Posts Tagged ‘Morts’

Guinée: trois morts après une manif anti-Condé

novembre 15, 2019

 

Trois Guinéens ont été tués par balle lors des heurts survenus jeudi à Conakry après la dispersion par les forces de sécurité d’une nouvelle manifestation d’opposants au président Alpha Condé, selon un bilan mis à jour vendredi auprès de l’opposition et de l’hôpital.

Ces décès portent à au moins 20 le nombre de civils tués depuis le début, le 14 octobre, d’une mobilisation contre un éventuel troisième mandat du président Condé. Un gendarme a également été tué. Les Guinéens sont à nouveau descendus en masse jeudi dans les rues de la capitale à l’appel du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), qui mène la contestation. Des violences ont éclaté sur le trajet de la marche, puis se sont étendues à plusieurs quartiers.

Alpha Souleymane Diallo, 16 ans, Abdouramane Diallo, 19 ans, et Amadou Oury Barry, 32 ans, ont été tués par les forces de sécurité au cours «d’expéditions punitives» et «en dehors de toute manifestation», a rapporté le FNDC sur les réseaux sociaux. Au moins 66 personnes ont été blessées, dont 26 par des balles tirées par les policiers ou les gendarmes, a dit à l’AFP Abdoulaye Oumou Sow, un responsable de ce collectif de partis d’opposition, de syndicats et de membres de la société civile. Amadou Oury Barry a été touché par balle «alors qu’il était enfermé dans une boutique», a dit un proche de la famille. Les trois décès ont été confirmés par une source médicale à l’hôpital de l’Amitié sino-guinéenne. Aucun commentaire n’a été obtenu auprès des autorités qui n’ont fait état jusqu’alors que d’un mort.

La Guinée, coutumière des protestations et des répressions brutales, est en proie à l’agitation depuis que le FNDC a appelé à faire barrage au projet prêté à Alpha Condé, élu en 2010 et réélu en 2015, de briguer sa propre succession en 2020 et de réviser dans ce but la Constitution, qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels. La veille de la manifestation de jeudi, les forces de sécurité avaient fait l’objet d’un rapport accusateur d’Amnesty International. Il dénonce l’usage excessif de la force, les interdictions de manifestations pacifiques, les arrestations «massives» et «arbitraires», les cas de torture et l’impunité des gendarmes et policiers. Le gouvernement s’est défendu contre un rapport ignorant selon lui ses efforts.

A 81 ans, Alpha Condé, ancien opposant historique qui fut le premier président démocratiquement élu après des décennies de régimes autoritaires et militaires, entretient le flou sur ses intentions, mais a lancé en septembre des consultations sur la Constitution.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Allemagne: le suspect de l’attentat antisémite à Halle arrêté

octobre 9, 2019

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Deux personnes ont été tuées en pleine rue mercredi dans l’est du pays lors d’un attentat antisémite. Le tireur présumé avait diffusé son attaque sur internet.

Au moins deux personnes ont été tuées mercredi en pleine rue à Halle en Allemagne dans une attaque visant, en plein Yom Kippour, une synagogue puis un restaurant turc. Un tireur a tenté en milieu de journée de pénétrer dans la synagogue du quartier Paulus, où étaient réunies, en ce jour de fête religieuse juive, «70 à 80 personnes», a indiqué le président de la communauté juive de Halle, Max Privorotzki, au Spiegel. Mais la porte d’entrée a «résisté à l’attaque». Malgré tout, deux personnes ont été gravement blessées par balle dans cette tentative. «Ils sont en train d’être opérés», a affirmé un porte-parole de l’hôpital universitaire de la ville.

