Posts Tagged ‘Morts’

Somalie: les shebab revendiquent une attaque près de la présidence

juillet 14, 2018

Des jeunes somaliens regardent et photographient la carcasse d’un véhicule des insurgés shebab qui a explosé près du palais présidentiel à Mogadiscio le samedi 14 juillet 2018 / © AFP / Mohamed ABDIWAHAB

Les insurgés shebab ont revendiqué samedi une attaque à la double voiture piégée près de la présidence somalienne, dernier raid en date de ces jihadistes affiliés à Al-Qaïda.

Une première voiture chargée d’explosifs a foncé sur une barrière de sécurité, tandis qu’un autre véhicule a explosé à un autre checkpoint près de l’entrée principale du palais présidentiel à Mogadiscio, a indiqué Abdulahi Ahmed, un haut responsable sécuritaire local.

Des assaillants ont ensuite tenté de se diriger vers le complexe présidentiel, prélude à des échanges de feu avec les forces de sécurité locales, a ajouté ce responsable.

« Trois assaillants ont été tués et deux véhicules ont explosé. Nous n’avons pas plus de détails », a souligné M. Ahmed, précisant que de nombreux civils avaient été blessés dans ce nouveau raid.

Les shebab somaliens, un groupe armé affilié à Al-Qaïda, ont revendiqué cette attaque dans un communiqué. Les shebab avaient déjà revendiqué la semaine dernière une attaque contre le ministère de la Sécurité, fatale à cinq civils selon la police locale.

Les forces de sécurité somaliennes tiennent la garde près du palais présidentiel après une attaque à la double voiture piégée revendiquée par les insurgés shebab le 14 juillet 2018 à Mogadiscio / © AFP / Mohamed ABDIWAHAB

Les shebab ont juré la perte du gouvernement fédéral, soutenu par la communauté internationale et les 20.000 hommes de la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom).

Chassés de Mogadiscio en 2011, ils ont ensuite perdu l’essentiel de leurs bastions. Mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d’où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides y compris dans la capitale somalienne.

Romandie.com avec(©AFP / 14 juillet 2018 15h40)

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Pakistan: 33 morts dans un attentat, un candidat aux élections tué

juillet 13, 2018

Quetta (Pakistan) – Au moins 33 personnes ont été tuées et des dizaines d’ autres blessées vendredi dans un attentat-suicide lors d’une réunion électorale au sud-ouest du Pakistan, ont indiqué des responsables à l’AFP.

Il s’agit du deuxième attentat visant vendredi un meeting électoral au Pakistan, où des élections législatives doivent se dérouler le 25 juillet dans un climat tendu.

« Le bilan est à présent passé à 33 » morts, a déclaré à l’AFP un responsable de l’administration locale, Saeed Jamali. Ce nombre a été confirmé par un autre haut responsable de l’administration locale, Qaim Lashari.

Les deux responsables ont indiqué qu’il s’agissait d’un attentat-suicide.

L’attentat s’est produit à Mastung, à une quarantaine de km de la capitale du Baloutchistan, Quetta.

Selon le ministre de l’Intérieur de la province du Baloutchistan, Agha Umar Bungalzai, il a visé un rassemblement de l’homme politique Mir Siraj Raisani, qui est décédé.

« Il a succombé à ses blessures lors de son transfert vers Quetta », a-t-il dit. Il était candidat à un siège de député provincial sous l’étiquette du parti Baluchistan Awami Party (BAP).

M. Bungalzai a également fait état d’au moins 32 blessés.

Plus tôt dans la journée, une bombe cachée sur une moto avait explosé près de Bannu (nord-ouest) au passage du convoi d’un autre candidat aux élections, tuant 4 personnes et en blessant une quarantaine d’autres, selon la police.

L’homme politique visé, Akram Khan Durrani, représentant d’une coalition de partis religieux, le MMA, a survécu à l’attaque.

Un attentat-suicide revendiqué par les talibans pakistanaisz avait également visé mardi soir une réunion électorale du Awami National Party (ANP) à Peshawar (nord-ouest), tuant 22 personnes dont l’homme politique local Haroon Bilour, selon un nouveau bilan.

