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Côte d’Ivoire : cinq morts après plusieurs jours de violences

août 15, 2020

Des policiers interpellent un manifestant lors des rassemblements contre une nouvelle candidature d’Alassane Ouattara, à Abidjan le 13 août 2020.

Des policiers interpellent un manifestant lors des rassemblements contre une nouvelle candidature d’Alassane Ouattara, à Abidjan le 13 août 2020. © REUTERS/Luc Gnago

 

Cinq personnes sont mortes après plusieurs jours de violences liées à l’annonce de la candidature à un troisième mandat du président Alassane Ouattara, a annoncé le gouvernement, appelant à « la retenue ».

Les manifestations ont engendré « de nombreux dérapages qui ont causé cinq morts et 104 blessés », a fait savoir le ministre de la Sécurité et de la protection Civile, le général Diomandé Vagondo, dans un nouveau communiqué publié vendredi soir.

« Dix policiers et deux gendarmes » comptent parmi les blessés, selon le ministre ivoirien, qui annonce « un retour au calme sur toute l’étendue du territoire national ». Et « 68 personnes ont été interpellées pour troubles à l’ordre public, incitation à la révolte, violence sur les forces de l’ordre et destruction de biens d’autrui », au cours de ces manifestations.

« Le calme est revenu à Gagnoa »

Un peu plus tôt, la police avait annoncé un mort dans des heurts à Gagnoa, ville natale de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo. « Nous déplorons un tué dans des affrontements dans la nuit d’hier à aujourd’hui entre des pro et anti-troisième mandat », a déclaré le maire de Gagnoa, Yssouf Diabaté. « Il y a eu des blessés de part et d’autre », a-t-il poursuivi, affirmant que « le calme est revenu ».

Selon le communiqué du gouvernement, trois personnes ont été tuées lors des violences survenues à Daoukro, bastion de l’ancien président Henri Konan Bédié, également candidat à la présidentielle d’octobre. Les sièges du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) comme du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP, parti présidentiel) y ont été saccagés mercredi.

« Tout en déplorant ces actes de vandalisme et leurs conséquences dommageables, le gouvernement appelle l’ensemble des populations à la retenue », conclut le communiqué du général Diomandé Vagondo.

Par Jeune Afrique avec AFP

[Photos] Beyrouth : les images apocalyptiques du jour d’après

août 5, 2020

Vue de Beyrouth le 5 août 2020, au lendemain des explosions survenues dans le port de la capitale.

Vue de Beyrouth le 5 août 2020, au lendemain des explosions survenues dans le port de la capitale. © AP SIPA /Hussein Malla

Immeubles éventrés, hôpitaux débordés, familles endeuillées et sans domicile… les deux explosions survenues mardi 4 août ont plongé la capitale libanaise dans un chaos total.

Deux puissantes explosions ont secoué Beyrouth mardi en fin d’après-midi. Parties d’un entrepôt du port de la capitale où étaient stockées plus de 2 700 tonnes de nitrate d’ammonium, produit qui entre dans la composition de certains engrais mais aussi d’explosifs, ces déflagrations ont fait plus de 100 morts, 4000 blessés et 300 000 sans abris, selon le bilan provisoire délivré par la Croix Rouge libanaise.

Ressenties à des centaines de kilomètres, les explosions ont plongé la capitale dans un état post-apocalyptique. Immeubles détruits, familles endeuillées et sans logement, hôpitaux saturés… retour en images sur une catastrophe sans précédent.

  • Champignon de fumée orange

Les explosions dans le portd de Beyrouth mardi 5 août 2020 ont provoqué un immense champignon de fumée dans le ciel de la capitale libanaise.

Les explosions, dont le souffle a été ressenti jusque sur l’île Chypre, à plus de 200 kilomètres de Beyrouth, ont formé un nuage géant semblable à un champignon atomique. Les stocks de nitrate d’ammonium dans l’un des entrepôts du port sont suspectés d’être la cause du désastre.

  • Beyrouth sous les décombres 

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Éclats de verre, véhicules en feu, bâtiments détruits … les images de Beyrouth au lendemain des explosions sont dignes d’une scène de guerre.
  • Hôpitaux saturés

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Les secours s’affairent à transférer les victimes dans les différents hôpitaux de la capitale, débordés après les explosions.

  • Sauvetage improvisé

Lebanon Explosion

Des civils tentent d’évacuer un marin blessé alors qu’il se trouvait sur un navire qui accostait non loin du lieu de l’explosion qui a frappé le port de Beyrouth.