L’auteur a aussi tiré en pleine rue et sur un restaurant turc, selon des témoins. Un corps, recouvert d’une bâche bleue, a été vu étendu à proximité de la synagogue, dans le quartier de Paulus. Au moins «deux personnes ont été tuées à Halle, selon les premières constatations. Plusieurs coups de feu ont été tirés», a indiqué de son côté la police sur Twitter, ne donnant pas de détails mais demandant aux «habitants de rester chez eux». Un homme a été peu après arrêté. La police allemande a indiqué mercredi soir qu’il s’agissait bien du suspect de l’assaut, précisant qu’il avait été blessé et «soigné».

Le parquet antiterroriste s’est saisi de l’enquête. «Dans l’état actuel des choses, nous devons partir du principe qu’il s’agit d’une attaque antisémite», a déclaré dans un communiqué le ministre de l’Intérieur, Horst Seehofer, ajoutant que la justice suspectait un acte «d’extrême droite». Selon le site SITE, spécialisé dans la surveillance des organisations terroristes, l’auteur présumé de l’attaque a lui-même filmé la fusillade et diffusé la vidéo sur la plateforme de streaming en direct Twitch. Dans cette vidéo de 35 minutes, cet homme affirme notamment que «l’Holocauste n’a jamais existé» et considère que les Juifs sont à l’origine de tous les problèmes, d’après SITE, qui dresse un parallèle avec une vidéo similaire filmée par l’auteur de l’attentat de Christchurch en Nouvelle-Zélande contre deux mosquées en mars dernier. «Nous avons fait au plus vite pour retirer ce contenu, et nous suspendrons tous les comptes qui posteront ou reposteront des images de cet acte abominable», a indiqué une porte-parole de Twitch interrogée par l’AFP.

Tenue militaire et fusil d’assaut

Concernant l’attaque du restaurant turc, plusieurs personnes ont fait état de tirs, dont un de grenade. «Un tireur portait un casque et des habits militaires», a témoigné un homme qui était à l’intérieur, Conrad Rössler, sur la chaîne d’information NTV. «Il a jeté une grenade sur le local. La grenade s’est écrasée sur la porte et a explosé», a ajouté ce témoin, encore sous le choc. «L’homme a ensuite tiré au moins une fois dans le magasin, l’homme qui était assis derrière moi a dû mourir. Je me suis caché dans les toilettes et j’ai verrouillé la porte», a-t-il raconté. Sur une vidéo amateur reprise par de nombreux médias et montrant manifestement un extrait de l’assaut, un homme habillé en kaki et casqué, d’apparence calme, tire au fusil d’assaut en pleine rue.

Tout le quartier a été bouclé et la gare centrale de Halle, dans l’Etat régional de Saxe-Anhalt, à 175 km au sud-ouest de Berlin, a été fermée. En début de soirée, la police de Halle a levé l’alerte, considérant que «le danger n’est plus considéré comme aigu. Nous sommes toujours sur place avec des forces importantes. Vous pouvez retourner dans les rues, les alertes sont levées». La sécurité a été renforcée devant les synagogues de plusieurs villes allemandes, dont Berlin, Leipzig et Dresde.

La mairie de Halle a évoqué une «tuerie», sans plus de précision. «C’est une terrible nouvelle», a réagi lors d’une conférence presse le porte-parole d’Angela Merkel, Steffen Seibert. La chancelière allemande, qui devait se rendre dans la synagogue de la Oranienburgerstrasse, à Berlin, a qualifié d’«attentat» cette fusillade. Cette dernière suit «le déroulement des faits après l’attentat de Halle» et exprime sa «solidarité à tous les Juifs pour ce jour de fête qu’est Yom Kippour», a-t-il déclaré sur Twitter.

L’attentat suscite «un choc profond pour tous les Juifs en Allemagne», a estimé le président du Conseil central des Juifs d’Allemagne, Josef Schuster. Le président de la communauté a également jugé «scandaleux» que le bâtiment religieux n’ait pas été protégé par la police allemande alors que les Juifs célèbrent mercredi la grande fête de Yom Kippour.

