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Yémen: les combats s’intensifient à Aden, 36 morts en deux jours

janvier 29, 2018

Des combattants du mouvement séparatiste du Yémen du sud patrouillent dans une rue d’Aden, le 28 janvier 2018 / © AFP / SALEH AL-OBEIDI

De violents combats ont de nouveau fait rage lundi entre forces séparatistes et gouvernementales dans la grande ville portuaire d’Aden, dans le sud du Yémen, faisant 36 morts en deux jours.

« Les affrontements ont fait 36 morts et 185 blessés en deux jours », a indiqué en soirée le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) sur son compte Twitter. Un précédent bilan de sources sécuritaires avait fait état de 24 morts, civils et combattants.

Les combats aux chars et à l’artillerie qui ont éclaté dimanche entre les séparatistes, partisans de l’indépendance du Yémen du Sud, et le gouvernement du président Abd Rabbo Mansour Hadi, viennent compliquer davantage le conflit au Yémen qui oppose depuis trois ans le pouvoir aux rebelles chiites Houthis.

Ces séparatistes étaient préalablement alliés à M. Hadi, mais la relation s’est tendue après le limogeage en 2017 par le président du gouverneur d’Aden, Aidarous al-Zoubaidi, qui a formé un Conseil de transition du sud, une autorité parallèle dominée par des séparatistes.

Le Yémen du sud était un Etat indépendant avant sa fusion avec le Nord en 1990.

Lundi soir, les combats se sont intensifiés, selon des sources de sécurité. Les forces séparatistes n’étaient plus qu’à un kilomètre du palais présidentiel dans le quartier Krater et elles auraient pris deux camps militaires au nord de l’aéroport.

La coalition militaire sous commandement saoudien, qui intervient au Yémen depuis 2015 en soutien au gouvernement Hadi, a appelé à des négociations. Son porte-parole, le colonel saoudien Turki al-Maliki, a demandé aux séparatistes de « parler avec le gouvernement légitime », charge à celui-ci « d’examiner les demandes du mouvement social et politique » représenté par les séparatistes.

– Renforts –

Ce Conseil avait fixé un ultimatum la semaine dernière à M. Hadi exigeant notamment le départ du Premier ministre Ahmed ben Dagher et des « changements au gouvernement », accusé de « corruption ».

Cet ultimatum a expiré dimanche matin et des combats ont aussitôt éclaté en ville entre forces séparatistes et unités gouvernementales, aboutissant à la prise du siège transitoire du gouvernement.

Dans un communiqué, la France a « condamné » les violences et appelé « toutes les parties » à accorder un accès « sans entrave » à l’aide humanitaire et à reprendre le « dialogue ».

Selon des sources sécuritaires, les séparatistes faisaient venir des renforts supplémentaires depuis les provinces d’Abyane (sud) et de Marib (centre).

Dans la province d’Abyane, ces forces se sont heurtées à des unités gouvernementales, mais elles ont réussi à poursuivre leur progression, ont précisé ces sources.

Au milieu des tirs de chars de combat et de pièces d’artillerie lourde, Aden était totalement paralysée. Les rues étaient désertes dans de nombreux quartiers, selon un vidéaste de l’AFP qui a confirmé l’utilisation de chars de combat par les belligérants. Ecoles et magasins sont pour la plupart restés fermés.

L’ONU a déclaré dans un communiqué que l’aéroport et le port d’Aden étaient fermés « jusqu’à nouvel ordre ».

– ‘Conseil du coup de force’ –

Selon l’agence gouvernementale Saba, le Premier ministre s’est réuni dans la nuit de dimanche à lundi avec d’autres membres du cabinet pour discuter « des développements militaires et des actes de sabotage ayant visé des installations gouvernementales ».

Ces actes sont dirigés « contre la légitimité représentée par le président Hadi », a ajouté l’agence, soulignant que le gouvernement condamne « les hors-la-loi représentés par le Conseil du coup de force ».

Le gouvernement, chassé de la capitale Sanaa en septembre 2014 par des rebelles Houthis soutenus par l’Iran, a établi son siège transitoire à Aden l’année suivante.

Une coalition arabe, dominée par l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, est intervenue au Yémen en mars 2015 en soutien au gouvernement.

Des soldats saoudiens et émiratis sont présents à Aden, mais ils ne sont pas intervenus jusqu’ici.

Les Emirats ont entraîné et soutiennent une force appelée « Ceinture de sécurité » dans le sud. Or, cette force soutient le Conseil de transition du sud.

