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États-Unis: Le Pentagone reconnaît la pire bavure dans la campagne contre l’EI

mai 26, 2017

Le Pentagone à Washington, le 25 août 2013 / © AFP/Archives / SAUL LOEB

Le Pentagone a reconnu jeudi la pire bavure de la campagne contre le groupe Etat islamique, 105 victimes civiles dans un bombardement le 17 mars à Mossoul, attribuant toutefois ce terrible bilan à des explosifs de l’EI, et non à la bombe américaine elle-même.

Cette admission survient alors que des ONG dénoncent une augmentation des victimes civiles des bombardements de la coalition depuis l’arrivée au pouvoir du président Donald Trump, qui a promis d’accélérer l’élimination du groupe EI.

Le Pentagone dément de son côté que ses bombardements soient plus meurtriers.

Les « règles d’engagement », les précautions prises pour éviter les morts de civils, sont restées les mêmes depuis l’arrivée au pouvoir de Donald Trump, répètent les militaires américains.

Pour le Pentagone, la bavure du 17 mars est surtout liée au comportement des jihadistes, qui n’hésitent pas utiliser les civils dans leurs tactiques de combat avec un mépris total pour leur sort.

Selon le résumé de l’enquête militaire, rendu public jeudi, le bombardement fatal visait deux snipers de l’EI installés dans une belle demeure de Mossoul.

Il été avait été demandé par les forces anti-terroristes irakiennes (CTS) menant l’assaut dans le quartier.

Ces forces, postées à moins de 100 mètres depuis deux jours, n’avaient pas décelé la présence de dizaines de civils qui s’étaient réfugiés dans la maison, à l’invitation du propriétaire.

Et la coalition était privée depuis deux jours de ses habituelles images vidéos prises par drone, en raison du mauvais temps.

La décision a été prise d’éliminer les deux snipers avec une bombe relativement légère GBU-38 de 192 livres (environ 87 kilos) d’équivalent TNT, ne devant toucher que l’étage où se trouvaient les deux jihadistes.

Mais l’explosion de celle-ci a provoqué une puissante « explosion secondaire » qui a fait s’effondrer tout le bâtiment, prenant au piège 101 personnes qui s’y étaient réfugiées, ainsi que quatre voisins, selon le rapport d’enquête.

Pour parvenir à de tels dégâts, il fallait au moins 1.000 livres (environ 450 kilos) d’équivalent TNT, soit quatre fois plus que la bombe GBU-38 utilisée, a indiqué aux journalistes le général américain Matt Isler, qui a conduit sur place l’enquête de la coalition, avec le renfort d’experts en armement et en génie civil.

Les enquêteurs ont établi que l’EI avait placé des explosifs dans la maison, retrouvant des résidus chimiques d’explosifs utilisés par les jihadistes, comme de la nitroglycérine ou du cordon explosif.

– Maison délibérément piégée –

Et ils soupçonnent, sans en avoir la preuve formelle, que l’EI a piégé délibérément la maison, avec la volonté d’attirer une attaque de la coalition et de provoquer une bavure.

Chercher à provoquer des bavures est une tactique reconnue de l’EI, a affirmé le général Isler.

Le 28 mars, un drone de la coalition a filmé une telle tentative des jihadistes à Mossoul, a-t-il affirmé.

La vidéo montre les jihadistes conduisant par la force des civils dans un bâtiment, puis piégeant celui-ci, notamment avec une bouteille de propane destinée à augmenter les effets d’un bombardement, a-t-il expliqué.

Le général Isler n’a pas exclu que des familles de victimes puissent recevoir une indemnité du Pentagone, en « marque de sympathie » devant la perte subie.

« Dans certaines circonstances, les chefs militaires peuvent envisager » un tel paiement, qui toutefois pas n’est pas une reconnaissance de responsabilité, a-t-il dit.

Le bombardement du 17 mars porte à plus de 450 le nombre de morts civils reconnus par la coalition depuis le début des bombardements contre l’EI en août 2014, mais de nombreux cas font encore l’objet d’investigations et le bilan réel est certainement plus lourd.

Les forces irakiennes appuyées par la coalition internationale antijihadistes conduite par Washington ont lancé mi-octobre une vaste offensive pour chasser les jihadistes de l’EI de Mossoul, la deuxième ville irakienne.

