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États-Unis: Las Vegas, un homme abat 58 personnes, le FBI écarte la piste jihadiste

octobre 2, 2017

Les lieux de la fusillade qui a fait au moins 58 morts le 2 octobre 2017 à Las Vegas / © AFP / Mark RALSTON

Un sexagénaire américain a tué 58 spectateurs d’un concert en plein air dimanche soir à Las Vegas, commettant la pire fusillade de l’histoire moderne des Etats-Unis. Les autorités ont réfuté « à ce stade » tout lien avec l’organisation Etat islamique, qui a revendiqué la tuerie.

Perché dans un étage élevé d’un hôtel adjacent, surarmé, le tireur était un Américain blanc de 64 ans, Stephen Craig Paddock. Il s’est suicidé avant que les policiers ne l’atteignent.

Le groupe Etat islamique a affirmé, via son organe de propagande Amaq, que l’homme s’était converti à l’islam il y a plusieurs mois et qu’il en était un « soldat », sans toutefois étayer cette affirmation.

Mais le FBI a déclaré, peu après, n’avoir établi « aucun lien à ce stade avec un groupe terroriste international ».

Le bilan humain n’a cessé d’augmenter au cours de la nuit et dans la matinée de lundi: il est désormais de 58 morts et 515 blessés, dépassant celui de la boîte gay d’Orlando en juin 2016, quand 49 personnes avaient péri.

Le président Donald Trump, lors d’une déclaration à la Maison Blanche en milieu de matinée, n’a rien dit sur l’état de l’enquête, consacrant son allocution à un appel à l’unité de la nation. Il se rendra mercredi à Las Vegas.

« Notre unité de ne peut pas être brisée par le mal, nos liens ne peuvent pas être défaits par la violence et, bien que nous ressentions de la colère face à l’assassinat insensé de nos compatriotes, c’est l’amour qui nous définit aujourd’hui », a-t-il déclaré, sans répondre aux questions de la presse.

Stephen Paddock s’était installé au 32e étage de l’hôtel Mandalay Bay, massif établissement qui offrait une vue dégagée sur le festival de musique country « Route 91 Harvest ».

– Longues rafales –

Plus de 22.000 spectateurs écoutaient alors le chanteur Jason Aldean, en pleine chanson. Des images amateurs montrent l’incrédulité puis la panique peu après les premiers tirs, vers 22H08 heure locale dimanche.

De longues et terribles rafales sont audibles. Entre les tirs, des gens tentent une échappée, sautant comme ils le peuvent des barrières. D’autres se couchent à plat ventre, certains protégeant de leurs corps les plus vulnérables.

Les mobiles du tireur sont inconnus à ce stade. Dans la nuit la police s’était déjà refusée à évoquer la piste terroriste, le shérif de Las Vegas Joseph Lombardo qualifiant l’homme de « loup solitaire ».

Stephen Paddock, 64 ans, habitait la ville de Mesquite, 18.000 habitants, située à quelque 120 kilomètres de Las Vegas, toujours dans le Nevada.

Il était arrivé au Mandalay Bay le 28 septembre et y a apporté lui-même les armes, a déclaré le shérif, sans que le personnel de l’hôtel n’ait rien remarqué. A l’aide d’un outil comme un marteau, il a brisé les vitres de la chambre pour pouvoir mieux tirer.

Le shérif a déclaré que l’homme s’est suicidé avant que les unités d’intervention de la police ne pénètrent de force dans sa chambre. Plus de 10 fusils y ont été retrouvés.

La police avait dans les heures suivant la fusillade lancé un avis de recherche pour la compagne du tireur, Marilou Danley. Les forces de l’ordre ont finalement pu lui parler. Elle se trouve à l’étranger, sans précision du pays, et n’est pas suspectée d’être impliquée.

Le frère du tueur, Eric Paddock, est apparu stupéfait devant les caméras. Son frère, a-t-il dit, n’avait « pas d’affiliation religieuse ou politique » et « n’était pas du tout un fan des armes ».

– ‘Au-delà de l’horreur’ –

Les rafales ont commencé alors que le chanteur Jason Aldean se produisait sur scène. Lui et son groupe sont sains et saufs. « La soirée a été au-delà de l’horreur », a-t-il écrit sur Instagram.

