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Séisme au Mexique: plus de 200 morts, des élèves ensevelis sous leur école

septembre 20, 2017

Des secouristes déblaient les décombres à la recherche des survivants à Mexico, le 19 septembre 2017 / © AFP / RONALDO SCHEMIDT

Les secouristes s’activaient mercredi pour tenter de retrouver des survivants dans les décombres à Mexico, frappée la veille par un très fort séisme qui a fait au moins 217 morts dans le centre du Mexique, dont 21 enfants ensevelis sous leur école.

« Pour le moment, on dénombre 217 morts », dont 86 dans la capitale mexicaine, a écrit sur Twitter le directeur de la Protection civile, Luis Felipe Puente, révisant à la baisse un précédent bilan qui faisait état de 248 morts.

Ce séisme est survenu 32 ans jour pour jour après le grand tremblement de terre de 1985 qui avait fait plus de 10.000 morts (30.000, selon certaines estimations) et qui reste un traumatisme national au Mexique.

A l’école Enrique Rebsamen de Mexico, les secouristes ont établi un contact avec une institutrice et deux élèves coincés en vie sous les décombres. L’établissement s’est partiellement écroulé sous l’effet du séisme, faisant au moins 26 morts -21 élèves âgés de sept à 13 ans et cinq adultes- et entre 30 et 40 disparus, selon les services de secours.

« Une partie du bâtiment s’est effondrée et un nuage de poussière est venu sur nous », a raconté aux médias une institutrice de l’école, Maria del Pilar Marti, la bouche et le nez protégés par un masque.

En larmes, des parents d’élèves portés disparus attendaient dans l’angoisse près des ruines de l’établissement. Victime d’une crise de nerfs, une mère a dû être soignée par une équipe médicale, selon une journaliste de l’AFP sur place. Plusieurs parents participaient également aux recherches, formant une chaîne pour évacuer les gravats dans des récipients en plastique, aux côtés des sauveteurs aidés de chiens et d’instruments destinés à détecter les sons à travers les décombres.

Le tremblement de terre, de magnitude 7,1, s’est produit mardi à 13H14 (18H14 GMT). Il a fait s’effondrer au moins cinquante immeubles dans la mégapole de 20 millions d’habitants.

– « Ne fumez pas ! » –

« Ne fumez pas ! Ne fumez pas ! », prévenaient des secouristes craignant des ruptures de canalisations de gaz, tandis que les forces de l’ordre tentaient de mettre en place des cordons de sécurité en plein chaos et que certains regagnaient leur domicile à pied.

De nombreux habitants de Mexico, ne pouvant retourner dans leurs logements endommagés et redoutant les répliques, ont passé la nuit dans la rue, sous des tentes ou dans des abris de fortune, pendant que les sauveteurs professionnels ou volontaires s’affairaient sans discontinuer.

« Les forces armées et la police fédérale travailleront sans repos jusqu’à ce que toutes les possibilités de retrouver des survivants soient épuisées », a déclaré sur Twitter le ministre de l’Intérieur, Miguel Angel Osorio.

Situé à la jonction de cinq plaques tectoniques, le Mexique est l’un des pays du monde où l’activité sismique est la plus forte.

– Exercice avant le séisme –

Début septembre, 96 personnes avaient péri dans un autre tremblement de terre, dans le sud cette fois-là.

Les autorités avaient organisé mardi un exercice parasismique pour marquer l’anniversaire du séisme de 1985 qui avait dévasté Mexico.

Le président Enrique Peña Nieto a exprimé ses condoléances aux familles. « Dans la mesure du possible, les habitants devront rester dans leurs logements lorsqu’ils sont sûrs et éviter d’encombrer les rues où doivent circuler les véhicules » de secours, a-t-il par ailleurs demandé.

Environ 40% de la capitale et 60% de l’Etat de Morelos se trouvaient sans électricité mercredi.

Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux témoignaient de la violence des secousses, d’effondrements d’immeubles et même d’une forte explosion dans un bâtiment. Des images saisissantes postées par des touristes naviguant à Xochimilco, zone lacustre du sud de Mexico, montraient de fortes vagues se former et secouer les embarcations sur ces canaux d’ordinaire calmes.

« Je suis bouleversée, je n’arrive pas à m’arrêter de pleurer, c’est le même cauchemar qu’en 1985 », confiait à l’AFP Georgina Sanchez, 52 ans, sur une place de la capitale.

« Ce n’est pas possible que ce soit aussi un 19 septembre ! », sanglotait Lucia Solis, une secrétaire, les mains encore tremblantes.

