Posts Tagged ‘Morts’

États-Unis: Au moins 46 migrants périssent dans une remorque au Texas

juin 27, 2022

Trois personnes sont détenues par les autorités relativement à cette tragédie.

Une scène de crime est délimitée sur une route du Texas.

La police a établi une scène de crime après la découverte de plusieurs corps inanimés dans une semi-remorque à San Antonio, au Texas, le 27 juin 2022. Photo : AP/Eric Gay

Au moins 46 personnes soupçonnées d’être des migrants ont été trouvées mortes à l’intérieur d’une remorque, lundi, à San Antonio, au Texas.

Le chef du service des incendies de San Antonio, Charles Hood, ajoute que 16 personnes ont été transportées dans des hôpitaux du secteur, soit 12 adultes et 4 enfants.

Le chef a indiqué que les personnes traitées dans les hôpitaux étaient chaudes au toucher et souffraient d’épuisement attribuable à des coups de chaleur.

En point de presse, le chef du service de police de San Antonio a affirmé qu’il s’agissait du plus important événement du genre dans sa ville.

Ce sont maintenant les autorités fédérales américaines qui s’occupent de l’enquête, a ajouté le chef du service de police. Trois personnes sont détenues par les autorités relativement à cette tragédie.

Un appel de détresse au 911 d’un travailleur à proximité du camion et de la remorque a conduit les autorités à faire la macabre découverte.

Les camions tels que celui retrouvé à San Antonio, à environ 240 km de la frontière avec le Mexique, sont un moyen de transport fréquemment utilisé par des migrants souhaitant entrer aux États-Unis.

Un tel voyage est extrêmement dangereux, d’autant que ces véhicules sont rarement climatisés et que leurs occupants en viennent rapidement à manquer d’eau. Les autorités n’ont pas retrouvé d’eau dans la remorque.

Il fait chaud ces jours-ci dans le sud du Texas. Lundi, à San Antonio, il a fait 39,4 degrés Celsius avec un taux d’humidité élevé.

Le secrétaire mexicain aux Relations extérieures, Marcelo Ebrard, a déclaré sur Twitter que le consul général du Mexique était en direction de San Antonio. Après avoir offert ses condoléances aux victimes et à leurs familles, il a ajouté que la nationalité des victimes était pour le moment inconnue.

Le gouverneur du Texas, Greg Abbott, a blâmé le président Joe Biden pour cette tragédie. Ces morts sont une conséquence de sa politique d’ouverture des frontières. Cette tragédie montre les conséquences mortelles de son refus de faire respecter la loi.

En 2017, une tragédie similaire avait marqué les esprits : dix migrants avaient trouvé la mort dans une remorque surchauffée garée sur un stationnement près de San Antonio.

Radio-Canada avec les informations de Reuters et Agence France-Presse

Bénin : nouvelle attaque jihadiste dans le nord

juin 27, 2022

Deux policiers ont été tués dans l’attaque d’un commissariat par des hommes armés.

Un centre de formation spécial a été construit à l’intérieur du parc national de la Pendjari où les rangers s’entrainent. © STEFAN HEUNIS/AFP.

Depuis la fin de 2021, l’armée béninoise est la cible de plusieurs attaques meurtrières dans le nord du pays, où elle est déployée pour contenir les groupes jihadistes présents chez ses voisins nigérien et burkinabé.

Le 26 juin au petit matin, c’est le commissariat de Dassari, situé dans le département de l’Atacora, frontalier du Burkina Faso, qui a été attaqué. Deux policiers ont été tués, un autre est grièvement blessé et « se trouve en soins intensifs », a précisé un officier ajoutant que deux assaillants ont été tués lors d’échanges de tirs.

Déploiement à la frontière

La première attaque meurtrière connue dans le nord du Bénin remonte à décembre 2021, quand deux soldats avaient été tués dans une localité proche de la frontière avec le Burkina Faso, où sévissent des groupes jihadistes. Le gouvernement avait alors annoncé un déploiement militaire pour sécuriser ses frontières.

