Posts Tagged ‘Mort’

France: Hubert Germain, dernier survivant des Compagnons de la Libération, est mort

octobre 12, 2021
Hubert Germain, dernier survivant des Compagnons de la Liberation, est mort
Hubert Germain, dernier survivant des Compagnons de la Libération, est mort© POOL/AFP/Archives/Michel Euler

Le dernier Compagnon de la Libération Hubert Germain, disparu à l’âge de 101 ans, s’était donné pour objectif dans la vie de « toujours rechercher le plus difficile ».

Le 18 juin dernier, le centenaire coiffé de son béret vert était aux côtés d’Emmanuel Macron pour le 81e anniversaire de l’appel du général de Gaulle, au mémorial du Mont Valérien où il sera enterré.

Son épiphanie remontait à l’été 1940, la France est en pleine débâcle. Il est alors à Bordeaux où il passe le concours de d’entrée de l’Ecole navale. Ce colosse d’1m90, fils d’un général des troupes coloniales, n’a pas encore 20 ans.

« Au bout de cinq minutes je me suis dit +Mais qu’est-ce que tu fais là ?+ », confiait-il à l’AFP en 2017. « Je me suis levé en disant à l’examinateur: +Je pars faire la guerre+ ».

Dans le port de Saint-Jean-de-Luz, le jeune homme, né le 6 août 1920 à Paris, trouve l’Arrandora Star, qui s’apprête à convoyer des soldats polonais vers l’Angleterre. Il monte à bord avec trois camarades et arrive à Londres le 24 juin 1940.

Il y a 81 ans, ce n’est pas l’Appel du 18 juin qui l’a décidé. « On ne va pas recommencer ce cinéma-là, personne ne l’a entendu, l’appel ! (…) On a tous entendu ce laïus effrayant du maréchal Pétain, disant qu’il fallait terminer la guerre et déposer les armes. Ça a été un choc ».

Le souvenir de sa première rencontre avec de Gaulle, cet été-là, était intact: « Il s’arrête un instant, me regarde et me dit: +Je vais avoir besoin de vous+. Quand, à 18-19 ans, vous vous ramassez ça en pleine figure, dans le désastre général qui est là, il y a quelque chose qui vous émeut profondément ».

Engagé dans les premiers au sein des Forces françaises libres (FFL), Hubert Germain est affecté sur un cuirassé, où il suit les cours d’élève officier de marine. La journée, il étudie entre les alertes, la nuit il participe à la défense antiaérienne contre les raids allemands.

Au printemps 1941, il rejoint en Palestine la 1ère division française libre destinée à combattre au Levant. Il intègre ensuite la Légion étrangère et combat en Libye.

« Les braises ardentes »

« Enfant, je me disais que c’est ce que je devais toujours rechercher dans ma vie: le plus difficile », confiait-il dans « Espérer pour la France », un livre d’entretiens avec Marc Leroy paru en 2020. Chef de section antichars, il se distingue lors de la bataille de Bir-Hakeim en juin 1942 et est cité à l’ordre de l’armée.

Il combat ensuite en Egypte (El Alamein), en Tunisie et débarque en Italie. Blessé à Pontecorvo, il est évacué sur Naples, où il est décoré de la Croix de la Libération par le général de Gaulle fin juin 1944.

Il participe au débarquement de Provence en août 1944. Arrivé sur la plage, il tombe dans le sable et « pleure comme un enfant »: « J’avais retrouvé mon pays ».

Puis il combat pour la libération de Toulon, de la vallée du Rhône et de Lyon, prend part aux campagnes des Vosges, d’Alsace et termine la guerre dans le sud des Alpes.

Nommé aide de camp du général Koenig, commandant les forces françaises d’occupation en Allemagne, le lieutenant Germain est démobilisé en 1946.

Le voilà attaché de direction dans une entreprise de produits chimiques, avant d’être élu maire de Saint-Chéron (Essonne) en 1953, mandat qu’il conserve jusqu’en 1965.