« On a entendu pop-pop-pop-pop. On a pensé que c’était des feux d’artifice ou des pétards. Et on a réalisé que ce n’était pas le cas, que c’étaient des coups de feu », a raconté une spectatrice, Monique Dekerf à la chaîne CNN.

Le son des rafales, audible dans quantité de vidéos amateurs, ressemble à celui émis par les armes automatiques, où un tireur peut garder son doigt appuyé sur la détente pour continuer à tirer de façon continue. Ces armes sont interdites depuis les années 1930 aux Etats-Unis, mais les versions semi-automatiques, où il faut relâcher la gâchette entre chaque balle, sont autorisées à la vente.

Plusieurs dirigeants étrangers ont réagi à la tragédie, notamment la Première ministre britannique Theresa May et le président français Emmanuel Macron. « Pensée émue pour nos partenaires et amis américains qui ont eu à subir la violence contemporaine à il y a quelques heures », a-t-il écrit sur Twitter.

Romandie.com avec(©AFP / 02 octobre 2017 18h45)

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L’EI revendique la fusillade de Las Vegas(organe de propagande)

octobre 2, 2017

Beyrouth – Le groupe Etat islamique (EI) a revendiqué lundi la fusillade perpétrée à Las Vegas qui a fait au moins 50 morts, en affirmant que son auteur, un sexagénaire américain, s’était « converti à l’islam il y a quelques mois ».

« L’auteur de l’attaque de Las Vegas est un soldat de l’Etat islamique, il a perpétré l’opération en réponse aux appels (de l’organisation) à prendre pour cible les pays de la coalition » internationale emmenée par les Etats-Unis pour lutter contre les jihadistes, a indiqué Amaq, l’organe de propagande de l’EI.

Un Américain de 64 ans a tué dimanche soir au moins 50 spectateurs d’un concert en plein air à Las Vegas, commettant la pire fusillade de l’histoire moderne des Etats-Unis.

Perché dans un hôtel adjacent, surarmé, le tireur a été identifié comme Stephen Craig Paddock. Il s’est apparemment suicidé avant que les policiers ne l’atteignent.

« L’auteur de l’attaque de Las Vegas s’est converti à l’islam il y a quelques mois », souligne Amaq, dans un deuxième communiqué partagé sur le réseau social Telegram.

Jeudi, le chef de l’EI, Abou Bakr al-Baghdadi, était sorti d’un long silence pour demander à ses combattants acculés en Syrie et en Irak à « résister », tout en appelant à de nouvelles attaques contre les « ennemis » du groupe.

Il avait ainsi appelé « les soldats du califat et les héros de l’islam » à poursuivre leur « jihad » (guerre sainte) et leurs attaques. « Déclenchez la guerre contre votre ennemi (…) partout ».

Une coalition internationale emmenée par Washington intervient militairement en Irak et en Syrie en soutien à des forces locales qui luttent contre les jihadistes de l’EI.

Romandie.com avec(©AFP / 02 octobre 2017 16h50)                                            

Bavure américaine à Kaboul pendant la visite des chefs du Pentagone et de l’Otan

septembre 27, 2017

Des forces de sécurité afghanes et des soldats américains, le 24 septembre 2017 à Kaboul / © AFP/Archives / WAKIL KOHSAR

Un raid américain à Kaboul a fait « plusieurs victimes » civiles mercredi pendant la visite du chef du Pentagone et du secrétaire général de l’Otan venus réaffirmer leur « engagement » en Afghanistan contre le terrorisme.

Les forces américaines sont intervenues en riposte à une attaque à la roquette et au mortier des talibans sur l’aéroport international de Kaboul et sur un quartier résidentiel adjacent, quelques heures après l’arrivée du secrétaire américain à la Défense Jim Mattis, ont expliqué les porte-parole de l’opération Resolute Support (RS) de l’Otan dans un communiqué.

« Malheureusement, un missile a mal fonctionné causant plusieurs victimes civiles », ont-ils ajouté sans préciser s’il s’agissait de morts ou de blessés.

