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COVID-19 : la Californie, le Texas et la Floride enregistrent des taux de mortalité record

juillet 10, 2020
Le personnel médical s'occupe d'un patient souffrant de la COVID-19 dans l'unité de soins intensifs du Scripps Mercy Hospital à Chula Vista, en Californie.
© Lucy Nicholson/Reuters Le personnel médical s’occupe d’un patient souffrant de la COVID-19 dans l’unité de soins intensifs du Scripps Mercy Hospital à Chula Vista, en Californie.
Trois des États du sud du pays qui forment le nouvel épicentre de la pandémie ont chacun fait état, jeudi, d’une centaine de décès dus à la COVID-19 en une seule journée, atteignant de nouveaux sommets.

Les autorités de la santé publique du Texas ont ainsi recensé 105 morts, celles de la Floride 120 et celles de la Californie 149. Avec ce nouveau bilan quotidien, le Texas totalise près de 3000 morts, la Floride plus de 4000 et la Californie plus de 6700.

Depuis quelques semaines, ces États, mais aussi l’Arizona, ont vu bondir le nombre de nouveaux cas quotidiens de COVID-19 rapportés.

À l’échelle nationale, les États-Unis ont enregistré quelque 60 000 nouveaux cas jeudi, leur deuxième bilan le plus important après leur sommet avoisinant les 62 000 cas, la veille, selon les données recensées par le site Worldometers.

La hausse du nombre de cas quotidien se répercute par ailleurs sur les hospitalisations. Selon le COVID Tracking Project de la revue The Atlantic, il y avait jeudi sur le territoire américain près de 44 000 personnes hospitalisées en raison du coronavirus. Un chiffre loin du sommet de quelque 60 000 hospitalisations atteint à la mi-avril, mais en hausse constante depuis environ trois semaines.

Au premier rang des cas recensés, le pays, qui déplore désormais près de 136 000 morts, a franchi le cap des 3 millions de cas recensés plus tôt cette semaine.

En entrevue au site FiveThirtyEight, le directeur de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses, le Dr Anthony Fauci, a convenu que la situation des États-Unis n’était pas enviable.

«Quand on se compare à d’autres pays, je ne pense pas qu’on puisse dire que nous nous en sortons merveilleusement bien. Je veux dire, ce n’est tout simplement pas le cas», a-t-il admis.

En début de semaine, la porte-parole de la Maison-Blanche, Kayleigh McEnany, avait pourtant érigé les États-Unis en modèle. «Je pense que le monde nous voit comme un leader sur la question de la COVID-19», avait-elle soutenu.

Une ouverture trop rapide

Le Dr Anthony Fauci, qui avait multiplié les mises en garde contre une levée prématurée des restrictions, a par ailleurs affirmé que certains États avaient procédé trop rapidement à la réouverture de l’économie.

«Il y a des gouverneurs et des maires qui l’ont fait parfaitement correctement, a soutenu le scientifique. Ils voulaient ouvrir, alors ils ont suivi les recommandations pour l’ouverture de leur État.»

Certains États ont toutefois sauté des étapes, a-t-il ajouté, évoquant la Floride.

Une compilation du New York Times indique que la nouvelle flambée épidémique à laquelle assistent les États-Unis est largement attribuable à des États ayant amorcé leur processus de déconfinement les premiers.

Selon le quotidien, la Floride a vu sa moyenne de nouveaux cas quotidiens plus que décupler depuis sa réouverture, au début mai. Le nombre de cas en Arizona a augmenté de 858 % depuis le début du déconfinement, alors qu’il a connu une hausse de 680 % au Texas.

L’Arizona, la Floride et le Texas ont d’ailleurs tous fait marche arrière en imposant des restrictions qui avaient été levées.

La Caroline du Sud, qui a pour sa part mis en veilleuse son processus de déconfinement, a vu le nombre moyen de nouveaux cas quotidiens exploser de 999 % depuis la fin avril.

La Californie fait figure d’exception. Malgré la mise en place de restrictions sévères, l’État a connu une hausse de 275 % depuis la fin mai, d’après le New York Times.

Le président Donald Trump et le Dr Anthony Fauci en conférence de presse

© Tom Brenner/Reuters Le président Donald Trump et le Dr Anthony Fauci en conférence de presse
Un débat partisan qui nuit
Interrogé sur la partisanerie qui entoure le débat sur la COVID-19, le Dr Fauci a reconnu qu’elle nuit à la gestion de la pandémie.
«Il faut avoir les yeux bandés et se couvrir les oreilles pour penser que nous ne vivons pas dans une société très divisée aujourd’hui, d’un point de vue politique», a souligné l’immunologiste en chef de la Maison-Blanche, toujours à FiveThirtyEight.

Les gouverneurs s’étant montrés les plus empressés de rouvrir les commerces sont républicains. Les sondages montrent d’ailleurs un clivage important au sein de l’électorat, les démocrates s’affichant davantage du côté d’une plus grande prudence. Invoquant leurs libertés individuelles, plusieurs électeurs républicains ont pour leur part affiché avec véhémence leur opposition au port du masque et négligé certaines recommandations.

Faisant fi de l’avis des experts gouvernementaux en santé publique, le président Trump a lui-même tenu des rassemblements partisans où le port du masque et la distanciation n’étaient pas requis, par exemple à Tulsa, en Oklahoma, le mois dernier, ou encore lors de son discours au mont Rushmore, la veille de la fête nationale du 4 juillet.

Il a rabroué les experts de son administration à quelques reprises, notamment, en mai dernier, le Dr Fauci, quand celui-ci a mis en garde contre une levée trop rapide des restrictions et une réouverture prématurée des écoles.

