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Canada-Québec: Une vague de froid extrême s’amène à Montréal

février 1, 2023
Une personne traverse la rue par un temps d'hiver froid et enneigé.

Une vague de froid extrême s’amène à Montréal. Photo : Radio-Canada/Jean-Claude Taliana

Sortez vos tuques et vos écharpes. Le mercure chutera brutalement dans les prochains jours à Montréal avec des températures allant jusqu’à -29 °C.

Un vigoureux front froid amènera la formation de bourrasques de neige jeudi après-midi sur l’Abitibi-Témiscamingue et poursuivra sa route vers le centre et le sud du Québec en soirée, a indiqué sur son site Environnement Canada.

Dans les nuits de vendredi et de samedi à Montréal, on prévoit environ -29 °C et -21 °C respectivement, selon MétéoMédia. Dimanche, la température devrait remonter à 0 °C.

Environnement Canada met en garde les automobilistes. Les déplacements pourraient être dangereux en raison d’un changement soudain des conditions météorologiques et de la formation de glace noire sur la chaussée, en particulier près des cours d’eau, sur les ponts et sur les viaducs, indique l’agence fédérale.

Des mesures pour les itinérants

Le froid polaire préoccupe les organismes de soutien aux personnes sans-abri, qui courent des risques en passant la nuit dehors.

Pour enlever de la pression des refuges qui débordent, la Ville de Montréal a annoncé mercredi qu’elle mettra à leur disposition deux nouveaux sites temporaires d’urgence. Le premier a ouvert mardi dans l’arrondissement de Ville-Marie, et le second sera opérationnel jeudi sur le Plateau-Mont-Royal. Ces sites seront ouverts de 20 h à 9 h, jusqu’à dimanche.

Quelque 1600 places sont disponibles cet hiver dans les refuges et haltes-chaleur sur le territoire de la métropole, rappelle la Ville.

On va s’arranger pour qu’il y ait de la chaleur pour tout le monde au cours des prochains jours, a assuré en point de presse le ministre responsable des Services sociaux, Lionel Carmant, mercredi matin. On a travaillé avec le réseau de la santé, les municipalités [et] le réseau de l’itinérance, pour s’assurer que les ressources soient présentes dans toutes les régions du Québec.

Le ministre a également rappelé que les refuges sont ouverts 12 mois par année et que le nombre de lits a augmenté, notamment à Montréal, passant de 900 à 1600 récemment.

Avec Radio-Canada

Canada-Montréal: Le milieu communautaire lance un cri du cœur pour soutenir les demandeurs d’asile

janvier 25, 2023
Des personnes noires assises sur un banc public.

Les organismes communautaires n’arrivent plus à répondre aux besoins des dizaines de milliers de demandeurs d’asile qui arrivent chaque année au Québec. Photo : Radio-Canada/Charles Contant

La crise des demandeurs d’asile se traduit actuellement par un étouffement des ressources communautaires, déplore un regroupement d’organismes de quartier de Montréal, qui réclame de l’oxygène et des mesures d’aide immédiates de la part des gouvernements.

La réouverture des frontières internationales, après une fermeture forcée par la crise sanitaire en 2020 et en 2021, a provoqué un afflux jamais vu de demandeurs d’asile aux portes du Canada.

L’an dernier seulement, ce sont quelque 90 000 demandeurs d’asile qui sont venus chercher refuge au Québec; du nombre, 40 % sont arrivés par le chemin Roxham, chiffre Stephan Reichhold, directeur de la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI).

Si l’on en retrouve beaucoup dans la métropole, ces demandeurs d’asile percolent aussi dans les couronnes nord et sud de l’île, mais aussi, dans une moindre mesure, dans plusieurs régions du Québec, a-t-il ajouté.

N’ayant pas accès aux services publics, ce nombre inédit d’immigrants sans-papiers se tourne vers les organismes communautaires, qui font à leur tour face à une demande inouïe, sans toutefois obtenir quelque compensation financière supplémentaire que ce soit ni du gouvernement provincial ni du palier fédéral.

« Malgré notre bonne volonté et nos efforts, nos ressources ne suffisent pas. »— Une citation de  Catherine Pappas, directrice générale de la Corporation de développement communautaire de Côte-des-Neiges.