  • Solidarité citoyenne

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Anonymes et soldats œuvrent main dans la main pour évacuer les habitants touchés par les violentes déflagrations.

  • L’hôpital Saint Georges à Achrafieh, très endommagé 

Lebanon Explosion

Les hôpitaux de la capitale libanaise sont arrivés à pleine capacité mardi soir, certains d’entre eux ayant subi d’importants dégâts après les explosions. De nombreux patients sont renvoyés vers des établissements situés aux quatre coins du pays.

  • Course contre la montre

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Les secouristes, épaulés par des agents de sécurité, ont cherché toute la nuit des survivants ou des blessés coincés sous les décombres des immeubles.

  • Drames humains

Beyrouth sous les décombres ce mardi 4 août après la double explosion survenue dans le port.

Des familles entières se retrouvent à la rue après la destruction de nombreux immeubles d’habitations. Ici, un père portant sa fille dans les rues de Beyrouth.

  • Tensions entre civils et autorités

Lebanon

Dans un contexte politique déjà tendu, les explosions survenues ce mardi 4 août ont engendré d’énièmes affrontements avec les forces de l’ordre. Ici des manifestants anti-gouvernementaux venus protester devant le ministère de l’Énergie et de l’Eau après le drame.

Ave Jeune Afrique par Mélany Procolam

Liban : ce que l’on sait des fortes explosions survenues à Beyrouth

août 4, 2020

Libex

Deux puissantes explosions successives ont secoué Beyrouth mardi 4 août. afp.com/Anwar AMRO

Deux puissantes explosions successives ont secoué Beyrouth ce mardi en fin d’après-midi, semant la panique et provoquant un immense champignon de fumée dans le ciel de la capitale libanaise. Les puissantes déflagrations qui ont secoué le port de la capitale ont fait plus de 60 morts et plus de 2750 blessés, selon un bilan provisoire établi en début de soirée. L’express fait le point sur la situation.

·  Une première explosion suivie d’une autre

Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux ont montré une première explosion suivie d’une autre qui provoque le gigantesque nuage de fumée. Les déflagrations ont fait trembler les immeubles et brisé des vitres à des kilomètres à la ronde. « C’est une catastrophe à l’intérieur du port. Il y a des cadavres par terre. Des ambulances emmènent les corps », a indiqué un soldat aux abords du port.

Les médias locaux ont diffusé des images de personnes coincées sous des décombres, certaines couvertes de sang. « J’ai senti comme un tremblement de terre et puis après une énorme déflagration et les vitres se sont cassées. J’ai senti que c’était plus fort que l’explosion lors de l’assassinat de Rafic Hariri » en 2005, provoqué par une camionnette bourrée d’explosifs, a déclaré une Libanaise dans le centre-ville de Beyrouth. Des voitures, avec leurs airbags gonflés, mais aussi des bus ont été abandonnés au beau milieu de plusieurs routes. Selon des témoins, les déflagrations ont été entendues jusqu’à la ville côtière de Larnaca, à Chypre, distante d’un peu plus de 200 km des côtes libanaises.

Un navire arrimé face au port de Beyrouth est en flamme, après les violentes explosions qui ont ravagé le secteur mardi, a constaté une correspondante de l’AFP, sans qu’il ne soit possible de déterminer s’il y avait à son bord des passagers. Plusieurs entrepôts du port ont été dévastés, tandis que le sol est jonché de verre brisé. Le secteur du port a été bouclé par les forces de sécurité, qui ne laissent passer que la défense civile, les ambulances aux sirènes hurlantes et pompiers, selon des correspondants de l’AFP à l’entrée du port. Aux abords, les dégâts matériels et destructions sont importants.

Plus de deux heures après l’explosion, les flammes enveloppaient toujours le secteur. « Nous avons vu un peu de fumée et ensuite une explosion. Puis le champignon. La force de l’explosion nous a propulsés en arrière dans l’appartement », a raconté un habitant du quartier de Manssouriyeh, qui a assisté à la scène depuis son balcon, à plusieurs kilomètres du port.

