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Niger: des dizaines de morts dans des attaques près de la frontière malienne

mars 16, 2021

La région de Tillabéri, située à la frontière entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso, est régulièrement victime d’attaques terroristes. Ce mardi, des groupes armés ont pris pour cible des villageois qui rentraient d’un marché local.

Des dizaines de personnes ont été tuées ce lundi au Niger dans une série d’attaques menées par des hommes armés près de Banibangou, dans la région de Tillabéri (Ouest) proche du Mali, ont indiqué mardi 16 mars à l’AFP des sources sécuritaires et des villageois.

«Une des attaques a eu lieu hier (lundi) dans l’après-midi et a visé un véhicule transportant des passagers sur l’axe Banibangou-Chinégodar et il y a eu une vingtaine de tués», a indiqué à l’AFP un habitant d’un village joint au téléphone. D’autres attaques visant des villages ont été perpétrées dans la soirée de lundi, faisant «une trentaine de tués», selon une source sécuritaire.

«Ce sont des gens qui étaient venus au marché de Banibangou et qui se dirigeaient vers Chinégodar», a affirmé un autre villageois sans avancer de bilan. Un élu local et une source préfectorale ont assuré «être au courant d’attaques», mais sans pouvoir donner de bilan ni les circonstances de ces attaques. D’autres attaques ciblant des villages ont été perpétrées dans la soirée de lundi vers 18H00 locales (17H00 GMT) par «des bandits armés», faisant «une trentaine de tués», selon une source sécuritaire. Ces attaques n’ont pas été confirmées par le gouvernement dans l’immédiat.

La zone des «trois frontières», un territoire instable

Banibangou abrite un des plus importants marchés hebdomadaires de cette zone, à proximité de la frontière malienne. Située dans la zone dite des «trois frontières» entre Niger, Burkina et Mali, la région de Tillabéri est depuis des années le théâtre d’actions sanglantes de groupes djihadistes et demeure instable malgré d’importants efforts pour tenter de la sécuriser.

Le 2 janvier, 100 personnes avaient été tuées dans les attaques de deux villages de la commune de Mangaïzé située dans cette région, un des pires massacres de civils au Niger, entre les deux tours de l’élection présidentielle. Un an auparavant, le 9 janvier 2020, 89 soldats nigériens avaient été tués dans l’attaque du camp militaire de Chinégodar.

Et un mois plus tôt, le 10 décembre 2019, ce sont 71 soldats nigériens qui avaient péri dans une attaque à Inates, une autre localité de la région de Tillabéri. Ces deux attaques qui avaient traumatisé le pays avaient été revendiquées par des djihadistes affiliés au groupe État islamique (EI).

Par Le Figaro avec AFP

Explosions à Bata en Guinée équatoriale : Obiang lance un appel à la communauté internationale

mars 9, 2021
Des civils transportent l’une des victimes des explosions de Bata, le 7 mars 2021 en Guinée équatoriale.

Le bilan des explosions qui ont ravagé un camp militaire à Bata, dimanche 7 mars, ne cesse de s’alourdir. Le chef de l’État a ordonné une enquête et lancé « un appel à la communauté internationale à soutenir la Guinée équatoriale ».

Secouristes ou simples civils extirpant des corps de ruines encore fumantes, hommes transportant un cadavre dans un drap jaune au milieu d’un amas de morceaux de béton et de tôles, un civil déposant le corps inanimé d’un enfant sur le plateau d’un pick-up, blessés gisant à même le sol d’un hôpital… Les images de Bata, diffusées par la TVGE, la télévision d’État qui dépend du ministère de l’Information, ou filmées par des témoins et relayées sur les réseaux sociaux depuis dimanche, sont terribles.

Au moins 98 personnes tuées

La première explosion s’est produite en début d’après-midi, dimanche 7 mars, dans le camp militaire de Nkoa Ntoma, situé dans la capitale économique équato-guinéenne, bientôt suivie de trois autres détonations dans cette base qui abrite notamment les forces spéciales ainsi que des hommes de la gendarmerie.

