Posts Tagged ‘Morts’

Pérou: deux morts et 65 blessés dans un séisme de magnitude 7,3

janvier 14, 2018

Lima – Au moins deux personnes ont été tuées et 65 blessées, selon la défense civile, dans un séisme de magnitude 7,3 qui a frappé dimanche matin le sud du Pérou, suscitant la peur parmi de nombreux habitants surpris dans leur sommeil.

« Il y a deux morts dans la région d’Arequipa et 65 blessés ont étés signalés jusqu’à présent », a déclaré à la presse le général Jorge Chavez, directeur de l’Institut national de la Défense civile.

Le séisme, qui a été ressenti jusqu’à Lima, s’est produit à 04H18 locales (09H18 GMT). Son épicentre a été localisé à 31 kilomètres au sud-ouest d’Acari, une localité du littoral pacifique située dans la région d’Arequipa, à environ 500 kilomètres au sud de la capitale, selon l’Institut américain de géophysique (USGS).

Le tremblement de terre a été enregistré à une profondeur de plus de 10 kilomètres.

La Marine de guerre péruvienne a déclaré qu’elle n’avait pas émis d’alerte au tsunami. Le Centre d’alerte des tsunamis dans le Pacifique, dont le siège est à Hawaï, a également écarté ce risque pour les pays de cette zone.

Le séisme a réveillé de nombreux habitants de Lima, d’Arequipa et d’autres villes du pays. « Ici, le séisme a été ressenti très longtemps », a raconté à l’AFP un patient d’un hôpital privé de Lima.

A Arequipa, beaucoup de gens sont sortis dans les rues, selon des messages publiés sur les réseaux sociaux. « Nous avons ressenti une secousse assez forte. Le lit a tremblé, mais rien de grave n’est arrivé », a témoigné une internaute sur Facebook.

Le Pérou se trouve dans une zone de forte activité sismique, aussi appelée « ceinture de feu du Pacifique ».

Le pape François doit arriver jeudi dans ce pays pour une visite de trois jours, après une étape au Chili.

Romandie.com avec(©AFP / 14 janvier 2018 14h01)                                            

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Chine: un pétrolier iranien en feu après une collision, 32 disparus

janvier 7, 2018

Image prise par la garde côtière sud-coréenne, diffusée le 7 janvier, montrant le tanker iranien « Sanchi » en feu après une collision en mer, au large de la côte orientale chinoise, avec un navire cargo chinois. Trente deux personnes, pour la plupart de nationalité iranienne, sont portées disparues, a indiqué le ministère chinois des Transports. / © KOREA COAST GUARD/AFP / handout

Un tanker iranien était en flammes et son équipage de 32 personnes porté disparu, dimanche en mer de Chine orientale, après une collision avec un navire de fret chinois, selon les autorités chinoises qui s’efforçaient de contenir les fuites d’hydrocarbures.

Le pétrolier Sanchi, avec 136.000 tonnes d’hydrocarbures légers (condensats) à son bord, a « entièrement pris feu » suite à la collision, intervenue samedi vers 20h00 (12h00 GMT) à 300 km des côtes, a annoncé le ministère chinois des Transports dans un communiqué.

Vers 01h00 GMT dimanche, « le navire restait à flot et l’incendie continuait de faire rage, et l’on voyait des flaques de pétrole à la surface de l’eau », a précisé le ministère, sans livrer de détail sur l’ampleur des fuites d’hydrocarbures.

L’équipage du Sanchi, comptant 30 Iraniens et deux Bangladais, restait porté disparu dimanche en fin de journée, alors que s’intensifiaient les opérations de recherche.

Le second navire impliqué dans la collision n’a pas, pour sa part, subi d’avaries « mettant en péril sa sécurité » et son équipage de 21 personnes, toutes de nationalité chinoise, « a déjà été secouru », selon le ministère.

Sur des images diffusées par la télévision d’Etat CCTV, on voyait dimanche le tanker en proie à un intense brasier, dominé par d’épaisses volutes de fumée noire s’élevant dans le ciel.

L’accident est intervenu à environ 160 milles nautiques (300 kilomètres) au large de la région de Shanghai, dans l’est du pays.

