Posts Tagged ‘Mort’

Le chanteur américain Aaron Carter a été retrouvé mort dans sa baignoire

novembre 6, 2022

Aaron Carter était âgé de 34 ans. Il avait commencé sa carrière musicale à l’âge de 7 ans et avait notamment participé à une tournée de Britney Spears.

Aaron Carter etait tres apprecie des adolescents des annees 2000.
Aaron Carter était très apprécié des adolescents des années 2000.© MARK DAVIS / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Son album Aaron’s Party (Come Get It) avait fait le tour du monde et avait rendu célèbre le chanteur pop et hip-hop américain. Aaron Carter est décédé samedi 5 novembre à l’âge de 34 ans, selon le média spécialisé TMZ. Le frère cadet du Backstreet Boy Nick Carter a été trouvé mort dans sa baignoire dans sa résidence de Lancaster, en Californie.

Un porte-parole de la police contacté par l’Agence France-Presse (AFP) a déclaré qu’une personne décédée avait été découverte au domicile du chanteur samedi matin, mais s’est refusé à confirmer l’identité de cette personne. L’agent d’Aaron Carter n’a pas répondu dans l’immédiat aux sollicitations de l’AFP.

Disque de platine en 2001

Né le 7 décembre 1987 à Tampa, en Floride, Carter avait commencé sa carrière musicale dès l’âge de 7 ans. Il avait 9 ans lorsqu’il avait sorti son premier album, Crush on You, en 1997. Sorti en septembre 2000, Aaron’s Party (Come Get It) s’était vendu à 3 millions d’exemplaires aux États-Unis et l’avait immédiatement propulsé au statut de coqueluche des ados et préados.

Aaron Carter avait participé à des tournées avec The Backstreet Boys et Britney Spears, faisant les premières parties de leurs concerts. En 2001, son album Oh Aaron, dans lequel il chante en duo avec son frère Mick, avait remporté un disque de platine.

Même si sa popularité s’était un peu estompée avec l’âge, Carter continuait à apparaître régulièrement dans des émissions télévisées et à publier de nouvelles chansons en ligne. Mais sa vie privée mouvementée, notamment des querelles d’argent au sein de sa fratrie de cinq, avait fait de lui la proie des tabloïds, et il avait entamé en 2011 une cure de désintoxication. En 2013, criblé de dettes, notamment fiscales, il s’était déclaré en faillite. Il avait également eu de nombreux ennuis avec les autorités, principalement pour possession de stupéfiants et conduite dangereuse.

Plus tôt cette année, il avait affirmé au Daily Mail qu’il aspirait à ne plus être considéré comme une « épave ». « Je ne suis pas ce que certaines personnes essayent de dépeindre », avait-il plaidé. « Si quelqu’un veut me traiter d’épave de train, alors je suis un train qui a subi de nombreux accidents et a déraillé pour de nombreuses raisons. »

Par Le Point avec AFP

Un militaire français retrouvé mort en Roumanie

novembre 6, 2022

En mission en Roumanie dans le cadre de l’Otan, un soldat français a été retrouvé avec un ciseau planté dans le cou dans sa chambre d’hôtel.

La France a envoye des chars Leclerc en Roumanie dans le cadre de cette mission de l'Otan (photo d'illustration).
La France a envoyé des chars Leclerc en Roumanie dans le cadre de cette mission de l’Otan (photo d’illustration). © FRANCOIS NASCIMBENI / AFP

C’est une femme de chambre d’un hôtel de Bucarest, en Roumanie, qui a fait la macabre découverte. Un soldat français de 41 ans, envoyé en Roumanie dans le cadre d’une mission de l’Otan, a été découvert avec un ciseau planté dans le cou, selon les médias locaux. Il n’y avait aucun indice d’effraction. Une enquête a été ouverte, a précisé la police à l’Agence France-Presse (AFP). Les mêmes sources indiquent qu’il avait effectué, jeudi 3 novembre, avec d’autres militaires français son enregistrement à l’hôtel, où il devait rester jusqu’au 3 janvier.

La France dirige en Roumanie une mission lancée en réaction à l’invasion russe de l’Ukraine, visant à renforcer dans la durée la défense du flanc oriental de l’Otan. Les soldats français sont principalement déployés sur la base de Cincu, dans le centre du pays, où s’est rendu cette semaine le ministre français de la Défense, Sébastien Lecornu.