Après les explosions, de nombreux habitants, dont certains blessés, marchaient vers des hôpitaux dans plusieurs quartiers de Beyrouth. Devant le centre médical Clémenceau, des dizaines de blessés parmi lesquels des enfants, parfois couverts de sang, attendent d’être admis. « C’est une catastrophe dans tous les sens du terme », a déploré le ministre de la Santé, Hamad Hassan, interrogé par plusieurs télévisions alors qu’il visitait un hôpital de la capitale. « Les hôpitaux de la capitale sont tous pleins de blessés », a-t-il souligné, appelant à transporter les autres blessés vers des établissements de la banlieue.

  • L’origine des explosions encore inconnue

On ignore encore à ce stade l’origine des explosions. Dans une première réaction d’un responsable, le directeur général de la Sûreté générale, Abbas Ibrahim, a déclaré que les explosions étaient peut-être dues à des « matières explosives confisquées depuis des années », mais ajouté que l’enquête en cours devrait déterminer « la nature exacte de l’incident ». « Il semble qu’il y ait un entrepôt contenant des matières confisquées depuis des années, et il semblerait qu’il s’agissait de matières très explosives », a-t-il indiqué.

Le Premier ministre libanais, Hassan Diab, a quant à lui assuré que les responsables devraient « rendre des comptes ». « Ce qui s’est passé aujourd’hui ne passera pas sans que des comptes soient rendus. Les responsables de cette catastrophe devront payer le prix », a martelé le chef du gouvernement lors d’une allocution télévisée. Le Premier ministre a également décrété une journée de deuil national mercredi « pour les victimes de l’explosion du port de Beyrouth ». Le président libanais, Michel Aoun, a lui convoqué mardi soir une « réunion urgente » du Conseil supérieur de la Défense, après les violentes explosions, ont annoncé ses services.

En Israël, pays voisin qui a mené plusieurs opérations militaires ces dernières décennies contre le Liban, un responsable du gouvernement a affirmé à l’AFP sous couvert d’anonymat que son pays n’avait « rien à voir avec l’incident ».

  • La France prête à apporter une « assistance » si nécessaire

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a déclaré ce mardi soir que la France était aux « côtés du Liban » et prête à lui apporter son aide. « La France se tient et se tiendra toujours aux côtés du Liban et des Libanais. Elle est disposée à apporter son assistance en fonction des besoins qu’exprimeront les autorités libanaises », a-t-il déclaré sur Twitter. « Alors que Beyrouth vient d’être durement touchée par des explosions, la France présente ses condoléances aux familles des victimes et souhaite un prompt rétablissement aux nombreux blessés », a-t-il ajouté.

Alors que Beyrouth vient d’être durement touchée par des explosions, la France présente ses condoléances aux familles des victimes et souhaite un prompt rétablissement aux nombreux blessés.

— Jean-Yves Le Drian (@JY_LeDrian) August 4, 2020

Emmanuel Macron a quant à lui « exprimé sa solidarité fraternelle avec les Libanais après l’explosion qui a fait tant de victimes et de dégâts ce soir à Beyrouth ». « La France se tient aux côtés du Liban. Toujours. Des secours et moyens français sont en cours d’acheminement sur place », a-t-il écrit sur Twitter.

J’exprime ma solidarité fraternelle avec les Libanais après l’explosion qui a fait tant de victimes et de dégâts ce soir à Beyrouth. La France se tient aux côtés du Liban. Toujours. Des secours et moyens français sont en cours d’acheminement sur place.

— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) August 4, 2020

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a lui aussi exprimé le soutien de son pays au peuple « résilient » du Liban. « Nos pensées et prières sont avec le grand et résilient peuple du Liban », a tweeté le ministre iranien.

Israël a aussi proposé mardi soir une aide humanitaire au Liban, pays voisin avec lequel il est techniquement en état de guerre. « Israël s’est tourné vers le Liban par l’intermédiaire de contacts sécuritaires et politiques internationaux pour offrir une aide humanitaire et médicale au gouvernement libanais », ont annoncé dans un communiqué les ministères israéliens des Affaires étrangères et de la Défense.

Hassan Diab a appelé les « pays amis » à aider le Liban. « Je lance un appel urgent à tous les pays amis et les pays frères qui aiment le Liban à se tenir à ses côtés et à nous aider à panser nos plaies profondes », a lancé le Premier ministre libanais.