Selon eux, les assaillants ont également « actionné leurs vestes explosives, mettant en danger un grand nombre de civils », ce qui a motivé leur intervention « en appui de la force de réaction rapide afghane ».

Un précédent bilan du ministère de l’Intérieur faisait état d’une femme tuée et de onze civils blessés. Mais le bilan précis de ces incidents restait incertain mercredi soir et pourrait, selon les médias locaux, être plus élevé qu’officiellement annoncé.

Au même moment, Jim Mattis et Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l’Otan, réaffirmaient leur engagement en Afghanistan, quelques semaines après l’annonce de renforts américains.

« We are the good guys » – « nous sommes les gentils », a martelé M. Mattis.

Aux termes de la « nouvelle stratégie » annoncée par le président Donald Trump, 3.000 Américains sont attendus en renfort des 11.000 déjà présents en Afghanistan, théâtre depuis octobre 2001 de la plus longue guerre américaine.

Ces renforts, dont certains sont déjà en route, vont « nous donner un sérieux avantage sur tout ce que les talibans pourront tenter contre vos forces », a affirmé M. Mattis, promettant devant le président Ashraf Ghani de ne « pas abandonner l’Afghanistan à un ennemi sans merci ».

Pour le chef du Pentagone, surnommé « Mad Dog » pour ses exploits militaires passés, tirer des roquettes sur l’aéroport, « comme sur n’importe quel aéroport international, est un crime contre des innocents: c’est une déclaration d’intention des talibans sur ce qu’ils sont, ça témoigne de leur approche ».

« C’est ce qu’ils ont toujours fait. Mais ils vont trouver les forces afghanes face à eux », a-t-il prévenu: pas question de laisser « les talibans, le groupe Etat islamique et le réseau Haqqani » (puissant réseau insurgé installé à la frontière avec le Pakistan) se renforcer.

– Plus de 15 pays –

« Plus l’Afghanistan reste stable, plus nous sommes en sécurité » a renchéri Jens Stoltenberg.

Plus de quinze pays membres de l’Otan ont déjà donné leur accord pour l’envoi de troupes supplémentaires: « L’Otan ne part pas quand ça se gâte. Nous tenons nos promesses » a-t-il insisté sur Twitter.

Les forces de Resolute Support s’élèvent à 5.000 hommes (hors soldats américains) actuellement et le président Ghani a espéré que « maintenant que le général Mattis a décidé d’envoyer plus d’hommes (…) les autres membres de l’Otan en feront autant ».

Selon le général américain John Nicholson, commandant de RS, la nouvelle donne annoncée par les Etats-Unis a déjà contribué à relever le moral des troupes afghanes et altère celui des talibans.

« Sur le champ de bataille, le moral des talibans est à la baisse, leurs pertes restent très élevées » a-t-il confié aux journalistes.

Mais malgré « les regrets profonds » exprimés par l’Otan et l’annonce d’une enquête, les bavures comme celles de mercredi, liées le plus souvent aux raids aériens des forces américaines, alimentent la rancoeur et la colère des populations contre les forces occidentales.

Après avoir longuement hésité, Donald Trump a dévoilé fin août sa « nouvelle stratégie » pour soutenir le régime de Kaboul face aux insurgés islamistes, estimant qu’un retrait créerait un « vide » qui profiterait aux « terroristes ».

Les forces afghanes, qui subissent des pertes considérables – plus de 7.000 morts et 12.000 blessés en 2016 – reculent de fait face aux insurgés et leur ont abandonné plus d’un tiers du territoire.

L’opération RS est principalement chargée de former et d’encadrer ces forces, tandis que les Etats-Unis mènent, parallèlement, des opérations antiterroristes notamment en conduisant des raids aériens.

Dimanche, le porte-parole du ministère de la Défense, le général Dawlat Waziri, a annoncé que plus de 20.000 opérations militaires avaient été conduites contre les insurgés sur les six premiers mois de l’année.

Romandie.com avec(©AFP / 27 septembre 2017 21h47)                

Centrafrique: au moins 2 morts à Bocaranga, 23.000 nouveaux déplacés

septembre 26, 2017

Bangui – Au moins deux personnes ont été tuées et cinq blessées dans l’attaque de Bocaranga, dans le nord-ouest de la Centrafrique, et quelque 23.000 personnes ont fui Bocaranga et Niem, deux villes du Nord-Ouest proches du Cameroun, en raison des violences, a-t-on appris mardi de sources militaire et humanitaire.