Devenu député de Paris en 1962, il est ministre des PTT de 1972 à 1974 et brièvement ministre chargé des relations avec le Parlement, en 1974. Il dirige ensuite la Société française de télédistribution.

« Nous étions les braises ardentes et l’Ordre de la Libération s’est donné pour mission de garder ces braises ardentes en témoignage de cette époque », disait-il à propos de cet ordre, fondé par le général de Gaulle.

« Voilà mon rôle pour le peu de temps que j’ai à vivre encore: à tous les jeunes qui aspirent à travailler pour une France belle forte, saine, je suis apte à leur en donner un message ».

Seules 1.038 personnes ont reçu le titre de compagnon de la Libération. Hubert Germain, le dernier survivant, sera inhumé au Mont-Valérien, lieu de martyre de la Résistance.

Par Le Point avec AFP

Mort de Banisadr, premier président de la République islamique d’Iran

octobre 9, 2021
Mort de Banisadr, premier president de la Republique islamique d'Iran
Mort de Banisadr, premier président de la République islamique d’Iran© AFP/Archives/Joel ROBINE

Le premier président de la République islamique d’Iran, Abolhassan Banisadr, est mort samedi dans un hôpital parisien à l’âge de 88 ans, après avoir passé une grande partie de sa vie en France où il s’était exilé après sa destitution en 1981.

« A la suite d’une longue maladie, Abolhassan Banisadr est mort samedi à l’hôpital » de la Pitié-Salpêtrière, a indiqué l’agence officielle iranienne Irna, citant une source proche de l’ancien chef d’Etat.

En Iran, les agences officielles se contentent de donner l’annonce de son décès qui s’accompagne de nombreuses critiques, en particulier de la presse ultraconservatrice qui le présente comme « un ennemi ». Banisadr fut un proche du fondateur de la république islamique, l’ayatollah Khomeiny, avant de tomber en disgrâce et d’être forcé à l’exil.

Sa famille en France a réagi en publiant un communiqué: « Nous voudrions informer le peuple honorable d’Iran et tous les militants de l’indépendance et de la liberté que le président élu du peuple iranien après la révolution de 1979, qui a également défendu les libertés, Abolhassan Banisadr, est décédé (…) après un long combat contre la maladie ».

« Banisadr pensait apparemment être la figure la plus instruite et la plus astucieuse dans le jeu de pouvoir en Iran à l’époque, mais les événements ont montré que ces affirmations avaient peu à voir avec la réalité », a affirmé sur les réseaux sociaux, Ahmad Zeidabadi, un journaliste écrivant dans la presse réformiste.

Mais les ultraconservateurs se déchaînent sans surprise contre lui. « Au cours des 40 dernières années, Banisadr a été actif contre la nation iranienne », affirme l’agence Fars.

Inconnu parmi les jeunes

Le quotidien Javan va dans le même sens. « Le premier président iranien qui a fui le pays après avoir été évincé du commandement des Forces armées et de la présidence (…) collaborait avec les opposants en France contre le peuple iranien ces dernières années ».

L’Autorité judiciaire décoche aussi ses flèches contre lui. « Pendant toutes ces années, à l’ombre des services de renseignement français et occidentaux, Banisadr n’a manqué aucune occasion pour frapper le peuple et le système de la République islamique d’Iran », écrit sur son site Mizan Online, l’agence officielle de l’Autorité judiciaire.

Pour beaucoup de jeunes, nés après la révolution, Banisadr est un inconnu. « Il a été président durant une période très courte, il est ensuite parti en France et son activité n’avait pas d’écho ici », assure un employé de 40 ans, qui ne veut pas être identifié.

« Il a quitté le pays un an après la révolution, que sait-on de lui ? Sa fonction aurait pu être importante après la révolution s’il n’avait pas quitté l’Iran », estime Ali, un commerçant de 40 ans.

