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Burkina Faso : une nouvelle attaque « jihadistes » dans le nord du pays fait une dizaine de morts

janvier 17, 2022
Un soldat burkinabè, à Ouagadougou, au Burkina Faso, le18 janvier 2016 (image d’illustration) © Sunday Alamba/AP/SIPA

Une dizaine de civils ont été tués samedi lors d’une attaque attribuée à des jihadistes et perpétrée contre le village de Namssiguian, dans le nord du Burkina Faso.

Samedi matin « des individus armés non identifiés ont mené une attaque meurtrière dans le village de Namssiguian, dans la province du Bam », a déclaré une source sécuritaire en précisant que « le bilan provisoire établi hier (samedi) était d’une dizaine de civils tués » et que « des familles sont toujours sans nouvelles de certains de leurs proches », a-t-elle ajouté.

Un habitant de la zone a de son côté parlé d’un bilan provisoire d’au moins neuf morts. Il y a également « d’importants dégâts matériels car des boutiques et des commerces ont été incendiés ». « Les terroristes sont restés pendant plusieurs heures dans le village où ils ont pillé et détruit», a-t-il ajouté, affirmant que « les assaillants avaient préalablement saboté les antennes téléphoniques, rendant toute communication impossible ».

Spirale de violences

Comme ses voisins malien et nigérien, le Burkina Faso est pris depuis 2015 dans une spirale de violences attribuées à des groupes armés jihadistes, affiliés à Al-Qaïda et au groupe État islamique. Malgré des opérations contre ces groupes, l’armée a du mal à contenir les violences qui ont fait plus de 2 000 morts en six ans, et contraint plus de 1,5 million de personnes à fuir leurs foyers.

Fin décembre, une attaque de jihadistes présumés avait fait 41 morts dans le nord du Burkina Faso, dont des civils et des supplétifs de l’armée. Selon plusieurs médias burkinabè, cette embuscade visait un convoi de commerçants, escorté par des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP). C’était le bilan le plus lourd enregistré depuis l’attaque d’Inata (nord), mi-novembre, où 57 personnes dont 53 gendarmes avaient été tuées, suscitant l’exaspération de la population.

Mais la plus meurtrière depuis le début des violences djihadistes en 2015 au Burkina reste à ce jour celle de Solhan, dans la province du Sahel (nord), au cours de laquelle au moins 132 personnes ont été tuées, selon un bilan officiel.

Les attaques d’ampleur variable contre des civils ou des membres des Forces de défense et de sécurité sont devenues presque quotidiennes au Burkina. Jeudi, un policier a été tué et « plusieurs terroristes neutralisés » lors d’une attaque armée contre un poste de contrôle dans le nord, selon des sources sécuritaires. Deux jours auparavant, au moins quatre soldats avaient trouvé la mort dans une attaque attribuée à des groupes jihadistes contre une unité du détachement militaire de Markoye, toujours dans le nord du pays, près de la frontière du Niger.

Quatre officiers supérieurs de l’armée ont été nommés jeudi à la tête de régions du nord et de l’est du Burkina Faso, les zones les plus frappées par les jihadistes.

Par Jeune Afrique avec l’AFP

États-Unis-Incendie d’un immeuble à New York: 17 morts selon un bilan revu à la baisse

janvier 10, 2022
Incendie d'un immeuble a New York: 17 morts selon un bilan revu a la baisse
Incendie d’un immeuble à New York: 17 morts selon un bilan revu à la baisse© AFP/TIMOTHY A. CLARY

Le maire de New York Eric Adams a annoncé lundi un bilan provisoire revu à la baisse — 17 personnes tuées, dont huit enfants — après l’incendie accidentel et spectaculaire dimanche d’un immeuble du quartier populaire du Bronx, à New York.

De retour sur place lundi, le nouvel édile de la mégapole a indiqué que « neuf adultes et huit enfants » avaient perdu la vie en raison d’un feu et de fumées extrêmement épaisses provoqués par un incident avec un chauffage d’appoint dans un appartement duplex.

Le bilan précédent provisoire depuis dimanche après-midi s’établissait à 19 morts, dont neuf enfants et adolescents.

Le chef des pompiers de New York, Daniel Nigro, a précisé que les chiffres pouvaient encore évoluer, d’autant que plus de 60 personnes ont été blessées, dont la moitié grièvement.