Le 17 janvier, l’Arabie saoudite avait annoncé qu’elle transférait deux milliards de dollars à la Banque centrale du Yémen, contrôlée par le gouvernement Hadi, pour sauver la devise et l’économie du pays.

Le gouvernement yéménite a déclaré, selon l’agence Saba, que « le camp Houthi iranien » était le premier bénéficiaire » de ce nouveau conflit.

Romandie.com avec(©AFP / 29 janvier 2018 22h10)                

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Brésil: 10 morts lors de violences dans une prison du nord-est

janvier 29, 2018

Sao Paulo – Dix détenus ont trouvé la mort lundi lors d’affrontements entre membres de factions rivales de narcotrafiquants dans la prison brésilienne d’Itapajé, à 125 km de Fortaleza (nord-est), ont annoncé les autorités locales.

« Un affrontement entre groupes rivaux de détenus a provoqué ces morts », a expliqué le Secrétariat à la Justice de l’État du Ceara, dont Fortaleza est la capitale, deux jours après une fusillade qui avait fait 14 morts dans cette ville.

Le président du syndicat des agents pénitentiaires du Ceara, Valdemiro Barbosa, a affirmé au site d’informations R7 que les deux épisodes étaient liés.

« Il s’agit de la même dispute qui a lieu ces derniers jours et a provoqué le pire massacre de l’histoire de notre État », a-t-il expliqué.

Les autorités ont indiqué que les agents pénitentiaires avaient repris le contrôle de la prison, mais n’étaient pas en mesure de confirmer s’il y avait des blessés ou si des prisonniers s’étaient évadés.

Selon le site G1, les barreaux de certaines cellules ont été sciés.

Dans la nuit de vendredi à samedi, un groupe d’hommes armés ont fait irruption dans un bal populaire et ont ouvert le feu.

Parmi les 14 personnes tuées, huit étaient des femmes et le massacre a été qualifié de « barbarie » par le gouverneur de Ceara, Camilo Santanta.

L’enquête est toujours en cours, les autorités ayant affirmé samedi ne « pas être en mesure de confirmer s’il s’agissait d’un affrontement entre factions ». Six personnes soupçonnées d’avoir pris part à la fusillade ont déjà été arrêtées.

Plusieurs médias locaux ont évoqué un règlement de comptes entre deux factions rivales de trafiquants de drogue: un gang local, les Guardioes do Estado (Gardiens de l’État), et le Comando Vermelho (Commando rouge) originaire de Rio, avec des ramifications dans tout le Brésil.

En 2017, l’État du Ceara a recensé un record de 5.114 homicides, 50% de plus qu’en 2016.

Le 1er janvier, une mutinerie dans une prison de Goias (centre-ouest) avait fait neuf morts, certains ayant été décapités ou brûlés vifs.

Ce massacre avait été perpétré un an jour pour jour après des émeutes sanglantes durant lesquelles 56 détenus avaient été sauvagement assassinés à Manaus (nord-ouest). Plus de 100 prisonniers avaient trouvé la mort lors d’affrontements de ce type en début d’année dernière.

Le Brésil compte la troisième population carcérale au monde, avec 726.712 détenus enregistrés en juin 2016, soit deux fois plus que la capacité officielle des prisons, selon les derniers chiffres du ministère de la Justice.

En plus d’être surpeuplées, les installations sont souvent vétustes et les autorités y ont retrouvé de grandes quantités d’armes, de drogues et de téléphones mobiles lors de fouilles effectuées tout au long de l’année dernière.

Romandie.com avec(©AFP / 29 janvier 2018 20h40)                                            

Quatre soldats tués dans le nord-est du Mali

janvier 28, 2018

Bamako – Quatre soldats maliens ont été tués dimanche lors d’une attaque contre leur base par un kamikaze dans le nord-est du Mali, près de la frontière nigérienne, au lendemain d’une attaque qui avait fait 14 tués parmi les soldats, a annoncé l’armée.

« Un kamikaze terroriste a été détruit ce matin » (dimanche) à Ménaka alors qu’il tentait « de se faire exploser aux abords du poste FAMa (Forces armées maliennes) de la Garde nationale à Ménaka », selon un communiqué posté sur la page Facebook de l’armée. « Malheureusement lors de cette opération, quatre personnels FAMa ont trouvé la mort », ajoute le texte.

Un responsable militaire malien avait indiqué auparavant à l’AFP sous couvert d’anonymat qu’il y avait plus d’un assaillant et attribué l’attaque à des jihadistes. « Les terroristes ont tué quatre soldats à Ménaka, ils n’ont pas réussi à prendre le camp militaire et nous sommes en contrôle de la situation », avait-t-il assuré.