Romandie.com avec(©AFP / 13 juillet 2018 14h36)                                                        

France: un différend familial, tourne au massacre, cinq morts

juillet 10, 2018

Pau – La piste du « drame familial » était privilégiée mardi par les enquêteurs français après la découverte, dans un appartement à Pau (sud-ouest), des corps de quatre adultes et d’un enfant, membres de la même famille franco-espagnole, a-t-on appris de source proche de l’enquête.

La mère de l’enfant a été retrouvée ligotée et bâillonnée et le père les veines tailladées.

Ce sont les pompiers, appelés pour des fumées se dégageant d’un appartement situé au premier étage d’une résidence du centre-ville, qui ont fait la macabre découverte.

Lorsqu’ils ont pénétré dans l’appartement, où « un canapé se consumait », ils y ont découvert les corps de quatre adultes et d’un enfant.

« Il s’agit de deux couples et d’un enfant. Le drame s’est déroulé à l’intérieur (de l’appartement). Il y a des traces de violences sur un couple » et sur la femme dans l’autre couple, « Tout laisse penser qu’on est sur la piste d’un drame familial », a dit à l’AFP une source proche de l’enquête.

« La jeune femme a été trouvée ligotée et bâillonnée avec de l’adhésif autour du cou » dans la salle de bains, a précisé cette source, et son mari « se serait tailladé les veines ». Quant aux parents de la jeune femme, présents dans l’appartement, « ils portent des traces de violences par objets contondants », a ajouté cette source.

Selon la même source, il n’y a « pas de traces de violences apparentes sur l’enfant, qui serait mort des suites de l’incendie », probablement intoxiqué par les fumées.

« Il semblerait qu’il y avait un différend familial qui a tourné au massacre », a ajouté à l’AFP Jean-Paul Brin, premier adjoint à la mairie de Pau.

Des voisins interrogés par le quotidien régional Sud Ouest ont affirmé que « les disputes étaient fréquentes au sein du couple ». Un collègue de l’épouse affirme même qu’elle a récemment porté plainte pour violences contre son mari.

Selon une voisine habitant l’immeuble, l’appartement était occupé par un couple franco-espagnol et leur enfant de deux ans. L’homme était français. Sa femme, une Espagnole d’une trentaine d’années, était professeur stagiaire.

Les parents de la jeune femme, des Espagnols de Saragosse (nord-est de l’Espagne), étaient allés leur rendre visite à Pau. « Une grosse dispute a éclaté à 05H00 (03H00 GMT) du matin, j’ai entendu des cris d’enfant », a-t-elle témoigné.

Des autopsies devraient avoir lieu dans les prochains jours.

Romandie.com avec(©AFP / 10 juillet 2018 15h13)                                                        

Dix morts, 73 blessés dans le déraillement d’un train en Turquie

juillet 8, 2018

Plus de 100 ambulances et des hélicoptères de l’armée ont été envoyées pour transporter les blessés de l’accident de train en Turquie le 8 juillet 2018. / © DHA/AFP / DHA

Dix personnes ont été tuées et 73 blessées dimanche dans le déraillement d’un train de passagers dans la région de Tekirdag, dans le nord-ouest de la Turquie, a annoncé le ministère de la Santé.

Le train transportant 360 passagers provenait de Kapikule, à la frontière bulgare, et se rendait à Istanbul quand six de ses voitures ont déraillé, à proximité du village de Sarilar.

« L’accident s’est produit en raison de mauvaises conditions climatiques », a expliqué le gouverneur de la région Mehmet Ceylan.

Le ministère des Transports a confirmé, dans un communiqué, que le sol s’était dérobé sous les rails en raison d’abondantes pluies récentes, provoquant le déraillement.

Plus de 100 ambulances ont été dépêchées sur les lieux, selon un responsable du ministère de la Santé, Eyup Gumus, s’exprimant sur la télévision publique TRT Haber.

Turquie / © AFP /

L’armée turque a de son côté indiqué dans un communiqué avoir envoyé plusieurs hélicoptères sur le site de l’accident.

Les images télévisées montraient plusieurs voitures couchées sur le côté et des victimes emmenées sur des brancards.

Le président Recep Tayyip Erdogan, qui entame lundi un nouveau mandat de cinq ans avec des pouvoirs élargis, a fait part de ses condoléances aux victimes et annoncé qu’une enquête serait menée sur « cet accident tragique ».