NOUS N’AVONS PAS DORMI DE LA NUIT, DES MAISONS ONT CONTINUÉ DE BRÛLER TOUTE LA NUIT

Selon des témoignages recueillis par l’AFP, les bâtiments ont ensuite continué à brûler au cours de la nuit de dimanche à lundi. « Mon oncle, un officier du camp, vient de nous appeler pour dire qu’il avait retrouvé ce matin les corps de cinq membres de sa famille entièrement brûlés », a rapporté par téléphone un habitant de Bata sous couvert d’anonymat.

« Nous n’avons pas dormi de la nuit, des maisons ont continué de brûler toute la nuit et on entendait encore des petites détonations ; les habitants des quartiers situés dans un rayon de 2 à 4 km du lieu des explosions n’ont pas pu rentrer », a assuré Teodoro Nguema, un autre habitant de la ville.

Une enquête et un appel

Lundi, les opérations de sauvetage ont continué. De nombreux cadavres ont été sortis des décombres, mais aussi des survivants. Trois enfants âgés de 3 et 4 ans ont ainsi pu être extraits vivants des ruines d’habitations et transportés à l’hôpital, selon la TVGE.

Le bilan, encore provisoire, s’établissait  lundi à « 98 morts et 615 blessés », a annoncé le fils du chef de l’État, Teodoro Nguema Obiang Mangue – dit Téodorin – , vice-président en charge de la Défense et de la Sécurité. « Les dommages ne sont pas seulement physiques mais aussi psychologiques », a-t-il précisé.

JE LANCE UN APPEL À LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE ET AUX BIENFAITEURS NATIONAUX POUR QU’ILS SOUTIENNENT LA GUINÉE ÉQUATORIALE EN CES MOMENTS DIFFICILES

Le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo avait pour sa part, dans un premier communiqué, évoqué un « accident provoqué par la négligence de l’unité chargée de garder les dépôts de dynamite, d’explosifs et de munitions qui ont pris feu à cause des brûlis allumés dans leurs champs par les fermiers qui ont finalement fait exploser successivement ces dépôts ». Le ministère de la Défense a expliqué que ce sont des « munitions de gros calibre » qui ont explosé, provoquant une « des ondes de choc détruisant totalement de nombreuses maisons avoisinantes ».

Appel à la communauté internationale

« Compte tenu de l’ampleur des dommages occasionnés, encore provisoires, aux infrastructures officielles et privées, dont la réparation impliquera d’importantes ressources économiques, je lance un appel à la communauté internationale et aux bienfaiteurs nationaux pour qu’ils soutiennent la Guinée équatoriale en ces moments difficiles qui coïncident avec la crise économique résultant de la chute des prix du pétrole et de la pandémie de Covid-19 », a par ailleurs déclaré le chef de l’État.

Un appel auquel l’Espagne a d’ores et déjà répondu. Après un échange téléphonique avec son homologue équato-guinéen, Simeon Oyono Esono, Arancha Gonzalez, la ministre espagnole des Affaires étrangères, a annoncé l’envoi « immédiate » d’une cargaison d’aide humanitaire. Un premier avion a atterri à Malabo ce mardi 9 mars.

Par Jeune Afrique avec AFP

Covid-19: plus de 700.000 morts en Amérique latine

mars 8, 2021

La région est le second continent à atteindre ce seuil, après l’Europe le 25 janvier. Rapporté à sa population, le Mexique est le pays le plus touché.

Plus de 700.000 décès du Covid-19 ont été officiellement enregistrés en Amérique latine et Caraïbes depuis le début de la pandémie en décembre 2019, selon un comptage réalisé par l’AFP mardi à 02 heures du matin (heure de Paris) à partir de bilans fournis par les autorités de santé. Les 34 pays de la région totalisent 700.022 décès (pour 22.140.444 cas déclarés), derrière l’Europe (876.511) et devant les États-Unis/Canada (547.986) et l’Asie (259.925).