Elles se sont emparées fin janvier de la partie orientale de la ville et ont lancé mi-février un assaut sur la partie ouest, densément peuplée et qui comprend notamment la vieille ville.

Romandie.com avec(©AFP / 26 mai 2017 20h53)                

Mali: 2 Casques bleus tués dans une attaque dans le Nord

mai 23, 2017

Bamako – Deux Casques bleus ont été tués au Mali et un troisième blessé mardi dans une embuscade tendue aux environs d’Aguelhok (nord-est), près de la frontière algérienne, a annoncé la Mission des Nations unies (Minusma).

Ils effectuaient une patrouille à pied vers 06H30 GMT à 5 km d’Aguelhok, a précisé la force de l’ONU dans un communiqué, sans révéler leur nationalité. Une source militaire au sein de la force de l’ONU a affirmé à l’AFP qu’ils appartenaient au contingent tchadien.

« Cette attaque s’ajoute à une vague de violences qui, au cours des dernières semaines, a ciblé sans distinction les populations civiles, les forces armées maliennes et les forces internationales », a souligné le chef de la Minusma, Mahamat Saleh Annadif, cité dans le texte.

« Ces violences ne visent qu’à ébranler les efforts du camp de la paix pour ramener la stabilité et l’unité au Mali », a-t-il estimé, réaffirmant le soutien de la Minusma aux « efforts du gouvernement malien et des autres parties signataires ainsi que du peuple du Mali dans la mise en oeuvre de l’accord » de paix.

Un Casque bleu libérien avait été tué le 3 mai dans une attaque contre le camp de la force de l’ONU à Tombouctou (nord-ouest).

Cette attaque, comme la plupart de celles perpétrées ces dernières semaines au Mali, avait été revendiquée par le « Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans », alliance jihadiste récemment créée, sous le commandement du chef islamiste touareg malien Iyad Ag Ghaly.

Déployée depuis juillet 2013, la Minusma est la mission de maintien de la paix de l’ONU la plus coûteuse en vies humaines depuis la Somalie en 1993-1995, avec plus de 70 Casques bleus tués en opération.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda à la faveur de la déroute de l’armée face à la rébellion, d’abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée.

Ces groupes en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement en 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire internationale, qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes et étrangères, régulièrement visées par des attaques meurtrières, malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes, dont l’application accumule les retards.

Le nouveau président français, Emmanuel Macron, a exhorté le 19 mai toutes les parties prenantes et les pays voisins à « accélérer » le processus de paix, lors d’une visite de la base militaire française de Gao, principale ville du nord du pays.

« On sait où sont les difficultés principales et ce que nous devons faire. Faisons-le sans barguigner », a-t-il lancé, en présence de son homologue malien Ibrahim Boubacar Keïta.

A l’approche du deuxième anniversaire de cette signature, les progrès « ont jusqu’à présent été inégaux et nombre de dispositions importantes de l’accord, y compris des mesures prises à titre provisoire essentielles d’ordre politique et sécuritaire, ne sont toujours pas appliquées », regrette le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, dans son dernier rapport trimestriel sur le Mali.

Romandie.com avec(©AFP / 23 mai 2017 17h35)                                            

Congo: Braises de crise de Mouyondzi à Madzia

mai 23, 2017

MOUYONDZI au bord du chaos

Une forte présence militaire à Mouyondzi, pour la plupart, ce sont des hommes en civile. Que se trame t-il ? est ce que cette présence est liée à cette éventuelle arrestation de Mme MUNARI, afin de chercher déjà à tuer le poussin dans l’œuf pour éviter tout possible soulèvement ?

Les jeunes de MOUYONDZI s’organisent aussi, un bon nombre sont déjà rentrés dans les forêts. Selon nos services de renseignement les miliciens de Denis Sassou Nguesso croient encerclés MOUYONDZI mais ils sont aussi encerclés par les patriotes.

Pool (Madzia) : attaque d’une position des FAC par les FALC

Aujourd’hui autour de une (1) heure du matin, une position des FAC a été prise d’assaut par les combattants du pasteur Ntumi. Au moment où nous publions les hélicoptères de l’armée arrivés à la rescousse (bien que trop tard) sont dans les airs pour rechercher les combattants ninjas.

