Posts Tagged ‘Morts’

RDC: deux morts dans des échanges de tirs à Bukavu

novembre 5, 2017

Bukavu (RD Congo) – Deux personnes ont été tuées dimanche dans des affrontements entre forces de sécurité et gardes d’un fonctionnaire déchu, qui a été remis aux autorités par la Mission des nations unies, à Bukavu dans l’est de la République démocratique du Congo.

« Le bilan est de deux morts et huit blessés dans les échanges des tirs entre les forces de l’ordre et la garde rapprochée de Abbas Kayonga », a déclaré sans plus de détaille à la presse le gouverneur du Sud-Kivu, Claude Nyamugabo.

Des coups de feu ont été entendus dans la matinée à Bukavu, capitale du Sud-Kivu, selon des habitants.

Coordonnateur de la cellule de lutte contre la fraude minière, M. Kayonga a été suspendu de ses fonctions le 2 novembre pour « manquement grave », selon un arrêté du gouverneur Nyamugabo.

« Après perquisition », nous avons découvert « une importante quantité d’armes et de munitions chez Abbas Kayonga. Nous avons capturé neuf de ses éléments après cette opération de services de sécurité », a déclaré le capitaine Kasereka.

« Après ma suspension, j’ai écrit au commandant du groupe de protection des institutions et autres personnalités du Sud-Kivu pour que les six policiers commis à ma garde restent à mes côtés par crainte de représailles de certains fraudeurs de minerais », qui seraient tenté de « se vengent contre moi », a affirmé à l’AFP M. Kayonga.

« J’ai répliqué à cette attaque qui a fait plusieurs blessés au sein des éléments commis à ma garde », a-t-il ajouté.

M. Kayonga qui s’était rendu à la Monusco « a été remis aux autorités judiciaires militaires avec 15 de ses éléments, en présence du gouverneur », a déclaré à l’AFP Florence Marchal, porte-parole de la Mission de l’ONU en RDC (Monusco).

Un peu plus tôt, le gouverneur Nyamugabo avait indiqué être « en négociation avec la Monusco » afin qu’elle permette à « la justice de faire son travail ».

Romandie.com avec(©AFP / 05 novembre 2017 15h19)                                            

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Mali: six morts dans une embuscade visant le président de la Haute cour de justice

novembre 1, 2017

 

Des soldats maliens dans la région de Mopti, dans le centre du pays, en 2012. © Francois Rihouay/AP/SIPA

Le convoi du député Abdrahamane Niang, président de la Haute cour de justice, a été la cible d’une embuscade mardi dans la région de Mopti, dans le centre du pays. Son chauffeur ainsi que cinq soldats ont été tués.

Le convoi a été ciblé mardi alors qu’il se trouvait entre les localités de Dia et de Diaffarabé, dans la région de Mopti (centre), selon une source militaire malienne citée par l’AFP. « Le député [Abdrahamane Niang] est sain et sauf, ainsi que son épouse et ses deux gardes du corps. Mais son chauffeur civil a été tué par les jihadistes », a précisé une source policière locale, interrogée depuis Bamako. Cinq militaires maliens, qui allaient porter assistance au député, ont été tués lorsque leur véhicule a sauté sur une mine.

Abdrahamane Niang, député de la région de Mopti, est également le président de la Haute cour de justice, une instance crée en mars 2014 dont la mission est de juger les chefs d’États et ministres soupçonnés de haute trahison ou de crimes au cours de leurs mandats. Sa création avait à l’origine en ligne de mire l’ancien président malien, Amadou Toumani Touré,  renversé par un coup d’État le 22 mars 2012 et actuellement réfugié au Sénégal.

Nouvelle aide financière pour le G5 Sahel

Cette attaque est intervenue alors que les États-Unis ont annoncé, mardi, l’attribution d’une aide financière de 60 millions de dollars aux pays du G5 Sahel (Mali, Niger, Mauritanie, Burkina Faso, Tchad) en vue de la création d’une force conjointe de lutte antiterroriste.

Mardi, également, le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a été reçu à l’Élysée par son homologue français. Emmanuel Macron a alors affirmé que « le succès de la force conjointe était une obligation collective » et s’est félicité de « quelques avancées symboliques notables depuis les combats cet été » dans le processus de paix au Mali.

Jeuneafrique.com avec AFP

New York: huit morts dans un « acte terroriste » à Manhattan

octobre 31, 2017

La police sur les lieux de l’accident impliquant un véhicule et des cyclistes, à New York, le 31 octobre 2017 / © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP / Andy Kiss

Le chauffeur d’une camionnette a fauché des cyclistes mardi dans le sud de Manhattan, faisant huit morts et au moins 11 blessés dans un acte qualifié de terrorisme par les autorités.

C’est la première fois depuis le 11 septembre 2001 qu’un attentat fait des morts à New York.

