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Canada: C’est parti pour la vaccination de masse à Montréal

mars 1, 2021

De premiers Montréalais de 80 ans et plus qui vivent à domicile ont commencé lundi à recevoir le très attendu vaccin contre la COVID-19 dans divers lieux de la ville, dont le stade olympique et le Palais des congrès.

Lyette Saucier, 84 ans a été surprise par la piqûre du vaccin, lundi, au stade olympique. Heureusement, la douleur s’est rapidement dissipée.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Lyette Saucier, 84 ans a été surprise par la piqûre du vaccin, lundi, au stade olympique. Heureusement, la douleur s’est rapidement dissipée.

Les premiers vaccinés sont essentiellement des personnes âgées de plus de 85 ans, qui ont été les premières à pouvoir réserver leur place la semaine dernière. La prise de rendez-vous a ensuite été élargie aux 80 ans et plus puisque des places demeuraient disponibles.

Le directeur de la campagne provinciale de vaccination contre la COVID-19, Daniel Paré, a d’ailleurs annoncé lundi en entrevue à l’émission Tout un matin que tous les septuagénaires de Montréal et de Laval peuvent désormais prendre un rendez-vous à leur tour.

«On a concentré des vaccins dans cette région-là pour cette semaine, considérant le nombre de cas de COVID-19. Cette semaine, on voulait vraiment donner un petit « blitz ». C’est pour ça qu’on rouvre ce nouveau groupe prioritaire», a fait valoir M. Paré.

Une file d'attente s'est rapidement formée lundi matin au stade olympique. Le CIUSS de l'Est-de-Montréal affirme que beaucoup de gens se sont présentées jusqu'à 90 minutes avant leur rendez-vous. La distanciation physique n'était pas au rendez-vous.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Une file d’attente s’est rapidement formée lundi matin au stade olympique. Le CIUSS de l’Est-de-Montréal affirme que beaucoup de gens se sont présentées jusqu’à 90 minutes avant leur rendez-vous. La distanciation physique n’était pas au rendez-vous.

La campagne de vaccination de masse, qui s’est mise en branle jeudi dernier à Laval et dans les Laurentides, commence également lundi dans la région de Lanaudière. En Montérégie, elle ne débutera toutefois pas avant le 11 mars.

À Montréal, une quinzaine d’endroits accueillent des aînés, dont le stade olympique et le Palais des congrès, qui sont tous deux en mesure d’immuniser 3000 personnes par jour. Le stationnement à ces deux endroits est gratuit pour quiconque vient se faire vacciner.

Au stade olympique, la campagne de vaccination semble avoir été victime de son succès, et de l’impatience des aînés, lundi matin. Une file d’attente s’est rapidement formée dans la rotonde, de sorte que des employés ont dû offrir des chaises aux gens.

Un employé distribue des chaises aux personnes contraintes d'attendre avant d'entrer. Plusieurs d'entre elles sont mécontentes de la tournure des événements.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Un employé distribue des chaises aux personnes contraintes d’attendre avant d’entrer. Plusieurs d’entre elles sont mécontentes de la tournure des événements.

Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l’Est-de-l’Île-de-Montréal affirme que beaucoup de personnes se sont présentées jusqu’à 90 minutes avant leur rendez-vous.

Pour éviter cette situation, les gens sont priés «de se présenter à l’heure de leur rendez-vous, et non pas en avance», a indiqué le CIUSSS dans un communiqué. «Le respect de cette directive est nécessaire pour assurer le respect des consignes sanitaires en vigueur», précise-t-il.

Une fois les chaises distribuées, les gens ont pu s'asseoir dans la rotonde du stade en attendant leur tour.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Une fois les chaises distribuées, les gens ont pu s’asseoir dans la rotonde du stade en attendant leur tour.

Au Patro Villeray, où des vaccins sont aussi offerts, aucune attente considérable n’était toutefois signalée lundi avant-midi. Plusieurs personnes interrogées avant de s’y engouffrer se disaient soulagées devant la perspective d’être enfin vaccinées.

«On se sent heureux d’avoir le vaccin», a déclaré un homme qui arrivait pour son rendez-vous. «Peut-être qu’on va être plus protégés. Alors, ça va nous donner un peu d’assurance, aussi. En tout cas, il faut le faire», a commenté une autre femme.

Une infirmière auxiliaire venue prêter main-forte pour la vaccination, Cera Tofan, abondait dans le même sens. «Il faut passer à cette étape. Le plus rapidement c’est, mieux c’est pour tout le monde», a-t-elle indiqué. «On veut gagner cette immunité collective tellement désirable.»

Il a fallu au moins une heure avant que des mesures visant à assurer le respect de la distanciation physique soient mises en place dans la rotonde du stade.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Il a fallu au moins une heure avant que des mesures visant à assurer le respect de la distanciation physique soient mises en place dans la rotonde du stade.

