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Covid-19 : la France a dépassé le seuil des 100 000 morts

avril 15, 2021

300 personnes sont mortes du Covid-19 en France ce jeudi. Le pays rejoint la Grande-Bretagne et l’Italie, qui ont dépassé ce cap depuis plusieurs semaines.

En franchissant la barre symbolique des 100 000 morts, la France rejoint en Europe la Grande-Bretagne (127 000 morts) et l'Italie (115 000 morts), mais d'autres pays (Belgique, Portugal) ont une mortalite plus elevee par habitant.
En franchissant la barre symbolique des 100 000 morts, la France rejoint en Europe la Grande-Bretagne (127 000 morts) et l’Italie (115 000 morts), mais d’autres pays (Belgique, Portugal) ont une mortalité plus élevée par habitant.© LARA BALAIS / AFP

C’était un cap attendu mais redouté par Emmanuel Macron. La France a dépassé ce jeudi 15 avril le seuil des 100 000 morts du Covid-19 depuis le début de l’épidémie. 300 personnes sont décédées ce jeudi portant le bilan à plus de 100 000 victimes du virus. Malgré les efforts faits sur la vaccination, la troisième vague est rude et la perspective de rouvrir commerces et restaurants mi-mai devient incertaine. Avec plus de 5 900 malades en réanimation, au plus haut depuis le printemps 2020, « la troisième vague n’est pas derrière nous », avait prévenu Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement.

En franchissant cette barre symbolique, la France rejoint en Europe la Grande-Bretagne (127 000 morts) et l’Italie (115 000 morts), mais d’autres pays (Belgique, Portugal) ont une mortalité plus élevée par habitant.

Malgré la violence de la première vague (près de 30 000 morts entre mi-mars et mi-mai 2020), la grande majorité des décès sont survenus depuis fin octobre (environ 65 000), conséquence d’une deuxième vague, puis d’une nouvelle forte reprise épidémique durant l’hiver, portée par le variant anglais, plus contagieux.

Avec Le Point par AFP

Inondations en Indonésie: au moins 44 personnes perdent la vie

avril 4, 2021

JAKARTA, Indonésie — Des glissements de terrain et des crues soudaines provoquées par des pluies torrentielles dans l’est de l’Indonésie ont tué au moins 44 personnes et entraîné le déplacement de milliers d’autres, a indiqué dimanche une agence de secours en cas de catastrophe. Plusieurs autres étaient toujours portées disparues.

© Fournis par La Presse Canadienne

De la boue provenant des collines environnantes a recouvert des dizaines de maisons dans le village de Lamenele, peu après minuit sur l’île de Florès dans la province de Nusa Tenggara. Les sauveteurs ont récupéré 38 corps et cinq blessés, a évoqué Lenny Ola, qui dirige l’agence locale de gestion des catastrophes.

Les corps de trois personnes ont été retrouvés après avoir été emportés par des inondations soudaines dans le village d’Oyang Bayang alors que 40 maisons ont été détruites, a-t-elle expliqué. Des centaines de personnes ont fui les maisons submergées, dont certaines ont été emportées par les eaux.

Les averses saisonnières provoquent de fréquents glissements de terrain et inondations, et tuent des dizaines de personnes chaque année en Indonésie.

Dans un autre village, Waiburak, trois personnes ont été tuées et sept sont toujours portées disparues lorsque des pluies nocturnes ont fait sortir des rivières de leur lit, envoyant de l’eau boueuse. Quatre personnes blessées étaient soignées dans une clinique de santé locale.

Des centaines de personnes ont été impliquées dans les efforts de sauvetage, mais la distribution de l’aide et des secours a été entravée par les coupures de courant, les routes bloquées et l’éloignement de la zone entourée par des eaux agitées et de hautes vagues, a détaillé le porte-parole de l’Agence nationale de gestion des catastrophes, Raditya Jati.

