Posts Tagged ‘Morts’

Cameroun : à Yaoundé, un glissement de terrain fait une dizaine de morts

novembre 28, 2022

Un éboulement est survenu le 27 novembre lors d’une cérémonie de commémoration à des personnes décédées durant l’année. Les recherches ont repris ce lundi matin.

Les recherches ont été interrompues dans le quartier de Damas, en périphérie de Yaoundé. © Remi Decoster / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP.

Au moins 11 personnes ont péri, dimanche 27 novembre, dans un affaissement de terrain lors d’une réunion en hommage à des défunts dans le quartier de Damas, en périphérie de Yaoundé, où les recherches ont été interrompues en fin de soirée avant de reprendre ce lundi matin.

« Pour le moment, nous avons 11 corps, les recherches se poursuivent pour trouver d’autres corps sous la terre », a expliqué en soirée sur les ondes de la radio d’État CRTV Naseri Paul Bea, le gouverneur de la région Centre. Quatre premiers corps recouverts de draps blancs ont été évacués en début de soirée sur les plateaux de trois pickups de la police, a rapporté un journaliste sur place. Puis les autres sans doute dans l’un des nombreux véhicules des pompiers et ambulances qui se sont succédé.

Des centaines de personnes s’étaient amassées à proximité, des résidents affolés à la recherche de proches, des badauds tentant de prendre des photos avec leurs portables et des secouristes, policiers et gendarmes qui peinaient à se frayer un chemin vers les lieux du drame.

Cérémonie de commémoration

De nombreuses familles s’étaient installées dans l’après-midi pour une cérémonie de commémoration de cinq membres d’une association décédés durant l’année. Les convives étaient installés sous plusieurs grandes tentes sur un terrain vague au sommet d’une colline quand le sol s’est affaissé en début de soirée sous une partie de l’assistance.

« Nous venions juste de commencer à danser quand la terre s’est effondrée », a raconté Marie-Claire Mendouga, 50 ans, qui se tenait par chance sous l’une des tentes n’ayant pas été emportées par l’éboulement. « Je suis allée creuser avec mes mains » pour tenter de sortir des victimes des amas de terre, soufflait cette commerçante de Damas, les mains encore souillées par la glaise marron et les vêtements couverts de poussière. « Je ne sais pas si je vais pouvoir dormir. Tu es assise, tu as des gens derrière toi et après ils sont morts. »

Quatre grandes tentes blanches se dressaient toujours en haut de la colline, mais au bord de ce qui paraissait être une arête au-delà de laquelle le sol avait disparu, a décrit le journaliste qui a pu s’approcher un peu des lieux de l’éboulement avant d’être bloqué par un cordon de policiers. Des secouristes y descendaient en début de soirée pour tenter de retrouver des personnes en contrebas.

Victimes ensevelies

Vers 22 h, les recherches ont cessé. Un responsable des secouristes a indiqué, sous couvert de l’anonymat, que le bilan de la soirée restait à 11 morts mais que les recherchent reprendraient ce lundi matin pour vérifier qu’il n’y a pas d’autres victimes ensevelies.

Les effondrements de terrain sont relativement fréquents à Yaoundé mais ils sont rarement aussi meurtriers. À Bafoussam, dans l’Ouest, 43 personnes avaient été tuées le 29 octobre 2019 quand un glissement de terrain avait emporté une dizaine d’habitations précaires construites à flanc de colline, après des pluies diluviennes.

Par Jeune Afrique (avec AFP)

Ukraine: 15 morts à Kherson, six millions de foyers affectés par les coupures d’électricité

novembre 25, 2022
Ukraine: 15 morts a Kherson, six millions de foyers affectes par les coupures d'electricite
Ukraine: 15 morts à Kherson, six millions de foyers affectés par les coupures d’électricité© AFP/YURIY DYACHYSHYN

Quinze civils ont été tués vendredi par un bombardement russe sur Kherson, dans le sud de l’Ukraine, deux semaines après le retrait contraint des troupes russes de cette ville stratégique, alors que plus de six millions de foyers sont touchés dans tout le pays par des coupures d’électricité en raison des frappes de Moscou.

La stratégie de Moscou de viser les infrastructures essentielles, au moment où l’Ukraine a basculé dans des températures hivernales, est constitutive de « crimes de guerre » pour les alliés occidentaux de l’Ukraine, et qualifiée de « crime contre l’humanité » par le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Le bombardement le plus meurtrier de ces derniers jours a frappé Kherson: « 15 habitants de la ville ont été tués et 35 blessés, dont un enfant », a affirmé Galyna Lugova, une responsable de l’administration militaire de la ville, sur les réseaux sociaux. Elle a précisé que plusieurs « maisons privées et des immeubles de grande hauteur » avaient été endommagés.