Fin mai, le pays avait connu près d’une vingtaine d’attaques de groupes armés : c’est la première fois que le gouvernement dressait un bilan global. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger sont aux prises avec des insurrections jihadistes et les États voisins comme le Bénin, le Ghana, le Togo et la Côte d’Ivoire s’inquiètent de débordements sur leur territoire.

Début mai, huit soldats togolais ont été tués au cours de la première attaque jihadiste officielle au Togo. Elle a été revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), la principale alliance jihadiste du Sahel, liée à Al-Qaïda.

Par Jeune Afrique avec AFP

Congo-Madingou : 1 mort et 43 blessés dans un accident d’Océan du Nord, le chauffeur dormait et ronflait

juin 26, 2022

Un bus de la société Ocean du Nord qui assurait la liaison entre Ouesso et Pointe-Noire a été victime d’un accident vers minuit entre Bouansa et Madingou. Le chauffeur qui s’est endormi au volant est l’auteur de ce grave accident qui a coûté la vie à un passager et causé 43 blessés dont 2 dans un état critique. Les blessés ont été acheminés aux hôpitaux de Madingou et Nkayi.

Après des mois de repos et respect à la vie de ses passagers, Océan du Nord a repris le chemin des accidents mortels sur la RN1. Un bus de cette société qui assurait la liaison entre Ouesso et Pointe-Noire est sorti de la voie entre Bouansa et Madingou à cause du chauffeur du dormait au volant.

On compte 43 blessés graves et 1 mort. La fatigue du chauffeur est la cause de cet accident qui vient une fois endeuillé les familles ayant fait confiance à cette société maléfique. Comment peut-on laisser un chauffeur conduire pendant plus de 12 heures sans le remplacer ?

36 des blessés ont été admis à l’hôpital de Nkayi et les 7 autres à celui de base de Madingou qui sont d’ailleurs très mal équipés. Des pertes tristes pour ces passagers qui comme toujours ne seront jamais dédommagés par Océan du Nord qui semble avoir fait de la mort son fond de commerce.

Avec Sacer-infos par Stany Frank

Cinq migrants morts lors d’une tentative massive d’entrée dans une enclave espagnole

juin 24, 2022
Cinq migrants morts lors d'une tentative massive d'entree dans une enclave espagnole
Cinq migrants morts lors d’une tentative massive d’entrée dans une enclave espagnole© AFP/Archives/FADEL SENNA

Cinq migrants d’origine africaine sont morts, selon les autorités marocaines, lors d’une tentative d’entrée vendredi matin de près de 2.000 d’entre eux dans l’enclave espagnole de Melilla, un nouveau drame migratoire aux portes de l’Union européenne.

« Cinq migrants sont morts dans des bousculades et en tombant de la clôture » qui sépare l’enclave du territoire marocain, ont indiqué les autorités de la province marocaine de Nador dans un communiqué.

Au total, 76 autres migrants ont été blessés, dont 13 grièvement, ainsi que 140 membres des forces de l’ordre marocaines, dont cinq grièvement, lors de « cet assaut, marqué par l’usage de méthodes très violentes de la part des migrants », selon la même source.

Contactée par l’AFP, la Garde civile espagnole, qui surveille l’autre côté de la clôture, a assuré ne pas avoir d’informations sur ce drame, renvoyant vers le Maroc.

La préfecture de Melilla a seulement indiqué pour sa part que 49 agents des forces de l’ordre espagnoles avaient été blessés légèrement vendredi au niveau de la frontière, tout comme 57 migrants à des « degrés divers », dont trois ont dû être pris en charge au sein de l’hôpital de l’enclave espagnole.

Situées sur la côte nord du Maroc, Melilla et l’autre enclave espagnole de Ceuta sont les seules frontières terrestres de l’UE sur le continent africain et font régulièrement l’objet de tentatives d’entrée de la part de migrants cherchant à rejoindre l’Europe.