Les autorités collectaient toujours des informations sur l’ampleur des pertes et des dégâts dans les endroits touchés, a-t-il précisé.

Des photos publiées par l’agence montraient des sauveteurs, des policiers et des militaires emmenant les habitants dans des abris ainsi que des ponts coupés alors que les routes étaient couvertes de boue épaisse et de débris.

De graves inondations ont également été signalées à Bima, une ville de la province voisine, forçant près de 10 000 personnes à fuir, a indiqué M. Jati.

En janvier, 40 personnes sont mortes dans deux glissements de terrain dans la province de Java occidental.

– Par The Associated Press avec La Presse Canadienne

Mozambique: un nombre «important» de rebelles abattus à Palma

avril 4, 2021

Un nombre «important» de rebelles ont été abattus par les forces mozambicaines dans les opérations visant à reprendre la ville de Palma (nord-est), tombée aux mains de groupes djihadistes après une sanglante attaque le 24 mars, ont déclaré dimanche les militaires sur place. «Ce n’est pas encore terminé (…) mais un nombre important de terroristes ont été abattus», a déclaré devant les caméras de journalistes embarqués le commandant des opérations à Palma, Chongo Vidigal.

Il y a onze jours, des groupes armés ont attaqué la ville portuaire stratégique dans un raid soigneusement préparé, lancé à seulement quelques kilomètres d’un méga projet gazier de plusieurs milliards d’euros piloté par le groupe français Total. L’attaque, revendiquée par le groupe État islamique (EI) a tué officiellement des dizaines de civils, policiers et militaires. Le nombre réel de victimes n’est pas encore connu. Le groupe français Total a évacué le personnel de son site gazier sur la péninsule d’Afungi et le projet de plusieurs milliards d’euros est à l’arrêt complet.

Dans la ville ravagée de 75.000 habitants, dont les premières images depuis l’attaque ont été diffusées à la télévision locale, le responsable militaire a ajouté pouvoir sentir «l’odeur des cadavres des terroristes». Les images ont montré quelques corps gisant encore dans les rues, des maisons en ruines et des véhicules en cendres. Quelques civils aussi, récupérant de la nourriture.

Depuis plusieurs jours, les militaires tentent de reprendre Palma, tombée aux mains des rebelles dans la nuit du 26 au 27 mars après une attaque considérée comme la plus grande escalade depuis le début des violences il y a plus de trois ans. Des milliers de soldats ont été déployés mais depuis les premières attaques en 2017, les forces gouvernementales se sont montrées incapables de combattre efficacement les rebelles qui terrorisent la province pauvre du Cabo Delgado, frontalière de la Tanzanie. Désignés localement sous le nom d’Al-Shabab («les jeunes», en arabe), ils ont prêté allégeance au groupe EI.

Environ 11.000 personnes ont été déplacées par la dernière attaque, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Plus de 670.000 personnes avaient déjà été forcées à quitter leur foyer à cause des violences dans la région, selon l’Onu. L’ONG Acled recensait déjà 2.600 morts avant l’attaque de Palma, dont la moitié de civils.

Par Le Figaro avec AFP

Côte d’Ivoire : nouvelles attaques attribuées à des jihadistes à Kafolo et Tehini, près du Burkina Faso

mars 29, 2021
Un militaire ivoirien, à Abidjan en avril 2015. Photo d’illustration.

Une position militaire ivoirienne à Kafolo et un poste de gendarmerie à Tehini, près de la frontière avec le Burkina Faso, ont été la cible d’attaques ce lundi. Les services de sécurité ivoiriens soupçonnent les hommes de la katiba Macina, du jihadiste malien Amadou Kouffa.

L’attaque de Kafolo a été lancée aux premières heures de la journée de ce lundi 29 mars contre un poste avancé de l’armée de Kafolo, situé non loin de la frontière avec le Burkina Faso. Une autre attaque a été menée à peu près au même moment, visant cette fois un poste de gendarmerie à Kolobougou, dans le département de Téhini, plus à l’est le long de la frontière avec le Burkina.