«On trouve que ça roule bien»

Au Palais des congrès, une bonne affluence pouvait aussi être constatée en milieu de matinée. «On trouve que ça roule bien», a commenté Francine Dupuis, présidente-directrice générale adjointe du CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal.

«C’est sûr que, comme c’était la première journée, on a commencé un peu en retard. On n’était pas tout à fait à point. On a eu quelques petits accrocs sur le plan informatique. Mais maintenant, ça roule bien, et on pense que ça va être de plus en plus efficace et que les gens auront moins d’attente», a-t-elle indiqué.

Mme Dupuis invite elle aussi les gens qui ont des rendez-vous à se présenter tout au plus 10 minutes avant l’heure prévue pour recevoir leur vaccin.

«Ça ne sert à rien d’attendre dans la file; ils vont de toute façon être vaccinés. Et ça fait moins d’attente, surtout pour les personnes qui ont des marchettes ou des chaises roulantes», a-t-elle souligné.

Selon Mme Dupuis, le gouvernement a pensé entreprendre la campagne de vaccination de masse auprès des septuagénaires, avant de se raviser, par crainte que cela pose des problèmes de logistique.

Mme Dupuis affirme que les pages horaires offertes pour les prochaines semaines sont actuellement «restreintes», parce que Québec n’a pas pu offrir une «assurance totale» que les doses attendues arriveront. «Mais au fur et à mesure qu’on nous confirme les arrivées [de vaccins], on ajoute des plages de rendez-vous», assure-t-elle.

Le nombre de vaccinateurs suffit à répondre à la demande en ce moment, puisque les centres de vaccination ne fonctionnent pas encore à leur pleine capacité. «Quand tous les sites montréalais vont être à pleine capacité, ça pourrait poser un problème», a-t-elle toutefois convenu.

Au CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal, une centaine de personnes supplémentaires sont recherchées pour différentes tâches, dit-elle. «C’est très complexe, c’est beaucoup de logistique. Il faut les former ces gens, il faut leur montrer le système informatique; il faut qu’ils s’approprient ça, détaille-t-elle. Donc, il faut de la formation pour ne pas que les gens fassent d’erreurs.»

«C’est la lumière au bout du tunnel»

En entrevue à Tout un matin, Ginette Senez, directrice par intérim de la gestion extrahospitalière de la pandémie au CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal, a expliqué que les aînés qui se rendent au Palais des congrès doivent se laver les mains avant de s’enregistrer avec leur carte d’assurance-maladie avant d’être dirigés vers la salle de vaccination.

«On a d’abord une évaluation, on donne son consentement, on change de table et on procède à la vaccination comme telle», a-t-elle résumé. «Par la suite, on se rend à la salle d’attente […], on attend 15 minutes, on ressort de la salle, on prend le rendez-vous pour notre deuxième dose et on quitte.»

Les gens qui seront vaccinés aujourd’hui recevront le vaccin de Pfizer-BioNTech, a précisé Mme Senez.

«On vaccine avec le vaccin qui nous est rendu disponible. En ce moment, nous avons beaucoup plus de doses de Pfizer que de Moderna. Concernant AstraZeneca, nous ne l’avons pas encore», ajoute-t-elle en référence à ce vaccin et à sa version indienne, Covishield, qui ont tous deux été approuvés vendredi dernier par Santé Canada.

Selon Mme Senez, le vaccin de Moderna, qui nécessite une manipulation un peu moins délicate que celui de Pfizer-BioNTech, est davantage utilisé dans des situations où le vaccin doit être déplacé. Il est notamment utilisé en ce moment pour vacciner les aînés vivant dans des habitations à loyer modique (HLM).

Daniel Paré a par ailleurs indiqué lundi qu’une aide devrait être bientôt offerte aux personnes âgées qui n’ont pas de moyen de transport pour se rendre aux centres de vaccination, comme le demandait en fin de semaine le Réseau FADOQ.

Les personnes admissibles à un vaccin sont invitées à prendre rendez-vous en ligne à l’adresse Québec.ca/vaccinCOVID ou par téléphone au 1 877 644-4545.

Avec Radio-Canada par  François Messier 

Canada-Montréal: Deuxième éclosion majeure chez les Sœurs de la Providence

février 8, 2021

La résidence des Sœurs de la Providence à Montréal lutte contre une deuxième éclosion massive de COVID-19, qui a déjà fait une dizaine de morts ces derniers jours. Une situation d’autant plus « regrettable », selon ses dirigeants, qu’ils avaient demandé à avoir accès à la vaccination en même temps que les CHSLD au début du mois de janvier.

L’éclosion est loin d’être terminée puisque, malgré certains cas rétablis, il reste encore plus d’une trentaine de cas positifs chez les résidents. 11 résidents sont décédés, dont 10 du côté de l’infirmerie et un du côté des résidents autonomes ou semi-autonomes.