Le président Nieto a écourté un déplacement en province pour rentrer à Mexico en avion. « J’ai ordonné l’évacuation des hôpitaux endommagés et le transfert des patients », a-t-il écrit sur Twitter.

« Que Dieu bénisse les gens de Mexico ! Nous sommes avec vous et nous serons là pour vous », a tweeté le président américain Donald Trump, dont les relations avec le Mexique sont exécrables. L’Espagne, l’Allemagne et d’autres pays ainsi que le pape François ont également exprimé leur solidarité.

Plusieurs institutions de la capitale, dont l’aéroport et l’université nationale autonome de Mexico (Unam), l’une des principales d’Amérique latine, ont annoncé sur leur compte Twitter la suspension de leurs activités pour inspecter les bâtiments. Les écoles dans la capitale ont été évacuées et fermées. L’aéroport a rouvert quelques heures après.

Romandie.com avec(©AFP / 20 septembre 2017 13h54)                

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Un puissant séisme secoue le centre du Mexique, au moins 91 morts

septembre 19, 2017

Des mexicains déblaient les débris d’un bâtiment endommagé par un tremblement de terre à Mexico, le 19 septembre 2017 / © AFP / Alfredo ESTRELLA

Un puissant séisme de magnitude 7,1 qui a secoué mardi plusieurs Etats du centre du Mexique, dont la capitale Mexico, a fait au moins 91 morts, 32 ans jour pour jour après le tremblement de terre de 1985 qui avait tué plus de 10.000 personnes.

L’épicentre de ce séisme se situait dans l’Etat de Puebla (centre), proche de la capitale, à 51 km de profondeur, selon le centre géologique américain USGS. La secousse a été ressentie dans de nombreux Etats du pays.

Le maire de Puebla, capitale de l’Etat éponyme, Luis Banck, a rapidement fait état de deux morts « une mère et sa fille » dans sa ville. Le gouverneur de l’Etat voisin de Morelos, Graco Ramirez, a déploré pour sa part « 42 décès » dans un premier bilan local.

Alfredo del Mazo, son homologue de l’Etat de Mexico, a déclaré à la chaîne Milenio Television qu’il comptait au moins « 5 personnes décédées » dans cette zone collée à la mégapole de 20 millions d’habitants où la secousse a semé la panique.

« Je suis bouleversée, je n’arrive pas à m’arrêter de pleurer, c’est le même cauchemar qu’en 1985 », a déclaré à l’AFP Georgina Sanchez, 52 ans, en pleurs sur une place de Mexico.

« C’était assez fort. Les bâtiments ont commencé à bouger…Les gens étaient très nerveux. J’ai vu une femme qui s’est évanouie. Les gens étaient en train de courir », a témoigné un peu plus loin, Alfredo Aguilar, 43 ans.

Plusieurs immeubles se sont effondrés ou ont été endommagés, a constaté l’AFP. Les médias mexicains faisaient état d’une vingtaine de bâtiments effondrés.

Le président mexicain Enrique Peña Nieto a écourté un déplacement en province pour rentrer à Mexico en avion.

« J’ai ordonné l’évacuation des hôpitaux endommagés et le transfert des patients », a-t-il écrit sur Twitter.

– Patients sur le trottoir –

Le président américain Donald Trump a tweeté son soutien aux habitants de Mexico. « Que Dieu bénisse les gens de Mexico. Nous sommes avec vous et nous serons là pour vous », a tweeté le président, dont les relations avec le Mexique sont exécrables. Début septembre, il s’était vu reprocher d’avoir attendu plusieurs jours avant d’offrir ses condoléances après un séisme de 8,2 dans le sud du pays qui avait fait une centaine de morts.

Des colonnes de fumée étaient visibles sur des plans larges de la capitale diffusés par la télévision mexicaine.

Dans les décombres d’une clinique, des secouristes et des passants formaient une chaîne humaine pour déblayer et tenter d’extraire d’éventuels survivants. Des patients sur des brancards ou des chaises roulantes, dont certains sous perfusion, avaient été évacués sur le trottoir.

Des vidéos témoignant de la violence des secousses, d’explosions ou d’effondrements de bâtiments étaient publiées sur les réseaux sociaux.

Sur des images publiées par des touristes naviguant sur des barques à Xochimilco, zone lacustre du sud de Mexico, on pouvait voir de fortes vagues se former sur ces canaux d’ordinaire calmes.

