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Canada: Partenariat entre les ports de Québec, Montréal et Trois-Rivières

juin 14, 2022
Des navires amarrés au port de Québec en été.

Les ports de Québec (photo), Montréal et Trois-Rivières s’entendent sur la création d’un groupe de travail visant à améliorer l’efficacité de leurs installations. (Archives) Photo : Radio-Canada/Hugo Pothier

Les ports de Québec, Montréal et Trois-Rivières s’entendent sur un partenariat dans le but de rendre leurs installations plus compétitives et plus vertes.

Motivée par des enjeux stratégiques, environnementaux et économiques, l’entente entraîne la création d’un groupe de travail qui va offrir des recommandations aux trois administrations portuaires d’ici la fin de l’année.

Dans le cadre de cette nouvelle relation, nous souhaitons développer des chaînes logistiques et d’approvisionnement parmi les plus durables et les plus écoresponsables au niveau mondial et interprovincial, explique le président-directeur général du Port de Québec, Mario Girard, dans un communiqué publié mardi.

Cette annonce survient quelques jours après que M. Girard a annoncé vouloir rendre les terminaux du port « plus verts et technologiques ».

Les ports de Québec, Montréal et Trois-Rivières emploient plus de 3000 navires et manutentionnent 72,4 millions de tonnes de marchandises chaque année.

Avec Radio-Canada par Jérémie Camirand

Canada-Québec/Pénurie d’infirmières: la population invitée à ne pas aller à l’Hôpital du Lakeshore

juin 11, 2022

MONTRÉAL — En raison d’un manque de personnel, le Syndicat des professionnelles en soins de santé de l’Ouest-de-l’Île-de-Montréal (SPSSODIM) demande à la population d’éviter de se rendre à l’Hôpital général du Lakeshore, situé à Pointe-Claire, pour cette fin de semaine. 

La présidente du syndicat, Johanne Riendeau, indique par voie de communiqué qu’il «manque la moitié des infirmières sur plusieurs quarts de travail», soulignant que par endroit jusqu’à six infirmières de plus seraient nécessaires.  

Ce n’est pas la première fois que l’Hôpital du Lakeshore est aux prises avec une pénurie d’employés. En août 2020, le SPSSODIM invitait également la population à se présenter aux autres urgences de la région pour se faire soigner en raison d’un manque criant de professionnels de la santé. 

Mme Riendeau estime que la situation actuelle n’est plus sécuritaire à l’urgence, ni pour la population ni pour les membres qui sont épuisées, dit-elle.  

«Nous avons un taux d’occupation qui dépasse 150 % […], il ne nous est plus possible d’assurer des soins sécuritaires et de qualité à la population normalement desservie par notre établissement», a déclaré Mme Riendeau dans un communiqué.

En soirée vendredi, le site web Index Santé indiquait que le taux d’occupation de l’Hôpital du Lakeshore était de 126%. Au total, 18 personnes patientaient depuis au moins 24 heures sur une civière et neuf patients depuis 48 heures. 

Ailleurs dans le réseau montréalais, le taux d’occupation était également alarmant à certains endroits. Vendredi vers 21h30, l’Hôpital Royal Victoria affichait un taux d’occupation de 155% et l’Hôpital général juif, un taux de 187%. 

Par ailleurs, le SPSSODIM soutient que le personnel de la santé appréhende la saison estivale. Il lance un appel au gouvernement afin de mettre en place «des mesures incitatives pour pouvoir traverser l’été et obtenir des ratios sécuritaires pour prodiguer des soins de qualité à la population de l’Ouest-de-l’Île-de-Montréal». 

Sur son site web, le CIUSSS de l’Ouest-de-l’Île-de-Montréal mentionne qu’il existe des solutions de rechange à la visite à l’urgence, telles que consulter son pharmacien de quartier ou téléphoner au 8-1-1.  

Également desservis par le CIUSSS de l’Ouest-de-l’Île-de-Montréal, l’Hôpital LaSalle affichait un taux d’occupation de 60% vendredi soir, et l’Hôpital de Lachine, un taux de 57%, selon le site web Index Santé. 

Avec La Presse Canadienne

Canada-Variole du singe : au moins 13 cas en cours d’examen à Montréal

mai 18, 2022

Des éclosions similaires ont récemment été recensées dans plusieurs pays d’Europe.

Des éruptions cutanées sur les mains d'un homme.