Cette tentative d’entrée massive a débuté vers 06H40 lorsqu’un groupe de « près de 2.000 migrants (…) a commencé à s’approcher de Melilla », selon la préfecture. « Plus de 500 » d’entre eux « provenant de pays d’Afrique subsaharienne » ont ensuite forcé l’entrée du poste frontalier avec « une cisaille », a ajouté la préfecture, selon laquelle 133 sont parvenus à rentrer.

En déplacement à Bruxelles pour un sommet de l’UE, le Premier ministre Pedro Sanchez a dénoncé un « assaut violent » fomenté par des « mafias qui font du trafic d’êtres humains ».

Omar Naji, de l’Association marocaine des droits de l’homme (AMDH), a assuré à l’AFP que des « affrontements » avaient eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi entre migrants et agents marocains, et que des blessés de chaque côté avaient dû être hospitalisés à Nador.

Frontière terrestre de l’UE

Cette tentative d’entrée massive dans l’une des deux enclaves espagnoles est la première depuis la normalisation mi-mars des relations entre Madrid et Rabat, après une brouille diplomatique de près d’un an.

La crise entre les deux pays avait été provoquée par l’accueil en Espagne du chef des indépendantistes sahraouis du Front Polisario, Brahim Ghali, en avril 2021, pour y être soigné du Covid-19.

Elle avait eu pour point culminant l’entrée en mai 2021 de plus de 10.000 migrants en 24 heures à Ceuta, à la faveur d’un relâchement des contrôles côté marocain. Madrid avait alors dénoncé une « agression » de la part de Rabat, qui avait rappelé son ambassadrice en Espagne.

Pedro Sanchez a mis fin à cette brouille en soutenant publiquement le plan marocain d’autonomie pour le Sahara occidental, ancienne colonie espagnole contrôlée à 80 % par Rabat mais revendiquée par le Polisario, soutenu par l’Algérie. Début avril, le roi Mohammed VI l’avait reçu à Rabat pour sceller cette réconciliation.

Pour Madrid, cette normalisation a pour but principal de s’assurer de la « coopération » de Rabat dans le contrôle de l’immigration illégale.

Très critiqué en interne pour son revirement sur le Sahara, M. Sanchez a salué vendredi la « coopération extraordinaire » de Rabat en matière migratoire qui démontre, selon lui, « la nécessité d’avoir la meilleure des relations ».

Chute des arrivées

Juste avant cette réconciliation, Melilla avait été le théâtre début mars de plusieurs tentatives d’entrée massives dont la plus importante jamais enregistrée dans cette enclave, avec quelque 2.500 migrants. Près de 500 y étaient parvenus ce jour-là.

Le Maroc, d’où partent la majeure partie des migrants vers l’Espagne, a été régulièrement accusé par le passé de les utiliser comme moyen de pression sur l’Espagne.

L’apaisement des relations avec le Maroc a entraîné une baisse récente des arrivées en Espagne.

Selon le ministère de l’Intérieur, le nombre de migrants arrivés dans l’archipel espagnol des Canaries en avril, premier mois ayant suivi la normalisation, a été inférieur de 70 % à celui du mois de février.

Avec Le Point avec AFP

Mali : Amadou Koufa accuse l’armée et Wagner d’avoir tué des « centaines d’innocents » à Moura

juin 24, 2022

Dans une vidéo de propagande, le chef de la katiba Macina, affiliée à Al-Qaïda, donne sa version des faits sur l’opération militaire qui a endeuillé ce village du centre, fin mars.

Amadou Koufa. © DR

La vidéo, qui dure à peine plus de deux minutes, a été diffusée le 23 juin au soir sur les réseaux sociaux par Al-Zallaqa, l’organe de propagande du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM). Amadou Koufa y apparaît face caméra, en chèche noir et boubou blanc, et s’exprime posément en arabe classique.

L’émir de la katiba Macina, affiliée au GSIM d’Iyad Ag Ghaly, y donne sa version des faits sur l’opération menée du 27 mars au 1er avril par l’armée malienne et les mercenaires de Wagner à Moura, dans le centre du Mali.

