la Santé, Jean-Yves Duclos, par communiqué.

Avec La Presse canadienne

Canada: Partenariat entre les ports de Québec, Montréal et Trois-Rivières

juin 14, 2022
Des navires amarrés au port de Québec en été.

Les ports de Québec (photo), Montréal et Trois-Rivières s’entendent sur la création d’un groupe de travail visant à améliorer l’efficacité de leurs installations. (Archives) Photo : Radio-Canada/Hugo Pothier

Les ports de Québec, Montréal et Trois-Rivières s’entendent sur un partenariat dans le but de rendre leurs installations plus compétitives et plus vertes.

Motivée par des enjeux stratégiques, environnementaux et économiques, l’entente entraîne la création d’un groupe de travail qui va offrir des recommandations aux trois administrations portuaires d’ici la fin de l’année.

Dans le cadre de cette nouvelle relation, nous souhaitons développer des chaînes logistiques et d’approvisionnement parmi les plus durables et les plus écoresponsables au niveau mondial et interprovincial, explique le président-directeur général du Port de Québec, Mario Girard, dans un communiqué publié mardi.

Cette annonce survient quelques jours après que M. Girard a annoncé vouloir rendre les terminaux du port « plus verts et technologiques ».

Les ports de Québec, Montréal et Trois-Rivières emploient plus de 3000 navires et manutentionnent 72,4 millions de tonnes de marchandises chaque année.

Avec Radio-Canada par Jérémie Camirand

Canada-Québec/Pénurie d’infirmières: la population invitée à ne pas aller à l’Hôpital du Lakeshore

juin 11, 2022

MONTRÉAL — En raison d’un manque de personnel, le Syndicat des professionnelles en soins de santé de l’Ouest-de-l’Île-de-Montréal (SPSSODIM) demande à la population d’éviter de se rendre à l’Hôpital général du Lakeshore, situé à Pointe-Claire, pour cette fin de semaine. 

La présidente du syndicat, Johanne Riendeau, indique par voie de communiqué qu’il «manque la moitié des infirmières sur plusieurs quarts de travail», soulignant que par endroit jusqu’à six infirmières de plus seraient nécessaires.  

Ce n’est pas la première fois que l’Hôpital du Lakeshore est aux prises avec une pénurie d’employés. En août 2020, le SPSSODIM invitait également la population à se présenter aux autres urgences de la région pour se faire soigner en raison d’un manque criant de professionnels de la santé. 

Mme Riendeau estime que la situation actuelle n’est plus sécuritaire à l’urgence, ni pour la population ni pour les membres qui sont épuisées, dit-elle.  

«Nous avons un taux d’occupation qui dépasse 150 % […], il ne nous est plus possible d’assurer des soins sécuritaires et de qualité à la population normalement desservie par notre établissement», a déclaré Mme Riendeau dans un communiqué.

En soirée vendredi, le site web Index Santé indiquait que le taux d’occupation de l’Hôpital du Lakeshore était de 126%. Au total, 18 personnes patientaient depuis au moins 24 heures sur une civière et neuf patients depuis 48 heures. 

Ailleurs dans le réseau montréalais, le taux d’occupation était également alarmant à certains endroits. Vendredi vers 21h30, l’Hôpital Royal Victoria affichait un taux d’occupation de 155% et l’Hôpital général juif, un taux de 187%. 

Par ailleurs, le SPSSODIM soutient que le personnel de la santé appréhende la saison estivale. Il lance un appel au gouvernement afin de mettre en place «des mesures incitatives pour pouvoir traverser l’été et obtenir des ratios sécuritaires pour prodiguer des soins de qualité à la population de l’Ouest-de-l’Île-de-Montréal». 

Sur son site web, le CIUSSS de l’Ouest-de-l’Île-de-Montréal mentionne qu’il existe des solutions de rechange à la visite à l’urgence, telles que consulter son pharmacien de quartier ou téléphoner au 8-1-1.  

Également desservis par le CIUSSS de l’Ouest-de-l’Île-de-Montréal, l’Hôpital LaSalle affichait un taux d’occupation de 60% vendredi soir, et l’Hôpital de Lachine, un taux de 57%, selon le site web Index Santé. 

Avec La Presse Canadienne

Canada-Variole du singe : au moins 13 cas en cours d’examen à Montréal

mai 18, 2022

Des éclosions similaires ont récemment été recensées dans plusieurs pays d’Europe.