Après avoir parlé dimanche de « l’un des pires » incendies de l’histoire récente de New York, Eric Adams a évoqué lundi une « indicible tragédie » et insisté sur son caractère « mondial », compte tenu de la mosaïque culturelle d’un quartier comme le Bronx.

Les pompiers de New York avaient raconté dimanche avoir retrouvé des victimes « à chaque palier et les (avoir) évacuées en état d’arrêt cardiaque et respiratoire » de cet immeuble en brique de type HLM de 19 étages. D’épaisses fumées noires asphyxiantes s’élevaient jusqu’en haut du bâtiment.

La fumée de l’incendie était « tellement épaisse qu’on ne pouvait pas respirer, comme si on suffoquait », avait témoigné auprès de l’AFPTV Michael Joseph, un trentenaire habitant dans l’immeuble.

Un autre résident au 11e étage, Miguel Enrique, « asthmatique », avait raconté à l’AFP qu’il avait tout juste eu le temps de « prendre un manteau et de descendre par l’ascenseur » parce que le couloir était noir de fumée.

M. Adams a répété le message martelé par les pompiers à chaque sinistre dans un immeuble: « Fermez la porte » pour éviter les courants d’air qui attisent les flammes et propagent les fumées.

Mercredi dernier, un terrible incendie dans une habitation à Philadelphie avait fait 12 morts, dont huit enfants.

Et dans ce même quartier du Bronx, en décembre 2017, un incendie avait tué 13 personnes dont quatre enfants. Il avait été provoqué par un enfant de trois ans et demi qui jouait avec une cuisinière à gaz.

New York souffre en divers quartiers d’une immense crise du logement, avec des immeubles et des appartements souvent vétustes et mal entretenus.

Par Le Point avec AFP

La chute d’un pan de falaise tue 10 personnes et en blesse 32 dans un lac brésilien

janvier 9, 2022

BRASILIA, Brésil — Une imposante plaque de roche s’est détachée d’une falaise et s’est effondrée samedi sur des plaisanciers naviguant sur un lac brésilien, faisant au moins 10 morts.

© Fournis par La Presse Canadienne

Les autorités brésiliennes ont mis à jour dimanche le bilan de la tragédie de la veille. Elles avaient précédemment fait état de six morts.

Le chef de la police Marcos Pimenta a dit que des gens manquaient encore à l’appel à la suite de l’effondrement de la falaise survenu entre les villes de Sao Jose de Barra et de Capitolito, dans l’État du Minas Gerais.

Les autorités ont recensé au moins 32 blessés, bien que la plupart aient obtenu leur congé des hôpitaux, samedi soir.

Des vidéos montrent un rassemblement de petits bateaux se déplaçant lentement en bas de la falaise rocheuse du lac Furnas, puis une fissure apparaître dans la roche et un énorme morceau tomber sur au moins deux des embarcations.

Les autorités tentaient d’identifier les victimes, une tâche difficile en raison de «l’impact à forte énergie» du rocher sur les passagers du bateau, a ajouté M. Pimenta. Il a ajouté que l’une d’entre elles était un homme âgé de 68 ans,

Le service de presse du Minas Gerais a indiqué à l’Associated Press que les pompiers avaient déployé des plongeurs et des hélicoptères sur les lieux. Le gouverneur de l’État, Romeu Zema, a publié des messages de solidarité avec les victimes via les réseaux sociaux.

Le lac Furnas, qui a été créé en 1958 pour l’installation d’une centrale hydroélectrique, est un attrait touristique populaire dans la région, située à environ 420 kilomètres au nord de Sao Paulo. Les responsables de Capitolio, qui compte environ 8400 habitants, affirment que la ville peut souvent accueillir environ 5000 visiteurs pendant la fin de semaine et jusqu’à 30 000 pendant les jours fériés.

Les responsables ont suggéré que le pan de falaise qui s’est détaché pourrait avoir été la conséquence des fortes pluies qui ont récemment provoqué des inondations dans l’État et forcé près de 17 000 personnes à quitter leurs maisons.

Au début de l’année dernière, le Brésil a connu sa pire sécheresse en 91 ans, ce qui a obligé les autorités à réduire le débit d’eau du barrage du lac Furnas.

La marine brésilienne, qui a également aidé à l’opération de sauvetage, a annoncé qu’elle enquêterait sur les causes de l’accident.

By The Associated Press

États-Unis: Joe Biden se veut rassurant face au variant Omicron

décembre 27, 2021
Joe Biden, derrière un lutrin et devant des drapeaux américains, prend la parole.