Cinq jours de massacre

Durant ces cinq jours, les Forces armées maliennes (Fama) et leurs supplétifs de la société militaire privée russe ont investi ce village de la zone dite inondée et sous contrôle de la katiba Macina depuis plusieurs années. Une opération « d’opportunité aéroterrestre de grande envergure » selon les autorités maliennes, qui aurait permis la neutralisation de 203 « combattants de groupes armés terroristes ». Un « massacre », selon de nombreuses sources locales et indépendantes, au cours duquel 300 à 400 civils auraient été tués par les Fama et leurs alliés.À LIREMali – massacre de Moura : « Toute la nuit, ils ont pris des gens et les ont tués »

Face à la caméra, Koufa accuse nommément « l’armée malienne et Wagner », lesquels auraient bénéficié de la complicité de « mécréants rivaux des habitants de Moura ». Il affirme aussi, comme l’ont indiqué à l’époque plusieurs sources concordantes, que certains de ces combattants étaient bien présents à la foire de Moura quand l’opération a été déclenchée.

CES GENS N’ÉTAIENT PAS TOUS DES MOUDJAHIDINES. IL N’Y EN AVAIT QU’UNE TRENTAINE PARMI EUX

« Quand ils ont attaqué au marché, les moudjahidines qui étaient sur place ont défendu leur frères musulmans, poursuit-il. Ils ont tué des centaines d’innocents isolés et fait prisonniers des dizaines de malheureux. Ces gens n’étaient pas, comme ils le prétendent dans leurs médias mensongers, tous des moudjahidines. Il n’y en avait qu’une trentaine parmi eux. »

D’après Koufa, ses hommes ont ensuite « riposté aux opérations de recherche et de ratissage de l’armée malienne et de Wagner ». Il affirme également qu’ils leur auraient infligé de « lourdes pertes » et qu’ils auraient « récupéré des armements ».

Sénégal : deux morts dans des violences préélectorales à Dakar et en Casamance

juin 18, 2022

Des heurts entre jeunes et policiers ont éclaté, vendredi, dans la capitale et le sud du pays, où l’escalade verbale des dernières semaines entre pouvoir et opposition a tourné à la confrontation redoutée avant les élections législatives.

Un manifestant agite un drapeau sénégalais lors d’une manifestation de soutien à Ousmane Sonko, le 3 mars à Dakar. © Leo Correa/AP/Sipa

Trois figures de l’opposition ont été arrêtées, a indiqué le porte-parole du parti Pastef, Ousseynou Ly. Le leader de l’opposition, Ousmane Sonko, et le maire de Dakar, Barthélémy Dias, autre ardent pourfendeur du président Macky Sall, ont été empêchés de sortir de chez eux par les forces de sécurité.À LIRE[Fact-checking] Sénégal : des rebelles casamançais dans les manifestations de l’opposition ?

Différents quartiers de la capitale ont été le théâtre d’affrontements entre jeunes lançant des pierres et policiers les tenant à distance à coups de gaz lacrymogènes ou les dispersant à l’aide de grenades assourdissantes dans la fumée de pneus incendiés. Une jeune personne a péri quand un projectile a mis le feu dans un local où elle se trouvait, a indiqué un responsable de la Croix-Rouge sous couvert d’anonymat. La presse et l’opposition ont fait état d’un deuxième décès à Bignona, en Casamance où l’opposition a accusé les forces de sécurité de tirer à balles réelles.

Manifestation interdite

De nombreux Sénégalais redoutaient cette montée des tensions depuis que les autorités avaient interdit mercredi à l’opposition de manifester ce vendredi après-midi. L’opposition entendait protester contre l’invalidation d’une liste nationale de candidats pour les législatives du 31 juillet. Elle avait prévenu qu’elle passerait outre à l’interdiction.

Des pelotons de policiers en tenue antiémeute, soutenus par des véhicules blindés, ont empêché quiconque d’approcher la place de la Nation où devait se dérouler le rassemblement, à l’écart du centre politique et économique de la capitale. Les policiers ont refoulé vers les rues adjacentes de petits groupes mobiles qui les harcelaient à coups de pierres.