Réfugié politique en France depuis 1981, cet ancien intime du fondateur de la République islamique, l’ayatollah Khomeiny, avait été élu président en janvier 1980 avant d’être destitué 17 mois plus tard.

Bénéficiant d’une protection policière constante, Banisadr habitait à Versailles, en région parisienne, depuis mai 1984, après avoir résidé à Auvers-sur-Oise et Cachan, deux autres villes proches de Paris.

Par Le Point avec AFP

Marie-Pier Houle a été dévastée par la mort de Jeanette Zacarias Zapata

septembre 26, 2021

Pour la première fois depuis le décès de la boxeuse mexicaine Jeanette Zacarias Zapata, la Trifluvienne Marie-Pier Houle, qui l’affrontait dans la cadre du gala présenté par GYM le 28 août, a accepté de revenir sur ces événements9 à la populaire émission de Radio-Canada, Tout le monde en parle, dimanche soir.

Marie-Pier Houle

© Crédit photo: Stéphane Lessard Marie-Pier Houle

Au cours des dernières semaines, la boxeuse de 31 ans a avoué avoir vécu des moments fort difficiles étant donné que c’est malheureusement à la suite de ses coups que la combattante mexicaine est tombée dans le coma pour finalement rendre l’âme quelques jours plus tard. 

«Je dirais que je vais mieux. Je vis un jour à la fois présentement, parce que c’est un événement auquel je ne m’attendais pas du tout. Le lendemain du combat, quand on m’a annoncé qu’elle était dans le coma, ça a été un gros choc pour moi. C’était un mauvais rêve. Lorsque j’ai appris sa mort, j’ai été dévastée. Ce n’est vraiment pas la raison pour laquelle je fais ce sport», a-t-elle expliqué. 

Questionnée par l’animateur de l’émission, Guy A. Lepage, afin de savoir si elle se sentait coupable de ce qui est arrivé, Houle a concédé avoir éprouvé ce sentiment dans les premiers jours qui ont suivi cette tragique nouvelle. 

«Ma culpabilité était assez importante. Malheureusement, nous vivons dans un monde où les médias sociaux nous apportent la pression pour nous sentir coupables. Je me suis détachée de tout ça et j’ai pris du temps pour moi. J’ai fait une coupure avec les médias et j’ai réfléchi. La culpabilité diminue tranquillement. Ça va de mieux en mieux par rapport à ça. J’ai un psychologue qui me suit pour travailler là-dessus», a noté la thérapeute en réadaptation physique. 

La famille de la défunte ne lui en veut pas

Désireuse de s’adresser aux proches de la Mexicaine, Houle a eu l’occasion de discuter avec Giovanni Martinez, qui était présent à Montréal et qui était considéré comme son conjoint. Il était primordial pour elle d’exprimer toute la douleur qu’elle ressentait par rapport à tout ça. Elle a ainsi pu apprendre que les membres de la famille de Zapata ne lui en voulaient pas pour ce qui était arrivé à leur fille. 

«C’était important pour moi de le (Giovanni) rencontrer et de lui transmettre ce que je ressentais. Je désirais créer un lien avec lui. Ça aurait pu être l’inverse, que ce soit mon copain qui soit à mes côtés à l’hôpital. […] L’équipe de GYM a fait vraiment un très beau travail en organisant une cérémonie dans une église de la communauté hispanophone de Montréal. Quand je suis arrivée dans l’église, Giovanni m’a serré dans ses bras et nous avons pleuré pendant une dizaine de minutes. Il m’a dit qu’il ne m’en voulait pas, tout comme le père et le grand-père de Jeanette. Ils savent comment la boxe est.»

Il a notamment été révélé que la boxeuse de 18 ans avait subi un hématome cérébral en mai dernier à la suite de son plus avant-dernier affrontement. Son père avait refusé qu’elle soit opérée après cet affrontement ainsi qu’après celui contre Houle. 