La moyenne quotidienne de décès aux États-Unis a augmenté de 3 % sur 14 jours dans le pays le plus endeuillé du monde (plus de 800 000 morts). Photo: Associated Press/Evan Vucci

Le président américain Joe Biden a appelé lundi les Américains à ne pas céder à la « panique » face à la forte hausse des contaminations quotidiennes de COVID-19 dues au variant Omicron, qui se rapprochent d’un record datant de janvier.

Omicron est une source d’inquiétude, mais ne devrait pas être une source de panique, a-t-il dit depuis la Maison-Blanche au début d’une visioconférence avec une vingtaine de gouverneurs et de conseillers sanitaires.

La propagation du variant hautement contagieux, identifié en Afrique du Sud en novembre, n’aura pas le même impact que la première vague de COVID-19 il y a un an ou que le variant Delta cette année, a estimé le président, en raison de la campagne massive de vaccination et du dépistage.

Parce qu’il y a eu tant de vaccinations et de troisièmes doses, nous ne voyons pas les hospitalisations augmenter autant [qu’avant], a affirmé Joe Biden, alors que 72 % de la population a reçu au moins une injection.

Il a toutefois admis que certains hôpitaux du pays étaient dépassés, en termes d’équipements et de personnel, par une hausse des hospitalisations, en majorité des personnes non vaccinées qui sont encore nombreuses.

Il a également reconnu les problèmes engendrés par la pénurie de tests face à la ruée des Américains qui souhaitaient passer les fêtes de fin d’année en famille.

Le fait de voir que c’était aussi dur pour certains d’avoir un test le week-end dernier montre que nous avons encore du travail à faire, a-t-il admis, citant l’augmentation du nombre de sites de test et la prochaine distribution par le gouvernement fédéral de 500 millions de kits.

Ce n’est clairement pas suffisant. Si nous avions su, nous aurions fait plus fort, plus vite, a ajouté M. Biden.

Selon les données compilées par le New York Times lundi, le pays a enregistré 214 499 nouveaux cas la veille, un bond de 83 % sur une moyenne de 14 jours, et se rapproche du record quotidien de 251 232 cas positifs atteint en janvier 2021.

Plusieurs États comme le Delaware, Hawaï, le Massachusetts, le New Jersey et New York, ainsi que le territoire de Porto Rico, ont connu une hausse jamais vue sur une période de sept jours, ajoute le quotidien.

À New York, où les autorités ont constaté une hausse du nombre d’enfants hospitalisés en lien avec la COVID-19, l’obligation de la vaccination pour les employés des entreprises et commerces privés de la ville est entrée en vigueur lundi matin.

C’est ce qu’on doit faire partout afin d’endiguer la pandémie en 2022, a affirmé le maire sortant Bill de Blasio sur MSNBC.

Moins dangereux pour les personnes vaccinées

Interrogé sur la radio publique NPR, Anthony Fauci, principal conseiller de la Maison-Blanche dans la lutte contre la pandémie, a espéré que la hausse vertigineuse des cas positifs allait atteindre un pic avant de redescendre, comme en Afrique du Sud.

C’est peut-être dû à la saturation, c’est-à-dire que le variant a atteint toutes les cibles vulnérables comme les personnes non vaccinées, a-t-il estimé.Dr Anthony Fauci.

Dr Anthony Fauci, principal conseiller de la Maison-Blanche dans la lutte contre la pandémie (archives).

PHOTO : ASSOCIATED PRESS / SUSAN WALSH

Le variant Omicron, plus contagieux que le Delta, semble être moins dangereux pour les personnes ayant reçu au moins deux doses de vaccin, a ajouté Anthony Fauci.

Nous espérons que cette moindre gravité empêchera une hausse des hospitalisations, mais nous sommes vraiment très inquiets pour les non-vaccinés qui sont vulnérables, a-t-il souligné.

Le scientifique s’est également dit défavorable à une nouvelle campagne vaccinale pour une 4e dose, estimant que des rappels trop rapprochés ne permettaient pas au système immunitaire de se renforcer contre le coronavirus.

À l’heure actuelle, faites-vous faire la dose de rappel, ne vous préoccupez pas d’une quatrième dose et peut-être qu’on n’aura jamais à s’en inquiéter, a-t-il dit.

Par Le Point avec AFP

États-Unis: Au moins 50 morts après le passage d’une tornade dans le Kentucky

décembre 11, 2021
Une voiture et une bâtisse démolies.