Après une légère accalmie à l’automne, lors de laquelle entre 1.500 et 1.700 décès quotidiens étaient enregistrés, le sous-continent a connu une accélération des contaminations et décès en décembre. Depuis mi-février, le nombre de morts quotidiens dans la région est redescendu sous la barre des 3.000 décès. La semaine dernière, 2.850 morts étaient recensés par jour en moyenne soit une hausse de 6% par rapport à la semaine précédente.

Le 31 octobre, l’Amérique latine et les Caraïbes recensaient plus de 400.000 morts au total. Le 29 décembre, 500.000. Alors que 59 jours s’étaient écoulés entre ces deux dates, le rythme s’est accéléré et seuls 35 jours ont passé jusqu’au 2 février, date à laquelle le total de 600.000 décès a été atteint dans la région. De nouveau 35 jours plus tard, le 8 mars, le seuil de 700.000 victimes est franchi. La région est le second continent à atteindre ce seuil, après l’Europe qui l’a franchi le 25 janvier.

Le Brésil et le Mexique concentrent deux tiers des décès de la région. Deuxième pays le plus endeuillé dans le monde après les États-Unis, le Brésil recense 266.398 morts pour plus de 11 millions de cas. Quant au Mexique, il en compte 190.604 pour plus de 2,1 millions d’infections recensées. Rapporté à la population, le pays le plus touché par la pandémie de Covid-19 est le Mexique avec 148 morts pour 100.000 habitants, suivi par le Pérou (145) et le Panama (137), puis le Brésil (125) et la Colombie (119).

Au niveau mondial, près de 117 millions de malades du Covid-19 ont été recensés, dont près de 2,26 millions de morts depuis le début de l’épidémie en décembre 2019.

Par Le Figaro avec AFP

Canada: La communauté musulmane pleure les 3 étudiants morts dans un accident jeudi

février 19, 2021

Al Numan Aditta, Aranoor Azad Chowdhury, Risul Badhon sont morts jeudi dans un accident de voiture près d’Arborg, à 115 km au nord de Winnipeg. Leurs amis et la communauté musulmane sont en deuil.

Al Numan Aditta, Aranoor Azad Chowdhury et Risul Badhon ont perdu la vie dans un accident de voiture après un voyage pour voir les aurores boréales.

© Aranoor Azad Chowdhury/Al Numan Aditta/Risul Badhon/Facebook Al Numan Aditta, Aranoor Azad Chowdhury et Risul Badhon ont perdu la vie dans un accident de voiture après un voyage pour voir les aurores boréales.

Les trois étudiants revenaient d’une excursion pour voir les aurores boréales lorsqu’ils ont percuté un véhicule roulant vers le nord. La collision a eu lieu aux environs de 6 h 30, selon la Gendarmerie royale du Manitoba (GRC).

Au volant de l’autre voiture, une femme de 53 ans a été envoyée à l’hôpital de Winnipeg pour des blessures graves, mais qui ne mettent pas sa vie en danger.

Les trois étudiants originaires du Bangladesh ont été déclarés morts sur les lieux. La collision fait toujours l’objet d’une enquête, mais la piste de l’alcool a été écartée, selon la GRC.

«Ils faisaient partie des meilleures personnes que j’aie jamais rencontrées. De vrais mentors», a déclaré leur ami, Fardeen Zareef.

Les trois amis suivaient des cours à l’Université du Manitoba.

Fardeen Zareef raconte que Aranoor Azad Chowdhury étudiait les statistiques et qu’il était toujours très positif. Il décrit Risul Badhon comme un étudiant sérieux et assidu en troisième année de comptabilité. «Al Numan Aditta était un amour, il étudiait l’agriculture», a-t-il confié.

Fardeen Zareef avait rencontré les trois jeunes en 2018. «Au fil du temps, ils sont devenus mes amis les plus proches, presque comme des frères pour moi et pour la communauté musulmane, a-t-il expliqué. Tout le monde les connaissait et nous sommes tous en deuil».

Fardeen Zareef et ses amis, de gauche à droite, Risul Badhon, Al Numan Aditta et Aranoor Azad Chowdhury, avaient prévu d'obtenir leur diplôme ensemble au printemps.

