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Naufrage sur le lac Victoria: la Tanzanie commence à enterrer ses morts

septembre 23, 2018

Le cercueil d’une victime du naufrage du MV Nyerere est transporté sur la rive du lac Victoria, le 22 septembre 2018 en Tanzanie / © AFP / Casmir ODUOR

La Tanzanie endeuillée commence dimanche à enterrer ses morts, trois jours après le naufrage d’un ferry sur le lac Victoria, qui a fait 218 morts selon un bilan encore provisoire.

« Nous allons commencer à inhumer ici les corps qui n’auront pas encore été identifiés par des proches. La cérémonie sera présidée par le Premier ministre, Kassim Majaliwa, et les représentants des différentes confessions religieuses seront là », disait samedi le gouverneur de la région de Mwanza (nord-ouest), John Mongella, à la télévision publique TBC One.

Le travail de recherche des corps devrait se poursuivre dans le même temps.

Samedi soir encore, les plongeurs s’affairaient autour de la coque qui affleurait à quelques dizaines de mètres à peine de l’île d’Ukara, la destination finale du ferry, sous le regard de centaines d’habitants, a constaté un journaliste de l’AFP.

Des habitants attendent sur la rive du lac Victoria les sauveteurs qui reviennent avec les corps de victimes du naufrage du ferry MV Nyerere, le 22 septembre 2018 en Tanzanie / © AFP / Casmir ODUOR

Sur le rivage, des dizaines de cercueils en bois étaient alignés, attendant d’être récupérés par les proches des victimes.

Le gouverneur a annoncé qu’un « dispositif » permettant de « retourner » l’épave, et donc d’accélérer les recherches, était en chemin pour Ukara. « Nous attendons d’un moment à l’autre les spécialistes et le dispositif pour retourner le ferry. Ils ont promis de se mettre à l’oeuvre dès leur arrivée », a expliqué M. Mongella.

Le très lourd bilan de 218 morts dépasse largement la capacité théorique du MV Nyerere, qui n’était que de 101 passagers. Sans même compter les 41 rescapés.

La coque renversée du ferry MV Nyerere naufragé dans le lac Victoria, 21 september 2018. / © AFP / Stringer

L’enquête devra déterminer le nombre exact de personnes à bord du bateau au moment du drame, qui reste flou à ce stade.

Elle devra aussi faire la part entre les témoignages. Selon certains, des passagers se sont déplacés vers l’avant du navire à l’approche du débarcadère, et ce mouvement a déséquilibré le bateau. Selon d’autres, la personne à la barre, distraite par son téléphone portable, a raté la manœuvre d’approche et, souhaitant se rattraper, a effectué une manœuvre brutale qui a fait chavirer le ferry.

Vendredi soir, le président tanzanien, John Magufuli, avait révélé que le capitaine, absent, avait laissé à la manoeuvre un subordonné sans expérience.

Tanzanie / © AFP / Vincent LEFAI

La surcharge des embarcations est un facteur récurrent des catastrophes sur le plus grand lac d’Afrique, traversé par des navires vétustes, avec des autorités sont souvent peu regardantes sur la sécurité. En 1996, quelque 800 personnes, selon la Croix-Rouge, avaient trouvé la mort dans le naufrage du ferry Bukoba, surchargé de passagers, à quelques milles au large de Mwanza.

Pour aggraver les choses, très peu de gens ont l’occasion d’apprendre à nager dans cette région du monde.

L’espoir de voir évoluer le nombre de rescapés est désormais quasi nul. Contre toute attente cependant, le machiniste a été extrait vivant de l’épave samedi à la mi-journée, après avoir survécu pendant près de deux jours dans un compartiment du navire encore rempli d’air, a indiqué un député local.

Tanzanie: les familles des victimes de l’accident en deuil / © AFP /

« Ce qui s’est passé est horrible », soupire Ahmed Caleb, 27 ans, t-shirt noir sur les épaules. « J’ai perdu mon patron, des amis, des gens avec qui j’ai été à l’école ».

Évoquant une « négligence », le président tanzanien a ordonné vendredi soir que « toutes les personnes impliquées dans la gestion du ferry » soient arrêtées. « Les responsables seront absolument punis », a-t-il promis, décrétant également un deuil national de quatre jours.

Le ferry MV Nyerere, du nom du premier président tanzanien Julius Nyerere, assurait la liaison entre l’île d’Ukara et celle, située juste en face, d’Ukerewe, qui abrite la localité de Bugolora, où les habitants d’Ukara viennent régulièrement s’approvisionner.

Après le pape François vendredi, le secrétaire-général de l’ONU, Antonio Guterres, a présenté ses condoléances « aux familles des victimes, au gouvernement et au peuple de la république unie de Tanzanie ».

Romandie.com avec(©AFP / (23 septembre 2018 13h22)

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Naufrage en Tanzanie: le bilan atteint 218 morts, un survivant extrait de l’épave

septembre 22, 2018

La coque renversée du ferry MV Nyerere naufragé dans le lac Victoria, 21 septembre 2018. / © AFP / Stringer

Deux cent dix-huit morts. Le bilan du naufrage du ferry MV Nyerere dans le sud du lac Victoria, en Tanzanie, ne cessait de s’alourdir samedi au troisième jour des opérations de recherches, même si, à la surprise générale, un survivant a été extrait de l’épave.