– Opérations de nettoyage –

Parallèlement aux opérations de recherche des marins disparus, Pékin s’efforçait de contenir l’impact environnemental: sur les huit navires dépêchés sur place par les autorités chinoises, selon l’agence officielle Chine nouvelle, plusieurs étaient spécialisés dans les opérations de nettoyage.

L’objectif est « d’éviter tout désastre secondaire » résultant de la collision, a précisé Geng Shuang, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, dans un communiqué. De son côté, Séoul a envoyé sur les lieux un navire de garde-côtes et un avion, à la demande du gouvernement chinois.

Enfin, « l’enquête se poursuit pour (déterminer) les cause de la collision », survenue en pleine mer, a ajouté M. Geng.

Le Sanchi, un pétrolier sous pavillon panaméen et long de 274 mètres, faisait route vers la Corée du Sud pour y livrer sa cargaison d’hydrocarbures iraniens, selon le gouvernement chinois.

Le tanker appartient à la National Iranian Tanker Company (NITC), l’opérateur administrant la flotte de navires pétroliers de l’Iran, a détaillé le porte-parole du ministère iranien du Pétrole, Kasra Nouri.

Selon lui, la cargaison était constituée de produits de condensat commercialisés par la société pétrolière nationale iranienne NIOC et destinés à la firme sud-coréenne Hanwha Total (coentreprise entre le français Total et le conglomérat sud-coréen Hanwha).

Le navire de fret chinois naviguait quant à lui sous pavillon hong-kongais et transportait 64.000 tonnes de céréales américaines à destination de la Chine, selon le ministère chinois des Transports.

Il s’agit, en l’espace de quelques années, de la deuxième collision impliquant un navire de la NTIC: un supertanker appartenant à l’opérateur iranien avait ainsi heurté à l’été 2016 un porte-conteneur dans le détroit de Singapour, mais sans faire de victime ni causer de pollution.

L’étroit détroit de Singapour est une route maritime extrêmement fréquentée, ce qui accroît le risque d’accrochage — à l’instar de la collision meurtrière intervenue en août dernier entre un pétrolier et le destroyer américain USS John McCain. Mais les collisions en pleine mer restent plus rares.

Romandie.com avec(©AFP / 07 janvier 2018 13h58)                

Sénégal/Regain de violence en Casamance: 13 jeunes tués dans une forêt

janvier 6, 2018

Des soldats Sénégalais, le 22 janvier 2017 à Barra / © AFP/Archives / Carl DE SOUZA

Après des années d’accalmie, la Casamance, région du sud du Sénégal où est active un rébellion depuis 35 ans, a connu samedi un regain de violence inattendu lorsque 13 jeunes qui coupaient du bois ont été tués sans sommation par une bande armée.

« L’attaque a également fait sept blessés et un jeune a réussi à s’échapper », a indiqué à l’AFP le colonel Abdou Ndiaye, porte-parole de l’armée sénégalaise.

Elle s’est produite dans l’après-midi dans une forêt proche de la frontière avec la Guinée-Bissau, à une vingtaine de kilomètres de la capitale, Ziguinchor, région agricole et touristique séparée du reste du Sénégal par la Gambie.

« Ils étaient sortis chercher du bois quand ils sont tombés sur une bande armée d’une quinzaine d’individus, qui ont directement fait feu », a précisé le colonel Abdou Ndiaye. L’armée sénégalaise a déployé une compagnie de quelque 150 parachutistes munis de véhicules pour évacuer les victimes et « traquer » les auteurs de l’attaque.

Les corps sans vie ont été transportés à la morgue de l’hôpital régional de Ziguinchor, où ont également été acheminés les blessés et ou de nombreuses familles se sont réunies, selon l’Agence de presse sénégalaise APS (officielle).

« Ils auraient dépassé la zone tampon séparant les positions de l’armée sénégalaise de celles des combattants du MFDC(Mouvement des forces démocratiques de Casamance), la rébellion indépendantiste armée », a expliqué l’APS, sans citer de source.

Pas de signes avant-coureurs

« Il est trop tôt pour dire si les assaillants font partie du MFDC, l’enquête le dira », a expliqué le colonel Ndiaye, alors que la rébellion est divisée en plusieurs factions.

