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États-Unis : une explosion souffle plusieurs habitations de Baltimore, au moins un mort

août 10, 2020

La détonation serait due à une fuite de gaz, selon les médias américains.

Au moins trois personnes sont blessées, selon les pompiers.
Au moins trois personnes sont blessées, selon les pompiers. ROSEM MORTON / REUTERS

Une impressionnante explosion a soufflé ce lundi 10 août plusieurs habitations d’un quartier de Baltimore, la principale ville de l’État du Maryland (au nord des États-Unis).

La détonation, due à une conduite de gaz selon les médias américains, aurait coincé plusieurs personnes, dont des enfants, sous les décombres. Un premier bilan fait état d’un mort et de trois blessés, transportés à l’hôpital dans un état critique.

Des images publiées sur les réseaux sociaux témoignent de la violence de l’explosion, survenue ce lundi vers 10 heures du matin outre-Atlantique. Au moins trois maisons de brique ont été endommagées. Des équipes de la compagnie de gaz et d’électricité de Baltimore ont été dépêchées sur place afin de couper le gaz et assurer les évacuations d’éventuels blessés.

Avec Le Figaro par Steve Tenré

L’armée rend hommage au soldat français tué au Mali lundi aux Invalides

juillet 26, 2020

Le décès du brigadier Tojohasina Razafintsalama porte à 43 le nombre de soldats français morts au combat dans les opérations «Serval» et «Barkhane».

Le soldat français d’origine malgache tué jeudi 23 juillet au Mali par un véhicule suicide recevra un dernier hommage lundi 27 juillet aux Invalides, à Paris, a indiqué l’armée de Terre.

«RDV demain à 16h30 sur le pont Alexandre III à Paris, ou virtuellement sur nos réseaux sociaux, pour saluer la mémoire du brigadier Tojohasina Razafintsalama», indique un tweet de l’état-major.

Le soldat, qui appartenait au 1er régiment de hussards parachutistes (RHP) de Tarbes, traversera le pont avant l’hommage aux Invalides. Une seconde cérémonie est prévue dans la semaine à Tarbes, où est basé le 1er RHP, à une date qui n’a pas encore été précisée.

Tojohasina Razafintsalama était né le 20 octobre 1994 à Mahazarivo, à Madagascar. Ce célibataire sans enfant s’était engagé avec le 1er RHP en 2018 et avait été envoyé au Mali le 14 juillet dernier.

«Neutralisation» de plusieurs dizaines de djihadistes

Son décès porte à 43 le nombre de soldats français morts au combat dans les opérations «Serval» (2013) et «Barkhane» (depuis 2014), selon l’état-major. Il intervient après celui, début mai, de deux légionnaires de la force française «Barkhane» au Sahel, qui compte quelque 5000 soldats. En novembre 2019, la France avait perdu 13 soldats dans un accident entre deux hélicoptères en opération au Mali.

Ces derniers mois, l’armée française et celles des pays du G5 Sahel ont multiplié les offensives dans la région, en particulier dans la zone dite des «trois frontières» entre Mali, Niger et Burkina Faso.

Elles ont revendiqué la «neutralisation» de plusieurs dizaines de djihadistes, dont en juin l’émir d’al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), l’Algérien Abdelmalek Droukdel, figure du djihadisme dans la région depuis 20 ans.

Par Le Figaro avec AFP

Une manifestation contre Ibrahim Boubacar Keïta dégénère au Mali

juillet 11, 2020

Des manifestants anti-gouvernement brûlent des pneus et barricadent les routes dans la capitale malienne, Bamako, le 10 juillet 2020.

Des manifestants anti-gouvernement brûlent des pneus et barricadent les routes dans la capitale malienne, Bamako, le 10 juillet 2020. © Baba Ahmed/AP/Sipa

 

Une manifestation contre le président malien a fait au moins un mort et 20 blessés vendredi. Des édifices publics ont également été attaqués.

Il s’agissait de la troisième grande manifestation organisée en moins de deux mois par la coalition du Mouvement du 5 juin, formée de chefs religieux, d’hommes politiques et de la société civile, qui conteste le président Keïta, au pouvoir depuis 2013.