« Les envahisseurs russes ont ouvert le feu sur un quartier d’habitations à l’aide de lance-roquettes multiples. Un grand immeuble a pris feu », avait précisé un peu plus tôt dans la journée Iaroslav Ianouchevitch, gouverneur de la région de Kherson. « En raison des bombardements russes constants, nous évacuons les patients des hôpitaux de Kherson ».

Le retrait russe de Kherson, dont Moscou espérait faire sa base dans le sud de l’Ukraine occupé, a rebattu les cartes dans cette guerre qui dure depuis neuf mois. La ville est stratégiquement située pour relier la péninsule de Crimée, annexée par la Russie depuis 2014, et le port ukrainien d’Odessa à l’ouest.

Dans le même temps, plus de six millions de foyers en Ukraine étaient affectés par des coupures d’électricité en Ukraine vendredi, deux jours après des frappes massives russes contre ce pays, selon Volodymyr Zelensky. « Ce soir, des coupures se poursuivent dans la plupart des régions et à Kiev », a ajouté le chef de l’Etat dans son adresse quotidienne.

« Economiser l’électricité »

Kiev – avec quelque 600.000 foyers privés d’électricité dans la soirée – et sa région, ainsi que les provinces d’Odessa (sud), de Lviv, de Vinnytsia (ouest) et de Dnipropetrovsk (centre-est), sont les plus touchées par les coupures, a-t-il ajouté, appelant les Ukrainiens à économiser l’électricité dans les zones où le courant a été rétabli.

« Nous devons endurer cet hiver – un hiver dont tout le monde se souviendra », a-t-il souligné sur Facebook.

Il avait visité plus tôt dans la journée Vychgorod, ville au nord de Kiev où les frappes ont fait six morts et des dizaines de blessés mercredi.

Les ingénieurs continuaient à réparer les dégâts à travers le pays.

Dans la capitale, « un tiers des logements de Kiev ont déjà du chauffage, les spécialistes continuent de le rétablir. La moitié des usagers sont toujours privés d’électricité », a dit son maire, Vitali Klitschko. « Au cours de la journée, les compagnies d’énergie prévoient de raccorder l’électricité pour tous les usagers en alternance », a-t-il assuré, à un moment où les températures avoisinaient zéro degré et où la pluie était de la partie.

Dans son appartement où le gaz pour la cuisine et le chauffage ont été débranchés, Albina Bilogoub a expliqué que ses enfants dormaient désormais tous dans une seule pièce pour se tenir chaud.

« C’est notre vie. Un pull, puis un deuxième, un troisième. Nous vivons comme ça maintenant », a-t-elle dit.

Face à ces bombardements massifs russes, l’Ukraine a reçu de la part des Occidentaux des systèmes de défense antiaérienne, mais il lui en faudrait davantage pour neutraliser les missiles et les drones de Moscou.

Paris et Berlin « soutiendront l’Ukraine jusqu’au bout de ce conflit », a assuré la Première ministre française Elisabeth Borne à Berlin, aux côtés du chancelier allemand Olaf Scholz. « Depuis le premier jour de cette guerre brutale, nos deux pays ont apporté un soutien indéfectible à l’Ukraine », a déclaré Mme Borne.

Le chancelier allemand a jugé de son côté que « la politique de terreur par les bombes de la Russie contre les infrastructures civiles en Ukraine doit prendre fin ». Il a rappelé que l’Allemagne et la France oeuvraient pour aider l’Ukraine « à reconstruire son infrastructure énergétique », en partie détruite.

En visite en Ukraine vendredi, le ministre britannique des Affaires étrangères James Cleverly a également annoncé de nouvelles aides aux Ukrainiens, en particulier l’envoi d’ambulances et un « soutien » aux « survivantes des violences sexuelles perpétrées par l’armée russe ».

Files de voitures

Vendredi, des journalistes de l’AFP ont vu des files de voitures attendant de pouvoir s’approvisionner devant plusieurs stations-service de Kiev et le fonctionnement des réseaux de téléphonie mobile était toujours perturbé dans certains quartiers.