Des éruptions cutanées peuvent apparaître chez les personnes atteintes de la variole du singe. Photo : Brian W.J. Mahy

La santé publique de Montréal confirme que plusieurs cas de variole du singe sont à l’étude dans la métropole. Tout comme ce qui se passe en ce moment en Europe, cette éclosion touche surtout la communauté homosexuelle, du moins pour l’instant.

La variole du singe est une maladie virale, aussi appelée orthopoxvirose simienne ou monkeypox en anglais, qui se manifeste généralement par de la fièvre, des maux de tête ou de dos, des douleurs musculaires, des ganglions lymphatiques enflés et des éruptions cutanées similaires à celles provoquées par la varicelle.

Endémique en Afrique de l’Ouest, cette maladie est plutôt rare en Europe et en Amérique du Nord. Elle se transmet généralement au contact d’animaux infectés, mais elle peut aussi être propagée par les humains. Aucun traitement n’existe, mais elle se guérit généralement d’elle-même.Une image en noir et blanc captée au microscope.

Cette image captée au microscope montre des virions matures de forme ovale de la variole du singe (à gauche) et des virions immatures sphériques (à droite), obtenus à partir d’un échantillon de peau humaine associé à l’épidémie américaine de 2003. Photo: Cynthia S. Goldsmith et Russel Regner

Or, des éclosions ont récemment été recensées au Royaume-Uni, en Espagne et au Portugal. En tout, plus de 50 cas suspects ou confirmés ont été signalés jusqu’à maintenant. Et les communautés homosexuelles et bisexuelles seraient particulièrement touchées.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le premier cas de variole du singe détecté en dehors de l’Afrique a été confirmé par les autorités britanniques le 6 mai. La personne infectée revenait d’un voyage au Nigeria.

Depuis, le Royaume-Uni a recensé huit autres cas, tous contaminés à l’intérieur du pays, ce qui fait craindre aux autorités une transmission communautaire du virus.

La variole du singe semble se propager, constate la Dre Angela Rasmussen, virologue et chercheuse à l’Université de la Saskatchewan.

Cela signifie ou bien qu’il s’agit d’une variante plus transmissible [de la maladie] que toutes celles que nous avons vues auparavant, ou bien qu’il existe des comportements associés à une transmission accrue, dit-elle.

Du Massachusets au Québec?

Mercredi, un premier cas a également été détecté aux États-Unis par le département de la Santé publique du Massachusetts, qui a indiqué que l’homme en question avait récemment voyagé au Canada. Le site web spécialisé en santé STAT News a par la suite précisé qu’il s’était rendu au Québec.

Le cas ne présente aucun risque pour le public, et la personne est hospitalisée et en forme, ont indiqué dans un communiqué les autorités du Massachussetts, qui collaborent avec les Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), la principale agence sanitaire fédérale du pays.

De son côté, le ministère québécois de la Santé et des Services sociaux (MSSS) affirme avoir été avisé qu’une personne ayant eu un diagnostic [de la variole du singe] a voyagé au Québec.

Pour le moment, le Québec n’a aucun cas confirmé, a déclaré une porte-parole par courriel, mais nous enquêtons sur une dizaine de cas de lésions ulcéreuses génitales, a-t-elle précisé, sans donner davantage de détails.

Jointe par CBC, le réseau anglais de Radio-Canada, l’Agence de la santé publique du Canada a déclaré pour sa part qu’aucun cas de variole du singe ne lui avait encore été signalé.

Une annonce de la santé publique de Montréal jeudi ou vendredi

À Montréal, tous les patients ayant potentiellement contracté la maladie ont été vus dans des cliniques où on diagnostique des infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS) : quatre à la clinique L’Actuel, cinq à L’Agora et quatre à La Licorne.

Les résultats de leurs tests ont été envoyés dans des laboratoires pour y être analysés. Une annonce devrait être faite d’ici la fin de la semaine.

On a eu quelques cas qui sont en investigation, parce que ce n’est pas facile à diagnostiquer, explique le Dr Réjean Thomas, de la clinique L’Actuel.

« Ça peut ressembler à une syphilis, ça peut ressembler à un herpès. Ça donne des ulcères avec de gros ganglions, et là, il faut faire un prélèvement, et c’est long – avec la COVID, tout est long – avant d’avoir les résultats. »— Une citation de  Le Dr Réjean Thomas, fondateur et PDG de la clinique médicale L’Actuel

Le Dr Robert Pilarski, de la clinique La Licorne, affirme que ses patients infectés ne réagissent pas aux antibiotiques. Deux d’entre eux auraient eu des contacts avec un patient des États-Unis qui est présentement hospitalisé, dit-il.