Le spectre de l’extrême droite

Cette attaque intervient quelques mois après le meurtre, en Hesse, de Walter Lübcke, un élu pro-migrants du parti conservateur de la chancelière Angela Merkel (CDU). Le principal suspect est un membre de la mouvance néonazie. Cette affaire a créé une onde de choc dans le pays, où l’extrême droite anti-migrants enchaîne les succès électoraux. Elle a réveillé la crainte d’un terrorisme d’extrême droite à l’image de celui du groupuscule néonazi NSU, responsable du meurtre d’une dizaine d’immigrés en Allemagne entre 2000 et 2007.

Outre les meurtres perpétrés par le NSU, il y a eu nombre de précédents violents: un attentat au couteau contre la maire de Cologne Henriette Reker en 2015, et deux ans plus tard contre le maire d’Altena Andreas Hollstein. Tous deux, favorables à l’accueil des migrants, en réchappent de justesse. L’Allemagne est confrontée à «une nouvelle RAF», une «RAF brune», selon le Süddeutsche Zeitung, en référence au groupe terroriste d’extrême gauche Fraction armée rouge, actif entre 1968 et 1998. Plus de 12.700 extrémistes de droite jugés dangereux sont recensés par les autorités.

Par Le Figaro avec AFP et Reuters

France: Quatre morts dans une attaque au couteau à la préfecture de police de Paris

octobre 3, 2019

 

L’auteur des faits, qui serait un agent administratif de la préfecture, a lui aussi été abattu.

Un homme armé d’un couteau a attaqué cinq policiers à la préfecture de police de Paris, ce jeudi à 13h. L’agression a eu lieu dans les locaux de la Direction du renseignement de la préfecture de police (DR-PP), indique une source policière au Figaro. L’assaillant, un agent administratif de la DR-PP, aurait manifestement perdu contrôle de lui-même et distribué des coups de couteau autour de lui. Sur les cinq personnes attaquées, quatre ont été tuées, indique cette source policière. L’assaillant, âgé de 45 ans, né à Fort-de-France et porteur d’un handicap, a lui aussi été abattu dans la Cour de la préfecture.

La préfecture de police reste extrêmement prudente sur la piste terroriste. Il pourrait s’agir d’un règlement de compte. Il n’y aurait pas d’autre assaillant.

Le ministre de l’Intérieur sur place

La station de métro «Cité» sur la ligne 4 est fermée. Le périmètre autour de la préfecture de police, située dans le centre historique de la capitale, était bouclé et les secours étaient sur place, ont constaté des journalistes de l’AFP. Une dizaine de voitures de pompiers étaient sur place.

Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, qui devait se rendre en Turquie, a repoussé son déplacement et s’est rendu sur les lieux, a-t-on appris de sources concordantes. Le premier ministre Édouard Philippe est également sur place, indique l’AFP.

En plein procès dit des «bonbonnes», à la cour d’Assises spéciale de Paris, située non loin de la préfecture de police, un message spécial a été diffusé : «Message important : une agression s’est produite à la préfecture de police. La situation est maîtrisée. Le secteur Cité reste sous surveillance.»

Par Le Figaro.fr avec AFP

Nigeria: 7 soldats tués dans une embuscade tendue par des djihadistes

septembre 27, 2019

 

Au moins sept soldats nigérians ont été tués dans l’attaque de leur convoi par des djihadistes dans l’Etat de Borno, dans le nord-est du Nigeria, a annoncé vendredi 27 septembre un haut responsable militaire.

Des combattants de l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP) ont attaqué mercredi à l’arme lourde et à l’aide de grenades un convoi militaire aux alentours de la ville de Gubio (nord-est), entraînant une bataille féroce entre les djihadistes et les soldats, a rapporté l’officier sous couvert de l’anonymat. «Nous avons perdu sept soldats lorsque nos hommes ont été touchés par un RPG» (lance-roquettes), a déclaré cette même source. Une autre source militaire a confirmé l’incident sans donner de bilan.