La Russie affirme de son côté ne viser que des infrastructures militaires et a mis les coupures de courant sur le dos de la défense antiaérienne ukrainienne. Le Kremlin a assuré que l’Ukraine pouvait mettre fin aux souffrances de sa population en acceptant les exigences russes.

Le président russe Vladimir Poutine a rencontré vendredi pour la première fois des mères de soldats, disant partager leur « douleur » et les appelant à ne pas croire les « mensonges » sur l’offensive déclenchée le 24 février par le Kremlin en Ukraine.

M. Poutine s’en est pris à des « ennemis dans le champ informationnel » qui cherchent selon lui à « dévaluer, discréditer » l’offensive russe en Ukraine. « Nous devons atteindre nos objectifs, et nous allons les atteindre », a affirmé M. Poutine.

La diplomatie russe a par ailleurs dénoncé la résolution du Parlement européen, qui a qualifié cette semaine la Russie d' »Etat promoteur du terrorisme ». Moscou affirme que cette décision « n’a rien à voir » avec la lutte contre le terrorisme.

Par Le oint avec AFP

Pleurs et panique au milieu des ruines après un séisme meurtrier en Indonésie

novembre 21, 2022
Pleurs et panique au milieu des ruines apres un seisme meurtrier en Indonesie
Pleurs et panique au milieu des ruines après un séisme meurtrier en Indonésie© AFP/TIMUR MATAHARI

Des habitants paniqués en quête d’un refuge, des blessés transportés sur des motos, des hôpitaux débordés… La ville indonésienne de Cianjur, la plus meurtrie par le séisme qui a frappé lundi l’île de Java, a sombré dans le chaos et la peur, et cherche désormais ses survivants.

Les trois hôpitaux n’arrivent pas à faire face à l’afflux de blessés — des centaines selon les autorités– causés par la secousse de magnitude 5,6 survenue à une faible profondeur près de Cianjur. Aussi, les services de secours soignent les victimes à l’extérieur des bâtiments.

Le tremblement de terre a fait au moins 162 morts.

Agus Azhari, 19 ans, se trouvait avec sa mère dans la maison familiale quand leur salon a été détruit en quelques secondes. Des pans de murs et du plafond se sont écrasés au sol, et des morceaux de meubles et d’autres débris l’ont blessé aux jambes et aux mains.

« Je ne pouvais rien voir. La poussière m’a aveuglé pendant un moment », raconte le jeune homme à l’AFP, assurant n’avoir jamais vécu un tel séisme.

Il montre alors une vidéo où l’on voit sa mère crier: « Dieu ait pitié de nous ! ma maison ! ». L’édifice est secoué de toutes parts.

« J’ai tiré ma mère par la main et on a couru à l’extérieur ». « J’entendais des gens crier à l’aide partout autour de moi », relate-t-il. « Ma mère a regardé sa maison et a fondu en larmes ».

Des habitants transportent des corps à l’hôpital de Cianjur à bord de pick-ups ou sur des motos. Mais là, des coupures de courant empêchent les soignants de prodiguer tous les soins nécessaires.

Des blessés sont assis sur des brancards ou des couvertures. Des femmes âgées attendent, installées dans des fauteuils roulants, d’être examinées.

« Je ne pouvais rien faire »

Dans un autre hôpital, à Cimacan, des victimes arrivent couvertes de sang; des parents cherchent leurs enfants portés disparus; plusieurs femmes âgées sont emmenées sur des brancards dans des tentes vertes érigées devant l’hôpital.

Des dizaines de répliques se sont produites après la principale secousse, accentuant encore la panique chez les habitants.

Le séisme a également entraîné des glissements de terrain. Des bulldozers ont été mobilisés pour dégager les routes, et des sauveteurs pour porter secours aux victimes.

Une femme et son bébé ont été retirés vivants des débris mais de nombreuses autres personnes ont perdu la vie.

Oman, un homme de 55 ans qui comme de nombreux compatriotes ne porte qu’un nom, cuisinait du riz sauté dans un village proche de Cianjur quand les murs de sa maison ont commencé à trembler.

« Tout d’un coup je me suis retrouvé écrasé dans ma maison. Je ne pouvais pas bouger dans les débris. Ma femme était à l’extérieur ».

Ses pieds, ses jambes et ses mains ont été broyés, mais son fils est parvenu à l’extraire des ruines. « Je ne sais pas où aller, mais au moins je suis vivant », dit Oman.

Les recherches de survivants devaient se poursuivre tard dans la nuit alors que les habitants commencent juste à réaliser l’ampleur du désastre.