© Marie-France Coallier Le Devoir L’éclosion est loin d’être terminée puisque, malgré certains cas rétablis, il reste encore plus d’une trentaine de cas positifs chez les résidents. 11 résidents sont décédés, dont 10 du côté de l’infirmerie et un du côté des résidents autonomes ou semi-autonomes.

C’est au retour des Fêtes, vers le 6 janvier, que sont survenus les premiers cas de COVID à Carrefour Providence, une résidence privée comptant plus de 300 religieuses et dont la moyenne d’âge est de 89 ans. Rapidement, on a procédé à un dépistage massif, explique la directrice générale Danielle Gaboury. Au fil des jours, le nombre de cas a augmenté de façon exponentielle pour arriver à un total de 81 chez les résidents et de 40 chez les employés, en date de vendredi.

L’éclosion est loin d’être terminée puisque, malgré certains cas rétablis, il reste encore plus d’une trentaine de cas positifs chez les résidents. Seulement 12 membres du personnel sont rétablis et de retour en poste.

Onze résidents sont décédés, dont 10 du côté de l’infirmerie — qui s’apparente à un CHSLD pour les soins de longue durée qui y sont dispensés — et 1 du côté des résidents autonomes ou semi-autonomes.

Le président du syndicat, Farid Larab, dénonce une « gestion catastrophique » de la direction de l’établissement. « Ils ont perdu le contrôle dans les deux premières semaines », affirme-t-il en entrevue au Devoir. « On fait des mises à jour avec l’employeur tous les deux jours et on leur suggère des changements qui tardent à venir. »

Selon lui, le manque de personnel est criant, ce que confirme la direction, qui affirme être en recrutement permanent depuis le début de l’éclosion, puisque non seulement il faut remplacer le personnel malade, mais également ajouter des bras pour faire face à l’éclosion.

Positive pour la deuxième fois

Dans la résidence d’à côté, la résidence Salaberry, gérée aussi par les Sœurs de la Providence, on compte un total de sept cas : quatre chez les résidentes et trois chez le personnel.

L’une d’entre elles, sœur Rita Richard, avait reçu un test positif lors de la première vague, en mai dernier, et été placée en zone rouge avec plusieurs de ses consœurs. Des mois plus tard, à sa grande surprise, elle a à nouveau été déclarée positive et placée en zone rouge. « Je ne me sentais pas malade, je n’avais aucun symptôme, assure-t-elle au Devoir. C’était une grande déception, mais au lieu de rechigner, j’essayais de regarder les bons côtés. J’ai fait mon temps et j’ai pu regagner ma chambre. »

Ce qu’elle a trouvé le plus difficile, c’était l’isolement. « Jamais je n’ai eu peur de mourir, précise-t-elle. Mais je remercie le ciel à tous les jours ! »

Selon elle, le personnel et l’administration ont été « extraordinaires dans leur dévouement » et ont multiplié les petites attentions qui font du bien.

Vaccination tardive

Le Devoir s’était rendu en mai dernier dans les deux résidences des Sœurs de la Providence, qui luttaient alors contre la première vague de COVID. Les sœurs étaient dépassées par les événements et demandaient de l’aide au CIUSSS du Nord-de-l’Île de Montréal. « La différence, cette fois-ci, c’est qu’on a un beau partenariat avec le CIUSSS du Nord, explique la directrice générale, Danielle Gaboury. On peut souligner également que nous avons beaucoup appris de la première vague et que beaucoup de mesures de prévention et de contrôle des infections étaient déjà en place. »

Mais il y a un hic, déplore Marie-Andrée Guillemette, directrice des soins et des services cliniques. « La seule chose qui est regrettable, c’est que le côté infirmerie de l’établissement n’a pas été considéré comme un CHSLD dans la priorisation de la vaccination, ce qui fait que plutôt que d’être vacciné dès le bloc 1, au début janvier, on est vacciné aujourd’hui [mercredi]. »

Selon elle, c’est un problème de nomenclature qui a empêché ses résidentes les plus fragiles d’être vaccinées plus tôt en janvier. « Au niveau administratif, nous sommes inscrits sous le nom de communauté religieuse, ce n’est pas écrit CHSLD privé, par exemple. Donc, malgré le fait que nous avons vraiment identifié que le côté infirmerie, ce sont des soins de longue durée qui sont similaires à ceux donnés dans un CHSLD ; cette catégorisation a été maintenue dans les critères de priorisation. »

Des demandes ont été faites du côté de l’établissement pour tenter de convaincre le CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal de revoir la catégorisation de l’infirmerie, mais celles-ci sont restées vaines. « Il faut toujours se battre pour faire reconnaître les droits des résidentes et avoir accès aux mêmes services que les CHSLD », ajoute la directrice générale, Danielle Gaboury.