«Nous avons été étonnés d’apprendre ces informations. Si nous avions su ça avant, jamais nous n’aurions accepté de faire ce combat contre elle. Ça nous a pris par surprise.»

Houle a également fait valoir que, sur papier, ce combat était valable étant donné son parcours (4-0-1) et celui de son adversaire (2-4-0) jusqu’à ce moment. 

Au cours des prochains mois, Houle et son entourage prendront le temps d’analyser de quoi sera faite la suite de sa carrière. Elle ne se sent toutefois pas prête à remonter dans le ring dès demain.

«Ça va prendre un cheminement. J’ai une superbe équipe avec moi. Je sais que si elle sent une hésitation de ma part, elle va repousser mon retour jusqu’à ce que je sois prête à remonter dans le ring. C’est un peu comme un accident de conduite. Quand c’est le temps de recommencer, il y a une certaine crainte. Je crois que nous ferons les bonnes étapes pour en revenir ce que j’étais.»

Par  Matthew Vachon – Le Nouvelliste 

Allemagne : un mort et plusieurs blessés dans une explosion

juillet 27, 2021

Plusieurs personnes ont été blessées en Allemagne, ce mardi, après une explosion sur un site de traitement de déchets. Une personne a perdu la vie.

Une explosion d'origine inconnue - suivie d'un incendie localise - s'est produite aux alentours de 9 h 40 (heure locale), sur un site de traitement de dechets.
Une explosion d’origine inconnue – suivie d’un incendie localisé – s’est produite aux alentours de 9 h 40 (heure locale), sur un site de traitement de déchets.© ROBERTO PFEIL / afp / AFP

L’événement, survenu mardi 27 juillet, a été classé dans la catégorie « danger extrême » par l’application nationale d’alerte catastrophe Nina. Les faits se sont déroulés à Leverkusen, dans l’ouest de l’Allemagne. Une explosion d’origine inconnue – suivie d’un incendie localisé – s’est produite aux alentours de 9 h 40 (heure locale), sur un site de traitement de déchets. Une personne est morte, seize ont été blessées, et quatre autres personnes demeurent portées disparues.

Les résidents de cette ville allemande ont été invités à rester calfeutrés après cette explosion et cet incendie, qui ont entraîné un important dégagement de fumée. « Plusieurs employés, au moins deux d’entre eux [ont été blessés] grièvement », a indiqué dans un communiqué l’entreprise Currenta, qui gère le site comprenant un centre de stockage des déchets et un incinérateur.

Garder fenêtres et portes fermées

« Les habitants de Leverkusen sont priés de se rendre dans des pièces fermées, d’éteindre la climatisation et, par précaution, de garder les fenêtres et les portes fermées », ajoute l’entreprise, dans le même communiqué, ancienne filiale du géant de la chimie Bayer. « Nous sommes profondément bouleversés par cet accident tragique et la mort d’un collaborateur », indique le communiqué. Les opérations de secours se poursuivent pour tenter de trouver les quatre disparus, a fait savoir la société. Parmi les seize salariés blessés, deux le sont grièvement.

Le site de stockage et l’usine d’incinération se trouvent en bordure d’un parc industriel regroupant des entreprises du secteur de la chimie, l’un des plus grands du genre en Europe, en périphérie de Leverkusen (Rhénanie du Nord-Westphalie). Leverkusen compte un peu plus de 160 000 habitants et se situe à une vingtaine de kilomètres de Cologne.

D’importants dégâts

L’appel à se calfeutrer préventivement face au dégagement de fumée a également été relayé par les services de police et les autorités locales. Les mesures de qualité de l’air montrent qu’il n’y avait « pas de danger » pour la population de Cologne, ont indiqué sur Twitter les pompiers de cette métropole de plus d’un million d’habitants.