Par Le Point avec AFP

France : 3 mois après avoir mis à la porte son époux pour vivre des allocations, une congolaise meurt dans son sommeil

octobre 21, 2022

Un drame au sein de la diaspora congolaise de France avec le décès de Maguy T, mère de trois enfants et mère seule depuis trois mois. Elle a été retrouvée morte dans son lit par sa première fille. Il y a trois mois, elle avait sans motif apparent mis à la porte son époux et père de ses enfants pour vivre des allocations grâce à l’étiquette de mère seule. Avant de s’en aller, l’époux d’origine congolaise avait lancé : « Dieu voit tout et va te confondre pour avoir sacrifié ta vie de famille pour des allocations ! »

Maguy T, congolaise de Pointe-Noire et mère de trois enfants vivant à Noisy-Le-Sec en banlieue parisienne a été retrouvée morte dans son lit par sa fille qui voulait lui dire au revoir avant d’aller à l’école. Elle est morte dans son sommeil et la cause du décès est encore ignorée.

Elle est arrivée en France il y a plus de dix ans grâce à un regroupement de son époux et père de ses trois enfants qu’elle a fini par mettre à la porte pour vivre en mode mère seule. Sans motif apparent, selon ce que racontent leurs proches, elle aurait commencé à soupçonner son époux d’avoir des maîtresses et de ne plus s’occuper de sa famille au Congo.

Des disputes s’enchaînaient entre le couple à l’étonnement des enfants qui reprochaient à leur mère sa paranoïa. Mais c’était juste des «raisons» pour mettre à la porte son époux et embrasser la vie de femme seule avec enfants à charge qui lui ouvrirait la voie des allocations familiales.

Le père des enfants qui vit actuellement chez un ami Camerounais à Pantin, se dit très choqué par cette mort et a regagné la maison familiale pour être aux côtés de ses enfants. amies de sa femme l’accusent d’être sorcier et auteur de sa mort en rappelons ses origines de Sibiti dans la Lekoumou.

Avec Sacer-infos par Stany Frank

La peur, la mort, la fuite… La mobilisation racontée par des Russes

octobre 19, 2022

Si Vladimir Poutine a annoncé que la mobilisation controversée tirait à sa fin, la peur et la méfiance se sont installées en Russie, au terme de 8 mois de guerre.

Un couple s'embrasse.

Une femme embrasse son mari qui vient d’être recruté à Omsk, en Russie. Photo : Reuters/Alexey Malgavko

Nos conversations sont courtes et simples, mais elles vont droit au but.

-Comment ça va en Russie?

-Normal…

-Vous avez peur?

-Oui.

-De quoi?

J’attends impatiemment la suite, mais elle n’arrive pas. Je regarde les trois petits points sur mon écran de téléphone qui indique qu’Andrei (nom fictif) avec qui je cause m’écrit encore, mais ça lui prend du temps pour formuler la réponse.

Quand elle apparaît enfin quelques minutes plus tard, ses mots me glacent le sang.

Mon ami s’est tué cette semaine pour ne pas aller à la guerre.

Il n’avait que 24 ans.

Un jeune homme qui vivait à Moscou. Il a mis fin à ses jours après avoir reçu sa convocation, m’écrit froidement Andrei. Cette convocation militaire l’aurait obligé à aller au front et à se battre contre les Ukrainiens.

Il y a des hommes russes qui se cassent une jambe ou un bras pour éviter d’être conscrits. D’autres se cachent et s’enfuient, mais ce jeune de 24 ans a choisi d’en finir pour de bon.

Pourquoi souffrir? Il savait comment ça finirait pour lui, ajoute Andrei, qui m’assure que son ami ne souffrait pas de dépression au préalable.

Il m’avoue pour la première fois (depuis que la guerre a commencé) que c’est la panique à Moscou, et ce, même si Vladimir Poutine assure que la mobilisation tire à sa fin et même si le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, a renchéri cette semaine en assurant que plus un seul Moscovite ne sera conscrit.

Les Russes se doutent bien que cette mobilisation partielle n’est peut-être que le début d’une mobilisation plus vaste, sinon générale, et bien sûr Andrei, qui est plus vieux, a peur d’être le prochain.