L’infection, présentement, nous croyons qu’elle se transmet presque uniquement par le contact direct avec des personnes, explique le Dr Pilarski, soit par des lésions, soit par des vêtements contaminés.

Le temps d’incubation, précise-t-il, est de deux à trois semaines, et les symptômes peuvent [tous] apparaître en même temps.

Une maladie généralement bénigne

En 2003, une épidémie de variole du singe avait frappé les États-Unis. Quelque 70 cas avaient été recensés, mais aucun d’eux n’avait mené à un décès.Une femme touche un chien de prairie dans une cage.

Une épidémie de variole du singe, causée par des contacts entre des humains et des chiens de prairie infectés, avait frappé les États-Unis en 2003. Photo : Getty Images/Mike Roemer

La variole du singe est généralement bénigne. Il existe deux souches principales : la souche du Congo, qui est plus grave – jusqu’à 10 % de mortalité –, et la souche ouest-africaine, dont le taux de létalité est d’environ 1 %.

Selon les précisions apportées par l’OMSOrganisation mondiale de la santé mercredi, tous les cas confirmés au Royaume-Uni cette année ont été infectés par la souche ouest-africaine.

La variole du singe a été détectée pour la première fois dans les années 1950 lorsque deux épidémies se sont produites dans des colonies de singes utilisés à des fins de recherche. Le premier cas humain a été signalé en 1970 en République démocratique du Congo.

Cette maladie est souvent assimilée à une forme plus bénigne de variole, aussi appelée petite vérole, une maladie déclarée éradiquée en 1980, notamment grâce à une campagne de vaccination internationale pilotée par l’OMSOrganisation mondiale de la santé.

Le vaccin contre la variole est également efficace contre la variole du singe, mais les programmes de vaccination systématique ont pris fin au Canada au début des années 1970, ce qui a laissé les Canadiens de moins de 50 ans vulnérables à l’infection.

Radio-Canada par Jérôme Labbé et René Saint-Louis avec les informations de CBC, Reuters et Agence France-Presse

Canada-Québec: Après la COVID-19, la grippe contribue à engorger les urgences

mai 7, 2022

Un faible taux d’efficacité du vaccin contre la grippe contribue à l’achalandage des urgences.

L’entrée de l'urgence de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont.

Le taux d’occupation des civières a frôlé 200 % à l’urgence de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont. Photo : Radio-Canada/Ivanoh Demers

Depuis mercredi, le CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal invite la population à éviter les urgences des hôpitaux de ce secteur de la métropole, en particulier à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, où le taux d’occupation des civières a frôlé 200 %.

Diverses raisons expliquent le niveau élevé d’occupation des civières de l’urgence de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, notamment la recrudescence de l’activité virale, des maladies respiratoires, incluant la grippe, nous a dit le porte-parole de l’établissement.

Or, les premières données disponibles sur l’efficacité du vaccin contre la grippe administré depuis l’automne tendent à expliquer en partie la fréquentation des urgences.

Les données américaines suggèrent une efficacité très faible [16 %] pour protéger contre les infections des voies respiratoires, explique le Dr Pierre-Marc Gervais, directeur principal – services pharmaceutiques à l’Association québécoise des pharmaciens propriétaires.

En début de semaine, le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) confirmait une tendance à la hausse de l’activité grippale au Québec. Une saison de la grippe tardive, exceptionnelle à cette période-ci de l’année, a commencé au début du mois d’avril. Le virus de l’influenza A(H3N2) circule.

Les experts estiment que les bénéfices escomptés d’une vaccination contre la grippe qui serait effectuée en ce moment seraient faibles considérant le temps requis pour développer une immunité à la suite de la vaccination, explique par courriel la porte-parole du MSSSMinistère de la Santé et des Services sociaux, Marie-Claude Lacasse.

Selon le Dr Pierre-Marc Gervais, avec un vaccin plus efficace, une réflexion différente aurait eu lieu, c’est certain.

Un taux d’efficacité de 60 % aurait été considéré comme élevé. En 2019-2020, par exemple, l’efficacité vaccinale globale au Canada contre tout type d’influenza causant une consultation ambulatoire avait été de 58 %.

Plusieurs régions affichent un achalandage élevé des urgences.

