Posts Tagged ‘Morts’

Le New York Times consacre sa une aux morts du coronavirus

mai 24, 2020

 

Les États-Unis vont passer la barre des 100.000 morts.

Pour marquer le passage imminent de la barre des 100.000 morts du coronavirus aux États-Unis, le quotidien américain The New York Times consacre dimanche 24 mai sa une à la mémoire d’un millier d’entre elles et évoque pour chacune ce qu’a été sa vie.

«Ces 1000 personnes ici ne représentent qu’à peine un pour cent du total. Aucune d’elles n’était un simple numéro», écrit le journal en présentant brièvement sa une, entièrement couverte d’un texte imprimé serré.

Les États-Unis sont le pays le plus touché par la pandémie de coronavirus, tant en nombre de morts que de cas, avec 97.048 décès pour 1.621.658 cas selon les dernières données disponibles samedi soir. Samedi, le pays a recensé 1.127 nouveaux décès en 24 heures. Le franchissement de la barre des 100.000 morts ne semble qu’une question de jours.

Parmi les victimes citées par le New York Times, avec pour chacune le lieu où elles ont succombé à la maladie Covid-19, figurent «Joe Diffie, 62 ans, Nashville, star de la country music distingué par un Grammy», ou «Lila A. Fenwick, 87 ans, New York City, première femme noire diplômée de la Harvard Law School». Et aussi «Myles Coker, 69 ans, New York City, remis en liberté après avoir été condamné à la prison à vie», «Ruth Skapinok, 85 ans, Roseville, Californie, les oiseaux du jardin venaient manger dans sa main», «Jordan Driver Haynes, 27ans, Cedar Rapids, Iowa, jeune homme généreux avec un sourire enchanteur».

«Je voulais quelque chose que les gens puissent relire dans 100 ans ans pour comprendre le poids de ce que nous traversons», a expliqué Marc Lacey, le rédacteur en chef national du journal.

George Conway, un critique du président et l’époux d’une conseillère de la Maison-Blanche Kellyanne Conway, a tweeté une photo de la une du journal aux côtés d’une photo de Donald Trump jouant au golf samedi. Le président était allé jouer au golf pour la première fois depuis le 8 mars dans son club de Virginie, près de Washington

Par Le Figaro avec AFP

 

Canada: Le Québec déplore 79 nouveaux décès dus à la COVID-19

mai 17, 2020
Des gens fontla file afin d'être testés pour la COVID-19 dans une clinique mobile à Montréal, le dimanche 17 mai 2020.
© Graham Hughes La Presse canadienne Des gens font la file afin d’être testés pour la COVID-19 dans une clinique mobile à Montréal, le dimanche 17 mai 2020.
La COVID-19 a fauché 79 autres vies au Québec, pour un bilan de 3562 morts en date de dimanche.Lors de sa mise à jour quotidienne, le ministère de la Santé a fait état de 737 nouveaux cas, portant ainsi le total à 42 920 infections confirmées depuis le début de la pandémie.

Ce nombre inclut toutefois les décès et les guérisons. On dénombre en fait 27 242 cas encore actifs dans la province.

Le nombre d’hospitalisations a pour sa part légèrement augmenté, avec 3 nouvelles admissions pour un cumul de 1766 patients présentement soignés à l’hôpital. On en compte 183 aux soins intensifs, une hausse de 4 par rapport à la veille.

Un total de 3300 personnes était en cours d’investigation.

La grande région métropolitaine demeure fortement touchée par la pandémie.

On a compté 21 715 cas à Montréal, 5325 en Montérégie, 4676 à Laval, 3359 en Lanaudière et 2259 dans les Laurentides. On a signalé 1738 cas en Mauricie-Centre-du-Québec, 1226 dans la Capitale-Nationale, 917 en Estrie, 395 en Outaouais, 311 au Saguenay-Lac-St-Jean et 174 en Gaspésie-Île-de-la-Madeleine.

Au Canada Il y a eu près de 1,3 million de tests administrés au Canada jusqu’à dimanche. Environ 6 % d’entre eux ont détecté la maladie.

Jusqu’à maintenant, on a recensé 76 941 cas confirmés ou probables dans l’ensemble du pays. La COVID-19 a provoqué la mort de 5781 Canadiens.