Le bilan humain s’annonce de la manière suivante : 21 morts et une vingtaine de blessés militaires. Quelques combattants nsilulus ont été touchés.

Bilan matériel: 46 PM, 2FM, 3 lance-roquettes ont étés emportés par les FALC.

Étant donné que l’attaque s’est produite dans la nuit, le bilan humain n’est que provisoire. Les pertes peuvent être plus importantes.

Pris de colère, les hélicos ont bombardé la population à Madzia. Nous craignons un carnage au sein de la population civile.

 

Photo de BrazzaNews.
Photo: les militaires des FAC dans le Pool, dans la forêt à quelques km de Madzia.
Attaque des FALC à BITALA à 14km de Brazzaville aux environs de 10H30

 

Le capitaine MONGO Hubert est tombé à Bitala avec 14 éléments. On compte plusieurs blessés.

Photo de BrazzaNews.
Capitaine Mongo

Bilan de l’attaque ce de matin aux environs de 5 h 00 à MADZIA et à 10 h 00 à TABA et SOUMOUNA.

Au total il y a 54 morts et plusieurs blessés chez les miliciens de Denis Sassou Nguesso et deux (2) morts chez les FALC. Aux sceptiques de faire un tour à l’hôpital militaire pour voir le nombre important des miliciens blessés.

Attention l’armée est entrain d’enterrer les militaires dans une fausse commune, l’endroit est localisé où ils sont enterrés c’est sur la route de MATOUMBOU et MADZIA avant d’arriver à YOKAMA.

Avec Brazzanews.fr

 

Côte d’Ivoire: 4 ex-rebelles meurent pendant une manifestation

mai 23, 2017

 

Des policiers ivoiriens à l’entrée de Bouaké, le 23 mai 2017, après des heurts avec des ex-rebelles / © AFP / STR

Quatre ex-rebelles « démobilisés » ont été tués et au moins une quinzaine blessés mardi lors de la dispersion de leur attroupement par les forces de sécurité à Bouaké, deuxième ville de Côte d’Ivoire et épicentre des mutineries de soldats en janvier et mai.

Trois corps ensanglantés ont été amenés au Centre hospitalier universitaire de Bouaké, peu après l’assaut des forces de police vers 7h00 (locales et GMT), a constaté un journaliste de l’AFP. Une quatrième personne gravement blessée est décédée vers midi à l’hôpital, a appris l’AFP de source hospitalière sous couvert de l’anonymat.

Une quinzaine d’autres personnes, dont trois grièvement blessées, ont été hospitalisées.

« C’est grave ce qui est arrivé », a affirmé à l’AFP Amadou Ouattara, porte-parole adjoint des « démobilisés ». « Je ne sais que dire. Je n’aurais jamais imaginé qu’on puisse tirer sur des personnes aux mains nues qui manifestaient ».

Le gouvernement accuse les démobilisés d’être à l’origine des morts. « Les forces de sécurité ont déployé les moyens conventionnels, (…) certains des manifestants armés ont dégoupillé une grenade offensive qui a explosé en leur sein. Le bilan à cette heure est de trois personnes décédées suite à l’éclat des fragments de grenade, 14 blessés dont 4 cas graves », selon le texte du communiqué signé du ministre de l’Intérieur Hamed Bakayoko et diffusé avant l’annonce du quatrième décès.

« Du côté des forces de l’ordre, trois éléments de la Gendarmerie et deux éléments de police ont été blessés par des projectiles », précise le texte.

« Le Gouvernement appelle au calme et invite nos concitoyens à poser leurs préoccupations aux autorités dans le calme et dans le respect des lois », conclut le communiqué.

Les « démobilisés » sont d’anciens rebelles qui n’ont pas été intégrés à l’armée, contrairement aux soldats qui s’étaient mutinés il y a une dizaine de jours. Environ 6.000 « démobilisés » (sur 60.000 démobilisés environ) réclament chacun 18 millions de francs CFA de primes » (27.000 euros) alors que les 8400 mutins ont obtenu chacun 12 millions (18.000 euros) après avoir mené deux mouvements en janvier et mai.