1,5 million de doses

Selon les données du MSSSMinistère de la Santé et des Services sociaux, 1,5 million de doses du vaccin contre la grippe ont été administrées depuis le mois d’octobre 2021.

Plus de 500 000 doses seront vraisemblablement à nouveau jetées cette année, compte tenu des 2 millions commandées. En 2020-2021, un peu plus de 1 622 000 doses avaient été administrées et près de 20 % des doses, jetées.

Du côté des pharmaciens, plus de 580 000 doses ont été administrées (…) et au moins 120 000 doses supplémentaires auraient été administrées à des gens qui ne sont pas inclus dans le Programme de vaccination (donc gratuité) , souligne le Dr Pierre-Marc Gervais de l’Association québécoise des pharmaciens propriétaires. Ces chiffres sont légèrement supérieurs à ceux de l’année dernière.

Les couvertures vaccinales contre la grippe saisonnière pour la saison 2021-2022 sont de 77,7 % chez les résidents des CHSLDCentre d’hébergement et de soins de longue durée publics et privés, de 75,4 % chez les résidents des RPArésidence privée pour aînés, de 11,6 % chez les femmes enceintes et de 23 % chez les travailleurs de la santé, révèlent les données les plus récentes du Ministère.

Avec Radio-Canada par Daniel Boily et Davide Gentile

Canada: Une rentrée scolaire tardive à Montréal pour de jeunes Ukrainiennes

avril 18, 2022

Les jeunes Ukrainiennes Katerina (à gauche), 11 ans, et Darina, 13 ans, commencent leur nouvelle vie au Québec. Photo: Radio-Canada/Marie-Josée Paquette-Comeau

Après 53 jours de guerre, on voit apparaître de jeunes Ukrainiens sur les bancs d’école à Montréal, comme Darina Galamay et sa sœur. Elles ont eu le courage de quitter Kiev sans leurs parents, mais il leur en faudra peut-être encore plus pour s’adapter à leur nouvelle réalité.

Dans la classe d’accueil de l’école secondaire d’Anjou, Isabelle Bujold enseigne les noms communs. Âgée de 13 ans, Darina voit les lèvres de son enseignante bouger, mais les sons sont indéchiffrables.

Le défi est titanesque pour Darina. Avec un peu de vocabulaire en anglais et son téléphone, elle réussit à se faire comprendre de ses camarades de classe, faute d’avoir un dictionnaire ukrainien-français.

Darina Galamay assiste à un cours donné par son enseignante de l’école secondaire d’Anjou. Photo: Radio-Canada

Mme Bujold enseigne à de jeunes immigrants depuis 13 ans. Une classe multiniveaux qui représente son lot de défis. Dans la classe de Darina, il y a 17 élèves, pour la plupart des hispanophones qui ont franchi le chemin Roxham. Ils ont tous des parcours migratoires différents. Souvent, quand on reçoit des élèves qui ont vécu des choses très difficiles, le pire est derrière eux contrairement à Darina, qui voit son pays natal être pilonné chaque jour sur Internet.

« C’est particulier de me lever le matin, de lire le journal et de me demander : est-ce qu’il est arrivé quelque chose de vraiment dramatique qui va avoir un impact important sur la vie de mon élève? »— Une citation de  Isabelle Bujold, enseignante en classe d’accueil à l’école secondaire d’Anjou

L’école secondaire d’Anjou offre un suivi particulier à ses élèves. La classe doit devenir un lieu sécurisant, un cadre sur lequel se reposer. Un service psychologique est offert en temps et lieu selon les besoins de chacun. Ils peuvent avoir vécu des séparations. Ils peuvent avoir vu des images choquantes, explique la psychologue scolaire Stéphanie Limoges.

Le reportage de Marie-Josée Paquette-Comeau Photo : Radio-Canada

Bien que l’école secondaire d’Anjou ne ressemble pas à celle de l’adolescente en Ukraine, Darina apprécie ses journées.

« Ça me sauve dans un sens, parce qu’à l’école, je ne lis pas toujours les nouvelles qui ne sont pas très bonnes. J’occupe ma tête avec les choses moins stressantes. »— Une citation de  Darina Galamay

Elle tente d’oublier les images de gens qui sortaient de leurs maisons en courant. Elle se souvient de la peur sur les visages et du vrombissement des avions. 