Distribution des cas au pays, selon les plus récents bilans provinciaux et territoriaux : 42 920 cas au Québec, dont 3562 décès ; 22 653 cas en Ontario, dont 1881 décès ; 6587 cas en Alberta, dont 126 décès ; 2428 cas en Colombie-Britannique, dont 141 décès ; 1037 cas en Nouvelle-Écosse, dont 55 décès ; 591 cas en Saskatchewan, dont six décès ; 289 cas au Manitoba, dont sept décès ; 260 cas à Terre-Neuve-et-Labrador, dont trois décès ; 120 cas au Nouveau-Brunswick, tous guéris ; 27 cas à l’Île-du-Prince-Édouard, tous guéris ; 11 cas au Yukon, tous guéris ; cinq cas dans les Territoires-du-Nord-Ouest, tous guéris ; aucun cas au Nunavut.

À ces bilans provinciaux et territoriaux s’ajoutent les 13 cas, tous guéris, chez les passagers rapatriés du navire de croisière Grand Princess le 10 mars.

Avec Le Devoir

 

Coronavirus: plus de 4,5 millions de cas déclarés dans le monde

mai 15, 2020

Plus de 4,5 millions de cas de nouveau coronavirus ont été officiellement déclarés dans le monde, dont près des trois quarts en Europe et aux Etats-Unis, selon un comptage réalisé par l’AFP à partir de sources officielles vendredi à 20H30 GMT.

Au moins 4.503.811 cas d’infection, parmi lesquels 305.424 décès, ont été recensés, notamment en Europe, continent le plus touché avec 1.848.790 cas et 164.145 décès, ainsi qu’aux Etats-Unis (1.432.045 cas, dont 86.851 décès).

Le nombre de cas diagnostiqués ne reflète toutefois qu’une fraction du nombre réel de contaminations, un grand nombre de pays ne testant que les cas graves.

Le couvre-feu levé en Martinique sur décision de justice

Le couvre-feu a été levé vendredi en Martinique après une ordonnance de référé du président du tribunal administratif de Fort de France, qui a suspendu un arrêté préfectoral prolongeant le couvre-feu jusqu’au 2 juin 2020, a-t-on appris auprès du préfet et de source judiciaire. Instauré depuis le 30 mars de 20 heures à 05 heures du matin par le préfet de Martinique, Stanislas Cazelle, le couvre-feu avait été modifié lundi dernier. La préfecture l’avait alors établi entre 21 heures et 04 heures du matin, et ce jusqu’au 2 juin.

Saisi en urgence, le tribunal administratif de la Martinique, statuant en chambre des référés, a estimé que la mesure de couvre-feu n’était «pas justifiée par la situation sanitaire de la Martinique au jour de sa décision, qui se caractérise par 189 cas confirmés d’atteinte au Covid-19, une diminution à deux du nombre de patients hospitalisés en réanimation, et un nombre de sept cas positifs relevés sur l’ensemble de la Martinique au cours des sept derniers jours».

Dans un court communiqué vendredi, le préfet a déclaré avoir pris «acte de ce jugement et a décidé d’abroger cet arrêté. Le couvre-feu est donc levé à compter d’aujourd’hui en Martinique».

Nouvelle manifestation anti-confinement en Pennsylvanie

Quelques centaines de personnes ont manifesté vendredi contre les mesures de confinement en Pennsylvanie, lors d’un rassemblement à Harrisburg, capitale de l’Etat. Cette manifestation s’est tenue malgré un premier assouplissement des restrictions déjà effectif ou prévu à partir du 22 mai dans 49 des 67 comtés de cet Etat. Elle a réuni beaucoup moins de monde que lors d’un premier rassemblement le 20 avril.

Beaucoup de slogans ce vendredi étaient les mêmes que lors de la manifestation précédente, dénonçant des restrictions d’activités jugées excessives imposées par le gouverneur démocrate Tom Wolf et son équipe. Parmi les manifestants – qui pour la plupart ne portaient pas de masque ni ne respectaient la distanciation sociale – beaucoup de partisans de Donald Trump, brandissant des drapeaux américains et d’autres appelant à sa réélection lors de la présidentielle de novembre prochain, ou scandant parfois «USA, USA, USA!» Le slogan «Selfish and Proud» («Égoïste et fier») revenait sur de nombreuses pancartes. Dans un débat sur le confinement très politisé aux Etats-Unis, les personnes qui ne portent pas de masque sont régulièrement qualifiées d’«égoïstes».