Plusieurs institutions de la capitale, dont l’aéroport international de Mexico ou l’université nationale autonome de Mexico (Unam), une des principales d’Amérique latine, ont annoncé sur leur compte Twitter la suspension de leurs activités pour inspecter les bâtiments. Les écoles à Mexico et à Puebla ont été évacuées et fermées.

« On nous rapporte des immeubles endommagés », a tweeté de son côté le gouverneur de l’Etat de Puebla, Tony Gali.

Mardi matin, les autorités avaient organisé un exercice de simulation destiné à la population.

En septembre 1985, un tremblement de terre de 8.1 avait dévasté une grande partie de la capitale et fait plus de 10.000 morts.

Depuis cette tragédie, les autorités mexicaines ont durci les réglementations pour la construction et développé un système d’alerte à l’aide de capteurs situés sur les côtes.

Romandie.com avec(©AFP / 19 septembre 2017 23h53)                

Pakistan: leurs familles refusaient leur union, ils meurent électrocutés

septembre 12, 2017

Des militants de la société civile au Pakistan manifestent le 18 juillet 2016 à Islamabad après le meurtre d’une starlette des réseaux sociaux par son propre frère. / © AFP/Archives / AAMIR QURESHI

Au Pakistan, pour punir deux adolescents qui s’étaient mariés sans leur consentement, leurs proches les ont attachés à un lit et les ont tués, en les électrocutant. La police était mardi à la recherche du chef tribal qui a ordonné ce crime dit d' »honneur ».

La jeune fille, âgée de 15 ou 16 ans, et le garçon de 18 ans, selon la police, étaient membres de la communauté pachtoune et vivaient à Karachi. Ils étaient en froid avec leurs proches depuis qu’ils avaient fugué ensemble le mois dernier.

Selon la police, la famille du jeune homme les avaient persuadés de revenir chez eux pour se marier.

Mais une jirga, conseil tribal s’attribuant le pouvoir de faire justice, qui avait été saisie par les deux familles, avait ordonné que le couple soit mis à mort.

« La (jirga) a décidé que la jeune fille serait électrocutée par son père et son oncle, et le garçon le serait par son propre père et son oncle », a déclaré à l’AFP l’officier de police Amanullah Marwat, ajoutant que les familles avaient ensuite secrètement enterré les corps.

Face à un système judiciaire défaillant, les jirgas sont souvent saisies lors de différends notamment dans les zones rurales, mais elles sont plus rares en ville.

La police a arrêté les membres de la famille soupçonnés d’avoir participé aux meurtres, inculpés pour homicide et dissimulation de preuves. Mais le chef de la jirga ayant ordonné le crime est toujours en fuite.

Des centaines de Pakistanaises sont tuées par leurs proches chaque année sous le prétexte qu’elles ont souillé l’honneur familial.

Jusqu’il y a peu, les coupables — le plus souvent des hommes — pouvaient échapper au châtiment en obtenant le pardon des autres membres de la famille.

Mais en juillet 2016, l’assassinat très médiatisé d’une starlette des réseaux sociaux, Qandeel Baloch, dont le frère a avoué le meurtre, avait relancé le débat.

Depuis, le Parlement a voté une loi visant à empêcher que les meurtriers agissant au nom de l’honneur puissent être graciés par la famille. Mais les critiques soulignent que des failles subsistent.

Romandie.com avec(©AFP / 12 septembre 2017 16h38)                

Au moins 35 morts au Mexique, frappé par un séisme historique

septembre 8, 2017

Des soldats mexicains débarassent des gravats après un violent séisme de magnitude 8,2, le 8 septembre 2017 à Juchitan de Zaragoza (Etat d’ Oaxaca) / © AFP / RONALDO SCHEMIDT

Les secours se déployaient vendredi dans le sud du Mexique, frappé dans la nuit par le plus fort séisme dans ce pays en un siècle, une secousse d’une magnitude 8,2 qui a fait au moins 35 morts.

La recherche des survivants était la priorité alors qu’à Juchitan, dans l’Etat d’Oaxaca (sud), « des maisons se sont effondrées avec des personnes à l’intérieur », a indiqué le directeur de la protection civile mexicaine, Ricardo de la Cruz, sur la chaîne Milenio TV. Déjà 17 corps ont été retirés des décombres dans cette ville.

L’Etat d’Oaxaca a été le plus affecté par la secousse, avec 25 morts selon le ministre de l’Agriculture José Calzada.

