Posts Tagged ‘Morts’

Onze morts dans l’accident d’un avion en Tanzanie (compagnie d’aviation)

novembre 15, 2017

Nairobi – Onze personnes ont été tuées mercredi en Tanzanie dans l’accident d’un avion d’une compagnie spécialisée dans les safaris, a annoncé celle-ci, Coastal Aviation.

« Nous sommes profondément attristés d’annoncer que onze personnes sont mortes dans un accident d’avion ce matin dans le nord de la Tanzanie », a déclaré la compagnie sur son site internet.

Coastal Aviation, qui effectue des vols pour des safaris en Afrique de l’Est, a précisé que l’avion de type Cessna Caravan, transportait dix passagers et le pilote.

Il s’est écrasé à proximité du cratère du volcan Empakaai, dans le nord de la Tanzanie, à 08H00 GMT, mais n’a été retrouvé que plusieurs heures après, en raison de la difficulté d’accéder au site, très isolé.

L’identité des victimes ne sera rendue publique qu’une fois leurs familles informées, a souligné la compagnie.

Un responsable du parc national voisin du Serengeti a raconté à l’AFP que tous les corps avaient été récupérés, à l’exception de celui du pilote. « Il y a quelques étrangers parmi les morts et aussi des Tanzaniens travaillant dans le tourisme », a-t-il ajouté.

« J’ai la plus grande confiance dans nos équipages et nos avions », a affirmé le directeur de Coastal, Julian Edmunds, qui s’est dit « effondré » par cet accident. Il promet que son entreprise « fera tous ce qu’elle peut pour aider à l’enquête en cours » afin de déterminer les causes de l’accident.

Romandie.com avec(©AFP / 15 novembre 2017 20h53)                                            

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Accident de train en RDC: de huit à 33 morts (responsable régional, média)

novembre 12, 2017

Lubumbashi (RD Congo) – Un accident de train de marchandises, transportant des matières inflammables, a tué huit à 33 passagers clandestins dimanche dans le sud-est de la République démocratique du Congo, selon une source officielle et la radio des Nations unies Okapi.

« Jusque là il y a huit morts et plusieurs blessés. Le bilan pourrait être beaucoup plus important », a déclaré à l’AFP Jean-Marie Tshizainga, ministre des Mines et de l’émergence de la classe moyenne de la province de Lualaba, dont le chef-lieu est Kolvezi.

Sur son site internet, Okapi parle de 33 tués, plusieurs blessés et brûlés dans l’accident de ce train qui allait de Lubumbashi à Luena dans la région minière du Katanga.

Les faits se sont produits à Buyofwe, une gare située à près de 30 km de Lubudi dans la province du Lualaba, subdivision de l’immense Katanga, région grande comme l’Espagne (497.000 km2).

Le convoi transportait 13 wagons dont des citernes d’essence. « Sur une pente, la locomotive s’est emballée avant de finir sa course dans un ravin. Dans ce choc, les citernes ont pris feu, surprenant certains passagers en plein sommeil », selon radio Okapi.

Les passagers se trouvaient à bord de ce train de marchandises après être montés illégalement pour se déplacer.

« C’est un train de marchandises qui a déraillé, qui n’est supposé transporter que des marchandises. S’il y a des individus (à bord) nous les considérons comme des clandestins », a déclaré à l’AFP un haut-responsable de la Société nationale de chemin de fer du Congo (SNCC), Sylvestre Ilunga Ilukamba.

Moteur économique de la RDC avec ses richesses minières à la frontière avec la Zambie, le Katanga a été le théâtre d’autres accidents du même type.

Le 22 avril 2014, un train de marchandises transportant plusieurs centaines de personnes avait également déraillé à hauteur de la localité de Katongola.

Le bilan officiel a fait longtemps état de 74 morts et 163 blessés, mais la Croix-Rouge congolaise affirme que 100 à 200 corps ont été inhumés sur place dans les jours qui ont suivi la catastrophe. L’agence congolaise de presse (gouvernementale) parlera un mois plus tard de 136 morts.