Menées par un groupe armé encore non identifié, ces attaques ont fait au moins trois morts – dont deux soldats tués à Kafolo, et un gendarme tué à Kolobougou – et six blessés parmi les hommes des services de sécurité ivoiriens, qui sont cependant parvenus à repousser les assaillants dans les deux cas. Au moins trois d’entre eux ont été tués au cours des affrontements à Kafolo, selon un bilan encore provisoire délivré par une source de Jeune Afrique au sein des services de sécurité ivoiriens. Des armes, des véhicules et des équipements de communication ont été saisis.

« Ce sont les hommes d’Amadou Koufa »

Des renforts de militaires et de gendarmes ont été déployés dans la zone, où une opération de ratissage est en cours pour retrouver les assaillants qui ont pris la fuite. «  Il est clair que le mode opératoire est celui d’une attaque terroriste, confie notre source. Les premiers indices en notre possession montrent que ce sont les hommes de la katiba Macina, du chef terroriste malien Amadou Koufa. »À LIRE [Série] Terrorisme : de Kafolo à Tengrela, comment la Côte d’Ivoire fait face à la menace (2/4)

C’est la seconde fois en moins d’un an que Kafalo est la cible d’une attaque de ce type. Les forces de sécurité avaient déjà payé un lourd tribut lors de l’assaut mené dans la nuit du 10 au 11 juin dernier contre le poste mixte de la gendarmerie et de l’armée, qui avait fait douze morts et huit blessés. Première attaque d’envergure dans le nord de la Côte d’Ivoire, l’assaut contre le poste militaire de Kafalo avait fortement inquiété dans les milieux sécuritaires, entre préoccupations sur de possibles défaillances et interrogations sur la nécessité de revoir la stratégie face à la menace jihadiste.

Une trentaine de combattants et d’individus suspectés de liens avec des jihadistes avaient été arrêtés dans les jours et semaines suivant l’attaque. Parmi eux, notamment, le Burkinabè Sidibé Ali, dit « Sofiane », chef présumé de l’un des trois commandos à avoir mené l’assaut contre le poste mixte de Kafolo, dont l’arrestation avait été annoncée le 25 juin par le chef d’état-major des armées, le général Lassina Doumbia.

Les services de sécurité ivoiriens sont convaincus que l’attaque de ce lundi 29 mars a été, comme la précédente, perpétrée par les hommes de Sidibé Abdramani – alias « Hamza » -, l’un des lieutenants d’Amadou Koufa qui aurait été envoyé dans cette zone frontalière entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire il y a plus de deux ans, avec pour « mission » d’y installer la katiba Macina. Le groupe, affilié au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), cherche notamment à recruter de nouveaux combattants dans la région.

Avec Jeune Afrique par Baudelaire Mieu – à Abidjan

Le Myanmar pleure ses morts, des soldats tirent lors d’un enterrement

mars 28, 2021

Les forces de sécurité du Myanmar ont tiré dimanche à Bagon, près de Rangoon, lors de l’enterrement de l’un des manifestants tués samedi, lors de la journée la plus sanglante depuis le coup d’État du 1er février.

Des camions de police stationnés dans la rue à Bagon, près de Rangoon.

© SOPA Images/Getty Images Des camions de police stationnés dans la rue à Bagon, près de Rangoon.

Des témoins cités par Reuters ne font état d’aucune victime lors cet événement.

« Alors que nous chantions le chant de la révolution pour [la victime], les forces de sécurité sont arrivées et nous ont tiré dessus », a raconté Aye, qui assistait à l’enterrement de Thae Maung Maung, un étudiant de 20 ans abattu samedi.

« Les gens, y compris nous, se sont enfuis lorsqu’ils ont ouvert le feu », a-t-elle ajouté.