Ce mouvement de contestation, emmené par l’imam Mahmoud Dicko, considéré comme très influent, fait craindre aux partenaires du Mali une aggravation de l’instabilité d’un pays déjà confronté depuis 2012 à des attaques jihadistes, auxquelles se mêlent depuis cinq ans des violences intercommunautaires. D’autant plus que depuis 2015, le Burkina Faso et le Niger voisins sont en proie aux mêmes phénomènes.

« Nous avons enregistré 20 blessés (et) un mort à la morgue », a déclaré le docteur Yamadou Diallo, de service des urgences de l’hôpital Gabriel Touré, dans la capitale. Le décès a été confirmé par un responsable de la Primature.

Après le rassemblement, des manifestants ont attaqué le siège l’Assemblée nationale.

« Plusieurs bureaux ont été saccagés, des documents détruits, des biens emportés », a déclaré un responsable de l’institution. « Les forces de l’ordre ont été obligées de tirer », a-t-il ajouté.

Les deux chaînes de la télévision publique malienne ORTM ne diffusaient plus vendredi après-midi.

Incendies sporadiques

Les causes de cette interruption n’étaient pas connues dans l’immédiat, mais elle s’est produite après que des manifestants, à l’issue du rassemblement, se sont dirigés vers le siège de la radio et de la télévision publiques, dont ils ont occupé la cour.

D’autres protestataires bloquaient deux des trois ponts de la ville. Des manifestants ont érigé des barricades sur un de ces ponts et des voitures étaient contraintes de dévier de leur itinéraire.

Des incendies sporadiques se sont déclarés en différents endroits où des pneus ont été brûlés.

Auparavant, des milliers de manifestants s’étaient retrouvés vendredi après-midi après la grande prière musulmane, deux jours après un discours du chef de l’État visant à désamorcer les tensions.

« Le président de la République a déçu dans son dernier discours », a déclaré Nouhoun Sarr, un responsable du mouvement de contestation. « Nous ne voulons plus de ce régime », a de son côté affirmé une manifestante, Sy Kadiatou Sow.

« Tout le monde a parlé au président », a déclaré Issa Kaou Djim, un autre responsable de la contestation, pendant la manifestation. « Maintenant, on ne le considère plus comme président. Mais tout ce que nous allons faire se fera dans le cadre démocratique et républicain », a-il poursuivi.

Appel à la désobéissance civile

Des responsables de la contestation ont par ailleurs réitéré vendredi leur appel à une désobéissance civile, dans un document en dix points dans lequel ils précisent les actions à mener.

Parmi celles-ci figurent le mot d’ordre de « ne plus payer aucune amende ou contravention pendant cette période » dont la durée n’a pas été précisée.

Le document mentionne aussi le blocage de l’entrée des services de l’État sauf ceux liés à la santé, l’occupation des carrefours et la mise en place de « brigades mobiles de communication pour le cas où internet serait coupé ou ralenti ».

Le président Keïta a vainement tenté dans son discours mercredi soir un apaisement, en ouvrant la voie à un réexamen de l’inversion par la Cour constitutionnelle d’une trentaine de résultats des législatives de mars-avril, considérée comme l’élément déclencheur de l’actuelle crise politique.

IBK a laissé entendre qu’une Cour nouvellement formée pourrait revenir sur cette décision, qui a profité à une dizaine de membres de sa majorité, à commencer par celui qui allait ensuite être élu à la présidence du Parlement.

Le Mouvement du 5 juin réclame la dissolution du Parlement, la formation d’un gouvernement de transition dont il désignerait le Premier ministre, ainsi que le remplacement des neuf membres de la Cour constitutionnelle, accusée de collusion avec le pouvoir.

Dans un communiqué diffusé vendredi soir, il a tenu le pouvoir pour responsable des violences et exhorté les forces de l’ordre à protéger « les manifestants aux mains nues qui ne défendent que les valeurs démocratiques, laïques et républicaines ».

 Par Jeune Afrique avec AFP

États-Unis : un mort et 11 blessés dans une fusillade à Minneapolis

juin 21, 2020

Une fusillade a fait un mort et onze blessés à Minneapolis (nord), aux États-Unis, a indiqué la police dimanche 21 juin. Des images diffusées sur Facebook ont montré au moins une personne au sol et des dizaines d’autres aux alentours dont certaines appelaient à l’aide. D’autres images montraient des établissements aux vitres brisées et des voitures de police.