Un long périple

Darina et Katerina Galamay ont dormi durant plus d’une semaine dans des lits de fortune situés au sous-sol d’un hôpital à Kiev. Photo : Courtoisie

Au déclenchement de la guerre, Darina et sa sœur, Katerina, ont dormi pendant une semaine dans le sous-sol de l’hôpital où leur mère travaille. Les aéroports étant visés, elles n’ont pas pu fuir en avion. Elles ont donc attendu le signal pour s’enfuir au Canada en famille. Le moment est venu de partir au début de mars, mais leur mère leur a annoncé qu’elles quitteraient le pays sans elle, avec des inconnus.

Leur mère étant médecin, elle est forcée de rester au pays, tout comme leur père, réquisitionné par l’armée ukrainienne. Les jeunes filles âgées de seulement 13 et 11 ans ont pris le bus jusqu’en Pologne pour ensuite s’envoler, seules, vers Montréal.

« Tu as juste 13 ans, mais tu as déjà de très grandes responsabilités pour ta vie, pour la vie de ta sœur. »— Une citation de  Darina Galamay

Daria et sa sœur habitent maintenant chez leur tante, Olena Lipatova. Il était impensable pour elle de laisser ses nièces à Kiev.

« Elles représentent vraiment les enfants de l’Ukraine. C’est terrible… C’est des vies qui commencent. »— Une citation de  Olena Lipatova, tante de Darina et Katerina Galamay

Les jeunes filles s’adaptent tranquillement à la vie au Québec, tout en faisant leur effort pour mettre fin à la guerre. Chaque fin de semaine, elles participent aux manifestations organisées par la communauté ukrainienne. Elles scandent Arrêtez Poutine, fermez le ciel entourées de centaines d’Ukrainiens d’origine. Ces mots sont probablement les premiers qu’elles ont appris en français.

Déterminées, Darina Galamay (13 ans) et sa sœur, Katerina (11 ans), manifestent chaque fin de semaine pour que cesse la guerre en Ukraine. Photo : Radio-Canada

Darina et Katerina ignorent quand elles retourneront dans leur pays natal.

Avec Radio-Canada par Marie-Josée Paquette-Comeau

Canada-Québec: Mamadi Fara Camara et la Ville de Montréal s’entendent à l’amiable

février 23, 2022
Un homme masqué marche dans les couloirs du palais de justice de Montréal.

Mamadi Camara a été arrêté par erreur après l’agression d’un policier et a été détenu pendant six jours. Photo : Radio-Canada

Les avocats de Mamadi Fara Camara, arrêté par erreur en janvier 2021, annoncent avoir conclu une entente à l’amiable avec la Ville de Montréal dans la poursuite au civil déposée contre elle et le Procureur général du Québec.

M. Camara réclamait un dédommagement de 1,2 million de dollars. L’entente serait de 347 000 $, selon des informations de Radio-Canada.

Mamadi et ses proches sont satisfaits puisque cette entente leur permet de clore la démarche judiciaire liée aux événements profondément bouleversants qu’ils ont traversés en janvier 2021, lit-on dans le communiqué de presse du cabinet Arsenault, Dufresne, Wee.

Le 28 janvier 2021, les policiers du SPVM ont intercepté le véhicule de Mamadi Fara Camara pour une infraction au Code de la sécurité routière. En attendant de recevoir une contravention dans son véhicule, il contacte le 911 pour rapporter qu’un policier est victime d’une agression physique.

M. Camara aura l’autorisation de quitter les lieux après l’arrivée des renforts, mais la police de Montréal le pourchasse dans les minutes suivantes quand l’agent agressé affirme faussement que son assaillant est l’automobiliste qui vient de recevoir une contravention.

Mamadi Camara sera alors arrêté et détenu pendant six jours au Centre de détention de Rivière-des-Prairies, jusqu’à ce que le Directeur des poursuites criminelles et pénales demande un arrêt des procédures contre lui, qui était entre autres accusé de tentative de meurtre contre un policier.

Une preuve d’ADN l’a innocenté hors de tout doute raisonnable. Et le directeur du SPVM Sylvain Caron a présenté des excuses publiques au nom de son organisation pour cette erreur sur la personne.

Au mois de mars suivant, le suspect principal dans ce dossier Ali Narukye était arrêté à Toronto et ramené devant la justice à Montréal.

Le montant de l’entente conclue n’a pas été divulgué.

Avec Radio-Canada par Pascal Robidas

Canada-Québec: Montréal refuse 25 minimaisons pour itinérants offertes par Mike Ward

janvier 22, 2022
Mike Ward au micro de Catherine Perrin.