Mais deux personnes ont été tuées lors d’incidents distincts ailleurs dans le pays, ont indiqué d’autres témoins et des médias. Une personne a été tuée lorsque l’armée a ouvert le feu dans la nuit sur un groupe de manifestants près de Naypyidaw, selon Myanmar Now.

Les Birmans devaient revenir à nouveau dans la rue dimanche pour réclamer le retour à la démocratie et de nombreuses funérailles devaient avoir lieu à travers le pays.Des secouristes et des médecins s'occupent d'un manifestant qui a été blessé par balle à Rangoon lors de la journée la plus sanglante depuis le coup d'État du 1er février.

© /Getty Images Des secouristes et des médecins s’occupent d’un manifestant qui a été blessé par balle à Rangoon lors de la journée la plus sanglante depuis le coup d’État du 1er février.

Samedi, des soldats et des policiers ont tué plus d’une centaine de personnes, dont des enfants, lors de manifestations contre la junte.

Des médias ont indiqué que le nombre de morts a atteint 114 pour la seule journée de samedi tandis que l’ONU a avancé un bilan de 107 morts. Il s’agit de la journée la plus meurtrière depuis le coup d’État. Le nombre de civils tués depuis le 1er février serait de plus de 440.

La violence a éclaté dans tout le pays, l’armée utilisant des balles réelles dans plus de 40 cantons de neuf régions, y compris à Rangoon, la plus grande ville du pays, selon l’Association pour l’assistance aux prisonniers politiques (AAPP).

«Les forces de la junte ont tiré à l’arme automatique sur les zones résidentielles, tuant de nombreux civils, dont six enfants entre dix et seize ans», a déclaré l’AAPP. «Le fait que le régime militaire illégitime vise les enfants est un acte d’inhumanité grave».

Un homme se tient derrière une barricade lors d'une manifestation, à Rangoon le 27 mars 2021.

© /Reuters Un homme se tient derrière une barricade lors d’une manifestation, à Rangoon le 27 mars 2021.

Des chefs militaires condamnent le Myanmar

Le chef d’état-major du Canada par intérim Wayne Eyre a publié samedi soir une déclaration signée par les chefs de la défense des États-Unis, de l’Australie, du Danemark, de l’Allemagne, de la Grèce, de l’Italie, du Japon, des Pays-Bas, de la Nouvelle-Zélande, de Corée du sud et du Royaume-Uni. Tous y condamnent la violence des forces armées du Myanmar contre ses citoyens.

Le projet de déclaration ne condamne pas explicitement le coup d’État du 1er février, qui a renversé le gouvernement élu d’Aung San Suu Kyi, mais il affirme qu’«une armée professionnelle doit obéir à des normes de conduite internationales et doit protéger, et non blesser, la population qu’elle sert».

Le général Min Aung Hlaing a défendu le coup d'État du 1er février,dénonçant des irrégularités lors des élections de novembre.

© STRINGER/Reuters Le général Min Aung Hlaing a défendu le coup d’État du 1er février,dénonçant des irrégularités lors des élections de novembre.

Les chefs militaires des douze pays exhortent les forces armées du Myanmar «à cesser la violence et à s’efforcer de rétablir auprès du peuple du Myanmar le respect et la crédibilité qu’elles ont perdue par leurs actions».

Auparavant, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a condamné «dans les termes les plus forts» cette «tuerie».

Le secrétaire d’État américain Antony Blinken s’est dit «horrifié» par la «terreur» que font régner les militaires birmans. Son homologue britannique Dominic Raab a estimé que la junte avait franchi un «nouveau palier» dans la répression.

Plus de 100 personnes auraient été tuées lors des manifestations de samedi selon une ONG.

© STRINGER/Reuters Plus de 100 personnes auraient été tuées lors des manifestations de samedi selon une ONG.

Dans la soirée de samedi, au concours de beauté Miss Grand International à Bangkok, la candidate birmane, Han Lay, a plaidé pour la paix.

