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Au Guatemala, l’attente sans fin de l’identification des victimes du volcan

juin 10, 2018

/ © AFP / ORLANDO ESTRADA

Dans une morgue improvisée à Escuintla, des dizaines de personnes errent, photos en mains, dans une quête angoissée pour retrouver et enterrer les corps de leurs proches, foudroyés par l’éruption du « Volcan de feu » il y a une semaine au Guatemala.

« Ce sont pas des animaux, mais des personnes », lance à l’AFP Boris Rodríguez, 24 ans, qui est parvenu à arracher les corps de dix membres de sa famille à l’avalanche de cendres et de roches incandescentes qui a dévasté San Miguel Los Lotes.

Cette petite bourgade, située à 35 kilomètres au sud-ouest de la capitale Guatemala, a été quasiment rasée dimanche dernier par l’éruption d’une violence inédite du volcan, qui a fait 110 morts, 57 blessés et 197 disparus, selon le dernier bilan officiel.

Depuis, les familles éplorées se pressent dans la petite morgue aménagée dans une école de la ville voisine d’Escuintla, où sont rassemblés les restes des victimes.

« C’est trop dur d’avoir pu récupérer les corps mais de ne pas pouvoir les veiller », se désole Boris Rodríguez, debout à côté d’une pile de cercueils mis à la disposition des familles trop modestes pour pouvoir se les payer.

Le jeune homme n’a pas bougé depuis lundi, jour où il a amené à la morgue les dix corps de ses proches. Depuis, il attend. Six jours ont passé, mais aucun n’a pu être identifié.

Comme lui, nombreuses sont les familles qui attendent désespérément ici de pouvoir veiller et inhumer leurs morts. Et elles commencent à perdre patience, devant l’interminable travail d’identification mené par les autorités.

Le processus est lent et difficile, entre la recherche minutieuse de traces d’ADN et les entretiens à mener avec les familles. Sur les 110 corps recueillis à la morgue, seuls 41 ont pu être identifiés, selon l’Institut national de médecine légale (Inacif).

– A bout de patience –

Autre reproche aux autorités, beaucoup pensent ici que la tragédie aurait pu être évitée si la protection civile avait lancé l’alerte et évacué à temps la population, ajoute Enma Pamal, qui a appris la catastrophe alors qu’elle se trouvait à des milliers de kilomètres du Guatemala.

Cette femme de 46 ans, émigrée aux Etats-Unis depuis plus de vingt ans, a sauté dans le premier avion possible lorsqu’elle a su que son village natal avait été rasé par l’éruption. Elle y a perdu 18 membres de sa famille.

« Qu’ils arrêtent de nous dire de prendre patience », martèle Enma, visiblement éprouvée par le parcours du combattant nécessaire à la restitution des corps, alors qu’elle a fourni dès lundi des échantillons d’ADN et des détails physiques pour permettre d’identifier les victimes.

« Nous voulons que cela aille plus vite (la remise des corps aux familles), mais nous gardons espoir », ajoute Enma Pamal aux côtés de son frère Gerson, 27 ans, qui a survécu au désastre.

Gerson a récupéré les corps de ses parents, de ses frères et d’autres proches dans une église évangélique et dans une petite impasse du village.

Rencontrée elle aussi à la morgue de Escuintla, Milvia Rosales, une institutrice de 50 ans, promène d’un bout à l’autre du bâtiment un panneau où elle a collé les photos des élèves disparus de l’école de San Miguel Los Lotes. L’enseignante assure que pratiquement la moitié de la centaine d’élèves de son école sont morts ou portés disparus. « Cela me serre le cœur, mes enfants me manquent », confie-t-elle d’une voix étranglée.

Romandie.com avec(©AFP / 10 juin 2018 17h56)                

Message d’un Congolais à BrazzaNews

mai 19, 2017

Les Familles des quartiers Nord de Brazzaville sont aussi dans le désarroi.