Coronavirus: l’état d’urgence prolongé en Guinée pour un mois

Le président guinéen Alpha Condé a annoncé vendredi soir une prolongation d’un mois de l’état d’urgence, un allègement du couvre-feu dans la capitale Conakry et sa levée entièrement en province.

L’état d’urgence, en vigueur depuis le 26 mars, «est reconduit pour une durée d’un mois à compter» de vendredi, a déclaré le président Condé sur la télévision publique.

Covid-19: 38 peuples indigènes touchés au Brésil, dit une association

L’Association des peuples indigènes du Brésil (APIB) a annoncé vendredi que 38 peuples indigènes avaient déjà été touchés par le nouveau coronavirus.

L’association, qui coordonne la lutte de ces populations pour leurs droits, a répertorié 446 cas de contamination et 92 décès parmi les peuples autochtones touchés.

Déconfinement : ces Français qui comptent braver l’interdit des 100 km

Partir au vert, retrouver sa famille ou ses amis… Risque sanitaire ou pas, ces «confinés des villes» entendent bien prendre leur revanche sur les «confinés des champs.»

Brésil: 2e départ d’un ministre de la Santé, en plein coronavirus

Le ministre brésilien de la Santé, Nelson Teich, en poste depuis seulement quatre semaines, a démissionné vendredi en raison de désaccords avec le président Jair Bolsonaro, au moment où le pays aborde la phase aiguë de l’épidémie de coronavirus.

Son prédécesseur avait été limogé par M. Bolsonaro, déjà pour des divergences sur la lutte contre le Covid-19 ayant entraîné une cacophonie qui a totalement déboussolé les Brésiliens.

Saint-Martin: restaurants, lieux de culte, terrain de sport autorisés à ouvrir dès lundi

Les restaurants, les lieux de culte, les terrains de sport et les activités nautiques commerciales non motorisées pourront reprendre lundi à Saint-Martin, selon un arrêté pris vendredi par la préfète des Îles du Nord de la Guadeloupe, Sylvie Feucher.

Selon la préfète il y a la nécessité de réaliser un «déconfinement doux. On ne doit pas aller trop vite si on ne veut pas devoir revenir en arrière».

Avec Le Figaro par Julien Licourt, Margaux d’Adhémar, Gilles Festor et Laura Andrieu

Des dizaines de décès non expliqués dans un autre Etat du nord du Nigeria

mai 6, 2020

Les autorités de l’Etat de Jigawa, dans le nord du Nigeria, ont annoncé mercredi enquêter sur des dizaines de décès survenus dans cette région très pauvre, quelques jours après que l’Etat voisin de Kano a attribué au coronavirus plusieurs dizaines de «morts mystérieuses».

«Une centaine de personnes sont mortes ces 4 derniers jours. La plupart des victimes étaient des hommes âgés entre 60 et 80 ans», a expliqué à l’AFP Adamu Danwawu, un résident du district d’Hadejia, dont un membre de la famille est décédé. La majorité d’entre elles sont mortes ces quatre derniers jours à leur domicile et seulement 13 des personnes malades ont été admises à l’hôpital.

«Les 13 patients admis à l’hôpital présentaient de fortes fièvres», a indiqué un médecin de l’hôpital, le Dr Abdullahi Umar Namadi, soulignant qu’ils n’étaient pas forcément atteints du coronavirus. «Le gouvernement de Jigawa est inquiet de ces décès et a envoyé une équipe de cinq médecins pour enquêter sur la situation dans l’Etat», a fait savoir à l’AFP le Dr Mahmud Abdulwahab, qui dirige la commission d’enquête.

Mardi, son équipe a interrogé les familles des défunts pour tenter d’établir les causes de leur mort et mercredi, ils ont fait le tour des cimetières de la ville pour compter les personnes décédées récemment. «Nous souhaitons savoir si ce récent pic de mortalité est dû au Covid-19 ou pas», a affirmé le Dr Abdulwahab. «Mais à ce stade de l’enquête il est trop tôt pour tirer quelconque conclusion», a-t-il dit.