Le 2 juillet 1987 (la RDC s’appelait alors le Zaïre), à la frontière avec la Zambie, le déraillement d’un train à un passage à niveau a fait 150 morts. Un camion remorque, qui n’a pas pu s’arrêter au passage à niveau, avait heurté le train.

Romandie.com avec(©AFP / 12 novembre 2017 21h38)                   

Un violent séisme fait au moins 129 morts en Iran et en Irak

novembre 12, 2017

Une victime du tremblement de terre à l’hôpital de Sulaimaniyah, Irak, le 12 novembre 2017 / © AFP / SHWAN MOHAMMED

La secousse a été enregistrée à une profondeur de 25 kilomètres à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de la ville d’Halabja, dans une zone montagneuse de la province irakienne de Souleimaniyeh, a affirmé l’Institut géologique américain (USGS).

Elle a eu lieu à 18H18 GMT et a également été ressentie en Iran – qui enregistre provisoirement le bilan le plus lourd avec plus de 61 morts – ainsi qu’en Turquie où ni dégâts ni victimes n’ont été enregistrés, selon les autorités.

Le tremblement de terre « a tué 61 personnes et fait 300 blessés » dans l’Ouest, selon un bilan provisoire donné dans la nuit par l’agence officielle Irna.

La région la plus touchée, du côté iranien, est la province de Kermanshah, frontalière de l’Irak, selon les médias iraniens.

Pour Irna, le nombre des victimes recensées, qui n’a cessé de grimper, devrait encore augmenter.

En Irak, ce tremblement de terre a fait plus de six morts dans la province de Souleimaniyeh, dans le Kurdistan irakien, selon des responsables.

Quatre personnes ont été tuées et une cinquantaine blessées dans la localité de Darbandakhan, à une soixantaine de kilomètres au sud de la ville de Souleimaniyeh, a dit à l’AFP son maire, Nasseh Moulla Hassan.

Et « un enfant et un homme âgé ont été tués et 105 personnes blessées » dans la région de Kalar, a fait savoir le directeur de l’hôpital de cette localité située plus au sud.

Dans l’ensemble de la province, des personnes sont sorties dans les rues au moment de la secousse et des dégâts matériels ont été signalés, d’après un correspondant de l’AFP.

La secousse a été ressentie pendant une vingtaine de secondes à Bagdad et parfois pour des durées plus longues dans les autres provinces d’Irak, qui ont toutes été touchées, ont témoigné des journalistes de l’AFP.

– Ecoles fermées lundi –

Côté iranien, les villes les plus touchées semblent être celle frontalière de Qasr-e Shirin, dans la province de Kermanshah, et Azgaleh, à une quarantaine de kilomètres au nord-est, selon les informations diffusées par les médias d’État.

« Nous sommes en train d’installer trois camps d’urgence » dans cette zone, a déclaré à la télévision d’État le gouverneur adjoint de Kermanshah.

D’après Irna, une trentaine d’équipes de secouristes du Croissant-Rouge iranien ont été envoyées dans l’ouest de l’Iran.

Interrogé par la télévision d’État, Pir Hossein Koolivand, le chef du Service national d’urgence, a déclaré qu’il était « difficile d’envoyer des équipes de secours dans (certains) villages car les routes ont été coupées (à cause de) glissements de terrains ».

Selon le site internet de la radio-télévision d’État, les écoles seront fermées lundi dans les provinces de Kermanshah et d’Ilam touchées par le séisme.

En Irak, à Darbandakhan, et en Iran dans la province d’Ilam frontalière de l’Irak, les autorités ont appelé les habitants à dormir à l’extérieur des maisons et parfois à se déplacer par précaution.

Certaines zones des deux pays sont privées d’électricité en raison du séisme.

La secousse a également été ressentie dans le sud-est de la Turquie, une région bordée par l’Iran et l’Irak, et, dans la ville de Diyarbakir, des habitants ont quitté leurs maisons au moment du tremblement de terre, mais y sont revenus peu après.