Plus tard, l’autorité du Haut-conseil turc de la radio et de la télévision (RTÜK)a annoncé que le Premier ministre avait décrété une interdiction temporaire de diffusion.

Six voitures du train ont déraillé dans la province turque de Tekirdag, faisant 10 morts et 73 blessés le 8 juillet 2018. / © DHA/AFP / DHA

La Turquie a entrepris ces dernières années de moderniser son réseau ferroviaire, construisant plusieurs lignes à grande vitesse pour ramener vers le rail des voyageurs préférant l’avion ou le transport par autocar.

Le train accidenté semblait circuler sur une des vieilles lignes ferroviaires à voie unique.

Plusieurs accidents mortels se sont produits sur le réseau ferré turc ces dernières années.

En janvier 2008, neuf personnes sont mortes dans un déraillement provoqué par des rails défectueux dans la région de Kutaha, au sud d’Istanbul.

En juillet 2004, 41 personnes avaient été tuées et 80 blessées dans le déraillement d’un train à grande vitesse dans la province de Sakarya, dans le nord-ouest du pays.

Romandie.com avec(©AFP / 08 juillet 2018 21h41)

Tunisie: six membres des forces de sécurité tués dans une attaque

juillet 8, 2018

Un blindé de la Garde nationale tunisienne le 19 mars 2018 dans la région de Ben Guerdane, à la frontière avec la Libye, où 13 membres des forces de l’ordre et sept civils avaient été tués en 2016 / © AFP/Archives / FATHI NASRI

Six membres des forces de l’ordre ont été tués dimanche dans le nord-ouest de la Tunisie dans une opération « terroriste » selon les autorités, l’attaque la plus meurtrière depuis plus de deux ans.

Cette attaque intervient alors que la Tunisie, secouée par une crise politique, espère faire cette année une très bonne saison touristique à la faveur de l’amélioration de la sécurité qui a permis le retour en force des tour-opérateurs.

Six agents de la Garde nationale ont été tués dans l’explosion d’une mine près de la frontière avec l’Algérie, dans le secteur de Ain Sultan, dans la province de Jendouba, a indiqué le ministère de l’Intérieur, qui précise que l’attaque a eu lieu à 11H45 (10H45 GMT).

Un porte-parole du ministère, le général Sofiene al-Zaq, qui avait fait état dans un premier temps de huit morts, a qualifié l’attaque de « terroriste ».

Il a ajouté que des assaillants « ont ouvert le feu sur les forces de sécurité » après l’explosion de la mine.

« Des opérations de recherche des terroristes » sont en cours, avec l’aide de l’armée, selon lui.

Aucun groupe n’a encore revendiqué l’attaque menée dans l’une des zones frontalières montagneuses où sont implantés les deux principaux groupes extrémistes, la phalange Okba ibn Nafaa, branche d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), et Jund al Khalifa, affilié au groupe Etat islamique (EI).

Le ministre de l’Intérieur par intérim, Ghazi Jeribi, est attendu à Jendouba, selon une source gouvernementale.

Cette attaque risque d’accentuer la crise politique profonde que traverse actuellement la Tunisie, dont le Premier ministre Youssef Chahed, qui a limogé l’ex-ministre de l’Intérieur récemment, fait face à une offensive venue de son propre camp.

Des heurts ont régulièrement lieu à la frontière algérienne, mais c’est la première fois depuis deux ans que les forces de l’ordre essuient des telles pertes.

– Adopter « une stratégie globale » –

La dernière attaque de grande ampleur dans le pays remonte à mars 2016, lorsque des jihadistes avaient lancé des opérations coordonnées contre des installations sécuritaires de Ben Guerdane, près de la frontière avec la Libye, entraînant la mort de 13 membres des forces de l’ordre et de sept civils.

En avril dernier, un soldat avait été tué par balles lors de heurts avec des islamistes armés dans la région montagneuse de Kasserine (centre-ouest).

En mars, un homme avait déclenché sa charge explosive alors qu’il était poursuivi par les forces de l’ordre dans la région de Ben Guerdane.

Après sa révolution de 2011, la Tunisie a été confrontée à un essor de la mouvance jihadiste, responsable de la mort de plusieurs dizaines de soldats et de policiers, mais aussi de civils et de touristes étrangers.