L’attaque avait été confirmée par un autre responsable militaire malien qui avait expliqué que les assaillants étaient arrivés « à moto et dans des véhicules » avant de tirer des roquettes contre le camp.

Des hélicoptères militaires français survolaient la zone dimanche matin, ont indiqué ces sources.

Samedi, 14 soldats avaient été tués et 18 blessés lors de l’attaque par des « terroristes » d’un camp militaire à Soumpi, à une centaine de kilomètres au sud-ouest de Tombouctou, selon l’armée.

Le camp de Ménaka attaqué dimanche se trouve à quelque 700 km à l’est de Tombouctou, dans une zone proche de la frontière du Niger où les groupes rebelles jihadistes sont très actifs.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Ces groupes en ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, qui se poursuit actuellement.

En juin 2015, le gouvernement malien a signé un accord de paix avec des coalitions de groupes armés non jihadistes, dont l’application accumule les retards. Mais des zones entières du pays échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, régulièrement visées par des attaques.

Romandie.com avec(©AFP / 28 janvier 2018 11h59)                                            

Massacre à l’ambulance piégée à Kaboul: près de 100 morts et 158 blessés

janvier 27, 2018

Des volontaires afghans viennent en aide aux victimes de l’explosion d’une ambulance piégée à Kaboul, le 27 janvier 2018 / © AFP / WAKIL KOHSAR

« C’est un massacre » : l’explosion d’une ambulance piégée samedi dans le centre de Kaboul, revendiquée par les talibans, a fait près de 100 morts et 158 blessés, semant terreur et désolation dans l’un des quartiers les plus animés de la capitale afghane.

« Le bilan s’établit désormais à 95 morts et 158 blessés », a déclaré à l’AFP le porte-parole du ministère de la Santé Waheed Majroh, cinq heures après l’attaque, qui laisse la ville groggy.

Peu auparavant, Baryalai Hilali, directeur de la communication du gouvernement, avait prévenu que le bilan des tués risquait de s’alourdir « car certains blessés ont été hospitalisés dans un état critique ».

Dans un communiqué, la présidence afghane a dénoncé « un crime contre l’humanité ».

« C’est un massacre », a réagi sur Twitter Dejan Panic, le coordinateur de l’ONG italienne Emergency, accompagnant son message de photos sur lesquelles on peut voir les très nombreuses victimes allongées dans les couloirs, sous les préaux et sur les pelouses de l’établissement que gère cette ONG italienne.

Selon le ministère de l’Intérieur, « quatre suspects ont été arrêtés dans l’enquête » sur cet attentat, le plus meurtrier depuis l’explosion d’un camion piégé dans la zone diplomatique le 31 mai (150 morts, 400 blessés).

Débordés, les hôpitaux renvoient les patients d’un établissement à l’autre. Celui d’Emergency, qui a annoncé traiter 163 blessés – comptabilisés dans le bilan officiel – est contraint de les installer sur des matelas à même le sol.

L’attentat a été revendiqué par le porte-parole des talibans Zabihullah Mujahid sur WhatsApp : « un martyr a fait sauter sa voiture piégée près du ministère de l’Intérieur où se trouvaient d’importantes forces de police », a-t-il annoncé.

« Le kamikaze a utilisé une ambulance pour passer les barrages », a expliqué Nasrat Rahimi, le porte-parole adjoint du ministère de l’Intérieur. « L’ambulance était garée sur le parking de l’hôpital Jamuriate; elle a voulu franchir les barrages pour avancer vers le ministère de l’Intérieur, le Haut Conseil de la Paix, mais le kamikaze a été repéré par la police et s’est fait sauter avant d’atteindre ses cibles ».

Les soupçons du gouvernement se portent sur le réseau terroriste Haqqani, proche des talibans et installé à la frontière pakistanaise, a-t-il ajouté.

L’explosion, de très forte intensité, a littéralement secoué la capitale. Les bâtiments de « Chicken Street », la rue des antiquaires proche, ont vu leurs vitres voler en éclats comme ceux de tous les quartiers à plusieurs centaines de mètres à la ronde.

– Mares de sang –

Un photographe de l’AFP qui s’est immédiatement rendu sur place a pu voir un très grand nombre de corps de victimes ensanglantées, « morts et blessés », sur les trottoirs, certains appelant à l’aide, que les riverains aidaient à évacuer.