«Trop de mort dans nos familles, comment arrêter Sassou ? Il refuse de dialoguer, soit disant ce Sassou-là était médiateur dans la crise centrafricaine, là-bas c’était aussi des rebelles qui se battait. Pour le conflit centrafricain il avait trouvé la solution par le dialogue, et voici Ma tante a perdu deux enfants: UN LIEUTENANT ET UN SERGENT ».

Voici l’image qu’il nous a envoyée, dans une expression de colère et de désolation,  depuis la morgue de Brazzaville.

 

Photo de BrazzaNews.

Les militaires sous pressions : si tu veux ton salaire , il faut aller affronter les FALC dans le POOL.

Ndenguet, le chef d’Etat major et les PDG des banques se sont réuni pour ne pas laisser les militaires prendre leurs salaires par la banque car nombreux ont décidés de prendre le salaire et de prendre la fuite, de ne pas aller combattre. Le chef d’état-major a conclut une entente avec les banques et les militaires vont être payé à la main ce mois ci à l’état-major et de là ils vont être réquisitionnés.

Avec Brazzanews.fr

Chine: Un bébé déclaré mort «revit» à la morgue

février 9, 2016

 

bébé

© (Photo: Keystone) (Photo d’illustration).

 

Des employés de pompes funèbres ont découvert un nourrisson en vie, alors qu’ils s’apprêtaient à l’incinérer.

Après avoir été déclaré mort et avoir passé une nuit dans une morgue frigorifiée, un nourrisson chinois a soudainement donné des signes de vie, alors qu’il était sur le point d’être incinéré: un «miracle» rapporté par une télévision locale en plein Nouvel an lunaire.

Les employés d’une firme de pompes funèbres du district de Pan’an, dans la province du Zhejiang (est), «s’apprêtaient vendredi à effectuer la crémation du corps du nourrisson, quand celui-ci a commencé tout à coup à émettre des gémissements», a indiqué une émission de la chaîne de télévision provinciale sur son compte de microblogs officiel.

L’enfant avait pourtant été déclaré mort la veille et avait passé une quinzaine d’heures dans une armoire frigorifiée de la morgue, à une température approchant -12 degrés, a raconté la télévision du Zhejiang.

Nourrisson hospitalisé

Réalisant avec stupéfaction qu’il était encore en vie, les employés de la firme funéraire ont aussitôt prévenu le père et les secours, et le nourrisson a été hospitalisé en soins intensifs. Ce récit dramatique, publié avec photos du miraculé et de son certificat de décès à l’appui, a été abondamment repris en plein week-end du Nouvel an lunaire par les autres médias chinois, et largement partagé sur les réseaux sociaux.

«C’est la première fois que je vois un tel cas, c’est un véritable miracle», a déclaré le docteur Chen, médecin de l’hôpital de Pan’an où le bébé était né.

Déclaré mort

Après sa naissance prématurée début janvier, l’enfant avait passé 23 jours en couveuse, puis avait été retiré de l’hôpital par son père, M. Lu, désireux de le ramener à la maison pour le début de l’année du Singe. Mais son état s’était soudainement détérioré deux jours plus tard. Le bébé avait été ramené le visage bleuâtre aux urgences, où il a finalement été déclaré mort le 4 février, un docteur assurant que son coeur ne battait plus.

Avant qu’il ne soit déposé dans l’armoire frigorifiée, M. Lu avait emmailloté le corps de son fils dans deux couches de vêtements, puis dans un sac épais, ce qui lui a peut-être sauvé la vie –, même si les médecins restaient très circonspects sur ses chances de récupération.

24heures.com

 

RDC: Kinshasa va enterrer les corps entreposés dans la morgue, après la polémique sur la fosse commune

avril 13, 2015

Kinshasa va enterrer les corps entreposés dans la morgue, après la polémique sur la fosse commune
Kinshasa va enterrer les corps entreposés dans la morgue, après la polémique sur la fosse commune © AFP

Les autorités de Kinshasa ont annoncé lundi qu’elles procéderaient bientôt à un enterrement groupé de cadavres entreposés dans la morgue de la capitale congolaise, à la suite d’une polémique provoquée par la récente découverte d’une fosse commune qui alimente de nombreuses supputations.