Il est pourtant un vrai patriote avec qui j’ai souvent discuté de la Russie. Ce pays qu’il a toujours défendu avec passion se retourne contre lui, c’est du moins ce qu’il laisse entendre dans ses missives ces jours-ci.

-Pourquoi tu ne pars pas?

-Pour aller où? Et à quoi bon, tout le monde est contre nous.

Il ne veut même plus parler de Vladimir Poutine, qui était dans un passé pas si lointain toujours au cœur de nos échanges.

Ce n’est plus important, si je soutiens Poutine ou pas. On est tous dans le même bateau qui coule. Les sanctions ne sont plus contre lui, mais contre moi et mon fils. Si les bombes tombent, ce sera sur moi et mon fils aussi.

Il tient ce discours fataliste que j’ai souvent entendu en Russie. Ce qui doit arriver arrivera. Comme si être Russe était une sorte de condamnation.

Comme des millions de ses compatriotes, Andreï goûte finalement à cette guerre qui, depuis des mois, leur apparaissait si loin, et pour certains même nécessaire, comme le prétend le Kremlin.

Mais cette opération spéciale, comme on la leur a vendue, a fini par les rattraper et les arrache désormais de leur confort et de leur sécurité.

Des réservistes survolés par un drone.

Des réservistes récemment mobilisés s’entraînent à Volgograd, en Russie. Photo : Reuters/Kirill Braga

Depuis l’annonce de la mobilisation partielle en septembre, des centaines de milliers d’hommes ont quitté la Russie pour trouver refuge dans les pays comme la Géorgie, l’Arménie, la Mongolie et le Kazakhstan.

Plusieurs hommes à qui nous avons parlé ont quitté leur famille, leurs enfants, et ont pris tout ce qu’ils avaient comme économies pour s’installer à l’étranger.

Une autre amie, Valeria (nom fictif), qui est encore en Russie avec son mari et ses enfants, m’écrivait pas plus tard que cette semaine : Elle est vraie cette guerre, on le comprend.

La dernière fois que j’ai vu Valeria en personne, c’était quelques semaines avant l’invasion au mois de février, alors que les troupes russes se massaient à la frontière de l’Ukraine.

Comme beaucoup d’autres, elle n’y croyait pas vraiment, à la possibilité d’une guerre. Même quand les bombes ont commencé à pleuvoir sur l’Ukraine, elle doutait de l’étendue des dégâts. On ne sait pas vraiment ce qui se passe, me disait-elle, toujours craintive de critiquer le régime, surtout devant une journaliste étrangère. Elle s’en tenait à des généralités pour exprimer son désarroi.

Aujourd’hui, elle m’écrit que la guerre est vraie et douloureuse, parce qu’elle risque de lui prendre son mari, et le père de ses enfants.

Il préfère aller en prison que d’aller à la guerre, il nous a prévenus, m’écrit-elle.

Elle m’explique qu’il limite ses déplacements en ville de peur d’être arrêté à la sortie de la maison ou devant une bouche de métro par les recruteurs de l’armée.

Un panneau de nuit dans la ville.

Un nouveau panneau publicitaire fait la promotion de l’armée à Moscou. Photo : Reuters/Evegenia Novozhenina

L’armée mandate désormais des hommes et des femmes à l’échelle du pays qui vont de porte en porte pour livrer les avis de convocation en personne aux futurs combattants.

Parfois, ce sont des enseignants ou des policiers locaux qui distribuent les avis, m’explique une amie journaliste russe qui prépare un documentaire sur la guerre telle que la vit son peuple. Dans le déni ou dans la peur.

Sur 20 appartements, il n’y en a qu’un seul où quelqu’un répond à la porte, me dit-elle, les hommes se cachent.

Elle vit en banlieue de Moscou et passe aussi des heures à filmer devant les bureaux de recrutement du ministère de la Défense. Les réservistes qui s’y présentent, papiers en main, n’ont souvent aucune espèce d’idée de la mission qu’on leur confie de force, ne serait-ce qu’ils s’en vont remplir les rangs d’une armée de terre qui est en déroute.

Devant un bureau de l’armée à Strogino, un jeune venu s’enrôler lui a dit qu’il a répondu à l’appel parce qu’il est endetté et qu’on lui a promis un congé sur les paiements de ses prêts bancaires.