Lors de la mutinerie mi-mai, un démobilisé a été tué à Bouaké par des soldats mutinés, qui craignaient que les revendications des démobilisés ne mettent en péril le paiement de leurs propres primes.

Le défunt devait être enterré lundi et les démobilisés avaient appelé à une journée d’action. Ils ont bloqué dans la journée de lundi l’entrée sud de Bouaké et l’entrée nord de Korhogo (nord). Une cinquantaine d’entre eux ont aussi vainement tenté de bloquer l’entrée nord d’Abidjan.

– Débandade –

A Bouaké, ancienne « capitale » de la rébellion ayant soutenu le président Alassane Ouattara pendant la crise électorale de 2010-2011, les forces de l’ordre sont intervenues pour déloger les démobilisés de l’entrée sud située sur le principal axe du pays, reliant Abidjan au Nord et au Burkina Faso.

Cette route stratégique avait été bloquée lors des mutineries de la semaine dernière. Plus de 500 camions avaient été immobilisés pendant la crise de quatre jours, les mutins contrôlant alors les entrées sud et nord de Bouaké. Un important contingent de forces de l’ordre étaient positionné à l’entrée sud de Bouaké mardi.

« Ca s’est passé vers 7h. Les policiers ont commencé à lancer des gaz lacrymogènes », raconte Diakité Aboudou, délégué des démobilisés de Ouangolodogou (nord), présent à Bouaké.

« Nous sommes restés et on a entendu des bruits de grenades (sans précision sur le type). Ca a été la débandade. Après, on a entendu des tirs de pistolets automatiques et de kalachnikov », a-t-il ajouté.

A Korhogo, les démobilisés qui occupaient l’entrée nord ont quitté les lieux dans la matinée sans incident, a constaté un correspondant de l’AFP.

« Ils ont sans doute appris les événements de Bouaké », a confié un policier.

« Nous sommes prêts pour le sacrifice suprême pour avoir nos primes de guerre », a assuré Issouf Ouattara, porte-parole des démobilisés à Korhogo.

Un accord conclu entre le gouvernement et les mutins avait permis de mettre fin au mouvement lancé le 12 mai à Bouaké.

Les mutins ont obtenu satisfaction à la pointe du fusil alors que les fonctionnaires font régulièrement grève depuis des mois, réclamant augmentations et paiement d’arriérés de primes estimés à plus de 200 milliards de FCFA (300 millions d’euros).

La Côte d’Ivoire connaît une croissance soutenue mais la forte baisse des cours du cacao, produit d’exportation vital à son économie, a obligé le gouvernement à revoir son budget à la baisse.

Romandie.com avec(©AFP / 23 mai 2017 16h31)                       

Grande-Bretagne: Arrestation d’un homme de 23 ans en lien avec l’attentat de Manchester

mai 23, 2017

Des policiers sur le lieu de l’attentat à Manchester, le 23 mai 2017 / © AFP / Oli SCARFF

La police de Manchester a annoncé mardi l’arrestation d’un homme de 23 ans en lien avec l’attentat suicide qui a fait au moins 22 morts, dont des enfants, à la sortie d’un concert lundi soir.

« Nous pouvons confirmer l’arrestation d’un homme de 23 ans dans le sud de Manchester », a indiqué la police dans un communiqué. L’auteur de l’attentat est mort après avoir déclenché un engin explosif, avait indiqué auparavant la police.

Romandie.com avec(©AFP / 23 mai 2017 13h08)

GB: plusieurs morts et blessés à l’issue d’un concert à Manchester (police)

mai 22, 2017

La police à Manchester le 23 mai 2017 près d’une salle de concerts où un « incident grave » a fait des morts et des blessés / © AFP / PAUL ELLIS

La police de Manchester a annoncé mardi qu’il y avait « 22 morts et des blessés » à la suite d’un « incident grave » survenu dans une salle de concerts à Manchester, dans l’ouest de l’Angleterre, sans plus de précision sur les causes de l’incident.

« Les services de secours répondent actuellement à des informations selon lesquelles il y aurait eu une explosion », a indiqué la police dans un communiqué sur son compte Twitter, en appelant la population à éviter la zone.Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent des scènes de panique à l’intérieur de la salle de concerts Arena, où se produisait la chanteuse américaine Ariana Grande.