En décembre 2003, un séisme avait anéanti la ville historique de Bam en Iran, dans la province de Kerman (sud-est). Au moins 31.000 personnes avaient été tuées.

En avril 2013, l’Iran avait subi à quelques jours d’intervalle deux séismes de magnitude 6,4 puis 7,7, la plus forte secousse depuis 1957 dans ce pays.

Ils avaient fait une quarantaine de morts en Iran et autant au Pakistan voisin.

En juin 1990, un séisme d’une magnitude de 7,4 en Iran près de la mer Caspienne (nord) avait fait 40.000 morts, plus de 300.000 blessés et 500.000 sans-abri. En quelques secondes, une superficie de 2.100 km2, comprenant 27 villes et 1.871 villages repartis sur les provinces de Ghilan et de Zandjan, avait été dévastée.

Romandie.com avec(©AFP / 13 novembre 2017 02h28)                

Centrafrique: trois morts et vingt blessés dans des violences à Bangui

novembre 12, 2017

Bangui – Un café de Bangui a été attaqué samedi soir à la grenade, faisant plus d’une vingtaine de blessés, un incident suivi par des représailles qui ont fait trois morts, premières violences significatives dans la capitale centrafricaine depuis début 2017.

L’ attaque par des hommes non identifiés contre ce café où jouait un célèbre chanteur local, s’est produite dans un quartier qui a longtemps été l’épicentre des violences communautaires qui ont secoué Bangui ces dernières années.

Le café visé, « Au carrefour de la paix », se situe à la limite des 3ème et 5ème arrondissement, dans le quartier musulman – et poumon commercial de la ville – du « PK5 ».

« Deux individus sur une moto ont lancé samedi soir une grenade dans le café » où se produisait le chanteur centrafricain Ozaguin, a déclaré à l’AFP le porte-parole de la mission de paix en RCA (Minusca), Hervé Verhoosel, joint par téléphone depuis Libreville.

Des membres du groupe du chanteur ont été blessés et emmenés à l’hôpital communautaire de Bangui, selon la même source. A ce même hôpital, un médecin a fait état de 21 blessés reçus aux urgences.

Selon une responsable locale de Médecins sans frontières (MSF), sept autres blessés ont été évacués sur un autre centre de santé, dans le quartier Sica.

Dimanche matin, la situation était très tendue aux alentours du PK5, où les corps de trois jeunes hommes ont été ramenés à la morgue de la mosquée locale, a constaté un correspondant de l’AFP.

Deux des victimes ont été égorgées, et une autre battue à mort. « Ce sont deux taxis-moto et un jeune qui se promenait dans le quartier », a expliqué sur place un notable du quartier qui a requis l’nonymat. Tous les trois auraient été tués dans la nuit en représailles après l’attaque.

« Ce sont des innocents », a condamné le même notable, appelant la population locale au calme mais disant « partager la colère » des proches des victimes. Des tirs sporadiques pouvaient être entendus dans le quartier, où patrouillaient des habitants en armes, membres de groupes « d’auto-défense ».

Un engin blindé des casques bleus de la Minusca était présent à l’entrée du PK5, sur l’avenue Koudoukou, où la circulation était très réduite.

-‘Perdre l’espoir’-

Le quartier majoritairement musulman du PK5, à Bangui, a été longtemps l’un des épicentres de la grave crise politico-militaire qui secoue la Centrafrique depuis le renversement en 2013 du président François Bozizé par l’ex-rébellion à dominante musulmane de la Séléka, et une contre-offensive des milices antibalaka pro-chrétiennes.

Les interventions armées de la France (2013-2016) et de l’ONU (environ 12.500 hommes) ont depuis lors réduit considérablement les violences, en particulier à Bangui cette année. Mais celles-ci ont repris en intensité en province depuis le départ de la force française Sangaris.

Des groupes armés et des milices s’affrontent désormais pour le contrôle des ressources dans ce pays de 4,5 millions d’habitants, l’un des plus pauvres au monde.