Cette attaque survient au lendemain de la libération de deux combattants du MFDC, libérés par l’armée à la suite d’une médiation lancée par la communauté de Sant’Egidio de Rome entre l’Etat du Sénégal et les combattants du MFDC.

La rébellion pour l’indépendance de la Casamance, qui dure depuis décembre 1982, a fait des milliers de victimes civiles et militaires, ravagé l’économie de la région et poussé de nombreux habitants à fuir.

Une accalmie perdure sur le terrain depuis plusieurs années alors que les tractations de paix se sont multipliées depuis l’arrivée au pouvoir du président Macky Sall, en 2012.

« Il n’y avait pas de tensions ces derniers temps, pas de signes avant-coureurs », a assuré samedi le porte-parole de l’armée.

Consolider la paix

Dans ses voeux de fin d’année dimanche, le chef de l’Etat sénégalais avait lancé un appel aux rebelles pour la poursuite des pourparlers en vue d' »une paix définitive ».

« Consolidons la paix, car nos progrès sont déjà substantiels, par le dialogue confiant que nous avons poursuivi toutes ces années avec le soutien constant des facilitateurs, que je salue et apprécie », avait-il ajouté.

« Consolidons la paix pour que les mesures d’accompagnement déjà initiées par le gouvernement soit confortées et produisent leurs pleins effets. Faisons le pas décisif vers la paix définitive, une paix sans vainqueur ni vaincu », a poursuivi le dirigeant sénégalais.

Le gouvernement sénégalais a mis en œuvre un programme de reconstruction de la Casamance avec plusieurs projets dans l’agriculture, les infrastructures, le tourisme et l’éducation.

Les pourparlers pour la paix en Casamance entre le gouvernement sénégalais et le MFDC se poursuivent. Des discussions entre les deux parties se sont tenues en octobre à Rome sous l’égide de Sant’Egidio, médiatrice dans le conflit.

Toujours discrète, la communauté catholique a joué un rôle clé pour négocier un accord de paix au Mozambique. Elle est aussi impliquée dans des médiations en Centrafrique, au Soudan du Sud et en Libye.

Romandie.com avec(©AFP / 06 janvier 2018 22h37)                

Violents combats et raids aériens près de Damas, des dizaines de morts (ONG)

janvier 4, 2018

Un homme inspecte les destructions après un bombardement contre la localité de Misraba dans la Ghouta orientale près de Damas, le 4 janvier 2014 / © AFP / Hamza AL-AJWEH

L’armée syrienne a lancé jeudi une offensive pour briser le siège d’une de ses bases encerclée par des jihadistes dans la Ghouta orientale, près de Damas, où des dizaines de personnes ont par ailleurs péri dans des raids et des attaques ces dernières 24 heures, a indiqué une ONG.

Dans la Ghouta orientale, 29 civils ont péri mercredi, la plupart dans des raids de l’aviation russe qui soutient le régime de Bachar al-Assad dans la guerre en Syrie, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). En représailles, le groupe rebelle Jaich al-Islam a tué jeudi 14 soldats dans des attaques contre des barrages militaires près de la Ghouta.

Cette région à l’est de Damas, assiégée par le régime depuis 2013, est notamment contrôlée par le groupe jihadiste Fateh al-Cham, l’ex-branche syrienne d’Al-Qaïda, et par les groupes rebelles islamistes Ahrar al-Cham et Jaich al-Islam.

Jeudi, les forces du régime tentaient de briser le siège de « la Direction des Blindés, la seule base militaire du régime dans la Ghouta orientale » et de violents combats se déroulaient entre soldats et groupes jihadistes et rebelles, a indiqué à l’AFP le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane.

Plus de 250 militaires seraient pris au piège dans cette base située dans la localité de Harasta à la périphérie de la Ghouta, tout près de Damas, fief du régime, a-t-il précisé. La base a été encerclée en début de semaine après une offensive menée par Fateh al-Cham et les groupes rebelles.

La télévision d’Etat syrienne a confirmé « un assaut des unités de l’armée pour briser le siège de la Direction des blindés ».

Quelque 400.000 personnes vivent dans la Ghouta orientale, dernier fief des insurgés près de la capitale syrienne touché par de graves pénuries alimentaires et médicales et soumis à des bombardements.