Les plongeurs des équipes de recherches continuaient samedi soir leur travail autour de la coque qui affleurait encore à quelques dizaines de mètres à peine de l’île d’Ukara, la destination finale du ferry, sous le regard de centaines d’habitants, a rapporté un journaliste de l’AFP.

« Nous déplorons au moment où nous parlons 218 morts et les opérations se poursuivent », a déclaré samedi soir John Mongella, le gouverneur de la région de Mwanza (nord-ouest), à la télévision publique TBC One.

Le gouverneur a par ailleurs assuré qu’un « dispositif » permettant de « retourner » l’épave ayant chaviré, et donc d’accélérer les recherches, était en chemin pour Ukara. « Nous attendons d’un moment à l’autre les spécialistes et le dispositif pour retourner le ferry. Ils ont promis de se mettre à l’oeuvre dès leur arrivée ».

Sur le rivage de l’île, des dizaines de cercueils en bois ont été alignés, attendant d’être récupérés par les proches des victimes, a rapporté un journaliste de l’AFP.

« Demain matin (dimanche), nous allons commencer à inhumer ici les corps qui n’auront pas encore été identifiés par des proches. La cérémonie sera présidée par le Premier ministre, Kassim Majaliwa, et les représentants des différentes confessions religieuses seront là », a souligné M. Mongella.

Des secouristes repêchent les victimes du naufrage du ferry MV Nyerere dans le lac Victoria, en Tanzanie, 21 septembre 2018.n / © STARTV/AFP / –

– Peu savent nager –

Le MV Nyerere a chaviré jeudi après-midi à quelques dizaines de mètres à peine d’Ukara, le bilan élevé étant attribué au fait que peu de gens savent nager dans cette région du monde.

Les témoins et les survivants ont donné deux versions de la catastrophe, mais la surcharge du navire semble d’ores et déjà en cause: le nombre de morts – 218 – additionné au nombre de rescapés – 41 – surpasse largement la capacité du bateau, établie à 101 personnes. Le nombre exact de personnes se trouvant à bord du bateau au moment du drame reste pour l’heure inconnu.

Selon certains, des passagers se sont déplacés vers l’avant du navire à l’approche du débarcadère, un mouvement qui pourrait avoir déséquilibré le bateau. Selon d’autres, la personne se trouvant à la barre, distraite par son téléphone portable, a raté la manœuvre d’approche et, souhaitant se rattraper, a effectué une manœuvre brutale qui a fait chavirer le ferry.

– Capitaine absent, un subordonné inexpérimenté à bord –

Tanzanie / © AFP / Vincent LEFAI

Le président tanzanien John Magufuli avait par ailleurs indiqué vendredi soir que les premiers éléments de l’enquête indiquaient que le capitaine du bateau ne se trouvait pas à bord, mais avait délégué ses fonctions à un subordonné sans expérience.

La navigation peut être difficile sur le plus grand lac d’Afrique, où elle se fait souvent sur des navires vétustes et trop chargés, les autorités sont souvent peu regardantes sur la sécurité. En 1996, quelque 800 personnes, selon la Croix-Rouge, avaient trouvé la mort dans le naufrage du ferry Bukoba, surchargé de passagers, à quelques milles au large de Mwanza.

L’espoir de voir évoluer le nombre de rescapés est désormais quasiment nul, même si, contre toute attente, l’ingénieur du ferry a été extrait vivant de l’épave à la mi-journée, après avoir survécu pendant près de deux jours dans un compartiment du navire encore rempli d’air, a indiqué un député local.

Evoquant une « négligence », le président tanzanien a ordonné vendredi soir que « toutes les personnes impliquées dans la gestion du ferry » soient arrêtées. « Les responsables seront absolument punis », a-t-il promis, décrétant également un deuil national de quatre jours.

Le ferry MV Nyerere, du nom du premier président tanzanien Julius Nyerere, assurait la liaison entre l’île d’Ukara et celle, située juste en face, d’Ukerewe, qui abrite la localité de Bugolora, où les habitants d’Ukara viennent régulièrement s’approvisionner.

Après le pape François vendredi, le secrétaire-général de l’ONU, Antonio Guterres, a présenté ses condoléances « aux familles des victimes, au gouvernement et au peuple de la république unie de Tanzanie ».

Romandie.com avec(©AFP / (22 septembre 2018 21h24)

Tanzanie: au moins 126 morts dans le naufrage d’un ferry sur le lac Victoria

septembre 21, 2018

Tanzanie / © AFP / Vincent LEFAI

Au moins 126 personnes ont péri dans le naufrage jeudi d’un ferry dans le sud du lac Victoria, en Tanzanie, un bilan qui n’a cessé de s’alourdir vendredi, au fur et à mesure du pénible et macabre travail des équipes de recherches sur place.

« Pour le moment, nous déplorons 126 morts (…) Les opérations se poursuivent », a déclaré le ministre tanzanien des Transports Isack Kamwele sur la chaîne de télévision publique TBC One. Un précédent bilan faisait état d’une centaine de victimes et de 40 rescapés.

On ignorait toujours vendredi après-midi combien de personnes se trouvaient à bord du MV Nyerere lorsque celui-ci a chaviré jeudi après-midi à quelques dizaines de mètres du débarcadère de l’île d’Ukara, sa destination finale.