© Gracieuseté de Fardeen Zareef Fardeen Zareef et ses amis, de gauche à droite, Risul Badhon, Al Numan Aditta et Aranoor Azad Chowdhury, avaient prévu d’obtenir leur diplôme ensemble au printemps.

Le président de l’Association des étudiants musulmans de l’Université du Manitoba, Abdul Ahad, raconte que la nouvelle de l’accident a été annoncée à 10 h 30 et que les familles ont été immédiatement contactées.

«Il leur a fallu un peu de temps pour comprendre la situation, car c’est inconcevable pour les proches, et au Bangladesh c’était la nuit», a-t-il déclaré.

L’Association islamique du Manitoba s’occupe des arrangements funéraires et offre du soutien et des conseils en cas de deuil.

L’Association des étudiants musulmans de l’Université du Manitoba envisage d’organiser une cérémonie de commémoration pour les trois jeunes et plusieurs autres étudiants décédés récemment.

Abdul Ahad explique également que l’association s’entretiendra avec l’administration universitaire vendredi pour discuter de l’organisation d’une veillée.

Radio-Canada avec les informations de Nicholas Frew/CBC

Le mauvais temps fait plusieurs morts aux États-Unis

février 16, 2021

 

© Fournis par La Presse Canadienne

Au moins trois personnes ont été tuées quand une tornade a frappé une petite ville de la Caroline du Nord dans la nuit de lundi à mardi. La tragédie s’est produite près de la ville de Grissettown, dans le comté de Brunswick.

La tornade a détruit des maisons, arraché des lignes électriques et brisé des arbres. Des milliers de personnes sont privées de courant, selon la presse locale.

Le shérif du comté de Brunswick, John Ingram, a déclaré lors d’un point de presse tôt mardi matin n’avoir jamais rien vu de tel. Il a ajouté que le retour à la normale n’est pas pour demain.

Les responsables des opérations de secours ont indiqué que des gens sont prisonniers chez eux. La recherche de personnes disparues est commencée, a dit M. Ingram, et s’accélérera avec la levée du jour. Il a demandé à la population d’éviter les secteurs sinistrés pour faciliter le travail des secouristes.

Ailleurs, quelque quatre millions d’abonnés demeuraient privés d’électricité mardi au Texas, où le mercure a plongé à environ – 15 degrés Celsius pendant la nuit. Plus de 250 000 personnes étaient aussi sans électricité dans la région de l’Appalachia. Un nombre similaire d’abonnés demeurent dans le noir après une tempête de verglas dans le nord-ouest de l’Oregon.

À Houston, une femme et une fille semblent s’être mortellement intoxiquées au monoxyde de carbone quand elles ont laissé tourner le moteur d’une voiture dans le garage d’une maison privée d’électricité, selon la police.

– Par The Associated Press avec La Presse Canadienne

Une tempête de neige sème le chaos en Espagne et fait trois morts

janvier 9, 2021

La tempête de neige qui frappe l’Espagne depuis 36 heures a fait trois morts samedi, et continue de paralyser une partie du pays, en particulier la capitale Madrid, avec peu d’espoir d’amélioration dans l’immédiat.

Des pompiers poussent une voiture bloquée par la tempête de neige à Madrid, le 9 janvier 2021

© OSCAR DEL POZO Des pompiers poussent une voiture bloquée par la tempête de neige à Madrid, le 9 janvier 2021

Le centre du pays, en alerte maximale, est en proie à de violentes bourrasques chargées de flocons de neige qui s’abattent sans discontinuer et sèment le désordre.

Les axes routiers, ferroviaires et aériens ont tous été coupés et les autorités demandent à la population de rester chez elle. 

« Evitons les déplacements et suivons les indications des services d’urgence. Faisons preuve de la plus grande vigilance face à la tempête Filomena », a tweeté le Premier ministre Pedro Sanchez.

« Si, malgré les conditions météorologiques extrêmement difficiles, le nombre des incidents est relativement limité, nous déplorons tout de même la mort de trois personnes », a déclaré le ministre de l’Intérieur au cours d’une conférence de presse.