Par Lexpress.fr avec AFP

Explosions à Beyrouth: «Tout a commencé à s’écrouler autour de nous»

août 4, 2020
Virginie Lefèvre a salué la réaction de ses compatriotes, qui se sont rapidement mobilisés afin d’offrir des vêtements, des lieux d’hébergement et même du sang aux victimes dans le besoin.
© COURTOISIE Virginie Lefèvre a salué la réaction de ses compatriotes, qui se sont rapidement mobilisés afin d’offrir des vêtements, des lieux d’hébergement et même du sang aux victimes dans le besoin.
TROIS-RIVIÈRES — «Au début, on sent une super forte incertitude en nous. Puis, on se dit que ce n’est pas possible que ça arrive là, maintenant, que c’est trop. Ce n’est que quelques heures après qu’on pense aux événements avec rationalité. Et pendant tout ce temps, la peur est présente.»

Résidente du Liban depuis maintenant 10 ans, la Trifluvienne d’origine Virginie Lefèvre se trouvait à son lieu de travail, dans les bureaux de l’organisme non gouvernemental (ONG) à vocation humanitaire Amel, lorsque deux explosions d’envergure sont survenues en plein cœur de la capitale, mardi en fin d’après-midi. Sans grande surprise, d’intenses émotions se sont aussitôt chevauchées dans son cœur.

«Dans un premier temps, on a senti que ça tremblait. On a donc pensé à un tremblement de terre, mais je n’avais jamais senti un tel mouvement du sol. Ensuite, tout a commencé à s’écrouler autour de nous. Finalement, on a pu voir et entendre les deux explosions. On a fait le lien entre les trois incidents, mais on pensait à un attentat», a raconté Mme Lefèvre.

Quelques instants après, les ambulances ont foulé les rues. L’organisme pour lequel œuvre la Trifluvienne de 35 ans a ensuite commencé à recevoir des appels pour réclamer des dons de sang. Enfin, les médias nationaux ont fait état de la situation, avançant qu’un entrepôt désaffecté de produits dangereux situé près de feux d’artifice avait causé ces explosions, qui semblent jusqu’à présent d’origine accidentelle.

En plus de s’être mise à craindre pour sa propre sécurité dès le début des événements, Virginie Lefèvre a eu peur pour ses proches, dont certains avaient peut-être été blessés ou même tués par l’impact, qui, au moment d’écrire ces lignes, avait fait plusieurs dizaines de morts et des milliers de blessés à Beyrouth.

Virginie Lefèvre est passée par toute une gamme d’émotions après la double explosion survenue à Beyrouth, mardi.

© FACEBOOK Virginie Lefèvre est passée par toute une gamme d’émotions après la double explosion survenue à Beyrouth, mardi.
«On ressent une certaine urgence de contacter rapidement tous les gens que l’on connaît, car plus les minutes passent et plus on apprend des détails sur ce qui s’est passé. De plus, on souhaite rassurer tous ceux qui se trouvent autour de nous, qui sont inquiets. Le dernier réflexe qu’on a, c’est d’appeler la famille et les proches qui ne sont pas au Liban, qui voient les images à la télé et qui, avec raison, craignent pour nous», a exprimé la Trifluvienne.

Un vent de chaleur provenant de son Trois-Rivières natal a effectivement pu traverser l’océan et rejoindre le coeur de Mme Lefèvre, qui s’est dite surprise par ce soutien.

«On n’est pas habitué de voir les événements du Liban faire la une ailleurs dans le monde. Ça m’a donc beaucoup touchée de voir que les gens du Québec, et particulièrement de Trois-Rivières, m’écrivaient non seulement pour avoir de mes nouvelles, mais également pour s’informer de la condition des autres Libanais touchés. C’est très beau.»

Il est à noter que le bilan des victimes de ces explosions continuait de s’alourdir, mardi soir, et promettait d’augmenter encore au fur et à mesure «que des gens étaient découverts parmi les décombres».

Vouloir faire une différence

Bien que les habitants du Liban se seraient passés d’un tel incident, la Trifluvienne contactée par Le Nouvelliste a tout de même pu sourire quelques instants durant la journée grâce à la réaction de ses proches à la suite des explosions.

«Certes, on ressent actuellement un grand énervement de voir que ça arrive encore et toujours au même pays. En même temps, je constate en moi et auprès de mes amis une grande volonté de faire quelque chose pour aider les plus démunis. On a eu de la chance, mais ce n’est pas le cas pour tout le monde. On souhaite donc partager pour aider les moins chanceux d’entre nous.»