Plusieurs témoins cités par les médias britanniques ont affirmé avoir entendu une forte explosion lundi peu avant 22h00 GMT.

Le trafic ferroviaire vers la gare de Manchester Victoria, proche de la salle de concerts, a été stoppé, a indiqué l’opérateur Northern Railway.

La police a isolé la zone et de nombreuses voitures de police et ambulances étaient garées autour de la salle, a constaté un photographe de l’AFP.

Selon un communiqué de la police des transports de Manchester, une explosion s’est produite dans le foyer du stade qui abrite la salle de concert.

« Nous étions en train de quitter la salle après le concert d’Ariana Grande vers 22h30 (21h30 GMT) lorsqu’on a entendu un bang, comme une explosion, qui a paniqué tout le monde, et tout le monde essayait de fuir la salle », a raconté Majid Khan, 22 ans, à l’agence briannique Press Association.

« Tous les gens qui étaient de l’autre côté de la salle de concerts où le bang a été entendu sont soudain venus vers nous en courant et ils essayaient de sortir, donc ça bloquait, et tout le monde fuyait vers la sortie qu’il pouvait trouver le plus rapidement possible », a-t-il ajouté. « C’était la panique ».

Romandie.com avec(©AFP / 23 mai 2017 01h59)                

Message d’un Congolais à BrazzaNews

mai 19, 2017

Les Familles des quartiers Nord de Brazzaville sont aussi dans le désarroi.

«Trop de mort dans nos familles, comment arrêter Sassou ? Il refuse de dialoguer, soit disant ce Sassou-là était médiateur dans la crise centrafricaine, là-bas c’était aussi des rebelles qui se battait. Pour le conflit centrafricain il avait trouvé la solution par le dialogue, et voici Ma tante a perdu deux enfants: UN LIEUTENANT ET UN SERGENT ».

Voici l’image qu’il nous a envoyée, dans une expression de colère et de désolation,  depuis la morgue de Brazzaville.

 

Photo de BrazzaNews.

Les militaires sous pressions : si tu veux ton salaire , il faut aller affronter les FALC dans le POOL.

Ndenguet, le chef d’Etat major et les PDG des banques se sont réuni pour ne pas laisser les militaires prendre leurs salaires par la banque car nombreux ont décidés de prendre le salaire et de prendre la fuite, de ne pas aller combattre. Le chef d’état-major a conclut une entente avec les banques et les militaires vont être payé à la main ce mois ci à l’état-major et de là ils vont être réquisitionnés.

Avec Brazzanews.fr

Centrafrique: au moins 26 morts à Bangassou selon l’ONU

mai 16, 2017

Un casque bleu marocain membre de la Minusca patrouille à Bangui, le 24 décembre 2015 / © AFP/Archives / ISSOUF SANOGO

La nouvelle flambée de violences en Centrafrique a fait au moins 26 morts à Bangassou (sud-est), en plus des six Casques bleus tués la semaine dernière, d’après un premier bilan mardi de l’ONU, bien davantage selon la Croix-Rouge locale.

La Mission des Nations unies (Minusca) a fait état de 26 morts dans l’attaque samedi dernier d’un groupe armé contre le quartier musulman de Bangassou à 470 km à l’est de Bangui.

Joint à Bangui par l’AFP, le président de la Croix-Rouge centrafricaine, Antoine Mbao Bogo, a affirmé que ses équipes chargées de récupérer et d’enterrer les corps avaient dénombré 115 victimes, selon un « bilan partiel ».

Les autres ONG ou agences de l’ONU présentes en Centrafrique ont indiqué à l’AFP ne pas être en mesure de confirmer ce bilan.

Médecins sans frontières (MSF) a évoqué la présence de 17 cadavres dans la mosquée où la Minusca a libéré lundi des civils qui y avaient trouvé refuge après l’attaque de samedi. MSF affirme avoir aussi soigné une soixantaine de blessés à Bangassou.

La ville se trouve à la frontière avec la République démocratique du Congo, où au moins 2.750 réfugiés centrafricains sont arrivés ces derniers jours, selon le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) de l’ONU.