Plusieurs médias, dont le New York Post et le Daily News, ont indiqué que le chauffeur avait crié « Allah Akhbar » en sortant de son véhicule, mais aucun responsable n’a confirmé dans l’immédiat cette information.

« Sur la base des informations immédiatement disponibles, c’était un acte de terrorisme », a déclaré le maire démocrate Bill de Blasio lors d’une conférence de presse sur les lieux de l’attaque, au sud-ouest de Manhattan, en présence du chef de la police new-yorkaise et du gouverneur de l’Etat de New York.

« C’est une journée très difficile pour New York », a-t-il ajouté, en demandant aux New-Yorkais d’être plus vigilants que d’habitude et de signaler toute anomalie.

Le président Donald Trump a qualifié l’homme de « personne très malade et déséquiibrée » sur Twitter. « Les forces de l’ordre suivent cela de près: PAS AUX USA », a ajouté le président lui-même natif de New York.

Les faits se sont passés juste après 15h00 locales (19H00 GMT) sur la grande artère de Houston Street, où se pressaient beaucoup de passants en cette journée ensoleillée où beaucoup s’apprêtaient à fêter Halloween.

– L’agresseur interpellé –

La camionnette, qui avait été louée auprès du loueur Home Depot, a d’abord emprunté la piste cyclable sur près d’un kilomètre, renversant plusieurs cyclistes, avant d’entrer dans un bus de ramassage scolaire et d’être obligée de s’arrêter, a expliqué le chef de la police, James O’Neill.

Le chauffeur, un homme de 29 ans dont l’identité n’a pas été révélée, est alors sorti de son véhicule de location, armé d’un fusil à air comprimé et d’un fusil de paint-ball.

C’est à ce moment là que les policiers lui ont tiré dessus et l’ont appréhendé. L’homme a été touché à l’abdomen et a dû être hospitalisé, sans qu’on sache la gravité de son état, a précisé O’Neill.

Selon les pompiers, 11 personnes ont été blessées et hospitalisées, dans un état « grave » mais sans que le pronostic vital soit engagé.

« Nos pensées et nos prières vont à ceux touchés » par cet attentat, a déclaré la porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders.

La dernière alerte de ce type à New York remonte au 22 mai dernier, lorsqu’un ancien militaire avait lancé sa voiture à toute allure sur le trottoir à Times Square, tuant une jeune femme et blessant 22 autres personnes.

Times Square, haut lieu touristique qui avait déjà été visé par un attentat avorté en 2010, est étroitement surveillé par la police depuis les attentats du 11 septembre 2001.

Après l’incident impliquant l’ancien militaire, l’enquête avait montré que l’homme souffrait de troubles mentaux.

La dernière attaque jihadiste à New York date du 17 septembre 2016, lorsqu’un jeune Américain d’origine afghane, Ahmad Rahimi, a posé deux bombes dans le quartier huppé de Chelsea. Une seule a explosé, faisant une trentaine de blessés légers.

Rahimi, qui avait également posé des bombes dans le New Jersey, a été récemment reconnu coupable par un jury populaire à l’issue d’un procès de deux semaines, et attend désormais sa sentence. Il risque la perpétuité.        

New York: une ressortissante belge tuée dans l’attentat

Bruxelles – Une ressortissante belge figure parmi les personnes tuées mardi dans l’attentat au véhicule-bélier à New York, dans le sud de Manhattan, et trois autres Belges ont été blessés, a annoncé le ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders.

Les autorités américaines, qui ont qualifié l’attentat d' »acte de terrorisme », ont fait état de huit morts et au moins 11 blessés. Il s’agit du premier attentat meurtrier à New York depuis le 11 septembre 2001.

« J’ai la profonde tristesse d’annoncer une victime belge à Manhattan, j’exprime mes condoléances à sa famille et à ses amis », a déclaré sur Twitter le chef de la diplomatie belge, également vice-Premier ministre.

« Mes pensées vont aux victimes de l’attaque à New York », a-t-il ajouté.

M. Reynders a précisé à l’agence de presse Belga qu’il s’agissait d' »une femme originaire de Roulers, dans les Flandres occidentales, qui visitait la ville (New York) en compagnie de sa soeur et de sa mère ».

Peu après, M. Reynders a annoncé que des Belges figuraient aussi parmi les personnes blessées dans l’attentat. « Trois Belges ont également été blessés à Manhattan et sont en salle d’opération. Notre consulat général va leur apporter son aide », a écrit le ministre sur Twitter.

Juste après 15H00 locales (19H00 GMT), le chauffeur d’une camionnette a fauché des cyclistes et des passants le long de la rivière Hudson, où se pressaient de nombreux passants, dont beaucoup déjà déguisés pour fêter Halloween.

Plusieurs médias ont rapporté que le chauffeur avait crié « Allah Akhbar » en sortant de son véhicule, avant d’être blessé par un tir de la police. Il est actuellement hospitalisé.

