Posts Tagged ‘Mort’

Femme retrouvée dans une valise: le suspect est mort en Italie

mai 10, 2019

 

Un homme soupçonné du meurtre d’une femme dont le corps avait été découvert dans une valise flottant dans l’Oise fin avril a été retrouvé mort en Italie, a appris l’AFP vendredi de sources proches du dossier.

Cet homme, l’ex-compagnon de la victime, était visé par un mandat d’arrêt international, a indiqué l’une de ces sources, qui a évoqué un suicide. Sollicité, le parquet de Pontoise n’a pas souhaité communiquer à ce stade de l’enquête.

Le corps de la victime, une consultante scientifique franco-américaine de 53 ans, avait été découvert dans un bon état de conservation le 22 avril, à l’intérieur d’une valise repérée par un batelier à hauteur de Neuville-sur-Oise (Val-d’Oise). Sa disparition avait été signalée à Puteaux (Hauts-de-Seine) peu de temps avant. L’enquête, ouverte pour homicide, a été confiée à la direction régionale de la police judiciaire (DRPJ) de Versailles.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Roumanie: décès en prison du commandant de « l’enfer du silence » communiste

novembre 5, 2018

Un ancien chef de prison communiste, Alexandru Visinescu, premier Roumain condamné à 20 ans de réclusion pour « crimes contre l’humanité », est mort derrière les barreaux lundi à l’âge de 93 ans, a annoncé l’administration pénitentiaire.

M. Visinescu avait été reconnu coupable en 2016, plus de 25 ans après la chute du régime communiste et du dictateur Nicolae Ceausescu, d’avoir soumis à un « régime d’extermination » les détenus politiques de l’un des pénitenciers les plus terribles de la Roumanie communiste, à Ramnicu Sarat (est).

Au moins quatorze détenus sont morts pendant qu’il dirigeait l’établissement, entre 1956 et 1963, dans cette prison surnommée l' »enfer du silence », où chaque prisonnier était enfermé seul dans une cellule, soumis à des sanctions cruelles et interdit d’adresser la parole à qui que ce soit.

Décrit comme une « brute » lors du procès, le premier du genre en Roumanie, M. Visinescu n’avait jamais exprimé de regrets ou demandé pardon aux victimes, affirmant avoir simplement « obéi aux ordres » de ses supérieurs et respecté les lois en vigueur.

Un autre ancien tortionnaire communiste, Ioan Ficior, pour sa part condamné en 2017 à 20 ans de réclusion pour « crimes contre l’humanité », est mort en prison en septembre.

La justice roumaine avait longtemps rechigné à se pencher sur les crimes du communisme avant d’accepter les premières plaintes visant des commandants de prison, plus de 20 ans après la chute de ce régime.

Au total, plus de 600.000 Roumains ont été condamnés et emprisonnés pour des motifs politiques entre 1945 et 1989, selon le Musée mémorial des victimes du communisme de Sighet.

Romandie.com avec(©AFP / (05 novembre 2018 16h36)                                                        

Japon: un gardien de zoo tué par un tigre blanc

octobre 9, 2018

Le tigre blanc qui a tué un gardien de zoo au Japon sera laissé en vie à la demande de la famille de la victime / © AFP/Archives / Dibyangshu SARKAR

Un tigre blanc a attaqué et tué un gardien dans son enclos, dans un zoo du sud du Japon, qui laissera l’animal en vie à la demande de la famille de la victime, ont indiqué mardi la police et le zoo.

Akira Furusho, âgé de 40 ans, « a été retrouvé à terre dans la cage, en sang », a expliqué un représentant des forces de l’ordre à l’AFP. Il a été transporté à l’hôpital, mais les médecins n’ont pu que constater son décès.

L’attaque est survenue lundi soir au parc zoologique de Hirakawa, à Kagoshima (sud), où se trouvent quatre tigres blancs, une espèce menacée.

Les secouristes sont rapidement arrivés sur les lieux et ont neutralisé l’animal, un mâle âgé de cinq ans et prénommé Riku, à l’aide d’un fusil hypodermique permettant d’injecter des tranquillisants à distance, a précisé le zoo.