«Je suis profondément désolée pour toutes les personnes qui ont perdu la vie dans la rue», a-t-elle déclaré en larmes, dans un discours émouvant. «S’il vous plaît, aidez le Myanmar, nous avons besoin de votre secours international dès maintenant».

Avec CBC/Radio-Canada

Nigeria: sept villageois et trois soldats tués par des hommes armés

mars 17, 2021

Au moins dix personnes, dont trois militaires, ont été tuées mardi dans une attaque perpétrée par des hommes armés dans un village de l’État de Zamfara, dans le nord-ouest du Nigeria, ont indiqué mercredi 17 mars des habitants à l’AFP.

Les assaillants sont arrivés à moto et ont envahi le village de Kabasa, ouvrant le feu sur ses habitants. «Les bandits ont tué sept personnes dans le village», a déclaré Saminu Usman, habitant de Kabasa. Des soldats stationnés dans la localité voisine de Magami ont été déployés dans le village pour les affronter. «Trois soldats ont été tués dans ce combat avec les bandits», a ajouté Saminu Usman. Ce bilan a été confirmé à l’AFP par un deuxième habitant, Bube Badamasi.

Les autorités locales ont confirmé à l’AFP l’attaque, déplorant la perte de vies humaines, mais sans donner le nombre exact de victimes.

«Bandits»

Depuis une dizaine d’années, des groupes criminels, appelés «bandits» par les autorités, terrorisent les populations du nord-ouest et du centre du Nigeria. Ils attaquent des villages, volent du bétail et enlèvent sur les routes des personnalités locales ou des voyageurs contre rançon. Ils rayonnent depuis des camps situés dans la forêt de Rugu qui s’étend sur les États de Zamfara, Katsina, Kaduna ainsi que sur des parties du Niger. L’armée nigériane s’est déployée dans la région en 2016 et un accord de paix avec certains de ces hommes armés a été signé en 2019 mais les exactions se sont poursuivies.

Ces derniers mois, ces gangs – qui agissent a priori pour l’appât du gain et sans raison idéologique – ont multiplié les attaques visant des écoles, provoquant l’émoi dans le monde entier. Fin février, ils avaient enlevé 279 adolescentes dans leur école située dans l’État de Zamfara, avant de les libérer quatre jours plus tard. Jeudi encore, des hommes armés ont pris d’assaut un établissement scolaire, dans l’État de Kaduna, kidnappant 39 étudiants. Une opération militaire est toujours en cours pour les secourir.

Par Le Figaro avec AFP

Niger: des dizaines de morts dans des attaques près de la frontière malienne

mars 16, 2021

La région de Tillabéri, située à la frontière entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso, est régulièrement victime d’attaques terroristes. Ce mardi, des groupes armés ont pris pour cible des villageois qui rentraient d’un marché local.

Des dizaines de personnes ont été tuées ce lundi au Niger dans une série d’attaques menées par des hommes armés près de Banibangou, dans la région de Tillabéri (Ouest) proche du Mali, ont indiqué mardi 16 mars à l’AFP des sources sécuritaires et des villageois.

«Une des attaques a eu lieu hier (lundi) dans l’après-midi et a visé un véhicule transportant des passagers sur l’axe Banibangou-Chinégodar et il y a eu une vingtaine de tués», a indiqué à l’AFP un habitant d’un village joint au téléphone. D’autres attaques visant des villages ont été perpétrées dans la soirée de lundi, faisant «une trentaine de tués», selon une source sécuritaire.

«Ce sont des gens qui étaient venus au marché de Banibangou et qui se dirigeaient vers Chinégodar», a affirmé un autre villageois sans avancer de bilan. Un élu local et une source préfectorale ont assuré «être au courant d’attaques», mais sans pouvoir donner de bilan ni les circonstances de ces attaques. D’autres attaques ciblant des villages ont été perpétrées dans la soirée de lundi vers 18H00 locales (17H00 GMT) par «des bandits armés», faisant «une trentaine de tués», selon une source sécuritaire. Ces attaques n’ont pas été confirmées par le gouvernement dans l’immédiat.