Même si la situation sécuritaire s’est nettement améliorée, le pays reste sous état d’urgence depuis l’attentat suicide commis en plein Tunis contre la sécurité présidentielle (12 agents tués), en novembre 2015.

Les forces de sécurité et des observateurs estiment que les principaux groupes armés sont actuellement très affaiblis et déstructurés. Mais des incidents isolés perdurent, notamment dans les maquis du nord-ouest.

Depuis la chute du régime de Ben Ali en 2011, au moins « 118 soldats, membres de la Garde nationale et policiers, ont été tués dans le nord-ouest, et plus de 200 blessés », note le chercheur Matt Herbert, qui a compilé les bilans publiés dans les médias. La majorité des membres des forces de l’ordre tués depuis la révolution l’ont été dans cette région, souligne-t-il dans un rapport publié fin juin.

« Cette nouvelle attaque montre qu’il reste des poches où les problèmes de sécurité n’ont pas été résolus », a-t-il déclaré à l’AFP dimanche, tout en soulignant que « la vaste majorité de la Tunisie reste sûre ».

Selon ce membre de l’Initiative mondiale contre la criminalité transnationale organisée, pour venir véritablement à bout des groupes jihadistes il faudrait, outre l’effort militaire, « une stratégie globale orientée vers la population (…) visant à résoudre les problèmes économiques et de gouvernance que ces groupes exploitent ».

Romandie.com avec(©AFP / 08 juillet 2018 17h54)

Au moins 20 morts dans des pluies torrentielles au Japon

juillet 7, 2018

Une route effondrée, le 7 juillet 2018 dans la région d’Hiroshima, suite aux pluies torrentielles que connaît l’ouest du Japon depuis quatre jours / © JIJI PRESS/AFP / STR

Les pluies torrentielles qui s’abattent depuis plusieurs jours sur le sud et l’ouest du Japon ont fait au moins vingt morts, selon les autorités, tandis que les médias annonçaient des bilans encore bien plus lourds.

Les précipitations records enregistrées sur plusieurs régions (Hiroshima, Kyoto, Okayama, etc.) ont entraîné des crues exceptionnelles, des glissements de terrain et inondations, piégeant de nombreux habitants malgré des ordres d’évacuation donnés par les autorités locales à au moins 1,9 million de personnes selon les autorités et même le double selon la chaîne publique NHK.

Cette dernière, dont les programmes habituels sont en partie remplacés par des éditions spéciales, parlait de 47 morts et 47 disparus en début de soirée au Japon (tout début d’après-midi heure GMT).

D’autres chaînes donnaient des chiffres assez proches.

La préfecture de Hiroshima totaliserait le plus lourd bilan avec 23 morts selon la NHK, mais les provinces d’Aichi, Gifu, Kyoto et Okayama apparaissent aussi durement touchées.

« Nous nous attendons à ce que le nombre de victimes augmente car nous n’avons recueilli qu’une partie des informations », a indiqué à l’AFP un responsable de la section de gestion des désastres de la préfecture d’Ehime, également concernée.

Quelque 48.000 hommes des pompiers, de la police et des Forces d’autodéfense (nom de l’armée japonaise) ont été dépêchés sur le terrain, mais ils affrontent des difficultés majeures compte tenu de l’inaccessibilité de certains lieux en pleine campagne.

Le Premier ministre, Shinzo Abe, a qualifié la situation « d’extrêmement grave » et ordonné le déploiement de tous les moyens possibles pour sauver des vies.

L’ouest du Japon a reçu plus d’un mètre d’eau en 72 heures, et de nombreuses localités sont inondées, comme ici à Hiroshima, le 7 juillet 2018 / © JIJI PRESS/AFP / STR

L’agence de météo a placé en alerte maximale plusieurs régions mettant en garde contre des risques très grands de dégâts majeurs.

Les services de secours essayaient de sauver des habitants réfugiés sur les toits de leurs maisons en grande partie sous les eaux. Hélicoptères, bateaux et autres véhicules étaient mobilisés.

« Une vigilance maximum s’impose », répétaient les météorologues tandis que le gouvernement a monté une cellule de crise.

Des maisons se sont effondrées par endroits, en raison de glissements de terrain, des routes et ponts ont été saccagés voire carrément emportés par les violents et épais flots boueux et des quartiers entiers totalement noyés, selon les images des télévisions.