« Au moins deux personnes ont été tuées » à Bocaranga où « on signale aussi d’autres victimes », sans plus de précision sur le nombre, a déclaré mardi à l’AFP une source militaire à Bangui.

« La grande majorité des habitants de Bocaranga, 15.000, et ceux de Niem, 8.000, se sont réfugiés dans la brousse où ils ne peuvent avoir accès à l’assistance humanitaire », a rapporté mardi le Bureau des Nations unies pour les affaires humanitaires (Ocha) dans un communiqué.

Samedi, des hommes armés du groupe armé 3R (« Retour, réclamation et réhabilitation ») ont attaqué Bocaranga, malgré la présence en ville de Casques bleus de la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca).

La Minusca, qui dit avoir « aussitôt réagi et réussi à repousser ces éléments armés », a pris en charge samedi cinq blessés, dont un « dans un état jugé sérieux » et « évacué six membres du personnel humanitaire vers la base de la Mission », selon un communiqué publié dimanche.

Apparu fin 2015 dans le nord-ouest de la Centrafrique, le groupe 3R prétend protéger la communauté peule contre les attaques des milices antibalaka.

Selon l’Ocha, la ville de Niem, située à une quarantaine de kilomètres de Bouar, dans l’ouest du pays, a aussi été « prise » par un groupe armé.

Mi-septembre, le nombre de réfugiés et de déplacés ayant fui les violences en Centrafrique a atteint son « plus haut niveau » avec 1,1 million de personnes ayant dû fuir leur domicile sur 4,5 millions d’habitants.

La Centrafrique est depuis 2013 en proie à des violences continues. L’intervention de la France (2013-2016) et de la Minusca (12.500 hommes) ont permis la tenue d’une élection présidentielle début 2016 et le retour d’un calme relatif à Bangui, mais pas dans l’intérieur du pays victime d’un regain de violences.

A la tribune de l’ONU, la semaine dernière, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a appelé la communauté internationale à « ne pas oublier » la Centrafrique.

Romandie.com avec(©AFP / 26 septembre 2017 20h36)                                            

Éthiopie: « des centaines » de morts dans de violences interethniques

septembre 25, 2017

Addis Abeba – Le gouvernement éthiopien a annoncé lundi à la presse que « des centaines » de personnes avaient péri dans des affrontements liés à un conflit territorial entre deux groupes ethniques dans le sud du pays, depuis début septembre.

« Nous pouvons dire que des centaines de membres de l’ethnie oromo ont été tués (…) et il y a eu aussi des morts côté somali. Nous ne savons pas exactement combien sont morts, cela fait l’objet d’une enquête », a déclaré le porte-parole du gouvernement, Negeri Lencho.

Ces combats ont opposé des membres des ethnies oromo et somali le long de la longue frontière entre leurs régions respectives. Le président de la région oromo, Lemma Megersa, avait assuré mi-septembre qu’ils avaient donné lieu à des « tueries brutales » et poussé 50.000 personnes à fuir la zone.

M. Lencho a précisé lundi qu’une cellule d’urgence avait été mise sur pied pour répondre aux besoins des déplacés et que des efforts de médiation avaient été entrepris par le gouvernement avec les autorités locales.

Le porte-parole a ajouté que des unités de la police et de l’armée fédérales avaient été déployées et avaient restauré l’ordre.

Oromo (sud et ouest) et Somali (sud-est) se disputent depuis des années le contrôle de certaines zones arables situées le long de leur frontière commune.

Romandie.com avec(©AFP / 25 septembre 2017 17h56)                                            

Frappes américaines contre l’État islamique en Libye (Pentagone)

septembre 24, 2017

Washington – L’armée américaine a mené six frappes de précision en Libye visant le groupe Etat islamique, qui ont tué 17 de ses combattants, a annoncé dimanche le commandement américain pour l’Afrique (Africom) dans un communiqué.