Des témoins ont rapporté à la télévision publique qu’environ 200 passagers se trouvaient à bord du ferry, d’une capacité de 100 personnes, mais le gouverneur de la région de Mwanza, John Mongella, a indiqué à l’AFP ne pas être en mesure de confirmer ce nombre. Les registres des passagers sont le plus souvent lacunaires sur les navires sillonnant le plus grand lac d’Afrique.

« C’est un coup très dur. C’est une terrible nouvelle pour nous tous et pour la nation entière », a déclaré le gouverneur Mongella.

Dans un communiqué, le pape François a « exprimé sa solidarité la plus sincère envers ceux qui ont été endeuillés par la perte de leurs proches et ceux qui craignent pour la vie des personnes encore disparues ».

Les causes de l’accident n’étaient pas établies vendredi mais de précédentes tragédies dans cette région des Grands Lacs ont le plus souvent été imputées à des embarcations surchargées et au fait que la plupart des passagers ne savent pas nager.

De fait, plusieurs témoins interrogés par l’AFP au téléphone ont rapporté qu’à l’approche de l’île d’Ukara, des passagers se sont déplacés vers l’avant du navire pour se préparer à débarquer. Ce mouvement aurait déséquilibré le bateau, qui s’est alors retourné.

Outre ses passagers, le MV Nyerere, exploité par l’Agence tanzanienne des services électriques et mécaniques, transportait également des marchandises lorsqu’il a chaviré.

– Aucun espoir –

Vendredi, les équipes de secours ont travaillé toute la journée, sous le regard de centaines de personnes massées sur le littoral.

Sur place, d’après des témoins interrogés par l’AFP, la coque du navire affleurait à la surface de l’eau, à quelques dizaines de mètres de la côte.

« Mon fils se trouve parmi les corps repêchés sans vie. Il était parti avec sa femme mais son corps à elle n’a pas encore été retrouvé. Mon Dieu, qu’ai-je fait pour mériter ça? », a déclaré à l’AFP Dativa Ngenda, une dame âgée, en pleurs, jointe au téléphone à Ukara.

« Je n’ai pas encore de nouvelles de mon père et de mon petit frère qui étaient dans le ferry. Ils s’étaient rendus au marché à Bugolora pour acheter l’uniforme scolaire et d’autres fournitures scolaires pour mon frère car l’école reprend lundi prochain », a pour sa part témoigné Domina Maua, jointe par l’AFP au téléphone à Arusha (nord), où elle travaille.

« Je vais prendre le bus pour m’y rendre mais je sais qu’il n’y a aucun espoir de les retrouver vivants. Nous prions Dieu pour que leurs corps puissent être retrouvés afin que nous puissions leur dire adieu », a-t-elle ajouté.

Le ferry assurait la liaison entre l’île d’Ukara et celle, située juste en face, d’Ukerewe, qui abrite la localité de Bugolora, où les habitants d’Ukara viennent régulièrement s’approvisionner.

Le chef de l’opposition tanzanienne Freeman Mbowe a appelé vendredi le président John Magufuli à décréter « un deuil national » et à prendre des sanctions: « Nous avons déjà eu plusieurs accidents meurtriers, non seulement sur le lac Victoria, mais aussi dans l’océan Indien, sans qu’un seul responsable rende des comptes ».

La navigation peut être difficile sur le lac et elle se fait avec des navires vétustes ou mal entretenus. Les autorités sont par ailleurs souvent peu regardantes sur la sécurité.

En 1996, quelque 800 personnes, selon la Croix-Rouge, avaient trouvé la mort dans le naufrage du ferry Bukoba, surchargé de passagers, à quelques milles marins au large de Mwanza.

Romandie.com avec(©AFP / (21 septembre 2018 16h01)

Philippines: au moins 29 morts dans un glissement de terrain, le bilan s’alourdit pour le typhon

septembre 21, 2018

Des secouristes poursuivent leurs recherches le 20 septembre 2018 après un glissement de terrain meurtrier à Tina-an sur l’île de Cebu aux Philippines / © AFP / ALAN TANGCAWAN

Les sauveteurs ont continué vendredi de rechercher des survivants sur le site d’un glissement de terrain dans le centre des Philippines qui a fait au moins 29 morts, selon un nouveau bilan communiqué par la police.

Des dizaines de personnes étaient toujours portées disparues après l’effondrement jeudi à l’aube d’un versant d’une colline très escarpée de la localité de Tina-an dans la circonscription de Naga, sur l’île de Cebu.

L’effondrement a été lié vraisemblablement à de très intenses pluies de mousson mais les autorités enquêtaient également sur le rôle éventuel d’une carrière voisine.

Cette nouvelle catastrophe naturelle est survenue quelques jours après le passage du typhon Mangkhut qui a tué au moins 95 personnes dans le nord du pays, selon un nouveau bilan jeudi.

À Cebu, environ 200 policiers, pompiers et spécialistes munis d’équipements lourds continuaient à chercher une cinquantaine de personnes disparues selon Julius Regner, porte-parole de la défense civile.

Une vingtaine d’habitants vivant non loin ont dû quitter leur domicile, de crainte de nouveaux glissements de terrain.

– Carrières –

Les autorités s’interrogent pour savoir si l’existence d’une carrière voisine a pu contribuer au glissement de terrain. Par précaution, les activités d’exploitation des carrières ont été stoppées dans le pays pendant quinze jours.

Le gouvernement va procéder à une enquête nationale « pour déterminer la sécurité des opérations dans les zones de carrières et plus particulièrement dans les communautés voisines », a déclaré lors d’une conférence de presse le ministre de l’Environnement Roy Cimatu.