Romandie.com avec(©AFP / 01 novembre 2017 02h26)

L’Inde va récupérer les restes de deux soldats tués en France pendant la guerre de 14-18

octobre 28, 2017

Un soldat indien près de la tombe du Soldat inconnu à New Delhi le 4 août 2014 / © AFP/Archives / PRAKASH SINGH

Des représentants de l’armée indienne vont se rendre en France en novembre pour identifier et rapporter dans leur pays les restes de deux soldats indiens tués il y a un siècle durant la Première guerre mondiale, a annoncé samedi un responsable militaire.

Les restes de deux soldats des Garhwal Rifles, non identifiés mais portant les insignes de ce régiment, à l’époque intégré à l’Armée britannique des Indes, ont été découverts en septembre 2016 dans un champ près de la commune de Laventie, dans le nord de la France, à environ 70 kilomètres de Dunkerque.

Les restes d’un soldat britannique et d’un allemand ont aussi été retrouvés sur les lieux lors d’un chantier des autorités locales.

La France a informé l’Inde de cette découverte et Delhi a décidé d’envoyer un groupe de quatre émissaires, y compris un général appartenant au même régiment, pour identifier les soldats et récupérer leurs restes.

« Différents accessoires, y compris des insignes de régiment, ont été découverts. Nous ferons de notre mieux pour les identifier, bien que cela s’annonce difficile », a expliqué le colonel Ritesh Roy, des Garhwal Rifles.

Ce régiment, portant le nom de la région himalayenne de Garhwal, a été créé en 1887 dans le cadre de l’Armée du Bengale, avant d’être incorporé à l’Armée britannique des Indes. Il fait toujours partie de l’armée indienne.

Les Garhwal Rifles ont été engagés dans les deux Guerres mondiales, alors que la Grande-Bretagne était la puissance coloniale. Ils ont perdu près de 700 soldats durant la première guerre (1914-18) et 350 durant la seconde (1939-45).

Deux de ses soldats ont été décorés de la Victoria Cross, la plus haute distinction pour acte de bravoure au Royaume-Uni et dans le Commonwealth, pour leur courage durant la Première Guerre mondiale.

Plus d’un million de soldats du sous-continent indien ont servi dans les forces alliées durant la guerre de 14-18, dont près de 70.000 ont été tués. 2,5 millions de soldats indiens ont participé à la Seconde Guerre mondiale.

Romandie.com avec(©AFP / 28 octobre 2017 15h22)

Égypte: au moins 35 policiers et soldats tués dans des combats avec des islamistes

octobre 20, 2017

Le Caire – Au moins 35 policiers et soldats égyptiens ont été tués dans des affrontements avec des éléments islamistes dans le désert occidental, au sud-ouest du Caire, a-t-on appris vendredi de sources sécuritaire et médicale.

Dans un communiqué, le ministère de l’Intérieur a confirmé l’incident, survenu sur la route de l’oasis de Bahariya, tout en évitant de donner un bilan des membres des forces de sécurité tués.

Le communiqué a également précisé que plusieurs assaillants « terroristes » ont été tués lors des affrontements. Mais aucune précision n’a été donnée quant à leur nombre.

Les forces de sécurité, qui traquaient des militants islamistes dans la région, ont été attaquées vendredi en fin de journée sur la route menant à l’oasis de Bahariya, à moins de 200 km au sud-ouest du Caire, selon le ministère de l’Intérieur.

Selon une source proche des services de sécurité, leur convoi a reçu des tirs de roquettes. Des engins explosifs ont également été utilisés par les assaillants.

Le groupuscule extrémiste Hasm a revendiqué, dans un communiqué, l’attaque visant les forces de sécurité dans l’oasis de Bahariya.

Dans ce communiqué initial, le groupuscule a revendiqué la mort de 28 membres des forces de sécurité, ainsi que 32 blessés.

Depuis que l’armée a destitué en 2013 le président Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans, des groupes extrémistes ont multiplié les attentats visant les militaires et la police.

Les autorités égyptiennes luttent principalement contre la branche égyptienne du groupe jihadiste Etat islamique (EI), qui multiplie les attentats dans le nord de la péninsule du Sinaï (est de l’Egypte).

Des centaines de soldats et de policiers ont péri dans ces attaques.

De son côté, Hasm a revendiqué depuis 2016 plusieurs attentats contre la police, des officiels et des juges, au Caire.

Dans leurs revendications, ces groupes n’ont jamais fait état d’une affiliation aux Frères musulmans.

Le groupe Etat islamique a également revendiqué plusieurs attentats meurtriers contre des églises coptes en décembre 2016 et avril 2017.

Au total, plus d’une centaine de Coptes ont été tués dans trois attaques au Caire, à Alexandrie et à Tanta (nord de l’Egypte).