La population de l’Etat de Jigawa est estimée à 5 millions d’habitants, mais aucun recensement n’a été réalisé depuis de nombreuses années, dans cette région très reculée et pauvre, à la frontière avec le Niger. Seuls 39 cas de coronavirus y ont été officiellement recensés mais l’Etat ne dispose d’aucun laboratoire pour effectuer de tests. Les autorités de Kano, qui compte officiellement 400 cas de coronavirus dont 11 décès, ont révélé lundi que la «plupart» des dizaines de «morts mystérieuses» survenues ces dernières semaines dans l’Etat étaient dues au Covid-19.

Le Nigeria recensait mercredi près de 3.000 cas officiellement déclarés d’infection au coronavirus, et une centaine de décès, mais le pays le plus peuplé d’Afrique, effectue un nombre insignifiant de tests par rapport à ses quelque 200 millions d’habitants.

Par Le Figaro avec AFP

Coronavirus-France : au moins 9000 personnes seraient mortes à domicile

avril 27, 2020

«Cela montre qu’il existe une mortalité cachée du coronavirus», estime le premier syndicat de médecins généralistes.

Le docteur Jérôme Ponton loirs d'une intervention à Winkel, dans le Haut-Rhin.
Le docteur Jérôme Ponton loirs d’une intervention à Winkel, dans le Haut-Rhin. SEBASTIEN BOZON / AFP

Jacques Battistoni, président du syndicat de médecins généralistes MG France, indique lundi 27 avril dans Ouest France que près de 9000 personnes seraient mortes chez elles du coronavirus. «Ce nombre ne nous surprend pas», dit-il. «Cela montre qu’il existe une mortalité cachée du coronavirus», ajoute le médecin, précisant que la donnée doit encore être confirmée.

Depuis le début de l’épidémie, le directeur général de la Santé Jérôme Salomon fait chaque soir un point sur la mortalité. Officiellement, plus de 22.000 personnes sont mortes du covid-19 en France : environ 14.000 à l’hôpital et 8000 dans les Ehpad et établissements médico-sociaux. Mais le bilan devrait en réalité être beaucoup plus lourd, ces chiffres ne prenant pas en compte les victimes mortes à leur domicile.

Chaque année, la majorité des décès (59%) surviennent en hôpital ou clinique, 14% en maisons de retraite, selon l’Insee. Mais plus d’un quart surviennent aussi à domicile (26%). En France, le nombre de décès enregistrés entre le 1er mars et le 13 avril est supérieur à celui enregistré sur les mêmes périodes en 2019 ou 2018 : 93.839 contre 75.100 en 2019 et 83.108 en 2018, selon des données encore provisoires.

Décès oubliés

 

Pour SOS Médecins, spécialisé dans les consultations à domicile et surtout présent en zone urbaine, «le cap des 50% d’augmentation des décès à domicile en France est passé»: en deux semaines, entre le 22 mars et le 5 avril, la fédération de médecins a enregistré 253 décès à domicile, soit 54% de plus que l’an dernier sur la même période. «On peut raisonnablement penser qu’une majeure partie est liée à l’épidémie de covid-19», estime le président de SOS Médecins Pierre-Henry Juan. «Il faudrait une autopsie, mais on n’en fait pas, sauf quand il y a un problème médico-légal», explique-t-il. «Et comme la cause du décès à domicile est difficile à établir scientifiquement parce qu’on ne teste pas le patient, on ne mesure pas cette surmortalité».

«Dans les départements fortement touchés par l’épidémie, on observe un nombre de décès en nette progression par rapport à 2019», jusqu’à deux fois supérieur en mars, a expliqué à l’AFP Sylvie Le Minez, cheffe des études démographiques et sociales de l’Insee.

«Dans quelques semaines, on va ouvrir des portes et on pourrait bien découvrir que des gens qui ne répondaient plus sont morts chez eux», craint l’épidémiologiste Emmanuel Baron, directeur d’Epicentre, centre de recherche de Médecins sans frontières. Selon le spécialiste, les «décès oubliés» sont inhérents à toute épidémie.

Il faudra attendre une étude scientifique et démographique complète, qui prendra sans doute de longs mois, avant d’avoir des chiffres se rapprochant de la réalité, sur les décès imputables à l’épidémie de covid-19.