Les enterrements collectifs se font « régulièrement » à Kinshasa, a souligné le ministre de la Justice, Alexis Thambwe Mwamba, indiquant que les corps restant à la morgue centrale de la capitale, qui en comptait 168 samedi, seraient « enterrés peut-être dans sept jours, peut-être dans dix jours, peut-être dans deux semaines ».

M. Thambwe, qui s’exprimait devant plusieurs ambassadeurs étrangers et responsables congolais est revenu sur la fosse commune découverte récemment à Maluku, au nord-est de la capitale de la République démocratique du Congo.

« Je ne parlerai pas de fosse commune parce que +fosse commune+ suppose exécution, massacre, charnier. J’utiliserai le terme de tombe commune », a souligné le ministre.

La fosse de Maluku n’est « pas un charnier ». « Ce sont des gens qui ont été enterrés, et on les a enterrés conformément à la règlementation qui date de l’époque coloniale » belge, a-t-il ajouté, invitant les ambassadeurs et la presse à visiter la morgue générale de Kinshasa dans l’après-midi.

Dans un entretien à l’AFP, le Premier ministre Augustin Matata Ponyo a déclaré qu’il y avait « eu peut-être des erreurs administratives dans le processus de l’enterrement ».

« Mais dans le fond, a-t-il ajouté, je crois qu?il n?y a rien à craindre parce que l?enterrement des personnes était justifié [. . . ] la morgue centrale a demandé des autorisations requises pour pouvoir procéder à l?enterrement et c?est ce qui a été fait ».

Selon les autorités, 600 personnes meurent chaque jour à Kinshasa. « Lorsqu?on fait deux mois ou trois mois sans enterrement, vous pouvez vous imaginer le nombre de corps qui sont appelés à l?enterrement », a encore déclaré M. Matata.

Selon les autorités de la ville-province de Kinshasa, 421 corps – 300 mort-nés ou f?tus, 23 corps abandonnés, 34 indigents et 64 personnes non identifiées – ont été enterrés dans la nuit du 18 au 19 mars près du cimetière de Maluku pour désengorger la morgue centrale.

La découverte de la fosse a alimenté des rumeurs selon lesquelles celle-ci pourrait abriter des victimes des troubles de janvier. Plusieurs dizaines de personnes avaient alors été tuées – essentiellement à Kinshasa – lors de manifestations contre un projet de révision de la loi électorale.

L’Union européenne a demandé une enquête « crédible » et « transparente » sur la fosse, de même que l’ONU, l’opposition et de nombreuses associations congolaises, et les organisations de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch et Amnesty International.

Jeuneafrique.com

Une fusillade devant une morgue fait huit morts à Tegucigalpa

août 19, 2014

Huit personnes ont été tuées et quatre blessées mardi dans une fusillade face à la morgue de San Pedro Sula, dans le nord du Honduras. La plupart des victimes étaient des proches d’un homme abattu dans la nuit précédente à Puerto Cortes, à 300 kilomètres au nord de la capitale Tegucigalpa.

« Un groupe de personnes se trouvait face à la morgue, à attendre qu’on leur remette un corps. Deux véhicules sont arrivés, avec à bord des individus portant des cagoules, qui leur ont tiré dessus », a raconté aux radios locales le médecin Hector Hernandez, directeur du service médico-légal de San Pedro Sula.

Sept personnes sont mortes sur place, une huitième après son transport à l’hôpital. Selon les Nations Unies, le Honduras est le pays le plus violent au monde, avec un taux d’homicide de 90 pour 100’000 habitants en 2012. Le 10 août, l’attaque à main armée d’un commerce de vente de boissons alcoolisées avait fait neuf morts.

Romandie.com

Bangui: 11 tués dans une opération de désarmement de partisans du régime déchu

août 21, 2013

BANGUI – Au moins 11 personnes ont été tuées à Bangui et une trentaine blessées dans la nuit de mardi à mercredi au cours d’une opération de désarmement de partisans de l’ex-président François Bozizé menée par les forces du nouveau régime centrafricain, a-t-on appris de sources hospitalières.