« C’est vraiment pas bon pour les affaires », se lamentait Bilan Diop, 32 ans, appuyé sur un garde-corps le long de la vaste avenue jonchée de cailloux menant à l’esplanade désertée de la Nation. « Regardez mon magasin, il est fermé, tous les magasins sont fermés alors qu’on approche de la Tabaski », la fête musulmane du Sacrifice, propice au commerce. « Pour l’instant, ça a l’air sous contrôle. Mais ce qui va se passer après, on n’en sait rien », s’inquiétait, avec des détonations en fond sonore, Bamba Diop, 30 ans, qui gagne sa vie en louant des places de parking.

Impasse politique

Dès la matinée, les policiers ont fait le siège autour de la résidence d’Ousmane Sonko, dans le quartier dakarois cossu de Mermoz, résolus à l’empêcher de mettre à exécution son intention proclamée de défier l’interdiction de manifester. À la mi-journée, ils l’ont empêché de se rendre à la grande prière hebdomadaire. « Même notre liberté de culte est bafouée aujourd’hui », a dit posément Sonko, vêtu du boubou traditionnel pour la prière, après s’être heurté à un barrage de policiers.

Le pouvoir cède à la « panique », a assuré Sonko, troisième de la présidentielle de 2019, candidat déclaré à celle de 2024, et populaire chez les jeunes. Trois personnalités de l’opposition, Déthié Fall, Ahmet Aidara et Mame Diarra Fame, ont été arrêtées, a dit le porte-parole du parti de Sonko, sans que cela puisse être confirmé.

L’opposition dénonce l’invalidation de la liste nationale de la coalition Yewwi Askan Wi, menée par le parti de Sonko, comme un stratagème du président Macky Sall pour écarter ses adversaires. L’invalidation écarte des législatives Sonko et certaines figures d’opposition.

Le pouvoir et l’opposition n’ont donné aucun signe de vouloir transiger et les analystes décrivent généralement une impasse politique. De nombreuses voix se sont élevées pour appeler au dialogue face au risque de violences semblables aux émeutes qui, en mars 2021, avaient fait une douzaine de morts dans le pays.

Le président Sall a fermé la porte à un repêchage de la liste invalidée. « De toute façon, le pays va faire ces élections, le Conseil constitutionnel a décidé », a-t-il déclaré. La mise en cause de Sonko par la justice dans une affaire de viols présumés avait contribué en mars 2021 à plusieurs jours d’émeutes, de pillages et de destructions.

Par Jeune Afrique (avec AFP)

États-Unis: 21 morts, dont 18 enfants, lors d’une fusillade dans une école du Texas

mai 24, 2022
Une femme réagit dans la foulée de la fusillade survenue au Texas.

Cette nouvelle fusillade a suscité l’effroi et le désespoir chez les parents d’enfants fréquentant l’école ciblée par le tireur. Photo : Reuters/Marco Bello

Un jeune homme a ouvert le feu mardi dans une école primaire au Texas, tuant 18 enfants et 3 autres personnes, un drame qui replonge les États-Unis dans le cauchemar récurrent des fusillades en milieu scolaire.

Le suspect, âgé de 18 ans, a agi d’une façon atroce et insensée dans la ville d’Uvalde, a déclaré le gouverneur républicain du Texas, Greg Abbott, lors d’une conférence de presse.

Le tireur présumé, identifié comme Salvador Ramos, est lui aussi mort dans cette tuerie qui a touché la commune située à environ 130 kilomètres à l’ouest de San Antonio.

Il aurait d’abord visé sa grand-mère, dont l’état de santé restait à préciser, avant de se rendre à l’école et d’abandonner sa voiture pour entrer dans le bâtiment avec une arme de poing et peut-être un fusil, selon le gouverneur.

Les mobiles de cette attaque, l’une des pires dans une école depuis des années, étaient pour l’instant inconnus.