«Douze personnes sont blessées par balle», a écrit la police de Minneapolis sur Twitter. «Un homme adulte est mort et onze ont des blessures potentiellement mortelles», a ajouté la police.

Minneapolis a été un lieu de mobilisation importante des manifestations contre le racisme et les violences policières qui ont éclaté dans le pays depuis la mort de George Floyd, un homme noir, lors de son interpellation par la police dans cette même ville du nord des Etats-Unis.

Par Le Figaro avec AFP

Aqmi confirme la mort de son fondateur Abdelmalek Droukdel

juin 19, 2020

Des soldats français dans le nord du Mali, le 1er mars 2013.

Des soldats français dans le nord du Mali, le 1er mars 2013. © Ghislain Mariette/AP/SIPA

 

Dans une vidéo, Aqmi a reconnu la mort d’Abdelmalek Droukdel, tué le 3 juin par l’armée française dans le nord du Mali. Le groupe jihadiste y promet également de poursuivre son combat contre la France et ses alliés au Sahel.

Deux semaines après le raid des forces spéciales françaises qui lui a coûté la vie dans le nord du Mali, Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a confirmé, dans une vidéo, la mort de son fondateur et leader historique algérien.

Repérée par Site, groupe américain spécialisé dans la surveillance des groupes jihadistes, cette vidéo de propagande fait l’éloge funèbre d’Abdelmalek Droukdel et promet aussi de poursuivre le combat contre la France et ses alliés au Sahel et en Afrique du Nord. Aucun successeur n’a en revanche été désigné pour l’instant.

Le 3 juin, Droukdel avait été tué par les forces spéciales françaises à Talhandak, dans le nord du Mali, à quelques kilomètres de la frontière avec l’Algérie. Le fondateur d’Aqmi, que beaucoup pensaient caché en Kabylie, avait été repéré par les services de renseignement français et américains alors qu’il faisait route vers le Mali. Une fois qu’il y est entré, une opération a été montée par l’armée française pour le neutraliser.

À la tête d’Aqmi depuis sa fondation en 2007, Droukdel, 50 ans, était un des chefs jihadistes les plus recherchés du continent. Il était aussi une des dernières figures algériennes du groupe, la plupart de ses compatriotes et lieutenants ayant été éliminés ces dernières années. Avec Aqmi affaiblie, les ambitions d’Al-Qaïda au Sahel reposent plus que jamais sur les épaules du Malien Iyad Ag Ghaly et son Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), qui fédère la plupart des katibas jihadistes de la région.

Avec Jeune Afrique par Benjamin Roger

Canada-Montréal: Les baleines ne se cachent pas pour mourir

juin 10, 2020

Cette baleine à bosse égarée était un cas inédit pour les scientifiques. Jamais auparavant, un animal de cette espèce n’avait remonté le cours du fleuve Saint-Laurent.© Renaud Philippe Le Devoir Cette baleine à bosse égarée était un cas inédit pour les scientifiques. Jamais auparavant, un animal de cette espèce n’avait remonté le cours du fleuve Saint-Laurent.

Pendant une semaine, elle a attiré les foules sur les rives montréalaises du Saint-Laurent, surtout en raison de la diffusion des images de ses sauts spectaculaires hors de l’eau. Mais la baleine à bosse qui avait parcouru des centaines de kilomètres en dehors de son habitat naturel a finalement été retrouvée morte mardi. Un décès très médiatisé, contrairement aux nombreux cas de cétacés tués chaque année dans l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent, en raison de l’activité humaine.Cette baleine à bosse égarée était un cas inédit pour les scientifiques. Jamais auparavant, un animal de cette espèce n’avait remonté le cours du fleuve Saint-Laurent. Ce jeune cétacé a d’ailleurs suscité une vive émotion dans la région de Montréal, où il a multiplié les comportements très démonstratifs typiques de son espèce.

Pendant une semaine, des centaines de curieux se sont pressés chaque jour au quai de l’Horloge, ou encore sur l’île Sainte-Hélène et l’île Notre-Dame, afin d’observer cette baleine visible très près du rivage. Et beaucoup se demandaient si elle retrouverait un jour le chemin de son habitat estival naturel, qui se trouve dans l’estuaire du Saint-Laurent, distant de plus de 400 kilomètres.

