Posts Tagged ‘Morts’

Est de la RDC: trois personnes tuées par balles dans une manifestation

août 19, 2019

 

Trois personnes ont été tuées lundi par balles par la police lors d’une manifestation contre l’insécurité dans une région de l’est de la République démocratique du Congo, où des tueries sont quasi quotidiennes, a-t-on appris d’un responsable local.

«Il y avait une manifestation au cours de laquelle trois personnes viennent de mourir : un jeune garçon d’environ 25 ans a reçu une balle au niveau de l’abdomen, il est mort à l’hôpital; un pygmée a été atteint par balle, il est mort sur place; un enfant a été atteint aussi par balle et est aussi décédé», a déclaré à l’AFP Donat Kibwana, administrateur du territoire de Beni dans la province du Nord-Kivu. Cet incident a eu lieu à Oicha, cité située à 30 km au nord de la ville de Beni. Les manifestants protestaient contre une attaque survenue la veille et attribuée aux milices ougandaises musulmanes des Forces démocratiques alliées (ADF), au cours de laquelle deux personnes avaient été tuées.

«La police a dispersé les manifestants par des tirs à balles réelles et du gaz lacrymogène, pour l’instant le bilan est de trois morts dont une femme pygmée», a accusé Noella Katongerwaki, présidente de la société civile du territoire de Beni. Les activités sont «paralysées dans la cité d’Oicha. Nous demandons à l’armée de faire son travail. Nous ne pouvons pas comprendre que notre armée n’arrive toujours pas à nous sécuriser contre les ADF», a ajouté un autre activiste, Janvier Kasairio.

Présents dans l’est de la RDC depuis 1995, les miliciens des ADF sont accusés par le gouvernement congolais et la Mission de l’ONU au Congo (Monusco) d’être responsables de massacres de plusieurs centaines de civils dans la région de Beni depuis octobre 2014.

Par Le Figario.fr avec AFP

Tchad : une femme kamikaze tue six personnes dans l’ouest du pays

août 14, 2019

Aux abords du lac Tchad en mars 2015. © Jérôme Delay/AP/SIPA

 

Six personnes ont été tuées dans un attentat perpétré dans la nuit de mardi à mercredi 14 août par une femme kamikaze liée à Boko Haram dans l’ouest du Tchad, a déclaré un officier de l’armée tchadienne.

« Vers une heure du matin, une femme kamikaze, membre de Boko Haram, est entrée dans la cour du chef de canton de Tatafiromou, où elle a actionné sa charge tuant 6 personnes, dont un militaire », a indiqué ce haut-gradé de l’armée tchadienne sous le couvert de l’anonymat.

L’attentat-suicide a eu lieu dans la sous-préfecture de Kaïga-Kindjiria, située dans la province du Lac, où le groupe jihadiste a multiplié les attaques depuis le début de l’année.

L’armée tchadienne particulièrement visée

L’attentat a fait plusieurs blessés, selon le responsable de l’armée, qui n’a pu préciser le nombre. Le bilan de l’attaque a été confirmé par le responsable d’une ONG locale, qui a elle aussi préféré rester anonyme pour des raisons de sécurité.

Depuis juin 2018, la région du lac Tchad est le théâtre d’un regain d’attaques attribuées à Boko Haram. La plupart d’entre-elles visaient des positions de l’armée tchadienne.

Fin mars, 23 soldats tchadiens avaient ainsi été tués dans l’attaque d’une base avancée sur la rive nord-est du lac. Une autre attaque de Boko Haram le 21 juin avait également entraîné la mort d’au moins 11 militaires tchadiens.

Par Jeune Afrique avec AFP

Tanzanie : deuil national après l’explosion meurtrière d’un camion-citerne

août 11, 2019

Un membre des forces de sécurité tanzanienne surveille la carcasse d’un camion-citerne accidenté, dont l’explosion a fait plus de 60 morts parmi les passants qui tentaient de le siphonner, le 10 août 2019, à Morogoro. © STRINGER/AFP

 

Le président tanzanien John Magufuli a décrété un deuil national jusque lundi 12 août inclus à la suite de la catastrophe qui a fait au moins 64 victimes, tuées samedi dans l’explosion d’un camion-citerne accidenté dont elles tentaient de siphonner le carburant.

Les faits se sont déroulés samedi matin sur la commune de Msamvu, dans l’immédiate périphérie de Morogoro, un ville située à quelque 200 km à l’ouest de la capitale économique Dar es Salaam, sur l’un des principaux axes routiers du pays.