Les ravages d’une tornade à Mayfield, dans l’État du Kentucky. Photo : Facebook /Peyton Jackson

Au moins cinquante personnes ont été tuées dans le Kentucky lors du passage d’une tornade qui a balayé plusieurs régions des États-Unis, a déclaré samedi le gouverneur de cet État, Andy Beshear.

« Je crains qu’il y ait plus de 50 morts dans le Kentucky […], on est probablement plus proche de 70 à 100 morts, c’est affreux. » – Une citation de  Andy Beshear, gouverneur du Kentucky

Plusieurs comtés de cet État ont été dévastés, a-t-il ajouté.

L’effondrement du toit d’une usine de fabrication de bougies a fait d’innombrables victimes dans la ville de Mayfield, a-t-il expliqué. Avant minuit, j’ai déclaré l’état d’urgence, a-t-il précisé.

Cette tornade a fait des victimes et des dégâts dans plusieurs États du sud-est et du centre-sud des États-Unis vendredi.

Andy Beshear.

Andy Beshear, gouverneur du Kentucky. Photo: Reuters

En Arkansas, une personne a été tuée et 20 ont été piégées dans un foyer de soins, selon les médias. Mais les sauveteurs sont parvenus à évacuer les personnes piégées du bâtiment dont la structure était pratiquement détruite, a déclaré un responsable du comté de Craighead, Marvin Day, aux chaînes d’information locales.

Dans le Tennessee, au moins deux personnes ont été tuées dans des incidents liés à la tempête, selon un responsable de la gestion des urgences cité par les médias locaux.

Des employés d’Amazon piégés dans un entrepôt dans l’Illinois

Des employés d’Amazon étaient pris au piège samedi d’un entrepôt du géant de la distribution ravagé la veille par une tempête, dans l’État de l’Illinois, selon les autorités et des médias qui parlent d’une centaine de personnes.

Aucun bilan de victimes éventuelles n’était pour l’heure avancé.

Un entrepôt détruit.

Un entrepôt d’Amazon en ruine après le passage d’une tornade à Edwardsville dans l’Illinois.

PHOTO : CHRIS PHILLIPS VIA REUTERS / CHRIS PHILLIPS/MAVERICK MEDIA GR

L’agence de gestion des urgences de Collinsville a évoqué de nombreuses personnes piégées dans l’entrepôt d’Amazon après cet incident de masse, les médias locaux évoquant une centaine de personnes environ toujours à l’intérieur.

Les images de l’entrepôt Amazon d’Edwardsville, partagées par les chaînes d’information américaines et les réseaux sociaux, montrent une grande partie du toit de l’installation arrachée, un des murs effondré dans le bâtiment et des gravats éparpillés sur le site.

Le gouverneur de l’Illinois, JB Pritzer, a déclaré adresser ses prières aux habitants d’Edwardsville en soulignant que la police et l’Agence de gestion des urgences de l’Illinois coordonnaient étroitement leurs actions avec les responsables locaux.

Dans une déclaration aux médias locaux, le porte-parole d’Amazon Richard Rocha a affirmé que la sécurité et le bien-être des employés et partenaires d’Amazon étaient la priorité absolue du groupe.

Nous évaluons la situation et nous partagerons des informations supplémentaires dès qu’elles seront disponibles, a-t-il ajouté.

Avec Agence France-Presse

Bénin : une attaque « terroriste » meurtrière dans le nord du pays

décembre 2, 2021
Désormais, des militaires patrouilleront avec les rangers dans la Pendjari, au Bénin. © STEFAN HEUNIS/AFP

Une position de l’armée béninoise, située dans l’Atacora, a été prise pour cible par des « jihadistes » dans la nuit du 1er au 2 décembre. Deux soldats et un assaillant ont été tués.

Le bilan est lourd du côté des forces armées béninoises. Deux soldats ont été tués dans la nuit de mercredi à jeudi dans une attaque menée par des assaillants qualifiés de « jihadistes » par une source militaire. Le poste de l’armée visé par cette attaque se situe près de Porga, une petite ville du département de l’Atacora, non loin de la frontière avec le Burkina Faso, en bordure du parc de la Pendjari.

Les combats ont été intenses. Outre les deux soldats tués, plusieurs ont été blessés dans l’échange de tirs entre les militaires et les membres du groupe armé, qui n’a pour l’heure pas été formellement identifié. L’un des « jihadistes » a été abattu.