Romandie.com avec(©AFP / 21 octobre 2017 02h47)                                            

Les incendies meurtriers au Portugal font tomber une ministre

octobre 18, 2017

Un pompier tente d’éteindre un incendie à Cabanoes, près de Louzan au Portugal le 16 octobre 2017 / © AFP / Francisco LEONG

La ministre portugaise de l’Intérieur a démissionné mercredi après un torrent de critiques dénonçant l’incapacité du gouvernement à lutter efficacement contre les feux de forêt, qui ont fait plus de cent morts en quatre mois au Portugal.

« Après cet été, rien ne peut rester comme avant », a déclaré le Premier ministre Antonio Costa, en reconnaissant que les services de l’Etat avaient commis des « erreurs graves ».

« Si vous souhaitez que je présente des excuses, je présente des excuses », a répondu le chef du gouvernement socialiste à un député de l’opposition, lors d’un débat au Parlement.

M. Costa, qui dirige l’exécutif minoritaire soutenu au Parlement par la gauche radicale, a accepté la démission de la ministre Constança Urbano de Sousa, dont le successeur n’a pas été désigné.

« Je ne disposais plus des conditions politiques et personnelles nécessaires à l’exercice de mes fonctions », a-t-elle expliqué dans sa lettre de démission.

En juin, le Portugal avait été frappé par le feu de forêt le plus tragique de son histoire qui avait fait 64 morts et plus de 250 blessés à Pedrogao Grande, à 100 km au nord de Lisbonne.

Le nombre de victimes des incendies de ce week-end est monté à 42 morts après le décès d’un blessé, qui a succombé à ses brûlures, selon un nouveau bilan fourni mercredi à l’AFP par la protection civile.

– Indignation dans la rue –

La veille, le président conservateur Marcelo Rebelo de Sousa avait demandé au gouvernement de « tirer toutes les conséquences de cette tragédie ».

L’indignation s’est également fait entendre dans les rues de Lisbonne, où des centaines de personnes ont manifesté au mardi soir pour crier leur « honte » et appeler le gouvernement à la « démission ».

De nouveaux rassemblements sont prévus samedi dans plusieurs villes du pays. Plusieurs milliers de personnes affichaient sur Facebook leur volonté de participer aux manifestations de Lisbonne et Porto (nord).

Le chef du gouvernement, qui résistait depuis quatre mois à laisser tomber Mme Urbano de Sousa, a fini par céder au flot de critiques l’accusant d’avoir été incapable d’éviter une deuxième catastrophe après celle de juin.

Le petit parti de droite CDS-PP, qui réclamait la démission de la ministre, a annoncé lundi son intention de déposer une motion de défiance contre le gouvernement, dont la date du vote n’a pas encore été fixée.

Soutenue par la principale formation d’opposition, le Parti social-démocrate (PSD, centre droit), la motion devrait être toutefois repoussée par la majorité de gauche composée par le Parti socialiste et ses alliées, le Bloc de gauche et le Parti communiste.

– Réaction tardive –

L’opposition estime que les services de la protection civile, chargée de coordonner la lutte contre les incendies, a tardé à engager sur le terrain les moyens nécessaires dès le départ des feux.

Le Portugal a enregistré sur la seule journée de dimanche plus de 500 départs de feu, du jamais vu depuis 2006. Attisés par les vents chauds provoquées par le passage de l’ouragan Ophelia au large de la péninsule ibérique, qui connaît une sécheresse sévère, les incendies ont également fait quatre morts dans la région voisine de Galice, dans le nord-ouest de l’Espagne.

La réaction tardive des services de secours avait déjà été pointée du doigt par une commission chargée par le Parlement d’étudier les causes des incendies de juin. Ces experts indépendants ont notamment dénoncé des nominations sans rapport avec les compétences au sein de la hiérarchie de la protection civile, placée sous la tutelle du ministère de l’Intérieur.

Ces spécialistes ont également relevé un manque de formation des pompiers volontaires et la vétusté de leur système de communication, pendant que la ministre préférait mettre l’accent sur les comportements négligents de la population, jugeant qu’aucun dispositif ne serait capable de lutter contre autant de départs de feu simultanés.

Romandie.com avec(©AFP / 18 octobre 2017 19h24)                

Togo: affrontements meurtriers entre manifestants et forces de l’ordre à Lomé

octobre 18, 2017
Les forces de l’ordre ont notamment fait usage de lacrymogènes pour disperser les manifestants de l’opposition, ce 18 octobre 2017 à Lomé. © DR

Des manifestants de l’opposition ont tenté mercredi matin de se rassembler aux points de départs d’une marche interdite par les autorités. Le face à face avec les forces de l’ordre a rapidement tourné à l’affrontement à plusieurs endroits de la capitale. Plusieurs personnes ont été blessées et au moins deux manifestants ont été tués.