Déjà aux prises avec un exode du personnel là où les salaires sont généralement plus généreux, ces organismes de quartier voient aussi leurs employés restants à bout de souffle, ne sachant pas combien de temps ils pourront tenir le fort.

La situation est critique, dénonce pour sa part Maria Ximena Flores, de la Coalition montréalaise des Tables de quartier (CMTQ) et du Comité des organismes sociaux de Saint-Laurent/COSSL. Il faut agir rapidement avant que ça ne devienne encore plus dramatique et que tout nous explose en plein visage.

Demandes

Pour les demandeurs d’asile, ces obstacles bureaucratiques et administratifs représentent une épreuve supplémentaire dans un parcours du combattant déjà bien chargé au cours duquel ils ont parfois bourlingué à travers plusieurs pays avant d’arriver au Canada.

« Rappelons-nous que ces gens-là, ces familles-là, ont traversé un parcours difficile, ponctué de traumatismes et de violence. C’est essentiel qu’on puisse les accueillir et les soutenir dès le jour un »— Une citation de  Bruno Hidalgo, intervenant pour Pause Famille

Lançant un cri du cœur d’une seule voix, ces organismes réclament que leur financement soit revu à la hausse pour renforcer leur capacité à offrir soutien et accompagnement adéquats aux demandeurs d’asile. Aucun chiffre n’a toutefois pu être avancé quant au montant nécessaire pour répondre à tous les besoins.

Ce n’est pas un enjeu d’argent, soutient M. Reichhold, rappelant qu’Ottawa rembourse Québec pour les frais engagés par l’accueil des demandeurs d’asile.

Ils souhaitent aussi le renversement d’une décision du Conseil des ministres québécois datant de 1996, qui limite l’accès aux services publics pour les demandeurs d’asile, comme l’assurance-maladie et certaines prestations.

Une demande réitérée à maintes reprises, mais qui demeure sans suite malgré les appels répétés du milieu, fait valoir M. Reichhold. On nous dit toujours que c’est le fédéral qui doit s’en mêler, laisse-t-il tomber.

Le regroupement souhaiterait également que les demandeurs d’asile aient accès à l’ensemble du Programme d’accompagnement et de soutien à l’intégration offert par le ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration du Québec, aux services de garde subventionnés et aux mesures d’employabilité financées par Services Québec.

Le renforcement des services d’accompagnement juridique pour les demandeurs d’asile ainsi qu’un dispositif d’hébergement transitoire pour ceux qui n’auront pas accès à un logement transitoire font aussi partie des demandes.

Conséquences

À long terme, il est plus coûteux pour la société de ne pas soutenir rapidement les demandeurs d’asile, rappellent plusieurs intervenants.

Trop souvent, les demandeurs d’asile sont perçus comme un fardeau et non comme un actif pour notre société, dénonce Sylvie Guyon, membre du comité immigration de Verdun et du comité de rapprochement interculturel de Ville-Émard/Côte-Saint-Paul. Pendant la pandémie, on a réalisé que ces demandeurs d’asile étaient surreprésentés parmi les travailleurs des services essentiels. On s’est soudainement mis à les appeler nos « anges gardiens »…

« En leur imposant un parcours semé d’embûches et de stress, qui s’étend parfois sur plusieurs années, le gouvernement fait un très mauvais calcul, à notre avis. »— Une citation de  Sylvie Guyon, membre du comité immigration de Verdun et du comité de rapprochement interculturel de Ville-Émard/Côte-Saint-Paul

Martin Savard, président du conseil d’administration de Concert’Action Lachine, rappelle qu’en étant mal informés sur leurs droits et sur leur employabilité, les demandeurs d’asile sont plus susceptibles d’être victimes de fraude ou d’accidents du travail.

Ces arrivants-là sont plus que des chiffres, souligne Gary Obas, porte-parole de l’organisme pour l’Intégration, la Citoyenneté et l’Inclusion, sis dans Montréal-Nord. Ce sont des gens qui veulent contribuer à l’essor économique de la société. La plupart des demandeurs d’asile finiront par devenir résidents permanents du Canada.

Si on ne les aide pas en partant en leur donnant accès à des ressources et à de la francisation, certains ne trouveront jamais du travail et vivront d’aide sociale, poursuit M. Hidalgo. Ils ne pourront pas se loger adéquatement et avoir accès à certains services. Les enfants n’auront pas accès à une scolarité satisfaisante. Et ce cycle va se poursuivre.

