Posts Tagged ‘Morgan Tsvangirai’

Les observateurs locaux estiment « sérieusement compromise » la crédibilité du scrutin zimbabwéen

août 1, 2013

Le réseau zimbabwéen de soutien aux élections (ZESN) a remis en cause jeudi la crédibilité du scrutin de mercredi en dénonçant un plan bien orchestré par le parti au pouvoir pour empêcher les électeurs urbains, considérés comme acquis à l’opposition, d’exercer leur devoir de citoyen.

Le ZESN a, dans une déclaration, fait observer que bien que l’atmosphère électorale était généralement calme, il n’en demeure pas moins que la crédibilité du scrutin pourrait faire l’objet de questionnements dans la mesure où plus d’un million de Zimbabwéens dûment inscrits sur les listes n’ont pu exercer leur droit de vote.

« A l’examen des rapports qui nous sont parvenus des différents observateurs que nous avons déployés à travers le pays, nous sommes en mesure de dire que la crédibilité des élections couplées de 2013 est sérieusement comprise par des efforts systématiques ayant pour objectif d’empêcher un certain nombre d’électeurs estimés à plus d’un million de choisir leur prochain président », a déploré l’organe d’observation qui regroupe plus de 30 organisations de la société civile.

Ce constat fait suite aux accusations récentes de l’opposition selon lesquelles, l’organe chargée de l’inscription des électeurs sur les listes avait sciemment omis plus d’un millions d’électeurs potentiels classés comme « étrangers » quand ils sont allés s’inscrire sur les listes.

La nouvelle Constitution en vigueur au Zimbabwe permet aux enfants des émigrés établis dans les pays voisins de l’Afrique australe de voter.

Les soi-disant « étrangers » font référence aux personnes nées au Zimbabwe mais dont les deux parents ne sont pas originaires du pays.

Selon le ZESN les inscriptions sur les listes électorales se sont faites de manière partiale au détriment des électeurs urbains qui sont pour la plupart favorable au candidat du Mouvement pour le changement démocratique (MDC) de Morgan Tsvangirai.

APA-Harare (Zimbabwe)

Sommet de Maputo : la SADC au chevet du Zimbabwe

juin 15, 2013

Plusieurs chefs d’État d’Afrique australe tiennent ce samedi 15 juin à Maputo un sommet test pour la crédibilité de l’organisation régionale qui doit examiner la situation au Zimbabwe, alors que le pays n’est pas prêt pour tenir des élections libres, selon des analystes.

Robert Mugabe, 89 ans, au pouvoir au Zimbabwe depuis 33 ans et candidat à sa propre succession, a décidé d’organiser les élections législatives et présidentielle le 31 juillet. Une décision qui rouvre la crise avec son Premier ministre et principal opposant Morgan Tsvangirai, qui exige le vote préalable de réformes pour limiter la mainmise présidentielle sur les médias et faire un grand ménage dans les forces de l’ordre, largement inféodées.

« Nous prévoyons que la SADC va endosser notre position qui est d’aller aux urnes d’ici au 31 juillet et que la fixation du calendrier est bien une prérogative présidentielle », a déclaré, sûr de son fait avant le sommet, un porte-parole du parti présidentiel, Rugare Gumbo. « Le Zimbabwe est un État souverain et nous appliquons la décision de la plus haute cour de justice. Nous espérons que la SADC nous soutiendra sur ce point », a-t-il ajouté.

« La proclamation de la date des élections par le président est conforme aux lois nationales », a également commenté Blessing Vava, un membre de l’assemblée constituante zimbabwéenne. Selon lui, « la SADC va probablement se contenter de demander des réformes avant les élections ».

SADC, l’arbitre

Si la SADC elle-même ne peut pas trancher, elle a cependant un rôle clé à jouer. C’est elle qui a empêché le pays de sombrer dans la guerre civile en 2008 et parraine depuis les efforts en faveur de la démocratie au Zimbabwe. Elle a contribué à un semblant d’armistice entre Mugabe et Tsvangirai, les obligeant à cohabiter depuis quatre ans dans un gouvernement d’union nationale qui a permis un début de redressement économique.