La zone des «trois frontières», un territoire instable

Banibangou abrite un des plus importants marchés hebdomadaires de cette zone, à proximité de la frontière malienne. Située dans la zone dite des «trois frontières» entre Niger, Burkina et Mali, la région de Tillabéri est depuis des années le théâtre d’actions sanglantes de groupes djihadistes et demeure instable malgré d’importants efforts pour tenter de la sécuriser.

Le 2 janvier, 100 personnes avaient été tuées dans les attaques de deux villages de la commune de Mangaïzé située dans cette région, un des pires massacres de civils au Niger, entre les deux tours de l’élection présidentielle. Un an auparavant, le 9 janvier 2020, 89 soldats nigériens avaient été tués dans l’attaque du camp militaire de Chinégodar.

Et un mois plus tôt, le 10 décembre 2019, ce sont 71 soldats nigériens qui avaient péri dans une attaque à Inates, une autre localité de la région de Tillabéri. Ces deux attaques qui avaient traumatisé le pays avaient été revendiquées par des djihadistes affiliés au groupe État islamique (EI).

Par Le Figaro avec AFP

Explosions à Bata en Guinée équatoriale : Obiang lance un appel à la communauté internationale

mars 9, 2021
Des civils transportent l’une des victimes des explosions de Bata, le 7 mars 2021 en Guinée équatoriale.

Le bilan des explosions qui ont ravagé un camp militaire à Bata, dimanche 7 mars, ne cesse de s’alourdir. Le chef de l’État a ordonné une enquête et lancé « un appel à la communauté internationale à soutenir la Guinée équatoriale ».

Secouristes ou simples civils extirpant des corps de ruines encore fumantes, hommes transportant un cadavre dans un drap jaune au milieu d’un amas de morceaux de béton et de tôles, un civil déposant le corps inanimé d’un enfant sur le plateau d’un pick-up, blessés gisant à même le sol d’un hôpital… Les images de Bata, diffusées par la TVGE, la télévision d’État qui dépend du ministère de l’Information, ou filmées par des témoins et relayées sur les réseaux sociaux depuis dimanche, sont terribles.

Au moins 98 personnes tuées

La première explosion s’est produite en début d’après-midi, dimanche 7 mars, dans le camp militaire de Nkoa Ntoma, situé dans la capitale économique équato-guinéenne, bientôt suivie de trois autres détonations dans cette base qui abrite notamment les forces spéciales ainsi que des hommes de la gendarmerie.

NOUS N’AVONS PAS DORMI DE LA NUIT, DES MAISONS ONT CONTINUÉ DE BRÛLER TOUTE LA NUIT

Selon des témoignages recueillis par l’AFP, les bâtiments ont ensuite continué à brûler au cours de la nuit de dimanche à lundi. « Mon oncle, un officier du camp, vient de nous appeler pour dire qu’il avait retrouvé ce matin les corps de cinq membres de sa famille entièrement brûlés », a rapporté par téléphone un habitant de Bata sous couvert d’anonymat.

« Nous n’avons pas dormi de la nuit, des maisons ont continué de brûler toute la nuit et on entendait encore des petites détonations ; les habitants des quartiers situés dans un rayon de 2 à 4 km du lieu des explosions n’ont pas pu rentrer », a assuré Teodoro Nguema, un autre habitant de la ville.

Une enquête et un appel

Lundi, les opérations de sauvetage ont continué. De nombreux cadavres ont été sortis des décombres, mais aussi des survivants. Trois enfants âgés de 3 et 4 ans ont ainsi pu être extraits vivants des ruines d’habitations et transportés à l’hôpital, selon la TVGE.

Le bilan, encore provisoire, s’établissait  lundi à « 98 morts et 615 blessés », a annoncé le fils du chef de l’État, Teodoro Nguema Obiang Mangue – dit Téodorin – , vice-président en charge de la Défense et de la Sécurité. « Les dommages ne sont pas seulement physiques mais aussi psychologiques », a-t-il précisé.