Des personnes devant un bureau de recrutement.

Des hommes récemment mobilisés quittent leur famille à Moscou. Le maire a annoncé que la mobilisation est terminée pour le moment dans la capitale. Photo : Reuters/Fournie à Reuters

Puis elle me raconte l’histoire de Vlad et Katia, un couple dans la vingtaine qu’elle vient de filmer, et qui a dépensé 100 000 roubles (environ 2000 $) pour équiper Vlad d’un sac de couchage et de l’équipement nécessaire pour survivre au combat.

Les vidéos qui circulent sur les réseaux sociaux montrent des recrues qui se plaignent des conditions dans lesquelles ils sont envoyés à la guerre, sans nourriture ni médicaments. Beaucoup affirment avoir de la fièvre après avoir passé des jours sous la pluie.

Katia a supplié Vlad de se cacher, mais raconte qu’il n’a pas pu échapper à la mobilisation. Il ne sait pas où on l’emmène et combien de temps il aura pour s’entraîner avant d’être officiellement déployé au front.

Katia pleure alors qu’elle s’apprête à lui dire au revoir.

Ils savent tous les deux que sur des milliers de conscrits déjà envoyés à la guerre, des dizaines sont déjà revenus en Russie dans des cercueils.

Vlad et ses nouveaux compagnons d’armes qui se préparent à monter dans un autobus bleu ont eu droit à un sermon sur l’importance de cette guerre pour vaincre les nazis en Ukraine ainsi que pour préserver les valeurs conservatrices.

Puis un prêtre les a aspergés d’eau bénite. Et ils sont partis.

Un prêtre porte une croix au front d'un homme.

Un prêtre bénit des réservistes à Bataysk, en Russie. Photo : Reuters/Sergey Pivarov

Si la promesse du maire de Moscou est tenue, ces bureaux de recrutement seront fermés sous peu dans la capitale, si ce n’est pas déjà le cas.

Mais dans le reste de la Russie, la mobilisation continue et le Kremlin confirme aujourd’hui que Vladimir Poutine n’en a pas encore décrété la fin.

Avec Radio-Canada

Tamara Alteresco

par Tamara Alteresco

Le Marabout Tchadien qui a prédit la mort de Sassou après celle de Chirac, Bongo et Dos Santos refuse d’aller au Congo

août 31, 2022

Le Marabout Tchadien CheikToundi aurait décliné plusieurs invitations de la présidence du Congo à se rendre à Oyo dans la Cuvette pour des séances de consultation. C’est le même qui avait prédit le retour au pouvoir de Denis Sassou Nguesso, mais aussi sa mort qui suivra celle de Jacques Chirac, Omar Bongo et Eduardo Dos Santos, les trois qui ont participé activement à son retour au pouvoir. L’entourage du Marabout ne trouve pas l’utilité de déplacement qui a pour unique but de revoir sa prophétie que lui ne peut changer.

La panique est entrain de s’installer peu à peu dans le clan Sassou Nguesso après la réalisation de la prédilection du Marabout Tchadien Cheik Toundi faite en 1997 annonçant le retour au pouvoir de Denis Sassou Nguesso. Dans la foulée, le dit Marabout prédisait aussi le rappel à Dieu du putschiste juste après le départ sur terre des ceux qui l’ont installé au trône.

Le dernier d’entre eux vient d’être inhumé à Luanda en Angola le dimanche 28 août 2022 après son décès dans la même ville que le défunt Omar Bongo Ondimba. Une coïncidence aussi révélée par le Marabout Tchadien à l’époque.

Des trois acteurs majeurs ayant contribué à la réussite du putsch de Denis Sassou Nguesso, c’est le Gabonais Omar Bongo qui est parti en premier avant d’être suivi par le français Jacques Chirac et enfin l’Angolais Eduardo Dos Santos. Le congolais devrait les rejoindre bientôt si la prédilection est exacte.

Pour tenter de contourner cette prophétie, le clan Sassou aurait tout fait pour inviter le Marabout Tchadien à Oyo afin qu’il tente de sauver Denis Sassou Nguesso. Malgré les millions proposés avec un voyage en jet privé, Cheik Toundi aurait refusé poliment de faire le voyage pour ne pas paraître un farceur. « On ne peut revenir sur une révélation ancestrale » justifient ses proches.