Un Casque bleu marocain a été tué samedi dans l’attaque contre Bangassou. Cinq autres – quatre Cambodgiens, un Marocain – avaient péri dans l’attaque de leur convoi près de Bangassou le 8 mai.

« Le pire est passé (à Bangassou), je crois qu’on tient le terrain et nos hommes vont continuer les ratissages », a déclaré mardi le commandant de la force de la Minusca, le général Bala Keïta.

« La sécurisation de cette ville (…) prendra du temps », a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse.

Mardi, des affrontements entre groupes armés ex-Séléka pro-musulmans et anti-balaka majoritairement chrétiens ont aussi éclaté à Bria (centre). La situation était « calme mais tendue » mardi soir, d’après la Minusca qui affirme s’être interposée.

La semaine dernière, des affrontements à Alindao (centre) entre anti-balaka et une faction de l’ex-Séléka auraient fait plusieurs morts et des milliers de déplacés.

Les humanitaires s’alarment de la situation dans ce pays de 4,5 millions d’habitants dont la moitié dépend de l’aide et 900.000 sont des déplacés ou réfugiés.

« Les financements humanitaires enregistrés jusqu’à début mai ne permettraient de couvrir que 16% des besoins identifiés dans le Plan de réponse humanitaire (PRH) 2017 », ont déploré dans un communiqué commun les ONG Action contre la faim et Conseil norvégien pour les réfugiés.

La Centrafrique a basculé dans la violence en 2013 avec le renversement de l’ex-président François Bozizé par les rebelles de la Séléka, suscitant la contre-offensive des milices anti-balaka.

L’intervention de la France (jusqu’en octobre 2016) et de la Minusca qui compte environ 12.500 hommes a permis le retour au calme dans la capitale Bangui mais pas dans l’intérieur du pays

Romandie.com avec(©AFP / 16 mai 2017 23h54)                

Le choléra se répand au Yémen, fait 115 morts

mai 14, 2017

Un enfant suspecté d’être infecté par le choléra reçoit un traitement à l’hôpital de Sanaa le 12 mai 2017 / © AFP / Mohammed HUWAIS

Le choléra se répand rapidement au Yémen, faisant 115 morts en deux semaines dans ce pays pauvre, dont les infrastructures hospitalières ont été fortement endommagées par deux ans de guerre et où la qualité de l’hygiène s’est fortement dégradée.

L’afflux des malades, souffrant de diarrhée et de vomissement, dépasse de loin les capacités d’accueil des centres hospitaliers, toujours opérationnels malgré la guerre.

« Nous sommes maintenant confrontés à une grave crise de choléra », a déclaré Dominik Stillhart, directeur des opérations du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), lors d’une conférence de presse dans la capitale Sanaa, au terme d’une mission au Yémen.

Citant un bilan du ministère yéménite de la Santé, il a indiqué qu’entre le 27 avril et le 13 mai 115 personnes étaient mortes du choléra et plus de 8.500 cas suspects avaient été recensés dans 14 provinces du Yémen.

La maladie s’est répandue et le bilan s’est rapidement alourdi. Jeudi, le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU avait confirmé 58 cas de choléra et fait état de 47 décès et de 2.301 cas suspects dans dix provinces.

Le manque d’hygiène à Sanaa, où la situation à empiré la semaine dernière avec une grève des éboueurs qui réclamaient leurs salaires impayés, « est un phénomène qui menace notre communauté », s’est inquiété un habitant, Ashraf Al-Hadi, qui en veut au gouvernement rebelle qui administre la ville.

Des tas d’ordures nauséabondes ont jonché pendant plusieurs jours les rues et les places de la capitale, contribuant à la dégradation de l’hygiène dans la ville.

Après un débrayage d’une dizaine de jours, les éboueurs ont repris le travail le weekend, au grand soulagement de la population.

Mais les centres hospitaliers sont débordés par un afflux massif de malades présentant des symptômes du choléra. « Il y a jusqu’à quatre patients atteints du choléra dans un seul lit », a déploré le responsable du CICR.

« Certains patients restent dans le jardin ou même dans des voitures avec leurs équipements de perfusion intraveineuse pendant à la fenêtre » du véhicule, a-t-il ajouté devant les journalistes à Sanaa.