Par Le Point avec AFP

Congo-Urgent : deux morts et 6 blessés graves dans une fusillade à la résidence présidentielle de Mpila

novembre 15, 2022

Une fusillade aurait eu lieu à Mpila dans la résidence privée du président de la république. On parle de deux morts et six blessés parmi les militaires de la sécurité présidentielle. Les causes de cette fusillade ne sont pas encore élucidées, mais en interne on parle d’un élément sous l’emprise des stupéfiants qui aurait ouvert le feu sur ses collègues suite à une dispute.

Deux militaires de la sécurité présidentielle en poste à Mpila dans la résidence de Denis Sassou Nguesso auraient trouvé la mort et six autres seraient blessés gravement après une fusillade. Des sources internes, il s’agirait d’un élément sous l’emprise des stupéfiants qui aurait ouvert le feu sur ses collègues après une dispute.

Les officiers supérieurs auraient interdit à quiconque de filmer les deux cadavres et les blessés et intimés l’ordre à ce que l’incident ne soit pas divulgué. l’élément qui aurait tiré sur ses collègues tuant deux et blessés cinq autres avant d’être neutralisé serait originaire d’Oyo.

Denis Sassou Nguesso qui est rentré de sa visite de travail à Pointe-Noire était absent au moment des faits. Un groupe important des militaires de la DGSP ont fait le voyage de Pointe-Noire pour assurer la sécurité du chef de l’État.

Il se dit que le militaire qui aurait ouvert le feu sur ses collègues serait un élément du feu général Adoua, connu pour son goût des stupéfiants.

Avec Sacer-infos par Stany Frank

Turquie: Au moins six morts dans un attentat au cœur d’Istanbul

novembre 13, 2022
Déploiement de policiers et de services d'urgence.

Des policiers et les services d’urgence sur les lieux de l’explosion dans la rue Istiklal, artère piétonne très fréquentée à Istanbul. Photo: Reuters/Kemal Aslan

Un attentat a visé dimanche le cœur battant d’Istanbul, principale ville et capitale économique de la Turquie, faisant au moins six morts et des dizaines de blessés dans l’artère commerçante très fréquentée d’Istiklal.

L’explosion de forte puissance est survenue vers 16 h 20 (heure locale), au moment où la foule était particulièrement dense dans ce lieu de promenade prisé des Stambouliotes et des touristes.

Dans une déclaration devant la presse télédiffusée en direct, le président Recep Tayyip Erdogan a dénoncé un vil attentat qui a fait 6 morts et 53 blessés.

Les premières observations laissent subodorer un attentat terroriste, a affirmé le chef de l’État, ajoutant qu’une femme y serait impliquée, sans autre précision.

Des rumeurs ont couru immédiatement après l’explosion évoquant une attaque suicide, sans aucune confirmation ni preuve. L’attaque n’avait pas été revendiquée en début de soirée.

« Les auteurs de ce vil attentat seront démasqués. Que notre population soit sûre [qu’ils] seront punis. »— Une citation de  Recep Tayyip Erdogan, président turc

M. Erdogan a déjà été confronté à une campagne de terreur à travers le pays en 2015-2016.

Revendiquée en partie par le groupe État islamique, elle avait fait près de 500 morts et plus de 2000 blessés.

Un premier bilan du gouverneur d’Istanbul, Ali Yerlikaya, avait fait état de 4 morts et 38 blessés.

La police a aussitôt établi un large cordon de sécurité pour empêcher l’accès à la zone touchée par crainte d’une seconde explosion. Un imposant déploiement de forces de sécurité barrait également tous les accès au quartier et aux rues adjacentes, a constaté la vidéaste de l’AFP.

J’étais à 50-55 mètres de distance, il y a eu soudain un bruit d’explosion. J’ai vu trois ou quatre personnes à terre, a déclaré à l’AFP un témoin, Cemal Denizci, 57 ans.

« Les gens couraient en panique. Le bruit était énorme. Il y a eu une fumée noire. Le son était si fort, presque assourdissant. »— Une citation de  Cemal Denizci, témoin de l’explosion

Deux femmes et deux enfants inquiets après l’explosion à Istanbul.

Deux femmes et deux enfants se rendent dans une zone sécurisée après l’explosion. Photo : Getty Images/Burak Kara

Selon des images diffusées sur les réseaux sociaux au moment de l’explosion, celle-ci, accompagnée de flammes, a été entendue de loin et a déclenché aussitôt un mouvement de panique.

Un large cratère noir est visible sur ces images, ainsi que plusieurs corps gisant par terre à proximité.