JE LANCE UN APPEL À LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE ET AUX BIENFAITEURS NATIONAUX POUR QU’ILS SOUTIENNENT LA GUINÉE ÉQUATORIALE EN CES MOMENTS DIFFICILES

Le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo avait pour sa part, dans un premier communiqué, évoqué un « accident provoqué par la négligence de l’unité chargée de garder les dépôts de dynamite, d’explosifs et de munitions qui ont pris feu à cause des brûlis allumés dans leurs champs par les fermiers qui ont finalement fait exploser successivement ces dépôts ». Le ministère de la Défense a expliqué que ce sont des « munitions de gros calibre » qui ont explosé, provoquant une « des ondes de choc détruisant totalement de nombreuses maisons avoisinantes ».

Appel à la communauté internationale

« Compte tenu de l’ampleur des dommages occasionnés, encore provisoires, aux infrastructures officielles et privées, dont la réparation impliquera d’importantes ressources économiques, je lance un appel à la communauté internationale et aux bienfaiteurs nationaux pour qu’ils soutiennent la Guinée équatoriale en ces moments difficiles qui coïncident avec la crise économique résultant de la chute des prix du pétrole et de la pandémie de Covid-19 », a par ailleurs déclaré le chef de l’État.

Un appel auquel l’Espagne a d’ores et déjà répondu. Après un échange téléphonique avec son homologue équato-guinéen, Simeon Oyono Esono, Arancha Gonzalez, la ministre espagnole des Affaires étrangères, a annoncé l’envoi « immédiate » d’une cargaison d’aide humanitaire. Un premier avion a atterri à Malabo ce mardi 9 mars.

Par Jeune Afrique avec AFP

Covid-19: plus de 700.000 morts en Amérique latine

mars 8, 2021

La région est le second continent à atteindre ce seuil, après l’Europe le 25 janvier. Rapporté à sa population, le Mexique est le pays le plus touché.

Plus de 700.000 décès du Covid-19 ont été officiellement enregistrés en Amérique latine et Caraïbes depuis le début de la pandémie en décembre 2019, selon un comptage réalisé par l’AFP mardi à 02 heures du matin (heure de Paris) à partir de bilans fournis par les autorités de santé. Les 34 pays de la région totalisent 700.022 décès (pour 22.140.444 cas déclarés), derrière l’Europe (876.511) et devant les États-Unis/Canada (547.986) et l’Asie (259.925).

Après une légère accalmie à l’automne, lors de laquelle entre 1.500 et 1.700 décès quotidiens étaient enregistrés, le sous-continent a connu une accélération des contaminations et décès en décembre. Depuis mi-février, le nombre de morts quotidiens dans la région est redescendu sous la barre des 3.000 décès. La semaine dernière, 2.850 morts étaient recensés par jour en moyenne soit une hausse de 6% par rapport à la semaine précédente.

Le 31 octobre, l’Amérique latine et les Caraïbes recensaient plus de 400.000 morts au total. Le 29 décembre, 500.000. Alors que 59 jours s’étaient écoulés entre ces deux dates, le rythme s’est accéléré et seuls 35 jours ont passé jusqu’au 2 février, date à laquelle le total de 600.000 décès a été atteint dans la région. De nouveau 35 jours plus tard, le 8 mars, le seuil de 700.000 victimes est franchi. La région est le second continent à atteindre ce seuil, après l’Europe qui l’a franchi le 25 janvier.

Le Brésil et le Mexique concentrent deux tiers des décès de la région. Deuxième pays le plus endeuillé dans le monde après les États-Unis, le Brésil recense 266.398 morts pour plus de 11 millions de cas. Quant au Mexique, il en compte 190.604 pour plus de 2,1 millions d’infections recensées. Rapporté à la population, le pays le plus touché par la pandémie de Covid-19 est le Mexique avec 148 morts pour 100.000 habitants, suivi par le Pérou (145) et le Panama (137), puis le Brésil (125) et la Colombie (119).