Avec Radio-Canada par La Presse canadienne

Canada-Montréal: Un élève de 16 ans battu à coups de marteau pour une simple querelle verbale

janvier 24, 2023
Vue de l'extérieur de l'école Calixa-Lavallée, la nuit.

Le SPVM enquête sur l’agression à coups de marteau contre un élève de 16 ans à l’école Calixa-Lavallée, dans le nord de Montréal. Photo: Radio-Canada/Stéphane Grégoire, Patrouilleur-Caméraman

Un adolescent de 16 ans a été victime d’une agression armée à la sortie des classes d’une école secondaire de l’arrondissement de Montréal-Nord, lundi, en fin d’après-midi.

L’agression à coups de marteau, qui a failli coûter la vie au jeune homme, était planifiée par les agresseurs.

Selon nos informations, le groupe de jeunes, formé de cinq adolescents et d’une élève de l’école, qui venait de commettre l’agression armée, a pris la fuite vers l’avenue Pelletier en direction sud.

Quelques dizaines de mètres à l’extérieur de la cour de l’école secondaire, un conducteur d’un véhicule de type VUS les aurait aidés à quitter les lieux de l’agression rapidement.

Cette sauvage attaque aurait débuté à la suite d’une querelle verbale entre un adolescent de 16 ans et une autre adolescente de 14 ans, sur le terrain de l’école Calixa-Lavallée.

Par la suite, les différentes informations recueillies démontrent que la trame des événements a rapidement déboulé en un incident très violent.

La jeune femme n’aurait pas accepté les insultes qu’on lui aurait proférées. Pour ce manque de respect, elle serait revenue sur place pour régler ses comptes avec cinq de ses amis, qui ne sont pas des élèves de l’établissement.

Le SPVM serait parvenu à retrouver l'arme, en l'occurrence un marteau, qui a servi à l'agression armée contre un adolescent de 16 ans.

Le SPVM serait parvenu à retrouver l’arme, en l’occurrence un marteau, qui a servi à l’agression armée contre un adolescent de 16 ans. Photo: Radio-Canada/Stéphane Grégoire, Patrouilleur-Caméraman

Vers 14 h 50, un groupe de cinq adolescents aurait été aperçu en train de rôder autour de l’école afin d’y trouver un moyen d’y entrer.

Lorsqu’ils repèrent l’adolescent qu’ils veulent tabasser, ce dernier est déjà en train de réunir deux de ses amis pour l’aider à se défendre.

Les choses tournent rapidement au vinaigre de sorte que l’adolescent au cœur du conflit initial prend la fuite rapidement à pied.

Or, ses amis qui se sont interposés par solidarité se retrouvent au centre d’une bagarre générale. L’un d’eux réussit aussi à s’enfuir, mais le troisième, qui s’est effondré au sol, est roué de coups. C’est à ce moment qu’il aurait reçu des coups de marteau à plusieurs reprises.

Durant plusieurs heures, les policiers dressaient un bilan médical très critique pour l’adolescent. Mais fort heureusement, son état s’est stabilisé au cours de la nuit.

Selon nos informations, les enquêteurs du SPVM auraient non seulement retrouvé le marteau utilisé lors de l’agression, mais ils seraient en mesure d’identifier tout le groupe de jeunes grâce aux caméras de l’école secondaire.

La direction de l’école et le CSSPI collaborent avec le SPVM. Des mesures sont mises en place afin de renforcer la surveillance et d’assurer la sécurité des élèves et du personnel, a mentionné Me Valérie Biron du Centre de services scolaire de la Pointe-de-l’Île.

« Une équipe de professionnels est présente à l’école afin d’apporter le support nécessaire aux élèves et au personnel qui en ressentiraient le besoin. »— Une citation de  Me Valérie Biron, Directrice Services corporatifs, communications et secrétariat général chez Centre de services scolaire de la Pointe-de-l’Île.

Avec Radio-Canada par Pascal Robidas

Canada-Montréal: Un gardien suspendu après la mort d’un détenu à la prison de Bordeaux

décembre 29, 2022
Nicous D'Andre Spring devant un immeuble.