Le poids-lourd s’est renversé sur la chaussée, en tentant selon des témoins d’éviter une moto. Dans la foulée, des conducteurs de « boda-boda » – des moto-taxis – ont afflué sur les lieux pour tenter de récupérer du carburant qui s’échappait de la citerne, tout comme des habitants de la commune. Puis l’essence s’est embrasée.

Trois jours de deuil national

« Le président John Magufuli décrète trois jours de deuil national à compter de ce (samedi) 10 août », indique un communiqué officiel publié tard dans la soirée de samedi.

Magufuli a par ailleurs chargé le Premier ministre Kassim Majaliwa de le représenter à l’enterrement des victimes de l’explosion, toujours selon le communiqué.

La ministre chargée des Affaires parlementaires Jenista Mhagama a précisé dimanche matin sur des télévisions locales que l’inhumation débuterait en fin d’après-midi pour donner aux familles le temps d’identifier leurs proches. Pour les victimes méconnaissables, il sera procédé à des tests ADN, a-t-elle précisé, ajoutant que les familles qui le souhaitent pourront emporter les corps des leurs pour les inhumer.

Le dernier bilan donné samedi soir par le gouverneur de Morogoro, Stephen Kebwe, fait état de 64 morts et 70 blessés. Selon les médias locaux, 39 blessés graves ont été transférés à l’hôpital national à Dar es Salaam tandis que les autres sont toujours soignés à Morogoro.

Par Jeuneafrique.com avec AFP

La Russie reconnait le caractère nucléaire de l’explosion sur une base militaire

août 10, 2019

 

Après deux jours de silence, la Russie a reconnu samedi que l’explosion survenue jeudi sur une base de lancement de missiles dans le Grand Nord avait un caractère nucléaire, revoyant aussi à la hausse le bilan, désormais d’au moins cinq morts. Dans un communiqué, l’agence nucléaire russe Rosatom a annoncé que cinq membres de son personnel ont été tués dans cette explosion, ajoutant que trois autres personnes, victimes de brûlures, avaient été blessées.

Rosatom a précisé que ses personnels fournissaient de l’ingénierie et du support technique pour «la source d’énergie isotopique» du moteur du missile, alors que l’armée n’avait pas décrit l’accident comme impliquant du combustible nucléaire. Un communiqué de Rosatom cité par les médias russes a plus tard donné plus de détails sur le drame, précisant qu’il s’est déroulé sur une «plate-forme maritime» et que l’explosion a jeté plusieurs employés de Rosatom à la mer. «Les recherches ont continué tant qu’il restait de l’espoir de les retrouver vivants. Seulement après ça, nous avons fait état de la mort des cinq collaborateurs de Rosatom», a indiqué ce communiqué qui précise que les employés connaissait le «risque potentiel» qu’ils courraient.

«Brève hausse de la radioactivité» ?

Immédiatement après l’accident, le ministère de la Défense avait seulement indiqué que les faits s’étaient produits lors de l’essai d’un «moteur-fusée à ergols liquides» et fait état de deux «spécialistes morts des suites de leurs blessures» et six autres blessés. Il n’était pas clair samedi si les cinq morts évoqués par Rosatom incluaient aussi les «spécialistes» dont la mort a été annoncé par l’armée. Les autorités n’ont jusqu’à présent publié que peu de détails sur l’accident qui a touché une base du village de Nionoksa, ouverte en 1954 et spécialisée dans les essais de missiles de la flotte russe, notamment des missiles balistiques.

Si l’armée russe et un porte-parole du gouverneur régional ont déclaré jeudi qu’il «n’y a pas eu de contamination radioactive», la mairie de Severodvinsk, ville de 190.000 habitants à une trentaine de kilomètres de la base, avait assuré sur son site internet que ses capteurs avaient «enregistré une brève hausse de la radioactivité». Le post a ensuite été retiré du site internet de la mairie, qui n’a pas non plus précisé jusqu’à quel niveau était montée la radioactivité. Un responsable local de la défense civile, Valentin Magomedov, a lui déclaré à l’agence de presse TASS que le niveau de radiation était monté jusqu’à 2.0 microsievert par heure pendant trente minutes, la limite règlementaire d’exposition étant de 0,6 microsievert par heure.