La fusillade s’est produite à l’école primaire Robb, qui accueille des enfants âgés de 5 à 7 ans à Uvalde. Plus de 500 enfants, dont près de 90 % d’origine hispanique, étudiaient dans l’établissement pendant l’année scolaire 2020-2021, selon des données de l’État.

Des vidéos partagées sur les réseaux sociaux montraient des enfants évacués en urgence, courant par petits groupes vers des bus scolaires jaunes, devant cet établissement aux bâtiments bas et plats, typiques du sud des États-Unis.

Le président [Joe] Biden est tenu informé de la tuerie est continue de l’être à mesure que les informations sont disponibles, a indiqué la porte-parole de la présidence, Karine Jean-Pierre.

« Les prières [du président Biden] vont aux familles frappées par cet événement épouvantable. »— Une citation de  Karine Jean-Pierre, porte-parole de la Maison-Blanche

M. Biden s’exprimera mardi soir, à l’issue de sa tournée en Asie.

Dans une proclamation, le président Biden a ordonné la mise en berne des drapeaux à la Maison-Blanche ainsi que sur les bâtiments et lieux publics des États-Unis jusqu’à samedi soir, en signe de respect pour les victimes de cet acte de violence insensée.

La cheffe des démocrates à la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a dit qu’il s’agissait d’un acte monstrueux qui a volé l’avenir de chers enfantsIl n’existe pas de mots pouvant décrire la douleur et l’indignation face au massacre de sang-froid de petits écoliers et d’enseignants, a-t-elle écrit dans un communiqué.

Ted Cruz, sénateur républicain du Texas, a remercié sur Twitter les forces de l’ordre héroïques et les secours pour leur intervention lors de cette horrible fusillade.Des policiers lourdement armés.

La police a dit avoir appréhendé le présumé tireur. Photo : AP/Dario Lopez-Mills

Des drames fréquents

Cette attaque a replongé le pays dans les affres des fusillades en milieu scolaire, qui se répètent fréquemment avec des images choquantes d’élèves traumatisés, obligés de se confiner dans leur classe avant d’être évacués par les forces de l’ordre et de parents paniqués cherchant désespérément à avoir des nouvelles de leurs enfants.

Le drame rappelle celui de l’école primaire de Sandy Hook, à Newtown, dans le Connecticut, où un déséquilibré âgé de 20 ans avait tué 26 personnes, dont 20 enfants âgés de 6 et 7 ans, avant de se suicider.

Chris Murphy, sénateur démocrate de cet État, a supplié mardi ses collègues élus d’agir, assurant que ces tragédies n’étaient pas inévitables.

« Cela n’arrive que dans ce pays, et nulle part ailleurs. Dans aucun autre pays, les enfants ne vont à l’école en pensant qu’ils pourraient se faire tirer dessus. »— Une citation de  Chris Murphy, sénateur démocrate du Connecticut

Trop, c’est trop, s’est emportée pour sa part la vice-présidente américaine Kamala Harris, appelant à agir pour réguler les armes. Nos coeurs continuent d’être brisés.

Nous devons trouver le courage d’agir, a-t-elle ajouté à l’intention du Congrès, impuissant à légiférer malgré les tragédies.

Le pays avait aussi été particulièrement marqué par une fusillade dans une école de Parkland, en Floride, qui avait fait 17 morts, dont une majorité d’adolescents, en 2018.

Et à la mi-mai, les États-Unis ont été endeuillés par une fusillade raciste qui a causé la mort de 10 Afro-Américains dans un supermarché de Buffalo, dans l’État de New York.

Par Radio-Canada avec Agence France-Presse

Un autre oligarque russe meurt dans des conditions mystérieuses

mai 11, 2022

Alexander Subbotin, ancienne pointure de la compagnie pétrolière russe Lukoil, a été retrouvé mort empoisonné au venin de crapaud, rapporte « The Independent ».