« Nous n’avons pas l’intention d’abattre Riku et comptons le garder car c’est ce que nous a demandé la famille de la victime », a déclaré à l’AFP Takuro Nagasako, un des responsables du zoo.

Le parc zoologique est resté ouvert mardi mais le secteur des tigres a été isolé car « la police continuait d’enquêter », a précisé M. Nagasako.

Riku, d’environ 1,8 mètre de longueur et qui pèse 170 kg, est né dans ce zoo, de même que deux autres tigres blancs.

Les attaques de tigres sont extrêmement rares au Japon, la dernière datant de 2008, lorsqu’un tigre de Sibérie avait tué un employé de zoo qui essayait de l’encourager à s’accoupler.

En 1997, un couple de Japonais avait été attaqué et tué par des tigres dans un parc de safari du centre du Japon.

Romandie.com avec(©AFP / (09 octobre 2018 12h03)

La vie et la mort dans les escaliers du World Center

octobre 1, 2018

Un pompier new-yorkais réclame un renfort de dix sauveteurs sur les ruines du World trade Center le 15 septembre 2001. / © US NAVY PHOTO/AFP / PRESTON KERES

Dans les escaliers de la tour en flammes, Ciara Linnane a croisé les premiers pompiers montant vers le brasier. Elle a compris qu’ils montaient vers la mort et, dans leurs yeux, a lu qu’ils le savaient aussi.

Les bureaux de cette journaliste de l’agence financière AFX, filiale de l’Agence France Presse, étaient au 52ème étage de la tour Un du World Trade Center. Mardi matin, quelques secondes après l’impact de l’avion au 90ème étage, elle se rue avec deux collègues dans l’issue de secours.

« Vers le 25ème étage, nous avons vu monter les premiers pompiers. Ces gars costauds, avec leurs grosses têtes d’Irlandais rougis par l’effort. Il nous disaient : +Tout va bien tout le monde, c’est bien. Vous allez pouvoir sortir. Quand vous arrivez en bas, suivez les flèches+. Cela nous a vraiment calmés ».

« Ils avaient l’air terrifiés, si effrayés. Jésus ! On lisait la peur dans leurs regards. Ils nous regardaient dans les yeux, disaient +OK, c’est bien+. L’un d’entre eux s’est arrêté quelques secondes, m’a fixée et a dit: +Vous vous en sortez très bien. Assurez-vous que tout le monde continue à descendre, restez sur la droite, allez aussi vite que possible. Vous parviendrez à sortir, ne vous retournez pas, descendez ! »

Des pompiers dans les décombres de l’effondrement d’une des tours du World Trade Center le 11 septembre 2001. / © AFP / STAN HONDA

Environ trois cents pompiers ont été ensevelis sous les décombres des deux tours de 110 étages, qui se sont effondrées en quelques secondes, une heure après avoir été percutées par deux avions de ligne détournés.

« Je savais depuis la première seconde que le building allait s’écrouler. Ils avaient si peur: je ne peux m’empêcher de penser qu’ils le savaient aussi. C’est ce que je lisais dans leurs yeux. Je n’arrêtais pas de leur dire +Merci ! Merci!+ et je ne pouvais m’empêcher de penser: +s’il vous plaît, ne faites pas çà ! S’il vous plaît, faites demi-tour, descendez avec nous+ Mais je n’ai rien dit, bien sûr ».

« Quand vous pensez à cette scène: nous qui marchions pour sortir du building, pour vivre, et ces gars qui montaient vers la mort. Les gens dans l’escalier les applaudissaient, les remerciaient, leur tapaient dans le dos, leur disaient: +Vous êtes nos héros+. On entendait crier: + Pompiers ! pompiers !+ et tout le monde se poussait vers la droite pour leur libérer le passage ».