Samedi, Greenpeace Russie a publié une lettre de responsables d’un centre de recherche nucléaire donnant le même chiffre, mais affirmant que les radiations ont duré au moins une heure, sans que cela présente de risques pour la santé selon les responsables. Les habitants de Severodvinsk se sont en tout cas rués dès vendredi sur les stocks d’iode et d’iodifères vendus en pharmacie. Selon Rosatom, les blessés sont soignés dans «un centre médical spécialisé». Le pire accident nucléaire de l’histoire a eu lieu en 1986 en Union soviétique, dans la centrale ukrainienne de Tchernobyl, les autorités ayant été accusées d’avoir cherché plusieurs semaines à cacher l’ampleur du désastre.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Libye: deux membres du personnel de l’ONU tués dans un attentat à Benghazi

août 10, 2019

 

 

Deux membres du personnel de la mission de l’ONU en Libye ont été tués samedi dans un attentat à la voiture piégée à Benghazi, dans l’est du pays, a indiqué un responsable de la sécurité. «Deux personnes ont été tuées et au moins huit autres blessées, dont un enfant, samedi, après l’explosion d’une voiture piégée dans le quartier al-Haouari à Benghazi lors du passage d’un convoi du personnel de l’ONU en Libye», a indiqué à l’AFP ce responsable, sous le couvert de l’anonymat.

«Les victimes de l’attentat terroriste qui sont décédées (…) sont deux membres du personnel de la Mission d’appui des Nations Unies en Libye (Manul), un Libyen et un Fidjien», a confirmé à l’AFP le responsable de la sécurité. Selon cette source, «Ibrahim Bouchnaf, ministre de l’Intérieur (du gouvernement parallèle basé dans l’est) et le chef de la Sécurité de Benghazi, le général Adel Abdel Aziz, se sont rendus rapidement sur le lieu de l’attentat pour inspecter les mesures de sécurité» mises en place.

Un gouvernement parallèle est installé dans l’est de la Libye et soutient le maréchal Khalifa Haftar, l’homme fort de la région, qui a lancé une offensive le 4 avril avec son autoproclamée Armée nationale libyenne (ANL) pour tenter de s’emparer de la capitale Tripoli (ouest). Cette attaque survient moins d’un mois après qu’un attentat similaire à Benghazi a visé les obsèques d’un ancien officier des forces spéciales libyennes, tuant une personne et blessant huit autres

Par Le Figaro.fr avec AFP

Afghanistan: Au moins 14 morts et 145 blessés dans un attentat des talibans à Kaboul

août 7, 2019

A man carries an injured woman to a hospital after a blast in Kabul, Afghanistan

Un homme transporte une femme blessée, après l’explosion qui s’est produite ce mercredi matin à Kaboul (Afghanistan). REUTERS/Mohammad Ismail

Cet attentat intervient alors que les talibans mènent depuis un an des pourparlers avec les Etats-Unis.

Un attentat à la voiture piégée revendiqué par les talibans a fait au moins 14 morts et 145 blessés, dont une majorité de civils, mercredi matin dans l’ouest de Kaboul, ont indiqué les autorités.

«Un véhicule rempli d’explosifs a explosé à l’entrée du commissariat de police dans l’ouest de Kaboul à 9h (6h30 en France)», a déclaré le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Nasrat Rahimi. Dix des quatorze morts sont des civils, tout comme 92 des blessés, a-t-il précisé.

Le porte-parole des talibans, Zabihullah Mujahid, a revendiqué l’attentat sur les réseaux sociaux, ajoutant qu’il avait été commis par un kamikaze. L’attaque «a été lancée contre un centre de recrutement ennemi. Des dizaines de soldats et de policiers ont été tués et blessés», a-t-il indiqué. Les civils continuent de payer un lourd tribut au conflit. L’ONU a révélé que le mois de juillet avait été le plus sanglant depuis mai 2017, avec plus de 1.500 civils tués ou blessés à travers le pays. En 2018, 3.804 civils ont été tués, dont 900 enfants.

Pourparlers

Cet attentat intervient alors que les talibans mènent depuis un an des pourparlers avec les Etats-Unis. Un huitième round de négociations est en cours à Doha, au Qatar. Les deux parties se sont félicitées des « excellents progrès » réalisés et ont espéré être en mesure de signer un accord de paix bilatéral. Si un tel accord venait à se conclure, il ouvrirait la voie à des discussions directes à Oslo entre talibans et une équipe de négociation formée par le gouvernement afghan.