L’événement a été classé dans la catégorie « danger extrême » par l’application nationale d’alerte catastrophe Nina. Le site de stockage et l’usine d’incinération se trouvent en bordure du parc industriel Chempark regroupant des entreprises du secteur de la chimie, l’un des plus grands du genre en Europe, en périphérie de Leverkusen et du quartier de Bürrig.

Siège du géant de la chimie Bayer, Leverkusen compte un peu plus de 160 000 habitants et se situe à une vingtaine de kilomètres de Cologne. Les groupes Evonik et Lanxess y ont également des usines. En début d’après-midi, les mesures des niveaux de pollution étaient toutes encore « dans le vert », a précisé la ville de Leverkusen sur sa page Facebook, précisant que les mesures prises l’étaient par précaution. Pour la population de Cologne, les mesures de qualité de l’air montrent qu’il n’y a « pas de danger », ont indiqué sur Twitter les pompiers de cette métropole de plus d’un million d’habitants.

Des gaz toxiques dans le nuage ?

Lors d’une conférence de presse tenue dans l’après-midi à Leverkusen, le directeur de Chempark, Lars Friedrich, a déclaré que l’appel à rester en intérieur était toujours en vigueur tandis que les experts se hâtaient d’identifier la composition du nuage de fumée. Le nuage peut-il contenir des gaz toxiques ? Lars Friedrich a refusé de spéculer, déclarant que rien ne pouvait être exclu. Le maire de la ville, Uwe Richrath, a parlé d’« un jour sombre pour les habitants de Leverkusen ».

Le destin de cette cité des bords du Rhin est lié depuis des décennies au secteur de la chimie, troisième branche industrielle allemande. Il a indiqué que les terrains de jeux des quartiers de Bürrig et d’Opladen seraient fermés. Il a également exhorté les habitants à rincer préventivement les fruits et légumes de leur jardin avant de les consommer. Une ligne d’assistance téléphonique a été mise en place pour répondre aux questions des habitants inquiets. Il a également été demandé aux habitants de signaler toute observation de suie ou de résidus qui pourraient tomber du ciel afin qu’ils puissent être examinés.

L’incendie qui a suivi l’explosion et embrasé des cuves de solvants a pu être éteint après plusieurs heures d’intervention des pompiers. Trois des réservoirs « ont été complètement ou partiellement détruits », a déclaré Lars Friedrich, ce qui rend impossible, pour l’instant, de dire où l’explosion a commencé. De nombreux policiers, pompiers et équipes de secours ont été déployés sur les lieux, ainsi que des experts en détection de la pollution.

Par le Point avec AFP

Mali – Tentative d’assassinat d’Assimi Goïta : le suspect meurt en détention

juillet 26, 2021
Assimi Goïta, le chef de l’État malien, arrive à la Grande Mosquée de Bamako pour la prière, quelques instants avant d’être la cible d’une tentative d’assassinat, le 20 juillet 2021.

L’homme qui a tenté de poignarder le président de la transition, le colonel Assimi Goïta, le 20 juillet dernier, est décédé en détention dimanche. Son identité n’a pas été dévoilée.

L’homme, qui était accusé d’avoir tenté mardi d’assassiner à l’arme blanche le président de transition au Mali, est « décédé », a indiqué dimanche soir le gouvernement malien. « Au cours des investigations […], son état de santé s’est dégradé. Admis au CHU Gabriel Touré, puis au CHU du Point G (deux hôpitaux de Bamako, NDLR), il est malheureusement décédé », a indiqué le gouvernement dans un communiqué lu sur la télévision publique ORTM. « Une autopsie a été immédiatement ordonnée pour déterminer les causes de son décès », selon le communiqué.

L’assaillant, dont l’identité n’a pas été dévoilée, s’était précipité vers l’homme fort du Mali durant la prière de l’Aïd al-Adha dans la Grande mosquée de Bamako et avait tenté de lui asséner un coup de couteau au niveau du cou.