Par Le Figaro

Tchad : 44 membres de Boko Haram retrouvés morts dans leur cellule de prison

avril 20, 2020

Des soldats de l'armée nigérienne, le 7 mars 2015. (Image d'illustration)

Des soldats de l’armée nigérienne, le 7 mars 2015. (Image d’illustration) © Jerome Delay/AP/SIPA

 

Ces éléments de Boko Haram avaient été faits prisonniers au cours d’une récente opération lancée par le Tchad contre le groupe jihadiste. Ils ont été retrouvés morts dans leur cellule à N’Djamena jeudi dernier, selon une annonce du procureur de la République.

« À la suite des combats dans le lac Tchad, 58 éléments de Boko Haram avaient été faits prisonniers et déférés à N’Djamena pour les besoins de l’enquête. Jeudi matin, leurs geôliers nous ont annoncé que 44 prisonniers avaient été retrouvés morts dans leur cellule», a déclaré à la télévision nationale Youssouf Tom, procureur de la République, qui s’est rendu sur place.

«Nous avons enterré 40 corps et remis 4 corps au médecin légiste pour une autopsie», a-t-il précisé.

«La conclusion de cette autopsie indique qu’il y a eu consommation d’une substance létale et iatrogène, ayant produit un trouble cardiaque chez les uns et une asphyxie sévère chez les autres», a ajouté le procureur. L’enquête va se poursuivre «pour déterminer la cause exacte de ce drame», a-t-il indiqué.

Colère de Bohoma

Ces prisonniers avait été arrêtés lors de la vaste opération lancée par le président tchadien Idriss Déby Itno fin mars contre les groupes djihadistes qui multiplient les attaques sur le lac Tchad. Ils avaient été remis à la justice mercredi, avait annoncé le ministre tchadien de la Justice Djimet Arabi. Ils devaient ensuite être auditionnés jeudi puis être jugés par une cour criminelle.

L’opération militaire tchadienne, baptisée Colère de Bohoma s’est déroulée du 31 mars au 8 avril. Selon l’armée, au moins 52 soldats tchadiens et 1.000 djihadistes ont trouvé la mort au cours de cette opération déclenchée pour venger l’armée tchadienne.

Celle-ci avait été la cible d’une sanglante attaque le 23 mars d’éléments de Boko Haram contre l’une de ses bases, tuant une centaine de ses soldats. La pire défaite jamais enregistrée en moins de 24 heures par cette armée.

Avec Jeune Afrique avec AFP

 

Canada-Québec/55 morts dans un CHSLD : dégradation fulgurante dans le Grand Montréal

avril 16, 2020
© Graham Hughes/THE CANADIAN PRESS IMAGES
C’est la résidence la plus endeuillée au Canada, dans la région la plus touchée du pays. À l’image de plusieurs CHSLD du Grand Montréal, celui de Sainte-Dorothée accumule les décès à une vitesse folle.

Uniquement entre le 11 et le 14 avril, 28 résidents sont morts dans cet établissement de Laval, selon des documents que nous avons obtenus. Dans un mois normal, l’établissement enregistre une moyenne de sept décès, d’après les données du ministère de la Santé du Québec.

Des enquêtes de la santé publique doivent encore déterminer si la COVID-19 est responsable des 55 décès survenus depuis le 17 mars, mais, selon une source à l’intérieur de l’établissement, il s’agit de la même cause, à deux ou trois exceptions près.

Officiellement, en date du 16 avril, le CISSS de Laval reconnaît 32 décès liés au coronavirus dans l’établissement et 147 cas positifs. Mais des retards sont souvent signalés dans la publication des bilans officiels.

Au moment où la propagation de la COVID-19 semble hors de contrôle par endroits et que des employés exténués brisent le silence, plusieurs centres intégrés de santé (CISSS et CIUSSS) de la grande région de Montréal refusent dorénavant de publier le nombre de décès par résidence.

Au CIUSSS du Nord-de-l’Île-de Montréal, où la situation se détériore aussi rapidement, nous avons obtenu par une source syndicale les données des contaminations et des décès en date du 15 avril.

On découvre qu’en moins d’une semaine, le nombre de patients et d’employés infectés par la COVID-19 a presque doublé. Durant cette période de six jours, le bilan des décès de résidents de CHSLD est passé de 31 à 53, une hausse de 70 %.

Au CHSLD Notre-Dame-de-la-Merci, dans l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville, nous avons appris que le bilan est maintenant de 25 morts. Or, le 2 avril, le bilan était de 7 décès. Il y a donc en moyenne au moins une personne qui meurt de la COVID-19 dans l’établissement chaque jour, soit trois fois plus qu’en temps normal.