Dans une courte vidéo publiée sur facebook, l’artiste Ozaguin, chanteur très en vue dans son pays où il est surnommé le roi de la rumba centrafricaine, a confirmé que six de ces musiciens avaient été blessés dans l’attaque à la grenade.

Il s’est dit étonné de ne pas avoir été lui-même blessé par des éclats de grenade et a remercié Dieu et ses fans pour leur soutien.

« Ozaguin était venu se produire ici pour faire en sorte que tous les Centrafricains, musulmans et chrétiens, se retrouvent ici dans la cohésion sociale », a expliqué à l’AFP le propriétaire du café visé, Issiakou Guymba.

« Un groupe de gens non-identifiés est venu sur une moto-taxi, ils ont jeté une ou des grenades au milieu de la foule », a-t-il raconté. « Cela nous fait perdre l’espoir, quand des gens viennent semer comme ça la panique dans la population ».

Romandie.com avec(©AFP / 12 novembre 2017 14h07)                                            

États-Unis: une fusillade fait « environ » 25 morts dans une église du Texas

novembre 5, 2017

Un véhicule de police bloque la route après une fusillade à proximité, le 5 novembre 2017 à Sutherland Springs (Texas) / © AFP / SUZANNE CORDEIRO

Un homme a ouvert le feu dimanche dans une église du Texas, tuant « environ 25 personnes » en plein service religieux dans cet Etat du sud des Etats-Unis, encore sous le choc de la pire fusillade de leur histoire en octobre à Las Vegas.

Albert Gamez Jr, un responsable du comté de Wilson où se trouve la First Baptist Church de Sutherland Springs, a dit à l’AFP avoir été informé d’un bilan de « 27 morts et plus de vingt blessés », tout en précisant attendre une confirmation formelle.

Le shérif du comté de Wilson Joe Tackitt a indiqué à la chaine NBC qu' »environ 25 personnes » ont été tuées et au moins dix blessées.

« Le tireur est mort », a déclaré à l’AFP un porte-parole du bureau du shérif du comté voisin de Guadalupe, précisant qu’il n’y avait pas eu de poursuite entre lui et la police. « Il était dans son véhicule », a-t-il ajouté.

« Que Dieu soit avec les gens de Sutherland Springs, Texas », a tweeté le président américain Donald Trump, actuellement en tournée en Asie. « Je surveille la situation depuis le Japon », a-t-il poursuivi, soulignant que les enquêteurs, dont la police fédérale, se trouvaient sur place.

Le sénateur du Texas Ted Cruz et le gouverneur de l’Etat Greg Abbott ont aussi adressé sur Twitter leurs « prières » aux victimes et remercié les « courageux premiers secours » et les forces de l’ordre.

Une porte-parole du Connally Memorial Medical Center, à Floresville, chef-lieu du comté de Wilson, a dit à l’AFP que l’établissement avait reçu « huit patients blessés par balles », dont trois ont ensuite dû être « transférés à l’hôpital universitaire de San Antonio », une des grandes villes du Texas située à une cinquantaine de kilomètres au nord-ouest.

Selon le site internet du Dallas Morning News, un enfant de deux ans fait partie des blessés.

– Débat sur les armes –

Les tirs ont commencé vers 11H30 locales (17H30 GMT) dans la First Baptist Church de Sutherland Springs, a rapporté la chaîne locale KSAT12 sur son site internet.

Selon cette chaîne, un témoin a expliqué avoir vu un homme entrer dans l’église qui a ensuite commencé à tirer sur les paroissiens réunis pour un service religieux. Selon les médias, une cinquantaine de personnes y assistent en général.

Le 1er octobre, les Etats-Unis ont connu la pire fusillade de leur histoire, avec 58 morts et près de 550 blessés parmi le public d’un concert en plein air à Las Vegas (Nevada). Cette tuerie a été perpetrée par Stephen Paddock, un riche comptable à la retraite de 64 ans, mais l’enquête n’a à ce stade pas permis d’élucider ses motivations.