Le tremblement de terre s’est produit jeudi soir à 23h49 locales (04h49 GMT), surprenant beaucoup d’habitants dans la nuit et faisant resurgir le traumatisme du séisme de septembre 1985, qui avait fait plus de 10.000 morts.

« Il s’agit du séisme le plus fort en un siècle », a déclaré le président mexicain Enrique Peña Nieto, depuis le centre national de prévention des désastres, alors que le pays s’apprête également à affronter dans la soirée l’ouragan Katia, classé en catégorie 2 sur une échelle de 5, qui devrait frapper l’Etat de Veracruz (est).

Il a ensuite précisé dans un tweet que « plus de 200 personnes (avaient été) blessées ».

Dans l’Etat de Tabasco (sud-est), un enfant est mort dans l’effondrement d’une maison. Un nourrisson qui se trouvait sous assistance respiratoire est lui décédé à cause de la coupure d’électricité provoquée par le séisme.

Onelia Guerra, une habitante d’Oaxaca qui se trouvait à Mexico au moment du séisme, se disait « anxieuse » avant d’embarquer dans un vol pour retourner chez elle.

« Mon père et mon fils de 14 ans sont seuls là-bas », a dit à l’AFP cette infirmière de 51 ans, dont la maison est située à Salina Cruz, près de Juchitan.

– ‘Pas encore un!’ –

L’alerte au tsunami qui avait été déclenchée, sur une large zone allant du centre du Mexique à l’Equateur, a été levée au cours de la nuit.

La secousse a été ressentie jusqu’au Guatemala, où quatre personnes ont été blessées.

Dans la capitale mexicaine, pourtant située à un millier de kilomètres de l’épicentre, le séisme a déclenché des mouvements de panique.

Des centaines de personnes sont sorties avec précipitation dans la rue, en pyjama, portant enfants ou animaux, après le déclenchement de l’alerte sismique.

« Pas encore un (séisme)! Dieu, s’il te plaît, non », a crié une femme en tombant à genoux pour prier.

L’épicentre était situé dans le Pacifique à environ 100 kilomètres au large de la localité de Tonala, sur la côte de l’Etat de Chiapas, selon le centre géologique américain USGS, qui a pour sa part estimé que le séisme était d’une magnitude de 8,1, à une profondeur de 69,7 kilomètres.

Le président Peña Nieto a indiqué que 50 millions de personnes, sur les 120 millions que compte le pays, avaient ressenti la secousse.

– ‘Une détonation’ –

Dans la rue, des gens en pyjama, se protégeant du froid avec des couvertures, se massaient sur les trottoirs, alors que les immeubles tremblaient et vacillaient.

« J’ai entendu une détonation (…) Les feux de circulation s’agitaient de façon impressionnante », a raconté à l’AFP Mayaro Ortega, une psychologue de 31 ans vivant au nord de la capitale, qui a quitté en toute hâte son immeuble.

« Je conduisais quand ça a commencé à trembler. Le véhicule a été secoué », a témoigné Cristian Rodriguez, un chauffeur Uber de 28 ans circulant dans la capitale.

Le ministre mexicain de l’Education Aurelio Nuno a annoncé la fermeture vendredi des écoles dans les Etats d’Oaxaca et du Chiapas.

Le Mexique est situé sur un point de rencontre entre cinq plaques tectoniques et connaît une forte activité sismique.

En septembre 1985, un tremblement de terre de 8,1 avait dévasté une grande partie de la capitale et fait plus de 10.000 morts. L’épicentre était situé à environ 400 km, sur la côte Pacifique.

Depuis cette tragédie, les autorités mexicaines ont renforcé la réglementation en matière de construction et développé un système d’alerte à l’aide de capteurs situés sur les côtes.

Régulièrement accablé par les catastrophes naturelles, le pays s’est aussi organisé pour faire face aux ouragans qui peuvent frapper ses côtes.

Après le passage de l’ouragan Franklin en août, qui a gorgé d’eau les sols dans l’Etat de Veracruz (est), l’arrivée de l’ouragan Katia fait craindre à présent des glissements de terrain meurtriers.

Romandie.com avec(©AFP / 08 septembre 2017 22h20)

Une violente tempête faut 15 morts en Mauritanie

septembre 5, 2017

Nouakchott – Quinze personnes ont été tuées et plus de 40 blessées lors d’une tempête accompagnée de fortes pluies qui a frappé lundi soir les environs de Boghé, dans le sud de la Mauritanie, a indiqué mardi le ministère de l’Intérieur.

Un premier bilan avait dans un premier temps fait état de neuf décès.