Mercredi, il a en outre ouvertement exprimé son désaccord, sur Twitter, quant aux «recommandations très strictes et coûteuses» des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) à l’endroit des établissements scolaires, les jugeant «très peu pratiques».

Avec Radio-Canada par Sophie-Hélène Lebeuf

Le cancer devient la première cause de décès dans les pays riches

septembre 3, 2019

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Des médecins utilisent une nouvelle technologie pour combattre le cancer à l’hôpital de Créteil. STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Selon deux enquêtes publiées ce mardi, il est même «probable que le cancer deviendra la cause la plus courante de décès dans le monde dans quelques décennies».

Les maladies cardiovasculaires demeurent la principale cause de mortalité dans le monde chez les adultes d’âge moyen, mais le cancer devient la principale cause de décès dans les pays riches, selon deux enquêtes publiées ce mardi 3 septembre.

Il est même «probable que le cancer deviendra la cause la plus courante de décès dans le monde dans quelques décennies», selon les chercheurs. Les maladies cardiaques représentent plus de 40% des décès, soit environ 17,7 millions de décès en 2017. Les auteurs, dont les travaux sont présentés au Congrès de la Société Européenne de Cardiologie (ESC) à Paris, pointent le lourd tribut payé par les pays pauvres à ces pathologies. Le cancer, deuxième cause de décès la plus fréquente dans le monde en 2017, représente un peu plus du quart (26 %) de tous les décès.

Mais dans les pays riches, le cancer tue maintenant plus de gens que les maladies cardiaques, d’après ces recherches, limitées à 21 pays, parues dans la revue médicale The Lancet. Les quatre pays à revenu élevé pris en compte sont le Canada, l’Arabie saoudite, la Suède et les Émirats Arabes Unis. «Le monde assiste à une nouvelle transition épidémiologique (…), les maladies cardiovasculaires n’étant plus la principale cause de décès dans les pays à revenu élevé», selon Gilles Deganais, professeur émérite à l’Université Laval, au Québec et coauteur des deux publications. Mais à mesure que les taux de maladies cardiaques diminuent à l’échelle mondiale, le cancer pourrait devenir la principale cause de décès dans le monde «d’ici quelques décennies seulement», avance-t-il.

L’étude porte sur plus de 160.000 adultes suivis sur une décennie (entre 2005 et 2016), dans des pays à revenu élevé, moyen et faible. D’après ce travail, les gens des pays pauvres sont en moyenne 2,5 fois plus susceptibles de mourir d’une maladie cardiaque que ceux des pays riches.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Les cancers liés à l’alcool tuent 365’000 personnes par an

novembre 2, 2016

L’alcool est responsable de plus de 700’000 nouveaux cas de cancer et de 365’000 décès par cancer chaque année dans le monde, selon une étude. Les cancers liés à l’alcool sont étroitement liés au mode de vie et au niveau de développement d’un pays.

Il s’agit essentiellement des cancers de l’œsophage, du colon-rectum, de la gorge, du foie et du sein. Ces nouvelles estimations ont été rendues publiques mercredi à Paris à l’occasion du Congrès mondial contre le cancer.

« Une grande partie de la population ne sait pas que l’alcool peut provoquer le cancer », a souligné le Dr Kevin D. Shield en présentant les résultats préliminaires d’une étude menée par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC/IARC), l’agence cancer de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

L’étude, qui se base sur des données de 2012, montre que les cancers liés à l’alcool représentent 5% des nouveaux cas de cancers et 4,5% de tous les décès par cancer chaque année dans le monde.

Selon le Dr Shield, l’Amérique du Nord, l’Australie et l’Europe, plus particulièrement l’Europe de l’Est, sont les régions les plus touchées dans le monde par ces cancers. Mais des pays qui se développent rapidement comme l’Inde ou la Chine, où la consommation d’alcool augmente, pourraient un jour les rejoindre.

Œsophage en tête
Comme le montrent plusieurs études, le poids des cancers liés à l’alcool est étroitement lié au niveau de développement d’un pays. A la consommation accrue d’alcool qui accompagne souvent le développement viennent s’ajouter des changements dans le mode de vie ou l’alimentation ainsi que le tabagisme qui « multiplient le risque », a précisé le chercheur canadien.

Selon l’étude, qui devrait être publiée l’an prochain dans une revue scientifique, le cancer de l’œsophage arrive actuellement en tête des cancers liés à l’alcool en ce qui concerne la mortalité (il représente 34% de l’ensemble des 365’000 décès répertoriés en 2012), devant le cancer colorectal (20% des décès).

En ce qui concerne les 704’000 nouveaux cas de cancers liés à l’alcool, c’est en revanche le cancer du sein, en pleine expansion chez les femmes, qui domine: il représente 27% des nouveaux cas, devant le cancer colorectal (23% des nouveaux cas). Encore peu connu, le lien entre cancer du sein et consommation d’alcool avait déjà été étudié par le Dr Shield.

Autres études
Quant aux mécanismes biologiques en cause dans les cancers liés à l’alcool, ils ne sont pas encore connus avec précision. Le chercheur a cité le rôle joué par l’éthanol, un agent cancérigène qui peut agir « de différentes manières ». Dans le cas du cancer du sein, il peut notamment modifier le niveau d’œstrogène, a-t-il précisé.

Pour évaluer le nombre de cancers liés à l’alcool, l’étude présentée mercredi a comparé des buveurs par rapport à des non-buveurs. Selon l’IARC, d’autres recherches devraient à l’avenir être menées sur la diminution du risque liée à la baisse de la consommation d’alcool.

Romandie.com avec(ats / 02.11.2016 18h46)