Comme il fallait s’y attendre, ce mercredi 18 octobre vient s’ajouter aux nombreux jours de tensions politiques que connaît le Togo depuis deux mois. Chaussées endommagées, pneus brûlés, voitures et motos détruites , édifices vandalisés… Depuis les premières heures de la matinée, Lomé ressemble à un champ de bataille, dans plusieurs quartiers.

A 18h, heure de Lomé, alors que la nuit tombait sur la ville, la tension semblait encore palpable dans nombre de quartiers, après une journée d’affrontements violents. Selon un bilan délivré par l’opposition – qui a annoncé maintenir son appel à manifester de nouveau ce jeudi 19 octobre -, les affrontements ont fait deux morts et 20 blessés chez les manifestants, et 39 personnes auraient été arrêtées.

Les militants de l’opposition, suivant les recommandations de leurs leaders, ont tenté de se rassembler tôt ce mercredi matin aux deux points de départ de la marche qui devait avoir pour point de chute le siège de l’Assemblée nationale situé dans le quartier administratif de Lomé.

Affrontements dès les premières heures de la matinée

Les affrontements entre manifestants et forces de l’ordre ont débuté dès 8 heures à plusieurs endroits de la capitale. A Bè, Agoè, Attikoumé et dans certains quartiers situés en périphérie de Lomé, des manifestants ont érigé des barricades, brûlé des pneus pour tenter de briser le blocus imposé par les forces de l’ordre. Le face-à-face a été immédiatement très tendu à de nombreux carrefours stratégiques de Lomé. En début d’après-midi, les affrontements se sont propagés à plusieurs autres quartiers de la capitale, notamment Baguida et Kodjoviakopé.

La manifestation de l’opposition a tourné aux affrontements à Lomé, ce mercredi 18 octobre 2017. © DR

 

 

Dans certains quartiers réputés acquis au pouvoir, des jeunes armées de bâtons se sont positionnés tôt ce matin pour empêcher les mouvements de l’opposition, laissant présager d’affrontements avec les militants de l’opposition. De nombreux témoins affirment avoir croisé à différents endroits de la ville des hommes en tenue civile, armés de bâtons.

Par ailleurs, des élèves d’écoles proche des lieux des affrontements ont été délogés par des manifestants de l’opposition dans la matinée.

Dans l’après-midi, le domicile du chef de file de l’opposition, Jean-Pierre Fabre, président de l’Alliance nationale pour le changement (ANC), principal parti d’opposition togolais, a été la cible de tirs de gaz lacrymogènes par les forces de l’ordre, selon des responsables de l’ANC.

Certains quartiers de la capitale semblaient épargnés par ces violences, mais la circulation sur les principaux axes, comme le boulevard du 13 janvier, a été fortement ralentie. L’affluence dans les marchés et autres centres commerciaux également. A noter qu’aucune perturbation des réseaux internet n’a été signalée dans le pays, au contraire de ce qui avait été observé lors de précédentes journées de mobilisation de l’opposition.

Dans les rues de Lomé, ce mercredi 18 octobre, forces de l’ordre et partisans de l’opposition se sont affrontés toute la journée. © DR

 

Marches interdites

Les autorités avaient rappelé à plusieurs reprises ces derniers jours l’interdiction de marcher les jours ouvrables suite aux violences qui ont émaillé les manifestations des mercredi 4 et jeudi 5 octobre à Lomé. « L’opposition peut tenir des meetings… Mais pour les marches, qui souvent sont émaillées d’incidents où on fait sortir les élèves, s’attaque à ceux qui ne marchent pas, le gouvernement a la responsabilité de la sécurité et des marcheurs et des non-marcheurs », avait indiqué mardi le ministre de la Sécurité, Yark Damehane.

Il estime que l’opposition veut « défier l’autorité de l’État » en passant outre les mesures annoncées la semaine dernière. Si la marche est interdite, les autorités rappellent avoir demandé aux leaders de le coalition d’organiser – s’ils le souhaitent – un meeting à la plage de Lomé afin d’éviter les incidents dans la ville.

Dans un communiqué rendu public le jeudi 12 octobre, la Coalition des 14 partis avait dénoncé « le caractère illégal » de l’interdiction par le pouvoir des marches de protestation. « Quand l’Etat se met lui-même à violer les lois, les citoyens ont le devoir sacré de résister », pouvait-on lire dans le communiqué.

Une partie de l’opposition n’a pas souhaité se joindre aux manifestations. C’est le cas de Gerry Taama, président du Nouvel engagement togolais (NET) qui, pour la première fois depuis le début de la crise, n’a pas rejoins les marcheurs. « Il y a une irresponsabilité partagée. La présence des militaires et de miliciens qui se pavanent est inadmissible. Par contre, après les événements de lundi à Sokodé, il fallait surseoir à cette marche, pour préserver la paix », estimait l’opposant en début de journée, ce mercredi.

La Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie a également appelé au calme, demandant aux différentes parties « d’encourager toute action de nature à contribuer à la résolution de cette crise ».