Cette trêve n’empêche pas que les opposants au camp présidentiel soient régulièrement en butte à la répression, mais elle a permis l’adoption en mars d’une nouvelle Constitution, validées par tous les partis et nettement plus démocratique, au moins sur le papier.

C’est aussi la SADC, et notamment l’Afrique du Sud représentée samedi par le président Jacob Zuma, qui devra passer à la caisse pour trouver les 132 millions de dollars nécessaires à l’organisation du scrutin que les caisses publiques zimbabwéennes exsangues ne peuvent pas financer.

« C’est un test pour la SADC. L’organisation régionale a demandé qu’il y ait des réformes avant la tenue du scrutin », observe le politologue Ernest Mudzengi. « C’est vraiment un cas d’école pour voir si la SADC prouve qu’elle est un bloc régional fort capable de faire appliquer les principes démocratiques, ajoute-t-il. C’est vraiment difficile pour la SADC et on ne peut pas prédire ce qui va se passer ».

« Le Zimbabwe n’est pas prêt pour de vraies élections »

Plusieurs observateurs, de l’ONG Human Rights Watch à l’institut de recherche sud-africain Institut for Securities Studies (ISS), jugent que les conditions d’une élection vraiment libre au Zimbabwe ne sont pas réunies. « Le pays n’est clairement pas prêt pour de vraies élections », a estimé cette semaine une note d’analyse d’ISS à Pretoria, recommandant que la SADC pousse pour un report du scrutin et menace le Zimbabwe d’une suspension, voire menace Robert Mugabe lui-même de sanctions sur son patrimoine et ses déplacements.

« Les services de sécurité qui ont joué un rôle décisif lors des précédentes élections sont loin d’être impartiaux : la télévision d’État, la radio et les journaux dominants continuent de suivre une ligne outrageusement pro-ZANU-PF », le parti de Mugabe, souligne cette note. Et d’ajouter : « Il est temps que les leaders de la SADC abandonnent l’illusion que la ZANU-PF est capable de faire les réformes nécessaires toute seule ».

Depuis 2000, toutes les élections au Zimbabwe ont donné lieu à de graves violences politiques, notamment en 2008 quand Tsvangirai avait devancé Mugabe au premier tour. Des policiers ont alors participé aux violences contre les supporters de l’opposant qui firent plus de 200 morts.

Jeuneafrique.com avec AFP

Zimbabwe: le Premier ministre refuse des élections sans réformes préalables

juin 12, 2013

HARARE – Le Premier ministre zimbabwéen Morgan Tsvangirai a affirmé mercredi qu’il s’opposerait à l’organisation d’élections aussi longtemps que les réformes promises pour rendre le scrutin libre et démocratique ne seraient pas adoptées.

S’adressant au président Robert Mugabe, qui souhaite organiser un scrutin avant fin juillet, M. Tsvangirai a lancé: Vous ne pouvez pas fixer une date pour une élection sans mon accord. Je ne donnerai pas mon feu vert pour cette date tant que nous ne serons pas d’accord.

La question n’est pas la date des élections. La question, c’est de savoir si les conditions de cette élection sont crédibles, libres, honnêtes, légitimes et non contestées, a-t-il ajouté devant des organisations de la société civile.

Le 2 juin, M. Mugabe, au pouvoir depuis 1980, avait annoncé qu’il se plierait à une injonction de la Cour constitutionnelle, qui l’a sommé de fixer une date pour les élections avant le 31 juillet.

Les élections au Zimbabwe doivent mettre fin au fragile gouvernement de cohabitation instauré sous la pression internationale en 2009 entre MM. Mugabe, président, et Tsvangirai, Premier ministre, pour éviter une guerre civile, après les violences qui avaient fait environ 200 morts entre les deux tours de l’élection présidentielle de 2008.

Nous voulons être certains que tous ceux qui désirent s’inscrire sur les listes puissent le faire, et que tous les obstacles posés (à l’inscription sur les listes) soient levés, a dit M. Tsvangirai, qui insiste également pour que les réformes prévues des médias et des forces de l’ordre soient adoptées.