Dès jeudi, l’ISWAP avait revendiqué l’attaque, affirmant avoir tué 14 soldats et en avoir capturé deux autres, selon les informations de SITE, groupe de surveillance international des activités djihadistes, ce qui a été démenti par les sources militaires. Les insurgés ont également déclaré avoir saisi des armes et des munitions ainsi qu’un camion militaire dans l’attaque. Depuis juillet 2018, l’ISWAP intensifie ses attaques contre les bases militaires du Nord-Est et a fait des dizaines voire des centaines de morts au sein des armées régionales, et accumule un important arsenal de guerre. En 10 ans, le conflit a fait près de 35.000 morts, et plus de 2 millions de déplacés ne peuvent toujours pas regagner leur foyer.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Naufrage en Grèce: sept migrants turcs morts, dont cinq enfants

septembre 27, 2019

 

Sept Turcs – un bébé, quatre enfants et deux femmes – sont morts vendredi 27 septembre dans le naufrage d’un bateau de migrants en mer Egée, ont annoncé les gardes-côtes grecs, les sauveteurs recherchant quatre personnes disparues.

Ces ressortissants turcs, accusés d’être gülénistes par le régime d’Erdogan, voulaient demander l’asile politique en Grèce, selon les gardes-côtes grecs. Le naufrage s’est produit près de l’îlot d’Inousses, situé entre l’île de Chios et la côte turque. Douze personnes, dont quatre enfants, cinq hommes et trois femmes, ont pu être sauvées. Leur nationalité n’était pas connue dans l’immédiat. Deux autres enfants feraient partie des disparus qui comptent également un homme et une femme, ont précisé les gardes-côtes.

Des centaines de migrants et réfugiés sont morts ces dernières années en tentant de traverser la mer Egée dans de petits bateaux surchargés. Plus de 50 personnes se sont ainsi noyées depuis le début de l’année, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). La Grèce accueille quelque 70.000 réfugiés et migrants, principalement des Syriens qui ont fui leur pays depuis 2015 en traversant la Turquie voisine.

En vertu d’un accord conclu en 2016 entre la Turquie et l’Union européenne, la Turquie a mis un frein aux flux des départs de migrants vers les cinq îles grecques les plus proches de son rivage, en échange d’une aide de 6 milliards de dollars. Mais le nombre des arrivées a grimpé régulièrement ces derniers mois.

Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a déclaré cette semaine qu’environ 3000 personnes étaient arrivées depuis la Turquie ces jours derniers, ce qui ajoute à la pression sur des installations d’accueil déjà surpeuplées.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Six soldats émiratis tués dans une «collision de véhicules militaires»

septembre 13, 2019

 

Six soldats émiratis ont été tués dans une «collision de véhicules militaires» alors qu’ils étaient en service, a indiqué vendredi Abou Dhabi, un des piliers de la coalition que dirige l’Arabie saoudite au Yémen.

Les Emirats arabes unis n’ont pas précisé si ces soldats étaient morts au Yémen, pays en guerre où la coalition est engagée depuis 2015 en appui au gouvernement contre les rebelles Houthis, soutenus par l’Iran.

L’armée émiratie a annoncé que «six de ses vaillants soldats étaient tombés en martyr à la suite d’une collision de véhicules militaires pendant qu’ils étaient en service sur un terrain d’opérations», a rapporté l’agence émiratie WAM. En juillet, les autorités émiraties avaient annoncé leur intention de réduire leurs troupes au Yémen, tout en soulignant que les soldats ne quittaient pas le pays.