Pompiers et sauveteurs à Ground zero le 14 septembre 2001. / © US NAVY PHOTO/AFP / PRESTON KERES

« J’en ai vu passer une cinquantaine. Certains partaient dans les étages, d’autres continuaient à monter. Ils étaient très chargés, en sueur, avec des haches, des tuyaux, des bouteilles d’oxygènes. Ils se criaient des ordres les uns aux autres. Ils n’étaient pas tous jeunes, il y avait des vieux aussi ».

« Ils sont au-delà de l’héroïsme. On devrait décréter un jour de deuil uniquement pour eux et un autre jour pour les autres victimes ».

Quatre jours après le drame, cette belle jeune femme brune de 38 ans sursaute à la moindre sirène dans la rue, allume ses cigarettes d’une main tremblante, interrompt son récit quand des jets de l’armée de l’air rugissent dans le ciel de New York.

Un pompier le 12 septembre 2001 sur les ruines du World Trade Center à New York. / © AFP / STAN HONDA

« J’étais arrivée au bureau à 07H00. J’étais en ligne avec Londres et soudain il y a eu un énorme bruit. Deux explosions. Ce n’était pas tellement le bruit, surtout l’impact: l’ensemble du bâtiment a tremblé. On a pensé que c’était une bombe. Des débris tombaient par les fenêtres, il y avait de la fumée. On s’est regardés, Laura a commencé à hurler et Rudy a dit: +Vite, l’escalier ! On a tout laissé ».

« Les escaliers étaient déjà pleins de monde, mais tout le monde était calme et très gentil. Il y avait des gens qui étaient là lors de l’attentat de 93, ils disaient: +Ca va, on connait la procédure, il faut juste descendre et sortir+. Laura a enlevé ses haut-talons. On marchait, il n’y avait pas moyen de courir. C’était OK, un flot calme et continu ».

Ils restent coincés, immobiles, pendant quinze interminables minutes vers le trentième étage. Soudain, un cri: « Blessés ! Blessés ! Tout le monde sur la droite. Trois femmes sont passées, brûlées. L’une d’elles avait un haut sans manches, la peau de son bras partait en lambeaux. Elle ne pleurait pas, était dans un profond état de choc ».

Marcy Borders, surnommée la « Dust Lady », recouverte de cendres et de poussières après avoir fui l’une des tours du World Trade Center où elle travaillait le 11 septembre 2001. / © AFP / STAN HONDA

« Pendant que nous descendions, nous n’avons pas entendu le deuxième avion frapper la deuxième tour, nous n’avions aucune idée. Heureusement, parce que cela nous aurait rendus fous ! Vers le trentième étage, un gars nous a dit qu’un avion avait heurté notre tour, alors bien sûr nous pensions que c’était un accident. On en parlait entre nous ».

« Les dix derniers étages étaient libres, on a pu courir. Quand on est sortis, il y avait des véhicules de secours partout: ambulances, pompiers, des gens partout, des blessés ».

Ils s’éloignent à grands pas et pour la première fois se retournent et découvrent la tour. « Par l’enfer ! Comment sommes-nous parvenus à sortir de là vivants ? Je pensais toujours qu’elles allaient tomber, nous étions trop près. Il fallait aller plus loin. Je voulais aller dans le New Jersey ! Des gens dans la rue nous ont dit que c’étaient deux avions, que le Pentagone avait été touché ».

Ils descendent la rue Fulton et, alors que ses deux collègues sont entrés dans un bar pour tenter d’appeler leurs familles, Ciara voit son cauchemar se réaliser: la première tour en huit secondes transformée en gravats.

Ils courent avec les autres pour échapper au nuage de poussière. Chinatown est au bout de la rue. Sauvés.

Romandie.com avec(©AFP / (01 octobre 2018 15h11)

Au moins un mort et 37 blessés dans un à Madagascar

septembre 9, 2018

Antananarivo – Au moins une personne est morte et 37 ont été blessées dimanche dans une bousculade à l’entrée d’un stade de la capitale malgache Antananarivo avant le coup d’envoi d’un match de football entre Madagascar et le Sénégal.

« Il y a eu une bousculade devant le stade (…) pour l’instant nous avons un bilan d’un mort et 37 blessés », a déclaré à la presse le directeur de l’hôpital Hjra, Oliva Alison (bien Alison) Rakoto.