« Les talibans sont un obstacle à la paix, a commenté le porte-parole de la présidence, Sediq Sediqqi. Ils doivent cesser les combats et utiliser l’opportunité de paix fournie par les Etats-Unis sinon, rien d’autre ne les attend que leur extinction. »

Men carry an injured man to a hospital after a blast in Kabul

L’explosion a fait de nombreux blessés ce mercredi matin à Kaboul (Afghanistan). REUTERS/Mohammad Ismail

Un «gros boum»

Le poste de police visé est situé dans la partie chiite de la ville où vit la communauté Hazara (la troisième communauté d’Afghanistan après les Pachtounes et les Tadjkiks qui sont sunnites), alors que les préparatifs battent leur plein à l’approche de l’Aïd el-Kébir, la plus grande fête musulmane. Bravant la peur des attaques, la population de Kaboul se rendait en masse mercredi sur les étals des marchés remplis de victuailles. « J’ai entendu un gros boum et toutes les fenêtres de mon magasin ont volé en éclats », a raconté à l’AFP un commerçant, Ahmad Saleh.

Les images des télévisions afghanes sur place témoignaient de l’étendue des dégâts. Plusieurs bâtiments sont totalement détruits, leurs façades s’étant affaissées. Des murs anti-explosion en ciment ont été réduits en poussières. Des explosions avaient déjà retenti dans la nuit à Kaboul. Les forces spéciales afghanes ont pris d’assaut plusieurs repaires de membres de la branche afghane du groupe Etat islamique, où « étaient fabriqués des vestes explosives et des voitures piégées ». Selon leur communiqué, l’EI prévoyait de « mener des attentats-suicides à Kaboul ».

Par ailleurs, dans la province de Baghlan, dans le nord de l’Afghanistan, les autorités ont affirmé avoir déjoué une attaque mercredi contre un convoi des forces de sécurité vers lequel se dirigeait un véhicule blindé chargé d’explosifs qui a été détruit au lance-roquette avant d’atteindre sa cible.

Par Le Figaro.fr avec AFP et Reuters

Guinée: un hélicoptère de l’armée s’abîme en mer au large de Conakry

août 6, 2019

 

Un hélicoptère militaire avec deux personnes à bord s’est abîmé en mer ce mardi près des côtes de la capitale guinéenne Conakry, ont affirmé plusieurs médias guinéens et un témoin contacté par l’AFP.

Des recherches menées notamment par la marine guinéenne étaient en cours à 13h00 (GMT et locales) pour retrouver l’épave de l’appareil et ses deux occupants, un commandant de l’armée instructeur et un élève pilote, selon plusieurs sites d’informations de Guinée. L’appareil de type «Ecureuil» s’est abîmé en mer à proximité de l’hôtel Onomo, situé sur la presqu’île de Kaloum, quartier administratif de la capitale guinéenne.

Un employé de l’hôtel a confirmé l’accident en précisant «que de nombreux services de secours étaient sur place».

Par Le Figaro.fr avec AFP

Nigeria : le bilan d’une attaque de Boko Haram dans le Nord-Est grimpe à 65 morts

juillet 28, 2019

 

Une attaque du groupe jihadiste Boko Haram samedi contre un groupe d’hommes revenant d’une cérémonie de funérailles, dans le nord-est du Nigeria, a fait 65 morts, soit près de trois fois plus qu’annoncé dans un premier bilan, a déclaré dimanche un responsable local.

Des dizaines de cadavres supplémentaires ont été découverts après l’attaque par des hommes armés d’un village proche de la capitale régionale Maiduguri. «Il y a 65 morts et 10 blessés», a déclaré le chef du gouvernement local Muhammed Bulama.

Plus de 20 personnes sont mortes dans l’attaque contre les participants rassemblés pour la cérémonie de funérailles et des dizaines d’autres ont été tuées alors qu’elles tentaient de poursuivre les jihadistes, a-t-il précisé.

Le dirigeant d’une milice locale anti-Boko Haram a confirmé ce bilan, tout en faisant un récit légèrement différent de l’attaque. Vingt-trois personnes ont été tuées alors qu’elles revenaient des funérailles et « les 42 autres ont été tuées quand elles ont poursuivi les terroristes », a déclaré Bunu Bukar Mustapha à l’AFP. Des journalistes de l’AFP sur place ont vu des maisons incendiées lors de l’attaque. Des proches rassemblaient les corps des personnes tuées en vue de leur enterrement.

Selon Muhammed Bulama, l’attaque de samedi est une opération de représailles contre le meurtre de 11 combattants du groupe et la saisie de 10 fusils automatiques par des habitants il y a deux semaines, lorsque Boko Haram s’était approché de leur village. Boko Haram est actif dans le district de Nganzai où il mène régulièrement des raids contre les villages.