Philippines / © AFP / Gal ROMA

La régulation des mines dans le pays laisse à désirer et des effondrements de tunnels ou des glissements de terrain meurtriers se produisent régulièrement.

Cebu n’a pas directement été affecté par le typhon Mangkhut mais des journées de précipitations particulièrement fortes ont considérablement fragilisé les sols de la zone touchée par le glissement de terrain.

Parallèlement, les recherches se poursuivaient dans la région minière autour de la ville d’Itogon (nord), traversée samedi par le typhon Mangkhut, qui a détruit des habitations et dévasté des terres agricoles. Nombre des victimes ont péri dans un immense glissement de terrain dans cette localité sur l’île de Luçon.

Les recherches ont toutefois été retardées jeudi par l’évacuation de la plupart des secouristes en raison de craintes de nouveaux effondrements de collines alentour.

Les précipitations provoquées par le typhon Mangkhut ont également provoqué des pertes de récoltes agricoles estimées à au moins 250 millions de dollars.

Les Philippines sont touchées chaque année par une vingtaine de typhons, qui font des centaines de morts et aggravent encore la pauvreté.

Haiyan, un des typhons les plus violents à avoir jamais touché terre, avait dévasté le centre de l’archipel en novembre 2013, faisant plus de 7.350 morts ou disparus et privant de logement plus de quatre millions d’habitants.

Romandie.com avec(©AFP / (21 septembre 2018 14h37)

Congo: braquage à 100 km de Brazzaville occasionnant la mort de deux chinois et un congolais

septembre 16, 2018

 

Trois personnes, dont deux chinois et un congolais, ont été tuées dans un braquage à mains armées sur la nationale n°2 par des assaillants jusqu’ici non encore identifiés.

Parmi les personnes décédées, il y a Mr Edgard Mbon travailleur des eaux et forêts qui sortait d’un recouvrement.

Après une enquête sur terrain, la police a annoncé que le drame a eu lieu dans la nuit du 14 septembre lorsqu’un véhicule roulait vers la capitale. Les victimes étaient des employés d’un chantier forestier situé dans la partie nord du Congo.

Selon la police, les identités et le motif restent à préciser, mais il s’agit probablement d’un pillage.

L’ambassade de Chine à Brazzaville a déclaré qu’elle travaillait avec le ministère congolais de l’Intérieur et l’Interpol pour mettre en place l’enquête afin de dévoiler les suspects en question.

L’ambassade chinoise a également mise en garde contre la situation sécuritaire dans la capitale congolaise où une série d’incidents sécuritaires ont été signalés. Un agent de société chinoise a fait l’objet d’un braquage à main armé le 15 septembre au centre-ville.

Zenga-mambu.com par Laurent avec Meraf MARAKA

Le super typhon Mangkhut en vers les côtes chinoises

septembre 15, 2018

Photographie fournie par l’agence de presse de Taïwan CNA et publiée le 15 septembre 2018 montrant une colonne d’eau de mer aspirée en l’air dans la région de Taitung (est de Taïwan) alors que le super typhon Mangkhut approche des eaux du sud de l’île / © CNA PHOTO/AFP / CNA PHOTO

Le super typhon Mangkhut, le plus puissant de l’année, a mis le cap dimanche vers les côtes densément peuplées du sud de la Chine, après avoir frappé le nord des Philippines où il a fait au moins huit morts et forcé plus de 100.000 habitants à fuir leur domicile.

Mangkhut se dirige vers une zone située non loin du territoire semi-autonome de Hong Kong, où l’Observatoire météorologique a exhorté la population à la prudence, parlant de « menace considérable » pour les côtes méridionales de la Chine.

Après avoir quitté le territoire philippin, Mangkhut était encore accompagné de vents à 145 km/h, avec des rafales atteignant jusqu’à 180 km/h. Le typhon pourrait regagner en puissance en passant au-dessus des eaux chaudes de la mer de Chine.

A Hong Kong, les étagères des boulangeries et des supermarchés se vidaient rapidement, les habitants stockant des provisions en vue de l’arrivée du typhon. Le même phénomène était observé dans le territoire chinois voisin de Macao.

Des bénévoles ont prêté main-forte aux habitants du village de pêcheurs de Tai O pour surélever leurs meubles et appareils ménagers en prévision des inondations attendues.

Un père porte son enfant malade vers un autre véhicule alors que l’ambulance qui le transportait est bloquée sur une autoroute par des poteaux électriques abattus par les vents du typhon Mangkhut dans la ville de Baggao aux Philippines, le 15 septembre 2018 / © AFP / TED ALJIBE

La compagnie aérienne hongkongaise Cathay Pacific prévoit l’annulation de plus de 400 vols sur les trois prochains jours.

– Bilan très provisoire –

Dans le nord de Luçon, la plus grande île de l’archipel philippin, environ quatre millions d’habitants se sont retrouvés samedi sur la trajectoire du typhon, dont les vents ont atteint par endroit les 330 km/h.

L’étendue des dégâts est apparue samedi dans la journée, avec des effondrements de pans de colline gorgés d’eau, des flots incontrôlables dévalant les rues et l’évacuation d’habitants de leurs maisons inondées.

Un chien et un canard dans les ruines d’une maison après le passage du super typhon Mangkhut dans la ville d’Alcala aux Philippines, le 15 septembre 2018 / © AFP / TED ALJIBE

Les sauveteurs ont été déployés dans les régions rurales et vallonnées les plus fortement touchées.