La réponse est venue mardi matin. Cette baleine à bosse âgée de deux ou trois ans a été repérée dérivante, morte, dans le secteur de Varennes, enaval de Montréal.

Samedi soir, tout comme pendant toute la semaine précédente, l’animal semblait toutefois en bonne forme physique, selon les spécialistes des mammifères marins qui ont pu l’observer. Elle ne présentait aucune blessure apparente et était toujours très dynamique. Mais elle n’avait pas été revue depuis dimanche matin.

Qu’est-ce qui a bien pu causer sa mort ? Pour tenter de le savoir, il faudra attendre que l’équipe vétérinaire du Dr Stéphane Lair, spécialiste de ce type d’opération, réalise une nécropsie (autopsie) de l’animal. Pour cela, la baleine doit être tirée jusqu’au rivage, avant l’examen de sa carcasse et la prise d’échantillons.

Cette opération, normalement complexe et délicate, est encore plus compliquée dans le contexte des directives de la Santé publique pour freiner la propagation du coronavirus. La nécropsie devrait être réalisée ce mercredi.

Certaines hypothèses pourraient expliquer ce décès, selon Richard Sears, fondateur de la Station de recherche des îles Mingan. Il est possible que la baleine soit morte d’épuisement, d’une infection ou encore après avoir été frappée par un des nombreux navires commerciaux qui remontent ou descendent le Saint-Laurent. Mais, quelle que soit la cause, cette baleine égarée était loin de son milieu naturel. Elle a donc mis sa survie « à risque » en s’éloignant ainsi de l’estuaire, souligne Lyne Morissette, biologiste et spécialiste des mammifères marins.

Mortalités ignorées

Bien qu’il ait suscité de vives réactions mardi, ce décès est somme toute « anecdotique » par rapport à ce qui se passe dans l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent, insiste Mme Morissette.

« C’est bien de s’émerveiller de la présence d’une baleine à Montréal, mais pendant ce temps, des espèces disparaissent, tandis qu’on ne fait rien pour les protéger adéquatement. Il y a 13 espèces de cétacés qui viennent dans le Saint-Laurent, dont la moitié sont en péril. Ça témoigne de la fragilité de cet écosystème, qui est un milieu dans lequel plusieurs espèces sont menacées en raison de nos choix et de nos décisions politiques. »

« Ce qui est paradoxal, c’est que les humains peuvent mettre énormément d’attention sur un animal qui vient dans un milieu urbain, alors qu’on n’accorde pas autant d’attention aux animaux qui sont plus loin, par exemple dans le golfe du Saint-Laurent », ajoute Richard Sears, qui étudie les grands rorquals depuis plus de 40 ans.

Il rappelle que des cétacés sont tués chaque année dans le Saint-Laurent, principalement en raison d’empêtrements dans des engins de pêche ou parce qu’ils sont frappés par des navires commerciaux. La quasi-totalité de ces cas ne sont jamais médiatisés, voire jamais rapportés. Il y a de cela quelques jours, un rorqual commun a d’ailleurs été retrouvé mort sur le rivage de l’île d’Anticosti.

L’été dernier, un jeune rorqual bleu, une espèce classée « en voie de disparition », a été retrouvé mort dans le golfe, de même que deux jeunes baleines à bosse. Et depuis 2017, pas moins de 20 baleines noires sont mortes dans le golfe, essentiellement en raison d’empêtrements ou de collisions avec des navires. Sans oublier les mortalités constantes de bélugas, la seule espèce de cétacé qui réside à temps plein dans le Saint-Laurent.

Protection déficiente

Malgré cela, et malgré le fait que les baleines rapportent chaque année plusieurs millions de dollars à l’industrie touristique au Québec, on tarde toujours à mieux protéger nos milieux marins, déplore Lyne Morissette. À l’heure actuelle, même si la province s’est engagée sur la scène internationale à protéger 10 % du Saint-Laurent d’ici fin 2020, à peine 1,9 % bénéficie actuellement d’un tel statut.

