Posts Tagged ‘Morts’

Inde: sept personnes meurent en nettoyant la fosse septique d’un hôtel

juin 15, 2019

 

Sept personnes sont mortes étouffées par des gaz toxiques alors qu’elles nettoyaient, sans équipement de sécurité, la fosse septique d’un hôtel dans l’ouest de l’Inde, a annoncé la police ce samedi.

«L’un des nettoyeurs est descendu dans la fosse, mais ne ressortait pas, alors les trois autres sont descendus pour lui venir en aide», a expliqué un des pompiers ayant participé à la tentative de sauvetage vendredi soir dans cet hôtel de la région de Gujarat. Quand les quatre ne sont pas ressortis, les trois employés de l’hôtel qui étaient chargés de les aider sont à leur tour descendus dans la fosse pour tenter de les secourir, et ont été également tués par les gaz. Les pompiers n’ont pu que remonter les sept corps.

Des centaines de milliers d’Indiens, appartenant aux castes les plus basses, sont chargés de nettoyer sans aucune protection les tuyaux souterrains, les égouts et les fosses septiques un peu partout en Inde. L’usage du nettoyage manuel tel qu’il est pratiqué est théoriquement interdit par la loi depuis 2013, mais celle-ci est difficile à appliquer, la pratique ayant souvent lieu via des sous-traitants. Les responsables de l’hôtel seront poursuivis pour homicide par négligence, a précisé la police.

Dans les zones rurales, ce sont traditionnellement des femmes «nettoyeuses» qui se chargent, elles aussi sans protection et avec des instruments rudimentaires, de nettoyer les toilettes sèches. Selon les statistiques d’études indépendantes, près de 1400 d’entre elles meurent chaque année en faisant ce travail.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Nigeria: plusieurs soldats tués dans une attaque de Boko Haram contre leur base

juin 14, 2019

 

La faction du groupe djihadiste Boko Haram affiliée au groupe Etat islamique a attaqué une base militaire du nord-est du Nigeria, tué «plusieurs» militaires et volé des armes, ont indiqué vendredi des sources militaires.

Les djihadistes de l’ISWAP (Etat islamique en Afrique de l’Ouest) ont lancé leur attaque à l’aube jeudi contre cette base militaire située dans le village de Kareto, à 335 km au nord de Maiduguri, la capitale de l’Etat du Borno, au cœur du conflit avec le groupe djihadiste.

«Les terroristes ont attaqué le 153e bataillon à Kareto vers 04 heures du matin (05 heures en France) et mis en défaite les soldats qui ont dû se retirer après un dur combat», a précisé à l’AFP un officier préférant rester anonyme. «Nous avons perdu plusieurs hommes», a-t-il ajouté, «mais nous sommes encore en train de compter combien. Une chose dont nous sommes sûrs, c’est que le commandant de la base, un lieutenant-colonel, fait partie des victimes». Selon lui, les djihadistes ont saccagé la base et pillé armes et véhicules.

Ils ont «pris les soldats par surprise» alors qu’ils étaient en train de réparer du matériel de communication endommagé par un orage, a précisé un autre officier, toujours anonymement. Les soldats n’ont donc pas pu appeler à l’aide les deux bases militaires situées à proximité. «On ignore encore le nombre exact de victimes mais la mort du responsable de la base a été confirmée», a-t-il lui aussi déclaré. Selon ces deux militaires, les soldats défaits ont dû battre retraite à Damask, à une trentaine de kilomètres, à la frontière avec le Niger.

Des secours passaient la zone au peigne fin vendredi pour essayer de trouver des soldats ou des corps. Le village de Kareto avait déjà été attaqué par l’ISWAP, dont les djihadistes ont attaqué des dizaines de bases militaires, tuant un grand nombre de soldats dans cette région instable. De l’autre côté de la frontière avec le Cameroun, dimanche, une attaque de l’ISWAP a fait au moins 24 morts, dont 16 soldats, selon le ministre camerounais de la Défense. Quelque 64 djihadistes ont aussi été tués, a-t-il ajouté.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Mali : au moins 95 personnes tuées dans un village du centre

juin 10, 2019

Un soldat malien lors d’une offensive contre des groupes terroristes à Gao, le 21 février 2013. Photo d’illustration. © STR/AP/SIPA

 

Au moins 95 habitants du village dogon de Sobane-Kou, dans le centre du Mali, ont été tués dans la nuit de dimanche à lundi par des hommes armés, ont indiqué un élu local et une source sécuritaire.