Paddock, qui s’est suicidé après le carnage, avait transporté un véritable arsenal dans sa chambre au 32e étage de l’hôtel Mandalay Bay, dans cette capitale du jeu, d’où il a tiré sur une foule de 22.000 personnes venues assister à un concert de musique country. Une revendication du groupe jihadiste Etat islamique n’a été étayée par aucun élément concret.

En juin 2015, Dylann Roof, un partisan de la suprématie blanche, a tué neuf paroissiens dans l’église de l’Emanuel à Charleston, en Caroline du Sud, symbole de la lutte des Noirs contre l’esclavage. Il a été condamné à la peine capitale en janvier.

Chaque année, plus de 33.000 décès liés aux armes à feu sont recensés aux Etats-Unis –dont 22.000 suicides–, selon une récente étude. Le débat sur la réglementation des armes, particulièrement conciliante, est relancé à chaque fusillade d’ampleur.

Malgré cela, peu de mesures concrètes ont été prises pour tenter d’endiguer ce phénomène, principalement en raison du poids du puissant lobby en faveur des armes, la National rifle association (NRA).

Romandie.com avec(©AFP / 05 novembre 2017 23h38)                

RDC: deux morts dans des échanges de tirs à Bukavu

novembre 5, 2017

Bukavu (RD Congo) – Deux personnes ont été tuées dimanche dans des affrontements entre forces de sécurité et gardes d’un fonctionnaire déchu, qui a été remis aux autorités par la Mission des nations unies, à Bukavu dans l’est de la République démocratique du Congo.

« Le bilan est de deux morts et huit blessés dans les échanges des tirs entre les forces de l’ordre et la garde rapprochée de Abbas Kayonga », a déclaré sans plus de détaille à la presse le gouverneur du Sud-Kivu, Claude Nyamugabo.

Des coups de feu ont été entendus dans la matinée à Bukavu, capitale du Sud-Kivu, selon des habitants.

Coordonnateur de la cellule de lutte contre la fraude minière, M. Kayonga a été suspendu de ses fonctions le 2 novembre pour « manquement grave », selon un arrêté du gouverneur Nyamugabo.

« Après perquisition », nous avons découvert « une importante quantité d’armes et de munitions chez Abbas Kayonga. Nous avons capturé neuf de ses éléments après cette opération de services de sécurité », a déclaré le capitaine Kasereka.

« Après ma suspension, j’ai écrit au commandant du groupe de protection des institutions et autres personnalités du Sud-Kivu pour que les six policiers commis à ma garde restent à mes côtés par crainte de représailles de certains fraudeurs de minerais », qui seraient tenté de « se vengent contre moi », a affirmé à l’AFP M. Kayonga.

« J’ai répliqué à cette attaque qui a fait plusieurs blessés au sein des éléments commis à ma garde », a-t-il ajouté.

M. Kayonga qui s’était rendu à la Monusco « a été remis aux autorités judiciaires militaires avec 15 de ses éléments, en présence du gouverneur », a déclaré à l’AFP Florence Marchal, porte-parole de la Mission de l’ONU en RDC (Monusco).

Un peu plus tôt, le gouverneur Nyamugabo avait indiqué être « en négociation avec la Monusco » afin qu’elle permette à « la justice de faire son travail ».

Romandie.com avec(©AFP / 05 novembre 2017 15h19)                                            

Mali: six morts dans une embuscade visant le président de la Haute cour de justice

novembre 1, 2017

 

Des soldats maliens dans la région de Mopti, dans le centre du pays, en 2012. © Francois Rihouay/AP/SIPA

Le convoi du député Abdrahamane Niang, président de la Haute cour de justice, a été la cible d’une embuscade mardi dans la région de Mopti, dans le centre du pays. Son chauffeur ainsi que cinq soldats ont été tués.