Nicous D’Andre Spring, qui portait le nom d’artiste Yk Lyrical, était détenu à Bordeaux. Photo : YK Lyrical/Facebook

Un agent des services correctionnels a été relevé temporairement de ses fonctions à la suite du décès d’un détenu après une intervention à l’établissement pénitentiaire de Bordeaux, à Montréal, a indiqué une porte-parole du ministère de la Sécurité publique (MSP).

La porte-parole Marie-Josée Montminy a indiqué par courriel que le ministère prend au sérieux cette situation.

Nicous D’Andre Spring, âgé de 21 ans, a été transporté dans un centre hospitalier samedi après avoir perdu conscience à la suite d’une intervention physique, a précisé le MSP.

Il est mort le lendemain des suites de ses blessures.

Il appartient aux policiers de déterminer si des accusations doivent être déposées à l’issue d’une enquête criminelle, a précisé la porte-parole du MSP. Le ministère n’a toutefois pas voulu confirmer d’autres détails sur l’incident en raison de l’enquête en cours et de la confidentialité du dossier.

Le MSP confirme avoir appliqué des mesures administratives envers certains membres du personnel. Il dit procéder également à une enquête administrative ainsi qu’à une analyse minutieuse de l’intervention.

Une enquête approfondie à venir

La Sûreté du Québec (SQ) et le bureau du coroner enquêtent également pour comprendre le fil des événements. Une autopsie doit notamment avoir lieu pour déterminer les causes et les circonstances entourant le décès, a expliqué mardi le porte-parole de la SQ Nicolas Scholtus.

Le 20 décembre, Nicous D’Andre Spring a été accusé d’agression contre un agent de la paix, de possession d’une arme à des fins dangereuses et de harcèlement criminel.

En mars 2021, il avait été accusé de non-respect d’une condition d’une ordonnance de libération.

Des proches de M. Spring comptent tenir une veillée aux chandelles en son honneur ce vendredi au parc Benny, dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce.

Par Radio-Canada avec les informations de La Presse canadienne et CBC

Canada: Bordée de neige lourde et collante sur le sud et l’ouest du Québec

décembre 16, 2022

Les chutes de neige doivent s’intensifier en fin d’après-midi dans la grande région de Montréal.

Une personne roule à vélo pendant une tempête de neige à Montréal.

Une vingtaine de centimètres de neige sont attendus sur le sud du Québec jusqu’à samedi. Photo : Getty Images/Marc Bruxelle

La neige attendue depuis plusieurs jours a commencé à tomber vendredi sur l’Outaouais, la Montérégie, l’Estrie, les Laurentides et sur la région de Montréal, où des accumulations de 15 à 30 centimètres de neige sont attendues, selon les régions, au cours des prochaines 24 heures.

Les chutes de neige devraient se poursuivre jusqu’à samedi soir.

La neige lourde et collante en raison des températures qui oscillent autour du point de congélation complique cependant les déplacements sur les routes où la chaussée est glissante par endroits et la visibilité réduite en raison de la neige parfois abondante poussée par des vents de 30 à 50 km/h.

La neige pourrait se mélanger à de la pluie verglaçante par endroits.

La circulation est au ralenti sur le réseau routier, notamment dans la grande région de Montréal, où la neige a commencé à tomber au début de l’heure de pointe matinale.

L’achalandage étant moins important qu’à l’habitude, on ne signale pas pour le moment de bouchons majeurs sur le réseau de la région métropolitaine.

La vaste majorité des écoles sont ouvertes dans le sud et l’ouest du Québec.

Les précipitations doivent cependant s’intensifier lors de l’heure de pointe du soir dans la région de Montréal et en Estrie. La prudence et la patience seront donc de mise pour le retour à la maison.

Un bonhomme de neige à Trois-Rivières.

La neige lourde et collante est parfaite pour ériger les traditionnels bonshommes de neige. Photo : Radio-Canada/Jean-François Fortier

Selon Environnement Canada, la dépression en provenance de la côte est des États-Unis doit laisser d’ici samedi 20 à 30 centimètres de neige en Estrie.

La grande région de Montréal devrait quant à elle recevoir de 15 à 20 centimètres de neige.

La Mauricie, Lanaudière et les Laurentides devraient elles aussi hériter d’accumulations totales de 15 à 20 centimètres.