Les précipitations ont dépassé un mètre en 72 heures dans plusieurs régions, l’agence de météo estimant que de tels niveaux ne sont atteints que rarement en plusieurs décennies. Elle a qualifié les pluies de « terribles » et estimé qu’elles dureraient jusqu’à dimanche.

Le Japon est souvent traversé par d’importants fronts pluvieux en plus des typhons parfois meurtriers qui le balayent régulièrement en été.

Romandie.com avec(©AFP / 07 juillet 2018 12h57)

Explosion dans un entrepôt de feux d’artifices au Mexique: au moins 24 morts

juillet 5, 2018

Explosions dans des entrepôts de feux d’artifice à Tultepec, au nord de Mexico, le 5 juin 2018 / © AFP / Pedro PARDO

Au moins 24 personnes ont été tuées et 49 blessées, dont des pompiers et des policiers, par plusieurs explosions survenues jeudi dans des entrepôts de feux d’artifice à Tultepec, ville au nord de Mexico, près de la moitié des victimes étant des sauveteurs pris au piège.

« Nous comptons 24 morts, 17 sur place et 7 dans les hôpitaux », dont un mineur, a indiqué le parquet local dans un communiqué, qui rapporte un nombre de 49 blessés transportés dans différents hôpitaux.

Parmi les morts figurent quatre pompiers, quatre policiers municipaux et un policier de l’Etat, a annoncé la ministre de la Sécurité publique de l’Etat Maribel Cervantes.

Tultepec, ville réputée pour ses engins pyrotechniques artisanaux et qui compte le plus grand marché de feux d’artifice du pays, a déjà été endeuillée par plusieurs accidents similaires, le plus meurtrier en 2016 ayant fait 42 morts.

« Nous sommes profondément désolés pour la mort de ce qui ont été tués ce matin à (…) Tultepec, y compris nos pompiers et nos collègues policiers qui ont perdu leur vie en en sauvant beaucoup d’autres », a déclaré dans un tweet la Croix-Rouge de l’Etat de Mexico, où se trouve Tultepec.

La première explosion a eu lieu vers 09H30. Au moment où la police et les pompiers arrivaient sur les lieux et commençaient à prendre en charge les victimes, le feu s’est propagé à d’autres entrepôts, provoquant de nouvelles explosions.

Des proches des victimes sur le site des explosions qui ont détruit plusieurs entrepôts de feux d’artifice de Tultepec, au nord de Mexico, le 5 juillet 2018 / © AFP / Pedro PARDO

Quelques heures après le drame, des centaines de soldats, policiers et pompiers étaient déployés dans le quartier de Xahuento, dans les faubourgs de la ville, autour des bâtiments encore fumants.

Une puissante odeur de poudre à canon saturait l’air ambiant. A l’extérieur du vaste périmètre de sécurité gisaient sur l’herbe des meubles et des briques calcinés projetés par les explosions.

« Je prenais mon petit-déjeuner quand j’ai entendu une terrible explosion. Nous sommes sortis de la maison en courant et j’ai alors vu un énorme nuage blanc dans le ciel, comme s’il allait pleuvoir. Sauf qu’aujourd’hui, il a plu du feu », a raconté Alondra Perez, 62 ans, qui vit de l’autre côté de la rue.

Les accidents liés à l’industrie pyrotechnique sont fréquents au Mexique et notamment à Tultepec, où sont fabriqués les feux d’artifice utilisés traditionnellement par les Mexicains pour célébrer les jours sacrés.

Une explosion spectaculaire dans le grand marché de feux d’artifice y avait fait 42 morts et 70 blessés en décembre 2016. Une fusée avait explosé, entraînant des réactions en chaîne. Le marché, alors bondé avant les fêtes de Noël et du Nouvel an, avait été transformé en champ de ruines.

Vue aérienne du site des explosions qui ont détruit plusieurs entrepôts de feux d’artifice à Tultepec, au nord de Mexico, le 5 juillet 2018 / © AFP / PEDRO PARDO

Plus récemment, le 6 juin, une explosion a encore fait sept morts dans la ville.

« Les gens ici veulent continuer à fabriquer des feux d’artifice. C’est leur tradition », a déclaré à l’AFP un officier de police, sous couvert d’anonymat.