L’humoriste Mike Ward (archives) Photo: Radio-Canada/Olivier Lalande

L’humoriste Mike Ward dit vouloir offrir 25 « tentes en bois » isolées à la Ville de Montréal afin d’aider à loger des personnes itinérantes cet hiver. La Ville a refusé son offre en indiquant que le problème est ailleurs.

Deux personnes en situation d’itinérance ont été retrouvées mortes par grand froid à l’extérieur à Montréal au cours des derniers jours.

Dans un message publié sur Facebook et destiné à la mairesse de Montréal, Valérie Plante, M. Ward a indiqué que ces abris sont chauffés avec la chaleur du corps humain et qu’on peut y loger confortablement jusqu’à 30 degrés sous zéro.

Ces minimaisons sont conçues pour les gens les plus à risque, ceux qui refusent de dormir dans les refuges, a-t-il précisé. Les minimaisons sont construites et payées. Donnez le go et je peux les faire installer d’ici une semaine.

« Un simple oui de votre part et personne d’autre ne va mourir de froid cet hiver. »— Une citation de  Mike Ward, humoriste

Selon M. Ward, c’est la deuxième année consécutive qu’il fait cette offre à la Ville. Invité à préciser les détails de sa démarche, l’humoriste a indiqué par l’entremise de son agent qu’il n’accordera aucune entrevue à ce sujet.

Appelé à réagir, le cabinet de la mairesse Plante a tenu par courriel à saluer la volonté de M. Ward à venir en aide aux personnes en situation d’itinérance, mais a décliné l’offre.

L’installation de minimaisons à travers la ville n’est pas une solution adaptée pour venir en aide aux plus vulnérables, selon le cabinet de la mairesse. Les personnes en situation d’itinérance ont besoin de tout un écosystème pour les épauler. Elles ont besoin non seulement d’un toit mais aussi d’intervenants et de services adaptés.

Dans une réponse publiée sur Facebook, la mairesse Valérie Plante a déclaré que ce n’est pas des places adaptées pour tous les types de clientèle dont il manque, mais c’est des personnes pour [faire fonctionner] les ressources destinées à celles et ceux en situation d’itinérance.

Elle a invité les personnes qui souhaitent donner un coup de main à s’inscrire sur la plateforme « Je contribue »(Nouvelle fenêtre) du gouvernement du Québec.

Pour Aref Salem, chef de l’Opposition officielle à l’Hôtel de Ville de Montréal, le fait que Mike Ward interpelle la mairesse depuis maintenant deux hivers démontre que ça ne date pas d’hier qu’elle ne maîtrise pas le dossier de l’itinérance.

Si l’administration Plante avait pris ses responsabilités et qu’elle avait été en mode prévention plutôt qu’en réaction comme nous lui demandons depuis plusieurs années, on n’en serait pas rendu là, a-t-il ajouté par courriel.

Environnement Canada prévoit des températures qui descendront jusqu’à -24 degrés dans la nuit de samedi à dimanche.

Radio-Canada par Frédérik-Xavier Duhamel avec des informations de Hadi Hassin

Canada: La santé publique de Montréal était opposée au couvre-feu de Québec

janvier 21, 2022

La directrice de la santé publique de Montréal, la Dre Mylène Drouin, s’était opposée, en coulisses, à l’imposition du couvre-feu, mais son avis n’a pas été suivi. Radio-Canada a obtenu les recommandations qu’elle avait fait parvenir à la direction nationale de la santé publique du Québec, au sujet de cette mesure controversée.La directrice régionale de santé publique de Montréal, la Dre Mylène Drouin.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada La directrice régionale de santé publique de Montréal, la Dre Mylène Drouin.

Dans le cadre des discussions sur le couvre-feu en décembre dernier, la Direction régionale de santé publique de Montréal (DRSP) avait émis l’avis suivant :

Malgré l’opposition de la santé publique de la métropole, le couvre-feu a tout de même été décrété dans la hâte, la veille du jour de l’An, le 30 décembre et a duré deux semaines, jusqu’au 17 janvier. Il était interdit de sortir entre 22 h et 5 h sous peine de recevoir une amende de 1000 à 6000 $.

Des craintes pour les plus vulnérables

Selon la directrice de la santé publique de Montréal, des décisions alternatives au couvre-feu auraient pu avoir plus d’efficacité à contrôler la transmission» et un potentiel moindre à engendrer des impacts collatéraux affectant disproportionnellement les populations les plus vulnérables».