– Frappes russes –

Mercredi à Misraba, une autre localité de la Ghouta, 29 civils ont été tués dans les bombardements, dont 20 dans des frappes aériennes russes, selon l’OSDH. Sept enfants, onze femmes et un secouriste figurent parmi les victimes.

Dans un hôpital de Douma, autre ville de la Ghouta orientale, un correspondant de l’AFP a vu des secouristes acheminer des blessés de Misraba, pour la plupart des femmes et des enfants.

L’hôpital a dû rappeler des médecins qui étaient en congé « en raison du grand nombre de victimes », selon une source médicale.

Le soutien russe à Damas a permis au régime de multiplier les victoires militaires face aux rebelles et aux jihadistes.

Selon M. Abdel Rahmane, les « frappes russes ont visé des immeubles d’habitation à Misraba ».

« Depuis plus d’un mois, le régime concentre ses troupes pour attaquer la Ghouta », a assuré à l’AFP Mohamed Allouche, un responsable de Jaich al-Islam.

Les violences ont touché également la capitale Damas, où une femme a été tuée et 22 personnes blessées dans la chute d’un tir d’obus tiré par les rebelles sur la vieille ville, selon l’agence officielle Sana.

La semaine dernière, 29 civils gravement malades ont été évacués de la Ghouta orientale en échange de la libération par les rebelles de 29 détenus, conformément à un accord conclu entre régime et insurgés.

Déclenché en 2011 par la répression de manifestations pacifiques pro-démocratie, le conflit en Syrie s’est complexifié avec l’implication de pays étrangers et de groupes jihadistes, sur un territoire de plus en plus morcelé. Il a fait plus de 340.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.

Romandie.com avec(©AFP / 04 janvier 2018 20h20)                

Afrique du Sud: au moins 14 morts dans un accident de train

janvier 4, 2018

Johannesburg – Au moins quatorze personnes ont été tuées et 180 blessées jeudi lors d’une collision entre un train et un camion survenue dans le centre de l’Afrique du Sud, selon un bilan provisoire communiqué par un responsable local.

« Le bilan est désormais de 14 morts », a déclaré à l’AFP un porte-parole du ministère provincial de la Santé, Mondli Mvambi, prévenant que le nombre de victimes pourrait encore augmenter.

Selon des témoins, le train a déraillé et a pris feu après avoir percuté, dans des circonstances qui restent à éclaircir, un camion à Kroonstad, à 200 km au sud-ouest de Johannesburg.

« On craint qu’il n’y ait d’autres corps » dans les wagons accidentés, a ajouté Mondli Mvambi, précisant que les opérations de secours se poursuivaient.

« Il y a encore des personnes dans les wagons, ceux qui étaient en feu », a déclaré à l’AFP un responsable de la compagnie ferroviaire, Leboho Mokhalipha, alors que de la fumée noire continuait à s’échapper des wagons qui ont déraillé.

Des blessés étaient soignés sur place et d’autres hospitalisés.

Le train, qui transportait plusieurs centaines de passagers, effectuait la liaison entre Port Elizabeth (sud) et Johannesburg.

Les causes du drame n’ont pas encore été déterminées. Le chauffeur du camion a été hospitalisé et des tests d’alcoolémie vont être effectués.

Cet accident intervient pendant la période des grandes vacances scolaires en Afrique du Sud.

Le dernier grave accident de train en Afrique du Sud, en 2015, avait fait 15 morts : un minibus était tombé sur une voie ferrée et avait percuté un train.

En 1994, 64 personnes avaient été tuées lors du déraillement d’un train près de Durban (nord-est).

Romandie.com avec(©AFP / 04 janvier 2018 13h35)

RDC: Huit morts dans la répression des marches anti-Kabila

décembre 31, 2017

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Des fidèles catholiques congolais chantent et dansent lors d’une manifestation pour demander la démission du président Joseph Kabila, le 31 décembre 2017 à Kinshasa / © AFP / John WESSELS

Un policier et sept civils ont été tués dimanche à Kinshasa et à Kananga (centre) en République démocratique du Congo, en marge de manifestations de catholiques contre le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila, interdites par les autorités.