Au CHSLD Laurendeau, toujours dans Ahuntsic-Cartierville, l’accélération des décès est encore plus soutenue : 21 personnes étaient mortes du coronavirus en date de mercredi, alors que le 2 avril, il n’y avait pas de victime à signaler. La moyenne est de près de deux décès par jour depuis deux semaines.

Dans le CIUSSS de l’Ouest-de-l’Île-de-Montréal, en date de mardi, on dénombrait 103 morts, dont 43 uniquement au CHSLD LaSalle.

Une préposée aux bénéficiaires lance un cri du cœur

Des résidents d'un CHSLD se déplaçant dans le corridor.

© Simard, Claudie/Radio-Canada Des résidents d’un CHSLD se déplaçant dans le corridor.
Au CHSLD de La Petite-Patrie, une préposée aux bénéficiaires raconte que les patients « tombent comme des mouches » avec « un ou deux décès par jour ». Six morts étaient recensés par le CIUSSS en date d’hier, mais il y en aurait bien plus, selon cette préposée.

« Ils ont perdu complètement le contrôle », explique l’employée d’agence qui a tenu à taire son nom, car elle n’est pas syndiquée. « Beaucoup de gens partent sans que la famille ne le sache », raconte-t-elle. « Un corps a été laissé 24 heures dans une chambre, parce qu’il n’y avait pas de médecin disponible pour venir constater le décès. »

Les résidents infectés ont été isolés sur un étage, mais le manque de personnel oblige certaines personnes à voyager d’un étage à l’autre. Par ailleurs, le manque de matériel de protection complexifie encore plus la lutte contre la propagation du virus. « J’ai travaillé une journée de 16 heures sans visière », raconte la préposée.

Maintenant difficile d’obtenir des chiffres

Depuis le début de la crise, les CISSS et les CIUSSS communiquaient le nombre de décès par établissement de façon relativement transparente et régulière, mais la donne a changé mercredi.

Le changement d’approche coïncide avec le moment où le ministère de la Santé a consenti à rendre publique de façon quotidienne la liste des CHSLD et RPA touchés par des éclosions. Or, ce tableau n’inclut pas les décès par établissement.

Sur son site web, le ministère communique le nombre de décès par région, par groupe d’âge ou par type de milieu de vie, mais pas par établissement.

Selon nos informations, le bilan des décès du gouvernement ne correspond pas, pour le moment, aux données des établissements sur le terrain.

Au CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal, un porte-parole nous précise par courriel « qu’un grand exercice est fait actuellement afin qu’il y ait une concordance dans les données qui sont transmises aux journalistes ».

« Nous ne divulguerons donc plus de données jusqu’à ce que l’exercice soit complété. » – Un porte-parole du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal

Un autre CIUSSS de Montréal nous a donné la même explication. Lundi, Radio-Canada révélait que 33 décès de la COVID-19 sont survenus à l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal, alors que le bilan officiel faisait état de 5 morts.

Le CISSS de Laval a refusé de nous dévoiler son plus récent bilan, en date du 15 avril, alors qu’il l’avait fait pour les autres journées. On nous a renvoyé vers le ministère de la Santé.

Le cabinet de la ministre Danielle McCann assure qu’elle n’a pas donné de directive au réseau de cesser de communiquer au public le bilan des décès par établissement.

Questionné plus tôt cette semaine, le directeur national de santé publique, Horacio Arruda, a déclaré : « Vous ne pouvez pas imaginer l’effort pour collecter les données, ça ne vient pas d’un seul dossier, ça vient des enquêtes téléphoniques, des déclarations des médecins. »

Radio-Canada par Thomas Gerbet avec Marie-Michelle Lauzon et Daniel Boily

Coronavirus: bilan record de plus de 2.200 morts en 24 heures aux États-Unis

avril 14, 2020

 

Bilan record de plus de 2.200 morts en 24 heures aux États-Unis

Après deux jours de baisse, les États-Unis ont enregistré mardi un sombre record avec plus de 2.200 morts supplémentaires du nouveau coronavirus en 24 heures, le plus lourd bilan journalier recensé par un pays, selon le comptage de l’université Johns Hopkins. Alors que le nombre de morts sur une journée avait baissé autour de 1.500 dimanche et lundi, les Etats-Unis ont déploré 2.228 décès entre 20 heures 30 locales mardi et la veille à la même heure, selon les chiffres de l’université actualisés en continu. Cela porte le bilan américain à 25.757 morts au total.