« Mais ils ne mesurent pas les conséquences de ces tragédies. C’est rageant parce que nos collègues pompiers (…) finissent par perdre leur vie en sauvant ces gens ».

Le président mexicain Enrique Pena Nieto a présenté ses condoléances aux familles des victimes sur Twitter, et le ministre de l’Intérieur de l’Etat Alejandro Ozuna a fait savoir qu’un « contrôle exhaustif » de tous les permis des ateliers serait réalisé.

« Nous avons qu’il s’agit d’un mode de vie et d’une tradition, mais nous devons envoyer un message à la communauté et ils doivent comprendre qu’il faut règlementer tout ça, pour leur propre sécurité », a-t-il déclaré.

Romandie.com avec(©AFP / 06 juillet 2018 01h59)

RDC: affrontements entre patrouilles congolaise et ougandaise sur le Lac Édouard, 7 morts

juillet 5, 2018

Goma (RD Congo) – Quatre militaires ougandais et trois civils ont été tués jeudi dans un affrontement entre des patrouilles congolaise et ougandaise sur les eaux du lac Édouard que se partagent la République démocratique du Congo et l’Ouganda, a annoncé un responsable local congolais.

Cet affrontement, ainsi que d’autres violences dans la région, ont fait au total 15 morts.

Des combats ont opposé le même jour l’armée congolaise aux rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF) et aussi à une milice locale, faisant huit autres morts, selon l’armée.

Une patrouille militaire navale de la RDC a été « attaquée ce matin (jeudi) par un convoi de patrouilleurs ougandais dans les eaux congolaises » du lac Édouard, a déclaré à l’AFP M. Donat Kibwana, administrateur du territoire de Beni, dans le Nord-Kivu (est). « Le navire ougandais a chaviré, quatre militaires et trois civils ougandais sont morts » et « côté congolais, un militaire et un civil ont été blessés », a-t-il dit.

L’engagement a eu lieu à la hauteur du village congolais de Kyavinyonge, situé sur les rives du lac Édouard.

Depuis le début de l’année, des accrochages entre les forces de sécurité congolaises et ougandaises se sont multipliés, selon M. Kibwana.

Mercredi, une patrouille ougandaise avait pris en otage 18 pêcheurs congolais alors qu’ils installaient leurs filets.

La force navale congolaise a pour mission de dissuader l’activité des groupes armés actifs aux abords du lac Édouard, dont plusieurs milices locales Maï-Maï et des rébellions venues du Rwanda et de l’Ouganda voisins.

– Miliciens et rebelles tués –

Jeudi également à Kanyihunga, localité située à une cinquantaine de km au nord du lac Édouard, trois Maï-Maï ont été tués lors d’une attaque de ces miliciens contre une position de l’armée, a déclaré à l’AFP le capitaine Mak Hazukay, porte-parole de l’armée dans la région.

Selon l’officier, des combats entre l’armée congolaise et des rebelles ougandais ADF ont fait « cinq morts côté rebelles » à Mwalika, une localité de la province troublée du Nord-Kivu.

Officiellement opposés au pouvoir du président ougandais Yoweri Museveni, les ADF sont des rebelles musulmans à l’idéologie méconnue. Ces rebelles vivent repliés sur eux-mêmes.

Créés en 1989 pour défendre les droits de musulmans qui s’estimaient bafoués par le régime de Kampala, ces rebelles ont été progressivement repoussés vers l’ouest par l’armée ougandaise et se sont installées dans l’est de la RDC, une région riche en ressources naturelles et en proie à de nombreux conflits armés.

Ils sont accusés par les autorités congolaises et la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) d’avoir tué plusieurs centaines de civils depuis 2014 dans la région de Beni.

Cette version a été remise en cause en 2015 par le Groupe d’études sur le Congo de l’Université de New York, selon lequel les responsabilités sont partagées entre les ADF et d’autres éléments armés, dont des membres de l’armée congolaise.

Les ADF sont également accusés de la mort de quinze Casques bleus tanzaniens dans la région de Beni en décembre 2017.

Les relations entre la RDC et l’Ouganda sont complexes, sur fond de partage des ressources énergétiques des lacs Albert et Édouard.