La statue de Philippe III couverte de neige sur la Plaza Mayor à Madrid le 9 janvier 2021

© Gabriel BOUYS La statue de Philippe III couverte de neige sur la Plaza Mayor à Madrid le 9 janvier 2021

L’une de ces victimes est un homme retrouvé enseveli sous la neige à Zarzalejo, au nord-ouest de Madrid, a précisé son ministère.

Fernando Grande-Marlaska a demandé à la population de « reporter tout déplacement par la route », tandis que les secours et les chasses-neiges de l’armée ont dégagé 1.500 automobilistes pris au piège.

Le ministre a insisté sur le fait que « les chutes de neige allaient devenir glacées » dans les prochains jours, des températures en dessous de -10 degrés étant en effet prévues la semaine prochaine.

Selon le dernier bulletin des services métrologiques, cette vague de froid va durer jusque jeudi.

Arbres au sol sous l’effet de la neige et du vent, voitures abandonnées et trottoirs impraticables : à Madrid, recouverte par un manteau neigeux inédit depuis un demi-siècle, des habitants ont sorti leurs skis comme sur la célèbre place de la Puerta del Sol ou même un traîneau tiré par cinq chiens, selon les images prises par l’AFP ou mises en ligne sur les réseaux sociaux.

Boule de neige géante à Madrid le 9 janvier 2021

© Gabriel BOUYS Boule de neige géante à Madrid le 9 janvier 2021

– Madrid paralysée –

Dans la capitale, « la situation est d’une extrême gravité », a mis en garde son maire José Luis Martinez-Almeida sur Twitter, en appelant les habitants à ne pas sortir de chez eux.

« Nous travaillons à dégager les accès aux hôpitaux le plus rapidement possible mais cela est franchement compliqué tant qu’il neige », a déclaré à la chaîne de télévision La Sexta l’édile. 

Tous les établissements scolaires, des écoles maternelles aux universités, resteront fermés lundi et mardi, a annoncé la présidente de la région Isabel Diaz Ayuso « en attendant de voir l’évolution » de la situation.

Un skieur à Madrid, le 9 janvier 2021

© Gabriel BOUYS Un skieur à Madrid, le 9 janvier 2021

Les parcs y sont fermés, les bus publics suspendus tout comme la collecte des ordures.

L’aéroport international Madrid-Barajas, fermé depuis vendredi soir, va garder portes closes samedi pour des « raisons de sécurité ». Une trentaine de vols ont déjà été annulés vendredi et presque autant obligés d’atterrir ailleurs.

Arrivée à l’aéroport vendredi à 17H00, Covadonga Solares, 24 ans, a raconté à l’AFPTV être montée à bord de son avion et y être restée « 3h30 sans informations » en attendant que la piste soit déneigée. La jeune femme et tous les autres passagers du vol ont finalement été ramenés à l’intérieur de l’aéroport où ils ont dormi « sur les tapis roulants et les comptoirs » du terminal.

– Matches annulés –

Le match du championnat de football espagnol de l’Atletico Madrid face à Bilbao a été reporté sine die, l’avion qui transportait les joueurs de l’équipe basque n’ayant pas pu atterrir.

Le match de handball Espagne-Croatie prévu samedi à 18H00 à Madrid a également été annulé, a indiqué la fédération espagnole.

Tous les trains à destination ou en provenance de Madrid ont été annulés, a fait savoir la compagnie ferroviaire nationale Renfe, et deux lignes du métro ont vu une partie de leur trafic interrompu dans la capitale.

Outre Madrid, l’Aragon, la région de Valence, celle de Castille-La Manche et la Catalogne ont été les zones les plus touchées par cette tempête due à une interaction entre un flux d’air très humide et relativement doux arrivant du sud-est et une masse d’air très froid.

Dimanche, les chutes de neige devraient se déplacer vers le nord de l’Espagne.

Patricia Manzanares, une automobiliste, a raconté à la télévision nationale être bloquée depuis « 15 heures », sans nourriture, sur l’autoroute M-40 dans la région de Madrid. 