Des éruptions cutanées sur les mains d'un homme.

Des éruptions cutanées peuvent apparaître chez les personnes atteintes de la variole du singe. Photo : Brian W.J. Mahy

La santé publique de Montréal confirme que plusieurs cas de variole du singe sont à l’étude dans la métropole. Tout comme ce qui se passe en ce moment en Europe, cette éclosion touche surtout la communauté homosexuelle, du moins pour l’instant.

La variole du singe est une maladie virale, aussi appelée orthopoxvirose simienne ou monkeypox en anglais, qui se manifeste généralement par de la fièvre, des maux de tête ou de dos, des douleurs musculaires, des ganglions lymphatiques enflés et des éruptions cutanées similaires à celles provoquées par la varicelle.

Endémique en Afrique de l’Ouest, cette maladie est plutôt rare en Europe et en Amérique du Nord. Elle se transmet généralement au contact d’animaux infectés, mais elle peut aussi être propagée par les humains. Aucun traitement n’existe, mais elle se guérit généralement d’elle-même.Une image en noir et blanc captée au microscope.

Cette image captée au microscope montre des virions matures de forme ovale de la variole du singe (à gauche) et des virions immatures sphériques (à droite), obtenus à partir d’un échantillon de peau humaine associé à l’épidémie américaine de 2003. Photo: Cynthia S. Goldsmith et Russel Regner

Or, des éclosions ont récemment été recensées au Royaume-Uni, en Espagne et au Portugal. En tout, plus de 50 cas suspects ou confirmés ont été signalés jusqu’à maintenant. Et les communautés homosexuelles et bisexuelles seraient particulièrement touchées.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le premier cas de variole du singe détecté en dehors de l’Afrique a été confirmé par les autorités britanniques le 6 mai. La personne infectée revenait d’un voyage au Nigeria.

Depuis, le Royaume-Uni a recensé huit autres cas, tous contaminés à l’intérieur du pays, ce qui fait craindre aux autorités une transmission communautaire du virus.

La variole du singe semble se propager, constate la Dre Angela Rasmussen, virologue et chercheuse à l’Université de la Saskatchewan.

Cela signifie ou bien qu’il s’agit d’une variante plus transmissible [de la maladie] que toutes celles que nous avons vues auparavant, ou bien qu’il existe des comportements associés à une transmission accrue, dit-elle.

Du Massachusets au Québec?

Mercredi, un premier cas a également été détecté aux États-Unis par le département de la Santé publique du Massachusetts, qui a indiqué que l’homme en question avait récemment voyagé au Canada. Le site web spécialisé en santé STAT News a par la suite précisé qu’il s’était rendu au Québec.

Le cas ne présente aucun risque pour le public, et la personne est hospitalisée et en forme, ont indiqué dans un communiqué les autorités du Massachussetts, qui collaborent avec les Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), la principale agence sanitaire fédérale du pays.

De son côté, le ministère québécois de la Santé et des Services sociaux (MSSS) affirme avoir été avisé qu’une personne ayant eu un diagnostic [de la variole du singe] a voyagé au Québec.

Pour le moment, le Québec n’a aucun cas confirmé, a déclaré une porte-parole par courriel, mais nous enquêtons sur une dizaine de cas de lésions ulcéreuses génitales, a-t-elle précisé, sans donner davantage de détails.

Jointe par CBC, le réseau anglais de Radio-Canada, l’Agence de la santé publique du Canada a déclaré pour sa part qu’aucun cas de variole du singe ne lui avait encore été signalé.

Une annonce de la santé publique de Montréal jeudi ou vendredi

À Montréal, tous les patients ayant potentiellement contracté la maladie ont été vus dans des cliniques où on diagnostique des infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS) : quatre à la clinique L’Actuel, cinq à L’Agora et quatre à La Licorne.

Les résultats de leurs tests ont été envoyés dans des laboratoires pour y être analysés. Une annonce devrait être faite d’ici la fin de la semaine.

On a eu quelques cas qui sont en investigation, parce que ce n’est pas facile à diagnostiquer, explique le Dr Réjean Thomas, de la clinique L’Actuel.

« Ça peut ressembler à une syphilis, ça peut ressembler à un herpès. Ça donne des ulcères avec de gros ganglions, et là, il faut faire un prélèvement, et c’est long – avec la COVID, tout est long – avant d’avoir les résultats. »— Une citation de  Le Dr Réjean Thomas, fondateur et PDG de la clinique médicale L’Actuel

Le Dr Robert Pilarski, de la clinique La Licorne, affirme que ses patients infectés ne réagissent pas aux antibiotiques. Deux d’entre eux auraient eu des contacts avec un patient des États-Unis qui est présentement hospitalisé, dit-il.