Jeuneafrique.com par – à Lomé

Afghanistan: deux attaques des talibans font 71 morts

octobre 17, 2017

Les forces de sécurité afghanes sur les lieux d’une attaque contre un centre de police, le 17 octobre 2017 à Gardez / © AFP / FARID ZAHIR

Deux attaques longues de plusieurs heures ont fait 71 morts et 170 blessés mardi en Afghanistan, dans une région troublée à la frontière pakistanaise, des opérations présentées par les talibans comme une riposte à de récents raids américains.

Au moins 41 personnes dont vingt civils ont été tuées et près de 160 blessées, dont 110 civils à Gardez, capitale de la province de Paktiya (sud-est), où le vaste complexe officiel ciblé par les insurgés abrite différentes forces de police et un centre de formation, selon un dernier bilan du vice-ministre de l’Intérieur, le général Murad Ali Murad.

L’assaut revendiqué par les talibans a duré cinq heures et s’est terminé par la mort des cinq assaillants.

Simultanément, dans la province voisine de Ghazni, « 25 membres des forces de sécurité et cinq civils ont été tués et une dizaine blessés » dans l’attaque du siège du district d’Andar, à une centaine de km à l’ouest de Gardez, selon le vice-ministre.

Interrogé au Pakistan par l’AFP, un responsable taliban a affirmé que ces deux opérations étaient des représailles à de récentes attaques de drones américaines sur leurs positions: « Ces opérations sont une contre-attaque », a-t-il assuré.

Dans les deux cas l’assaut a commencé par l’explosion de véhicules piégés, de camions et de Humvee, qui ont ouvert la voie à des commandos armés.

« J’étais en classe quand j’ai entendu un énorme boum, tout le bâtiment a été secoué, les vitres ont volé en éclats. On essayait de sortir quand on a entendu une deuxième explosion… Plusieurs camarades ont été blessés par le verre », a rapporté un étudiant de Gardez, Noor Ahmad.

– Hôpitaux débordés –

A l’intérieur de l’hôpital de Gardez, c’est le chaos, « des enfants, des femmes et des policiers blessés attendent dans le hall » a précisé un correspondant de l’AFP qui a vu aussi des corps de policiers déposés à même le sol.

« Nous avons accueilli 160 blessés et 26 corps, dont celui d’une femme. L’établissement est débordé » a confié le Dr Shir Mohammad Karimi, directeur-adjoint de la santé pour la province de Paktiya.

L’hôpital militaire a réceptionné 52 blessés et six morts, précise-t-il.

Dans un rayon de plusieurs centaines de mètres autour du lieu de l’attentat, le verre jonche le sol. Les rescapés, choqués, regardent les colonnes de fumée grise. Des incendies se sont déclarés.

Le chef de la police provinciale, le général Toryalay Abdani, a été tué dès le début de l’assaut. Le complexe qui abrite un centre d’entraînement, des forces de la police nationale, de la police des frontières et des militaires a été soufflé par la violence des explosions.

Selon Sardar Wali Tabasum, porte-parole de la police, les assaillants ont fait exploser un camion et un Humvee piégés devant le complexe, d’où des dégâts très importants.

Puis, a précisé le ministère de l’Intérieur, « les assaillants munis de vestes explosives et d’armes légères (…) sont entrés dans l’enceinte ».

Les forces spéciales et des renforts de police ont été dépêchés sur place.

– Raids américains –

La province de Paktiya, frontalière des zones tribales du Pakistan, est un fief taliban où est également signalée une forte présence du réseau Haqqani, affilié aux insurgés et auteur de nombreuses attaques sanglantes et enlèvements.

Une frappe de drone américaine, lundi soir, a d’ailleurs ciblé une réunion du réseau Haqqani dans la zone tribale pakistanaise de Kurram, frontalière de Paktiya, faisant au moins 26 morts selon des responsables locaux.

Un porte-parole des forces américaines à Kaboul a confirmé qu’elles avaient « conduit le 16 octobre (lundi) plusieurs raids dans le district de Jaji Maidan, en Paktiya, sous le contrôle des autorités anti-terroristes ».

Cette région du sud-est est particulièrement troublée, place-forte d’éléments armés où circulent de part et d’autre de la Ligne Durand, frontière entre Afghanistan et Pakistan, talibans, membres du réseau Haqqani et aussi d’Al-Qaïda.

Pour cette raison les forces spéciales américaines chargées de la lutte anti-terroriste ont installé une base militaire près de la ville de Khost et entraînent une milice afghane à la réputation sulfureuse.

« Les talibans et le réseau Haqqani ne font qu’un et restent unis », a souligné le responsable taliban au Pakistan, indiquant qu’une « réunion d’urgence doit décider d’intensifier les attaques ».

Le réseau Haqqani a été récemment visé par une opération de l’armée pakistanaise afin de libérer une famille de cinq otages américano-canadiens enlevés et détenus depuis cinq ans.