« J’y suis depuis 19h hier soir, nous sommes beaucoup dans ce cas, il y a 60 cm de neige et nous allons bientôt ne plus avoir d’essence (pour faire fonctionner le chauffage dans la voiture) », a-t-elle dit.

Avec AFP par vid-mig/oaa

Côte d’Ivoire : attaque meurtrière contre des militaires près de la frontière avec le Burkina

décembre 31, 2020
Des soldats des forces spéciales ivoiriennes, lors d’un défilé militaire en 2015 (illustration).

Un soldat ivoirien a été tué dans une attaque menée par un groupe armé non identifié à Koguienou, dans le nord-ouest du pays.

Deux éléments isolés des Forces de défense et de sécurité ivoiriennes (FDS), qui étaient en patrouille à moto, ont été la cible d’une attaque, dans la nuit du mercredi 30 au jeudi 31 décembre. Les militaires ont essuyé des tirs alors qu’ils se trouvaient à 4 kilomètres du poste frontière de Koguienou, dans le département de Doropo, dans le nord du pays.

Des « coupeurs de route » ?

L’attaque s’est produite dans une zone agricole. Les soldats patrouillaient dans un champ d’ancarde sur les pistes habituellement empruntées par les trafiquants qui font de la contrebande entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso.

« Il semble que ce soit des coupeurs de route qui ont ouvert le feu sur ces éléments des FDS qui étaient alors isolés, a précisé à Jeune Afrique une source sécuritaire sous couvert d’anonymat. Aucun poste frontière n’a été attaqué. »

Un « ratissage de la zone » est en cours et une enquête a été ouverte, a affirmé la même source, qui précise que la piste terroriste n’est, pour l’heure, pas la thèse privilégiée. En cette période de fêtes de fin d’année, une recrudescence de la criminalité transfrontalière est en revanche redoutée par les autorités des deux pays.

Le spectre de Kafolo

Cette région frontalière fait cependant l’objet d’une surveillance particulière de la part des autorités ivoiriennes et burkinabè, en particulier depuis l’attaque, dans la nuit du mercredi 10 au jeudi 11 juin, de la base militaire de Kafolo, située à une soixantaine de kilomètres à l’ouest.

Si elle n’a jamais été formellement revendiquée, cette attaque – qui avait fait 12 morts et 8 blessés, dont deux graves, chez les militaires ivoiriens – , aurait été menée par des jihadistes en représailles à l’opération « Comoé », conduite du 11 au 24 mai, qui avait abouti à la destruction de plusieurs de leurs bases mobiles situées en territoire ivoirien.

Par Baudelaire Mieu

Centrafrique : un humanitaire de MSF tué, des locaux de la Croix-Rouge saccagés

décembre 30, 2020

Les ONG Médecins sans frontières, dont l’un des employés a été tué, et le Comité international de la Croix rouge (CICR), ont dénoncé mercredi «la nouvelle vague de violence» et les combats qui se poursuivent en Centrafrique après les élections présidentielle et législatives de dimanche.

Un humanitaire de MSF est mort après l’attaque lundi d’un camion de transport public à Grimari, près de Bambari, la quatrième ville du pays située à quelque 380km au nord-est de Bangui, qui avait été prise temporairement la semaine dernière par des rebelles lors d’une offensive visant à perturber le processus électoral.

«Notre collègue n’était pas en service et avait emprunté ce camion de transport public pour se rendre de Bambari à Bangui quand la fusillade a éclaté», a déclaré mercredi l’ONG dans un communiqué. «Il y a eu 19 blessés et 3 morts», a précisé à l’AFP Emmanuel Lampaert, chef de mission de MSF en Centrafrique. Dans la soirée du 27 décembre, les locaux du CICR à Bouar, dans l’ouest du pays, ont également été saccagés par des hommes armés qui ont aussi blessé trois employés de la sécurité.