Le nombre des personnes tuées « devrait augmenter au fil des heures », a prévenu Ricardo Jalad, le chef du bureau national de la défense civile.

Les huit morts recensés pour l’instant aux Philippines sont six personnes tuées par des glissements de terrain, une jeune fille qui s’est noyée et un agent de sécurité tué par la chute d’un mur.

Un peu plus de 105.000 personnes ont quitté leur domicile pour fuir les intempéries apportées par le typhon dans cette région principalement rurale et agricole.

Le typhon Mangkhut / © AFP / Gal ROMA

Les Philippines sont frappées chaque année par une vingtaine de typhons qui font des centaines de morts et aggravent la pauvreté.

– « Fin du monde » –

« Parmi tous les typhons cette année, celui-ci est le plus fort, les vents qui l’accompagnent sont les plus violents », a dit à l’AFP le prévisionniste de l’Agence météorologique japonaise Hiroshi Ishihara.

Les Philippins habitant dans la zone touchée disent avoir vécu une nuit d’angoisse face à la nature déchaînée.

Le super typhon Mangkhut atteint les Philippines / © AFP / Gretchen Malalad

« On avait l’impression que c’était la fin du monde. Je n’ai pas pu dormir », a raconté au téléphone à l’AFP Bebeth Saquing, une habitante de Luçon. Sa maison a cependant résisté aux assauts du vent, explique cette habitante de 64 ans.

Haiyan, en novembre 2013, est le typhon le plus meurtrier à avoir touché les Philippines. Des vagues géantes, semblables à celles provoquées par un tsunami, avaient tout dévasté sur leur passage. La catastrophe avait fait plus de 7.350 morts ou disparus.

A Taïwan, une femme a été emportée par la mer déchaînée. L’île, certes située à plusieurs centaines de kilomètres des Philippines et de la trajectoire du typhon, subit les fortes précipitations causées par Mangkhut.

la présidente Tsai Ing-wen a demandé à ses compatriotes de prendre leurs précautions et se préparer, tandis que de puissantes vagues battaient le rivage. Elle les a appelés sur Facebook à la prudence : « Le typhon est puissant et même s’il ne devrait pas toucher Taïwan, nous devons nous tenir prêts et ne pas le prendre à la légère ».

Romandie.com avec(©AFP / (16 septembre 2018 02h19)

Burkina: au moins 9 personnes tuées dans une double attaque à l’Est

septembre 15, 2018

Ouagadougou – Au moins neuf civils ont été tués dans la nuit de vendredi à samedi dans une attaque visant deux localités de l’est du Burkina, où des jihadistes agissent depuis quelques mois, a-t-on appris auprès des autorités locales.

Longtemps épargné par les groupes armés actifs au Sahel, le Burkina Faso, pays sahélien pauvre frontalier du Mali instable et du Niger, est confronté depuis trois ans à des attaques jihadistes de plus en plus fréquentes et meurtrières.

« Dans la nuit du vendredi 14 au samedi 15 septembre 2018, deux attaques terroristes ont été perpétrées dans les villages de Diabiga (60 km de Pama) et Kompienbiga (15 kilomètres de Pama) relevant de la province de Kompienga, région de l’Est », a indiqué dans un communiqué le gouvernorat de la région.

Cette double attaque « perpétrée contre des populations a coûté la vie à huit personnes ».

Selon une source sécuritaire, jointe par l’AFP depuis Ouagadougou, « la première attaque a visé un leader religieux et ses coreligionnaires. Cinq personnes dont le leader religieux ont été tuées ».

Cette attaque a visé le domicile du responsable religieux, qui abrite une mosquée, et a également fait trois blessés, a précisé cette source.

« Un des trois blessés, qui était grièvement touché a succombé cet après-midi », portant le nombre de décès à neuf, a indiqué à l’AFP une source sécuritaire.

« Dans le village de Kompienbiga, trois personnes issues d’une même famille ont aussi été abattues et deux autres blessées par un autre groupe de présumés djihadistes venus à bord de motocyclettes », a ajouté une autre source, sous le couvert de l’anonymat.

« Il n’est pas exclu que ce soient des attaques ciblées, mais encore faut-il déterminer les raisons de tels actes sur des populations », a-t-elle souligné.

Mi-août, sept membres des forces de l’ordre burkinabè ont été tués dans l’explosion d’un engin artisanal, quinze jours après la mort de six personnes dans des circonstances similaires dans la même région de l’Est.

Leur véhicule a sauté à une trentaine de kilomètres de Fada N’Gourma (chef-lieu de la région de l’Est) sur un engin explosif artisanal, au moment où ils se rendaient en urgence à Pama (100 km de Fada N’Gourma), dont le poste de gendarmerie venait d’être attaqué par des hommes armés.

Ce bilan est le plus lourd dans la région de l’Est et constitue la deuxième plus grande perte au sein des forces armées nationales dans une attaque, après celle de Nassoumbou (nord) en décembre 2016 qui avait fait 12 morts et traumatisé le pays.

Le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré a promis le 8 septembre de nouvelles « dispositions sécuritaires » pour « éradiquer le fléau du terrorisme », après une série d’attaques dans l’est du pays qui a fait une vingtaine de morts en un mois.