Kampala a soutenu en 1997 le renversement du maréchal Mobutu Sese Seko par Laurent-Désiré Kabila (père de l’actuel président congolais Joseph Kabila) avant un retournement d’alliance.

Romandie.com avec(©AFP / 05 juillet 2018 19h06)                                                        

Naufrage d’un ferry en Indonésie: au moins 34 morts

juillet 4, 2018

Photo fournie par l’Agence nationale indonésienne de gestion des catastrophes Indonesia’s Badan Nasional Penanggulangan Bencana montrant le naufrage d’un ferry dans les eaux de l’île des Célèbes (Sulawesi), en Indonésie, le 3 juillet 2018 / © BADAN NASIONAL PENANGGULANGAN BENCANA/AFP / Handout

Au moins 34 personnes parmi lesquelles des enfants ont péri dans le naufrage d’un ferry au large des côtes indonésiennes, ont indiqué mercredi les autorités locales, au lendemain de ce nouvel accident de bateau.

Le KM Lestari transportait apparemment près de 190 personnes — soit bien plus que la liste de 134 passagers — au moment du drame.

Outre les 34 morts, 155 personnes ont été secourues, a indiqué l’agence nationale de gestion des catastrophes, ne faisant mention d’aucun disparu dans son dernier bilan.

Le bateau de 48 mètres reliait l’île des Célèbes (Sulawesi) à l’île voisine de Selayar lorsqu’il a été surpris par des vents violents et de hautes vagues. Des images du naufrage ont montré des passagers s’accrochant sur un côté du ferry en train de couler, alors des vagues déferlaient sur des camions et autres véhicules sur le bateau à environ 300 mètres des côtes des Célèbes.

Cet accident s’est produit le même jour que l’annonce de la fin de recherches de 164 personnes disparues après qu’un autre ferry a coulé la semaine dernière sur l’île de Sumatra, dans le lac Toba, plan d’eau touristique et l’un des plus profonds au monde. Seule la mort de trois passagers a été confirmée, tandis que 21 ont survécu.

Concernant le naufrage survenu mardi, une flotte de petits bateaux a tenté de sauver les passagers car les intempéries empêchaient des bâtiments plus importants de s’approcher, a indiqué le ministère des Transports.

Photo fournie par l’Agence nationale indonésienne de gestion des catastrophes Indonesia’s Badan Nasional Penanggulangan Bencana montrant le naufrage d’un ferry dans les eaux de l’île des Célèbes (Sulawesi), en Indonésie, le 3 juillet 2018 / © BADAN NASIONAL PENANGGULANGAN BENCANA/AFP / Handout

« Les derniers passagers à bord ont été évacués vers 00H05 », dans la nuit de mardi à mercredi, a déclaré un responsable du ministère, Agus H. Purnomo, dans un communiqué.

« Le capitaine et le propriétaire du bateau étaient les derniers à quitter le ferry », a-t-il précisé.

Le transport par bateau est très répandu pour relier les 17.000 îles et îlots de l’Indonésie, pays d’Asie du Sud-Est où les accidents mortels sont fréquents en raison de faibles mesures de sécurité et d’embarcations souvent surchargées.

En 2009, plus de 300 personnes auraient péri quand un ferry reliant l’île des Célèbres à celle de la partie indonésienne de Bornéo à coulé.

Romandie.com avec(©AFP / 04 juillet 2018 13h34)

Attentat-suicide contre le QG de la force du G5 Sahel: trois morts

juin 29, 2018

Attaque suicide à la voiture piégée contre le QG de la force G5 Sahel au Mali, Sévaré, 29 juin 2018 / © AFP / STRINGER

Un attentat-suicide, revendiqué par un groupe jihadiste, a frappé vendredi le quartier général de la force antijihadiste du G5 Sahel à Sévaré, dans le centre du Mali, faisant trois morts, à trois jours d’une rencontre entre les dirigeants de cette force et Emmanuel Macron.

Deux des auteurs de cette attaque sont également morts, dont un kamikaze à bord d’une voiture piégée.

Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, principale alliance jihadiste du Sahel, liée à Al-Qaïda, a revendiqué l’attentat dans un appel téléphonique d’un de ses porte-parole à l’agence privée mauritanienne Al-Akhbar, connue pour recevoir et diffuser régulièrement des communiqués de cette mouvance.