Mohammed Mahdi, alité dans un hôpital de Sanaa, explique avoir eu la diarrhée et des vomissements après avoir « mangé avec sept amis dans un restaurant » de la ville.

Améliorer l’hygiène

Un responsable local de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Jameel Nashir, a appelé les habitants à soigner leur « hygiène personnelle » et à prendre « conscience de la dangerosité de la maladie ».

En outre, a-t-il ajouté, « ils devraient utiliser de l’eau provenant de sources sûres et éloignées des zones polluées », en allusion à la pénurie d’eau à Sanaa.

Dans une ville où le robinet ne coule dans certains quartiers qu’un jour par mois, les quelque 2 millions d’habitants dépendent des forages privés qui puisent l’eau dans des nappes phréatiques en voie d’épuisement et la revendent dans des camions-citernes.

Ali Al-Washali, hospitalisé pour diarrhée sévère, explique « boire depuis longtemps l’eau d’un puits artésien », servie par camion-citerne sans avoir de problème « mais de nos jours on en tombe malade ».

L’OMS classe désormais le Yémen comme l’une des plus grandes urgences humanitaires de la planète avec la Syrie, le Soudan du Sud, le Nigeria et l’Irak.

La guerre au Yémen oppose les forces loyales au président Abd Rabbo Mansour Hadi, soutenues par une coalition militaire arabe, à des rebelles Houthis alliés aux partisans de l’ex-président Ali Abdallah Saleh.

Selon l’OMS, les combats ont fait plus de 8.000 morts et plus de 44.500 blessés depuis mars 2015. Quelque 19 millions de personnes, soit 60% de la population, vivent en situation d’insécurité alimentaire, selon l’ONU.

Romandie.com avec(©AFP / 14 mai 2017 15h38)                

Turquie: un bus s’écrase en contrebas d’une route, au moins 20 morts

mai 13, 2017

Un bus à Hatayhamani, le 7 avril 2017 en Turquie / © AFP/Archives / OZAN KOSE

Au moins 20 personnes ont été tuées et 11 grièvement blessées samedi lorsqu’un bus transportant des touristes locaux a raté un virage et s’est écrasé en contrebas d’une route dans le sud-ouest de la Turquie, selon les autorités locales.

« Malheureusement, nous avons 20 morts et 11 blessés graves », a déclaré Amir Ciçek sur la chaîne d’information NTV. « C’est un accident effroyable », a déclaré le gouverneur de la province de Mugla, en précisant que le véhicule transportait une quarantaine de passagers, dont de nombreuses femmes.

L’accident s’est produit dans le col de Sakar, à un niveau où la route est marquée par des virages serrés, dans une zone montagneuse proche de la station balnéaire de Marmaris, selon les médias turcs.

Le véhicule est sorti d’un virage, détruisant la barrière de sécurité, puis a plongé dans le vide avant de s’écraser sur une route située en contrebas, selon les images des chaînes de télévision qui montrent des secouristes s’affairer autour de l’épave du minibus.

« Une enquête sur les causes de l’accident est en cours. Les freins du bus ont peut-être lâché », a déclaré le gouverneur Ciçek sur NTV.

Cité par le quotidien Hürriyet, le maire de Marmaris, Ali Acar, a évoqué « une erreur du conducteur », sans autre précision.

« Aucun touriste étranger n’a été tué, toutes les victimes sont des concitoyens », a précisé le gouverneur de Mugla.

Marmaris est l’une des principales stations balnéaires de la côte méditerranéenne de la Turquie, et de nombreux Turcs profitent des températures qui grimpent pour y passer le week-end.

Certains médias turcs ont rapporté que ce bus qui était parti de la ville d’Izmir (ouest) transportait exclusivement des femmes et des enfants qui participaient à une excursion pour marquer la fête des mères, célébrée dimanche en Turquie.

Les blessés ont été transportés dans des hôpitaux de la province de Mugla, selon l’agence de presse Dogan.

La circulation a été interrompue dans les deux sens de circulation, ont indiqué les médias turcs.

Romandie.com avec(©AFP / 13 mai 2017 13h39)