Posts Tagged ‘Morts’

Une voiture fonce dans la foule en Chine: 11 morts, 44 blessés

septembre 13, 2018

 

Pékin – Un véhicule 4X4 a délibérément foncé mercredi soir dans la foule qui se trouvait sur une place publique dans une ville du centre de la Chine, tuant 11 personnes et faisant 44 blessés, selon les autorités locales.

Le drame s’est produit à 19h35 (11h35 GMT) sur la place centrale de la ville de Hengdong, dans la province du Hunan. La police a arrêté le chauffeur du véhicule, ont rapporté les autorités du district.

Il s’agit d’un « vengeur récidiviste », a expliqué jeudi la police locale dans un communiqué. « Il a foncé seul dans la foule hier soir. Il avait emporté des pelles et des poignards pour attaquer la foule, avec l’intention de provoquer de graves dommages ».

L’homme, du nom de Yang, avait par le passé été condamné pour différents chefs, y compris vol, drogue, et blessures intentionnelles, selon la même source.

Des photos circulant sur les réseaux sociaux montrent un véhicule de type 4X4 avec le pare-choc enfoncé. Des vidéos de la scène ont été promptement censurées.

Un attentat à la voiture bélier avait eu lieu en 2013 à Pékin, sous le célèbre portrait de Mao Tsé-toung qui donne sur la place Tiananmen. Deux touristes avaient trouvé la mort lors de cette action, mise par les autorités sur le compte de séparatistes ouïghours, une ethnie musulmane de la région du Xinjiang (nord-ouest). Les trois personnes à bord du véhicule, qui avait explosé, avaient perdu la vie.

(©AFP / 13 septembre 2018 13h13)                                                                                                        

Publicités

Attaques dans l’est de l’Afghanistan: au moins 33 morts

septembre 11, 2018

Un homme blessé le 11 septembre 2018 dans un attentat, dans l’est de l’Afghanistan, et soigné à l’hôpital local / © AFP / NOORULLAH SHIRZADA

Une série d’attentats a frappé mardi l’est de l’Afghanistan, faisant au moins 33 morts parmi des participants à une manifestation près de la frontière pakistanaise et devant une école pour filles.

L’attentat le plus meurtrier s’est produit à 13H00 locale (08H30 GMT), près de la frontière entre l’Afghanistan et le Pakistan lorsqu’un kamikaze a fait exploser sa charge au milieu d’une foule de manifestants, à environ 70 km de la ville de Jalalabad.

Les manifestants bloquaient l’autoroute assurant le passage entre les deux pays pour protester contre la nomination d’un nouveau chef de la police.

« 32 corps et 128 personnes blessées ont été transportées dans nos hôpitaux », a indiqué à l’AFP le directeur des services de Santé de la province de Nangarhar, Najibullah Kamawal.

Le porte-parole du gouverneur de la province, Ataullah Khogyani, a confirmé ce dernier bilan.

Un homme tient la tête d’un autre homme tué dans un attentat dans l’est de l’Afghanistan, le 11 septembre 2018 / © AFP / NOORULLAH SHIRZADA

Les hôpitaux Rodat et Ghani Khel, dans le district de Jalalabad, étaient saturés de personnes qui y ont accouru couvertes de sang, a constaté un correspondant de l’AFP. Des blessés étaient soignés dans les couloirs. Les plus gravement atteints étaient transportés à l’hôpital central de Jalalabad.

« Nous étions une centaine lorsque j’ai entendu une forte explosion. Puis j’ai vu de la chair et du sang, des personnes blessées tout autour de moi. Je suis à la recherche de mes amis mais je ne sais pas s’ils sont vivants ou morts », a déclaré à l’AFP Gul Majid, interrogé devant l’hôpital.

Quelques heures plus tôt, une double attaque avait visé une école de filles dans la capitale provinciale Jalalabad, faisant un mort et quatre blessés.

Une première bombe a explosé devant l’école de filles Malika Omaira vers 08H30 locale (4H00 GMT). La seconde explosion s’est produite ensuite alors que des élèves d’une école de garçons voisine se précipitaient sur les lieux.

Un enfant afghan à l’hôpital de Jalalabad après une série d’explosions dans la ville afghane, le 11 septembre 2018 / © AFP / NOORULLAH SHIRZADA

Aucun groupe insurgé n’a pour l’instant revendiqué ces attaques, alors que le groupe Etat islamique (EI) et les talibans sont actifs dans cette région de l’Afghanistan.