« Pas une surprise »

La veille déjà, un accrochage avait eu lieu dans le département voisin de l’Alibori, également situé à la frontière avec le Burkina. Cette fois-là, c’est une patrouille de l’armée qui a été prise pour cible, alors qu’elle se trouvait à proximité du fleuve Mékrou. Aucune victime chez les soldats, mais l’un des assaillants a été tué.

Ces deux opérations qui ont visé les forces armées béninoises à quelques heures d’intervalles dans le nord du pays interviennent trois semaines après une autre attaque perpétrée dans le nord du Togo et attribuée à des jihadistes en provenance du Burkina. Selon une source sécuritaire béninoise, cette recrudescence de violences n’est « malheureusement pas une surprise ».

IL N’Y A PAS DE KATIBA AU BÉNIN. LES GENS QUI MÈNENT CES ATTAQUES DEPUIS 2019 VIENNENT D’AILLEURS

Notre source assure que des informations faisant état de mouvement de groupes armés dans le parc de la Pendjari avait conduit à un relèvement du niveau de vigilance et que, « un mois avant l’attaque qui s’est produite au Togo », le dispositif sécuritaire béninois avait été renforcé à la frontière avec le Burkina Faso. « Il n’y a pas de katiba au Bénin, assure cependant notre source sécuritaire. Les gens qui mènent ces attaques depuis 2019 viennent d’ailleurs. »

Infiltration jihadiste ?

En février dernier, Bernard Émié, le patron de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), les services de renseignements français, avait affirmé que les chefs d’Al-Qaïda avaient conçu un « projet d’expansion vers les pays du golfe de Guinée ». « Ces pays sont désormais des cibles eux aussi. Pour desserrer l’étau dans lequel ils sont pris et pour s’étendre vers le Sud, les terroristes financent déjà des hommes qui se disséminent en Côte d’Ivoire ou au Bénin », avait-il affirmé.

En juin dernier, un rapport publié par le think tank néerlandais Clingendael avait observé que, s’il n’y avait « pas de signe d’installation permanente » jihadiste dans le pays, certains groupes armés  « parcourent régulièrement les trois provinces [du nord du pays : Alibori, Atacora et Borgou], disposent de moyens logistiques et ont développé des liens avec des individus au Bénin ». Les auteurs de cette enquête s’appuyaient notamment sur les travaux de l’ONG Armed Conflict Location & Event Data Project (Acled), qui affirmait qu’« au Bénin, le GSIM [Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans] est actuellement en quête de ravitaillement pour sa base arrière de Pama », au Burkina Faso, et faisait état d’une augmentation des incidents armés depuis mars 2021.

Le rapport, dont les conclusions et la méthodologie avaient été remises en cause par les autorités béninoises, mettaient alors en garde contre une sous-évaluation de la menace terroriste.

Avec Jeune Afrique par Mathieu Millecamps

France-Calais : plus de 20 migrants morts dans un naufrage, Darmanin sur place

novembre 24, 2021

Plus de 20 migrants sont morts dans le naufrage de leur embarcation dans la Manche. Le ministre de l’Intérieur a décidé de se rendre sur place.

Gerald Darmanin se rend a Calais, a la suite du naufrage d'une embarcation de migrants qui a fait plusieurs morts, mercredi 24 novembre.
Gérald Darmanin se rend à Calais, à la suite du naufrage d’une embarcation de migrants qui a fait plusieurs morts, mercredi 24 novembre.© JULIEN DE ROSA / AFP

Une embarcation de migrants a chaviré dans la Manche, au large de Calais, mercredi 24 novembre en début d’après-midi. Plus de 20 migrants, qui étaient à bord de ce bateau de fortune, sont morts dans le naufrage. Ils tentaient tous de gagner la Grande-Bretagne. « Vers 14 heures, un pêcheur a signalé la découverte d’une quinzaine de corps flottant au large de Calais. Un bâtiment de la marine nationale a repêché plusieurs corps, dont cinq personnes décédées et cinq inconscientes, selon un bilan provisoire », a-t-on ajouté dans un premier temps de même source. Le ministre de l’Intérieur a décidé de se rendre sur place, selon cette source.

« Forte émotion devant le drame des nombreux morts dû au chavirage d’un bateau de migrants dans la Manche. On ne dira jamais assez le caractère criminel des passeurs qui organisent ces traversées », a tweeté Gérald Darmanin.