La DRSP précise que ces recommandations s’appuyaient sur la situation et la réalité dans la région de Montréal, où nous considérions que les impacts collatéraux d’une telle mesure étaient considérables auprès des populations vulnérables de la métropole». On peut penser aux itinérants.

Les directions régionales de santé publique participent régulièrement à une table de discussion avec la direction nationale, au cours desquelles des avis divergents peuvent s’exprimer, mais au final, c’est le national qui tranche.

Lors de la discussion sur le couvre-feu, au moins une autre direction régionale s’est déclarée en faveur de la mesure.

La santé publique du Québec avait-elle obtenu un avis éthique?

Dans sa recommandation, Dre Mylène Drouin ajoutait que si le recours à l’imposition d’un couvre-feu provincial devait être envisagé, elle préconisait que le Comité d’éthique en santé publique ou tout autre service éthique indépendant soit mandaté pour fournir un avis».

Au moment d’écrire ces lignes, il n’avait pas été possible de savoir si la santé publique nationale avait obtenu un tel avis.

Dans les dernières heures, le ministère de la Santé a rendu publics plusieurs avis signés par le Dr Horacio Arruda avant sa démission. Celui du 29 décembre concernant le couvre-feu n’est justifié par aucune considération, contrairement aux autres avis.

Un couvre-feu impopulaire et unique au pays

Le gouvernement Legault a annoncé le 13 janvier qu’il levait le couvre-feu. Le jour même, un sondage commandé par L’Actualité rapportait qu’une majorité de Québécois désapprouvait cette mesure et que le Coalition avenir Québec (CAQ) était en baisse dans les intentions de vote.

Le premier ministre a assuré avoir pris cette décision le 12 janvier, avant de connaître les résultats de ce sondage.

Le Québec est la seule province à avoir imposé le couvre-feu durant la pandémie, mais le gouvernement n’a jamais mené d’étude approfondie sur les répercussions de cette mesure.

Le ministère de la Santé avait cité des études menées en Ontario, en France et en Jordanie pour justifier la pertinence du couvre-feu, mais la méthodologie de ces études a été critiquée.

Selon plusieurs sources impliquées dans les discussions qui ont précédé l’imposition du couvre-feu, la mesure n’était pas considérée comme efficace en tant que telle, mais plutôt comme un message à envoyer à la population pour qu’elle prenne au sérieux la situation sanitaire.

Dans un document juridique signé par le conseiller médical stratégique adjoint à la Direction générale de santé publique du Québec, Éric Litvak, en février 2021, on peut lire que si toutes les mesures en vigueur avaient été respectées à la lettre, le couvre-feu aurait eu une valeur ajoutée limitée».

Pas la première divergence de Mylène Drouin

La directrice régionale de la santé publique, qui n‘a pas fermé la porte à l’idée d’être candidate au poste de directrice nationale, n’en est pas à sa première opposition aux décisions de Québec.

Début janvier, la DRSP avait mis sur pause une directive émise pour les services de garde qui mettait fin au complet à l’isolement des enfants en cas de symptômes. Québec avait fini par reculer.

D’autres divergences étaient survenues, comme celles concernant l’isolement rétroactif des voyageurs au début de la première vague ou encore la critique du fait que les décisions aient été prises depuis Québec, au printemps 2020, alors que la crise était dans la région métropolitaine.

Avec Radio-Canada par  Thomas Gerbet 

Canada-Québec: Un événement rare pourrait se produire dans les prochains jours

janvier 19, 2022

Le Québec connaîtra une descente d’air froid particulièrement intense au cours des prochains jours, si bien que Montréal pourrait enregistrer une température de -30 °C pour la première fois depuis presque 30 ans.

Creux très prononcé

Un creux atmosphérique assez prononcé, qui permettra l’incursion d’air arctique jusqu’au cœur du continent nord-américain, est en cause. L’air polaire n’est donc pas loin, et demeure sur le nord de la province. C’est derrière la dépression en provenance de l’ouest mercredi que le froid va avoir le champ libre pour amorcer une descente vers nos latitudes.

© Fournis par MétéoMédia

Poussée de froid

Une brève, mais intense incursion de froid est donc prévue, surtout pour les nuits de jeudi à vendredi et de vendredi à samedi. C’est à ce moment qu’un mercure de -30 °C est possible pour la métropole. Le reste du Québec ne sera pas épargné : des températures glaciales sont également prévues sur l’ensemble du territoire à la fin de la semaine.