« Nous avons pour le moment 95 civils tués, les corps sont calcinés, nous continuons de chercher des corps », a déclaré sous le couvert de l’anonymat un élu de la commune de Koundou, située dans le cercle de Koro, où se situe ce village de quelque 300 habitants.

« Selon les civils, ce sont des hommes armés qui sont venus tirer, piller et brûler. C’est vraiment la désolation », a ajouté cette source.

« Un village quasiment rasé »

« C’est un village dogon qui a été quasiment rasé », a pour sa part indiqué une source sécuritaire malienne se trouvant sur place, confirmant un bilan provisoire de 95 tués.

Depuis 2015, les violences se sont propagées du nord au centre du pays, voire parfois au sud. Elles se concentrent surtout dans le centre et se mêlent très souvent à des conflits intercommunautaires.

Ces flambées de violence ont culminé le 23 mars avec le massacre à Ogossagou, près de la frontière burkinabè, de quelque 160 villageois peuls par des membres présumés de groupes de chasseurs dogons.

Par Jeuneafrique.com avec AFP

Soudan: 4 morts au premier jour de «désobéissance civile»

juin 9, 2019

 

Quatre personnes ont été tuées ce dimanche au premier jour d’un mouvement national de «désobéissance civile» lancé par les meneurs de la contestation au Soudan contre les généraux au pouvoir, ont annoncé des médecins proches des manifestants.

Deux des quatre personnes décédées ont été tuées par balles à Khartoum et la ville voisine d’Omdourman, tandis que les deux autres ont été «battues et poignardées» et sont mortes dans un hôpital d’Omdourman, a indiqué ce comité de médecins dans des communiqués distincts. Ces personnes ont été victimes «du Conseil militaire de transition» et de ses «milices», a accusé la même source.

Le bilan total des victimes depuis le déclenchement d’une violente répression le 3 juin -marquée par la dispersion ce jour-là du sit-in de Khartoum- est de 118 morts, a ajouté ce comité de médecins.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Ouganda: 5 morts et des dizaines de disparus à la suite de glissements de terrain

juin 5, 2019

 

Cinq personnes et des dizaines de personnes sont portées disparues dans le district de Bududa, dans l’est de l’Ouganda, à la suite de glissements de terrain provoqués par de fortes pluies, a annoncé ce mercredi la Croix-Rouge locale. «Les premières informations qui nous parviennent font état d’environ 150 maisons qui pourraient avoir été détruites, de cinq personnes présumées mortes et d’environ 50 disparus», a indiqué la Croix-Rouge dans un communiqué.

Selon la porte-parole de la Croix-Rouge Irene Nakasiita, «la région (de Bududa) a connu de fortes pluies qui ont provoqué les glissements de terrain» et de nombreuses destructions. Le district de Bududa, au pied du mont Elgon, à la frontière entre l’Ouganda et le Kenya, est une zone à haut risque de glissement de terrain. En 2018, au moins 41 personnes ont été tuées à la suite du débordement d’un fleuve dans la région et en 2010 une centaine de personnes avaient été tuées lors d’un glissement de terrain. Le cabinet du premier ministre ougandais Ruhakana Rugunda a de son côté fait état de «glissements de terrain et de destructions de biens, ainsi que de personnes disparues».

«Au total, on estime que plus de 100.000 personnes vivant en précarité sur les pentes du mont Elgon sont en grand danger et doivent être relogées pour éviter le risque de glissements de terrain, a ajouté le cabinet du premier ministre. Le député local Godfrey Watenga», a déclaré à l’AFP que les glissements de terrain avaient eu lieu tard mardi soir. «C’est un événement tragique. Beaucoup de personnes seraient mortes et beaucoup seraient portées disparues, mais nous essayons d’obtenir des détails car les villages touchés sont très difficiles d’accès».