Sur un autre front de la guerre, dans le sud du Yémen, des affrontements armés en août entre des séparatistes, soutenus par les Emirats, et les troupes loyales au gouvernement, appuyé par Riyad, avaient mis en évidence des divergences entre les deux pays alliés. Depuis 2015, le conflit au Yémen a provoqué la mort de dizaines de milliers de personnes, en majorité des civils, et s’est transformé en la pire crise humanitaire de notre temps selon l’ONU

Par Le Figaro.fr avec AFP

Irak: 31 morts dans une bousculade au pèlerinage chiite d’Achoura

septembre 10, 2019

 

Au moins 31 personnes sont mortes mardi dans une bousculade lors du pèlerinage chiite d’Achoura dans la ville sainte de Kerbala, au sud de Bagdad, a indiqué le ministère irakien de la Santé.

La bousculade a fait également 100 blessés selon ce premier bilan qui pourrait encore augmenter, a précisé dans son communiqué le ministère, alors que chaque année des centaines de milliers de chiites venus du monde entier commémorent le martyre du petit-fils du prophète Mahomet, l’imam Hussein, à Kerbala. C’est la première fois que le deuil de l’Achoura est endeuillé par une bousculade en Irak. Depuis le début du mois musulman de moharram il y a 10 jours, les musulmans chiites sont entrés en période de deuil.

À Bagdad, ou à Bassora et Najaf dans le sud, des processions ont eu lieu, atteignant leur paroxysme mardi, 10e jour du mois de moharram, appelé Achoura. Comme chaque année, ces marches ont été l’occasion de scènes spectaculaires d’hommes s’auto-flagellant ou se lacérant le crâne pour commémorer le martyre de l’imam Hussein, assassiné en 680 par les troupes du calife omeyyade Yazid durant la bataille de Kerbala. Des hommes se sont blessés volontairement à la tête, à l’aide de sabres ou de couteaux, entraînant d’importants saignements. D’autres étaient en pleurs. En fin de journée mardi, le pèlerinage devait se conclure avec une course rituelle vers le mausolée en se frappant la tête en signe de deuil et en criant: «Nous nous sacrifions pour toi, ô Hussein». C’est lors de cette course que la bousculade a eu lieu.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Est de la RDC: trois personnes tuées par balles dans une manifestation

août 19, 2019

 

Trois personnes ont été tuées lundi par balles par la police lors d’une manifestation contre l’insécurité dans une région de l’est de la République démocratique du Congo, où des tueries sont quasi quotidiennes, a-t-on appris d’un responsable local.

«Il y avait une manifestation au cours de laquelle trois personnes viennent de mourir : un jeune garçon d’environ 25 ans a reçu une balle au niveau de l’abdomen, il est mort à l’hôpital; un pygmée a été atteint par balle, il est mort sur place; un enfant a été atteint aussi par balle et est aussi décédé», a déclaré à l’AFP Donat Kibwana, administrateur du territoire de Beni dans la province du Nord-Kivu. Cet incident a eu lieu à Oicha, cité située à 30 km au nord de la ville de Beni. Les manifestants protestaient contre une attaque survenue la veille et attribuée aux milices ougandaises musulmanes des Forces démocratiques alliées (ADF), au cours de laquelle deux personnes avaient été tuées.

«La police a dispersé les manifestants par des tirs à balles réelles et du gaz lacrymogène, pour l’instant le bilan est de trois morts dont une femme pygmée», a accusé Noella Katongerwaki, présidente de la société civile du territoire de Beni. Les activités sont «paralysées dans la cité d’Oicha. Nous demandons à l’armée de faire son travail. Nous ne pouvons pas comprendre que notre armée n’arrive toujours pas à nous sécuriser contre les ADF», a ajouté un autre activiste, Janvier Kasairio.

Présents dans l’est de la RDC depuis 1995, les miliciens des ADF sont accusés par le gouvernement congolais et la Mission de l’ONU au Congo (Monusco) d’être responsables de massacres de plusieurs centaines de civils dans la région de Beni depuis octobre 2014.