« Peut-être que la baleine de Montréal va susciter une réflexion sur les risques que nous prenons quotidiennement avec le Saint-Laurent. On dit qu’on veut augmenter le nombre d’aires protégées, mais on n’arrive toujours pas à respecter nos engagements. Et en même temps, on ouvre la porte à des projets d’exploration pétrolière qui sont menés sans évaluation environnementale rigoureuse », fait valoir Lyne Morissette.

Il est vrai que le gouvernement Trudeau a décidé d’abolir le processus normal d’évaluation environnementale pour tous les forages exploratoires menés à l’est de Terre-Neuve. Or, cette zone constitue un habitat pour plusieurs espèces de cétacés menacées, mais aussi pour la baleine à bosse, qui est considérée comme « non en péril » au Canada. Ottawa a également autorisé en 2018 la pétrolière BP à mener des forages au sud de la Nouvelle-Écosse, dans une zone fréquentée par des cétacés en voie de disparition.

« Pour le moment, les baleines meurent dans l’indifférence. Pourtant, ces animaux-là sont beaux, ils sont charismatiques et ils suscitent la curiosité. Ils font aussi partie de notre identité. Et si on vit une sorte de deuil par rapport au cas de la baleine à bosse de Montréal, il faut en tirer des leçons », insiste la spécialiste des mammifères marins.

« Puisque ça nous a émerveillés et qu’on a le goût de mieux protéger les baleines, il faut repenser toute notre relation avec l’écosystème du Saint-Laurent, où tout est interconnecté. Il faut donner à toutes les espèces les meilleures chances de survie. On peut le faire, mais pour cela, il faut prendre des décisions politiques intelligentes. »

Avec Le Devoir par Alexandre Shields

Un avion de la patrouille du Canada s’écrase sur une maison, un mort

mai 17, 2020

L’appareil devait survoler dimanche une partie de la Colombie-Britannique pour rendre hommage aux efforts des Canadiens face à la pandémie de coronavirus.

Un avion de la patrouille acrobatique de l’armée de l’air canadienne s’est écrasé dimanche en Colombie-Britannique, faisant un mort et un blessé grave, lors d’une opération destinée à remonter le moral des Canadiens pendant la pandémie de coronavirus, selon l’armée canadienne. «Le coeur lourd, nous vous annonçons qu’un membre de l’équipe des Snowbirds des FC (Forces Canadiennes, ndlr) est décédé et qu’un autre a subi des blessures», a tweeté dimanche la patrouille canadienne, aussi surnommée les «Snowbirds».

Le membre de l’équipage blessé a subi des blessures graves mais ses jours ne sont pas en danger, a précisé l’armée.

Plus tôt dans l’après-midi, l’aviation royale canadienne avait indiqué qu’un avion de la patrouille s’était écrasé près de Kamloops, dans la province de la Colombie-Britannique (ouest), à environ 450 kilomètres à l’est de Vancouver.

L’avion s’est écrasé peu après son décollage en fin de matinée de l’aéroport de Kamloops, en compagnie d’un autre appareil. Il a atterri sur la façade avant d’une maison. Des photos publiées dans l’après-midi par l’hedomadaire local Kamloops This Week montrent des débris de l’appareil en flammes près de la maison, qui a pris feu en partie.

Une vidéo, prise par un témoin et diffusée notamment sur le site internet du journal québécois La Presse, montre les deux avions au moment de leur décollage. L’un d’eux prend vite de l’altitude avant de faire un cercle et de s’écraser dans une explosion, après qu’au moins un membre de l’équipage eut réussi à s’éjecter in extremis avant le crash selon les images.

«Il n’y avait pas de bruit, c’était étrange, puis l’avion est parti en vrille et est tombé du ciel. Juste boum, directement vers le sol, puis un nuage de fumée noire», a indiqué à la radio publique Radio Canada Annette Schonewille.

Un autre témoin, Nolyn Macleod, a dit à la radio publique avoir vu l’avion passer à trois mètres au-dessus de son toit. «On a vu le pilote s’éjecter à une hauteur correspondant à deux étages peut-être, et puis l’avion sans pilote est tombé en plein entre ma maison et celle de mon voisin», a-t-il raconté. «C’était le chaos complet. Des gens criaient et pleuraient. On pensait qu’on avait été bombardé ou quelque chose comme ça. C’est vous dire comme c’était intense.»