Alexander Subbotin, un ancien haut responsable du geant petrolier russe Lukoil, a ete retrouve mort empoisonne au venin de crapaud dans la maison d'un chaman, a Mytichtchi. (image d'illustration)
Alexander Subbotin, un ancien haut responsable du géant pétrolier russe Lukoil, a été retrouvé mort empoisonné au venin de crapaud dans la maison d’un chaman, à Mytichtchi. (image d’illustration)© NIKOLAY DOYCHINOV / AFP

Un nouveau décès d’oligarque est venu s’ajouter à la longue liste des milliardaires russes morts de manière suspecte, depuis le début de l’invasion de l’Ukraine, le 24 février. Comme l’indique le quotidien britannique The Independent, Alexander Subbotin, ancien dirigeant de la compagnie pétrolière russe Lukoil, est décédé à l’âge de 43 ans des suites d’un empoisonnement au venin de crapaud. Pour soigner une soirée arrosée, le magnat russe aurait rendu visite à un chaman qu’il connaissait depuis plusieurs années, dans la ville de Mytichtchi, située en proche banlieue de Moscou.

Pour l’aider à se sentir mieux, le chaman lui aurait effectué une incision dans la peau pour y administrer quelques gouttes de venin de crapaud, explique The Independent. Après plusieurs vomissements, l’état de santé d’Alexander Subbotin aurait commencé à s’améliorer. Avant de se dégrader subitement. Après l’avoir vu développer une forte douleur thoracique, le chaman a conseillé à l’oligarque de prendre un calmant et de se reposer dans sa cave. Alexander Subbotin n’en ressortira jamais et est retrouvé mort quelques heures plus tard. Il aurait été victime d’une crise cardiaque, même si un examen médico-légal doit encore établir la cause exacte de son décès.

Six autres oligarques retrouvés morts dans des conditions obscures

Depuis fin janvier, six autres oligarques russes et leurs familles ont été retrouvés morts dans des circonstances que les enquêtes de police ne sont pas encore parvenues à éclaircir. Jugés proches du Kremlin, nombreux sont ceux à dénoncer des meurtres déguisés des autorités russes. Leonid Shulman, Alexander Tyulyakov et Vladislav Avaev, qui ont tous trois occupé par le passé des postes importants au sein de la société Gazprom, se sont suicidés en l’espace de trois mois.

Les corps de trois autres oligarques ont également été retrouvés à leur domicile et la thèse du suicide est, là encore, privilégiée pour l’heure par les enquêteurs. Mikhail Watford, magnat du pétrole, a été découvert pendu dans le garage de son manoir, au Royaume-Uni, Vasily Melnikov, ancien salarié de la société MedStom, retrouvé mort dans son appartement de Nijni Novgorod et Sergey Protosenya, l’ancien directeur général de Novatek, se serait pendu dans son jardin de sa maison en Espagne. Dans la plupart des cas, leur dépouille se trouvait aux côtés de celles de leurs femmes et enfants. Le décès d’Alexander Subbotin ne manquera sans doute pas d’intensifier les spéculations quant aux méthodes du Kremlin à l’égard des oligarques russes, depuis le début de la guerre en Ukraine.

Avec Le Point

Le Togo subit sa première attaque jihadiste meurtrière

mai 11, 2022

Un détachement militaire situé non loin de la frontière burkinabè a été pris pour cible dans la nuit du 10 au 11 mai. Huit soldats ont été tués, selon le gouvernement.

Des soldats togolais en patrouille dans le village de Namoundjoga, au nord du pays, le 17 février 2020. © PIUS UTOMI EKPEI/AFP.

Sans doute n’était-ce qu’une question de temps, tant les pays de la sous-région sont, un à un, pris pour cible par les groupes terroristes qui sévissent dans celle-ci. Dans la nuit du 10 au 11 mai, aux environs de 3 h du matin, un poste militaire situé dans la localité de Kpékpakandi, non loin de la frontière avec le Burkina Faso, a été attaqué. Pour la première fois, des victimes sont à déplorer dans les rangs de l’armée.