Les forces de sécurité de la République démocratique du Congo (RDC) ont réprimé des messes dans des églises à coups de gaz lacrymogène, et empêché des marches après l’appel à manifester contre le pouvoir.

« Deux jeunes ont été tués à la paroisse Saint-Alphonse de Matete », dans l’est de Kinshasa, tandis qu’une autre personnes a été tuée dans la commune populaire de Masina, a déclaré le colonel Pierrot-Rombaut Mwanamputu, porte-parole de la police, à la télévision publique.

Un policier a également été tué dans la capitale, selon un communiqué du gouvernement lu à la télévision d’État.

A Kananga, au Kasaï, dans le centre du pays, un homme a été tué par balles par des militaires qui ont ouvert le feu sur des catholiques en marge d’une marche contre Joseph Kabila, dont le mandat a expiré depuis décembre 2016.

 

– Enfants de chœur interpellés –

La police a aussi interpellé douze enfants de chœur catholiques à la sortie d’une paroisse du centre-ville.

A Lubumbashi (sud-est), deuxième ville du pays, deux personnes ont été blessées par balles quand les forces de sécurité ont ouvert le feu alors que des catholiques tentaient de manifester à la sortie d’une messe.

La police a également utilisé des gaz lacrymogènes et des jeunes ont répliqué par des jets de pierres. Quatre véhicules ont été incendiés et des commerces ont été pillés.

 

« Alors que nous étions en train de prier, les militaires et les policiers sont entrés dans l’enceinte de l’église et ont tiré des gaz lacrymogènes dans l’église » où se déroulait la messe, a déclaré à l’AFP un chrétien de la paroisse Saint-Michel, dans le centre de Kinshasa.

 

Romandie.com avec(©AFP / 31 décembre 2017 18h17)                

L’Iran limite l’accès aux réseaux sociaux, eux manifestants tués

décembre 31, 2017

Une Iranienne lève le poing dans la fumée des gaz lacrymogènes lors d’une manifestation à Téhéran, le 30 décembre 2017 / © AFP / STR

L’Iran a averti dimanche que les manifestants antigouvernementaux allaient « payer le prix » et a limité l’accès aux réseaux sociaux pour tenter d’empêcher de nouvelles protestations, après trois jours de contestation durant lesquelles deux personnes ont été tuées.

Des vidéos publiées sur les réseaux sociaux ont montré des milliers de personnes défilant à travers l’Iran dans la nuit contre les difficultés économiques et le pouvoir. Les médias officiels ont aussi diffusé des vidéos de manifestations en présentant comme des « contre-révolutionnaires » ceux qui brûlent des drapeaux iraniens ou attaquent des biens publics.

Il s’agit des plus importantes manifestations depuis le mouvement de contestation contre la réélection de l’ex-président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad en 2009, qui avait été violemment réprimé.

« Ceux qui détruisent les biens publics, créent du désordre et agissent dans l’illégalité doivent répondre de leurs actes et payer le prix. Nous agirons contre ceux qui provoquent la terreur », a averti le ministre de l’Intérieur Abdolreza Rahmani Fazli, en faisant la distinction entre « ceux qui ont des revendications légitimes » et « les contre-révolutionnaires ».

Les manifestations ont éclaté jeudi à Machhad, la deuxième ville du pays avant de prendre de l’ampleur et de toucher de nombreuses autres cités vendredi et samedi. Mais dimanche en fin d’après-midi, les médias et les réseaux sociaux n’avaient rapporté aucune nouvelle manifestation antigouvernementale.

Et pour tenter de les empêcher, « les hauts responsables chargés de la sécurité ont décidé de bloquer provisoirement Telegram et Instagram », a affirmé le site de la télévision d’Etat.

Les autorités accusent des groupes « contre-révolutionnaires » basés à l’étranger d’utiliser les réseaux sociaux, en particulier Telegram, pour appeler les gens à manifester et faire usage de cocktails Molotov et d’armes à feu.

Samedi, deux manifestants ont été tués à Doroud (ouest), a dit un responsable local, Habibollah Khojastehpour, en assurant que les policiers n’avaient pas tiré sur les protestataires. « Notre objectif était de mettre fin pacifiquement aux protestations mais en raison de la présence de certains individus et groupes, deux personnes ont été tuées ».