Les deux avions devaient survoler dimanche la Colombie-Britannique dans le cadre d’une tournée surnommée «Opération Inspiration», lancée en début de mois pour rendre hommage aux efforts des Canadiens face à la pandémie de coronavirus. La patrouille canadienne, composée de neuf avions laissant dans leur sillage une traînée de fumée blanche, avait débuté sa tournée en Nouvelle-Ecosse avec pour objectif de survoler, à basse altitude et d’est en ouest, les principales villes du pays.

En octobre dernier, un avion à réaction des Snowbirds s’était déjà écrasé dans une zone inhabitée peu avant un spectacle aérien à Atlanta (Etats-Unis). Le pilote était parvenu à s’éjecter.

Par Le Figaro avec AFP

Canada: Maintenant 94 cas de COVID-19 et un premier mort au Québec

mars 18, 2020
Le premier ministre du Québec, François Legault, lors de son point de presse quotidien pour informer la population de la situation relativement au coronavirus dans la province.
© Sylvain Roy Roussel/Radio-Canada Le premier ministre du Québec, François Legault, lors de son point de presse quotidien pour informer la population de la situation relativement au coronavirus dans la province.
 
Le Québec compte maintenant 94 cas de COVID-19 parmi sa population et une première personne est morte des suites de la maladie, a annoncé François Legault dans son point de presse quotidien, mercredi. Il s’agit d’une personne âgée de la région de Lanaudière.

Les fonctionnaires québécois tentent actuellement de retracer toutes les personnes qui ont été en contact avec cette première victime.

La personne qui est décédée aurait été en contact avec des gens qui auraient fait des voyages, a précisé le directeur de la santé publique, Horacio Arruda.

Cette personne avait déjà des problèmes de santé et elle résidait dans un établissement pour personnes âgées de Lanaudière. Soucieux de préserver la confidentialité du dossier, M. Arruda n’a pas voulu préciser le type d’établissement.

À compter d’aujourd’hui, le Québec va augmenter à 3000 le nombre de test de dépistage qui seront faits dans la province, chaque jour. D’ici vendredi, le nombre de tests passera à 5000 par jour.

Chaque geste compte pour ralentir la propagation du virus et sauver des vies, a insisté le premier ministre Legault. Il faut en faire plus que moins.

La bataille va être longue et elle fait juste commencer, a-t-il poursuivi.

Le Dr Arruda recommande par ailleurs à tout le monde de cesser d’utiliser l’argent comptant. [Ça] peut être contaminé, utilisez plutôt vos cartes de crédit, a-t-il dit mercredi.

Une personne guérie

Le premier ministre Legault et le Dr Arruda ont fourni les informations suivantes sur la situation au Québec, mercredi :

  • des 94 cas recensés, six sont hospitalisés, dont quatre aux soins intensifs;
  • 3600 personnes sont en attente du résultats d’un test de dépistage;
  • 5200 personnes ayant passé des tests de dépistage ont obtenu des résultats négatifs.

Relativement à l’augmentation de cas de coronavirus au Québec, il ne s’agit pas encore de transmission dans la communauté soutenue, a affirmé Horacio Arruda.

Bien qu’il faille encore s’attendre à une augmentation des cas, il ne faut pas conclure que la bataille est perdue, a déclaré Horacio Arruda.

Mais les mesures mises en place doivent être appliquées plus que jamais, a-t-il prévenu. Par exemple, les gens qui reviennent de voyage doivent s’auto-isoler. Et s’ils éprouvent des symptômes, ils doivent consulter sans faute.

Le numéro à composer en premier lieu est le 1 (877) 644-4545. De là, si nécessaire, on transférera les appels au 811.

Les masques, « pas une solution miracle »

Le Dr Arruda réclame aussi des Québécois qu’ils laissent les masques au personnel de la santé et aux patients infectés.

Le tout afin de prévenir la contamination par la COVID-19 et d’éviter les pénuries.

La population n’a pas à porter un masque, elle doit se laver les mains, a répété le directeur de la santé publique.

L’usage de masques par la population à des fins de prévention risque de causer une pénurie dans le réseau de la santé. Or il importe que les patients contaminés aient accès à ces masques, afin d’éviter qu’ils ne contaminent les autres.