De très nombreuses victimes, hommes, femmes, enfants, acheminées dans l’hôpital Jamuriate, étaient traitées dans les couloirs submergés.

« J’ai vu des mares de sang », a confirmé un témoin qui s’était évanoui sous la puissance du souffle, au milieu des débris jonchant la chaussée.

Emergency, spécialisée en chirurgie de guerre, a fait savoir qu’elle ne pouvait accueillir dans son établissement davantage de patients.

« A l’hôpital Jamuriate, on nous a dit que c’était plein de morts et de blessés, ils nous ont renvoyés sur Emergency. Mais ici aussi ils sont débordés, ils n’ont plus de place. Ils demandent aux gens qui ne sont pas en danger de mort de trouver un autre hôpital », a raconté à la télévision Ariana News un homme qui amenait son frère blessé et a perdu son ami boulanger.

– Menace d’effondrement –

La panique était totale. Un immeuble voisin de l’hôpital Jamuriate, haut de quelques étages et profondément lézardé, menaçait de s’effondrer, selon le photographe, et les médecins ont demandé aux civils d’aider à évacuer les blessés qui risqueraient d’être ensevelis.

L’attentat a eu lieu devant l’un des barrages protégeant l’accès à une avenue qui conduit à plusieurs institutions : des bureaux du ministère de l’Intérieur, le siège de la police, la délégation de l’Union européenne et le lycée pour filles Malalai.

Le Haut Conseil de la Paix, chargé des négociations – bloquées – avec les talibans, estimait avoir été la cible privilégiée. « Ils ont visé notre barrage. C’était énorme, toutes nos vitres sont soufflées », a dit à l’AFP un de ses membres, Hassina Safi.

Les membres de la délégation européenne ont été rapidement mis en sécurité dans leur pièce sécurisée, a déclaré l’un d’eux à l’AFP.

Le scénario de l’ambulance est l’un des plus redoutés. Cependant, un journaliste de l’AFP passé par cette rue une heure auparavant avait constaté que les ambulances qui se dirigeaient vers l’hôpital Jamuriate étaient systématiquement arrêtées aux barrages et contrôlées une par une, « le chauffeur attendant à côté ».

Le niveau d’alerte est extrême en ce moment à Kaboul, particulièrement dans le centre et le quartier diplomatique dont la plupart des ambassades et institutions étrangères ont été placées en « lock down » (sorties interdites).

Cet attentat est le troisième à frapper l’Afghanistan en une semaine, après l’attaque le samedi 20 janvier de l’hôtel Intercontinental de Kaboul, revendiquée par les talibans, et celle mercredi des locaux de Save the Children à Jalalabad (est), revendiquée par le groupe Etat islamique.

Romandie.com avec(©AFP / 27 janvier 2018 15h08)

Au moins 14 soldats maliens tués dans l’attaque d’un camp militaire

janvier 27, 2018

Une patrouille de l’armée malienne le 2 novembre 2017 dans le désert du centre du Mali, aux confins des frontières du Burkina Faso et du Niger / © AFP/Archives / Daphné BENOIT

Au moins quatorze soldats maliens ont été tués samedi lors d’une attaque contre leur camp militaire dans le nord du Mali, a annoncé l’armée malienne en évoquant une action de « terrorisme ».

« Les (Forces armées maliennes) FAMa ont été attaquées tôt ce matin aux environs de 4H00 à Soumpi (Tombouctou). Les FAMa déplorent 14 morts, 18 blessés et des dégâts matériels », indique l’armée malienne sur sa page Facebook.

Joint par l’AFP, un responsable militaire local avait indiqué que dix soldats avaient péri dans « cette attaque des terroristes contre le camp de Soumpi. Il y a eu 17 blessés ».

Un responsable civil local avait confirmé ce bilan de dix morts et ajouté que cinq blessés avaient été transférés vers la ville voisine de Niafunké, à 100 km au sud-ouest de Tombouctou.

L’attaque contre le camp de Soumpi intervient deux jours après la mort de 26 civils, dont des mères et leurs bébés, tués par l’explosion d’une mine à Boni, dans le centre du Mali, selon un bilan des Nations unies.

Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a indiqué dans un tweet avoir annulé son déplacement au sommet de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) à Addis Abeba pour se rendre à Boni samedi.

Le Conseil de sécurité de l’ONU avait indiqué « condamner de la manière la plus ferme une attaque terroriste barbare et lâche », à propos de l’incident de jeudi.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Ces groupes en ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, qui se poursuit actuellement.