Le maire d’Istanbul, Ekrem Imamoglu, s’est rapidement rendu sur place : J’ai été informé par les équipes de pompiers sur Istiklal. Ils poursuivent leur travail en coordination avec la police, a-t-il indiqué sur Twitter, en présentant ses condoléances aux victimes et à leurs proches.

Dans le quartier voisin de Galata, beaucoup de boutiques ont baissé leurs rideaux avant l’heure. Certains passants, arrivés en courant du lieu de l’explosion, avaient les larmes aux yeux, a constaté un journaliste de l’AFP.

À la nuit tombée, les terrasses des restaurants de ce quartier très touristique restaient en partie vides.

Censure de l’État

Le Haut conseil audiovisuel turc (RTUK) a rapidement interdit aux médias audiovisuels de diffuser des images de la scène, décision justifiée par le directeur de la communication présidentielle et proche conseiller du président Erdogan, Farhettin Altun, pour empêcher de semer la peur, la panique et l’agitation dans la société et (risquer) de servir les objectifs d’organisations terroristes.

Toutes les institutions et organisations de notre État mènent une enquête rapide, méticuleuse et efficace concernant l’incident, a-t-il promis dans une déclaration.

L’émotion est intense à Istanbul, déjà durement éprouvée par le passé. Les matchs des grands clubs de foot stambouliotes, dont le Galatasaray, ont été annulés.

La rue Istiklal, qui signifie l’Indépendance, dans le quartier historique de Beyoglu, est l’une des plus célèbres artères d’Istanbul, entièrement piétonne sur 1,4 km. Sillonnée par un vieux tramway, bordée de commerces et de restaurants, elle est empruntée par près de 3 millions de personnes par jour durant le week-end.

Elle avait déjà été touchée, en mars 2016, par une attaque suicide qui avait fait cinq morts.

En Grèce, avec laquelle Ankara entretient des relations tendues, le ministère des Affaires étrangères a condamné sans équivoque le terrorisme et exprime ses sincères condoléances au gouvernement et au peuple turcs.

Par Radio-Canada avec Agence France-Presse

Tanzanie : 19 morts après le crash d’un avion dans le lac Victoria

novembre 6, 2022

Un avion de la compagnie Precision Air s’est abîmé dans le lac Victoria, en Tanzanie, dimanche 6 novembre. Il y avait 43 personnes à son bord.

Un avion de ligne, qui se trouvait en phase d’atterrissage, s’est abîmé dans le lac Victoria, en Tanzanie, dimanche 6 novembre, à cause de la mauvaise météo. Le dernier bilan faisait état de 19 morts, sur les 43 passagers de l’appareil de type ATR 42-500 de la compagnie privée locale Precision Air. L’avion « s’est écrasé dans l’eau à environ 100 mètres de l’aéroport », a déclaré le commandant de la police régionale William Mwampaghale aux journalistes à l’aéroport de Bukoba.

Le commissaire régional Albert Chalamila a précisé que 43 personnes, dont 39 passagers, les deux pilotes et deux membres d’équipage, étaient à bord du vol parti de Dar es-Salaam, la capitale économique, jusqu’à Bukoba, une ville située au bord du lac, le plus grand en Afrique et celui où le Nil prend sa source.

« À l’heure où nous parlons, nous avons réussi à sauver 26 personnes qui ont été évacuées vers un hôpital », avait indiqué, plus tôt dans la journée, Albert Chalamila. Mais Precision Air a indiqué dans un communiqué que 24 personnes avaient survécu à l’accident, survenu peu avant 6 heures GMT. Une source au sein de la compagnie a quant à elle précisé à l’AFP que deux autres personnes hospitalisées n’étaient pas à bord de l’avion parti de Dar es-Salaam. « Il y a deux personnes qui ont été blessées lors des opérations de sauvetage qui ont été comptées parmi les survivants, mais elles n’étaient pas des passagers », a indiqué cette source sous le couvert de l’anonymat.

Des vidéos diffusées sur les médias locaux montrent l’avion en grande partie submergé alors que les sauveteurs à l’eau essaient de récupérer des survivants. Les secouristes tentent de soulever l’avion hors de l’eau à l’aide de câbles et de grues.

«Gardons notre calme »

La présidente, Samia Suluhu Hassan, a exprimé ses condoléances aux personnes touchées par l’accident. « Gardons notre calme pendant que les opérations de sauvetage se poursuivent et prions afin que Dieu nous vienne en aide », a-t-elle déclaré sur Twitter.