Ces deux groupes s’opposent de longue date à l’éducation des femmes. Ils ont imposé la fermeture de nombreuses écoles de filles en Afghanistan.

Le reste du pays n’a pas été épargné par la violence au cours de la semaine écoulée: les talibans ont mené de nombreuses attaques avec des troupes au sol. Le groupe Etat islamique a de son côté revendiqué deux attentats meurtriers dans la capitale.

Dans la nuit de dimanche à lundi, d’intenses combats ont eu lieu dans le nord de l’Afghanistan, les talibans ont tué près de 60 policiers et soldats. Trente-neuf talibans ont été tués et 14 blessés lors de frappes aériennes de soutien, selon le gouverneur de Sar-e-Pul, Zahir Wahdat.

Des Afghans inspectent les lieux d’un attentat à Kaboul, le 6 septembre 2018 / © AFP / WAKIL KOHSAR

Selon des sources locales, les forces de sécurité afghanes seraient parvenues à contenir l’avancée de talibans. Les combats n’auraient pas repris mardi matin.

Dimanche à Kaboul, un kamikaze à moto avait tué sept partisans du commandant Massoud qui célébraient le 17e anniversaire de la mort du célèbre moudjahidine ayant résisté à l’occupant soviétique, puis aux talibans.

Et mercredi dernier, au moins 20 personnes, dont deux journalistes accourus sur les lieux, ont été tuées et 70 autres blessées dans un double attentat revendiqué par l’EI visant la communauté chiite de Kaboul.

– Pourparlers en attente –

Des forces de sécurité afghanes inspectent le lieu d’un attentat à Kaboul, le 9 septembre 2018 / © AFP / –

Ces violences aux quatre coins du pays interviennent alors que le gouvernement afghan et les Etats-Unis cherchent à pousser les talibans à s’asseoir à la table des négociations pour mettre fin à plus de 38 années de guerre ininterrompue depuis l’invasion soviétique de l’Afghanistan fin 1979.

Mais les insurgés tardent à se laisser convaincre.

L’EI, dont les troupes sont bien plus réduites mais qui multiplie les attentats sanglants, est laissé à l’écart des discussions.

Un premier cessez-le-feu de trois jours s’était tenu en Afghanistan mi-juin pour la fin du ramadan, suscitant d’inédites scènes de fraternisation entre soldats et talibans.

Afghanistan / © AFP /

Ce bref arrêt des combats, une première, avait suscité des espoirs de possibles pourparlers de paix. Mais de nouvelles attaques s’étaient produites les semaines suivantes.

Présents depuis 2001 en Afghanistan, les Etats-Unis, qui disposent de 14.000 soldats sur place et avaient jusqu’ici toujours refusé tout dialogue bilatéral avec les talibans, ont changé de stratégie et prônent « une résolution pacifique » du conflit, selon leur secrétaire d’Etat Mike Pompeo.

Des représentants américains ont rencontré en juillet des talibans au Qatar. Des rumeurs font état d’un nouveau dialogue entre les deux parties ce mois-ci.

Mais mardi, une source internationale s’exprimant sous couvert d’anonymat a indiqué à l’AFP que le haut diplomate américain tout juste nommé à la tête des efforts de paix en Afghanistan, Zalmay Khalilzad, aurait décidé d’annuler tous les pourparlers, préférant dans un premier temps passer en revue la stratégie américaine en Afghanistan.

L’information n’a pu être vérifiée dans l’immédiat auprès de sources officielles américaines.

Un cadre taliban basé au Pakistan voisin a indiqué à l’AFP qu’il espérait de nouvelles discussions « bientôt ».

Romandie.com avec(©AFP / (11 septembre 2018 15h55)

Crash d’un avion au Soudan du Sud: 19 morts

septembre 9, 2018

Juba – Dix-neuf personnes ont été tuées dimanche quand un petit avion de ligne s’est abîmé dans un lac du centre du Soudan du Sud, a annoncé à l’AFP un responsable régional.

L’avion, qui transportait une vingtaine de personnes, s’est écrasé dans la ville de Yirol (centre) au moment de l’atterrissage, a déclaré le régional de l’information, Taban Abel Aguek.