En septembre dernier, le groupe avait tué huit personnes et volé du bétail dans deux villages de cette zone alors que les habitants essayaient de l’empêcher de voler leurs animaux.

L’insurrection de Boko Haram dans le nord-est du Nigeria et sa répression ont fait plus de 27.000 morts et plus de deux millions de déplacés en 10 ans

Par Le Figaro.fr avec AFP

France/Var : trois morts dans une fusillade à Ollioules

juillet 28, 2019

Var

Les lieux de la fusillade. Capture d’écran Google Maps.

 

Une des victimes est une vacancière en scooter qui a été tuée par une balle perdue.

Trois personnes ont été tuées et une personne blessée dimanche soir à Ollioules, dans le Var, dans une fusillade dont l’origine était dans l’immédiat inexpliquée, a-t-on appris auprès d’une source proche du dossier.

L’une des personnes décédées est une femme à scooter, qui serait une victime collatérale, a-t-on précisé de même source, confirmant l’information initiale donnée par le quotidien régional Var Matin.

Le journal explique que les faits se sont produits ce dimanche soir peu avant 20 heures, «à hauteur d’une station-service située à proximité de la résidence La Baume», c’est à dire à proximité du centre-ville. Toutes les victimes de la fusillade ont été transportées à l’hôpital militaire Saint-Anne à Toulon.

Toujours selon Var Matin, un couple de vacanciers, qui avait ses habitudes à Olioulles, commune située à l’ouest de Toulon, a été touché par des balles perdues. Le conducteur d’un scooter a été blessé au niveau du dos tandis que sa passagère serait décédée des suites de ses blessures. On ignore à ce stade qui est la troisième victime.

La police judiciaire a été saisie de l’enquête. Dans un communiqué publié sur la page Facebook de la ville, le maire Robert Robert Bénéventi, a déploré «une situation très préjudiciable pour notre commune et pour les familles qui habitent ce quartier», tout en ayant une pensée pour « pour les deux victimes innocentes et leur famille ».

«Comme je l’ai fait à plusieurs reprises, je fais à nouveau appel aux autorités préfet, police, justice, pour déployer les moyens nécessaires afin de tranquilliser, protéger et sécuriser les administrés. Je supplie les parents des enfants qui sont trop souvent livrés à eux-mêmes de les garder chez eux. Il n’y a pas de petite délinquance, cela se termine toujours par des drames qui plongent des familles dans le malheur », a notamment écrit l’élu.

Par Le Figarop.fr avec AFP

Burkina : au moins 14 morts dans une attaque dans le Nord

juillet 28, 2019

Des soldats burkinabè, lors d’un exercice en février 2019 (illustration). © DR / Forces armées burkinabè

 

Au moins quatorze civils ont été tués entre jeudi et vendredi à Diblou, un village dans le Nord du Burkina, dans une attaque perpétrée par une « vingtaine d’individus armés » décrits comme des jihadistes, a-t-on appris samedi de sources sécuritaires et locales.

« Dans la soirée du jeudi, un groupe d’individus, environ une vingtaine, a attaqué le village de Diblou (dans la commune de Pissila), faisant au moins quatorze morts », a déclaré une source sécuritaire. « Les terroristes (jihadistes) ont incendié des boutiques de commerçants et des motocyclettes. Presque tout le marché a été saccagé », a indiqué un habitant de Pissila.

Cette région est en proie à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières, attribuées par les autorités à des groupes jihadistes. Le ministre burkinabè de la Défense, Chérif Sy, a annoncé dans un communiqué « les villages de Sagho et Toékodogo, dans la commune de Barsalogho, ont été l’objet d’attaques terroristes dans la soirée du samedi 22 juin, perpétrées par des hommes armés non identifiés ». « Ces attaques ont malheureusement causé la mort de 15 personnes, dont 13 à Sagho et 2 à Toékodogo », avait précisé le ministre. Des dégâts matériels avaient également été enregistrés.

Quelques jours plus tôt, le 18 juin, 17 personnes avaient été tuées au cours d’une attaque à Béléhédé, située dans la province du Soum, dans le nord du pays. 19 personnes avaient trouvé la mort une semaine plus tôt dans une attaque dans la commune d’Arbinda, toujours dans le Nord.

Face à cette dégradation du climat sécuritaire, et alors que l’armée burkinabè est déjà engagée à l’Est face aux groupes armés, dans le cadre de l’opération Otapuanu, les autorités ont lancé, mi-mai, l’opération Doofu (« déraciner », en fulfuldé) dans les régions du nord et du centre-nord du Sahel.

Par Jeune Afrique avec AFP