Avec Sacer-infos par Stany Frank

Gabon: Fougamou/Joseph Bigoumou tué par un éléphant

août 25, 2022

La découverte macabre se déroule au village Oyenano dans le département de Tsamba Magotsi. Joseph Bigoumou a été tué par un éléphant.

(Gabonews) : Joseph Bigoumou a récemment quitté le terrain familial du village Oyenano à une dizaine de km de la commune de Fougamou pour une partie de chasse . Il portait un fusil de type calibre 12.

Il aurait tenté d’abattre un éléphant. Mais cette mésaventure a tourné au vinaigre. Joseph Bigoumou aurait été terrassé par le pachyderme.

Les populations vont constater durant 2 jours l’absence de l’infortuné puis vont alerter la brigade de Fougamou qui poursuit l’enquête. A 59 ans Joseph Bigoumou perd la vie avec brutalité.

La présence des animaux sauvages remet au grand jour la difficile cohabitation entre l’homme et la faune. L’article 275 du code forestier protège l’éléphant.

Avec Gabonnews par DKT

Des Afghans sceptiques sur la mort à Kaboul du chef d’Al-Qaïda

août 2, 2022
Des Afghans sceptiques sur la mort a Kaboul du chef d'Al-Qaida
Des Afghans sceptiques sur la mort à Kaboul du chef d’Al-Qaïda© AFP/-

Tué sur son balcon en plein Kaboul par une frappe de drone ? Des Afghans doutaient mardi de l’annonce de la mort du chef d’Al-Qaïda, caché pendant des mois parmi eux au cœur de la capitale afghane.

« Je ne pense pas que ce soit vrai. C’est juste de la propagande », assure Fahim Shah, 66 ans, un habitant de Kaboul.

La mort d’Ayman al-Zawahiri, l’un des terroristes les plus recherchés au monde et pour lequel les Etats-Unis promettaient 25 millions de dollars pour tout renseignement permettant de le retrouver, a été annoncée lundi en direct à la télévision par le président américain Joe Biden.

Dimanche matin, heure afghane, « sur mes ordres, les Etats-Unis ont mené à bien une frappe aérienne sur Kaboul, en Afghanistan, qui a tué l’émir d’Al-Qaïda », a-t-il lancé lors d’une courte allocution depuis la Maison Blanche.

Une attaque au drone, avec deux missiles, sans aucune présence militaire au sol ni aucune autre victime qu’al-Zawahiri, et sans dégâts importants, a précisé un responsable américain.

« Nous avons connu une telle propagande dans le passé et il n’y a rien eu (de vrai). En réalité, je ne pense pas qu’il ait été tué ici », ajoute Fahim Shah, interrogé par l’AFP.

Abdul Kabir, un autre résident de Kaboul, a bien entendu l’explosion causée par la frappe, dimanche peu après 06H15. Mais, sceptique, il demande aux États-Unis de fournir des preuves pour étayer leur affirmation selon laquelle c’est Zawahiri qui a été tué.

« Ils devraient montrer au monde qu’ils ont tué cet homme et en produire la preuve », dit-il.

-« Attaque aérienne »-

« Ils pourraient avoir tué quelqu’un d’autre et avoir annoncé qu’il s’agissait du chef d’Al-Qaïda (…) Il y a de nombreux autres endroits où il pourrait se cacher, au Pakistan ou même en Irak », suggère-t-il.

Selon les américains, Ayman al-Zawahiri vivait dans une maison de trois étages située à Sherpur, un quartier aisé du centre de la capitale afghane, où plusieurs villas sont occupées par des responsables et des commandants talibans de haut rang.

Il a été tué alors qu’il se trouvait sur son balcon, là où il avait été repéré à de nombreuses reprises, et pour de longs moments.

Dimanche, le ministre afghan de l’Intérieur avait démenti les informations faisant état d’une frappe de drone à Kaboul, indiquant à l’AFP qu’une roquette avait touché « une maison vide » de la capitale.

Mais mardi matin, tôt, le porte-parole des talibans Zabihullah Mujahid a tweeté qu’une « attaque aérienne » avait été menée à l’aide de « drones américains ».