« Le nombre de morts confirmés est de dix-neuf et quatre personnes ont survécu », a-t-il ajouté. Deux enfants font partie des survivants.

L’évêque anglican de Yirol, Simon Adut, fait partie des morts.

Le pilote, le copilote, un membre du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), un Ougandais qui dirige une clinique à Yirol et deux officiers de l’armée font également partie des morts confirmés.

L’ONG italienne Medici con l’Africa Cuamm a annoncé sur son site qu’un médecin italien, Damiano Cantone, qui était en route pour aller travailler dans un hôpital pour enfants à Yirol, faisait partie des survivants.

Une radio de l’ONU, Radio Miraya, avait annoncé auparavant que ce médecin italien avait été tué dans l’accident. Cette radio a publié sur Twitter une photo de l’avion accidenté immergé dans les eaux du lac.

« Toute la ville est en état de choc, les boutiques sont fermées. Quelques personnes ont transporté leurs proches pour les enterrer », a ajouté le ministre.

Lorsque l’avion est « arrivé, il y avait tellement de brouillard qu’il s’est abîmé dans le lac Yirol, proche de la ville de Yirol », a-t-il ajouté.

Les avions sont souvent en surcharge au Soudan du Sud, ce qui provoque des accidents. En 2015 notamment, 36 personnes ont été tuées dans le crash d’un Antonov juste après son décollage de Juba.

En 2017, 37 personnes sont sorties indemnes d’un avion qui venait de prendre feu après avoir heurté un camion de pompiers sur la piste à Wau, dans le nord-ouest du Soudan du Sud.

Le Soudan du Sud, indépendant du Soudan depuis 2011, s’est enfoncé dans une guerre civile fin 2013 quand le président Salva Kiir a accusé son vice-président Riek Machar de fomenter un coup d’Etat.

Ce conflit a fait des dizaines de milliers de morts, des millions de déplacés et provoqué une crise humanitaire majeure.

Romandie.com avec(©AFP / 09 septembre 2018 14h43)                                                        

Le Japon frappé par le plus violent typhon en 25 ans: au moins six morts

septembre 4, 2018

Photo d’un camion renversé par le typhon fournie par la préfecture de police de Kagawa le 4 septembre 2018. / © JIJI PRESS/AFP / JIJI PRESS

Aéroport inondé, véhicules emportés par le vent, vagues gigantesques: le typhon qui a balayé mardi l’ouest du Japon, le plus violent à avoir frappé directement l’archipel en 25 ans, a fait au moins six morts et 170 blessés.

Les médias locaux ont fait état d’au moins six décès, dont celui d’un homme de 71 ans pris au piège d’un bâtiment qui s’est effondré, après le passage du cyclone Jebi, qui a plongé le pays sous des pluies diluviennes et des vents violents, avec des rafales atteignant 220 km/heure par endroits.

Une autre personne se trouvait dans un état critique, et quelque 170 blessés sont à déplorer.

De nombreux habitants ont été appelés à quitter leur logement dans des zones inondables ou susceptibles d’être touchées par des coulées de boue: au total, les autorités ont ainsi recommandé à 1,2 million d’habitants de rejoindre des refuges et 16.000 autres ont reçu l’ordre de partir, même si cette injonction n’est pas contraignante.

– Voyageurs bloqués –

Le typhon a fait en outre des dégâts matériels impressionnants, en particulier dans la région d’Osaka.

Dans une mer déchaînée, un pétrolier s’est retrouvé encastré dans le tablier du pont conduisant à l’aéroport international du Kansai. Cet aéroport, construit en mer, a été inondé et fermé après que le sous-sol et les pistes ont été envahis par les eaux, a précisé à l’AFP un responsable du ministère des Transports.

Environ 3.000 voyageurs restaient bloqués à l’intérieur dans la soirée. Des vérifications étaient en cours sur le pont endommagé, « mais nous ne savons pas quand nous pourrons reconduire les personnes » sur le terre ferme, selon le ministère.

Des images de télévision montraient des échafaudages et grues de chantier fracassés par le vent, des devantures de magasins arrachées, des toitures envolées, des arbres à terre et poteaux tordus. Sur les routes, des camions et voitures renversés, des feux de signalisation au sol.

Le typhon Jebi / © AFP / Laurence CHU

Même les gratte-ciels, pourtant conçus pour résister à de puissants séismes, ont été mis à l’épreuve.