Le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a également adressé ses condoléances, tout comme le secrétaire général du bloc régional de la Communauté de l’Afrique de l’Est, Peter Mathuki. « Nos cœurs et nos prières sont tournés vers les familles des passagers […] et nous sommes solidaires envers le gouvernement et le peuple de Tanzanie », a-t-il déclaré sur Twitter.

Precision Air, qui est la plus grande compagnie aérienne privée de Tanzanie, a publié une brève déclaration confirmant l’accident. La compagnie, qui appartient en partie à Kenya Airways, a été fondée en 1993 et exploite des vols intérieurs et régionaux ainsi que des charters privés vers des destinations touristiques populaires, telles que le parc national du Serengeti et l’archipel de Zanzibar. Sa flotte est constituée de neuf avions, dont 3 ATR 42-500, 1 ATR 42-600 et 5 ATR 72-500. On ignore lequel des ATR 42 s’est écrasé. L’ATR-42 est fabriqué par la société franco-italienne ATR et assemblé à Toulouse, dans le sud de la France.

L’accident survient cinq ans après la mort de 11 personnes lorsqu’un avion appartenant à une société de safari s’était écrasé dans le nord de la Tanzanie. En mars 2019, un vol d’Ethiopian Airlines d’Addis-Abeba à Nairobi s’est écrasé six minutes après le décollage dans un champ au sud-est de la capitale éthiopienne, tuant les 157 personnes à son bord. En 2007, un vol de la Kenya Airways entre la ville ivoirienne d’Abidjan et de Nairobi, la capitale du Kenya, s’est écrasé dans un marais après le décollage, tuant ses 114 passagers. En 2000, un autre vol de la Kenya Airways d’Abidjan à Nairobi s’est écrasé dans l’océan Atlantique quelques minutes après le décollage, tuant 169 personnes tandis que 10 autres ont survécu.

Par Le Point avec AFP

RDC-Kinshasa/Tragédie au concert de Fally Ipupa : à peine le deuil, les accusations

novembre 3, 2022

Cinq jours seulement après une dizaine de décès au stade des Martyrs de Kinshasa, la police et les organisateurs se rejettent la responsabilité.

© Damien Glez

Décontenancé face à n’importe quel décès inopiné, chacun est particulièrement désorienté lorsque les circonstances de la tragédie étaient censées être festives. Les réjouissances collectives offrent le charme de la communion, mais convoquent également le risque des bousculades mortelles, comme à la dernière Coupe d’Afrique des nations – 8 morts au stade d’Olembe à Yaoundé – ou à la dernière fête d’Halloween – plus de 150 morts à Séoul. Pas besoin de confrontation de supporters antagonistes ni de l’envie de se faire peur : les grand-messes musicales n’échappent pas toujours au pire…

Ce samedi 29 octobre, à l’occasion d’un concert de Fally Ipupa à Kinshasa, une bousculade provoquait directement la mort de neuf civils par étouffement, dans une enceinte a posteriori tristement bien nommée : le stade des Martyrs. À cette macabre statistique, les autorités ont ajouté le décès de deux policiers. Un agent était retrouvé dans l’enceinte du stade, suite à son suicide. Après un malaise, un commissaire supérieur adjoint trouvera la mort, à son domicile, le lendemain du concert dont on lui avait confié la sécurisation.

Plus de 10 000 faux billets

Après les « plus sincères condoléances » exprimées par Fally Ipupa et bien avant que le temps du deuil ne soit strictement expiré, les différents acteurs du drame « devancent l’iguane dans l’eau ». Avant que les enquêteurs ne rendent les conclusions de leurs premiers procès-verbaux, chacun semble déjà se dédouaner.

Trop de spectateurs ou pas assez de forces de l’ordre ? Le chef de la police de Kinshasa évoque plus de 120 000 mélomanes dans un stade d’une capacité de 80 000 places assises. Un trop-plein qui aurait été encore plus problématique si la police n’avait pas ordonné l’interdiction d’accès à ce « Joola » à sec, vers 18 heures, après constatation que l’enceinte était déjà saturée…

DES POLICIERS AURAIENT LAISSÉ ENTRER DES SPECTATEURS SANS BILLETS, MOYENNANT UNE RÉTRIBUTION SOUS LE TREILLIS

La justice a donc ouvert un dossier judiciaire contre les organisateurs. Mais ces derniers tentent de détourner le doigt accusateur, d’abord vers des contrefacteurs qui auraient disséminé plus de 10 000 faux billets, ensuite vers les policiers eux-mêmes. Les programmateurs du concert accusent non seulement les forces de l’ordre d’avoir mobilisé moins d’agents qu’initialement prévu, mais aussi certains policiers d’avoir contribué à la saturation en laissant entrer des spectateurs sans billets, moyennant une rétribution sous le treillis. Procédure judiciaire contre procédure judiciaire, les organisateurs ont porté plainte contre X.