Si on avait pu vacciner les résidentes de l’aile infirmerie plus tôt, est-ce qu’il y aurait eu moins de dommages ? « Assurément », répond Marie-Andrée Guillemette.

Du côté du CIUSSS, on répond par courriel que « les catégories priorisées ont été déterminées par Québec ». Ainsi, les résidences des Sœurs de la Providence se situent dans la troisième catégorie, soit celle des « personnes autonomes ou en perte d’autonomie qui vivent en résidence privée pour aînés (RPA) ou dans certains milieux fermés hébergeant des personnes âgées ».

On confirme par ailleurs que les équipes se sont déplacées mercredi afin de vacciner 330 usagers.

La directrice de la clinique estime, avec confiance, que la vaccination « va freiner la poursuite de l’éclosion » et « casser la courbe » pour lui permettre de redevenir une « zone froide d’ici trois à quatre semaines ».

Avec Le Devoir par  Jessica Nadeau 

Canada-Québec/Montréal: Mamadi Camara a eu «très peur», raconte son avocat

février 4, 2021

C’est rongé par la peur et dans une totale incompréhension que Mamadi III Fara Camara a passé plusieurs jours en détention, clamant son innocence, lui qui se serait visiblement trouvé au mauvais endroit, au mauvais moment.

Faussement accusé de tentative de meurtre, Mamadi III Fara Camara (au centre) a retrouvé sa liberté mercredi à la suite d’un important revirement de situation.

© Marie-France Coallier Le Devoir Faussement accusé de tentative de meurtre, Mamadi III Fara Camara (au centre) a retrouvé sa liberté mercredi à la suite d’un important revirement de situation.

« Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’il n’y avait aucune preuve directe, la preuve était circonstancielle. On parle de témoignages de témoins, qui ont décrit une agression, les cheveux du suspect, le manteau », explique Me Cédric Materne, qui représente celui qui a été faussement montré du doigt comme étant l’agresseur du policier Sanjay Vig.

Au lendemain du retrait des accusations de tentative de meurtre contre un agent, M. Camara prend du repos, a indiqué son avocat. Pour le moment, l’homme de 31 ans n’a pas souhaité s’adresser aux médias.

« Il est très content de revoir sa famille. Il va bien en ce moment, mais c’est certain qu’il est choqué. Nous lui avions parlé pendant sa détention et il avait très peur, il ne comprenait pas ce qui se passait », mentionne Me Materne.

Homme sans histoire

L’agent Vig a été sauvagement attaqué le 28 janvier dernier après avoir intercepté un automobiliste sur le boulevard Crémazie, en bordure de l’autoroute Métropolitaine. M. Camara est bel et bien celui qui a été arrêté par le policier, mais contrairement à ce qui a été avancé par les autorités, il n’a pas été l’auteur de l’altercation, mais plutôt un des témoins de celle-ci.

« M. Camara leur a dit qu’il n’était pas la personne qu’ils cherchaient. Ce qu’on lui reprochait ne correspondait pas avec le profil de M. Camara, qui est un homme qui n’a pas d’antécédents judiciaires, une personne au doctorat, une personne calme. Ça ne fonctionnait pas, mais ils l’ont quand même arrêté et accusé », souligne Me Materne.

Vendredi, la version du SPVM voulait qu’un automobiliste intercepté relativement à une infraction au Code de la sécurité routière s’en soit pris physiquement à un policier dans le secteur de Parc-Extension. Le SPVM rapportait « une altercation lors de laquelle le policier aurait été désarmé et blessé », mais ne pouvait préciser s’il avait été atteint par un projectile.

M. Camara a été arrêté après avoir lui-même alerté le 911. Il clamait son innocence depuis le début. C’est finalement l’analyse plus poussée d’une vidéo d’une caméra du ministère des Transports qui a disculpé le Montréalais.

Dans l’immeuble de huit logements où demeure M. Camara, les voisins s’expliquent mal comment ce futur père de famille, étudiant à Polytechnique, a pu vivre ce cauchemar.

« Les policiers sont débarqués ici et ils nous ont tous questionnés. À un certain moment, on m’a même demandé si j’avais vu l’arme », a confié un des voisins de M. Camara, qui a requis l’anonymat par crainte de représailles.

Avec Le Devoir par  Améli Pineda 

Canada: Disparition d’une adolescente autochtone de 13 ans à Montréal

février 2, 2021

MONTRÉAL — Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) sollicite l’aide du public pour retrouver une adolescente de 13 ans qui est disparue depuis cinq jours.

© Fournis par La Presse Canadienne

Shyanna Cecire, une jeune autochtone, s’exprime en anglais et pourrait fréquenter le centre-ville.

La dernière fois qu’elle a été aperçue, le 28 janvier dans le secteur de la Cité de Dorval, elle ne portait pas de manteau d’hiver. 