Par Le Figario.fr avec AFP

Tchad : une femme kamikaze tue six personnes dans l’ouest du pays

août 14, 2019

Aux abords du lac Tchad en mars 2015. © Jérôme Delay/AP/SIPA

 

Six personnes ont été tuées dans un attentat perpétré dans la nuit de mardi à mercredi 14 août par une femme kamikaze liée à Boko Haram dans l’ouest du Tchad, a déclaré un officier de l’armée tchadienne.

« Vers une heure du matin, une femme kamikaze, membre de Boko Haram, est entrée dans la cour du chef de canton de Tatafiromou, où elle a actionné sa charge tuant 6 personnes, dont un militaire », a indiqué ce haut-gradé de l’armée tchadienne sous le couvert de l’anonymat.

L’attentat-suicide a eu lieu dans la sous-préfecture de Kaïga-Kindjiria, située dans la province du Lac, où le groupe jihadiste a multiplié les attaques depuis le début de l’année.

L’armée tchadienne particulièrement visée

L’attentat a fait plusieurs blessés, selon le responsable de l’armée, qui n’a pu préciser le nombre. Le bilan de l’attaque a été confirmé par le responsable d’une ONG locale, qui a elle aussi préféré rester anonyme pour des raisons de sécurité.

Depuis juin 2018, la région du lac Tchad est le théâtre d’un regain d’attaques attribuées à Boko Haram. La plupart d’entre-elles visaient des positions de l’armée tchadienne.

Fin mars, 23 soldats tchadiens avaient ainsi été tués dans l’attaque d’une base avancée sur la rive nord-est du lac. Une autre attaque de Boko Haram le 21 juin avait également entraîné la mort d’au moins 11 militaires tchadiens.

Par Jeune Afrique avec AFP

Tanzanie : deuil national après l’explosion meurtrière d’un camion-citerne

août 11, 2019

Un membre des forces de sécurité tanzanienne surveille la carcasse d’un camion-citerne accidenté, dont l’explosion a fait plus de 60 morts parmi les passants qui tentaient de le siphonner, le 10 août 2019, à Morogoro. © STRINGER/AFP

 

Le président tanzanien John Magufuli a décrété un deuil national jusque lundi 12 août inclus à la suite de la catastrophe qui a fait au moins 64 victimes, tuées samedi dans l’explosion d’un camion-citerne accidenté dont elles tentaient de siphonner le carburant.

Les faits se sont déroulés samedi matin sur la commune de Msamvu, dans l’immédiate périphérie de Morogoro, un ville située à quelque 200 km à l’ouest de la capitale économique Dar es Salaam, sur l’un des principaux axes routiers du pays.

Le poids-lourd s’est renversé sur la chaussée, en tentant selon des témoins d’éviter une moto. Dans la foulée, des conducteurs de « boda-boda » – des moto-taxis – ont afflué sur les lieux pour tenter de récupérer du carburant qui s’échappait de la citerne, tout comme des habitants de la commune. Puis l’essence s’est embrasée.

Trois jours de deuil national

« Le président John Magufuli décrète trois jours de deuil national à compter de ce (samedi) 10 août », indique un communiqué officiel publié tard dans la soirée de samedi.

Magufuli a par ailleurs chargé le Premier ministre Kassim Majaliwa de le représenter à l’enterrement des victimes de l’explosion, toujours selon le communiqué.

La ministre chargée des Affaires parlementaires Jenista Mhagama a précisé dimanche matin sur des télévisions locales que l’inhumation débuterait en fin d’après-midi pour donner aux familles le temps d’identifier leurs proches. Pour les victimes méconnaissables, il sera procédé à des tests ADN, a-t-elle précisé, ajoutant que les familles qui le souhaitent pourront emporter les corps des leurs pour les inhumer.

Le dernier bilan donné samedi soir par le gouverneur de Morogoro, Stephen Kebwe, fait état de 64 morts et 70 blessés. Selon les médias locaux, 39 blessés graves ont été transférés à l’hôpital national à Dar es Salaam tandis que les autres sont toujours soignés à Morogoro.

Par Jeuneafrique.com avec AFP