Quatorze blessés graves ont été évacués vers des hôpitaux de Nouakchott, a précisé le ministère dans un communiqué. Des blessés ont également été admis à l’hôpital d’Aleg, situé à 70 km de Boghé, avait au préalable indiqué une source médicale.

« Les hangars et maisons en banco (terre crue) ont cédé face à la violence du vent », tard dans la soirée, a expliqué Ahmed Mbarreck, un habitant de MBaladji, une des localités touchées.

La ville de Boghé (environ 40.000 habitants) est située à 300 km au sud-est de la capitale, Nouakchott, sur la frontière avec le Sénégal.

Romandie.com avec(AFP / 06 septembre 2017 00h52)                                            

Kenya: sept lycéennes tuées dans l’incendie de leur dortoir

septembre 2, 2017

Un élève d’un lycée du comté de Kisii, au Kenya, tente de récupérer des effets personnels après un incendie dans l’établissement le 26 juin 2016. © AFP

Sept lycéennes ont péri et 10 autres ont été blessées samedi dans l’incendie de leur dortoir, dans la capitale kényane Nairobi, a annoncé le ministre de l’Éducation.

« Nous avons perdu sept élèves dans ce malheureux incident », a déclaré à la presse le ministre Fred Matiangi lors d’une visite samedi matin sur le lieu du drame. « Dix autres ont été emmenées à l’hôpital en raison de leurs blessures »

 

M. Matiangi, qui est également le ministre de l’Intérieur, a annoncé avoir ouvert une enquête approfondie pour établir les causes du sinistre dans un des dortoirs du lycée Moi, un établissement renommé qui accueille environ 1.000 adolescentes âgées pour la plupart de 14 à 18 ans, dans le quartier de Kibera à Nairobi.

« Nous devons faire toute la lumière sur cet incident (…) La police et d’autres équipes d’enquêteurs ont déjà débuté l’enquête et je peux vous assurer que des mesures strictes en découleront », a déclaré le ministre.

Le lycée a été fermé pour les deux prochaines semaines et les élèves, choquées pour nombre d’entre elles, ont été renvoyées dans leurs familles.

Lors du premier semestre 2016, le Kenya avait été confronté à une vague sans précédent d’incendies volontaires d’écoles publiques: entre juin et juillet 2016, 113 écoles secondaires réparties aux quatre coins du pays avaient ainsi été partiellement détruites par le feu.

Quelque 150 élèves avaient alors été arrêtés et inculpés d’incendie criminel, tout comme dix enseignants.

Les causes de cette épidémie d’incendies avaient été difficiles à cerner par les autorités et la presse kényane s’était alors fait l’écho d’un éventail de possibles raisons: représailles d’un « cartel » associé au juteux trafic de sujets d’examens, grogne face à la modification du calendrier scolaire et fronde contre les méthodes perçues comme autoritaires de M. Matiangi.

Jeuneafrique.com avec AFP

Birmanie: combats entre les Rohingyas font 400 morts et des déplacés

septembre 1, 2017

Des policiers birmans aux abords de la frontière avec le Bangladesh dans l’État Rakhine, le 28 août 2018 / © AFP/Archives / STR

Les combats qui opposent des rebelles musulmans rohingyas et l’armée dans le nord-ouest de la Birmanie ont fait au moins 400 morts en une semaine et poussé des dizaines de milliers de personnes à fuir vers le Bangladesh.

Environ 20.000 personnes seraient bloquées à la frontière entre les deux pays, dont certaines tentaient de traverser une rivière, à la nage ou sur des rafiots de pêche, pour se réfugier dans le pays voisin, au péril de leur vie. Dix-huit corps ont été retrouvés vendredi sur la rive bangladaise.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres a appelé les forces de sécurité birmanes à la « retenue » contre la minorité musulmane.

« Le secrétaire général s’inquiète fortement des informations sur les débordements durant les opérations conduites par les forces de sécurité de Birmanie dans l’Etat de Rakhine et il appelle à la retenue et au calme pour éviter une catastrophe humanitaire », a indiqué vendredi un porte-parole.

L’armée birmane avait annoncé plus tôt dans la journée sur sa page Facebook que « les corps de 370 terroristes avaient été retrouvés » et que 15 soldats et 14 civils avaient également été tués dans ces opérations.

Le dernier bilan il y a deux jours faisait état de 110 morts.