Ces bombardements ont visé vendredi un camp de l’EI situé à environ 240 km au sud-est de la ville de Syrte, sur la côte méditerranéenne. Il était utilisé par des combattants pour des opérations à l’intérieur et à l’extérieur du pays et servait à stocker des armes, a précisé le communiqué.

Ces frappes sont les premières annoncées par Washington depuis l’investiture du président Donald Trump, le 20 janvier. Les dernières avaient eu lieu quelques jours avant que Barack Obama ne quitte la Maison Blanche. Elles visaient déjà la région de Syrte et avaient tué « plus de 80 jihadistes », selon le Pentagone.

Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est livrée aux milices alors que deux autorités se disputent le pouvoir: d’un côté, le gouvernement d’union nationale (GNA) reconnu par la communauté internationale et basé à Tripoli. De l’autre, une autorité exerçant son pouvoir dans l’est du pays avec le soutien du maréchal Khalifa Haftar.

L’EI avait profité du chaos pour s’implanter à Syrte en juin 2015. Le GNA a assuré avoir repris le contrôle de la cité en décembre 2016, avec le soutien aérien de l’armée américaine.

« Alors que la Libye a fait des progrès considérables contre l’EI, notamment en délogeant ses combattants de Syrte l’année dernière, les terroristes ont tenté de tirer parti de l’instabilité pour créer des refuges dans certaines parties du pays. Si on ne s’en occupait pas, ceci aurait permis à cette organisation terroriste violente de fomenter des attentats contre l’Amérique, nos alliés et les intérêts américains dans le monde », a indiqué l’Africom dans son communiqué.

Romandie.com avec(©AFP / 24 septembre 2017 17h47)                                            

Mali: au moins 3 Casques bleus tués dans une attaque

septembre 24, 2017

Soldats de la Mission des Nations unies au Mali (Minusma) en opération prés de Tombouctou, le 19 septembre 2016. / © AFP / SEBASTIEN RIEUSSEC

Au moins trois Casques bleus de l’ONU au Mali ont été tués dimanche dans une attaque à l’engin explosif contre leur convoi dans le nord du pays, a-t-on annoncé de sources concordantes.

La Mission des Nations unies au Mali (Minusma) a annoncé dans un communiqué un « premier bilan » de trois morts et cinq blessés graves dans cette attaque lancée vers 07H00 GMT, contre « un convoi sur l’axe Anefis-Gao », qu’ils escortaient.

L’armée bangladaise a annoncé à Dacca que les Casques bleus appartenaient à son contingent au sein de la Minusma, faisant état d’un bilan de trois morts et quatre blessés. Elle a souligné dans un communiqué que ses Casques bleus au Mali avaient repoussé une autre attaque samedi.

Ce contingent, le deuxième en nombre de la force de l’ONU, compte quelque 1.500 militaires et environ 180 policiers, sur un effectif total d’environ 12.500 militaires et policiers.

« Une mine a touché nos soldats de la paix », a réagi dans un communiqué le chef de la composante militaire de la Minusma, le général Jean-Paul Deconinck, dénonçant « un ennemi commun aux soldats et aux civils ».

Le numéro deux de la Minusma, Koen Davidse, cité dans le communiqué de l’ONU, a condamné l’attaque, réitérant « avec force l’engagement de la Minusma auprès du gouvernement du Mali et des mouvements signataires dans leurs efforts de mise en oeuvre de l’accord de paix » de 2015.

L’attaque n’a pas été revendiquée. Une autre cette semaine, visant la Minusma à Kidal (nord-est) le 20 septembre et qui a causé d’importants dégâts matériels, avait été revendiquée par la principale alliance jihadiste du Sahel, liée à Al-Qaïda.

Le 5 septembre, deux Casques bleus de la Minusma avaient été tués et deux grièvement blessés dans une attaque similaire au passage de leur véhicule, qui faisait partie d’un convoi logistique dans le nord-est du Mali.

Déployée depuis juillet 2013, la Minusma est la mission de maintien de la paix de l’ONU la plus coûteuse en vies humaines depuis la Somalie (1993-1995), avec plus de 80 Casques bleus tués en opération.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda à la faveur de la déroute de l’armée face à la rébellion à dominante touareg, d’abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée.