L’infection, présentement, nous croyons qu’elle se transmet presque uniquement par le contact direct avec des personnes, explique le Dr Pilarski, soit par des lésions, soit par des vêtements contaminés.

Le temps d’incubation, précise-t-il, est de deux à trois semaines, et les symptômes peuvent [tous] apparaître en même temps.

Une maladie généralement bénigne

En 2003, une épidémie de variole du singe avait frappé les États-Unis. Quelque 70 cas avaient été recensés, mais aucun d’eux n’avait mené à un décès.Une femme touche un chien de prairie dans une cage.

Une épidémie de variole du singe, causée par des contacts entre des humains et des chiens de prairie infectés, avait frappé les États-Unis en 2003. Photo : Getty Images/Mike Roemer

La variole du singe est généralement bénigne. Il existe deux souches principales : la souche du Congo, qui est plus grave – jusqu’à 10 % de mortalité –, et la souche ouest-africaine, dont le taux de létalité est d’environ 1 %.

Selon les précisions apportées par l’OMSOrganisation mondiale de la santé mercredi, tous les cas confirmés au Royaume-Uni cette année ont été infectés par la souche ouest-africaine.

La variole du singe a été détectée pour la première fois dans les années 1950 lorsque deux épidémies se sont produites dans des colonies de singes utilisés à des fins de recherche. Le premier cas humain a été signalé en 1970 en République démocratique du Congo.

Cette maladie est souvent assimilée à une forme plus bénigne de variole, aussi appelée petite vérole, une maladie déclarée éradiquée en 1980, notamment grâce à une campagne de vaccination internationale pilotée par l’OMSOrganisation mondiale de la santé.

Le vaccin contre la variole est également efficace contre la variole du singe, mais les programmes de vaccination systématique ont pris fin au Canada au début des années 1970, ce qui a laissé les Canadiens de moins de 50 ans vulnérables à l’infection.

Radio-Canada par Jérôme Labbé et René Saint-Louis avec les informations de CBC, Reuters et Agence France-Presse

Canada-Québec: Après la COVID-19, la grippe contribue à engorger les urgences

mai 7, 2022

Un faible taux d’efficacité du vaccin contre la grippe contribue à l’achalandage des urgences.

L’entrée de l'urgence de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont.

Le taux d’occupation des civières a frôlé 200 % à l’urgence de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont. Photo : Radio-Canada/Ivanoh Demers

Depuis mercredi, le CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal invite la population à éviter les urgences des hôpitaux de ce secteur de la métropole, en particulier à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, où le taux d’occupation des civières a frôlé 200 %.

Diverses raisons expliquent le niveau élevé d’occupation des civières de l’urgence de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, notamment la recrudescence de l’activité virale, des maladies respiratoires, incluant la grippe, nous a dit le porte-parole de l’établissement.

Or, les premières données disponibles sur l’efficacité du vaccin contre la grippe administré depuis l’automne tendent à expliquer en partie la fréquentation des urgences.

Les données américaines suggèrent une efficacité très faible [16 %] pour protéger contre les infections des voies respiratoires, explique le Dr Pierre-Marc Gervais, directeur principal – services pharmaceutiques à l’Association québécoise des pharmaciens propriétaires.

En début de semaine, le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) confirmait une tendance à la hausse de l’activité grippale au Québec. Une saison de la grippe tardive, exceptionnelle à cette période-ci de l’année, a commencé au début du mois d’avril. Le virus de l’influenza A(H3N2) circule.

Les experts estiment que les bénéfices escomptés d’une vaccination contre la grippe qui serait effectuée en ce moment seraient faibles considérant le temps requis pour développer une immunité à la suite de la vaccination, explique par courriel la porte-parole du MSSSMinistère de la Santé et des Services sociaux, Marie-Claude Lacasse.

Selon le Dr Pierre-Marc Gervais, avec un vaccin plus efficace, une réflexion différente aurait eu lieu, c’est certain.

Un taux d’efficacité de 60 % aurait été considéré comme élevé. En 2019-2020, par exemple, l’efficacité vaccinale globale au Canada contre tout type d’influenza causant une consultation ambulatoire avait été de 58 %.