Le convoi a été ciblé mardi alors qu’il se trouvait entre les localités de Dia et de Diaffarabé, dans la région de Mopti (centre), selon une source militaire malienne citée par l’AFP. « Le député [Abdrahamane Niang] est sain et sauf, ainsi que son épouse et ses deux gardes du corps. Mais son chauffeur civil a été tué par les jihadistes », a précisé une source policière locale, interrogée depuis Bamako. Cinq militaires maliens, qui allaient porter assistance au député, ont été tués lorsque leur véhicule a sauté sur une mine.

Abdrahamane Niang, député de la région de Mopti, est également le président de la Haute cour de justice, une instance crée en mars 2014 dont la mission est de juger les chefs d’États et ministres soupçonnés de haute trahison ou de crimes au cours de leurs mandats. Sa création avait à l’origine en ligne de mire l’ancien président malien, Amadou Toumani Touré,  renversé par un coup d’État le 22 mars 2012 et actuellement réfugié au Sénégal.

Nouvelle aide financière pour le G5 Sahel

Cette attaque est intervenue alors que les États-Unis ont annoncé, mardi, l’attribution d’une aide financière de 60 millions de dollars aux pays du G5 Sahel (Mali, Niger, Mauritanie, Burkina Faso, Tchad) en vue de la création d’une force conjointe de lutte antiterroriste.

Mardi, également, le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a été reçu à l’Élysée par son homologue français. Emmanuel Macron a alors affirmé que « le succès de la force conjointe était une obligation collective » et s’est félicité de « quelques avancées symboliques notables depuis les combats cet été » dans le processus de paix au Mali.

Jeuneafrique.com avec AFP

New York: huit morts dans un « acte terroriste » à Manhattan

octobre 31, 2017

La police sur les lieux de l’accident impliquant un véhicule et des cyclistes, à New York, le 31 octobre 2017 / © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP / Andy Kiss

Le chauffeur d’une camionnette a fauché des cyclistes mardi dans le sud de Manhattan, faisant huit morts et au moins 11 blessés dans un acte qualifié de terrorisme par les autorités.

C’est la première fois depuis le 11 septembre 2001 qu’un attentat fait des morts à New York.

Plusieurs médias, dont le New York Post et le Daily News, ont indiqué que le chauffeur avait crié « Allah Akhbar » en sortant de son véhicule, mais aucun responsable n’a confirmé dans l’immédiat cette information.

« Sur la base des informations immédiatement disponibles, c’était un acte de terrorisme », a déclaré le maire démocrate Bill de Blasio lors d’une conférence de presse sur les lieux de l’attaque, au sud-ouest de Manhattan, en présence du chef de la police new-yorkaise et du gouverneur de l’Etat de New York.

« C’est une journée très difficile pour New York », a-t-il ajouté, en demandant aux New-Yorkais d’être plus vigilants que d’habitude et de signaler toute anomalie.

Le président Donald Trump a qualifié l’homme de « personne très malade et déséquiibrée » sur Twitter. « Les forces de l’ordre suivent cela de près: PAS AUX USA », a ajouté le président lui-même natif de New York.

Les faits se sont passés juste après 15h00 locales (19H00 GMT) sur la grande artère de Houston Street, où se pressaient beaucoup de passants en cette journée ensoleillée où beaucoup s’apprêtaient à fêter Halloween.

– L’agresseur interpellé –

La camionnette, qui avait été louée auprès du loueur Home Depot, a d’abord emprunté la piste cyclable sur près d’un kilomètre, renversant plusieurs cyclistes, avant d’entrer dans un bus de ramassage scolaire et d’être obligée de s’arrêter, a expliqué le chef de la police, James O’Neill.

Le chauffeur, un homme de 29 ans dont l’identité n’a pas été révélée, est alors sorti de son véhicule de location, armé d’un fusil à air comprimé et d’un fusil de paint-ball.

C’est à ce moment là que les policiers lui ont tiré dessus et l’ont appréhendé. L’homme a été touché à l’abdomen et a dû être hospitalisé, sans qu’on sache la gravité de son état, a précisé O’Neill.