Une enquête ouverte

Le parquet de Dunkerque a annoncé à l’Agence France-Presse l’ouverture d’une enquête pour « aide à l’entrée au séjour irrégulier en bande organisée » et « homicide involontaire aggravé ». Selon la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord, trois hélicoptères et trois bateaux participent aux recherches.

Vendredi dernier, la préfecture maritime avait comptabilisé 31 500 tentatives de départ vers la Grande-Bretagne et 7 800 migrants sauvés, depuis le début de l’année. Ces tentatives de traversée ont causé un total de « sept décès ou disparus » depuis le 1er janvier, avait-elle ajouté.

Par Le Point avec AFP

Ouganda: trois morts, 33 blessés dans deux « attentats suicide » à Kampala

novembre 16, 2021
Ouganda: trois morts, 33 blesses dans deux "attentats suicide" a Kampala
Ouganda: trois morts, 33 blessés dans deux « attentats suicide » à Kampala© AFP/Ivan Kabuye

Au moins trois personnes ont été tuées et 33 blessées mardi dans la capitale ougandaise Kampala lors d’un double « attentat suicide » mené par un « groupe local lié aux ADF », une rébellion musulmane active dans la République démocratique du Congo voisine, a affirmé la police.

Le gouvernement avait déjà attribué deux attaques à la bombe menées fin octobre à Kampala aux Forces démocratiques alliées (ADF), groupe né en Ouganda et qui a fait souche depuis plus de 25 ans dans l’est de la RDC, où il est accusé de nombreux massacre de civils

L’Etat islamique désigne les ADF comme sa « Province d’Afrique centrale » (Iscap en anglais). En mars, les Etats-Unis les ont officiellement déclarés affiliés à l’EI.

Les attaques n’ont pour l’instant pas été revendiquées, mais « leurs caractéristiques correspondent aux ADF », a déclaré un porte-parole de la police, Fred Enanga.

Les deux explosions se sont produites à trois minutes d’intervalle, peu après 10H00 locales (07H00 GMT), dans le quartier d’affaires de Kampala.

La première attaque a été menée à un check-point situé près du quartier général de la police par un homme transportant une bombe dans un sac à dos. La deuxième par deux hommes « déguisés en moto taxis » à proximité de l’entrée du Parlement, selon la police.

Les forces contre-terroristes ont arrêté un quatrième kamikaze et « récupéré un engin explosif artisanal non explosé (…) chez lui », a précisé Fred Enanga.

La Croix-Rouge ougandaise a indiqué que 21 des 33 personnes blessées étaient des policiers.

Ces attentats interviennent trois semaines après deux autres attaques à la bombe, une contre un restaurant de la capitale le 23 octobre revendiquée par l’Iscap et un attentat-suicide mené dans un bus près de Kampala deux jours plus tard.

Corps « déchiquetés » et « dispersés »

Les attaques de mardi ont semé la panique dans le quartier d’affaires, où des corps « déchiquetés » et « dispersés » jonchaient le sol, selon M. Enanga.

Le maire de Kampala, Salim Uhuru, se trouvait dans un établissement bancaire à proximité du QG de la police au moment de l’explosion.

« C’était tellement fort. J’ai couru vers le poste de police et j’ai vu un policier que je connais mort au sol. Son corps a été éparpillé », a-t-il affirmé à l’AFP.

« Il y a des gens qui pleurent et les autres ne cherchent qu’à quitter la zone », a également raconté à l’AFP Kyle Spencer, directeur exécutif d’une ONG.

Le Parlement a annulé sa session prévue mardi.

Les alentours du Parlement ont été bouclés par des soldats lourdement armés et des membres de la police scientifique, vêtus de blanc, ont inspecté le site durant plusieurs heures.

– « Influence jihadiste »-

Ces attaques « montrent clairement que les groupes liés aux ADF ont toujours la volonté de mener des attaques meurtrières contre des cibles faciles avec des kamikazes et des engins explosifs artisanaux », a déclaré Fred Enanga.

La police ougandaise avait arrêté le mois dernier un certain nombre de membres présumés des ADF, affirmant soupçonner une attaque contre des « installations majeures ».

Les ADF sont considérés par les experts comme le plus meurtrier des quelque 120 groupes armés qui arpentent l’est de la RDC, beaucoup d’entre eux étant le produit de deux guerres régionales menées il y a un quart de siècle.

En avril 2019, l’EI a commencé à revendiquer des attaques des ADF sur les réseaux sociaux.