Plusieurs régions affichent un achalandage élevé des urgences.

1,5 million de doses

Selon les données du MSSSMinistère de la Santé et des Services sociaux, 1,5 million de doses du vaccin contre la grippe ont été administrées depuis le mois d’octobre 2021.

Plus de 500 000 doses seront vraisemblablement à nouveau jetées cette année, compte tenu des 2 millions commandées. En 2020-2021, un peu plus de 1 622 000 doses avaient été administrées et près de 20 % des doses, jetées.

Du côté des pharmaciens, plus de 580 000 doses ont été administrées (…) et au moins 120 000 doses supplémentaires auraient été administrées à des gens qui ne sont pas inclus dans le Programme de vaccination (donc gratuité) , souligne le Dr Pierre-Marc Gervais de l’Association québécoise des pharmaciens propriétaires. Ces chiffres sont légèrement supérieurs à ceux de l’année dernière.

Les couvertures vaccinales contre la grippe saisonnière pour la saison 2021-2022 sont de 77,7 % chez les résidents des CHSLDCentre d’hébergement et de soins de longue durée publics et privés, de 75,4 % chez les résidents des RPArésidence privée pour aînés, de 11,6 % chez les femmes enceintes et de 23 % chez les travailleurs de la santé, révèlent les données les plus récentes du Ministère.

Avec Radio-Canada par Daniel Boily et Davide Gentile

Canada: Une rentrée scolaire tardive à Montréal pour de jeunes Ukrainiennes

avril 18, 2022

Les jeunes Ukrainiennes Katerina (à gauche), 11 ans, et Darina, 13 ans, commencent leur nouvelle vie au Québec. Photo: Radio-Canada/Marie-Josée Paquette-Comeau

Après 53 jours de guerre, on voit apparaître de jeunes Ukrainiens sur les bancs d’école à Montréal, comme Darina Galamay et sa sœur. Elles ont eu le courage de quitter Kiev sans leurs parents, mais il leur en faudra peut-être encore plus pour s’adapter à leur nouvelle réalité.

Dans la classe d’accueil de l’école secondaire d’Anjou, Isabelle Bujold enseigne les noms communs. Âgée de 13 ans, Darina voit les lèvres de son enseignante bouger, mais les sons sont indéchiffrables.

Le défi est titanesque pour Darina. Avec un peu de vocabulaire en anglais et son téléphone, elle réussit à se faire comprendre de ses camarades de classe, faute d’avoir un dictionnaire ukrainien-français.

Darina Galamay assiste à un cours donné par son enseignante de l’école secondaire d’Anjou. Photo: Radio-Canada

Mme Bujold enseigne à de jeunes immigrants depuis 13 ans. Une classe multiniveaux qui représente son lot de défis. Dans la classe de Darina, il y a 17 élèves, pour la plupart des hispanophones qui ont franchi le chemin Roxham. Ils ont tous des parcours migratoires différents. Souvent, quand on reçoit des élèves qui ont vécu des choses très difficiles, le pire est derrière eux contrairement à Darina, qui voit son pays natal être pilonné chaque jour sur Internet.

« C’est particulier de me lever le matin, de lire le journal et de me demander : est-ce qu’il est arrivé quelque chose de vraiment dramatique qui va avoir un impact important sur la vie de mon élève? »— Une citation de  Isabelle Bujold, enseignante en classe d’accueil à l’école secondaire d’Anjou

L’école secondaire d’Anjou offre un suivi particulier à ses élèves. La classe doit devenir un lieu sécurisant, un cadre sur lequel se reposer. Un service psychologique est offert en temps et lieu selon les besoins de chacun. Ils peuvent avoir vécu des séparations. Ils peuvent avoir vu des images choquantes, explique la psychologue scolaire Stéphanie Limoges.

Le reportage de Marie-Josée Paquette-Comeau Photo : Radio-Canada

Bien que l’école secondaire d’Anjou ne ressemble pas à celle de l’adolescente en Ukraine, Darina apprécie ses journées.

« Ça me sauve dans un sens, parce qu’à l’école, je ne lis pas toujours les nouvelles qui ne sont pas très bonnes. J’occupe ma tête avec les choses moins stressantes. »— Une citation de  Darina Galamay

Elle tente d’oublier les images de gens qui sortaient de leurs maisons en courant. Elle se souvient de la peur sur les visages et du vrombissement des avions. 