Elle se déplacerait à pied et la police dit avoir des raisons de craindre pour sa sécurité.

Shyanna Cecire mesure environ 1 m 42 et pèse environ 64 kg. Elle a les cheveux noirs et les yeux bruns et une tâche de naissance sur le bras droit. 

Toute personne ayant de l’information concernant cette disparition est invitée à communiquer avec les policiers de façon anonyme et confidentielle au 514 393-1133.

Avec La Presse Canadienne

Canada-Québec: La situation est «très critique» dans 10 hôpitaux, avertit le ministre Dubé

décembre 18, 2020

MONTRÉAL — Tandis que le Québec recense environ 1800 cas par jour, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, avertit la population que la situation est «très critique» dans au moins dix centres hospitaliers de la province.

  

© Fournis par La Presse Canadienne

La hausse des hospitalisations exerce une si forte pression sur le réseau et sur le personnel de la santé que le système ne peut se permettre une flambée de cas en revenant des Fêtes.   

Le ministre a indiqué qu’il y avait 2164 lits réservés pour les patients qui sont atteints de la COVID-19, ce qui inclut les lits d’unités de soins intensifs, et qu’actuellement environ 1000 d’entre eux sont occupés.   Christian Dubé a imploré la population de ne pas tenter de contourner les règles.   

«Si les Québécois ne respectent pas les règles pendant les fêtes, malheureusement, nous frapperons un mur en janvier», a-t-il indiqué.   

Le ministre Dubé a expliqué que l’augmentation des hospitalisations entraîne du délestage d’interventions importantes comme des chirurgies et il a énuméré une liste de dix centres hospitaliers qui sont actuellement dans une situation «très critique».   

Il s’agit de l’Hôpital Chicoutimi, du CHUQ à Québec, de l’Hôpital de Trois-Rivières, de l’Hôpital Pierre-Boucher, de l’Hôpital Anna-Laberge, de l’Hôpital du Lakeshore, de l’Hôpital de Verdun, de l’Hôpital de Hull, de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec et du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke.   M. Dubé a expliqué que des lits avaient été installés dans des sites non traditionnels pour accueillir des patients atteints de la COVID-19.  

«À Québec, on a installé des lits à l’hôtel Le Concorde», a-t-il indiqué. 

Christian Dubé a imploré la population de se présenter à l’urgence ou en clinique seulement «si c’est vraiment nécessaire», et il a invité les personnes malades à communiquer avec leur médecin de famille ou encore à composer le 1 877 644-4545.  

Dénoncer les partys de Noël   

Le ministre de la Santé a indiqué qu’il avait «entendu dire que les commandes d’alcool à la SAQ sont très fortes» et que «ce n’est pas un bon signe».   

Christian Dubé avait un message à transmettre à ceux qui comptent contourner les règles: «Pensez donc aux personnes qui pourraient voir leur chirurgie reportée parce que certains n’ont pas respecté les mesures du temps des fêtes.»  

Questionné à savoir s’il encourageait les Québécois à dénoncer les récalcitrants qui comptent organiser des rassemblements pendant la période des fêtes, le ministre a déclaré: «Ne soyez pas gêné de les dénoncer.»   

Pas de changement dans le déroulement de la vaccination  

Pour la première phase de la campagne de vaccination contre la COVID-19, les aînés et le personnel de CHSLD sont vaccinés en priorité et Québec n’a pas l’intention de modifier l’ordre même si des voix se font entendre pour que les travailleurs de la santé des hôpitaux fassent partie du premier groupe. 

«Pour le moment, avec les prochains vaccins qui sont prévus lundi prochain, nous allons continuer à « focusser » sur le personnel dans les CHSLD et les patients», a précisé le ministre Dubé.  

La campagne de vaccination a été entamée cette semaine dans le Centre d’hébergement Saint-Antoine, à Québec, et au Centre hospitalier gériatrique Maimonides, à Montréal.  

Mais à partir de lundi, la province comptera 21 sites de vaccination. Ils seront répartis dans 14 régions sociosanitaires à travers le Québec. Environ la moitié sont des CHSLD.   

Québec a signalé vendredi 1773 nouveaux cas de COVID-19 et 36 autres décès des suites du virus.   

Le bilan provincial s’élève maintenant à 172 801 infections, dont 7671 se sont avérées mortelles depuis le début de la pandémie.

avec Stéphane Blais, La Presse Canadienne

Canada-Québec: Hausse importante des cas de COVID-19 à Montréal

décembre 17, 2020

La COVID-19 progresse rapidement dans le Grand Montréal et elle s’infiltre dans beaucoup d’hôpitaux de la région. Pas moins d’une trentaine d’éclosions sont en cours dans les centres hospitaliers montréalais. Un problème supplémentaire dans un réseau sous pression et en manque d’effectifs.