Selon des témoins, la bousculade s’est déroulée à l’entrée du stade de Mahamasina.

Des milliers de spectateurs étaient massés depuis le tout début de la matinée pour assister à la rencontre entre l’équipe nationale de Madagascar et celle du Sénégal pour les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019.

« Notre oncle est allé faire la queue pour voir le match. Il est parti de chez nous vers 8 heures. On a entendu qu’il était hospitalisé ici, après avoir été piétiné dans la bousculade », a raconté à l’AFP une femme de 30 ans, Henintsoa Mialy Harizafy.

« Je n’ai pas compris pourquoi il n’y avait qu’un seul portail ouvert alors que c’est un grand match », a poursuivi Mme Harizafy, venue à l’hôpital Hjra pour prendre des nouvelles de son oncle.

« Nous étions venu faire la queue à 6h du matin. Nous étions à un mètre et demi du portail lorsque la bousculade a eu lieu », a déclaré à l’AFP un autre spectateur, Rivo Raberisaona.

« Moi, j’ai été piétiné au dos. Mais mon sac à dos a amorti les coup », a poursuivi M. Raberisaona, précisant qu’un autre de ses amis avait été lui aussi hospitalisé.

Malgré l’accident, la rencontre entre Madagascar et le Sénégal a débuté comme prévu à 14h30 locales (11h30 GMT) devant plus de 20.000 spectateurs.

L’histoire du football africain est marquée par d e fréquents mouvements de foule meurtriers.

En février 2017, un mouvement de foule avait fait 17 morts et 58 blessés en Angola devant le stade de Uige (nord), avant le début d’un match entre le club local de Santa Rita et du Recreativo do Libolo, en ouverture de la saison du championnat national.

La bousculade était survenue après une intervention de la police, qui avait fait usage de grenades lacrymogènes pour dégager les abords du stade devant lequel se pressait la foule.

En 2009, 19 personnes étaient mortes dans la capitale économique ivoirienne Abidjan après une bousculade lors d’un match de qualification pour la Coupe du monde 2010 entre la Côte d’Ivoire et le Malawi.

Romandi.com avec (©AFP / 09 septembre 2018 12h23)                                                        

Zimbabwe: l’armée tire à balles réelles contre des partisans de l’opposition, un mort

août 1, 2018

Des partisans de l’opposition manifestent dans les rues de Harare le 1er août 2018, accusant la commission électorale de truquer les résultats des élections générales. / © AFP / Luis TATO

Des militaires ont tiré à balle réelle mercredi à Harare contre des partisans de l’opposition, qui dénoncent des fraudes lors des élections générales de lundi, les premiers scrutins depuis la chute du président Robert Mugabe en novembre, a constaté un photographe de l’AFP. On dénombre déjà un mort.

Des chars et des camions transportant des militaires circulaient dans les rues de la capitale à proximité des bureaux où est réunie la commission électorale, qui a annoncé la victoire aux législatives du parti au pouvoir, la Zanu-PF. Plus tôt mercredi, le chef de l’Etat Emmerson Mnangagwa, candidat à la présidentielle, avait appelé à la « paix ».
Romandie.com avec(©AFP / 01 août 2018 15h54)

Côte d’Ivoire: un soldat français tué, un blessé dans le crash d’un hélicoptère

juillet 10, 2018

Abidjan – Un soldat français a été tué et un autre grièvement blessé mardi dans le crash d’un hélicoptère militaire près d’Abidjan, selon une source militaire française.

L’hélicoptère français e type Gazelle s’est écrasé vers 17H00 (locales et GMT) à Modeste, un village situé à une dizaine de kilomètres à l’est de la capitale économique ivoirienne, tout près de la côte, selon cette source qui s’exprimait sous couvert d’anonymat.

L’hélicoptère appartient aux Forces françaises en Côte d’Ivoire (FFCI), qui disposent d’une base importante près de l’aéroport d’Abidjan, toujours selon cette source.

On ignorait dans l’immédiat les causes de l’accident.