Triste marche funèbre en conclusion d’un concert d’ « ambiance facile », dans une République démocratique du Congo déjà largement endeuillée dans l’Est de son territoire…

Avec Jeune Afrique

Damien Glez

Par Damien Glez

Dessinateur et éditorialiste franco-burkinabè.

RDC-Drame : des morts et des blessés après le concert de Fally Ipupa au stade des Martyrs

octobre 31, 2022

Onze morts et plusieurs blessés, c’est le triste bilan ayant sanctionné le méga concert du chanteur Fally Ipupa, le 29 octobre, au stade des Martyrs de Kinshasa.

Fally Ipupa pendant son concert au stade des Martyrs

Des vidéos montrant des corps inertes des fans étalés à même le sol aux abords du stade après la production musicale ont fait le tour des réseaux sociaux, le week-end  dernier, suscitant indignation et compassion. Des jeunes gens, à fleur d’âge pour la plupart, ont perdu leur vie juste pour avoir pris la décision d’aller soutenir celui qui passe pour leur idole.

C’était sans compter avec la marée humaine qui s’est déversée sur le site, mettant à rude épreuve les policiers commis à la sécurité du stade dont le dispositif mis en place s’est révélé inefficace. Nonobstant les assurances du patron de la police de Kinshasa, la sécurité a failli dans l’encadrement de cette masse hystérique qui n’entendait surtout pas se plier aux ordres des agents de police.

   

Dans un stade dont la capacité d’accueil connue est de 80 000 places, Fally Ipupa avait fait le trop plein en allant au-delà du seuil requis. Selon une source proche de l’organisation, ce concert marquant les seize ans de carrière de l’artiste a réuni plus de 120 000 personnes. Le trafic routier dans la ville en a ressenti le contrecoup. Fally Ipupa avait, comme qui dirait, arrêté le temps, l’instant d’un concert qui a viré au drame.

Qu’est-ce qui a coûté la vie à ses compatriotes alors que tout semblait baigner dans l’huile jusqu’à l’instant où l’artiste est entré sur scène ? Des sources concordantes soutiennent la version d’une bousculade à la sortie du stade ayant occasionné plusieurs cas d’évanouissement et d’asphyxie. Tout celui qui trébuchait ou tombait était aussitôt piétiné sous le coup de la pression humaine. Dans des conditions où la prise en charge médicale était quasi inexistante, le drame était inévitable.  

Des investigations se poursuivent pour connaître les raisons exactes de ce drame qui aurait pu être évité. Le vice-Premier ministre, ministe de l’Intérieur et Sécurité, Daniel Aselo, qui n’entend pas s’arrêter là, indexe les organisateurs de l’événement dont il récuse le professionnalisme pour n’avoir pas tenu  compte des exigences que requiert la capacité d’accueil du stade. « Ils devront répondre de leurs actes devant la justice », a-t-il déclaré.

Entre-temps, les familles éplorées ont, elles aussi, actionné la machine judiciaire avec, à la clé, une plainte contre l’artiste. Ce dernier, sentant l’étau se resserrer autour de lui, a vite fait de réagir via les réseaux sociaux en exprimant sa compassion à ces familles. Il s’est dit profondément consterné et a présenté ses condoléances les plus attristées à toutes les familles frappées par ce drame. Dossier à suivre.

Avec Adiac-Congo par Alain Diasso

Au moins 60 personnes meurent dans l’effondrement d’un pont suspendu en Inde

octobre 30, 2022
Une vue du pont en partie effondré. Des gens dans l'eau sont secourus par des personnes en bateau.

Les câbles du pont suspendu ont lâché. Photo : Reuters

Au moins 60 personnes sont mortes dimanche soir en Inde quand un pont suspendu enjambant une rivière s’est effondré dans l’État du Gujarat, a indiqué un membre du gouvernement local.

Soixante personnes sont mortes. Plus de 82 ont été secourues, a déclaré ce responsable, Brijesh Merja, à l’Agence France-Presse.