Six corps ont été déposés à la morgue de l’hôpital de l’Amitié et cinq à celle de l’hôpital communautaire, ont indiqué à l’AFP des sources de ces établissements. Quatorze blessés ont également été admis à l’hôpital de l’Amitié et 21, dont certains dans un état grave, à l’hôpital communautaire, selon ces mêmes sources.

Des tirs nourris avaient été entendus dans la nuit dans les quartiers de Boy-Rabé et de Boeing, près de l’aéroport. Sous couvert d’anonymat, une source miliaire avait expliqué à l’AFP qi’il s’agissait d’opérations de désarmement forcé dans les secteurs de Boy-Rabé au nord et ses environs, et de Boeing dans la zone de l’aéroport. Il y a eu des tirs d’armes légères et lourdes effectués par les ex-combattants du Séléka. Il y aurait eu des affrontements à certains endroits, avait-il ajouté.

Boy-Rabé est considéré comme un fief des partisans du général Bozizé, renversé le 24 mars par la coalition rebelle Séléka dirigée par Michel Djotodia, qui a prêté serment dimanche comme nouveau président de Centrafrique. M. Bozizé se trouve actuellement en France.

Dans une déclaration à la presse, le procureur du tribunal de Bangui, Alain Tolmo, a affirmé que 28 hommes armés (…) ont été arrêtés par les hommes du Séléka et mis à la disposition du parquet qui est dans une logique de lutte contre l’impunité.

Lundi, le ministre d’Etat à la Sécurité, le général Nouradine Adam et les responsables des forces de défense et de sécurité avaient rencontré les notables de Boy-Rabé pour les sommer de dénoncer les détenteurs d’armes.

Selon des témoins, des scènes de pillages ont aussi été signalées dans le quartier où des congélateurs, appareils électroniques, matelas et véhicules ont été volés par des hommes armés qui seraient des éléments incontrôlés, selon les autorités.

En avril, des ratissages similaires menés à Boy-Rabé et dans le quartier voisin de Kassaï par les forces du nouveau régime avaient fait une vingtaine de morts.

Depuis la chute du régime Bozizé, le pays vit dans un climat d’insécurité généralisée, avec des exactions contre la population perpétrées par des combattants issus de l’ex-rébellion.

Romandie.com avec (©AFP / 21 août 2013 17h28)

Pakistan : 38 morts dans un attentat lors des funérailles d’un policier

août 8, 2013

QUETTA (Pakistan / Baloutchistan) – Un attentat suicide lors des funérailles d’un policier a fait au moins 38 morts et plus d’une cinquantaine de blessés jeudi dans la province pakistanaise instable du Baloutchistan (sud-ouest), ont indiqué des responsables dans un nouveau bilan.

L’explosion a eu lieu dans le commissariat de la capitale provinciale Quetta lors des funérailles d’un haut responsable de la police locale Muhib Ullah, tué plus tôt dans la journée avec ses deux fils et un chauffeur par un homme armé, selon des journalistes sur place.

Il y a eu au moins 38 morts et plus d’une cinquantaine de blessés, a dit à l’AFP Mohammed Tariq, un haut responsable de la police locale, révisant à la hausse un précédent bilan faisant état de 28 morts, incluant aussi des policiers.

Il s’agit d’un attentat suicide, précisé Salim Shahwani, un autre haut responsable de la police locale.

De nombreux journalistes, dont un photographe de l’AFP, couvraient les funérailles du policier Muhib Ullah, et ont indiqué avoir vu des corps inertes joncher le sol après la violente explosion.

La mort de Muhib Ullah avait plus tôt été annoncée à l’AFP par Fayyaz Sumbal, un membre de la direction des opérations tactiques de la police de Quetta. Or, M. Sumbal a été tué dans l’explosion lors des funérailles de son collègue, ont regretté des sources policières.

Cet attentat intervient alors que le Pakistan se prépare à célébrer l’Aïd el-Fitr, fête marquant la fin du mois du Ramadan.