© Fournis par MétéoMédia

Une première en 28 ans ?

La dernière fois qu’une température de -30 °C s’est invitée sur le thermomètre à Montréal, c’était le 27 janvier 1994. À ce moment, un mercure de -31,8 °C avait été enregistré. Pour l’instant, il n’est pas prévu que la métropole enregistre des températures inférieures à cette marque. Malgré tout, ce serait la température la plus froide enregistrée depuis près de 28 ans au sein de la métropole. La marque du froid absolu en janvier remonte au 15 janvier 1957 avec -37,8 °C à Montréal. C’est cependant loin du record de froid absolu enregistré au Québec : une glaciale température de -54,4 °C a été observée à Doucet, en Abitibi-Témiscamingue, le 5 février 1923.

© Fournis par MétéoMédia

Avec MétéoMédia

Canada: 9397 nouveaux cas de COVID-19 au Québec

décembre 23, 2021
Plusieurs personnes font la file sur un trottoir, sous la neige.

Une file des gens pour le dépistage contre la COVID-19, mercredi, à Montréal. Photo : La Presse Canadienne/Graham Hughes

Tel qu’annoncé mercredi par le premier ministre François Legault, le Québec vient de franchir le seuil des 9000 nouveaux cas quotidiens de COVID-19 officiellement dépistés.

Selon le bilan publié jeudi par le ministère de la Santé, 9397 nouveaux cas de la maladie ont été recensés dans la province. Six personnes de plus sont décédées et 28 malades supplémentaires sont hospitalisés.

En ce qui concerne le nombre de cas, il s’agit d’un autre record absolu depuis le début de la pandémie, et d’une augmentation impressionnante de 47 % par rapport au précédent bilan record de 6361 cas enregistré la veille.

Cela signifie également qu’un peu plus d’un Québécois sur 1000 a contracté la maladie au cours d’une seule et même période de 24 heures.

Ledit bilan est en outre sous-évalué, étant donné le nombre de Québécois qui ne parviennent pas à se faire dépister, ou qui s’isolent après avoir obtenu un résultat positif à un test rapide, sans que les autorités en soient avisées.

La proportion des personnes non adéquatement vaccinées dans ce bilan ne se dément pas : 42,7 % des nouvelles personnes infectées n’étaient pas vaccinées et 24,8 % n’avaient reçu qu’une dose.

Québec calcule maintenant qu’une personne non vaccinée a 1,7 fois plus de risque qu’une personne qui a reçu deux doses, et que le risque qu’elle soit hospitalisée est 13,6 fois plus élevé.

Au total, le Québec recense officiellement 41 807 cas actifs de COVID-19 à l’heure actuelle, pour un taux de 486,8 cas par 100 000 habitants.

Les régions les plus touchées sont Chaudière-Appalaches (598,5 par 100 000 habitants) l’Estrie (553,7), Montréal (514,8), Lanaudière (417,1) et Laval (403,2)

Le taux de reproduction (Rt) du virus est passé à 1,56, ce qui signifie que deux personnes atteintes en contaminent trois autres. Pour ralentir la progression de la COVID-19, ce taux doit être inférieur à 1.

473 personnes hospitalisées

Le nombre de personnes hospitalisées – l’indicateur clé pour le réseau de la santé – grimpe pour sa part de 28, pour un total de 473. Trois patients de plus ont été admis aux soins intensifs, portant ce bilan à 91.

Parmi les 92 nouvelles personnes admises à l’hôpital (64 autres en sont sorties), 60 n’étaient pas vaccinées et 32 avaient reçu deux doses.

En date du 22 décembre, 52 954 échantillons ont été analysés, soit 2300 de plus que la veille, pour un taux de positivité de 14,6 %. Un taux de positivité supérieur à 5 % indique que l’épidémie n’est pas maîtrisée.

Québec signale en outre que 89 924 personnes ont reçu une dose de vaccin; 81 983 d’entre elles ont en fait reçu une troisième dose, dont 33 492 personnes de 70 ans et plus.

Au moins 4015 enfants de 5 à 11 ans ont pour leur part reçu une première dose, de sorte que 55 % de la population de cette tranche d’âge est partiellement immunisée.

Depuis que la pandémie a atteint le Québec, en mars 2020, plus de 511 000 Québécois ont été contaminés et 11 658 d’entre eux ont succombé à la maladie.

Avec Radio-Canada