Fait inusité, les milliers de délégués réunis à la COP15, au Palais des congrès de Montréal, ont eu droit jeudi à une séance d’information sur les chutes de neige et les précautions de base à prendre lors de telles conditions météorologiques, plusieurs d’entre eux n’ayant jamais vécu de chute de neige de leur vie.

Avec Radio-Canada

Des pays en développement claquent la porte des négociations à la COP15

décembre 14, 2022
Le Palais des congrès de Montréal vu de l'extérieur, avec l'insigne de la COP15.

Les débats et les négociations de la COP15 se tiennent au Palais des congrès de Montréal. Photo : Jaela Bernestien/CBC

Des pays en développement ont quitté les pourparlers de la COP15 en raison de préoccupations concernant le financement des mesures de conservation.

David Ainsworth, responsable de l’information à la conférence de Montréal sur la conservation de la biodiversité mondiale, a déclaré que ces pays avaient quitté les négociations.

Selon M. Ainsworth, il y a un certain nombre de désaccords, surtout autour de la création d’un fonds spécial pour financer la conservation de la biodiversité dans les pays les plus pauvres.

Une réunion a été convoquée plus tard jeudi pour tous les chefs de délégations des pays qui participent à la conférence des Nations unies, afin de tenter de dénouer l’impasse.

Cette sortie survient alors que la conférence de deux semaines entre dans ses derniers jours et que des ministres de l’Environnement du monde entier convergent à Montréal pour tenter d’élaborer un accord global sur les questions les plus difficiles.

Avec Radio-Canada par La Presse canadienne

Montréal accueillera un nouveau bureau de l’ONU

décembre 12, 2022
Le drapeau de l'ONU flotte devant le palais des Nations à Genève.

Ce bureau de Montréal sera responsable du « programme mondial pour des villes vertes, résilientes et durables ». Photo : AFP via Getty Images/Fabrice Coffrini

La ville de Montréal a été choisie pour accueillir un nouveau bureau des Nations unies qui sera responsable du « programme mondial pour des villes vertes, résilientes et durables ».

L’agence onusienne ONU-Habitat, qui a son siège au Kenya, a choisi la métropole québécoise pour implanter son nouveau bureau, qui appuiera le développement durable des villes à l’aide des plus récentes avancées scientifiques et technologiques.

Stéphane Paquet, président-directeur général de l’organisation Montréal international, qui accompagnera ONU-Habitat dans la création de ce nouveau bureau, a souligné que la métropole a été sélectionnée en raison de ses écosystèmes de pointe en développement durable et en intelligence artificielle, de même que ses institutions [universitaires] et son bassin d’organisations internationales.

Des chercheurs de l’Université McGill, de l’Université Concordia et de l’Institut québécois d’intelligence artificielle, le MILA, auraient déjà entrepris de créer des pistes de collaboration avec l’agence onusienne.

Neil Khor, chef de cabinet du bureau d’ONU-Habitat, a ajouté que le bilinguisme de Montréal a également été un facteur décisif.

Nous avons beaucoup de projets non seulement dans des pays anglophones mais également dans des pays francophones, notamment en Afrique de l’Ouest, a souligné M. Khor lors d’une entrevue avec La Presse canadienne. Le bureau de Montréal emploiera 28 personnes.

D’ici 2030, 60 % de la population mondiale résidera dans des milieux urbains, selon ONU-Habitat, dont la mission consiste notamment à trouver des solutions aux problèmes liés au manque de logements, à l’essor des bidonvilles, aux transports publics, à l’approvisionnement en eau et en électricité, à la pauvreté, à la criminalité et aux catastrophes dues aux changements climatiques.

L’équipe de Montréal sera chargée de répondre aux besoins les plus urgents en misant notamment sur l’intelligence artificielle tout en développant une plateforme multidisciplinaire qui permettra de mieux prendre en compte les particularités des villes et des communautés les plus vulnérables aux impacts des changements climatiques.

L’annonce a été faite à la COP15 lundi après-midi en présence de plusieurs élus.

Ce bureau aidera Montréal et le Canada à développer des solutions concrètes pour rendre les villes plus vertes, résilientes, durables et prêtes à saisir les occasions liées à l’économie de demain, a souligné la ministre fédérale Pascale St-Onge.