Les violences ont commencé après l’attaque vendredi dernier (25 août) d’une trentaine de postes de police par la rébellion naissante, l’Arakan Rohingya Salvation Army (ARSA). Depuis ce jour là, l’armée birmane a lancé une vaste opération dans cette région très pauvre et reculée.

Des dizaines de milliers de Rohingyas ont pris la route. Selon les derniers chiffres de l’ONU vendredi, 38.000 personnes sont arrivées au Bangladesh depuis une semaine. Ces réfugiés sont quasiment tous des Rohingyas.

Et comme lors de la dernière explosion de violence en octobre dernier, l’armée est accusée d’exactions.

Originaire du village de Kyet Yoe Pyin, une jeune Rohingya a raconté que le cauchemar qu’a vécu son village quand l’armée est arrivée.

« L’armée et des complices bouddhistes sont venus dans notre village et ont cruellement assassiné les hommes, les femmes et les enfants », a confié par téléphone à l’AFP, cette jeune Rohingya de 23 ans, tout juste réfugiée à Cox’s Bazar au Bangladesh. L’AFP n’a pas vu vérifier ces informations.

La région est bouclée depuis octobre par l’armée et aucun journaliste ne peut s’y rendre de façon indépendante.

Des survivants ont raconté à l’ONG locale Fortify Rights que pendant près de cinq heures l’armée avait semé le chaos dans le village de Chut Pyin.

« Mon frère est mort brûlé. Nous avons trouvé les autres membres de ma famille dans les champs. Ils avaient des marques d’impact de balles et certains des blessures par arme blanche », a raconté Abdul Rahman, 41 ans.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a qualifié de « génocide » les violences perpétrées. « Ceux qui ferment les yeux sur ce génocide perpétré sous couvert de démocratie en sont les collaborateurs », a-t-il dit lors d’un discours célébrant la fête musulmane du sacrifice (Aïd al-Adha) à Istanbul.

M. Erdogan a réitéré sa volonté d’aborder le sujet lors de l’Assemblée générale de l’ONU à New York, plus tard ce mois-ci.

– Frontière fermée –

Une partie de ceux qui ont réussi à fuir les combats se retrouvent bloqués à la frontière avec le Bangladesh, sans aucune ressource, une situation humanitaire jugée sérieusement préoccupante par l’ONU.

Son envoyée spéciale pour les Nations unies en Birmanie, Yanghee Lee, a réclamé que le cycle de la violence soit « rompu de manière urgente ».

Plus de 400.000 réfugiés rohingyas se trouvent déjà au Bangladesh après avoir fui lors de vagues de violences précédentes. Et le pays, qui ne veut plus en accueillir davantage, a fermé sa frontière.

Désespérés, nombre de Rohingyas tentent donc leur chance à la nage ou sur des petites embarcations à travers la rivière Naf, qui marque une frontière naturelle entre la Birmanie et la pointe sud-est du Bangladesh.

Les flots de ce cours d’eau peuvent être particulièrement capricieux en cette période de mousson en Asie du Sud.

Au total, ces derniers jours 41 se sont échoués, a indiqué un officiel de la région de Cox’s Bazar, sous le couvert de l’anonymat.

Des centaines d’autres villageois de l’ethnie Rakhine, bouddhistes, ont également fui leurs habitations pour rejoindre les villes birmanes hors de la zone des troubles.

Une commission internationale dirigée par l’ex-secrétaire général de l’ONU Kofi Annan a récemment appelé la Birmanie à donner plus de droits à sa minorité musulmane des Rohingyas, qui compte environ un million de personnes, faute de quoi elle risque de « se radicaliser ».

Mais le pouvoir birman, emmené par l’ex-dissidente Aung San Suu Kyi, est jusqu’ici sur une ligne dure, dans le sillage de l’armée.

La lauréate du prix Nobel de la paix a accusé lundi les « terroristes » rohingyas, qui mènent ces attaques meurtrières dans l’ouest du pays, d’utiliser des enfants soldats et de mettre le feu à des villages.

Romandie.com avec(©AFP / 01 septembre 2017 23h07)

Inde: 18 morts dans l’effondrement d’un immeuble à Bombay

août 31, 2017

Les sauveteurs fouillent les décombres de l’immeuble écroulé à Bombay, le 31 août 2017 / © AFP / PUNIT PARANJPE

Au moins dix-huit personnes sont mortes jeudi dans l’effondrement d’un immeuble à Bombay, ont indiqué les autorités de la mégapole indienne.

Le bâtiment de quatre étages, situé dans la zone densément peuplée de Bhendi Bazaar au cœur de la mégapole, s’est écroulé jeudi matin vers 08h40 locales (03h10 GMT).