Selon un canal Telegram des Gardiens de la révolution, armée d’élite du régime, « des gens armés se sont infiltrés parmi les protestataires et ont tiré à l’aveuglette sur les citoyens ».

– Silence Khamenei et Rohani –

Selon l’agence Ilna, 80 personnes ont été arrêtées à Arak (centre) durant les manifestations alors qu’au moins trois personnes ont été blessées samedi. Des individus ont tenté d’attaquer des bâtiments publics.

Ni le numéro un de la République islamique d’Iran, le guide suprême l’ayatollah Ali Khamenei, ni le président Hassan Rohani n’ont encore réagi publiquement depuis le début des troubles.

C’est la première fois qu’autant de villes sont touchées par un tel mouvement depuis 2009.

Mais le régime continue d’avoir un large soutien parmi la population, avec la mobilisation de dizaines de milliers de personnes samedi pour marquer l’anniversaire du rassemblement qui a mis fin à la contestation de 2009.

Et dimanche, des centaines d’étudiants ont manifesté à l’université de Téhéran pour soutenir le gouvernement tout en dénonçant « la corruption et la vie chère ».

Durant les manifestations des trois derniers jours, les Iraniens sont descendus dans la rue pour exprimer leur colère contre le chômage, la vie chère et les scandales financiers dans le pays, isolé et soumis pendant des années à des sanctions internationales pour ses activités nucléaires sensibles. Des slogans comme « Mort au dictateur » y ont été lancés.

« Ces protestations sont le fait d’une partie de la société frappée par les difficultés économiques majeures, notamment ceux qui ont perdu leur argent avec la faillite des établissements de crédit », estime Payam Parhiz, rédacteur en chef du réseau de média réformateur Nazar.

– Contestation limitée à Téhéran –

La contestation a été très limitée dans la capitale Téhéran. Une manifestation a eu lieu samedi à l’intérieur de l’université de Téhéran et une deuxième dans le quartier de l’université, où des centaines de personnes ont tenu tête aux forces de l’ordre avant d’être dispersées par des tirs de gaz lacrymogènes.

Des vidéos ont montré des manifestants attaquant une mairie à Téhéran, renversant une voiture de police et brûlant des poubelles.

« Des dégâts mineurs ont été causés aux services de la mairie », a déclaré le maire Mohammad-Ali Najafi.

Des médias conservateurs iraniens soutiennent que la majorité des appels à manifester viennent de l’étranger, d’Arabie saoudite, rivale régionale de l’Iran, ou de groupes d’opposition en exil.

Fustigeant à nouveau le régime iranien, bête noire des États-Unis, le président Donald Trump a écrit dimanche sur Twitter: « Grosses manifestations en Iran. Le peuple a finalement compris comment son argent et ses richesses sont volés et gaspillés sur le terrorisme. On dirait qu’il ne supporte plus. Les États-Unis surveillent de près en cas de violation des droits de l’Homme ».

Téhéran avait déjà rejeté une précédente critique de M. Trump, en disant n’accorder « aucune valeur » à ses déclarations.

Romandie.com avec(©AFP / 31 décembre 2017 15h01)                

Neuf morts dans une attaque contre une église au sud du Caire

décembre 29, 2017

Des membres de la police judiciaire inspectent le site d’une attaque contre une église au sud du Caire, le 29 décembre 2017 / © AFP / STRINGER

Neuf personnes ont été tuées vendredi au sud du Caire dans une attaque contre une église menée par jihadiste armé, la dernière en date à viser la minorité chrétienne depuis le début de l’année en Egypte, selon les autorités.

L’attaque n’a pas été revendiquée dans l’immédiat, mais les chrétiens d’Egypte, les coptes, ont été déjà la cible cette année de deux attaques d’envergure qui ont fait plus de 70 morts et ont été revendiquées par le groupe jihadiste Etat islamique (EI).

Dans un premier temps, le porte-parole du ministère de la Santé Khaled Megahed a indiqué que l’assaillant avait été abattu après avoir tué neuf personnes et blessé plusieurs autres dans l’attaque contre l’église Saint Mina à Helouane, dans la banlieue sud du Caire.