Pas présenté aux autorités judiciaires

Le colonel Goïta, auteur de deux putschs en moins d’un an, dont celui qui a renversé le 18 août 2020 le président Ibrahim Boubacar Keïta, avait reçu immédiatement le soutien de ses gardes du corps qui avaient maîtrisé l’agresseur. Il était sorti indemne de l’attaque. Son agresseur, un homme d’apparence jeune vêtu d’un jeans et d’une chemise blanche, avait été appréhendé et emmené manu militari par la Sécurité d’État, les services de renseignement maliens.

Une enquête a été ouverte « pour fait de tentative d’assassinat et d’atteinte à la sûreté de l’État », selon les autorités. Les investigations « ont permis de mettre en évidence des indices corroboratifs des infractions sus-visées », a souligné dimanche le gouvernement.

Le suspect n’a été présenté à aucun moment aux autorités judiciaires, a indiqué dimanche soir une source judiciaire ayant requis l’anonymat.

« Le gouvernement rappelle toutefois que son décès ne fait pas obstacle à la poursuite de l’enquête déjà en cours au niveau du Parquet de la commune II (de Bamako), surtout que les premiers indices collectés et les informations recueillies indiquent qu’il ne s’agissait pas d’un élément isolé », a relevé le gouvernement, qui n’avait jusqu’ici privilégié aucune hypothèse.

Par Jeune Jeune Afrique avec AFP

France-Mort de Steve Maia Caniço : un commissaire de police mis en examen

juillet 20, 2021

Grégoire Chassaing était chargé du dispositif d’ordre le 21 juin 2019, lorsque le jeune homme de 24 ans avait chuté dans la Loire après une charge policière.

Un homme se recueille au bord de la Loire, le 30 juillet 2019, à l’endroit où a été découvert le corps de Steve Maia Caniço plusieurs semaines après sa disparition.
Un homme se recueille au bord de la Loire, le 30 juillet 2019, à l’endroit où a été découvert le corps de Steve Maia Caniço plusieurs semaines après sa disparition. LOIC VENANCE / AFP

Le commissaire divisionnaire Grégoire Chassaing, chargé du dispositif policier au moment de la chute dans la Loire de Steve Maia Caniço à Nantes en juin 2019, a été mis en examen pour homicide involontaire, selon une information obtenue par l’Agence France-Presse (AFP) et confirmée par Le Monde.

Steve Maia Caniço, un animateur périscolaire de 24 ans, avait disparu après une opération policière controversée lors d’une soirée électro en bord de Loire dans la nuit du 21 au 22 juin 2019. Son corps avait été retrouvé noyé dans le fleuve plus d’un mois plus tard.

L’analyse des relevés de son téléphone a permis de situer le moment de sa chute dans la Loire à 04 h 33, « soit dans le temps de l’intervention de la police nationale » sur le quai Wilson où se déroulait la soirée, avait relevé, à la mi-juin, le procureur de Rennes.

L’ancien préfet Claude d’Harcourt devant le juge d’instruction

Grégoire Chassaing « conteste les motifs et les termes de sa mise en examen, mais il ne souhaite faire aucun commentaire sur une instruction en cours », a commenté auprès de l’AFP son avocat, Louis Cailliez.about:blankclose

Un autre commissaire, Thierry Palermo, directeur départemental de la sécurité publique au moment des faits, a, lui, été placé sous le statut de témoin assisté à l’issue de son audition lundi par le juge d’instruction chargé de l’affaire, selon le procureur de Rennes, Philippe Astruc.

« C’est un grand soulagement pour la famille et un sentiment de justice dont ils avaient grand besoin depuis deux ans », a réagi l’avocate de la famille, Cécile de Oliveira. Les deux ans écoulés depuis la mort de Steve, « c’était le temps de réaliser des expertises extrêmement techniques et complexes », a rappelé l’avocate. Mais, « pour eux qui ont perdu un enfant, ce temps était long », a-t-elle ajouté.