La région de Montréal a recensé plus de 4000 nouveaux cas au cours de la dernière semaine.

© Jacques Nadeau Le Devoir La région de Montréal a recensé plus de 4000 nouveaux cas au cours de la dernière semaine.

« La plupart des hôpitaux à Montréal ont des éclosions en ce moment, dit le Dr Gilbert Boucher, président de l’Association des spécialistes en médecine d’urgence du Québec. La transmission communautaire fait excessivement mal. »

À l’hôpital de Verdun, c’est le branle-bas de combat. Quatre unités de soins sont touchées par des éclosions. Selon le CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal, 33 patients, 16 employés et 3 stagiaires ont jusqu’à présent reçu un diagnostic positif. Pour limiter la propagation, l’hôpital de Verdun mène une opération de dépistage massif auprès des employés et des patients.

Les services s’en ressentent. « On a dû annuler plusieurs chirurgies, plusieurs chirurgies d’un jour », a précisé la présidente-directrice générale du CIUSSS, Sonia Bélanger, lors d’un point de presse avec la directrice régionale de santé publique de Montréal, la Dre Mylène Drouin, ainsi que la mairesse Valérie Plante.

Des ambulances ont été détournées mardi vers d’autres hôpitaux. Le taux d’occupation à l’urgence demeure élevé. « Les patients ne peuvent pas monter aux étages, explique le Dr Ivan Pavlov, chef adjoint aux urgences de l’hôpital de Verdun. Ça crée une espèce d’engorgement. »

La population est d’ailleurs invitée à se rendre dans des cliniques plutôt qu’à l’urgence pour des problèmes de santé mineurs. « Le milieu hospitalier est très fragile au niveau des ressources, dit le directeur général adjoint du CIUSSS, Pierre-Paul Milette. On veut s’assurer de bien traiter la clientèle. »

Du « jamais vu »

La région de Montréal a recensé plus de 4000 nouveaux cas au cours de la dernière semaine. Elle a atteint un sommet vendredi, avec 748 infections enregistrées en une seule journée.Du « jamais vu » depuis le début de la pandémie, a souligné en point de presse la Dre Mylène Drouin. « La hausse [des cas] ne semble pas vouloir ralentir », a-t-elle dit.

Et cela se répercute dans les hôpitaux. Selon Sonia Bélanger, 384 patients sont hospitalisés à Montréal, soit une centaine de plus que la semaine dernière. Or, le nombre de travailleurs de la santé atteints de la COVID-19 augmente aussi. Dans la métropole, 429 employés du réseau sont infectés. « 500 [employés] de plus sont en attente d’un résultat de dépistage », a précisé Sonia Bélanger.

À l’hôpital du Sacré-Cœur-de-Montréal, l’ensemble des employés, des médecins et des patients sont d’ailleurs appelés à se faire dépister cette semaine. L’établissement est aux prises avec deux éclosions, selon le CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal. À l’hôpital Jean-Talon, une autre éclosion « touchant deux personnes ou plus » est en cours, mais demeure sous contrôle, indique-t-on.

Le Centre universitaire de santé McGill rapporte pour sa part deux éclosions dans ses murs. Au Centre hospitalier universitaire de Montréal, « moins de cinq patients » ont contracté la COVID-19 dans une unité, indique la direction. L’Hôpital Maisonneuve-Rosemont et l’Hôpital Santa Cabrini Ospedale dénombrent une éclosion chacun, selon le CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal.

L’Hôpital général de Lakeshore, quant à lui, lutte contre six éclosions, soit trois de plus que la semaine dernière, selon le CIUSSS de l’Ouest-de-l’Île-de-Montréal.

« Le personnel est fatigué »

Pourquoi tant d’éclosions en milieu hospitalier ? Le Dr Hoang Duong avance une hypothèse. « Le personnel [hospitalier] est fatigué, dit-il. Quand on est fatigué, on prend moins de précautions. »

Des employés du réseau sont aussi contaminés par leurs enfants qui fréquentent l’école, rappelle le DGilbert Boucher. « Il y a des visiteurs qui ne disent pas toujours la vérité et qui infectent les patients, dit le médecin. Une fois que c’est rentré [dans l’hôpital], c’est extrêmement contagieux. Le temps qu’on s’en rende compte, c’est rarement en bas de 10 personnes qui sont infectées. »

Le Dr Gilbert Boucher estime que les hôpitaux devraient faire davantage de dépistage auprès des employés. « On teste les travailleurs de la santé aux 48 et 72 heures, mais toujours après les faits [après le début de l’éclosion] », dit-il.

Des tests de salive pourraient être effectués régulièrement de façon préventive, estime-t-il. Une méthode moins désagréable et plus « acceptable » pour les soignants que les prélèvements dans le nez avec les écouvillons.