La ministre des Relations internationales du Québec, Martine Biron, a indiqué que cette décision vient réaffirmer l’importance accordée par le Québec à la lutte contre les changements climatiques et à l’accueil des organisations internationales qui choisissent de s’établir chez nous.

À Montréal et partout dans le monde, on doit densifier les milieux urbains de façon intelligente en faisant une plus grande place à la nature, a pour sa part mentionné la mairesse Valérie Plante.

Le bureau du programme mondial pour des villes vertes, résilientes et durables sera le sixième bureau onusien à Montréal, qui accueille déjà l’Organisation de l’aviation civile internationale, le Secrétariat de la convention sur la diversité biologique, l’Agence des Nations unies pour les réfugiés, l’Institut de statistique de l’UNESCO et le Fonds multilatéral pour l’application du protocole de Montréal.

Par Radio-Canada avec La Presse canadienne

Canada-Québec: Montréal versera trois millions à des manifestants dont les droits ont été bafoués

novembre 27, 2022
Des voitures du Service de police de la Ville de Montréal.

Des policiers du SPVM ont violé les droits de centaines de manifestants. Photo : Radio-Canada/Mathieu Wagner

La Ville de Montréal paiera plus de trois millions de dollars à des centaines de manifestants dont les droits ont été violés par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

Ce règlement permettra de mettre un terme à huit recours collectifs intentés contre la Ville. La partie demanderesse alléguait que les participants à six manifestations avaient été illégalement arrêtés ou détenus par le SPVM lors d’un encerclement et n’avaient pas pu exercer certains droits fondamentaux.

Le cabinet d’avocats Melançon, Marceau, Grenier et Cohen, qui représente les participants aux recours collectifs, a indiqué dans un avis approuvé par la cour que la municipalité publiera des excuses sur son site Internet et reconnaîtra que certains gestes du SPVM et de l’administration municipale ont porté atteinte aux droits fondamentaux de ces manifestants.

Ces manifestations se sont déroulées entre juin 2012 et mars 2014. Certaines visaient à dénoncer la brutalité policière et un règlement municipal qui limitait les manifestations. Une autre avait pour but de marquer le premier anniversaire du début des manifestations étudiantes contre l’augmentation des droits de scolarité lors du « printemps érable ».

L’entente de règlement doit être approuvée par la Cour supérieure du Québec. Une audience à ce sujet est prévue le 21 décembre.

La Ville de Montréal a accepté de payer un total de six millions de dollars pour régler ces huit recours collectifs et huit autres dossiers basés sur des faits et des questions similaires.

Par Radio-Canada avec La Presse canadienne

Canada: Un premier dénombrement des personnes itinérantes à Montréal depuis 2018

octobre 11, 2022
Un mendiant assis sur un trottoir.

Le dernier recensement, effectué avant la pandémie, faisait état de 3149 itinérants dans la métropole. Photo : Radio-Canada/Ivanoh Dmers

Pour la première fois depuis 2018, des bénévoles arpenteront les rues de Montréal et de douze autres régions du Québec pour dénombrer le nombre de personnes itinérantes sur leur territoire.

À Montréal, ce sont 1000 personnes qui se prêteront à l’exercice, sous la direction du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Centre-Sud de Montréal (CIUSSS).

En entrevue à l’émission Tout un matin, la directrice adjointe des partenariats urbains au CIUSSS, Caroline Dusablon, explique que le dénombrement des personnes en situation d’itinérance sert à recueillir des renseignements pour mieux connaître et comprendre leur expérience. Elle ajoute que cela permet aux autorités de mieux évaluer leurs besoinsd’adapter les services et de mieux cibler les financements.

Munis de formulaires, les bénévoles iront à la rencontre des personnes itinérantes et leur poseront des questions, que ce soit sur leur âge, leur sexe, et leur fréquentation de refuges.

S’ils ne fréquentent pas de refuge, pourquoi ? Est-ce que certains services sont manquants? On veut mieux documenter le phénomène de l’itinérance à Montréal de manière à adapter les services, précise Caroline Dusablon.

Compter pour mieux encadrer

Lors du dernier recensement, il y a quatre ans, la Ville de Montréal avait dénombré 3149 itinérants sur son territoire. Le CIUSSS ne se fait pas d’illusions et estime que ce chiffre sera revu à la hausse.

Ce qu’on entend un peu partout c’est que la pandémie a exacerbé le nombre de personnes en situation d’itinérance, affirme madame Dusablon.