Mohammad Bilal, étudiant, pense lui aussi peu probable que le chef d’Al-Qaïda vive à Kaboul.

« C’est un groupe terroriste et je ne pense pas qu’ils enverraient leur chef en Afghanistan », estime le jeune homme.

« Les chefs de la plupart des groupes terroristes, y compris les talibans, vivaient soit au Pakistan, soit aux Émirats arabes unis lorsqu’ils étaient en conflit avec les anciennes forces afghanes », rappelle-t-il.

En revanche, pour Freshta, une femme au foyer qui croit à la mort du chef d’Al-Qaïda, le fait « de savoir qu’il vivait ici » à Kaboul est « choquant », dit-elle, en refusant de donner son nom.

Critique du gouvernement taliban, un commerçant du centre de la capitale, qui n’a pas non plus souhaité être identifié, estime que la porosité des frontières Afghanes rend facile l’entrée dans le pays pour des groupes terroristes.

« Nous n’avons pas de gouvernement. Nous sommes incapables de nous protéger, de protéger notre sol et nos propriétés », a-t-il commenté.

Par Le Point avec AFP

La canicule en Europe sème la mort en Espagne

juillet 20, 2022
Des gens se baignent dans la mer sous un ciel bleu partiellement enfumé.

Ciel enfumé près de La Teste-de-Buch, dans le sud-ouest de la France, où des incendies ont déjà ravagé des milliers d’hectares de forêt. Photo: AFP via Getty Images/Thibaud Moritz

La canicule qui frappe l’Europe depuis près de 10 jours aurait provoqué la mort de « plus de 500 personnes » en Espagne, a indiqué le premier ministre Pedro Sanchez lors d’un déplacement en Aragon.

Je demande aux citoyens d’être extrêmement prudents, a ajouté M. Sanchez. La surmortalité serait due à cette vague de chaleur, où le mercure a atteint 45 °C, mais il s’agit là d’une estimation du nombre de décès et non d’un registre officiel, a prévenu l’Institut public Carlos III.

Selon des données préliminaires publiées mercredi par l’agence météorologique nationale espagnole, la vague de chaleur actuelle est la plus importante et la plus intense jamais enregistrée dans le pays.

De nombreuses régions espagnoles sont aussi ravagées par des incendies qui ont détruit jusqu’à maintenant des milliers d’hectares à travers le pays.

Des feux de forêt touchent également la France et la Grèce.

La canicule des derniers jours s’étend sur une bonne partie de l’ouest de l’Europe, touchant le Portugal, le Royaume-Uni et la France, et balaie de nombreux records de température. Il s’agit du deuxième épisode de chaleur intense en un mois en Europe.

En France, deux incendies ont détruit près de 20 600 hectares de forêt en Gironde depuis le 12 juillet. Le feu semblait toutefois ralentir mercredi : le bilan est positif, même si les incendies ne sont pas toujours fixés, a mentionné à la presse un porte-parole des pompiers, le lieutenant-colonel Arnaud Mendousse.

Le président français Emmanuel Macron devait se rendre mercredi à La Teste-de-Buch, puis à Langon, à 40 kilomètres au sud de Bordeaux, aux côtés des sapeurs-pompiers, du personnel de la sécurité civile, des forces de l’ordre, des élus et de l’ensemble des personnes mobilisées, a annoncé l’Élysée.

Nuit d’incendies et records battus

En Grèce, après une nuit mouvementée, des moyens aériens ont été déployés pour combattre un feu qui ravage le pied du mont Penteli, au nord d’Athènes, et qui menace de nombreuses habitations.

Près de 500 pompiers, 120 véhicules, 10 hélicoptères et 9 avions étaient toujours mobilisés mercredi pour tenter d’éteindre l’incendie.

Plusieurs autres incendies se sont déclarés un peu partout en Europe, notamment au Royaume-Uni. Trois feux dans les environs de Londres ont mobilisé 300 pompiers, mais ceux-ci n’ont pas fait de blessés.

Dans un village à l’est de Londres, un feu d’une superficie de 40 hectares a éclaté, touchant des habitations, des bâtiments et des garages. Une dizaine de personnes ont dû être évacuées. L’origine du brasier n’a pas été établie.