Romandie.com avec(©AFP / 17 octobre 2017 15h27)                

Le bilan monte à 41 morts après les incendies au Portugal et en Espagne

octobre 17, 2017

Un pompier observe les flammes de l’incendie près de Louzan, le 16 octobre 2017 au Portugal / © AFP / Francisco LEONG

La pluie et des vents plus calmes aidaient mardi les pompiers à maîtriser les violents feux de forêt qui ont fait 37 morts au Portugal, où une personne était toujours portée disparue, et quatre en Espagne.

Les incendies ont fait 37 morts dans le centre et le nord du Portugal, frappé pour la deuxième fois en quatre mois, mais six des sept personnes portées disparues la veille ont été retrouvées saines et sauves, a annoncé une porte-parole de la protection civile, qui a également recensé 71 blessés, dont 16 graves.

Près de 3.000 pompiers restaient mobilisés sur le terrain pour éviter toute reprise de feu, mais la protection civile ne signalait plus aucun foyer actif « important » depuis l’aube. Les soldats du feu ont été aidés par la pluie qui s’est mise à tomber dans la nuit.

De l’autre côté de la frontière, le bilan est monté mardi à quatre morts en Galice, région voisine du nord-ouest de l’Espagne, frappée elle aussi par les feux de forêts qui avaient pris dimanche, attisés par les vents chauds liés au passage de l’ouragan Ophelia au large de la péninsule ibérique.

Cette quatrième victime espagnole était un homme de 70 ans, mort lundi à Vigo, a annoncé la préfecture de Galice. Mardi matin, les services d’urgence avaient levé dans toute la région l’alerte de niveau 2, qui correspond aux incendies menaçant des habitations.

– Pompiers fatigués –

Dans les villages des environs de Penacova, à 230 km au nord de Lisbonne, la vie tentait de reprendre son cours. Certains habitants arrosaient leurs terrains afin d’éviter d’éventuelles reprises de feu. D’autres s’occupaient de leurs cultures, tentant par exemple de sauver les fruits des oliviers roussis par les flammes.

Dans les bois d’Arganil, situés également dans la région de Coimbra, des pompiers continuaient eux aussi d’asperger les flancs d’une colline recouverte de cendres noires, d’où s’élevaient des fumerolles blanches.

« Notre mission est de venir à bout de tous les points chauds », a expliqué le commandant d’une corporation de pompiers venue de Coruche, à quelque 200 km au sud de là.

« Il y a eu beaucoup de pluie dans la nuit, mais pas assez pour éteindre complètement le feu », a-t-il précisé à la télévision publique RTP, ajoutant que les principales difficultés de sa mission étaient liées à « la fatigue physique » de ses hommes et à l’ampleur du périmètre qu’ils étaient chargés de stabiliser.

Arrivée dans la nuit, la pluie aura ainsi mis fin à cette vague de feux meurtriers, la deuxième en l’espace de quatre mois. Le Portugal avait connu à la mi-juin le feu de forêt le plus tragique de son histoire, qui a fait 64 morts et plus de 250 blessés, près de Pedrogao Grande (centre).

– ‘Passer de la parole aux actes’ –

De nouveau, le pays observait à partir de mardi trois jours de deuil national tandis qu’à Bruxelles, les drapeaux de la Commission européenne ont été mis en berne en hommage aux victimes des feux de forêt en Espagne et au Portugal.

La veille au soir, le Premier ministre portugais, Antonio Costa, a renouvelé sa promesse de « passer de la parole aux actes » afin d’éviter ces incendies meurtriers à répétition, grâce à « des réformes profondes » en matière d’aménagement des forêts et de lutte contre les incendies.

Depuis le début de l’année, plus de 350.000 hectares de végétation sont partis en fumée au Portugal, soit quatre fois plus que la moyenne des dix dernières années, selon les estimations du Système européen d’information sur les feux de forêt.

Malgré l’expérience du drame de Pedrogao Grande, où les 64 morts ont tous été victimes d’un même brasier progressant à une vitesse inouïe, les populations des régions forestières du centre du pays ont de nouveau été surprises dans la nuit de dimanche à lundi.

« Il était à peu près minuit vingt, ce fut un ouragan de flammes. Il n’y a pas de mots pour décrire ça… C’était tellement fort. Les maisons ont brûlé, les machines agricoles aussi, les animaux sont morts, tout a brûlé, tout », a témoigné à l’AFP José Constantino, un habitant du village de Vila Nova, dans le district de Viseu (nord).

Romandie.com avec(©AFP / 17 octobre 2017 14h36)                

Somalie: à Mogadiscio, des habitants désespérés à la recherche de leurs proches

octobre 16, 2017

Sur le site d’un attentat au camion piégé, le 14 octobre 2017 à Mogadiscio / © AFP / Mohamed ABDIWAHAB

Des larmes coulent sur les joues d’Abduweli Osman, prostré dans la touffeur moite à l’extérieur d’un hôpital de Mogadiscio. Comme des dizaines d’habitants en détresse, le jeune homme a recherché son frère pendant 24 heures. Mais il est désormais persuadé de sa mort dans l’effroyable attentat ayant frappé la capitale somalienne.