«Nous sommes choqués, c’est une attaque violente avec utilisation d’armes à feu», s’est indigné auprès de l’AFP Taoffic Touré, le coordinateur communication du CICR en Centrafrique. «Ces incidents surviennent alors que les conditions de sécurité se sont fortement dégradées depuis quelques semaines à la suite d’affrontements entre groupes armés et forces étatiques», a précisé l’ONG dans un communiqué.

Les deux organisations ont tenu à rappeler que les humanitaires ne devaient pas être pris pour cible des combats entre les rebelles et les forces du gouvernement, suppléées par des renforts venus du Rwanda et de Russie.

La Centrafrique a été ravagée par la guerre civile après qu’une coalition de groupes armés à dominante musulmane, la Séléka, a renversé le régime du président François Bozizé en 2013. Depuis 2018, la guerre a évolué en un conflit de basse intensité, où les groupes armés contrôlent les deux tiers du territoire et se disputent le contrôle des ressources du pays, tout en perpétrant régulièrement des exactions contre les populations civiles.La rédaction vous conseille.

Par Le Figaro avec AFP

Yémen: Attaque à l’aéroport d’Aden après l’arrivée du gouvernement d’union

décembre 30, 2020

ATTAQUE À L'AÉROPORT D'ADEN APRÈS L'ARRIVÉE DU GOUVERNEMENT D'UNION

© Reuters/FAWAZ SALMAN

ADEN/DUBAI (Reuters) – Au moins vingt personnes ont été tuées et des dizaines d’autres blessées mercredi dans une attaque à l’aéroport d’Aden peu après l’atterrissage d’un avion transportant des membres du nouveau gouvernement d’union en provenance d’Arabie saoudite.

Quelques heures après l’attaque, une deuxième explosion a été entendue près du palais présidentiel d’Aden où les membres du cabinet, dont le Premier ministre Maïn Abdelmalek Saïd, ainsi que l’ambassadeur saoudien au Yémen Mohammad al-Jaber, avaient été mis à l’abri.

« Nous et les membres du gouvernement sommes à Aden, dans la capitale temporaire, et nous sommes sains et saufs », a tweeté Maïn Abdelmalek Saïd.

Lors de la première attaque, de fortes explosions et des coups de feu ont été entendus et trois obus de mortier ont atterri sur le hall de l’aéroport, a-t-on appris de source proche des services de sécurité.

Le bilan a été fourni par un représentant des services de santé yéménites, Mohamed Robeïd, qui a également fait état de 50 blessés. L’ONG Médecins sans Frontières (MSF) a déclaré que 17 personnes avaient été soignées pour des blessures dans son hôpital d’Aden.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a par ailleurs annoncé qu’un de ses membres avait été tué lors de l’attaque de l’aéroport, ajoutant que deux de ses membres étaient encore portés disparus et trois autres avaient été blessés.

On ignore dans l’immédiat si la deuxième attaque a fait des victimes.

Aucune de ces deux opérations n’a été revendiquée.

Le nouveau cabinet d’union réunit le gouvernement du président Abd Rabbo Mansour Hadi et les séparatistes du sud. Il s’agit des deux principales formations yéménites alliées au Sud et soutenues par les Saoudiens, qui luttent contre le mouvement Houthi aligné sur l’Iran qui contrôle le nord.

La ville portuaire d’Aden, dans le sud du pays, est en proie à des violences en raison d’un clivage entre les séparatistes sudistes et le gouvernement de Hadi.

Le Conseil de transition du Sud (STC), qui cherche à obtenir l’indépendance du Yémen du Sud, a déclaré l’autonomie d’Aden au début de l’année, déclenchant de violents affrontements.

La coalition menée sous l’égide de l’Arabie saoudite a annoncé au début du mois la formation d’un nouveau gouvernement d’union incluant les séparatistes.

« Cet acte de violence inacceptable nous rappelle de manière tragique l’importance de ramener au plus vite la paix au Yémen », a commenté l’émissaire de l’Onu pour le Yémen, Martin Griffiths.