Un feu a parcouru des champs et détruit plusieurs maisons du village de Wennington, à une trentaine de kilomètres du centre de Londres.

Les pompiers londoniens affirment qu’ils ont connu leur nuit la plus occupée depuis la Deuxième Guerre mondiale.

Des records de chaleur sont tombés depuis les derniers jours en Europe. Il a fait 40,2 °C à l’aéroport d’Heathrow, une température jamais atteinte, puis 40,3 °C dans le village de Coningsby, au nord-est de l’Angleterre, selon l’agence météo Met Office.

En Écosse, la température a elle aussi fracassé des records avec 34,8 °C. En France, les 40 °C ont été dépassés dans des centaines de villes.

Radio-Canada avec les informations de Agence France-Presse

Danemark: Trois morts dans une fusillade à Copenhague, un suspect arrêté

juillet 3, 2022
Des véhicules d'urgence devant le centre commercial où a eu lieu la fusillade.

Le bilan de la fusillade est passé à trois morts et trois blessés graves. Photo : Reuters/Annegret HilseI

Trois personnes ont été tuées et trois autres ont été grièvement blessées lors d’une fusillade dimanche dans un grand centre commercial de Copenhague. Une personne a été arrêtée en rapport avec cette affaire, selon la police.

Au dire du chef de la police, Soren Thomassen, un homme dans la quarantaine et deux individus plus jeunes ont ainsi péri sous les balles du tireur.

Le suspect est un homme de nationalité danoise âgé de 22 ans.

Le jeune homme a été arrêté peu après l’arrivée des policiers. Selon des témoins, il était armé d’un imposant fusil.

De telles fusillades sont rares au Danemark. M. Thomassen a déclaré qu’il était trop tôt pour émettre des hypothèses sur les motifs du tireur, mais qu’il ne pouvait pas exclure un acte de terrorisme.

En revanche, aucune indication ne porte à croire que d’autres tireurs étaient présents.

La direction du principal hôpital de Copenhague, Rigshospitalet, a déclaré à l’agence de presse Reuters que l’établissement avait reçu un petit groupe de patients pour des soins et que du personnel supplémentaire, notamment des chirurgiens et des infirmières, avait été appelé en renfort.

Les coups de feu ont été tirés en fin d’après-midi à l’intérieur du centre commercial Fields, le plus grand au pays, situé entre le centre-ville et l’aéroport de la capitale.

Des passants fuient un centre commercial danois.

Plusieurs personnes ont fui le centre commercial après avoir entendu les coups de feu. Photo : Reuters/Ritzau Scanpix/Olafur Steinar Gestsson

Selon des témoins interrogés par des médias locaux, le suspect a tenté de piéger des victimes, par exemple en affirmant que son arme était fausse afin de les inciter à se rapprocher.

Des renforts policiers ont été dépêchés aux abords de cette vaste galerie marchande. Des images des lieux montraient des ambulanciers embarquer un blessé sur un brancard et des mères consoler leurs enfants dans leurs bras.

C’est de la pure terreur. C’est affreux, a déclaré Hans Christian Stoltz, un consultant en informatique de 53 ans. On peut se demander comment une personne peut faire ça à d’autres êtres humains.

Chaos sur place

Lorsque les premiers coups de feu ont retenti, plus d’une centaine de personnes se sont ruées à l’extérieur de la galerie commerciale, selon des témoins cités par les médias danois.

D’autres ont été contraintes de se cacher à l’intérieur.

Tout à coup, nous avons entendu des coups de feu, j’ai entendu dix tirs et nous avons couru aussi vite que nous l’avons pu pour nous réfugier aux toilettes, a expliqué une femme à la chaîne de télévision DR.

Nous sommes sur place, des coups de feu ont été tirés et plusieurs personnes ont été touchées, a annoncé la police peu après sur Twitter.

Les autorités ont appelé les personnes qui se trouvaient potentiellement dans le bâtiment à attendre l’arrivée des secours à l’intérieur et à tous les autres à se tenir loin du secteur.

Deux femmes en pleurs s'enlacent.

Deux femmes en pleurs s’enlacent à l’extérieur du centre commercial Fields, à Copenhague. Photo: AFP/Olafur Steinar Gestsson

Des routes autour du centre commercial ont été bloquées dans un vaste périmètre de sécurité et la circulation du métro a été interrompue.