A Osaka, une grande roue de 100 mètres, bien qu’à l’arrêt, semblait incontrôlable, tournant à la seule force du vent.

Des dizaines de voitures garées sur un parking de la région touchée se sont également embrasées, un incendie dont la cause restait toutefois à déterminer.

– Vols et trains annulés –

Les transports étaient fortement perturbés: les compagnies aériennes ont, par précaution, annulé près de 800 vols.

De nombreuses liaisons ferroviaires ont été suspendues, dont les trains à grande vitesse Shinkansen entre Tokyo et Osaka, qui transportent chaque jour des centaines de milliers de passagers. A Kyoto, une partie du plafond de la gare s’est effondrée.

Les grands magasins de la région d’Osaka ont décidé de fermer exceptionnellement leurs portes. De grands groupes (Toyota, Honda ou encore Panasonic) ont suspendu la production de leurs usines, des entreprises ont demandé à leurs salariés de rester chez eux et des établissements scolaires ont conseillé à leurs élèves de faire de même.

Plus d’1,4 million de foyers et bâtiments étaient par ailleurs privés d’électricité, ont rapporté les médias.

Le Japon touché par le plus violent typhon en 25 ans / © AFP / James Reynolds, Emmanuel Defouloy

Le Premier ministre Shinzo Abe avait convoqué une réunion de crise en prévision de l’arrivée du typhon qui a d’abord touché le sud-ouest du pays avant de rapidement remonter vers le nord. Il se trouvait au large en mer du Japon dans la soirée mais rafales et pluies intenses devaient durer jusqu’à mercredi.

Avec des vents de plus de 160 km/heure dans la partie centrale, le cyclone Jebi, le 21e de la saison en Asie, est classé dans la catégorie « très puissant », « le plus puissant depuis 1993 », a précisé à l’AFP Ryuta Kurora, responsable de l’agence nationale de météorologie.

Le Japon n’a été touché que deux fois par des typhons de cette force, en 1991 et 1993, a-t-il ajouté.

Si l’archipel est régulièrement secoué par des intempéries, cette année a été particulièrement difficile.

Il y a un mois et demi, des pluies record dans le sud-ouest ont provoqué des inondations inédites et des éboulements qui ont tué quelque 220 personnes.

Une étouffante vague de chaleur humide s’est ensuite abattue en juillet sur le Japon, tuant plus de 119 personnes tandis que 49.000 autres ont dû être hospitalisées.

Romandie.com avec(©AFP / (04 septembre 2018 15h36)

Attaque de Boko Haram sur une base militaire: le bilan s’alourdit à 48 soldats tués

septembre 3, 2018

Kano (Nigeria) – Le groupe jihadiste Boko Haram a tué au moins 48 soldats jeudi dernier dans l’attaque d’une base militaire dans le nord-est du Nigeria, a appris l’AFP lundi de source militaire, un chiffre alourdissant le précédent bilan qui faisait état de 30 morts.

« Pour l’instant, nous avons retrouvé les corps de 48 soldats », a témoigné, sous couvert d’anonymat, un militaire à Zari, base à la frontière avec le Niger, dans un contexte de forte recrudescence des attaques contre l’armée nigériane du groupe de l’Etat islamiste d’Afrique de l’Ouest (ISWAP).

« Les corps de 31 soldats ont été retrouvés sur les lieux de l’attaque (l’un d’eux à succombé à ses blessures), et 17 autres ont été retrouvé hier (dimanche) par les équipes qui ont ratissé le district de Zari », a expliqué à l’AFP cet officier.

Une autre source militaire contactée sur place fait état du même bilan, indiquant également que l’attaque a « blessé 20 soldats » en plus des 48 tués.

Samedi, plusieurs sources militaires avaient informé l’AFP de l’attaque à l’arme lourde d’une base militaire, située entre la frontière du Niger et le bassin du lac Tchad, zone de repli de la faction d’ISWAP.

« Les insurgés sont arrivés en grand nombre dans des camions et transportaient des armes lourdes », a expliqué un officier. « Ils ont engagé des soldats dans une bataille qui a duré une heure. »

« Leur force de frappe a été si puissante que les troupes ont été contraintes de se replier temporairement avant l’arrivée des renforts » terrestres et aériens, a-t-il ajouté.

Cette attaque a été revendiquée dans un court communiqué d’ISWAP.