Le directeur de la santé publique a enregistré son message dans une vidéo YouTube de moins d’une minute que Québec. Il encourage la population à partager massivement cette vidéo sur les réseaux sociaux.

Maintenant 31 cliniques de dépistage au Québec

Et pour tester de plus en plus de Québécois, neuf autres cliniques désignées pour le dépistage de la COVID-19 ouvrent leurs portes mercredi.

Elles s’ajoutent aux 22 déjà en opération, pour un total de 31 cliniques.

Celles qui augmentent l’offre de service mercredi se trouvent au Saguenay-Lac-St-Jean (deux nouvelles cliniques), deux autres à Montréal, trois en Chaudière-Appalaches, une à Laval et une dans les Laurentides.

Les prélèvements peuvent être faits sur place.

Ces cliniques sont toutefois sur rendez-vous uniquement. Les gens qui s’inquiètent pour leur santé ou qui présentent des symptômes associés à la COVID-19 – les principaux étant la fièvre, la toux et les difficultés respiratoires – doivent appeler la ligne Info-Coronavirus, soit le 1 877 644-4545 où des infirmières attribueront des rendez-vous, si nécessaire.

Avec CBC/Radio-Canada

Congo : Il y a soixante-dix ans que disparaissait Paulo Kamba

mars 18, 2020

 

Ce grand précurseur de la musique congolaise moderne a marqué plusieurs générations. Paulo Kamba, dit « Tata Paulo », a quitté ce monde à l’âge de 38 ans.

 

 

Né le 12 décembre 1912, à Mpouya, en République du Congo, Paul Kamba est mort le 19 mars 1950, quelques mois avant son départ en France où il était attendu pour une formation musicale dans un conservatoire français.  Le talentueux artiste chanteur, Paul Kamba, a connu un immense succès tout à fait remarquable à Brazzaville et à Léopoldville (Kinshasa). Son œuvre considérable lui a valu la décoration de « Chevalier de l’Etoile du Bénin » de la République Française.

L’artiste a ouvert la voie à toute la lignée des grands noms qui ont dominé le monde de la musique dans le grand Bassin du Congo.  Il fonde en 1941 à Brazzaville « le Victoria Brazza » qui devint un des groupes légendaires de la rumba et, passe beaucoup de temps à affiner sa musique, ce qui ne l’empêche pas de se produire régulièrement à Léopoldville (Kinshasa) et de s’imposer dans cette ville qui regorgeait d’excellents musiciens.

Paulo Kamba avait une faculté de création extraordinaire, il créa avec son groupe, un genre typique plein de charme dans lequel il s’était imposé auprès du public et des musiciens.  L’artiste n’a vécu à peine qu’une trentaine d’années, il a su élever son talent d’artiste-musicien à travers la guitare, les instruments à corde et le piano.

Ses chansons ont un tel succès régional, l’essentielle de la discographie de Paul Kamba aux Editions Ngoma : Disque n° 271 : « Victoria » – « Marie Thérèse » – Disque n°272 : « Catherine » – « Victoria ya Maria » ; Disque n°273 : « Obela Mpoko » – « Liwele ya Paulo ; Disque n°275 : « Djiguida » – « Masanga fala »

Pour cette reconnaissance, la Municipalité de Brazzaville, le Ministère de la Culture et des arts ,  chargé du Tourisme ont attribué  à plusieurs lieux son nom notamment, la rue Paul Kamba, dans le troisième arrondissement Poto-Poto ; l’Ecole nationale des Beaux-arts Paul Kamba dans l’arrondissement 1 Bacongo ; la grande compétition musicale nationale dite : « Edition Challenge Paul Kamba » ;  le buste Paul Kamba, situé à la place de la gare à Brazzaville ; l’hospice des vieillards Paul Kamba, etc.

Paulo Kamba a fait ses études à l’ecole Jeanne d’Arc de Brazzaville, à l’issue desquelles il tente sa chance à Léopoldville où il commence à travailler en qualité de commis des P.T.T. C’est là qu’il approfondit ses connaissances en musique, particulièrement à la guitare où il s’était intéressé à jouer très jeune à l’ecole Jeanne d’Arc, à Brazzaville.