Au niveau mondial, près de 117 millions de malades du Covid-19 ont été recensés, dont près de 2,26 millions de morts depuis le début de l’épidémie en décembre 2019.

Par Le Figaro avec AFP

Canada: La communauté musulmane pleure les 3 étudiants morts dans un accident jeudi

février 19, 2021

Al Numan Aditta, Aranoor Azad Chowdhury, Risul Badhon sont morts jeudi dans un accident de voiture près d’Arborg, à 115 km au nord de Winnipeg. Leurs amis et la communauté musulmane sont en deuil.

Al Numan Aditta, Aranoor Azad Chowdhury et Risul Badhon ont perdu la vie dans un accident de voiture après un voyage pour voir les aurores boréales.

© Aranoor Azad Chowdhury/Al Numan Aditta/Risul Badhon/Facebook Al Numan Aditta, Aranoor Azad Chowdhury et Risul Badhon ont perdu la vie dans un accident de voiture après un voyage pour voir les aurores boréales.

Les trois étudiants revenaient d’une excursion pour voir les aurores boréales lorsqu’ils ont percuté un véhicule roulant vers le nord. La collision a eu lieu aux environs de 6 h 30, selon la Gendarmerie royale du Manitoba (GRC).

Au volant de l’autre voiture, une femme de 53 ans a été envoyée à l’hôpital de Winnipeg pour des blessures graves, mais qui ne mettent pas sa vie en danger.

Les trois étudiants originaires du Bangladesh ont été déclarés morts sur les lieux. La collision fait toujours l’objet d’une enquête, mais la piste de l’alcool a été écartée, selon la GRC.

«Ils faisaient partie des meilleures personnes que j’aie jamais rencontrées. De vrais mentors», a déclaré leur ami, Fardeen Zareef.

Les trois amis suivaient des cours à l’Université du Manitoba.

Fardeen Zareef raconte que Aranoor Azad Chowdhury étudiait les statistiques et qu’il était toujours très positif. Il décrit Risul Badhon comme un étudiant sérieux et assidu en troisième année de comptabilité. «Al Numan Aditta était un amour, il étudiait l’agriculture», a-t-il confié.

Fardeen Zareef avait rencontré les trois jeunes en 2018. «Au fil du temps, ils sont devenus mes amis les plus proches, presque comme des frères pour moi et pour la communauté musulmane, a-t-il expliqué. Tout le monde les connaissait et nous sommes tous en deuil».

Fardeen Zareef et ses amis, de gauche à droite, Risul Badhon, Al Numan Aditta et Aranoor Azad Chowdhury, avaient prévu d'obtenir leur diplôme ensemble au printemps.

© Gracieuseté de Fardeen Zareef Fardeen Zareef et ses amis, de gauche à droite, Risul Badhon, Al Numan Aditta et Aranoor Azad Chowdhury, avaient prévu d’obtenir leur diplôme ensemble au printemps.

Le président de l’Association des étudiants musulmans de l’Université du Manitoba, Abdul Ahad, raconte que la nouvelle de l’accident a été annoncée à 10 h 30 et que les familles ont été immédiatement contactées.

«Il leur a fallu un peu de temps pour comprendre la situation, car c’est inconcevable pour les proches, et au Bangladesh c’était la nuit», a-t-il déclaré.

L’Association islamique du Manitoba s’occupe des arrangements funéraires et offre du soutien et des conseils en cas de deuil.

L’Association des étudiants musulmans de l’Université du Manitoba envisage d’organiser une cérémonie de commémoration pour les trois jeunes et plusieurs autres étudiants décédés récemment.

Abdul Ahad explique également que l’association s’entretiendra avec l’administration universitaire vendredi pour discuter de l’organisation d’une veillée.

Radio-Canada avec les informations de Nicholas Frew/CBC