Par Le Figaro.fr avec AFP

Australie: quatre personnes tuées par un homme armé

juin 4, 2019

 

Quatre personnes ont été tuées et deux blessées après qu’un homme armé a ouvert le feu mardi soir dans le centre-ville de Darwin, dans le nord de l’Australie, a annoncé la police, précisant qu’un homme de 45 ans a été arrêté. «La menace posée par un tireur en action a disparu», a déclaré à l’AFP le commissaire Gavin Kennedy, de la police de la région du Nord. Les policiers enquêtent sur au moins cinq scènes de crime dans la ville, a-t-il ajouté.

La police avait auparavant bouclé certains secteurs de Darwin et alerté le public sur le fait qu’un tireur était en ville. L’attaque n’est pas considérée comme «un acte terroriste», a déclaré le premier ministre Scott Morrison à des journalistes à Londres. Des témoins ont raconté sur la télévision nationale ABC qu’ils avaient vu un homme armé d’un «fusil à canon scié» entrer dans un hôtel de Darwin.

«Il a tiré sur toutes les chambres, et il est entré dans chaque chambre en cherchant quelqu’un et il a tiré encore, et ensuite nous l’avons vu partir en courant, monter dans son pick-up Toyota et disparaître», a déclaré un témoin, John Rose, sur ABC. Une femme a raconté qu’elle était venue en aide à une autre femme qui se trouvait dans l’hôtel et avait «des trous partout dans le corps».

Par Le Figaro.fr avec AFP

Soudan : l’ONU appelle les forces de sécurité à l’arrêt «immédiat» des attaques

juin 3, 2019

 

La Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme a appelé lundi les autorités soudanaises à «immédiatement» cesser ses «attaques», après qu’une violente dispersion de manifestations a fait au moins 13 morts.

Dans un communiqué, Michelle Bachelet a déploré «l’usage excessif de la force», notamment de tirs à «balles réelles», sur les manifestants. «J’exhorte les forces de sécurité à mettre fin immédiatement à ces attaques et à garantir à tous un accès sûr et sans entrave aux soins médicaux», a-t-elle poursuivi. «Les informations selon lesquelles des balles réelles ont été utilisées par les forces de sécurité à proximité d’installations médicales, et même à l’intérieur de celles-ci, sont extrêmement alarmantes», a-t-elle ajouté.

Le face-à-face entre les généraux au pouvoir au Soudan et le mouvement de contestation a pris une tournure sanglante lundi avec la dispersion du sit-in des manifestants à Khartoum, qui a fait au moins 13 morts selon un comité de médecins. Le Conseil militaire a pris le pouvoir après le renversement par l’armée du président Omar el-Béchir, à la faveur d’un soulèvement populaire inédit. Les manifestants réclament désormais le transfert du pouvoir aux civils.

Ces derniers jours, la tension était montée autour du sit-in, sur fond de suspension le 21 mai des négociations entre le mouvement de contestation et les généraux, faute d’accord sur la transition politique. «Le recours excessif à la force doit faire l’objet d’enquêtes rapides et indépendantes et les responsables doivent être traduits en justice», a demandé Michelle Bachelet. «Les violations des droits humains qui ont marqué l’histoire du Soudan et déclenché les protestations soutenues au cours des six derniers mois ne doivent plus être tolérées. C’est un vrai revers», a-t-elle relevé.

Michelle Bachelet a souligné que «ceux qui exercent leur droit à la liberté de réunion et d’expression pacifiques doivent être protégés et non ciblés ou détenus. C’est un principe fondamental du droit international des droits humains».

Le Conseil militaire de transition a quant à lui démenti toute «dispersion par la force» du sit-in : si une opération de sécurité a eu lieu, elle a visé un secteur «dangereux» proche de ce site emblématique faisant face au QG de l’armée et occupé depuis près de deux mois, a-t-il argué.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Mozambique: 16 personnes tuées dans une embuscade attribuée à des islamistes

mai 31, 2019

 

Seize personnes ont été tuées dans une embuscade tendue par des islamistes présumés mardi sur une route du nord du Mozambique, l’attaque la plus meurtrière commise par ce groupe qui sème la terreur depuis 2017, a appris l’AFP de sources locales.