En fin de journée, les sauveteurs s’affairaient toujours dans les débris à la recherche de survivants. Les autorités estiment qu’une quarantaine de personnes se trouvaient à l’intérieur au moment de l’accident.

« Dix-huit personnes sont mortes. Douze autres ont été admises à l’hôpital », a déclaré à l’AFP Vijay Khabale-Patil, un porte-parole de la municipalité.

Les effondrements d’édifices sont fréquents en Inde, particulièrement durant la période de mousson qui s’étend de juin à septembre dans le sous-continent.

Sur place, les résidents de ce quartier encombré, l’un des plus anciens de Bombay, tentaient d’aider les secouristes dans leurs opérations.

« Il y a eu un énorme bruit et nous avons tous accouru », a raconté à l’AFP Naseem Mogradia, qui habite à deux rues de là.

La zone de Bhendi Bazaar fait l’objet d’un important plan de réhabilitation urbaine pour remplacer ses immeubles âgés de plusieurs décennies. Le bâtiment qui s’est effondré jeudi était d’ailleurs ancien de près de 120 ans et devait être détruit, ont indiqué des responsables.

« La plupart des bâtiments de Bhendi Bazaar sont vieux et en mauvais état. Nous vivons dans la peur qu’ils ne s’effondrent pendant la mousson », a témoigné Mohammed Shaikh, un résident de 63 ans.

Des pluies particulièrement violentes ont paralysé cette semaine Bombay, entraînant un arrêt forcé de l’activité bouillonnante de la capitale économique de l’Inde et tuant au moins 10 personnes.

En 2013, 60 habitants avaient péri dans un effondrement dans un quartier résidentiel, l’une des pires tragédies de ce type à Bombay.

Romandie.com avec(©AFP / 31 août 2017 15h01)

Glissement de terrain en Chine: le bilan passe à 15 morts

août 29, 2017

Pékin – Au moins 15 personnes ont péri dans un glissement de terrain qui a frappé le sud-ouest de la Chine, selon un nouveau bilan annoncé mardi par la télévision d’Etat.

Huit blessés sont également à déplorer après l’éboulement survenu lundi matin dans la localité rurale de Bijie, dans la province du Guizhou, a indiqué la chaîne publique CCTV.

L’agence de presse officielle Chine nouvelle a cependant fait état mardi d’un bilan humain plus élevé de 17 morts.

Les recherches se poursuivent et les sauveteurs apportent une aide humanitaire aux habitants touchés par la catastrophe, selon les autorités locales.

Une vidéo publiée lundi sur le compte Twitter du Quotidien du peuple, un journal officiel, montrait l’écroulement spectaculaire d’un pan de colline et un nuage de poussière s’élevant dans le ciel sous les cris horrifiés de badauds.

Les glissements de terrain surviennent régulièrement dans les zones rurales et montagneuses de Chine, en particulier durant les fortes pluies. Les conditions météorologiques extrêmes cet été ont déclenché une série de catastrophes dans la moitié sud du pays, faisant de nombreux morts et déplacés.

En juin et en août, deux énormes éboulements dans la province du Sichuan (sud-ouest), ont fait plus de 30 morts et des dizaines de disparus.

En juillet, une soixantaine de personnes sont mortes dans des glissements de terrain et des inondations dans le Hunan (centre). Quelque 1,6 million d’habitants avaient dû être déplacés dans cette province.

Romandie.com avec(©AFP / 29 août 2017 13h25)

États-Unis/Tempête Harvey: 12.000 soldats de la Garde nationale mobilisés au Texas

août 28, 2017

Houston (Etats-Unis) – Douze mille soldats de la Garde nationale du Texas ont été mis en alerte lundi par le gouverneur afin d’assurer la sécurité et d’aider les opérations de secours alors que le déluge de la tempête Harvey se poursuit.

La menace principale reste la montée des eaux. Houston, quatrième ville des États-Unis avec 2,3 millions d’habitants, est paralysée par les inondations, et le pic n’est pas attendu avant mercredi ou jeudi.

C’est de cette métropole que les images les plus spectaculaires venaient. Les habitants avaient reçu pour consignes de rester chez eux, le maire ayant voulu éviter un exode massif et potentiellement dangereux à l’approche de la tempête.