« Il est de plus en plus clair que les ADF recentrent leur attention sur l’Ouganda », a déclaré à l’AFP Kristof Titeca, spécialiste de ce groupe armé à l’Université d’Anvers.

« Cela pourrait être lié à une influence accrue des éléments jihadistes au sein des ADF ces deux dernières années », estime-t-il.

En 2010, deux attentats à la bombe, revendiqués par les islamistes somaliens shebab, avaient visé à Kampala des supporters assistant à la finale de la Coupe du monde, faisant 76 morts.

Ces attaques, les premières commises par les insurgés somaliens en dehors de Somalie, ont été perçues comme une vengeance après l’envoi par l’Ouganda de troupes dans ce pays déchiré par la guerre, dans le cadre de l’Amisom, mission de l’Union africaine destiné à épauler les autorités somaliennes dans le combat contre les shebab.

Avec Le Point par strs-sva/cl

Affrontements entre détenus dans une prison en Equateur: 58 morts

novembre 13, 2021
Affrontements entre detenus dans une prison en Equateur: 58 morts
Affrontements entre détenus dans une prison en Equateur: 58 morts© AFP/Fernando Mendez

Des affrontements entre gangs de prisonniers dans une prison de Guayaquil (sud-ouest de l’Equateur), théâtre fin septembre d’un des pires massacres de détenus en Amérique latine avec 119 tués, ont fait au moins 58 morts, a annoncé samedi la commandante de la police.

Le général Tannya Varela a indiqué lors d’une conférence de presse que « jusqu’à présent », les affrontements entre détenus qui ont commencé vendredi ont fait « 58 prisonniers tués et douze blessés ».

L’intervention de la police pour tenter de rétablir l’ordre dans la prison a « sauvé des vies », a déclaré Pablo Arosemena, gouverneur de la province de Guayas (dont la capitale est Guayaquil).

Le 28 septembre, 119 personnes sont mortes dans la prison de Guayas 1, le plus grand massacre de l’histoire carcérale de l’Équateur et l’un des pires en Amérique latine.

Certains détenus avaient été démembrés ou brûlés dans de violents affrontements entre gangs liés aux narcotrafics et aux cartels mexicains.

Dans cette prison, qui abrite 8.500 détenus et dont la surpopulation atteint 60 % selon les chiffres officiels, la violence n’a pas cessé depuis.

Après les incidents de septembre, 15 autres détenus ont été tués, ce qui porte le total à 134. Les émeutes dans les prisons équatoriennes ont fait plus de 250 morts depuis le début de l’année.

En février, 79 détenus sont morts dans des émeutes simultanées dans quatre prisons.

Le massacre de septembre a incité le gouvernement équatorien à déclarer l’état d’urgence pour le système pénitentiaire pendant soixante jours, l’armée épaulant la police pour tenter de faire régner l’ordre dans les 65 prisons du pays.

Elles peuvent accueillir 30.000 personnes mais sont occupées par 39.000 détenus, soit une surpopulation de 30 %.

Avec Le Point avec AFP

Congo-Brazzaville : crimes ou vaccination ?

novembre 12, 2021

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Clément Mouamba vacciné en mars 2021

Rentré bredouille d’une visite en France, le premier ministre Collinet Mackosso a mis sur la table un projet de vaccination obligatoire au détriment des droits et libertés de chacun.

Sans être des spécialistes de santé, nous mettons à la disposition de l’opinion des éléments d’analyse car les nouvelles qui viennent du Congo tous les jours tournent à une véritable tragédie.

Un compatriote agent des Douanes à Pointe-Noire en pleine forme, s’est fait vacciner, après quelques douleurs, il s’est couché pour toujours.

Le Directeur d’une école bien connue de Pointe-Noire appelée EAD très enthousiaste, a supervisé lui-même la séance de vaccination dans son école, a succombé deux jours seulement après la prise du vaccin.

Chantal Marie Loemba avocate secrétaire générale au barreau de Pointe-Noire se fait vacciner, prise de douleurs , elle reste deux semaines dans le coma à la Clinique Louis-Michel de Pointe-Noire où elle est fauchée par la mort à la fleur de l’âge. Nous avons admiré la beauté qu’exprimait son visage plein de charme, perdu à jamais, une carrière prometteuse sacrifiée, achevée sur fond de vaccination sans précaution aucune. Son époux serait dans un état inquiétant nous apprend-on.

De nombreux anonymes sont passés de vie à trépas dans l’indifférence générale après une prise de vaccin de sources concordantes.