Comme l’organisme pour lequel elle œuvre a pour mission de faire une différence dans la vie des Libanais dans le besoin sur les plans de l’éducation, de l’alimentation, des conditions de vie ainsi que des soins, Virginie Lefèvre et ses collègues passeront les prochains jours à déployer de nombreuses équipes dans la capitale pour épauler les citoyens qui ont été touchés par ces explosions.

«On effectue vraiment un travail de terrain. Notamment, on a 25 centres médicaux sociaux répartis sur tout le Liban, six ambulances et des unités mobiles éducatives. Dès mardi soir, nos 800 membres ont pu joindre leurs efforts afin de donner suite aux appels concernant le don de sang ou la recherche de soins», a-t-elle fait savoir.

«Certains ont également été envoyés dans les rues de Beyrouth pour recenser les secteurs ayant subi les plus grands dommages. Dès demain (mercredi), nos équipes de volontaires, particulièrement des jeunes, vont aller aider des familles à nettoyer leurs domiciles ravagés par les explosions», a ajouté la Trifluvienne.

Un pays malchanceux

Évidemment, une telle tragédie aurait été dévastatrice pour n’importe quel pays du globe. Cependant, aux yeux de Virginie Lefèvre, le Liban était déjà particulièrement touché par toutes sortes de problématiques. Ce faisant, il pourrait être extrêmement difficile pour l’État de pallier l’ensemble des dommages occasionnés par ce qui est survenu à Beyrouth.

«Ces jours-ci, il y a une augmentation assez exponentielle des cas de COVID-19 au pays. De plus, l’État est extrêmement absent dans la gestion du territoire en plus d’être au bord de la faillite. Nous vivons une grave crise économique et essuyons toujours les conséquences de la crise humanitaire causée par les réfugiés syriens. Les catastrophes se succèdent ici», a mentionné la dame de 35 ans.

À la suite de la double explosion, un épais nuage de fumée s’est répandu au coeur de la capitale.© COURTOISIE À la suite de la double explosion, un épais nuage de fumée s’est répandu au cœur de la capitale.

Créé au Liban, l’ONG Amel a également pour mandat de faire connaître la situation vécue par ce pays à l’échelle planétaire, de sorte que «les autres pays prennent conscience qu’il est important de contribuer à enrayer les problématiques qui font rage à cet endroit», soutient Virginie Lefèvre.

Avec Le Nouvelliste par Pierrick Pichette

Burkina: un engin explosif tue six personnes dont des enfants

août 2, 2020

 

Au moins six personnes, dont des enfants, ont été tuées samedi soir par l’explosion d’un engin artisanal au passage de leur charrette dans une région du nord du Burkina confronté à des attaques djihadistes, selon des sources sécuritaires et locales.

«Une charrette conduite par un groupe d’enfants a explosé sur un engin artisanal hier samedi, aux environs de 17h. Le bilan provisoire est de six morts et quatre blessés», a déclaré à l’AFP une source sécuritaire. «Les blessés ont été évacués au CHR (Centre hospitalier régional) de Ouahigouya. Une équipe (militaire) a été envoyée sur place pour le constat et sécuriser la zone», a précisé cette source.

Les victimes sont «presque toutes des enfants qui revenaient de pâturage avec leurs animaux» lorsque leur charrette a sauté «sur la mine», selon un habitant joint à Ouahigouya.

Le Burkina Faso, particulièrement les régions du nord et de l’est, est confronté à des attaques djihadistes qui ont fait plus de 1 000 morts et environ un million de déplacés depuis 2015. Les attaques avec des engins explosifs improvisés s’y sont multipliées depuis 2018 coûtant la vie à près de 200 personnes – civils et militaires -, selon un décompte de l’AFP. Ces attaques sont souvent couplées à des embuscades.

Les violences djihadistes dans le Sahel, souvent entremêlées à des conflits inter communautaires, qui ont fait plus de 4000 morts au Mali, au Niger et au Burkina Faso, selon l’0NU.

Par Le Figaro avec AFP

Tchad: au moins dix civils tués dans une attaque de Boko Haram

juillet 31, 2020

 

Au moins dix civils ont été tués et sept autres enlevés vendredi au Tchad dans une attaque attribuée au groupe djihadiste Boko Haram par un officier de l’armée et le préfet local. «Vers trois heures du matin, les éléments de Boko Haram ont attaqué Tenana, tuant deux femmes et huit hommes» de ce village de la région du Lac, une zone frontalière du Nigeria, du Niger et du Cameroun, a dit à l’AFP un officier sous couvert de l’anonymat. «Ils ont enlevé sept hommes, pillé et brûlé le village avant de se retirer», a ajouté la même source. Dans cette région marécageuse parsemée d’îlots où les djihadistes avaient trouvé refuge, l’armée tchadienne avait déclenché en avril une vaste offensive contre Boko Haram après la mort de 98 soldats dans l’attaque d’une de ses bases à Bohoma.

