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DSK entre au conseil de surveillance de la BRDR, banque contrôlée par Rosneft

juillet 12, 2013

MOSCOU – Dominique Strauss-Kahn va entrer dans le conseil de surveillance de la Banque russe de développement des régions (BRDR), une institution financière contrôlée par le géant russe du pétrole Rosneft, a annoncé vendredi l’établissement.

L’ancien patron du Fonds monétaire international (FMI) fait partie de la nouvelle composition de cette instance, remaniée à la suite d’un changement de stratégie décidé par Rosneft. L’ancien présidentiable socialiste y figure en tant que représentant de la firme de conseil Parnasse.

Le groupe pétrolier public, qui détient 85% de la BRDR, avait indiqué en novembre vouloir transformer l’établissement en une Rosneft Bank afin de financer ses projets internationaux mais a annoncé vendredi avoir renoncé à cette idée.

Après analyse de la situation, Rosneft préfère se concentrer sur le développement de BRDR en tant que banque d’affaires et de détail, précise le groupe dans un communiqué.

Créée en 1995, la BRDR se classe 62e banque en Russie en termes d’actifs, qui s’élevaient fin 2012 à 99,8 milliards de roubles (2,3 milliards d’euros). Elle a dégagé en 2012 un bénéfice de 211,4 millions de roubles (4,9 millions d’euros), divisé par huit par rapport à 2011.

Pour la transformer, Rosneft avait engagé à l’automne trois cadres dirigeants de la prestigieuse banque d’affaires américaine Morgan Stanley: Rair Simonian, Elena Titova et Walid Chammah, qui avaient intégré le conseil de surveillance de la BRDR.

Ces derniers ont décidé de démissionner de cette instance, d’où son changement de composition.

Elena Titova a également quitté son poste de présidente de la banque et est remplacée par Dina Malikova, jusqu’alors vice-présidente.

Rosneft, détenu à 69% par l’Etat russe, est devenu cette année le premier groupe pétrolier coté en Bourse dans le monde grâce à l’acquisition de son concurrent TNK-BP, valorisé 55 milliards de dollars.

Romandie.com avec (©AFP / 12 juillet 2013 17h20)

Carla-Bruni Sarkozy se déguise pour prendre le métro

avril 5, 2012

« Avec une perruque, personne ne me reconnaît »

L’épouse du président de la République n’est pas engagée en politique mais défend Nicolas Sarkozy corps et âme. Et en profite pour dézinguer ses adversaires et livrer quelques confidences surprenantes.

Carla Bruni-Sarkozy est une femme pleine de paradoxes. Avant d’épouser le héraut de la « droite décomplexée », elle était perçue comme une femme de gauche, par exemple. Aujourd’hui, elle assure être « l’animal le plus apolitique qui soit ». Pourtant, ça ne l’empêche pas d’être à fond derrière son mari. Selon elle, il a « réalisé des choses extraordinaires ». Universités, retraites, RSA, Géorgie, Lybie, Côte d’Ivoire, Hadopi, crise financière : à l’écouter, le bilan est plus que satisfaisant. « En ces temps de crise, notre pays a besoin d’un homme comme lui », assure-t-elle. Mais qu’on n’aille pas s’imaginer qu’elle fait de la politique, hein ! Ah, ça, non ! Quand elle l’accompagne aux meetings, c’est parce que sans ça, elle ne le voit plus. « Je ne fais pas de propagande amoureuse », insiste-t-elle.

Pas de politique pour elle, donc. Même si elle glisse dans son interview accordée au Nouvel Obs, qu’elle regrette « la gauche de M. Rocard », par opposition à « la gauche caviar » d’aujourd’hui. « La maison d’enchères achetée par Laurent Fabius avec une liste d’amis à couper le souffle, de grands financiers, le patron de HSBC, de Morgan Stanley ou de la banque Rothschild » : tout cela la choque. Et elle voudrait discréditer le candidat socialiste qu’elle ne s’y prendrait pas autrement. Car Carla Bruni connaît bien les médias. Elle a beau taper sur « l’élite parisienne » qui compose ce milieu, elle dévoile qu’elle sait « depuis l’âge de 20 ans » séparer sa vie privée de sa vie publique. « Avoir été mannequin puis chanteuse » l’a aidée dans son apprentissage de la notoriété.

Depuis qu’elle est première dame, elle a changé d’image, surtout depuis son voyage en Angleterre où sa tenue Jacky Kennedy très classe a séduit. Plus lisse, plus consensuelle, Carla ressemblerait presque à Claude, la femme du président Georges Pompidou, lance la journaliste qui l’interviewe. « À côté de Mme Pompidou, avec mon expérience des médias, je suis Lady Gaga ! Arrêtez avec les étiquettes », rétorque-t-elle. Lors du passage de son époux dans l’émission Des paroles et des actes, elle avait pourtant brandi haut et fort le panneau « Nous sommes des gens modestes ! » alors qu’on évoquait le Fouquet’s.

Mais on l’a mal comprise : « Je ne parlais pas de notre train de vie. J’ai conscience d’avoir une vie pleine de privilèges. Je regardais mon mari à l’écran et j’ai sans doute dit qu’il était modeste dans son attitude, au sens du contraire de l’arrogance, de la crânerie. Je ne crois pas que cela ait choqué quiconque, à part peut-être le petit milieu médiatique. » Certains de nos lecteurs, Emmanuelle, Jorge, Eva ou Catherine – qui n’appartiennent pas à ce « petit milieu » – ont pourtant fait part de leur étonnement face à ces propos, dans des commentaires postés sur notre site.

Qu’importe pour Carla Bruni-Sarkozy. Elle a déjà établi son programme pour les cinq ans à venir : « Si Nicolas est réélu, j’essaierai de soutenir les femmes. Et je poursuivrai mon combat contre l’illettrisme. » Et en cas de défaite ? Elle a du mal à s’imaginer cette éventualité. « On n’anticipe pas les choses importantes de la vie. » De toute façon, elle a « la conviction qu’il sera réélu ». En attendant, pour échapper à la pression, Carla se promène, « déguisée ». « Avec une perruque, personne ne me reconnaît dans le métro. Récemment, on a encore fouillé mon sac au Musée de la Marine », raconte-t-elle. Une femme normale, en somme

Voici.fr par J.M