L’armée nigériane a officiellement reconnu un combat important entre les soldats et les insurgés mais n’a fait état pour l’instant que de « plusieurs insurgés » tués, niant toute perte de son côté.

S’attaquant rarement aux civils, la faction d’ISWAP cible principalement l’armée nigériane ou la force conjointe régionale qui ont subi de lourdes pertes les attaques de ces dernières semaines.

Dans un autre communiqué, l’ISWAP avait également affirmé mercredi avoir tué « plusieurs » soldats nigérians dans une attaque au mortier contre la base militaire d’Arge, dans la région du Lac Tchad, sans que l’AFP n’ait pu jusqu’à présent confirmer l’information.

Mi-août, des centaines de soldats ont protesté en tirant en l’air à l’aéroport de Maiduguri, capitale de l’Etat du Borno (nord-est), pour signifier leur refus d’être envoyés sur une base dans la région reculée du lac Tchad.

L’insurrection de Boko Haram et sa répression par l’armée ont fait plus de 20.000 morts et quelque 2,6 millions de déplacés depuis 2009. Selon des ONG, 11 millions de Nigérians ont un besoin urgent d’aide humanitaire.

Romandie.com avec(©AFP / 03 septembre 2018 10h44)                                                        

Afghanistan: 12 morts dans un accident d’hélicoptère de transport militaire

septembre 2, 2018

Mazar-i-Sharif (Afghanistan) – Au moins douze personnes, deux membres d’équipage ukrainiens et dix soldats afghans, ont été tuées dimanche en Afghanistan dans l’accident d’un hélicoptère de transport militaire appartenant à une entreprise moldave, ont annoncé les autorités aériennes de Moldavie.

Un précédent bilan donné à l’AFP par un responsable afghan faisait état de trois morts et de sept blessés dans cet accident, qui s’est produit dans le nord de l’Afghanistan.

« Les autorités aéronautiques civiles de Moldavie ont été prévenues que le 2 septembre vers 03H00 GMT, un hélicoptère MI-8 MTV appartenant à la compagnie Valan ICC s’est écrasé peu après le décollage de la base de Mazar-i-Sharif », a annoncé l’autorité aérienne moldave dans un communiqué.

Selon la même source, l’appareil transportait trois membres d’équipage ukrainiens et onze soldats afghans. « Selon des informations préliminaires, deux membres d’équipage et dix passagers sont décédés des suites de l’accident », précise le communiqué.

D’après le commandant adjoint des forces afghanes dans le nord de l’Afghanistan, Nazer Khuda Pamiri, l’hélicoptère s’est écrasé en raison de « problèmes techniques » peu après son décollage.

L’appareil s’est embrasé après s’être écrasé. Il appartenait à une société privée et avait été affrété par le ministère de la Défense, a également déclaré le porte-parole adjoint du ministère, Mohammad Radmanish.

Romandie.com avec(©AFP / 02 septembre 2018 16h07)                                                        

Libye: au moins 27 morts en trois jours de combats près de Tripoli

août 30, 2018

Tripoli – Au moins 27 personnes ont été tuées et une centaine d’autres blessées, dont la plupart des civils, en trois jours de combats entre milices rivales au sud de la capitale libyenne Tripoli, selon un nouveau bilan jeudi du ministère de la Santé.

Les combats avaient éclaté lundi dans les banlieues sud de la capitale et se sont poursuivis jusqu’à mercredi soir malgré une trêve annoncée mardi qui n’a pas été respectée.

Les affrontements marquaient une pause jeudi après un accord de cessez-le-feu annoncé par des dignitaires des villes de l’ouest du pays, mais il n’était pas clair si les deux camps rivaux allaient continuer à le respecter.

Fayez al-Sarraj, le chef du gouvernement d’union nationale (GNA), reconnu par la communauté internationale, a chargé des forces des régions ouest et du centre du pays de veiller au respect du cessez-le-feu.

Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la capitale libyenne est au coeur d’une lutte d’influence entre milices en quête d’argent et de pouvoir.

Romandie.com avec(©AFP / 30 août 2018 14h02)                                                        

Burkina: 7 membres des forces de l’ordre tués par l’explosion d’un engin artisanal

août 28, 2018

Ouagadougou – Au moins sept membres des forces de l’ordre burkinabè ont été tués dans la nuit de lundi à mardi par l’explosion d’un engin artisanal en allant renforcer un poste de gendarmerie attaqué dans l’est du Burkina Faso, selon des sources sécuritaires.