Il faut encore que les forces de sécurité soient dotées d’un code de conduite pendant les élections, a ajouté le Premier ministre.

Les forces de l’ordre et les médias au Zimbabwe sont notoirement inféodés aux partisans de M. Mugabe.

Robert Mugabe, au pouvoir de façon ininterrompue depuis trente-trois ans dans un pays qu’il a conduit à l’indépendance puis à la crise économique, entend une nouvelle fois se succéder à lui-même.

Une nouvelle Constitution, adoptée par référendum en mars, limite pour la première fois le pouvoir présidentiel à deux mandats, soit dix ans maximum, mais ne s’applique pas rétroactivement à M. Mugabe, qui a 89 ans est le plus vieux chef d’Etat africain.

Romandie.com avec (©AFP / 12 juin 2013 18h05)

Le président zimbabwéen Mugabe assistera à la messe d’inauguration du pape François

mars 17, 2013

HARARE (Zimbabwe) – Le président zimbabwéen Robert Mugabe, plus vieux chef d’Etat africain et figure controversée après 33 ans de pouvoir, assistera mardi à la messe d’inauguration du pape François au Vatican, a-indiqué à l’AFP dimanche une source à la présidence.

Oui, il y assistera, a dit cette source, en précisant que M. Mugabe, 89 ans, devait voyager ce dimanche soir pour gagner le Vatican, où il s’est rendu régulièrement ces dernières années, et où il n’est pas persona non grata, contrairement au sein de l’espace de l’Union européenne.

Catholique fervent, M. Mugabe se voit reprocher de nombreuses atteintes aux droits de l’homme dans son pays qu’il a conduit à l’indépendance par la lutte armée en 1980.

En 2005, la poignée de main de M. Mugabe avec le prince Charles, pris par surprise pendant les funérailles de Jean Paul II, était restée mémorable au Royaume-Uni, où elle avait fait scandale. M. Mugabe est l’un des critiques les plus féroces du pouvoir britannique.

Même si l’UE a commencé à normaliser ses relations avec le Zimbabwe cette année, M. Mugabe reste interdit sur le sol européen.

L’Italie ne peut toutefois pas lui refuser un visa de transit vers le Vatican.

M. Mugabe cohabite avec son principal rival le Premier ministre Morgan Tsvangirai dans un gouvernement d’union nationale imposé début 2009 sous la pression diplomatique pour éviter une guerre civile.

Le processus de réformes, également imposé depuis, est en passe de déboucher sur l’adoption d’une nouvelle Constitution plus démocratique, entérinée par un référendum organisé samedi dont le résultat fait peu de doute.

Le climat cependant demeure lourd de menaces pour l’avenir, notamment pour les prochaines élections générales qui pourraient avoir lieu en juillet. De nouvelles arrestations dimanche d’assistants de M. Tsvangirai et les nombreuses descentes de police de ces derniers mois dans les locaux d’ONG oeuvrant pour le respect des droits de l’homme ont en effet alourdi ce climat.

Romandie.com avec (©AFP / 17 mars 2013 16h09)

Le Premier ministre zimbabwéen à Abidjan pour booster la coopération entre les deux pays

septembre 1, 2011

Abidjan – Arrivé à Abidjan mercredi pour une visite d’amitié et de travail de 24 heures, le Premier ministre zimbabwéen, Morgan Tsvangirai a été reçu jeudi en audience par son homologue ivoirien, Soro Guillaume et par le Chef de l’Etat, Alassane Ouattara.

A sa sortie d’audience, Morgan Tsvangirai a dit avoir échangé avec les autorités ivoiriennes sur les questions de développement et s`être enrichi de l’expérience de la Côte d’Ivoire qui est en train de se remettre d’une grave crise postélectorale.

L’émissaire du Président Robert Mugabe a en outre relevé l’excellente qualité des relations entre les deux pays, basées sur le partage des valeurs similaires aux pays membres de l’organisation panafricaine (UA), une coopération qu’il convient de renforcer, a-t-il souhaité.

(AIP)