De retour dans son pays natal en 1932, il occupe successivement des emplois au Service des Mines et des Affaires Economiques. « Tata Paulo » donne le meilleur de lui-même dans toutes les tâches que lui confère l’administration coloniale. Sa passion pour la musique ne l’empêche pas d’aimer le football où il fut un excellent arbitre central de l’époque où le stade Eboué de Brazzaville constituait le grand sanctuaire du football congolais.

Paulo Kamba a occupé différentes fonctions :  secrétaire général du syndicat des contractuels et auxiliaires du gouvernement général de l’A.E.F ; collaborateur du Cercle de l’union éducative et mutuelle de la jeunesse africaine. Il a, également, contribué à animer la rubrique culturelle de la revue Liaison, où il a laissé quelques partitions musicales.

Auteur -compositeur – guitariste, Paulo Kamba repose pour toujours au cimetière du centre-ville de Brazzaville. C’est depuis le mois de mars 1974 que l’UNEAC (Union nationale des écrivains et artistes congolais) a procédé à l’exhumation de sa dépouille, de l’ancien cimetière de Moukounzi-Ngouaka à Bacongo, pour le cimetière du Centre-ville.

 

Avec Adiac-Congo par Rosalie Bindika

Canada/COVID-19 : un premier mort en Colombie-Britannique

mars 10, 2020

Les responsables de la santé de la Colombie-Britannique annoncent qu’une personne est morte des suites de la COVID-19.

La médecin hygiéniste en chef, Bonnie Henry, en a fait l’annonce en point de presse lundi.

Il s’agit du premier mort au Canada. La personne décédée est l’un des deux résidents d’un centre de soins de longue durée de North Vancouver dont les cas ont été annoncés dimanche.

L’homme de plus de 80 ans avait des problèmes de santé avant de contracter le coronavirus, ont fait savoir les autorités de la santé.

C’est évidemment une journée très triste pour nous tous, mais surtout pour la famille et les proches de l’homme décédé au centre de soins Lynn Valley.

Adrian Dix, ministre de la Santé de la C.-B.

32 cas en Colombie-Britannique

Il y a également cinq nouveaux cas dans la province. Deux de ces personnes ont voyagé récemment, dont une femme dans la cinquantaine qui est revenue d’Iran et un homme dans la trentaine revenu d’Italie.

Tous se trouvent en isolement à domicile et sont surveillés par les autorités.

Le bilan des cas détectés dans la province s’élève désormais à 32.

Seize cas sont liés à des voyages en Iran, a rappelé le ministre de la Santé, Adrian Dix.

Étant donné la rapidité avec laquelle la situation évolue, les points de presse hebdomadaires tenus par les autorités sanitaires seront désormais quotidiens, a ajouté M. Dix.

Un homme vu à travers une fenêtre portant un masque et un vêtement de protection au centre de soins Lynn Valley de North Vancouver.

Un homme portant un masque et un vêtement de protection au centre de soins Lynn Valley de North Vancouver où les autorités de la santé signalent une éclosion de coronavirus. Photo : Ben Nelms/CBC

La COVID-19 au Canada

  • Nombre total de cas confirmés : 77
  • Ontario : 34
  • Colombie-Britannique : 32 (dont un mort)
  • Alberta : 7
  • Québec : 4

Justin Trudeau se veut rassurant

Le premier ministre du Canada s’est brièvement adressé aux médias pour rassurer la population.

En nous basant sur les avis des experts dans le monde en matière de recherche, nous sommes en train de prendre les mesures requises pour garder les Canadiens en sécurité et en santé dans cette situation.

Le premier ministre Justin Trudeau

Attention aux personnes vulnérables

Les données récentes en provenance de Wuhan, en Chine, confirment que le nouveau coronavirus fait davantage de victimes chez les personnes vulnérables, notamment celles qui ont des maladies sous-jacentes et les personnes âgées de plus de 80 ans, indique Adrian Dix.

Nous avons une responsabilité de ne pas sortir lorsque nous sommes malades, de ne pas aller au travail ou à l’école, mais aussi de ne pas visiter des hôpitaux ou des amis et membres de la famille qui sont plus âgés, rappelle-t-il.

Mme Henry réitère l’importance de se laver les mains régulièrement, d’éviter les accolades et de maintenir une distance de sécurité avec les autres.

 Avec Radio-Canada