Les FFCI comptent environ 950 hommes, et constituent la principale base française sur la façade atlantique africaine. Cette base militaire est utilisée notamment dans le cadre de l’opération Barkhane de lutte contre les groupes jihadistes au Sahel.

Le 14 octobre 2017, un avion de transport affrété par l’armée française s’était abimé en bord de mer près de l’aéroport d’Abidjan, tuant quatre Moldaves et blessant quatre Français et deux Moldaves à bord.

(©AFP / 10 juillet 2018 20h52)

Éthiopie: un tué et 150 blessés dans une explosion lors d’un meeting

juin 23, 2018

Des milliers de personnes réunies le 23 juin 2018 sur la place Meskel d’Addis Abeba pour soutenir le Premier ministre Abiy Ahmed / © AFP / SAMUEL HABTAB GEBRU

Au moins une personne a été tuée et plus de 150 blessées après l’explosion d’une grenade samedi au milieu d’une foule immense venue écouter le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed dans le centre d’Addis Abeba, déclenchant un mouvement de panique.

Devant des dizaines de milliers de personnes réunies sur la place Meskel, M. Abiy venait de finir son discours et saluait la foule quand l’explosion s’est produite, provoquant un mouvement de foule vers l’estrade et des scènes de confusion, a constaté un journaliste de l’AFP.

Le Premier ministre a quitté précipitamment les lieux sain et sauf. A 15h00 locales (12h00 GMT), le ministre de la Santé Amir Aman a porté le bilan à un mort et 154 blessés, dont 10 dans un état critique, sur son compte twitter.

M. Abiy a estimé que l’incident avait été planifié par des groupes cherchant à discréditer son programme de réformes. « Les gens qui ont fait ça appartiennent à des forces opposées à la paix. Vous devez arrêter de faire ça. Vous n’avez pas réussi dans le passé et vous ne réussirez pas dans le futur », a-t-il lancé à la télévision.

Son chef de cabinet Fitsum Arega a précisé que l’explosion avait été provoquée par une grenade et qu’elle était le fait de personnes – qu’il n’a pas identifiées – « dont le cœur est rempli de haine ».

Un des organisateurs du rassemblement, Seyoum Teshome, a expliqué avoir vu une bagarre éclater non loin de la scène où se trouvait le Premier ministre et quelqu’un tenter de lancer une grenade dans cette direction.

Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed à Addis Abeba pour un sommet régional le 21 juin 2018 / © AFP / YONAS TADESSE

« A ce moment-là, quatre policiers ou plus lui ont sauté dessus et durant cette échauffourée, la grenade a explosé », a déclaré M. Seyoum à l’AFP. Aucun responsable gouvernemental n’a confirmé que M. Abiy était la cible de cette attaque.

Par ailleurs, un photographe de l’AFP a constaté l’arrestation sur la place de quatre personnes, deux hommes et deux femmes.

Il s’agissait du premier discours public à Addis Abeba de M. Abiy, 41 ans, depuis sa nomination en avril. Il en avait fait plusieurs en province, et celui-ci devait être le plus symbolique de sa campagne pour expliquer ses réformes.

Depuis sa prise de fonctions, après plus de deux années de manifestations antigouvernementales ayant coûté son poste à son prédécesseur Hailemariam Desalegn, M. Abiy a impulsé des changements majeurs, libérant nombre d’opposants emprisonnés et initiant une libéralisation de l’économie.

Il a aussi décidé de mettre un point final au différend avec l’Érythrée et opéré un important remaniement de responsables sécuritaires.

Des supporters du Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed sur la place Meskel d’Addis Abeba le 23 juin 2018 / © AFP / Samuel HABTAB GEBRU

– ‘Woyane voleur’ –

Le rassemblement de samedi avait débuté dans le calme. Des spectateurs brandissaient des drapeaux du Front de libération oromo (OLF), un groupe armé rebelle, et une ancienne version du drapeau éthiopien, symbole des manifestations antigouvernementales.

La police, qui par le passé arrêtait quiconque agitait de tels drapeaux, laissait cette fois faire.