La dernière fois que lui et sa famille ont eu des nouvelles d’Abdukadir Ahmed, le jeune homme avait décidé, avant de rentrer chez lui, de se rendre samedi dans un quartier commerçant et très animé de Mogadiscio, connu sous le nom de K5.

Mais il n’est jamais revenu.

Puis sa famille a entendu la terrible nouvelle: un attentat, le plus meurtrier de l’histoire de la Somalie, avait frappé ce quartier où un camion piégé avait explosé, causant la mort d’au moins 276 personnes, faisant 300 blessés et détruisant une vingtaine de bâtiments, dont un hôtel, un restaurant, une pharmacie, réduisant en cendres les petits stands de vendeurs d’essence qui ont intensifié le brasier.

Abduweli Osman a couru d’hôpital en hôpital. « On l’a cherché partout ces dernières 24 heures (…) et finalement, nous sommes persuadés qu’il est décédé, parce que nous avons retrouvé sa carte d’étudiant », confie à l’AFP Abduweli en pleurant, à l’extérieur de l’hôpital Medina.

« C’est très douloureux de perdre quelqu’un que vous aimez dans une telle tragédie et qu’il ne soit pas possible de retrouver son corps et de lui offrir un enterrement digne », lâche le trentenaire, épicier.

Autour de lui, l’hôpital est surpeuplé. Des habitants en nage courent de salle en salle dans la chaleur accablante de la capitale ou se blottissent contre leurs proches soignés pour des blessures par éclats, des brûlures, des fractures…

Les habitants de Mogadiscio sont tristement habitués à la récurrence d’attentats dans leur ville. Les islamistes somaliens shebab, liés à Al-Qaïda, lancent fréquemment des attentats-suicides dans Mogadiscio et ses environs. Ils ont juré la perte du fragile gouvernement central somalien, soutenu par la communauté internationale et par les 22.000 hommes de la force de l’Union africaine (Amisom).

Mais l’ampleur de l’attaque a choqué les Somaliens, qui sont descendus par centaines dimanche dans les rues de la capitale et ont entamé lundi trois jours de deuil.

– Des corps non identifiés déjà enterrés –

Le souffle, qui a brisé des vitres à près d’un kilomètre à la ronde, a laissé de nombreux corps calcinés ou déchiquetés.

« Je n’ai jamais vécu une explosion aussi meurtrière, c’est comme si elle avait tué tous les gens à la ronde et mis le feu à tous les véhicules autour », rapporte Moalim.

Lundi, des personnes grièvement blessées ont commencé à être évacuées par un avion militaire turc, venu également apporter de l’aide médicale à des hôpitaux débordés, pour les emmener en Turquie.

Une centaine de personnes non identifiées ont déjà été enterrées. Ces funérailles suivent le rite musulman, mais elles sont aussi organisées rapidement car le gouvernement somalien ne dispose d’aucune morgue, ni les moyens de police scientifique afin d’identifier les victimes.

« Le gouvernement a fait tout ce qui était en son pouvoir pour identifier les corps (…) mais l’opération est devenue tellement difficile que nous avons décidé de les enterrer tous en même temps », explique un responsable gouvernemental, Muhidin Ali.

« Ces corps, dans un état effroyable, avaient été acheminés dans des hôpitaux pour être identifiés par des proches, mais la plupart des familles n’ont pas réussi à les reconnaître; l’ampleur de la catastrophe est au delà de ce qu’on peut imaginer en tant qu’être humain », souligne le responsable.

Malgré cette situation, beaucoup d’habitants s’accrochaient encore lundi à l’espoir de retrouver vivants des parents et attendaient, angoissés, dans des hôpitaux. Idil Ado, mère de trois enfants, est désespérément en quête d’informations sur sa nièce, disparue depuis l’attentat. Elle attend sous un arbre avec d’autres membres de sa famille à l’extérieur de l’hôpital Medina.

« Nous l’avons cherchée dans tous les hôpitaux de la ville et nous campons ici, à l’hôpital Medina, depuis hier. On espère toujours obtenir des informations ici, même si c’est pour apprendre son décès… », souffle-t-elle.

Mais pour Ahmed Farah, un secouriste interrogé sur les lieux de l’attentat, les chances de retrouver des survivants sont quasi nulles.

« Je ne pense pas qu’on retrouvera des survivants maintenant, environ 400 soldats ont travaillé avec les équipes d’urgence pour les recherches et (…) je ne vois aucun décombre sous lesquels des gens pourraient encore être en vie », confie-t-il.

Romandie.com avec(©AFP / 16 octobre 2017 19h38)