Selon les pompiers, 11 personnes ont été blessées et hospitalisées, dans un état « grave » mais sans que le pronostic vital soit engagé.

« Nos pensées et nos prières vont à ceux touchés » par cet attentat, a déclaré la porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders.

La dernière alerte de ce type à New York remonte au 22 mai dernier, lorsqu’un ancien militaire avait lancé sa voiture à toute allure sur le trottoir à Times Square, tuant une jeune femme et blessant 22 autres personnes.

Times Square, haut lieu touristique qui avait déjà été visé par un attentat avorté en 2010, est étroitement surveillé par la police depuis les attentats du 11 septembre 2001.

Après l’incident impliquant l’ancien militaire, l’enquête avait montré que l’homme souffrait de troubles mentaux.

La dernière attaque jihadiste à New York date du 17 septembre 2016, lorsqu’un jeune Américain d’origine afghane, Ahmad Rahimi, a posé deux bombes dans le quartier huppé de Chelsea. Une seule a explosé, faisant une trentaine de blessés légers.

Rahimi, qui avait également posé des bombes dans le New Jersey, a été récemment reconnu coupable par un jury populaire à l’issue d’un procès de deux semaines, et attend désormais sa sentence. Il risque la perpétuité.        

New York: une ressortissante belge tuée dans l’attentat

Bruxelles – Une ressortissante belge figure parmi les personnes tuées mardi dans l’attentat au véhicule-bélier à New York, dans le sud de Manhattan, et trois autres Belges ont été blessés, a annoncé le ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders.

Les autorités américaines, qui ont qualifié l’attentat d' »acte de terrorisme », ont fait état de huit morts et au moins 11 blessés. Il s’agit du premier attentat meurtrier à New York depuis le 11 septembre 2001.

« J’ai la profonde tristesse d’annoncer une victime belge à Manhattan, j’exprime mes condoléances à sa famille et à ses amis », a déclaré sur Twitter le chef de la diplomatie belge, également vice-Premier ministre.

« Mes pensées vont aux victimes de l’attaque à New York », a-t-il ajouté.

M. Reynders a précisé à l’agence de presse Belga qu’il s’agissait d' »une femme originaire de Roulers, dans les Flandres occidentales, qui visitait la ville (New York) en compagnie de sa soeur et de sa mère ».

Peu après, M. Reynders a annoncé que des Belges figuraient aussi parmi les personnes blessées dans l’attentat. « Trois Belges ont également été blessés à Manhattan et sont en salle d’opération. Notre consulat général va leur apporter son aide », a écrit le ministre sur Twitter.

Juste après 15H00 locales (19H00 GMT), le chauffeur d’une camionnette a fauché des cyclistes et des passants le long de la rivière Hudson, où se pressaient de nombreux passants, dont beaucoup déjà déguisés pour fêter Halloween.

Plusieurs médias ont rapporté que le chauffeur avait crié « Allah Akhbar » en sortant de son véhicule, avant d’être blessé par un tir de la police. Il est actuellement hospitalisé.

Romandie.com avec(©AFP / 01 novembre 2017 02h26)

L’Inde va récupérer les restes de deux soldats tués en France pendant la guerre de 14-18

octobre 28, 2017

Un soldat indien près de la tombe du Soldat inconnu à New Delhi le 4 août 2014 / © AFP/Archives / PRAKASH SINGH

Des représentants de l’armée indienne vont se rendre en France en novembre pour identifier et rapporter dans leur pays les restes de deux soldats indiens tués il y a un siècle durant la Première guerre mondiale, a annoncé samedi un responsable militaire.

Les restes de deux soldats des Garhwal Rifles, non identifiés mais portant les insignes de ce régiment, à l’époque intégré à l’Armée britannique des Indes, ont été découverts en septembre 2016 dans un champ près de la commune de Laventie, dans le nord de la France, à environ 70 kilomètres de Dunkerque.