Le précédent record du nombre de décès sur une journée (2.108) avait été enregistré vendredi aux Etats-Unis. Le pays est devenu ce week-end le plus endeuillé du monde, devant l’Italie (plus de 21.000 morts), l’Espagne (plus de 18.000) et la France (plus de 15.700), qui ont toutefois des populations bien moins importantes. L’Amérique compte également depuis fin mars le plus grand nombre de cas officiellement déclarés, et a franchi lundi la barre des 600.000 contaminations diagnostiquées. Environ 3 millions de tests ont été effectués dans le pays. L’épicentre de l’épidémie américaine se situe toujours à New York, où un ralentissement se confirme toutefois, avec des admissions hospitalières en baisse.

Les prévisions du nombre de morts aux Etats-Unis, selon le modèle le plus cité (IHME), qui prend en compte la façon dont l’épidémie a évolué en Chine et en Europe, se situent pour la première vague autour de 70.000 décès.

Plus d’un New-Yorkais sur 1.000 est mort du coronavirus

La ville de New York a répertorié 3.778 décès «probables» du coronavirus, qui s’ajoutent aux 6.589 cas confirmés, pour un bilan total de 10.367 morts, selon des chiffres publiés mardi. Les décès «probables» concernent des personnes n’ayant jamais été testées positives au virus mais dont l’acte de décès mentionne, comme cause de la mort, «Covid-19 ou un équivalent», selon la définition publiée par les services sanitaires de la ville.

Cela signifie qu’en considérant ces décès comme liés au coronavirus, plus d’un New-Yorkais sur mille est désormais décédé des suites de la maladie depuis l’arrivée de la pandémie dans la région. Avec 10.367 morts, la seule ville de New York compte plus de décès liés à la maladie que la plupart des pays du monde à l’exception de l’Italie, de l’Espagne, de la France, du Royaume-Uni et des Etats-Unis.

La semaine dernière, le maire de New York Bill de Blasio avait reconnu que le bilan officiel sous-estimait probablement l’ampleur du phénomène. L’écart était dû, avait-il expliqué, au fait que beaucoup de gens décédés chez eux n’étaient pas comptabilisés comme morts des suites du coronavirus même s’ils étaient probablement bien atteints.

Les derniers chiffres montrent néanmoins un ralentissement, qu’il s’agisse des décès, des hospitalisations ou des placements en réanimation.

Avec Le Figaro

Coronavirus: près de 10.000 morts au Royaume-Uni

avril 11, 2020

Alors que les autorités ont exhorté les Britanniques à rester confinés, ces derniers se sont massés dans les parcs et rues du pays pour profiter du beau temps du week-end de Pâques.

Malgré l'augmentation du nombre de décès, les Londoniens sont sortis se promener dans les parcs de la capitale britannique.
Malgré l’augmentation du nombre de décès, les Londoniens sont sortis se promener dans les parcs de la capitale britannique. TOLGA AKMEN / AFP

L’épidémie de nouveau coronavirus a fait 917 morts supplémentaires au Royaume-Uni, portant à 9875 le nombre total de personnes décédées à l’hôpital, a annoncé samedi le ministère de la Santé.

5234 personnes supplémentaires ont aussi été testées positives au Covid-19, portant à 78.991 le total de personnes infectées par la maladie au Royaume-Uni, tandis que Boris Johnson se rétablit et «continue de faire de très bons progrès». Le premier ministre britannique est sorti de l’unité des soins intensifs jeudi dernier mais demeure toujours en convalescence.

La Grande-Bretagne a imposé un confinement il y a trois semaines afin d’endiguer la propagation du virus et les ministres ont demandé aux Britanniques de respecter l’interdiction des rassemblements sociaux pendant le week-end de Pâques.

Loin de respecter le confinement, les britanniques sont sortis profiter du soleil et du printemps dans les rues et les parcs.

Un homme avec des perroquets au parc Primrose Hill, à Londres

Un homme avec des perroquets au parc Primrose Hill, à Londres HENRY NICHOLLS / REUTERS

«Aussi chaud que soit le temps, aussi tentant soit votre parc ou votre plage, il faut que tout le monde reste chez soi», a martelé vendredi le ministre de la Santé Matt Hancock. «Parce que dans les hôpitaux du pays, les personnels du service public de santé se battent jour et nuit pour permettre aux personnes désespérément malades de respirer».