Mais le ministère de l’Intérieur a ensuite précisé dans un communiqué que l’assaillant, un jihadiste recherché pour des attaques contre la police, avait été blessé et arrêté.

L’homme était armé de fusils d’assaut, de munitions et d’une bombe qu’il avait l’intention de faire exploser dans l’église, a-t-il poursuivi. Il a d’abord tué deux personnes en ouvrant le feu sur un magasin puis s’est dirigé vers l’église et en a tué sept autres, dont un officier.

Cinq gardes de sécurité ont été blessés, selon des responsables de la police. L’assaillant a ouvert le feu à l’extérieur de l’église Saint Mina et tenté de donner l’assaut au bâtiment, ont-ils précisé.

Dans un communiqué, la présidence égyptienne a affirmé que cette attaque « renforcerait la détermination (du gouvernement) à débarrasser le pays du terrorisme et de l’extrémisme ».

– ‘Acte de haine’ –

Des images vidéo diffusées sur les réseaux sociaux montrent l’assaillant présumé, un homme barbu portant une veste avec des munitions étendu sur le sol, qui semble être peu conscient, alors que des gens le menottent.

La police a ensuite interdit l’accès aux passants du lieu de l’attaque qui survient avant le Noël copte célébré le 7 janvier. Des experts de la police judiciaire étaient sur place pour prélever des indices.

Dans une première réaction publique occidentale, la France a condamné un « acte de haine » et renouvelé son « soutien dans la lutte contre le terrorisme », selon le ministère des Affaires étrangères.

Depuis décembre 2016, des dizaines de chrétiens, essentiellement des Coptes, ont été tués dans des attentats contre des églises ou des attaques ciblées dans la péninsule du Sinaï (est) et ailleurs dans le pays.

Le 11 décembre 2016 au Caire, un attentat suicide contre l’église copte Saint-Pierre et Saint-Paul, a fait 29 morts. L’attentat a été revendiqué par l’EI.

En avril 2017, 45 personnes ont été tuées dans deux attaques suicide revendiquées par l’EI en pleine célébration des Rameaux à Alexandrie, deuxième ville du pays, et à Tanta, dans le nord du pays.

C’est à la suite de cette double attaque que le président Abdel Fattah Al-Sissi a décrété l’état d’urgence, renouvelé sans discontinuité depuis.

– Attaques et menaces de l’EI –

Après ces attaques, le groupe jihadiste a menacé de mener de nouvelles attaques contre la communauté copte.

En mai, le groupe jihadiste a revendiqué une attaque contre un bus de pèlerins coptes qui s’était soldée par la mort de 28 personnes, dont plusieurs enfants.

Les coptes, pour l’immense majorité orthodoxes, constituent la communauté chrétienne la plus nombreuse du Moyen-Orient et l’une des plus anciennes.

Ils représentent 10% des quelque 96 millions d’habitants et sont présents dans tout le pays, avec des concentrations plus fortes en Moyenne-Egypte. Ils sont faiblement représentés au gouvernement et se disent marginalisés.

Depuis 2013 et la destitution par l’armée du président islamiste élu Mohamed Morsi, des groupes jihadistes dont la branche égyptienne de l’EI attaquent les forces de sécurité principalement dans le nord du Sinaï.

De nombreux policiers et soldats, ainsi que des civils, ont été tués dans ces attaques. Mais la branche locale de l’EI s’en est également prise aux civils, notamment les chrétiens, dans le Sinaï et ailleurs dans le pays.

L’EI est par ailleurs soupçonné d’être derrière une attaque ayant fait plus de 230 morts contre une mosquée de l’est de l’Egypte le 24 novembre, l’attentat le plus meurtrier dans l’histoire récente du pays.

Romandie.com avec(©AFP / 29 décembre 2017 15h08)                

Yémen: plus de 60 rebelles et soldats tués en 24 heures au sud de Hodeida

décembre 25, 2017

Un Yéménite prend en photo des débris à la suite d’un raid aérien le 25 décembre 2017 près d’Aser / © AFP / MOHAMMED HUWAIS

Plus de 60 rebelles chiites Houthis et soldats pro-gouvernement ont été tués en 24 heures sur les fronts de la province de Hodeida, dans l’ouest du Yémen, ont indiqué lundi des responsables des services de sécurité et des hôpitaux.