Avec Le Devoir par Marie-Eve Cousineau

Canada-Québec/Des vaccins au CHSLD Saint-Antoine dès lundi : « Nous sommes choyés »

décembre 8, 2020

Des résidents et employés du Centre d’hébergement Saint-Antoine, à Québec, seront vaccinés dès le début de la semaine prochaine contre la COVID-19. Ce projet pilote jettera les bases d’une campagne de vaccination sans précédent déployée aux quatre coins du Québec au cours des prochaines semaines.

Le Centre d'hébergement Saint-Antoine, à Québec.

© Hadi Hassin/Radio-Canada Le Centre d’hébergement Saint-Antoine, à Québec.

Les 4000 premières doses du vaccin acheminées par l’entreprise Pfizer vont permettre de vacciner 2000 personnes. Les doses seront d’abord distribuées à Québec et à Montréal dans le cadre d’un projet pilote.

L’autre CHSLD ciblé par la santé publique est le Centre hospitalier gériatrique Maimonides, dans l’ouest de l’île de Montréal.

Ces deux CHSLD auraient été choisis en fonction de la disponibilité des considérants logistiques pour accueillir et stocker le vaccin à ultra-basse température (congélateur, espace sécuritaire, etc.) ainsi que de la volonté de Pfizer d’effectuer le projet pilote dans les grands centres urbains.

Les employés ont hâte

Rencontrés mardi matin, des employés du CHLSD Saint-Antoine sont heureux de faire partie intégrante du projet pilote.

«Le vaccin peut nous aider à ne pas donner cela à nos résidents. Ça va les soulager. Quand on entend parler les familles, elles sont en faveur du vaccin pour leurs parents», assure Sabin Côté, infirmier.

Le plan du CIUSSS la Capitale-Nationale

Le CIUSSS de la Capitale-Nationale se prépare pour sa part à mettre son plan à exécution afin que la toute première séance de vaccination dans la région de Québec se déroule sans anicroche.

«Nous sommes heureux de faire partie, avec Montréal, des premières villes au Québec à recevoir des doses du vaccin de Pfizer. Sans entrer dans les détails pour l’instant, nous sommes à planifier avec nos équipes et celles du MSSS la distribution des premières doses dès la semaine prochaine», a réagi Mélanie Otis, porte-parole du CIUSSS de la Capitale-Nationale, mardi matin.

Campagne de vaccination sans précédent

Par la suite, le gouvernement Legault s’attend à pouvoir vacciner jusqu’à 28 000 personnes d’ici le 4 janvier et 650 000 personnes d’ici le 31 mars.

Le CIUSSS de la Capitale-Nationale est optimiste malgré le défi colossal. Des leçons ont été tirées des expériences passées, comme la campagne de vaccination contre la grippe H1N1 en 2009.

«Dans la Capitale-Nationale, nous serons prêts à procéder à la vaccination dès que les doses de vaccins nous seront acheminées. Nos équipes se préparent et planifient la logistique de cette opération d’envergure, que nous attendons tous. Vous savez, il s’agit de vaccins différents, mais notre grande expérience avec la vaccination de la grippe nous aide grandement», souligne Mélanie Otis.

Par Radio-Canada avec Alain Rochefort et les informations de Hadi Hassin et Jérôme Labbé

La Ville de Montréal tente d’évacuer les campeurs de la rue Notre-Dame

décembre 6, 2020

La Ville de Montréal tente de convaincre les dizaines d’itinérants qui ont installé leur campement depuis l’été sur la rue Notre-Dame à l’est du centre-ville de quitter les lieux.

Campement d’itinérants sur la rue Notre-Dame à Montréal.   NOUVELLES PHOTOS RUE NOTRE DAME MONTREAL CAMPEMENT

© Jean-Claude Taliana/Radio-Canada Campement d’itinérants sur la rue Notre-Dame à Montréal. NOUVELLES PHOTOS RUE NOTRE DAME MONTREAL CAMPEMENT

Munis de l’avis d’éviction, des représentants de la Ville, appuyés par des membres du Service de sécurité incendie de Montréal (SIM) et des agents du Service de police de Montréal (SPVM), qui sont déjà en relation d’aide avec les campeurs, se sont déplacés dimanche matin.

Des agents du SPVM se tiennent prêts avant le début de l’opération.

© Mathieu Wagner/Radio-Canada Des agents du SPVM se tiennent prêts avant le début de l’opération.

Plusieurs véhicules du SPVM ont d’ailleurs pris position non loin du site depuis quelques heures.

Les autorités disent vouloir prendre le temps nécessaire pour convaincre les campeurs de se diriger vers les refuges appropriés.

Elles semblent avoir opté pour une approche «douce», mais intransigeante, notamment après l’incendie qui s’est déclaré samedi dans une des tentes.

S’il l’on ne déplore aucun blessé, cela a sonné l’alerte. On compte faire preuve de plus de fermeté pour assurer la sécurité de ces itinérants.