Selon nos informations, les assaillants lourdement armés sont arrivés par dizaines, juchés sur des motos, et ont ouvert le feu sur les militaires togolais. S’est ensuivi un échange de tirs mais, l’effet de surprise jouant en leur faveur, ils sont parvenus à prendre le contrôle du poste. Des images montrant la violence des combats circulent déjà sur les réseaux sociaux, à l’instar de celles où l’on voit un pick-up incendié et un soldat blessé pris en chasse.

Attaque complexe et coordonnée

Dans un communiqué publié ce 11 mai dans l’après-midi, les autorités togolaises ont dénoncé une « attaque lâche et barbare », dans laquelle huit soldats ont été tués et treize autres blessés. Elles ont appelé « la population des localités concernées à une vigilance accrue et à ne pas céder à la panique », tout en les invitant « à collaborer étroitement avec les forces de défense et de sécurité ».

L’assaut n’a pas été revendiqué mais ressemble fort à ceux perpétrés par des groupes jihadistes dans le nord de la Côte d’Ivoire ou du Bénin. Sous le couvert de l’anonymat, l’une de nos sources au sein du pouvoir décrit une attaque « complexe et coordonnée ». Elle en veut pour preuve l’embuscade dans laquelle sont tombés les renforts de l’armée, après avoir été victimes d’un engin explosif improvisé sur la route.

attaque Togo frontière Burkinanuit du 10 au 11 mai 2022© DR attaque Togo frontière Burkina
nuit du 10 au 11 mai 2022
© DR
attaque Togo frontière Burkinanuit du 10 au 11 mai 2022© DR attaque Togo frontière Burkina nuit du 10 au 11 mai 2022 © DR

En novembre, une position de l’armée avait été attaquée dans cette même région, mais les assaillants avaient pu être repoussés sans que des dégâts matériels ou humains ne soient à déplorer.
Le poste militaire attaqué ce 11 mai fait partie du dispositif de l’opération Koundjouaré, censée sécuriser les frontières et prévenir une éventuelle infiltration jihadiste.

Avec Jeune Afrique par Nadoun Coulibaly

Conflit en Ukraine : 60 morts dans le bombardement d’une école

mai 8, 2022
Les ruines d'une école bombardée.

Des sauveteurs dégagent une femme des débris d’une école dans le village de Bilogorivka. Photo : via Reuters/State Emergency Services

Soixante personnes ont été tuées samedi dans le bombardement d’une école de la région de Louhansk, dans l’est de l’Ukraine, a déclaré dimanche le président ukrainien, Volodymyr Zelensky.

Pas plus tard qu’hier, dans le village de Bilogorivka, dans la région de Louhansk, une bombe russe a tué 60 civils, a affirmé M. Zelensky lors d’une intervention en visioconférence à un sommet du G7.

Ils essayaient de trouver refuge dans le bâtiment d’une école ordinaire qui a été visée par une frappe aérienne russe, a-t-il ajouté.

Une bombe aérienne a frappé une école et 60 personnes sont mortes sous les décombres, a déclaré de son côté le gouverneur de la région de Louhansk, Serguiï Gaïdaï, à la télévision en langue russe Current Time TV.

Il y a toujours des frappes très fortes sur Bilogorivka, a-t-il poursuivi.

J’aimerais vraiment croire que des gens sont encore vivants là-bas, a-t-il toutefois dit, en mentionnant que dès que les bombardements seront terminés, nous pourrons commencer à déblayer les décombres.

Dimanche matin, M. Gaïdaï avait déclaré qu’il y avait au total 90 personnes sur place au moment de la frappe. Vingt-sept ont été sauvées, avait-il ajouté, précisant que la température avait été très élevée sur les lieux après l’explosion.

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, s’est dit horrifié, soulignant que de nombreuses personnes cherchaient apparemment refuge face aux combats en cours.

M. Guterres a noté que cette attaque rappelait une nouvelle fois que dans cette guerre, comme dans tant de conflits, ce sont les civils qui paient le prix le plus élevé.

Cette attaque est un autre rappel brutal de la cruauté de cette guerre, avait pour sa part affirmé M. Awad, avant l’annonce du dernier bilan des morts.

Par Radio-Canada avec Agence France-Presse