Ces groupes en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement en janvier 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire internationale, qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes et étrangères, régulièrement visées par des attaques meurtrières, malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes, dont l’application accumule les retards.

Romandie.com avec(©AFP / 24 septembre 2017 17h23)                

Séisme au Mexique: plus de 200 morts, des élèves ensevelis sous leur école

septembre 20, 2017

Des secouristes déblaient les décombres à la recherche des survivants à Mexico, le 19 septembre 2017 / © AFP / RONALDO SCHEMIDT

Les secouristes s’activaient mercredi pour tenter de retrouver des survivants dans les décombres à Mexico, frappée la veille par un très fort séisme qui a fait au moins 217 morts dans le centre du Mexique, dont 21 enfants ensevelis sous leur école.

« Pour le moment, on dénombre 217 morts », dont 86 dans la capitale mexicaine, a écrit sur Twitter le directeur de la Protection civile, Luis Felipe Puente, révisant à la baisse un précédent bilan qui faisait état de 248 morts.

Ce séisme est survenu 32 ans jour pour jour après le grand tremblement de terre de 1985 qui avait fait plus de 10.000 morts (30.000, selon certaines estimations) et qui reste un traumatisme national au Mexique.

A l’école Enrique Rebsamen de Mexico, les secouristes ont établi un contact avec une institutrice et deux élèves coincés en vie sous les décombres. L’établissement s’est partiellement écroulé sous l’effet du séisme, faisant au moins 26 morts -21 élèves âgés de sept à 13 ans et cinq adultes- et entre 30 et 40 disparus, selon les services de secours.

« Une partie du bâtiment s’est effondrée et un nuage de poussière est venu sur nous », a raconté aux médias une institutrice de l’école, Maria del Pilar Marti, la bouche et le nez protégés par un masque.

En larmes, des parents d’élèves portés disparus attendaient dans l’angoisse près des ruines de l’établissement. Victime d’une crise de nerfs, une mère a dû être soignée par une équipe médicale, selon une journaliste de l’AFP sur place. Plusieurs parents participaient également aux recherches, formant une chaîne pour évacuer les gravats dans des récipients en plastique, aux côtés des sauveteurs aidés de chiens et d’instruments destinés à détecter les sons à travers les décombres.

Le tremblement de terre, de magnitude 7,1, s’est produit mardi à 13H14 (18H14 GMT). Il a fait s’effondrer au moins cinquante immeubles dans la mégapole de 20 millions d’habitants.

– « Ne fumez pas ! » –

« Ne fumez pas ! Ne fumez pas ! », prévenaient des secouristes craignant des ruptures de canalisations de gaz, tandis que les forces de l’ordre tentaient de mettre en place des cordons de sécurité en plein chaos et que certains regagnaient leur domicile à pied.

De nombreux habitants de Mexico, ne pouvant retourner dans leurs logements endommagés et redoutant les répliques, ont passé la nuit dans la rue, sous des tentes ou dans des abris de fortune, pendant que les sauveteurs professionnels ou volontaires s’affairaient sans discontinuer.

« Les forces armées et la police fédérale travailleront sans repos jusqu’à ce que toutes les possibilités de retrouver des survivants soient épuisées », a déclaré sur Twitter le ministre de l’Intérieur, Miguel Angel Osorio.

Situé à la jonction de cinq plaques tectoniques, le Mexique est l’un des pays du monde où l’activité sismique est la plus forte.

– Exercice avant le séisme –

Début septembre, 96 personnes avaient péri dans un autre tremblement de terre, dans le sud cette fois-là.

Les autorités avaient organisé mardi un exercice parasismique pour marquer l’anniversaire du séisme de 1985 qui avait dévasté Mexico.

Le président Enrique Peña Nieto a exprimé ses condoléances aux familles. « Dans la mesure du possible, les habitants devront rester dans leurs logements lorsqu’ils sont sûrs et éviter d’encombrer les rues où doivent circuler les véhicules » de secours, a-t-il par ailleurs demandé.

Environ 40% de la capitale et 60% de l’Etat de Morelos se trouvaient sans électricité mercredi.

Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux témoignaient de la violence des secousses, d’effondrements d’immeubles et même d’une forte explosion dans un bâtiment. Des images saisissantes postées par des touristes naviguant à Xochimilco, zone lacustre du sud de Mexico, montraient de fortes vagues se former et secouer les embarcations sur ces canaux d’ordinaire calmes.

« Je suis bouleversée, je n’arrive pas à m’arrêter de pleurer, c’est le même cauchemar qu’en 1985 », confiait à l’AFP Georgina Sanchez, 52 ans, sur une place de la capitale.

« Ce n’est pas possible que ce soit aussi un 19 septembre ! », sanglotait Lucia Solis, une secrétaire, les mains encore tremblantes.

Le président Nieto a écourté un déplacement en province pour rentrer à Mexico en avion. « J’ai ordonné l’évacuation des hôpitaux endommagés et le transfert des patients », a-t-il écrit sur Twitter.

« Que Dieu bénisse les gens de Mexico ! Nous sommes avec vous et nous serons là pour vous », a tweeté le président américain Donald Trump, dont les relations avec le Mexique sont exécrables. L’Espagne, l’Allemagne et d’autres pays ainsi que le pape François ont également exprimé leur solidarité.

Plusieurs institutions de la capitale, dont l’aéroport et l’université nationale autonome de Mexico (Unam), l’une des principales d’Amérique latine, ont annoncé sur leur compte Twitter la suspension de leurs activités pour inspecter les bâtiments. Les écoles dans la capitale ont été évacuées et fermées. L’aéroport a rouvert quelques heures après.

Romandie.com avec(©AFP / 20 septembre 2017 13h54)                

Un puissant séisme secoue le centre du Mexique, au moins 91 morts

septembre 19, 2017

Des mexicains déblaient les débris d’un bâtiment endommagé par un tremblement de terre à Mexico, le 19 septembre 2017 / © AFP / Alfredo ESTRELLA

Un puissant séisme de magnitude 7,1 qui a secoué mardi plusieurs Etats du centre du Mexique, dont la capitale Mexico, a fait au moins 91 morts, 32 ans jour pour jour après le tremblement de terre de 1985 qui avait tué plus de 10.000 personnes.

L’épicentre de ce séisme se situait dans l’Etat de Puebla (centre), proche de la capitale, à 51 km de profondeur, selon le centre géologique américain USGS. La secousse a été ressentie dans de nombreux Etats du pays.

Le maire de Puebla, capitale de l’Etat éponyme, Luis Banck, a rapidement fait état de deux morts « une mère et sa fille » dans sa ville. Le gouverneur de l’Etat voisin de Morelos, Graco Ramirez, a déploré pour sa part « 42 décès » dans un premier bilan local.

Alfredo del Mazo, son homologue de l’Etat de Mexico, a déclaré à la chaîne Milenio Television qu’il comptait au moins « 5 personnes décédées » dans cette zone collée à la mégapole de 20 millions d’habitants où la secousse a semé la panique.

« Je suis bouleversée, je n’arrive pas à m’arrêter de pleurer, c’est le même cauchemar qu’en 1985 », a déclaré à l’AFP Georgina Sanchez, 52 ans, en pleurs sur une place de Mexico.

« C’était assez fort. Les bâtiments ont commencé à bouger…Les gens étaient très nerveux. J’ai vu une femme qui s’est évanouie. Les gens étaient en train de courir », a témoigné un peu plus loin, Alfredo Aguilar, 43 ans.

Plusieurs immeubles se sont effondrés ou ont été endommagés, a constaté l’AFP. Les médias mexicains faisaient état d’une vingtaine de bâtiments effondrés.

Le président mexicain Enrique Peña Nieto a écourté un déplacement en province pour rentrer à Mexico en avion.

« J’ai ordonné l’évacuation des hôpitaux endommagés et le transfert des patients », a-t-il écrit sur Twitter.

– Patients sur le trottoir –

Le président américain Donald Trump a tweeté son soutien aux habitants de Mexico. « Que Dieu bénisse les gens de Mexico. Nous sommes avec vous et nous serons là pour vous », a tweeté le président, dont les relations avec le Mexique sont exécrables. Début septembre, il s’était vu reprocher d’avoir attendu plusieurs jours avant d’offrir ses condoléances après un séisme de 8,2 dans le sud du pays qui avait fait une centaine de morts.