Un long périple

Darina et Katerina Galamay ont dormi durant plus d’une semaine dans des lits de fortune situés au sous-sol d’un hôpital à Kiev. Photo : Courtoisie

Au déclenchement de la guerre, Darina et sa sœur, Katerina, ont dormi pendant une semaine dans le sous-sol de l’hôpital où leur mère travaille. Les aéroports étant visés, elles n’ont pas pu fuir en avion. Elles ont donc attendu le signal pour s’enfuir au Canada en famille. Le moment est venu de partir au début de mars, mais leur mère leur a annoncé qu’elles quitteraient le pays sans elle, avec des inconnus.

Leur mère étant médecin, elle est forcée de rester au pays, tout comme leur père, réquisitionné par l’armée ukrainienne. Les jeunes filles âgées de seulement 13 et 11 ans ont pris le bus jusqu’en Pologne pour ensuite s’envoler, seules, vers Montréal.

« Tu as juste 13 ans, mais tu as déjà de très grandes responsabilités pour ta vie, pour la vie de ta sœur. »— Une citation de  Darina Galamay

Daria et sa sœur habitent maintenant chez leur tante, Olena Lipatova. Il était impensable pour elle de laisser ses nièces à Kiev.

« Elles représentent vraiment les enfants de l’Ukraine. C’est terrible… C’est des vies qui commencent. »— Une citation de  Olena Lipatova, tante de Darina et Katerina Galamay

Les jeunes filles s’adaptent tranquillement à la vie au Québec, tout en faisant leur effort pour mettre fin à la guerre. Chaque fin de semaine, elles participent aux manifestations organisées par la communauté ukrainienne. Elles scandent Arrêtez Poutine, fermez le ciel entourées de centaines d’Ukrainiens d’origine. Ces mots sont probablement les premiers qu’elles ont appris en français.

Déterminées, Darina Galamay (13 ans) et sa sœur, Katerina (11 ans), manifestent chaque fin de semaine pour que cesse la guerre en Ukraine. Photo : Radio-Canada

Darina et Katerina ignorent quand elles retourneront dans leur pays natal.

Avec Radio-Canada par Marie-Josée Paquette-Comeau

Canada-Québec: Mamadi Fara Camara et la Ville de Montréal s’entendent à l’amiable

février 23, 2022
Un homme masqué marche dans les couloirs du palais de justice de Montréal.

Mamadi Camara a été arrêté par erreur après l’agression d’un policier et a été détenu pendant six jours. Photo : Radio-Canada

Les avocats de Mamadi Fara Camara, arrêté par erreur en janvier 2021, annoncent avoir conclu une entente à l’amiable avec la Ville de Montréal dans la poursuite au civil déposée contre elle et le Procureur général du Québec.

M. Camara réclamait un dédommagement de 1,2 million de dollars. L’entente serait de 347 000 $, selon des informations de Radio-Canada.

Mamadi et ses proches sont satisfaits puisque cette entente leur permet de clore la démarche judiciaire liée aux événements profondément bouleversants qu’ils ont traversés en janvier 2021, lit-on dans le communiqué de presse du cabinet Arsenault, Dufresne, Wee.

Le 28 janvier 2021, les policiers du SPVM ont intercepté le véhicule de Mamadi Fara Camara pour une infraction au Code de la sécurité routière. En attendant de recevoir une contravention dans son véhicule, il contacte le 911 pour rapporter qu’un policier est victime d’une agression physique.

M. Camara aura l’autorisation de quitter les lieux après l’arrivée des renforts, mais la police de Montréal le pourchasse dans les minutes suivantes quand l’agent agressé affirme faussement que son assaillant est l’automobiliste qui vient de recevoir une contravention.

Mamadi Camara sera alors arrêté et détenu pendant six jours au Centre de détention de Rivière-des-Prairies, jusqu’à ce que le Directeur des poursuites criminelles et pénales demande un arrêt des procédures contre lui, qui était entre autres accusé de tentative de meurtre contre un policier.

Une preuve d’ADN l’a innocenté hors de tout doute raisonnable. Et le directeur du SPVM Sylvain Caron a présenté des excuses publiques au nom de son organisation pour cette erreur sur la personne.

Au mois de mars suivant, le suspect principal dans ce dossier Ali Narukye était arrêté à Toronto et ramené devant la justice à Montréal.

Le montant de l’entente conclue n’a pas été divulgué.

Avec Radio-Canada par Pascal Robidas