La capitale, Ouagadougou, a été frappée par trois attaques en deux ans, qui ont fait au total près de 60 morts. La dernière, particulièrement spectaculaire, s’est produite en mars, visant l’état-major des armées et l’ambassade de France.

Romandie.com avec(©AFP / 15 septembre 2018 20h28)                                                        

États-Unis: plusieurs morts et habitants piégés par l’ouragan Florence

septembre 15, 2018

Des volontaires aident des habitants et leurs animaux de compagnie à évacuer les maisons inondées après le passage de l’ouragan Florence à New Bern en Caroline du Nord, le 14 septembre 2018 / © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP / CHIP SOMODEVILLA

L’ouragan Florence a fait ses premiers morts sur la côte atlantique des Etats-Unis, battue par des vents violents et des pluies diluviennes, alors que les autorités s’activaient pour secourir des dizaines d’habitants piégés par la montée des eaux qui se poursuivait samedi.

Au moins quatre décès ont été confirmés vendredi de sources officielles, les médias américains faisant état d’un cinquième mort.

« Nous nous attendons à plusieurs jours de pluie », a déclaré le gouverneur de Caroline du Nord, Roy Cooper, qui a qualifié les précipitations de l’ouragan d' »événement millénaire ».

« Notre priorité désormais est de mettre les gens hors du danger immédiat », a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse.

« Nous sommes encore en plein dans la tempête et, si elle ne vous a pas atteints, elle le fera », a mis en garde M. Cooper.

Accompagné de pluies torrentielles et de vents violents, l’oeil de l’ouragan a touché terre près de Wrightsville Beach (Caroline du Nord) vendredi à 07H15 (11H15 GMT), avec des vents jusqu’à 150 km/h, selon le centre national des ouragans (NHC). La Caroline du Sud a également été touchée un peu plus tard.

Florence a toutefois faibli en intensité dans l’après-midi et a été rétrogradé en tempête tropicale, avec des vents mesurés à 100 km/h, selon le bulletin du NHC diffusé à 23H00 (03H00 GMT).

Mais son amplitude et sa très lente avancée –7 km/h– dans les terres où la tempête déverse des trombes d’eau inquiète les autorités qui ont multiplié les alertes aux crues soudaines.

Ouragan Florence : zones en alerte / © AFP / Simon MALFATTO

– « Scenario catastrophe » –

Le NHC a mis en garde contre une forte marée dans la nuit de vendredi à samedi sur la côte et des « inondations catastrophiques attendues sur des zones de Caroline du Nord et Caroline du Sud ».

Les rivières devraient frôler voire battre à partir de samedi des records de crue et inonder de nombreuses régions dans ces deux Etats du sud-est.

La tempête doit s’enfoncer vers l’intérieur des terres avant de virer dimanche vers le nord, selon le NHC, avec une « perte importante d’intensité ».

En Caroline du Nord, à la confluence des rivières Neuse et Trent et proche d’un estuaire, la ville touristique de New Bern, environ 30.000 habitants, a été frappée par des inondations soudaines dans la nuit de jeudi à vendredi qui ont piégé des centaines de personnes.

« Des équipes de secours ont apporté de l’aide à des centaines de personnes à New Bern. Ces secouristes font de leur mieux pour sortir et porter assistance à ceux qui en ont besoin », a dit vendredi le gouverneur.

Dans la ville portuaire de Wilmington, en Caroline du Nord, des arbres ont été déracinés, des panneaux renversés et des vitres brisées sous la force du vent et des trombes d’eau. De nombreux transformateurs électriques ont explosé.

Des pompiers s’activent à dégager un arbre qui a fait deux morts en tombant sur une maison de Wilmington (Caroline du Nord), le 14 septembre 2018 / © AFP / ANDREW CABALLERO-REYNOLDS

Les vents violents ont fait plusieurs victimes. La police de la ville a annoncé qu’une femme et son bébé avaient été tués lorsqu’un arbre est tombé sur leur maison. Le père a été blessé et hospitalisé.

Des pompiers ont oeuvré toute la matinée devant cette maison de plain-pied dont un pan de mur s’est complètement effondré sous la violence du choc.

« Il y avait beaucoup de craquements, les arbres tremblaient », a raconté à l’AFP Shane Wilson, un voisin.

« La plupart du voisinage avait évacué. Seuls moi, eux et quelques voisins avions décidé de rester », a précisé un autre voisin, Adam Sparks.

« Qui pouvait se préparer à ça? C’est le scénario catastrophe. Les arbres derrière leur maison sont très grands et très vieux. Il y a toujours des risques avec des arbres de ce genre », a-t-il expliqué.

Une autre femme, malade, est décédée car les secours n’ont pas pu parvenir jusqu’à elle à cause des arbres bloquant les rues, selon une porte-parole du comté de Pender. Elle a succombé à une crise cardiaque, d’après les médias locaux.

Le gouverneur Cooper a indiqué dans un communiqué qu’une autre personne avait trouvé la mort dans le comté de Lenoir en branchant un générateur.

Les pompiers interviennent sur une maison détruite par l’ouragan / © AFP / Katharyn Gillam

Selon les médias locaux, un homme de 77 ans est décédé dans le même comté après avoir été emporté par une rafale de vent.

– 800.000 foyers sans électricité –

Environ 1,7 million d’habitants avaient été sommés de se mettre à l’abri, loin du littoral. Mais beaucoup n’ont pas suivi cette consigne.