« Sept soldats, membres d’une équipe mixte (gendarmes et militaires) qui allait en renfort à Pama (est), ont péri lorsque leur véhicule a sauté sur un engin explosif artisanal », a déclaré une source sécuritaire à l’AFP. Une autre source sécuritaire a fait état de huit morts.

Pama, poste de gendarmerie à une centaine de km de Fada N’Gourma (chef lieu de la région de l’Est), a été « attaqué vers 02H00 du matin », selon une troisième source sécuritaire. L’attaque du poste a duré « plus d’une heure et n’a pas fait de victime », a poursuivi cette source, précisant que les locaux ont été incendiés par les individus en « grand nombre et lourdement armés ».

Ce bilan, non encore définitif, est le plus lourd dans la région de l’Est, et constitue la deuxième plus grande perte au sein des forces armées nationales dans une attaque, après celle de Nassoumbou (nord) en décembre 2016 qui avait fait 12 morts et traumatisé le pays.

Cette explosion à une trentaine de km de Fada N’Gourma survient deux semaines après la mort de six personnes, cinq gendarmes et un civil, quand un autre engin artisanal avait explosé dans la même région. C’était alors la première fois que le Burkina était victime d’un engin explosif improvisé (IED), très utilisés au Mali ainsi qu’en Syrie, Irak ou Afghanistan.

Ces derniers mois, plusieurs centaines de personnes ont été interpellées et des engins explosifs neutralisés au cours d’opérations de ratissage dans les régions de l’Est et du Nord du Burkina Faso en proie à des attaques jihadistes.

Longtemps épargné par les groupes armés actifs au Sahel, le Burkina Faso est confronté depuis trois ans à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières dans le Nord.

Ces attaques se sont étendues à d’autres régions dont celle de l’Est, frontalière du Niger, du Togo et du Bénin.

Romandie.com avec(©AFP / 28 août 2018 14h51)                                                        

Mali: un responsable jihadiste, deux civils tués dans une frappe française

août 27, 2018

Un Mirage 2000 français prêt à décoller à Niamey pour participer à l’Opération Barkhane, le 22 décembre 2017n / © AFP/Archives / ludovic MARIN

L’un des principaux responsables du groupe Etat islamique au Grand Sahara (EIGS), Mohamed Ag Almouner, et deux civils ont été tués dans une opération de l’armée française dimanche dans la région de Ménaka, dans le nord du Mali, a annoncé lundi à Paris l’état-major français.

« Les commandos déployés (au sol après une frappe aérienne) ont constaté la mort de Mohamed Ag Almouner et d’un membre de sa garde rapprochée », selon un communiqué.

Il s’agit d’un des « lieutenants du chef de l’EIGS » dans le secteur de Ménaka, frontalier avec le Niger, a précisé le porte-parole de l’état-major, le colonel Patrik Steiger, à l’AFP. Il se trouvait dans un campement isolé à 50 km au sud-ouest de la ville, a-t-il ajouté.

Le groupe EIGS, actif dans la « zone des trois frontières » (Mali, Burkina Faso et Niger), est dirigé par Adnane Abou Walid Sahraoui, un transfuge d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui a aussi codirigé le Mouvement pour l’unicité du jihad en Afrique de l’ouest (Mujao), un groupe islamiste malien.

Les commandos français ont « découvert que deux civils, une femme et un adolescent, avaient également été tués et qu’un membre du groupe terroriste ainsi que deux autres civils avaient été blessés », a ajouté l’état-major.

« Le lien entre les civils et le chef jihadiste reste à définir », de même que la raison pour laquelle ils se trouvaient là, a noté le colonel Steiger.

Les blessés ont été pris en charge par les équipes médicales de l’armée française déployées sur place.

L’état-major a exprimé ses « regrets » et présenté ses condoléances aux familles et aux proches des deux victimes. Une investigation est en cours « pour déterminer comment des civils ont été atteints lors de cette frappe », a-t-il annoncé.

« Les critères français d’ouverture du feu sont particulièrement stricts et visent à éviter les pertes civiles », a-t-il assuré.

« Chaque préparation de mission fait l’objet d’un recueil et d’une analyse d’un maximum de renseignements de façon à limiter le niveau de risque des opérations », a-t-il ajouté.