L’opération pourrait prendre plusieurs heures.

CBC/Radio-Canada

Canada: Quitter Montréal pour venir s’installer en Mauricie

octobre 4, 2020

Avec le télétravail et le confinement, plusieurs Montréalais quittent la métropole pour les régions et Trois-Rivières ne fait pas exception.

Patrick Noita et sa conjointe Aurélia Di Meo ont habité quatre ans à Montréal avant de s'installer en Mauricie.

© /Radio-Canada Patrick Noita et sa conjointe Aurélia Di Meo ont habité quatre ans à Montréal avant de s’installer en Mauricie.

Après quatre années à Montréal, Patrick Noita et sa conjointe Aurélia Di Meo ont eu besoin de changement et ont fait le choix de s’installer dans la région.

Près de la nature, ils ont trouvé un appartement pour tester la vie en région. Puis la pandémie est venue consolider leur choix.

«On a un grand espace autour de nous, on a une belle vue, on une grande terrasse. Donc on a pu profiter tout l’été, même si on était confinés, de l’espace qu’on avait autour de nous. Ça, c’est vraiment vraiment très appréciable. C’est vrai que c’est là où on mesure la différence en fait», se réjouit Aurélia Di Meo.

Aurélia Di Meo et son conjoint Patrick Noita sur le terrain de leur nouvelle résidence en Mauricie.

© /Radio-Canada Aurélia Di Meo et son conjoint Patrick Noita sur le terrain de leur nouvelle résidence en Mauricie.

Selon l’entreprise immobilière duProprio, les résidences se vendent en moyenne 11 jours plus rapidement qu’à la même période l’année dernière. Elle observe aussi plus de surenchères sur les propriétés.

Des jeunes séduits par la région

Le Carrefour Jeunesse Emploi (CJE) de Trois-Rivières, qui accompagne les jeunes dans leur projet de s’établir en région, remarque une hausse des demandes.

«En fait, entre le mois de mars et aujourd’hui, j’ai une cinquantaine de demandes de plus qu’à l’habitude, donc pour un total de 280 quelques personnes qui veulent venir s’établir à Trois-Rivières», explique Anie Lapointe, agente au CJE.

Les effets sur le marché immobilier

Ces nouveaux résidents viennent principalement de Montréal, Québec et Sherbrooke. Conséquence du jeu de l’offre et de la demande, leur arrivée à Trois-Rivières a un effet sur le marché immobilier de la ville et exerce une pression à la hausse sur les prix.

L'entreprise duProprio constate que les résidences se vendent en moyenne 11 jours plus rapidement qu'à la même période l'année dernière.

© /Radio-Canada 
L’entreprise duProprio constate que les résidences se vendent en moyenne 11 jours plus rapidement qu’à la même période l’année dernière.

«Les ventes ont explosé après le déconfinement. Si on regarde du premier juin au 30 d’août, c’est plus de 70% de plus de transactions. Il y a aussi une diminution du nombre de jours nécessaires pour vendre les propriétés. Un délai de vente qui a diminué d’à peu près 11 jours» affirme Martin Desfossés, coach en immobilier chez duProprio.

Avec CBC/Radio-Canada d’après le reportage de Pascale Langlois.

Canada/COVID-19: Montréal se prépare à une deuxième vague

août 7, 2020

 

© Fournis par La Presse canadienne
Montréal, qui a été l’épicentre de la première vague de la pandémie de COVID-19 au Québec et au Canada, se prépare maintenant «au pire» pour faire face à une éventuelle deuxième vague.

Le directeur national de la santé publique, Horacio Arruda, ainsi que la directrice régionale de la santé publique de Montréal, Mylène Drouin, faisaient le point sur la première vague de la pandémie dans la métropole, vendredi après-midi.

La docteure Drouin a souligné que 76 % des milieux pour personnes âgées avaient vécu une éclosion de COVID-19, et que 88 % des décès provenaient de ces endroits.

De plus, 22 % de tous les cas — soit 6268 — étaient des professionnels de la santé.

La docteure Drouin s’est toutefois réjouie que la transmission communautaire ait été relativement contrôlée.

Pour cette deuxième vague, Montréal a deux priorités: s’assurer d’être prêt pour le dépistage, les enquêtes et la gestion des éclosions, ainsi que protéger les milieux pour les aînés.

Pour ce faire, un centre de commandement régional a été mis en place. Un projet pilote est aussi en cours dans la métropole pour mieux effectuer les enquêtes et communiquer plus rapidement avec les patients.

Une deuxième vague pourrait arriver aussi tôt que cet automne, a signalé Horacio Arruda.

«Maintenant, on a une certaine accalmie, mais il ne faudrait pas penser que la situation est complètement disparue», a-t-il soutenu.

Avec La Presse canadienne