Et certaines zones inondées sont trop dangereuses pour que « nos secouristes interviennent », a expliqué Jeff Byard, responsable de l’Agence fédérale de gestion des urgences (Fema), qui a mobilisé 1.200 personnes pour les opérations de recherche et de secours.

Des volontaires, comme la « Cajun Navy » venue de Louisiane avec leurs bateaux à fond plat, apportent également leur aide.

Le président américain Donald Trump se rendra « en début ou milieu de semaine prochaine » dans les régions affectées, a annoncé la Maison Blanche.

Près de 800.000 personnes étaient privées d’électricité vendredi soir en Caroline du Nord, qui compte environ dix millions d’habitants, selon les services d’urgence.

Un couvre-feu a été instauré dans plusieurs localités de la côte atlantique pour éviter les pillages.

Romandie.com avec(©AFP / (15 septembre 2018 08h36)

États-Unis: Un « gros bruit », et un arbre abattu par l’ouragan tue une mère et son bébé

septembre 14, 2018

Un arbre a chuté sur une maison de Wilmington (Caroline du Nord) le 14 septembre 2018, tuant une mère et son bébé / © AFP / ANDREW CABALLERO-REYNOLDS

« J’ai entendu un gros bruit », raconte un voisin de la maison où une mère et son bébé ont perdu la vie à Wilmington, en Caroline du Nord, après la chute d’un arbre vendredi matin lors du passage de l’ouragan Florence.

Un cordon de plastique jaune de la police entoure le numéro 24 de la Mercer Avenue, dans un quartier résidentiel de la ville portuaire du sud-est des Etats-Unis.

La petite maison de plain-pied aux murs de brique rouge semble quasiment intacte depuis la rue, mais l’arrière offre une perspective bien différente.

Un arbre énorme s’est abattu au petit matin lorsque l’ouragan Florence est arrivé avec fracas sur la côte est américaine avec des vents soufflant jusqu’à 150 km/h.

Un pan de mur complètement effondré, laissant entrevoir quelques effets personnels, témoigne de la violence du choc.

Des pompiers prient lors d’une intervention pour dégager un arbre qui a tué dans sa chute une mère et son bébé, le 14 septembre 2018 à Wilmington (Caroline du Nord) / © AFP / ANDREW CABALLERO-REYNOLDS

Les pompiers n’ont pas ménagé leurs efforts, sous une pluie battante, pour extraire les victimes prises au piège sous les branches.

« Ils sont là, ils font face à beaucoup de stress. Ils ne savent même pas ce qui est arrivé à leur propre maison ou à leur propre famille. C’est une situation difficile pour tout le monde », relève Buddy Marinette, chef des pompiers de la ville.

Selon lui, le quartier ne se trouvait pas dans une zone d’évacuation obligatoire.

Ses hommes, les traits tirés, viennent de se rassembler en cercle, un genou à terre, tête baissée, pour un poignant moment de recueillement.

Les zones placées en alerte à cause de l’ouragan Florence, au 14 septembre à 15H00 GMT / © AFP / Simon MALFATTO

« Nous les laissons souffler un peu pour le moment, ils en ont besoin », ajoute leur responsable, qui n’a pas souhaité confirmer lui-même ce que son visage fermé laissait supposer.

C’est la police de Wilmington qui a fait savoir sur Twitter dans l’après-midi qu' »une mère et son bébé ont été tués par la chute d’un arbre sur leur maison », tandis que le père, blessé, a été transporté à l’hôpital.

– « Un gros bruit » –

« L’électricité venait de sauter, vers 6H30. J’ai entendu un gros bruit peu après. J’ai mis le nez à la porte pour voir ce qu’il se passait, mais il faisait encore très noir », raconte Adam Sparks, un voisin.

Une mère et sa fille se réconfortent après avoir appris le drame de leurs amis dans une maison de Wilmington (Caroline du Nord), le 14 septembre 2018 / © AFP / ANDREW CABALLERO-REYNOLDS

Ce n’est qu’environ une heure plus tard, lorsque les camions de pompiers ont afflué dans la rue, qu’il a compris que quelque chose de grave s’était produit en face de chez lui.

« La plupart du voisinage avait évacué. Seuls moi, eux et quelques voisins avions décidé de rester », poursuit-il.

« Qui pouvait se préparer à ça? C’est le scénario catastrophe. Les arbres derrière leur maison sont très grands et très vieux. Il y a toujours des risques avec des arbres de ce genre », raconte-t-il.

Un autre voisin, Franco Hendrickson, se trouvait là quand des proches des victimes sont arrivés sur les lieux du drame en fin de matinée.

« Je pense qu’on leur avait déjà dit ce qu’il s’était passé », confie-t-il. « Et voir leur immense douleur était déchirant. Nous étions très, très tristes ce matin avec ma compagne ».

Aucun des voisins rencontrés ne connaissait personnellement la famille. Elle venait à peine de s’installer, avec son bébé de « quelques mois », dans cette petite maison.

Romandie.com avec(©AFP / (15 septembre 2018 02h16)

Plusieurs morts et des habitants pris au piège par l’ouragan Florence

septembre 14, 2018

Un monospace abandonné dans une rue inondée près de New Bern (Caroline du Nord), le 14 septembre 2018 pendant l’ouragan Florence / © AFP / Logan Cyrus

L’ouragan Florence a fait vendredi ses premiers morts sur le côte atlantique des Etats-Unis, dont une femme et son bébé, accompagné par des vents qui ont déraciné des arbres et des pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations, avec des dizaines d’habitants pris au piège.