Dans son discours, M. Abiy a exprimé sa gratitude à la foule et a vanté les vertus de l’amour, de l’harmonie et du patriotisme: « L’Éthiopie sera à nouveau au sommet et les fondations en seront l’amour, l’unité et le rassemblement ».

Après l’explosion, des dizaines de personnes ont envahi la scène dans la confusion totale, et commencé à lancer des objets divers vers la police en criant: « A bas, à bas Woyane », ou « Woyane voleur », en référence au surnom péjoratif utilisé pour qualifier le gouvernement, selon le journaliste de l’AFP.

Blast rocks rally in support of new Ethiopian prime minister / © AFP / Solan Kolli

Des échauffourées ont éclaté entre spectateurs. Après ces incidents, des dizaines de milliers de personnes ont continué à chanter dans le calme et à manifester leur mécontentement à l’égard des autorités.

La police est finalement intervenue en lançant des gaz lacrymogènes pour disperser la foule. A la mi-journée, la place était complètement vide en dehors d’une forte présence policière, selon un journaliste de l’AFP.

Le nouveau Premier ministre a pris les rênes du pays à un moment où, selon de nombreux observateurs, la coalition au pouvoir depuis 1991, et à laquelle il appartient, s’est retrouvée dos au mur.

Confrontée au plus important mouvement de protestation en 25 ans, le pouvoir a d’abord répondu par la répression (plus de 1.000 morts, un état d’urgence de 10 mois), avant de lâcher du lest, avec la démission du Premier ministre Hailemariam Desalegn en février, puis la nomination de M. Abiy.

Premier chef du gouvernement éthiopien issu de l’ethnie oromo, M. Abiy a surpris les observateurs par la rapidité avec laquelle il a initié les réformes. Ceux-ci ont cependant mis en garde contre le risque que cela ne suscite des tensions.

La promesse de M. Abiy de rétrocéder à l’Érythrée des portions de territoires frontaliers a ainsi déjà suscité en Ethiopie la réprobation des Tigréens, très influents dans les cercles du pouvoir avant sa nomination.

Romandie.com avec(©AFP / 23 juin 2018 15h36)

Suède: un mort et quatre blessés dans une fusillade à Malmö

juin 18, 2018

Cordon de police après la fusillade dans le centre de Malmö en Suède, le 18 juin 2018 / © TT News Agency/AFP / Johan NILSSON

 

Une fusillade a éclaté lundi soir dans le centre-ville de Malmö, dans le sud de la Suède, faisant un mort et quatre blessés, arapporté la police locale.

Un porte-parole a confirmé à l’AFP que la piste terroriste était écartée.

« Un homme de 18 ans est décédé à l’hôpital », a indiqué la police de Malmö sur son site internet. Quatre autres personnes sont toujours hospitalisées.

La police, qui a rapidement lancé un appel à témoin pour préciser les circonstances de la fusillade, a indiqué avoir ouvert une enquête pour meurtre.

Selon le quotidien Aftonbladet, les victimes ont été visées alors qu’elles sortaient d’un cybercafé, sur la rue Drottningatan, dans le centre-ville, non loin d’un commissariat. L’alerte a été donnée peu après 20 heures (18H00 GMT).

D’après plusieurs témoins cités par les médias locaux, au moins un assaillant aurait tiré à l’arme automatique.

Les autorités ont marqué au sol l’emplacement d’au moins 18 douilles, rapporte le journal Dagens Nyheter.

Pour le moment, la police s’est refusée à commenter le profil du ou des assaillants, ni celui des victimes.

Plusieurs des victimes seraient connues des services de police, précise l’agence de presse suédoise TT.

Si la Suède enregistre une criminalité relativement faible, les quartiers défavorisés de Stockholm, Göteborg et Malmö connaissent depuis plusieurs années une montée de la violence attribuée par les autorités à des rivalités entre bandes liées au contrôle du trafic de drogue et de la prostitution.

Romandie.com avec(©AFP / 19 juin 2018 00h10)

RDC: Gecoco Mulumba, le député provincial de Kingabwa est-il mort ?

juin 9, 2018