Le préfet de Fouli, Yacoub Mahamat Seitchimi, a confirmé l’attaque de vendredi et son bilan sans donner plus de détails. «J’ai envoyé le sous-préfet et le commandant de la gendarmerie, ils sont allés compatir avec les familles endeuillées», a-t-il dit. «Il s’agit des enfants de la localité mécontents qui s’attaquent à leurs propres parents», a-t-il ajouté. Contacté par l’AFP, le ministre de la Communication, Mahamat Zene Cherif, n’a pas confirmé l’attaque, affirmant qu’il était lui-même en train de «recouper ses informations».

Après l’offensive d’avril, qui avait conduit les troupes tchadiennes à se déployer jusqu’au Niger et au Nigeria, le président Idriss Déby Itno, qui aura en décembre passé 30 ans au pouvoir, avait affirmé qu’il n’y avait «plus un seul djihadiste sur l’ensemble de la zone insulaire». Mais le 9 juillet, un véhicule de l’armée avait sauté sur une mine artisanale à Kalam, ce qui avait provoqué la mort d’au moins huit soldats tchadiens dans une attaque également attribuée à Boko Haram.

Par Le Figaro avec AFP

Mali: 22 morts et 21 blessés dans une collision entre un minibus et un camion

juillet 28, 2020

 

Vingt-deux personnes ont été tuées et 21 blessées, dont sept gravement, dans une collision entre un minibus et un poids lourd dans le sud du Mali, a annoncé mardi le ministère des Transports.

L’accident s’est produit aux environ de 09H00 (GMT et locales) sur la Route nationale 26 qui relie la capitale Bamako à la Guinée, entre Kangaba et Bancoumana, selon un communiqué du ministère . L’excès de vitesse et le non-respect du code de la route sont en cause, a précisé la même source.

Les accidents de la route sont nombreux au Mali, où le mauvais état des axes routiers a été par le passé source de tensions sociales. Le ministère a appelé les usagers à la plus grande prudence, «surtout en cette veille de la fête» de l’Aïd el-Adha, qui commence vendredi, et qui est synonyme de nombreux déplacements dans un pays largement musulman comme le Mali. La route reste le moyen de transport de marchandises et de personnes le plus utilisé dans ce pays d’Afrique de l’Ouest sans accès à la mer.

Par Le Figaro avec AFP

Coronavirus: plus de 650.000 morts dans le monde, selon le comptage AFP

juillet 27, 2020

650.011 décès ont été recensés, pour un total de 16.323.558 cas détectés depuis décembre 2019.

La pandémie de nouveau coronavirus a fait plus de 650.000 morts dans le monde, dont près du tiers en Europe, depuis que le bureau de l’OMS en Chine a fait état de l’apparition de la maladie fin décembre, selon un comptage de l’AFP réalisé à partir de sources officielles lundi 27 juillet à 16H00 GMT.

Au total, 650.011 décès ont été recensés, pour un total de 16.323.558 cas (9.190.345 personnes sont considérées guéries). Le nombre de morts a doublé en un peu plus de deux mois et plus de 100.000 nouveaux décès ont été enregistrés depuis le 9 juillet.

L’Europe reste le continent le plus touché en nombre de morts (208.138), mais la pandémie progresse toujours rapidement en Amérique latine et dans les Caraïbes, où 184.307 décès étaient recensés. Les États-Unis sont eux le pays avec le plus lourd bilan (146.968 décès) devant le Brésil (87.004), le Royaume-Uni (45.752), le Mexique (43.680) et l’Italie (35.112).

Par Le Figaro avec AFP

Cameroun : cinq combattants de Boko Haram tués

juillet 26, 2020

L’armée camerounaise a annoncé ce dimanche 26 juillet avoir tué la veille cinq combattants du groupe djihadiste Boko Haram vers Gouzda-Vreket, un village proche de la frontière nigériane.