Les rebelles sécessionnistes de l’Armée de libération du Baloutchistan avaient tué mardi 14 personnes, dont des membres des forces de sécurité pakistanaises, après avoir intercepté leurs véhicules à un faux point de contrôle.

La province du Baloutchistan, riche en hydrocarbure et en minéraux, est affectée par des violences ciblant la minorité musulmane chiite, des attaques de combattants talibans et une insurrection locale.

Les rebelles baloutches se sont soulevés en 2004, réclamant l’indépendance de leur région représentant plus de 40% du territoire pakistanais, mais qui demeure sous-développée.

L’attentat contre les forces policières à Quetta pourrait aussi avoir été perpétré par les talibans pakistanais du TTP, ou leurs alliés, en lutte ouverte contre les forces de l’ordre et le gouvernement d’Islamabad. Les attentats suicide sont un des modes opératoires privilégiés des talibans, mais pas des rebelles baloutches.

Romandie.com avec (©AFP / 08 août 2013 14h15)

Entre 30 et 40 morts dans un attentat suicide à Kirkouk

juillet 12, 2013

Entre 30 et 40 personnes ont été tuées vendredi soir dans un attentat suicide contre un café à Kirkouk, dans le nord de l’Irak. L’attentat a également fait 25 blessés. Plus tôt dans la journée, neuf personnes, dont un général de la police, ont trouvé la mort en Irak lors d’attaques visant principalement les forces de sécurité.

L’attentat a été perpétré par un kamikaze portant une ceinture d’explosifs dans le quartier de Wahd Hozeran à Kirkouk. Les habitants se trouvaient dans les rues au terme de leur journée de jeûne pour le ramadan, ont indiqué des sources policière et médicale.

Des centaines de personnes se sont précipitées à la morgue à la recherche de parents disparus, tandis que les forces de sécurité bouclaient les rues de la ville, a indiqué le docteur Chakour Ahmed Ibrahim, responsable de la morgue principale de Kirkouk, ville située à 240 kilomètres au nord de Bagdad. Tous les morts sont des jeunes hommes, selon ce médecin.

« Les gens s’étaient réunis au café après l’Iftar (le repas de rupture du jeûne) pour y jouer aux dés. Un gros homme est rentré dans le café et nous avons entendu ‘Allah u Akbar’ et puis tout a été détruit », a raconté un des blessés légers. Après l’explosion « il y avait des gens qui brûlaient », a-t-il ajouté.

Le patron d’un café situé proche de celui visé par l’attentat a estimé que « toutes les communautés étaient ciblées » par cette attaque. « Nous avons aussitôt fermé notre café de peur d’une seconde attaque », a-t-il ajouté.

Tous les cafés de la ville ont d’ailleurs été fermés dans la foulée par ordre de la police.

Cette nouvelle attaque porte à plus de 260 le nombre de personnes tuées dans des actes de violence en Irak depuis le début du mois de juillet, selon un bilan établi par l’AFP.

Série d’attaques

Dans un autre attentat survenu vendredi non loin de Charqat, au nord-ouest de Bagdad, le général Sabri Abed Issa a perdu la vie lorsqu’il se rendait dans une mosquée du village. Il est tombé dans une embuscade, selon la police et un médecin légiste.

A Mouqdadiya, au nord-est de la capitale irakienne, un policier à la retraite a, lui, été assassiné devant chez lui par un groupe armé. Toujours au nord de Bagdad, un membre des milices anti-Al-Qaïda a été tué par une bombe près de Bakouba.

A Mossoul, dans le nord, un kamikaze a tué quatre policiers et en a blessé deux en faisant sauter à un barrage la voiture piégée qu’il conduisait. Un autre policier a été tué par l’explosion d’un engin piégé sur une route au sud de Mossoul, tandis qu’un civil est mort dans l’explosion de sa voiture sur laquelle une bombe avait été fixée.

Jeudi, 56 personnes avaient déjà été tuées en Irak, victimes de fusillades ou d’attaques à la bombe, selon un bilan de l’AFP.