Le pont sur la rivière Machchhu, situé à Morbi, à environ 200 kilomètres à l’ouest d’Ahmedabad, la principale ville du Gujarat, datait de l’époque coloniale britannique et venait de rouvrir au public après des mois de travaux.

Les autorités ont estimé que 500 personnes, y compris des femmes et des enfants, se trouvaient sur le pont et aux alentours lorsque les câbles qui le soutenaient ont cédé.

Selon des responsables locaux cités par des médias, les personnes qui se trouvaient sur le pont se livraient à des rituels dans le cadre d’un festival religieux.

Plus de 100 personnes étaient toujours recherchées, selon des médias locaux qui ont montré des vidéos de gens se rattrapant à des débris de la structure du pont dans l’obscurité.

Une opération de sauvetage a été lancée, impliquant des plongeurs.

Le premier ministre Narendra Modi, qui se trouvait au Gujarat, dont il est originaire, a demandé la mobilisation urgente d’équipes de secours et la mise à disposition d’aides pour toutes les victimes, a tweeté son cabinet.

Des infrastructures mal entretenues

Les accidents sur des infrastructures anciennes et mal entretenues sont fréquents en Inde, notamment sur des ponts.

En 2016, la rupture d’une passerelle au-dessus d’une rue animée dans la ville de Kolkata avait causé la mort d’au moins 26 personnes.

En 2011, au moins 32 personnes avaient perdu la vie dans l’effondrement d’un pont sur lequel se trouvaient une foule de participants d’un festival dans le nord-est de l’Inde, à environ 30 kilomètres de la ville de Darjeeling.

Moins d’une semaine après, environ 30 personnes trouvaient la mort dans la rupture d’une passerelle franchissant une rivière dans l’État de l’Arunachal Pradesh.

En 2006, quelque 34 personnes avaient été tuées au moment de l’effondrement d’un pont vieux de 150 ans sur un train de passagers dans une gare de l’Etat du Bihar.

Avec Radio-Canada

Corée du Sud: 59 morts et 150 blessés dans une bousculade à Séoul lors d’une fête d’Halloween

octobre 29, 2022
Les services d'urgence traitent des blessés.

Les services d’urgence traitent les blessés après une bousculade à Séoul. Photo : Getty Images/Chung Sung-Jun

Au moins 59 personnes sont mortes et 150 ont été blessées samedi à Séoul, en Corée du Sud, après que des milliers de personnes se sont pressées dans les rues étroites d’un quartier de la capitale sud-coréenne lors des célébrations d’Halloween, ont indiqué les pompiers.

En Corée du Sud, les responsables des secours parlent d’arrêt cardiaque tant qu’un médecin n’a pas officiellement prononcé la mort d’une personne.

Une personne est transportée sur une civière.

Une personne est transportée sur une civière dans le quartier populaire de la vie nocturne d’Itaewon à Séoul. Photo : Getty Images/Jung Yeon-Je

Un porte-parole des pompiers a confirmé l’incident, indiquant que 140 ambulances avaient été déployées sur les lieux pour prendre en charge les victimes.

Une cinquantaine de personnes ont connu un arrêt cardiaque dans le quartier d’Itaewon, où des milliers de personnes fêtaient Halloween, selon l’agence Yonhap.

Les victimes semblent avoir été prises dans des mouvements de foule dans ce quartier où les célébrations d’Halloween rassemblent un grand nombre de personnes dans la capitale sud-coréenne.

Des ambulances dans un quartier populaire à Séoul.

Des ambulances arrivent sur les lieux où des dizaines de personnes ont subi un arrêt cardiaque dans le quartier populaire d’Itaewon à Séoul. Photo : Getty Images/Jung Yeon-Je

Le président sud-coréen Yoon Suk-yeol a demandé de préparer les hôpitaux à accueillir les blessés, a indiqué la présidence.

Des photographies publiées par Yonhap montraient plus d’une dizaine de personnes gisant dans une rue, des sauveteurs effectuant des massages cardiaques à certaines d’entre elles, alors que la police tenait la foule à distance par des cordons de sécurité.

Selon des images vidéo, une vingtaine de corps étaient cependant revêtus de draps ou de couvertures, les sauveteurs ne tentant pas de les ranimer. D’autres victimes étaient évacuées sur des civières vers des ambulances.

Les célébrations d’Halloween cette année sont les premières depuis la pandémie de COVID -19, dans laquelle les Sud-Coréens avaient été obligés de porter le masque en extérieur.

Radio-Canada avec AFP