Outre le nombre d’itinérants, l’objectif est aussi de voir si certains problèmes se sont accentués au cours des dernières années.

On a beaucoup parlé de santé psychologique, de détresse, donc c’est vraiment ce qu’on veut aller voir ce soir sur le terrain, ajoute la directrice adjointe des partenariats urbains au CIUSSS.

Des tentes installées dehors près d'un édifice.

Les refuges et les intervenants du milieu communautaire s’entendent pour dire que l’itinérance a augmenté de manière considérable depuis la pandémie. Photo : Radio-Canada/Ivanoh Demers

Celle-ci rappelle que le dernier recensement avait permis aux autorités d’identifier certaines failles dans l’accompagnement des personnes itinérantes — notamment celles aux prises avec des problèmes de consommation d’alcool.

Le fait que les refuges pour sans-abri ne permettent pas de consommer sur place constitue une barrière pour certains itinérants qui ne peuvent se passer d’alcool pendant plusieurs heures.

Devant ce constat, le CIUSSS, en partenariat avec la Mission Old Brewery, a ouvert un premier refuge avec consommation d’alcool contrôlée dans une aile de l’ancien hôpital Royal Victoria. Ce site permet à certaines personnes aux prises avec des problèmes de consommation sévère d’établir un plan avec des équipes médicales et de limiter leurs doses.

Avec Radio-Canada

Canada-Québec: Plusieurs inondations dans le Grand Montréal après de très fortes pluies

septembre 13, 2022
Une femme sous la pluie.

Les fortes précipitations qui ont déferlé sur la grande région de Montréal ont entraîné plusieurs inondations et fermetures de routes. Photo : Radio-Canada/Daniel Thomas

De fortes précipitations s’abattent sur le Québec, ce qui rend notamment la conduite automobile difficile. Les pluies ont aussi entraîné d’importantes inondations dans le Grand Montréal, en plus de provoquer des infiltrations dans le métro.

C’est le cas de l’autoroute 19, à Montréal, qui a été fermée en début de soirée en direction nord à partir du boulevard Henri-Bourassa.

Le service de la ligne orange de la Société de transport de Montréal (STM) a également été brièvement interrompu. Il a progressivement repris vers 18 h 45, mais en raison d’une infiltration d’eau, aucun train ne s’arrête pour l’instant à la station Square-Victoria–OACI.

Toujours à Montréal, plusieurs intersections et sections de routes ont été fermées en raison des fortes pluies, notamment dans Rosemont, sur le Plateau-Mont-Royal, ainsi que dans Mercier–Hochelaga-Maisonneuve.

À Longueuil, le bureau de la mairesse Catherine Fournier a fait savoir que des inondations avaient été rapportées dans le secteur de la rue Saint-Charles Ouest, ainsi que dans le quartier Laflèche.

L’ensemble des directions de la Ville de Longueuil sont actuellement mobilisées et au travail pour résorber la situation rapidement et ainsi atténuer les dégâts, lit-on dans un tweet publié sur le compte de Mme Fournier.

Le Collège Notre-Dame-de-Lourdes, une école secondaire située chemin Tiffin, à Longueuil, est quant à lui forcé de fermer ses portes pour toute la journée de mercredi. Les fortes pluies [de mardi] après-midi ont provoqué un débordement des canalisations du système d’égouts de la ville, causant ainsi une importante inondation dans l’école, fait-on savoir dans un courriel transmis aux élèves et aux parents.

Le Collège Durocher de Saint-Lambert a également annoncé la suspension des cours, mercredi, en raison des inondations.

Jusqu’à 75 millimètres de pluie

Environnement Canada a publié des avertissements de pluie dans plusieurs secteurs du Québec, notamment pour la région métropolitaine, les Laurentides, Lanaudière, la Mauricie, le Lac-Saint-Jean, la vallée du Richelieu et Saint-Hyacinthe.

Dans ces régions, de 50 à 75 millimètres de pluie sont prévus d’ici mercredi matin, a annoncé Environnement Canada.

Son site web indique que des pluies torrentielles peuvent causer des crues soudaines et une accumulation d’eau sur les routes. Des inondations sont possibles par endroits dans les basses terres.

Radio-Canada avec les informations de La Presse canadienne