Les raids aériens de la coalition anti-Houthis menée par l’Arabie saoudite et les combats terrestres se sont intensifiés dans cette province contrôlée par les Houthis depuis le tir d’un missile balistique sur Ryad le 19 décembre.

Les deux camps dépêchent d’importants renforts sur les lignes de front. Les renforts des Houthis sont pris pour cible par l’aviation de la coalition, tandis que les forces pro-gouvernement n’arrivent pas à progresser vers le nord en raison d’énormes champs de mines plantées par les insurgés.

Hodeida, capitale de la province de même nom a une importance capitale, son port sur la mer Rouge étant le principal point d’entrée des importations du pays.

La ville et le port sont contrôlés par les Houthis. La coalition impose des inspections aux cargaisons pour empêcher l’entrée d’armes au profit des insurgés.

Au cours des dernières 24 heures, 18 Houthis ont été tués dans la nuit dans des raids aériens de Haïs et 35 autres à Tahita, deux régions situées à environ 70 km au sud-ouest et au sud-est de Hodeida, a indiqué un responsable des services de sécurité.

Le bilan des morts a été confirmé par les hôpitaux Alfi, Al-Thawra et l’hôpital du 22 mai de Hodeida. Ces établissements ont fait état de 63 blessés parmi les insurgés.

Une source militaire pro-gouvernement a fait état de 12 morts et de 19 blessés dans les rangs de ses forces. Ces victimes ont été transportés dans des hôpitaux d’Aden, selon des sources médicales.

Le conflit au Yémen a fait plus de 8.750 morts, dont de nombreux civils, depuis l’intervention de la coalition en mars 2015, selon l’ONU. Cette coalition affirme quant à elle avoir depuis tué quelque 11.000 Houthis.

La coalition intervient contre les rebelles qui contrôlent Sanaa et une bonne partie du nord du pays et en soutien au gouvernement du président Abd Rabbo Mansour Hadi reconnu par la communauté internationale.

Romandie.com avec(©AFP / 25 décembre 2017 14h15)                

Un autobus fonce dans un passage souterrain à Moscou: 5 morts

décembre 25, 2017

Des secouristes extraient un autobus qui a foncé dans un passage souterrain à Moscou le 25 décembre 2017 / © AFP / Vasily MAXIMOV

Cinq personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées lundi lorsqu’un autobus municipal a foncé dans la sortie d’un passage souterrain dans l’ouest de Moscou, les autorités privilégiant la piste d’un accident.

« Les informations actuelles font état de cinq morts », a indiqué à l’AFP un responsable de la police de la route de Moscou, Artiom Kolesnikov. Trois personnes ont également été hospitalisées, selon la police.

Des images diffusées par la télévision russe ont montré l’autobus dévaler les marches du passage souterrain à faible allure, écrasant et fauchant plusieurs personnes.

Une autre vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre le bus monter à basse vitesse sur le trottoir, semblant ensuite glisser avant de s’engouffrer dans le passage souterrain à proximité.

Dans un communiqué, la police a indiqué privilégier la piste d’une erreur de conduite ou d’une défaillance technique de l’autobus.

Le conducteur, qui a été interpellé, a indiqué aux enquêteurs que l’autobus « se trouvait à l’arrêt, puis a commencé à bouger de manière inattendue ».

« Malgré les tentatives d’arrêter l’autobus, le système de freinage n’a pas fonctionné et l’autobus a poursuivi sa course », a-t-il affirmé, selon un communiqué du Comité d’enquête.

Une enquête criminelle pour « enfreinte aux règles de conduite » a été ouverte, selon la même source.

D’importantes chutes de neige ont touché lundi Moscou.

Le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, qui a présenté ses condoléances sur Twitter aux proches des victimes, a ordonné la vérification de tout le parc d’autobus municipaux.

Deux hélicoptères de secours ont été utilisés pour évacuer les victimes, selon les services de secours.

Romandie.com avec(©AFP / 25 décembre 2017 15h25)