Activités annulées

De nombreux visiteurs du centre commercial devaient se rendre plus tard en soirée dans une salle voisine pour un concert de la vedette britannique Harry Styles, mais le spectacle a été annulé.

Peu de temps après les tirs, le palais royal a déclaré qu’une réception avec le prince héritier Frederik liée au Tour de France n’aurait pas lieu. Les trois premières étapes de la course cycliste se sont tenues au Danemark cette année. La réception devait se dérouler sur le yacht royal amarré à Sønderborg, la ville où s’est terminée la troisième étape.

La direction du Tour de France a exprimé sa compassion à tout le peuple danois après la fusillade.

Le Tour est particulièrement choqué et attristé par le drame qui vient de frapper Copenhague, a déclaré en début de soirée la société organisatrice ASO.

Le dernier attentat à Copenhague remonte aux 14 et 15 février 2015, lorsqu’une série de fusillades à motivation islamiste avait fait deux morts et cinq blessés.

Par Radio-Canada avec les informations de Agence France-Presse et Reuters

Canada-Québec: Karim Ouellet est mort d’un diabète non traité, deux mois avant la découverte de son corps

juin 22, 2022
Un homme est sur scène avec une guitare.

Karim Ouellet sur scène à Québec en 2016 Photo : AFP via Getty Images/Florence Cassisi

L’artiste Karim Ouellet, dont le corps a été trouvé dans un studio de musique de Québec le 17 janvier dernier, est décédé d’une acidocétose diabétique « dans un contexte de consommation de méthamphétamine », selon le rapport d’investigation de la coroner dévoilé mercredi, qui établit au 15 novembre 2021 la date de sa mort présumée.

Dans son rapport, la coroner Sophie Régnière explique que Karim Ouellet, qui avait été vu la dernière fois en novembre par des locataires de l’immeuble où se trouvait son studio de musique, a été découvert en début de momification le 17 janvier en soirée à la suite de plaintes pour une odeur nauséabonde émanant du studio dont la porte n’était pas verrouillée.

Aucune trace de violence ou d’effraction n’a été constatée par la police et la coroner conclut à une mort naturelle.

Un diabète depuis longtemps mal accepté

Karim Ouellet était atteint du diabète de type 1 et la concentration élevée de corps cétoniques dans son sang suggère la survenue d’une acidocétose diabétique. Cette complication survient quand le diabète est mal ou non contrôlé.

Selon le rapport, l’artiste avait déjà été hospitalisé à 17 ans, car il refusait de prendre de l’insuline pour traiter son diabète. Il acceptait mal sa maladie.

En mai 2020, il a été hospitalisé deux fois pour une acidocétose diabétique, car il ne traitait pas son diabète pour des raisons qu’il peinait à expliquer aux médecins.

Le 31 octobre 2021, soit une quinzaine de jours avant sa mort, il avait été de nouveau hospitalisé à Québec en état d’hyperglycémie sévère et d’intoxication après avoir été trouvé inconscient. Malgré l’insistance de l’équipe médicale, il a quitté l’hôpital après avoir signé un refus de traitement.

L'auteur-compositeur-interprète Karim Ouellet, au micro de René Homier-Roy.

L’auteur-compositeur-interprète Karim Ouellet serait mort autour du 15 novembre 2021, selon les estimations de la coroner. Photo : Gabrielle Thibault-Delorme

Consommation de cocaïne et de méthamphétamine

Le rapport précise également que la police a trouvé, le 17 janvier dernier, de la cocaïne dans le studio de musique, mais les analyses effectuées n’ont décelé aucune trace de cette drogue dans l’organisme de Karim Ouellet. Toutefois, les analyses ont révélé la présence de méthamphétamine.

La coroner indique que Karim Ouellet avait commencé à consommer de la cocaïne en 2019 et qu’il était rapidement devenu dépendant à cette drogue, ce qui l’amenait à négliger sa prise régulière d’insuline.

Lors de son hospitalisation en mai 2020, un diagnostic de troubles de comportement sévère en lien avec son trouble de l’usage de substance avait été posé ainsi que de psychose toxique probable, ce qui désigne une psychose induite par la consommation de drogues.

Avec Radio-Canada