Romandie.com

Au pays de maladie cardiaque

mai 20, 2013

 

Pays de maladie cardiaque

où il n’est pas bon d’avoir un cœur

encore moins un signe du zodiaque

car si vous rencontrez le malheur

l’hôpital n’a pas de rapide solution

pour vous accordez la moindre attention

Le meilleur soin est de vous retrouver

sur la commune civière allongée

pour vous diriger dans le casier

d’une morgue sentant le gibier

même si vous réveillez dans le casier

comme ma sœur au visage griffé

sentant le froid envahir son corps humidifié

Elle se débattait dans le réduit du froid

criant de sa voix sans percer le toit

Le corps au cou tordu et recroquevillé

malgré la position de son corps changé

Le jour de l’inhumation dans la matinée

au moment où il s’agissait de l’habiller

La nouvelle avait gagné les visages

préférant le silence à la rage.

 

Bernard NKOUNKOU

Guinée : au moins deux morts par balle dans de nouvelles violences à Conakry

mai 4, 2013
Des policiers arrêtent des manifestants, le 2 mai 2013 à Conakry. Des policiers arrêtent des manifestants, le 2 mai 2013 à Conakry. © AFP

Au moins deux personnes ont été tuées par balles vendredi à Conakry dans de nouveaux heurts entre des opposants et les forces de l’ordre, a-t-on appris de sources concordantes.

« Trois de nos militants ont été tués par balles vendredi à Conakry », a affirmé à l’AFP Cellou Dalein Diallo, un responsable de l’opposition, tandis qu’une source hospitalière a fait état de « deux corps de jeunes gens, tués par arme à feu, déposés » dans un hôpital de la capitale.

Deux des victimes sont des élèves âgés respectivement de 18 et 12 ans, a indiqué Cellou Dalein Diallo qui a dit s’être rendu « à la morgue de l’hôpital de Donka », à Conakry, « pour constater les décès ».

La troisième victime annoncée par l’opposant guinéen n’a pas selon lui été identifiée. Son corps repose au centre médical « Mère et enfants » de Conakry, a-t-il précisé.

« Je confirme que deux corps de jeunes gens ont été déposés cet après-midi à la morgue de l’hôpital Donka, tués par arme à feu », a déclaré à l’AFP une source hospitalière qui s’est exprimée sous le sceau de l’anonymat.

Un parent d’une des victimes, qui s’est présenté à l’AFP comme un témoin de l’incident, a indiqué que « deux jeunes gens tués l’ont été par des soldats à moto dans le quartier de Bambéto », dans la banlieue de Conakry.

L’incident est survenu lors de heurts spontanés vendredi à Conakry entre des opposants et les forces de l’ordre après plusieurs manifestations ces derniers jours d’opposants protestant contre un décret fixant au 30 juin la date des élections législatives, qui ont dégénéré en violences meurtrières.

L’opposition n’avait pas prévu de manifestation vendredi.

Mort d’un policier

Les heurts de vendredi ont eu lieu dans plusieurs quartiers de Conakry entre de jeunes opposants et les forces de l’ordre, faisant au moins huit blessés légers, avaient auparavant indiqué à l’AFP des sources hospitalières et policières.

Le nouvel incident meurtrier de vendredi survient après l’annonce par le porte-parole de la gendarmerie nationale, Mamadou Alpha Barry, de la mort d’un policier grièvement blessé jeudi lors d’une violente manifestation d’opposants à Conakry.

Ce policier faisait partie des cinq membres des forces de l’ordre et de sécurité blessés lors de cette marche d’opposants. L’un d’eux avait été « poignardé », selon le gouvernement.
Au moins 21 personnes ont été blessées pendant la manifestation et sa dispersion par les forces de l’ordre, selon le gouvernement, l’opposition parlant de « dizaines » de blessés.
Le 29 avril, le Conseil de sécurité de l’ONU s’est déclaré « inquiet de l’instabilité » en Guinée et avait appelé au calme pouvoir et opposition.

Jeuneafrique.com avec AFP