Six personnes physiques et deux personnes morales sont convoquées par le juge d’instruction dans cette affaire, d’ici à la fin du mois de septembre. Les autres personnes convoquées sont la maire (PS) de Nantes, Johanna Rolland, et son ancien adjoint à la sécurité Gilles Nicolas, l’ancien préfet de Loire-Atlantique Claude d’Harcourt (désormais en poste à la direction générale des étrangers en France au ministère de l’intérieur) ainsi que le directeur de cabinet du préfet en poste au moment des faits. La mairie de Nantes et Nantes Métropole sont également convoquées en tant que personnes morales.

Par Le Monde avec AFP

Nigeria: attaque dans une université, un mort, un blessé et cinq personnes enlevées

juin 11, 2021

Des hommes armés ont attaqué jeudi soir une université dans le nord du Nigeria, tuant un étudiant et en blessant un autre, et kidnappant cinq personnes, dont trois étudiants, selon un communiqué vendredi 11 juin du syndicat des enseignants.

L’attaque s’est déroulée entre 23H00 et 00H00, à l’Université polytechnique Nuhu Bamalli de Zaria, une localité située dans l’Etat de Kaduna. «Deux membres du personnel académique ont été kidnappés» ainsi que «trois étudiants», selon ce communiqué signé par le président du syndicat des enseignants, Aliyu Kofa.

L’épouse et deux enfants de l’un des personnels kidnappés ont également été enlevés par les ravisseurs «mais ont été libérés dans la matinée», précise ce communiqué. Lors de l’attaque, «les kidnappeurs ont tiré sur deux étudiants, l’un d’entre eux est mort ce matin tandis que l’autre est toujours pris en charge médicalement», est-il ajouté. Vendredi matin, le recteur de l’université Mohammed Kabir Abdullahi a confirmé à l’AFP l’attaque, mais il n’était pas en mesure de communiquer le nombre de personnes enlevées.

Cette attaque est la dernière d’une série d’enlèvements d’écoliers ou d’étudiants ces derniers mois dans le centre et le nord-ouest du Nigeria, où depuis une décennie des bandes armées terrorisent les populations, pillant des villages, volant le bétail et pratiquant des rapts de masse contre rançon.

Début juin, au moins 136 enfants ont été enlevés dans une école privée musulmane dans l’Etat voisin du Niger (Centre du Nigeria). Ils n’ont toujours pas été libérés par leurs ravisseurs, qui exigent le paiement d’une rançon. Depuis décembre 2020, au moins 866 enfants et adolescents ont été enlevés au Nigeria dans l’attaque de leurs établissements. Le pays le plus peuplé d’Afrique fait face à d’autres immenses défis sur le plan de la sécurité, notamment une rébellion djihadiste dans le nord-est, qui a fait plus de 40.000 morts depuis 2009.

Par Le Figaro avec AFP

Côte d’Ivoire: un soldat tué dans une attaque à la frontière du Burkina Faso

juin 8, 2021

Avec France24

Le jour de ton adieu

mai 12, 2021

Le jour où tu as quitté la terre des hommes

Emportant avec toi notre espoir et ta flamme

Le téléphone vibrait et sonnait sans arrêt

Comme si sur ma tête tombait un couperet

Mes oreilles ne cessaient de recevoir ces paroles :

As-tu appris le chant du hibou de la triste nouvelle?

Comme un présage déjà annoncé sur ton lit de mort

Tu nous dictais ton testament d’adieu et de départ

Ô mon frère de la jeunesse du quartier

Je te revois encore sur le balcon paternel

Mangeant la banane et les cacahuètes grillés

Que nous affectionnions comme bon régal

Bernard NKOUNKOU

Côte d’Ivoire: Réactions d’un ivoirien contre les mauvaises langues sur la mort de Hamed Bakayoko

mars 12, 2021

Avec Johnny Pacheko