«Le 25 juillet, une équipe du commando de nos Forces de défense (…) a eu un accrochage violent avec les terroristes de Boko Haram», a déclaré le porte-parole de l’armée, le capitaine de frégate Cyrille Serge Atonfack Guemo dans un communiqué transmis à l’AFP dimanche.

Le bilan fait état de «cinq terroristes neutralisés, «4 fusils d’assaut récupérés», ainsi que des munitions et du matériel logistique saisis. Aucun militaire n’a été tué au cours de cet affrontement.

52 attaques pour le seul mois de juin

Née dans le nord-est du Nigeria en 2009, l’insurrection de Boko Haram s’est peu à peu propagée à ses voisins camerounais, nigérien et tchadien, particulièrement dans la région du lac Tchad, située à la frontière entre ces quatre pays. En 2016, le groupe s’est scindé en deux branches : la faction historique, dirigée par Abubakar Shekau, et l’Iswap, affilié à l’Etat islamique (EI). L’Extrême-Nord du Cameroun, au sud du lac, est l’une des régions les plus pauvres du monde. Elle est plutôt la cible d’attaques commanditées par la faction historique de Boko Haram.

Le Nord du lac Tchad, à cheval sur le Tchad et le Niger, est plutôt le repaire de ISWAP. Ces derniers mois, peu d’accrochages entre l’armée camerounaise et le groupe djihadiste ont été rapportés. Toutefois, une multitude de petites attaques contre des civils dans les villages, avec des vols de bétails et de vivres, ont eu lieu. Au mois de juin dernier, 52 attaques contre des civils ont ainsi été enregistrés dans cette région, selon les Nations unies.

Depuis 2015, les quatre pays riverains du lac Tchad luttent contre ces groupes djihadistes au sein d’une Force multinationale mixte (FMM). Mais ces derniers mois, son efficacité a été de plus en plus discutée. Les attaques continuent dans tous les pays de la FMM. Le Tchad avait lancé en mars une grande opération militaire, affirmant à son terme avoir chassé Boko Haram de son territoire Mais début juillet, au moins huit de ses soldats ont péri dans une attaque sur son sol.

Le nord-ouest du Nigeria est lui aussi, dix ans après le début de l’insurrection, toujours meurtri par les attaques. Plus de 36.000 personnes y ont été tués depuis 2009, et plus de deux millions de personnes ne peuvent toujours pas regagner leur foyer.

Par Le Figaro avec AFP

Iran: le coronavirus a fait plus de 15.000 morts

juillet 23, 2020

 

 

Le 21 juillet dernier, 229 personnes sont décédées du Covid-19 en 24h dans le pays du Moyen-orient le plus touché par la crise sanitaire actuelle.

Le bilan des décès causés par le nouveau coronavirus en Iran a franchi la barre symbolique des 15.000, a annoncé ce jeudi 23 juillet le ministère de la Santé, signalant une hausse du nombre de morts, d’hospitalisations et de contagions dans l’ensemble du pays. «Nous avons malheureusement perdu 221 de nos chers compatriotes à cause de la maladie Covid-19 au cours des dernières 24 heures», a déclaré Sima Sadat Lari, porte-parole du ministère, sur la télévision d’État.

Ce qui porte le bilan à 15.074 décès en Iran, pays du Moyen-Orient le plus touché par la pandémie. La République islamique fait face depuis fin juin à une nette augmentation de la mortalité quotidienne due au virus, enregistrant mardi un nouveau record de décès (+229) depuis le début de l’épidémie en février.

La porte-parole a appelé les Iraniens à éviter tout voyage inutile ainsi que les endroits bondés et à ne pas organiser de cérémonies funéraires ni de mariages. Le président iranien Hassan Rohani a indiqué jeudi que l’Iran allait commémorer la mort au VIIème siècle de l’imam Hossein, figure emblématique du chiisme, à partir du 21 août. Pendant ces célébrations, qui doivent durer deux mois, aucun mariage n’est célébré.

D’après Mme Lari, 2.621 personnes ont été testées positives au Covid-19 ces dernières 24 heures, portant le total des infections à 284.034. «Nous constatons une augmentation des cas de maladie, d’hospitalisation et de décès dans tout le pays», a-t-elle déploré, précisant que les hospitalisations avaient récemment doublé dans les provinces de Fars (sud) et de Khorassan-é Razavi (nord-est). Selon elle, la situation est préoccupante dans 25 des 31 provinces où l’épidémie semble de nouveau se propager depuis début mai.

Par Le Figaro avec AFP