Il s’agit de la première attaque contre le quartier général de la force conjointe, lancée en 2017 par le G5 Sahel, organisation régionale regroupant le Mali, le Burkina Faso, le Niger, la Mauritanie et le Tchad.

Elle intervient à trois jours d’une rencontre à Nouakchott, en marge du sommet de l’Union africaine dans la capitale mauritanienne, entre le président français Emmanuel Macron, qui soutient cette initiative, et ses homologues du G5 Sahel.

Le dernier bilan s’élevait à deux militaires de cette force et un civil tués, selon les services du chef de l’Etat nigérien Mahamadou Issoufou, président en exercice du G5 Sahel, et le gouverneur de Mopti, chef-lieu de la région, le général Sidi Alassane Touré.

Le gouvernement malien a précisé dans un communiqué que les deux soldats tués appartenaient à son armée.

« Nous avons arrêté quatre suspects », a déclaré le gouverneur à l’AFP, ajoutant que les opérations de ratissage se poursuivraient jusqu’à l’aube.

Les assaillants étaient au nombre de six et parlaient en bambara et en peul, a affirmé dans la soirée une source au sein de la force du G5 Sahel.

Selon le porte-parole du groupe dirigé par le chef islamiste touareg malien Iyad Ag Ghaly, cité par l’agence, les assaillants ont utilisé une voiture piégée et des « infiltrés » pour perpétrer l’attentat.

Tout le mur d’entrée a été soufflé par la déflagration, qui a projeté le véhicule à l’intérieur de l’enceinte, selon des témoins et les images diffusées après l’attaque.

Les bâtiments de couleur jaune et rose du poste de commandement de la force conjointe, opérationnel depuis octobre 2017, abritent des officiers de liaison des cinq Etats membres.

– ‘Conditions de sécurité précaires’ –

L’entrée du quartier général de la force du G5 Sahel à Sévaré photographiée le 30 mai 2018. / © AFP/Archives / SEBASTIEN RIEUSSEC

Dans un rapport sur la force conjointe publié en mai, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, qui a visité le quartier général de Sévaré, il y a un mois, soulignait les vulnérabilités de plusieurs de ses installations au Mali, mentionnant la nécessité d’un « renforcement de son quartier général à Sévaré ».

« Les conditions précaires dans ces sites et aux alentours représentent une lourde menace pour la sécurité, et retardent le déploiement du reste des contingents », selon le rapport.

« Il y a eu une très forte détonation », suivie d’échanges de tirs d’armes automatiques, ont indiqué à l’AFP des habitants, dont une vendeuse d’oranges, Haoussa Haidara.

Pendant l’attaque, nombre d’habitants de Sévaré étaient terrés dans leurs maisons, a témoigné l’un d’entre eux, Bouba Bathily, un commerçant.

« Solidarité avec nos partenaires africains avec qui nous poursuivrons sans relâche la lutte contre le terrorisme », a réagi la ministre française des Armées, Florence Parly.

Le président nigérien a pour sa part dénoncé une attaque visant « l’un des instruments essentiels pour la stabilisation de notre sous-région ».

La France, qui conduit au Sahel l’opération Barkhane de lutte contre les jihadistes, soutient la force du G5 Sahel, y voyant un possible modèle de prise en main par les Etats africains de leur propre sécurité.

Mais sa mise en oeuvre est marquée par des problèmes de financement, malgré des promesses de quelque 420 millions d’euros, et des accusations de violations des droits de l’homme.

La Mission de l’ONU au Mali (Minusma) a annoncé le 26 juin qu’une enquête de sa division des droits de l’homme concluait à l’exécution sommaire de douze civils par le bataillon malien de cette force à Boulkessy » (centre).

Il ne s’agit pas de la première attaque de ce type à Sévaré. Le 7 août 2015, une attaque contre un hôtel de cette localité avait fait 13 morts, dont quatre étrangers –deux Ukrainiens, un Népalais et un Sud-Africain–, employés par des sous-traitants de la Minusma.

Malgré l’accord de paix au Mali signé en mai-juin 2015, les violences jihadistes ont persisté et se sont propagées du nord vers le centre et le sud du pays, puis au Burkina Faso et au Niger voisins, se mêlant souvent à des tensions ou des conflits intercommunautaires.

Romandie.com avec(©AFP / 30 juin 2018 01h46)