Des colonnes de fumée étaient visibles sur des plans larges de la capitale diffusés par la télévision mexicaine.

Dans les décombres d’une clinique, des secouristes et des passants formaient une chaîne humaine pour déblayer et tenter d’extraire d’éventuels survivants. Des patients sur des brancards ou des chaises roulantes, dont certains sous perfusion, avaient été évacués sur le trottoir.

Des vidéos témoignant de la violence des secousses, d’explosions ou d’effondrements de bâtiments étaient publiées sur les réseaux sociaux.

Sur des images publiées par des touristes naviguant sur des barques à Xochimilco, zone lacustre du sud de Mexico, on pouvait voir de fortes vagues se former sur ces canaux d’ordinaire calmes.

Plusieurs institutions de la capitale, dont l’aéroport international de Mexico ou l’université nationale autonome de Mexico (Unam), une des principales d’Amérique latine, ont annoncé sur leur compte Twitter la suspension de leurs activités pour inspecter les bâtiments. Les écoles à Mexico et à Puebla ont été évacuées et fermées.

« On nous rapporte des immeubles endommagés », a tweeté de son côté le gouverneur de l’Etat de Puebla, Tony Gali.

Mardi matin, les autorités avaient organisé un exercice de simulation destiné à la population.

En septembre 1985, un tremblement de terre de 8.1 avait dévasté une grande partie de la capitale et fait plus de 10.000 morts.

Depuis cette tragédie, les autorités mexicaines ont durci les réglementations pour la construction et développé un système d’alerte à l’aide de capteurs situés sur les côtes.

Romandie.com avec(©AFP / 19 septembre 2017 23h53)                

Pakistan: leurs familles refusaient leur union, ils meurent électrocutés

septembre 12, 2017

Des militants de la société civile au Pakistan manifestent le 18 juillet 2016 à Islamabad après le meurtre d’une starlette des réseaux sociaux par son propre frère. / © AFP/Archives / AAMIR QURESHI

Au Pakistan, pour punir deux adolescents qui s’étaient mariés sans leur consentement, leurs proches les ont attachés à un lit et les ont tués, en les électrocutant. La police était mardi à la recherche du chef tribal qui a ordonné ce crime dit d' »honneur ».

La jeune fille, âgée de 15 ou 16 ans, et le garçon de 18 ans, selon la police, étaient membres de la communauté pachtoune et vivaient à Karachi. Ils étaient en froid avec leurs proches depuis qu’ils avaient fugué ensemble le mois dernier.

Selon la police, la famille du jeune homme les avaient persuadés de revenir chez eux pour se marier.

Mais une jirga, conseil tribal s’attribuant le pouvoir de faire justice, qui avait été saisie par les deux familles, avait ordonné que le couple soit mis à mort.

« La (jirga) a décidé que la jeune fille serait électrocutée par son père et son oncle, et le garçon le serait par son propre père et son oncle », a déclaré à l’AFP l’officier de police Amanullah Marwat, ajoutant que les familles avaient ensuite secrètement enterré les corps.

Face à un système judiciaire défaillant, les jirgas sont souvent saisies lors de différends notamment dans les zones rurales, mais elles sont plus rares en ville.

La police a arrêté les membres de la famille soupçonnés d’avoir participé aux meurtres, inculpés pour homicide et dissimulation de preuves. Mais le chef de la jirga ayant ordonné le crime est toujours en fuite.

Des centaines de Pakistanaises sont tuées par leurs proches chaque année sous le prétexte qu’elles ont souillé l’honneur familial.

Jusqu’il y a peu, les coupables — le plus souvent des hommes — pouvaient échapper au châtiment en obtenant le pardon des autres membres de la famille.

Mais en juillet 2016, l’assassinat très médiatisé d’une starlette des réseaux sociaux, Qandeel Baloch, dont le frère a avoué le meurtre, avait relancé le débat.

Depuis, le Parlement a voté une loi visant à empêcher que les meurtriers agissant au nom de l’honneur puissent être graciés par la famille. Mais les critiques soulignent que des failles subsistent.

Romandie.com avec(©AFP / 12 septembre 2017 16h38)