«Huit personnes ont été tuées dans le véhicule et sept autres ont été tuées sur place alors qu’elles tentaient de s’enfuir», a déclaré vendredi un enseignant qui a perdu un collègue dans l’attaque. Une autre personne a succombé à ses blessures mercredi. Le bilan a été confirmé par un responsable local sous couvert d’anonymat.

Publiée par Le Figaro.fr avec AFP

Niger: 3 migrants meurent de soif en plein désert, une dizaine sauvés

mai 30, 2019

 

Trois migrants nigériens sont morts de soif la semaine passée et une dizaine ont été sauvés en plein désert nigérien alors qu’ils étaient en route pour la Libye, a annoncé ce jeudi un élu d’Agadez (nord du Niger).

«Trois migrants, tous des Nigériens, sont morts dans le désert à la suite d’une panne de leur véhicule qui transportait une dizaine de passagers en direction de la Libye», a précisé à l’AFP l’élu d’Agadez, la grande ville du nord nigérien, plaque tournante du trafic de migrants vers l’Europe. Les rescapés ont été «sauvés par l’armée nigérienne» après s’être «égarés» pendant qu’ils recherchaient un des deux puits situés sur leur itinéraire, selon cet élu.

Le flux de migrants vers la Libye et l’Europe a chuté depuis le pic de 2017. Lors d’une visite début mai à Niamey de la chancelière allemande Angela Merkel, le président nigérien Mahamadou Issoufou avait relevé que le flux de migrants qui passent par le Niger «a fondu» en passant de 5000 à 10.000 par an contre 150.000 par an, après des mesures drastiques prises par les autorités.

Pour décourager les passeurs, Niamey a voté en 2015 une loi très sévère rendant leurs crimes passibles de peines pouvant aller jusqu’à 30 ans de prison. L’armée et l’Organisation internationale des migrations multiplient les patrouilles dans le désert pour dissuader les migrants.

Par Le Figaro.fr

RDC : au moins 30 morts dans un naufrage sur le lac Mai-Ndombe, dans l’ouest du pays

mai 27, 2019

Le lac Mai-Ndombe en RDC © Creative Commons/Wikimedia/J. Claeys Boùùaert

 

Au moins 30 personnes ont été tuées et plusieurs dizaines d’autres sont portées disparues dans le naufrage, samedi, d’une embarcation sur le lac Mai-Ndombe, dans l’ouest de la République démocratique du Congo.

« Jusqu’ici nous avons retrouvé 30 corps sans vie, douze femmes, onze enfants et sept hommes », a déclaré Simon Mbo Wemba, le maire d’Inongo, une localité sur le lac Mai-Ndombe, dans la province du même nom qui se trouve au nord de Kinshasa. « Le bilan est encore provisoire », a-t-il ajouté après le naufrage de l’embarcation samedi. « Il y a 183 rescapés. D’après eux, le bateau avait embarqué plus de 350 passagers », a-t-il ajouté, précisant que les recherches allaient se poursuivre sur le lac.

Le nombre exact de passagers est difficile à établir, en raison de la présence de clandestins sur ce bateau de type « baleinière », à savoir une embarcation en bois à fond plat, de 15 à 30 mètres de long sur 2 à 6 mètres de large. Le maire a pointé « l’état de vétusté de la baleinière ».

Drames récurrents

La RDC est souvent endeuillée par ce genre de tragédie. Mi-avril, au moins quinze personnes avaient été tuées et des dizaines d’autres portées disparues dans le naufrage d’une embarcation entre Goma et le territoire de Kalehe sur le lac Kivu (est).

Au chevet des victimes, le nouveau président de la RDC Félix Tshisekedi avait annoncé le port obligatoire de gilets de sauvetage par les passagers voyageant sur le lac Kivu. Les naufrages se soldent souvent par des bilans très lourds en raison de la surcharge et de la vétusté des embarcations, de l’absence de gilets de sauvetage à bord et du fait que beaucoup de passagers ne savent pas nager.

Jeuneafrique.com avec AFP