La ville de Dolisie jusque-là épargnée par les turpitudes du coronavirus, la population découvre stupéfaite le débarquement en catastrophe d’une équipe de vaccination Covid-19. On dénombre déjà sept (7) décès suite à la campagne vaccinale.

De Brazzaville à Pointe-Noire, maintenant Dolisie et ailleurs, des larmes et des veillées mortuaires en cascade. Les gestionnaires de morgue se frottent les mains.

La catastrophe annoncée en Afrique par l’OMS tambour battant à l’apparition du coronavirus en début 2020 a copieusement raté sa cible, ainsi le Congo a enregistré moins de 200 décès. Cette statistique appelle t’elle à un déploiement musclé emprunt de menaces pour se faire vacciner ?

Un chercheur de l’université de Brazzaville ,le Philosophe Didier NGALEBAYE vient d’écrire une lettre au premier ministre, cet exposé qui nous est parvenu pose des questions intéressantes à savoir :

* La prise du vaccin implique t’elle l’arrêt du port du masque ?  Non

* La prise massive du vaccin ramènera t’elle une vie sociale normale ? Non

* La prise du vaccin immunise t’elle ?  Non

* La prise du vaccin élimine t’elle la contagiosité envers autrui ? Non

* Connait-on la période exacte d’activité du vaccin ?  Non

* Est-on sûr que la prise du vaccin ne tuera pas ? Non

* La prise du vaccin permet-elle de protéger à 100% ? Non

* La prise du vaccin empêche t’elle d’attraper à nouveau le coronavirus ? Non

L’universitaire de Brazzaville bien installé dans son rôle a formulé des questions simples, mais jamais justifiées par le destinataire de la lettre ouverte.

Bien avant, nous avons eu la chance de découvrir l’épaule du premier ministre Clément Mouamba en Mars dernier se livrant à une séance très motivée de vaccination. Pourtant il vient de tirer sa révérence à Paris après six mois de prise vaccinale. L’inutilité de cette opération a fourni des preuves tangibles, palpables avec le décès de l’ex-premier ministre curieusement de covid-19 et bien d’autres personnalités du Congo.

Il s’avère que depuis l’apparition dans l’arsenal de l’histoire de la médecine , a t’on déjà validé les recherches d’un vaccin en moins d’une année ?  Non.

Selon les indiscrétions venant du Congo, une clinique impliquée a fait signer une note qui décline toute responsabilité en cas d’incident, nous y sommes.

Le Congo réunit-il les garanties de bonne conservation des vaccins aux températures requises, de-70 à -120°, comme en Occident, sachant que les équipements, la qualité de l’électricité ne seront jamais au rendez-vous dans ce pays de prédation.

La trajectoire des vaccins est relativement modeste, depuis quand une campagne entraîne des risques mortels ? Louis Pasteur doit se retourner constamment dans sa tombe avec le déclenchement de cette mobilisation scandaleusement préoccupante.

Si un prétendu vaccin aboutit à la mort, peut-on continuer à l’appeler vaccin ?

En cas de poursuites ,le Premier Ministre, le ministre de la santé et tous les officiels affiliés seront tenus pour responsable de fautes graves ayant entrainées la mort à autrui ?

L’absence de lucidité, l’exhibition des menaces au Congo-Brazzaville qui accompagnent cette opération induisent une série de questions qui alimentent la suspicion, confirment le mimétisme et l’amateurisme des autorités congolaises sur la gestion désastreuse de la crise du coronavirus au Congo.

Nous avons le sentiment sans verser dans les thèses complotistes, qu’il s’agit d’un essai vaccinal à grande échelle sur le sol Congolais avec l’assurance de ne pas subir les revers d’une population aux abonnés absente, dans l’incapacité manifeste de demander des comptes aux gouvernants, pays où règne une double paix celle des cimetières et des armes.

Les dons collectés au début de la pandémie se sont volatilisés, récupérés, distribués comme un butin de guerre, sans le moindre état d’âme par la mafia régnante au Congo, entrainant une immense frustration du personnel de la chaine médicale, marginalisée.

Le Congo est un petit pays d’environ 5 millions d’âmes, nous pensons qu’il est louable de faire l’économie des vies humaines perdues gratuitement, à cause des vaccins aux effets hasardeux qui rappelle l’escalade vaccinale qui rappelle le très contesté PASS-SANITAIRE en-cours en France.

J’ai dit

MOUSSI – MASSA