Avec Reuters par (Mohammed Mukhashaf avec le bureau d’Aden et Raya Jalabi à Dubaï; version française Kate Entringer et Camille Raynaud, édité par Blandine Hénault et Henri-Pierre André

Au moins 110 civils tués dans une attaque jihadiste au Nigeria

novembre 29, 2020
Les funérailles des personnes tuées dans une attaque à Zaabarmar, au Nigeria, le 29 novembre 2020.

Au moins 110 civils ont été tués samedi par des membres présumés de Boko Haram dans un village du nord-est du Nigeria, selon un bilan des Nations unies, ce qui en fait une des attaque les plus meurtrières dans cette région, en proie à une sanglante insurrection jihadiste.

L’attaque s’est déroulée le jour des élections locales dans cet État, les premières organisées depuis le début de l’insurrection de Boko Haram en 2009. Depuis cette date, on dénombre plus de 36 000 tués et plus de deux millions de personnes ont dû fuir leur foyer.

« Le 28 novembre, en début d’après-midi, des hommes armés sont arrivés à moto et ont mené une attaque brutale sur des hommes et des femmes qui travaillaient dans des champs à Koshobe », a déclaré dimanche le coordinateur humanitaire de l’ONU au Nigeria, Edward Kallon.

« Au moins 110 civils ont été froidement tués, et de nombreux autres blessés dans cette attaque », a-t-il ajouté.

Le communiqué de l’ONU ne mentionne pas le groupe jihadiste Boko Haram, qui multiplie les attaques dans cette région depuis plus de dix ans et contrôle une partie du territoire.

L’attaque s’est produite dans une rizière située à moins de dix kilomètres de Maiduguri, la capitale de l’État du Borno, épicentre de l’insurrection islamiste. Le mois dernier, 22 agriculteurs avaient déjà été tués dans leurs champs, non loin de cette ville.

« Egorgés »

Samedi, le responsable d’un groupe d’autodéfense pro-gouvernemental avait fait état de 43 morts.

« Nous avons retrouvé 43 corps sans vie, tous ont été égorgés », avait déclaré Babakura Kolo. « C’est sans aucun doute l’oeuvre de Boko Haram qui opère dans la région et attaque fréquemment les agriculteurs ».

Les funérailles des personnes tuées dans une attaque à Zaabarmar, au Nigeria, le 29 novembre 2020.

Ces 43 premières victimes ont été enterrées dimanche dans le village voisin de Zabarmari, en présence du gouverneur de l’État du Borno, Babaganan Umara Zulum. Les recherches d’autres victimes dans ces eaux marécageuses et difficile d’accès se poursuivaient.

Le gouverneur avait affirmé dimanche que 70 agriculteurs avaient été tués, tout en prévenant que ce bilan pourrait s’alourdir dans les prochaines heures.

Figurent notamment parmi les victimes des dizaines d’ouvriers agricoles originaires de l’État de Sokoto, à environ 1 000 km à l’ouest, qui s’étaient rendus dans l’Etat de Borno pour trouver du travail dans les rizières.

Le président du Nigeria Muhammadu Buhari a « condamné » samedi soir « le meurtre de ces agriculteurs dévoués à leur travail par des terroristes « , dans un communiqué. « Le pays entier est blessé par ces assassinats insensés », a-t-il ajouté.

« Devoir de voter »

L’attaque est survenue le jour des élections des représentants et conseillers régionaux des 27 circonscriptions de l’État du Borno, un scrutin repoussé depuis 2008 pour des raisons de sécurité.

« C’est mon devoir de venir et de voter pour les représentants et les conseillers régionaux car ils sont les responsables de ma localité », avait témoigné samedi Bukar Amar, un déplacé du conflit qui a voté pour sa localité depuis le camp de Bakassi.

Depuis plusieurs mois, les autorités encouragent les personnes déplacées à retourner dans leur village, affirmant qu’il n’est plus possible financièrement de les prendre en charge, les déplacés – qui n’ont plus accès à leurs champs – dépendant presque entièrement de l’aide humanitaire pour survivre.

Un nombre important de déplacés ont ainsi regagné leurs villages, pourtant ravagés par les violences.

Par Jeune Afrique avec AFP