Robert Frazier, mécanicien de 54 ans, et son épouse Judy ont toutefois fui leur maison de La Porte, en bordure de la baie, laissant derrière eux un camping car, une Harley Davidson et une voiture. Lundi, impossible de revenir, l’autoroute étant coupée par les inondations, et le couple patientait à une heure à l’est de la ville, dans un motel.

« J’ai probablement tout perdu, tout est sans doute sous l’eau », se lamente l’homme.

Aux abords de Houston, un calme inhabituel emplissait les longues étendues, en l’absence de circulation automobile. De vastes terres étaient inondées, et dans les villes les magasins restaient fermés, les trottoirs déserts.

Il continuait de pleuvoir lundi, près de trois jours après que l’ouragan de catégorie 4 a touché terre depuis le golfe du Mexique. Rétrogradé en tempête tropicale, il est resté plus ou moins stationnaire et a gorgé d’eau le sud-est du Texas, faisant déborder les rivières et saturant les terres.

Plus de 2.000 personnes ont été secourues à ce jour par la police et les pompiers de Houston, des opérations souvent effectuées grâce à des barques ou des bateaux légers dans des rues devenues canaux, avec de l’eau montant jusqu’à la taille ou plus haut. Les autorités locales ont appelé les Texans à la solidarité, notamment ceux qui disposent d’embarcations.

Greg Abbott, le gouverneur du Texas, deuxième plus grand Etat du pays, a mobilisé lundi la totalité des 12.000 soldats de la Garde nationale du Texas, après en avoir activé 3.000 dans un premier temps. Ce corps de réservistes, composés de civils participant à des entraînements réguliers dans l’armée, aura pour tâche principale la sécurité.

L’agence fédérale des situations d’urgence, Fema, se prépare à accueillir 30.000 personnes dans des centres d’accueil d’urgence dans la région. A Houston, 5.500 personnes étaient dans les centres lundi matin, et leur nombre devrait selon le maire augmenter de façon « exponentielle ».

– Coordination efficace –

A Washington, à la veille de son déplacement sur place mardi, Donald Trump s’est félicité de la coordination des secours entre autorités fédérales et locales.

« C’est un volume d’eau historique », a-t-il déclaré depuis la Maison Blanche. « Il n’y a jamais rien eu de tel. Les gens gèrent ça incroyablement bien, les Texans ont vraiment persévéré ».

« Le gouvernement fédéral est prêt à soutenir cet effort. Mais pour le moment la chose la plus importante est d’assurer la sécurité de ceux qui sont encore menacés », a-t-il ajouté.

Les précipitations ont déjà dépassé largement les 50 centimètres depuis jeudi dans la région. Certains lieux en sont à plus de 70 centimètres. Et des zones pourraient encore recevoir 40 à 50 cm de précipitations cette semaine, selon le service météorologique national.

Le pic des inondations ne devrait donc être atteint que mercredi ou jeudi, a prévenu son directeur, Louis Uccellini, lors d’une conférence de presse à Washington.

Les prévisions sont incertaines, mais Harvey devrait se déplacer lentement vers l’est, en suivant la côte, dans les cinq prochains jours, en direction de la Louisiane, où le président Donald Trump a déclaré une situation d’urgence permettant aux autorités fédérales de coordonner les opérations.

Les autorités n’avaient de cesse de répéter que le pire restait à venir.

Il y a tellement d’eau que deux réservoirs menaçaient de déborder à Houston, avec une montée du niveau de 15 cm par heure. Le Corps d’ingénieurs de l’armée, qui en a la charge, a donc décidé de relâcher de l’eau dans une rivière afin de contrôler autant que possible la direction des inondations.

Les barrages des réservoirs avaient été conçus pour résister à des inondations n’arrivant qu’une fois par millénaire, a affirmé sur CNN Lars Zetterstrom, de l’US Army Corps of Engineers.

Les ingénieurs de Houston tentaient également de pomper l’eau ayant submergé une station d’épuration du nord-est de la ville, afin d’empêcher qu’elle ne soit mise hors service.

L’agence Fema a annoncé que 8.500 fonctionnaires fédéraux étaient sur le terrain en renfort des autorités locales, dont 1.100 impliqués dans des opérations de sauvetage.

Fema fournit des moyens techniques et humanitaires, allant de groupes électrogènes à des repas ou la fourniture d’eau.

« Je mettrais la note A+ au gouvernement fédéral », a déclaré le gouverneur Abbott, un républicain. « C’est probablement l’une des plus grandes catastrophes naturelles de l’histoire américaine, si ce n’est la plus grande ».

Romandie.com avec(©AFP / 28 août 2017 22h40)