Les restes d’un soldat britannique et d’un allemand ont aussi été retrouvés sur les lieux lors d’un chantier des autorités locales.

La France a informé l’Inde de cette découverte et Delhi a décidé d’envoyer un groupe de quatre émissaires, y compris un général appartenant au même régiment, pour identifier les soldats et récupérer leurs restes.

« Différents accessoires, y compris des insignes de régiment, ont été découverts. Nous ferons de notre mieux pour les identifier, bien que cela s’annonce difficile », a expliqué le colonel Ritesh Roy, des Garhwal Rifles.

Ce régiment, portant le nom de la région himalayenne de Garhwal, a été créé en 1887 dans le cadre de l’Armée du Bengale, avant d’être incorporé à l’Armée britannique des Indes. Il fait toujours partie de l’armée indienne.

Les Garhwal Rifles ont été engagés dans les deux Guerres mondiales, alors que la Grande-Bretagne était la puissance coloniale. Ils ont perdu près de 700 soldats durant la première guerre (1914-18) et 350 durant la seconde (1939-45).

Deux de ses soldats ont été décorés de la Victoria Cross, la plus haute distinction pour acte de bravoure au Royaume-Uni et dans le Commonwealth, pour leur courage durant la Première Guerre mondiale.

Plus d’un million de soldats du sous-continent indien ont servi dans les forces alliées durant la guerre de 14-18, dont près de 70.000 ont été tués. 2,5 millions de soldats indiens ont participé à la Seconde Guerre mondiale.

Romandie.com avec(©AFP / 28 octobre 2017 15h22)

Égypte: au moins 35 policiers et soldats tués dans des combats avec des islamistes

octobre 20, 2017

Le Caire – Au moins 35 policiers et soldats égyptiens ont été tués dans des affrontements avec des éléments islamistes dans le désert occidental, au sud-ouest du Caire, a-t-on appris vendredi de sources sécuritaire et médicale.

Dans un communiqué, le ministère de l’Intérieur a confirmé l’incident, survenu sur la route de l’oasis de Bahariya, tout en évitant de donner un bilan des membres des forces de sécurité tués.

Le communiqué a également précisé que plusieurs assaillants « terroristes » ont été tués lors des affrontements. Mais aucune précision n’a été donnée quant à leur nombre.

Les forces de sécurité, qui traquaient des militants islamistes dans la région, ont été attaquées vendredi en fin de journée sur la route menant à l’oasis de Bahariya, à moins de 200 km au sud-ouest du Caire, selon le ministère de l’Intérieur.

Selon une source proche des services de sécurité, leur convoi a reçu des tirs de roquettes. Des engins explosifs ont également été utilisés par les assaillants.

Le groupuscule extrémiste Hasm a revendiqué, dans un communiqué, l’attaque visant les forces de sécurité dans l’oasis de Bahariya.

Dans ce communiqué initial, le groupuscule a revendiqué la mort de 28 membres des forces de sécurité, ainsi que 32 blessés.

Depuis que l’armée a destitué en 2013 le président Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans, des groupes extrémistes ont multiplié les attentats visant les militaires et la police.

Les autorités égyptiennes luttent principalement contre la branche égyptienne du groupe jihadiste Etat islamique (EI), qui multiplie les attentats dans le nord de la péninsule du Sinaï (est de l’Egypte).

Des centaines de soldats et de policiers ont péri dans ces attaques.

De son côté, Hasm a revendiqué depuis 2016 plusieurs attentats contre la police, des officiels et des juges, au Caire.

Dans leurs revendications, ces groupes n’ont jamais fait état d’une affiliation aux Frères musulmans.

Le groupe Etat islamique a également revendiqué plusieurs attentats meurtriers contre des églises coptes en décembre 2016 et avril 2017.

Au total, plus d’une centaine de Coptes ont été tués dans trois attaques au Caire, à Alexandrie et à Tanta (nord de l’Egypte).

Romandie.com avec(©AFP / 21 octobre 2017 02h47)