Une jeune femme fait du roller à Victoria Park, à Londres
Une jeune femme fait du roller à Victoria Park, à Londres TOLGA AKMEN / AFP

La police est toutefois intervenue à plusieurs reprises notamment ici, à Aberystwyth (pays de Galles) alors que des personnes jouaient au frisbee sur la plage.

Deux hommes sont verbalisés par la police alors qu'ils jouaient au frisbee sur la plage.
Deux hommes sont verbalisés par la police alors qu’ils jouaient au frisbee sur la plage. CARL RECINE / REUTERS

Le gouvernement est soumis à une pression croissante pour préciser combien de temps durera la stricte limitation des déplacements, la fermeture signifiant que de nombreuses entreprises ne peuvent plus fonctionner. Les ministres ont déclaré que la Grande-Bretagne devait passer le pic de l’épidémie avant que des changements puissent être apportés. «Notre jugement est que nous n’en sommes pas encore là. Nous n’avons pas vu un aplatissement suffisant pour pouvoir dire que nous avons atteint le sommet», a déclaré Matt Hancock à la radio de la BBC.

Par Le Figaro avec AFP

Coronavirus en Italie et en Iran

avril 9, 2020

 

Italie: une centaine de médecins décédés du coronavirus

Une centaine de médecins sont décédés de l’épidémie de Covid-19 en Italie, qui a fait au total environ 18.000 morts dans le pays, a annoncé jeudi à l’AFP leur fédération professionnelle.

«Nous avons le nombre de médecins décédés à cause du Covid-19, c’est 100, peut-être même 101 à l’heure actuelle malheureusement», a indiqué en milieu de journée le service de presse de la Fédération nationale des ordres de médecins en chirurgie et odontologie.

Coronavirus: l’Iran franchit la barre des 4000 morts

Les autorités de Téhéran ont annoncé jeudi 117 décès supplémentaires dus au nouveau coronavirus, ce qui porte à plus de 4.000 morts le bilan officiel en Iran, l’un des pays les plus touchés par la maladie du Covid-19. Lors de son point de presse quotidien, le porte-parole du ministère de la Santé, Kianouche Jahanpour, a fait état de la mort de «117 personnes au cours des dernières 24 heures». «Nous avons un total de 4.110 décès», a-t-il ajouté.

Il a néanmoins déclaré que les derniers chiffres montraient «clairement une baisse du nombre de nouveaux cas de contamination». «Nous avons détecté 1634 nouveaux cas, ce qui porte le nombre total de cas confirmés à 66.220», a-t-il ajouté. Le bilan précédent était de 1997 nouveaux cas en 24 heures. «Nous devons la réduction du nombre de cas (…) à la participation de notre cher peuple, ainsi qu’à l’implication» des personnels de santé, a dit Kianouche Jahanpour.

La République islamique, qui avait annoncé le 19 février des premiers cas de contamination dans la ville de Qom (centre), est de loin le pays le plus touché par la pandémie de Covid-19 au Proche et Moyen-Orient. À l’étranger, certains soupçonnent néanmoins les chiffres officiels iraniens d’être sous-estimés.

Pour tenter de limiter la propagation du virus, les autorités ont fermé écoles et universités, ainsi que les cinémas, les stades et les principaux lieux de culte chiite. Elles n’ont pas imposé de confinement, mais ont demandé à la population de rester chez elle. D’autres restrictions ont été imposées, comme l’interdiction de déplacement entre les villes et la fermeture de la plupart des commerces jugés non essentiels.

Mercredi, le président Hassan Rohani a annoncé la réouverture de certains commerces «à bas risque» à partir du 11 avril, précisant vouloir «maintenir les activités économiques autant que possible tout en luttant contre le coronavirus».

Le Parlement iranien a tenu sa première session mardi après six semaines d’interruption à cause du nouveau coronavirus. Au moins 31 députés sur les 290 membres du Parlement ont été testés positifs à la maladie Covid-19 depuis le début de l’épidémie en Iran.

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a appelé jeudi la population à prier à la maison lors du mois de jeûne musulman du ramadan.

 

Par Le Figaro avec AFP