Au moins quatre décès ont été confirmés de sources officielles.

Le président américain Donald Trump se rendra « en début ou milieu de semaine prochaine » dans les régions affectées, a annoncé la Maison Blanche.

Accompagné de pluies torrentielles et de vents violents, l’oeil de l’ouragan a touché terre près de Wrightsville Beach (Caroline du Nord) à 07H15 (11H15 GMT), avec des vents jusqu’à 150 km/h, selon le centre national des ouragans (NHC).

Florence a toutefois faibli en intensité dans l’après-midi et a été rétrogradé en tempête tropicale, avec des vents détectés à 110 km/h.

Mais son amplitude et sa très lente avancée –6 km/h– dans les terres inquiète les autorités.

Dans son bulletin de 20H00 (00H00 GMT), le NHC a mis en garde contre une forte marée nocturne, poussée par le vent, sur la côte et des « inondations catastrophiques attendues sur des zones de Caroline du Nord et Caroline du Sud ».

Dans la ville portuaire de Wilmington, en Caroline du Nord, des arbres ont été déracinés, des panneaux renversés et des vitres brisées sous la force du vent et des trombes d’eau. De nombreux transformateurs électriques ont explosé.

Des pompiers s’activent à dégager un arbre qui a fait deux morts en tombant sur une maison de Wilmington (Caroline du Nord), le 14 septembre 2018 / © AFP / ANDREW CABALLERO-REYNOLDS

– « Scénario catastrophe » –

La police de la ville a annoncé qu’une femme et son bébé avaient été tués lorsqu’un arbre est tombé sur leur maison. Le père a été blessé et hospitalisé.

Des pompiers ont oeuvré toute la matinée devant cette maison de plain-pied dont un pan de mur s’est complètement effondré sous la violence du choc.

« Il y avait beaucoup de craquements, les arbres tremblaient », a raconté à l’AFP Shane Wilson, un voisin.

« La plupart du voisinage avait évacué. Seuls moi, eux et quelques voisins avions décidé de rester », a précisé un autre voisin, Adam Sparks.

« Qui pouvait se préparer à ça? C’est le scénario catastrophe. Les arbres derrière leur maison sont très grands et très vieux. Il y a toujours des risques avec des arbres de ce genre », a-t-il expliqué.

Une autre femme, malade, est décédée car les secours n’ont pas pu parvenir jusqu’à elle à cause des arbres bloquant les rues, selon une porte-parole du comté de Pender. Elle a succombé à une crise cardiaque, d’après les médias locaux.

L’ouragan Florence souffle dans les rues de Wilmington (Caroline du Nord), le 14 septembre 2018 / © AFP / ANDREW CABALLERO-REYNOLDS

Roy Cooper, gouverneur de Caroline du Nord, a indiqué dans un communiqué qu’une autre personne avait trouvé la mort dans le comté de Lenoir en branchant un générateur.

Selon les médias locaux, un homme de 77 ans est décédé dans le même comté après avoir été emporté par une rafale de vent.

Les autorités ont mis en garde les habitants contre tout relâchement alors que les pluies torrentielles se déverseront pendant de longues heures sur les mêmes régions.

« Nous sommes encore en plein dans la tempête et, si elle ne vous a pas atteints, elle le fera », a mis en garde M. Cooper, lors d’une conférence de presse. Auparavant, il s’était dit « très inquiet du fait que des localités entières puissent être détruites ».

Les rivières devraient frôler voire battre des records de crue et inonder à l’intérieur des terres.

A la confluence des rivières Neuse et Trent et proche d’un estuaire, la ville touristique de New Bern, environ 30.000 habitants, a été frappée par des inondations soudaines dans la nuit de jeudi à vendredi qui ont piégé des centaines de personnes.

Des pluies de cette intensité n’arrivent « qu’une fois tous les mille ans », a lancé Roy Cooper, soulignant que le niveau des rivières « va monter pendant des jours ».

L’ouragan Florence déferle sur la côte est américaine / © AFP / Kate Gillam, Gianrigo Marletta

– 680.000 foyers sans électricité –

Environ 1,7 million d’habitants avaient été sommés de se mettre à l’abri, loin du littoral. Mais beaucoup n’ont pas suivi cette consigne.

Et certaines zones inondées sont trop dangereuses pour que « nos secouristes interviennent », a expliqué Jeff Byard, responsable de l’Agence fédérale de gestion des urgences (Fema), qui a mobilisé 1.200 personnes pour les opérations de recherche et de secours.

Des volontaires, comme la « Cajun Navy » venue de Louisiane avec leurs bateaux à fond plat, apportent également leur aide.

Plus de 680.000 personnes étaient privées d’électricité vendredi après-midi en Caroline du Nord, qui compte environ dix millions d’habitants, selon les services d’urgence.

Quelque 20.000 personnes avaient trouvé refuge vendredi dans plus de 150 centres d’accueil de cet Etat.

Un couvre-feu a été instauré dans plusieurs localités de la côte atlantique pour éviter les pillages.

La tempête doit s’enfoncer vers l’intérieur des terres jusqu’à samedi avant de virer dimanche vers le nord, selon le NHC, avec une « perte importante d’intensité ».

Romandie.com avec(©AFP / (15 septembre 2018 02h51)