« La présence avérée de civils à proximité de l’objectif aurait entraîné l’annulation de la mission », a insisté l’état-major.

L’opération, déclenchée dans la nuit de dimanche à lundi, a consisté en une frappe aérienne par deux avions Mirage 2000 sur la position du groupe jihadiste, suivie d’une action au sol pour saisir la position.

Quelque 4.000 soldats français sont déployés sur cinq pays du Sahel (Mali, Niger, Burkina Faso, Mauritanie et Tchad) dans le cadre de l’opération antiterroriste Barkhane.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, qui ont été en grande partie chassés ou dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France.

Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU, régulièrement visées par des attaques meurtrières, malgré la signature d’un accord de paix avec l’ex-rébellion à dominante touareg censé isoler définitivement les jihadistes.

Depuis 2015, ces attaques se sont étendues dans le centre et le sud du Mali et le phénomène déborde sur les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger.

L’EIGS a revendiqué une série d’attaques, notamment celle qui a coûté la vie à quatre membres des forces spéciales américaines et quatre soldats nigériens en octobre 2017 au Niger.

Romandie.com avec(©AFP / (27 août 2018 22h11)

États-Unis: plusieurs personnes tuées au cours d’un tournoi de jeu vidéo en Floride

août 26, 2018

Une personne a ouvert le feu dimanche au cours d’un tournoi de jeu vidéo à Jacksonville en Floride, de « multiples morts » étant à déplorer, a tweeté le bureau du shérif de la ville, précisant par la suite qu’un suspect était mort.

Selon des médias locaux, il y a quatre morts et onze blessés, mais la police n’avait pas communiqué dans l’immédiat de bilan exact.

La police continuait à intervenir pour fouiller les lieux, à la recherche d’un éventuel second tireur.

« Fusillade de masse au Jacksonville Landing. Eloignez-vous de la zone. La zone n’est pas sûre à ce stade », a tweeté le bureau du shérif. « Multiples morts sur place, plusieurs transportés » à l’hôpital, a-t-il ajouté ensuite.

Les tirs se sont produits lors d’un tournoi du jeu vidéo Madden NFL 19, une référence pour le football américain. Cette compétition se déroulait dans un bar de la zone de Jacksonville Landing, qui regroupe restaurants et lieux de divertissement au bord de la rivière St Johns.

– Tournoi en direct –

L’organisateur EA Sports Madden NFL a indiqué sur Twitter avoir connaissance d’un « événement » lors de son tournoi de Jacksonville. « C’est une situation terrible, et nous présentons nos condoléances les plus sincères à tous ceux affectés », a-t-il écrit.

Le tournoi était une phase éliminatoire et était suivi en direct sur internet. La vidéo d’un extrait de cette retransmission, où l’on peut entendre les tirs mais ne pas voir la scène, circulait sur internet.

Des équipes professionnelles participaient à cette rencontre.

Au moins l’un des joueurs, qui a pu s’échapper, a raconté sur Twitter son calvaire.

« On vient de tirer sur le tournoi », a expliqué ce joueur de 19 ans, Drini Gjoka, qui appartient à l’équipe Complexity Gaming. « J’ai eu beaucoup de chance. La balle a touché mon pouce ».

Le patron de cette équipe, Jason Lake, qui n’était pas présent, a indiqué à l’AFP par message sur Twitter que son joueur « avait réussi à s’échapper dans la rue et à se réfugier dans un club de sport ».

Plusieurs joueurs ont écrit sur Twitter qu’ils étaient sains et saufs, bien qu’effrayés.

« Il y a eu une fusillade au tournoi Madden à Jacksonville. Notre joueur @JoelCP_ est sain et sauf », a écrit l’équipe SK Gaming.

D’immenses renforts de police étaient sur place, selon des images des télévisions locales.

La police fédérale (FBI) est en train d’intervenir, a indiqué le sénateur de Floride Marco Rubio.

La Floride a été marquée par plusieurs fusillades ces dernières années.

En juin 2016, un homme a tué 49 personnes dans un club gay d’Orlando. Le 14 février 2018, un jeune homme de 19 ans, a ouvert le feu dans un lycée de Parkland, tuant 17 personnes avant d’être arrêté.

Romandie.com avec(©AFP / (26 août 2018 21h58)