En juin 2015, le gouvernement malien a signé un accord de paix avec des coalitions de groupes armés non jihadistes. Mais des zones entières du pays échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, régulièrement visées par des attaques, malgré la signature de ce texte censé isoler définitivement les jihadistes, mais dont l’application accumule les retards.

Le Conseil de sécurité de l’ONU, unanime, a sommé mercredi les signataires de l’accord de paix de 2015, d’en relancer l’application, sous peine de sanctions d’ici à fin mars.

Il a évoqué « un besoin pressant de fournir aux populations du nord et d’autres régions du Mali des dividendes tangibles et visibles de la paix » avant les élections prévues cette année.

Depuis 2015, les attaques se sont étendues au centre et au sud du Mali et le phénomène gagne les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger.

Face à la dégradation de la situation aux confins de ces trois pays, le G5 Sahel a réactivé en 2017, avec le soutien de la France, son projet de force conjointe antijihadiste, initialement lancé en novembre 2015. Outre le Mali, le G5 Sahel comprend la Mauritanie, le Niger, le Tchad et le Burkina Faso.

Romandie.com avec(©AFP / 27 janvier 2018 15h41)                

Incendie ans un hôpital sud-coréen: 31 morts (Yonhap)

janvier 25, 2018

Séoul – Au moins 31 personnes sont mortes dans un incendie et des dizaines d’autres ont été blessées dans un incendie qui a éclaté vendredi dans un hôpital de Corée du Sud, a rapporté l’agence sud-coréenne Yonhap.

Sur des images vidéo et des photographies, on peut voir un hélicoptère survoler l’établissement situé à Miryang, dans le sud-est du pays, englouti par d’épais nuages de fumée grise. De nombreux véhicules de pompiers étaient sur les lieux.

Le bâtiment de cinq étages abritait une maison de repos pour personnes âgées en plus de l’hôpital. D’après Yonhap, qui cite des pompiers présents sur les lieux, 31 personnes ont péri.

Un précédent bilan fourni par les services des pompiers faisait état de 19 morts.

« Deux infirmières ont raconté qu’elles avaient vu l’incendie se déclarer soudainement dans la salle des urgences », a expliqué le chef des pompiers Choi Man-Woo.

Les origines du sinistre n’étaient pas connues dans l’immédiat.

Tous les patients ont été évacués, a-t-il ajouté.

« Les victimes viennent de l’hôpital et de la maison de repos. Certaines sont décédées pendant leur transport vers un autre hôpital ».

Environ 200 personnes se trouvaient dans l’immeuble lorsque l’incendie a éclaté, selon la police.

Ce sinistre survient un mois seulement après un incendie dans un club de gymnastique à Jecheon, dans lequel 29 personnes avaient trouvé la mort.

La catastrophe avait été imputée au manque de sorties de secours, à des matériaux de finition inflammables et à des voitures stationnées illégalement bloquant l’accès aux véhicules de pompiers.

Romandie.com avec(©AFP / 26 janvier 2018 01h48)                                            

Mali: 13 civils maliens et burkinabé tués dans l’explosion d’une mine )responsables locaux)

janvier 25, 2018

Bamako – Treize civils venant du Burkina Faso pour une foire hebdomadaire dans le centre du Mali ont été tués jeudi lorsque leur véhicule a sauté sur une mine en territoire malien, selon un bilan provisoire fourni par des élus locaux et une source sécuritaire.

« Treize civils maliens et burkinabé ont été tués jeudi près de la localité de malienne de Boni, lorsque le véhicule dans lequel ils étaient a sauté sur une mine », a déclaré à l’AFP Mahmoud Traoré, un élu de la région de Mopti, dont dépend Boni.

« Ce sont les terroristes qui utilisent ces mines pour semer la terreur », a affirmé une source de sécurité malienne, faisant état de « 13 personnes mortes sur le coup » et d’un blessé « dans un état critique ».

« Le véhicule est calciné », a ajouté M. Traoré.

Selon un autre élu local, témoignant sous le couvert de l’anonymat, « le véhicule de forains », a quitté tôt le Burkina Faso pour le marché hebdomadaire qui se tient jeudi à Boni. « A son bord, on comptait sept commerçants burkinabè et des Maliens. A 9 km de la ville de Boni, le véhicule a explosé après avoir sauté sur une mine », a précisé cette source.

Selon un enseignant de Boni, « des policiers et militaires maliens, ainsi qu’une ambulance » se sont dirigés vers les lieux du drame.

Le 6 novembre, cinq civils, dont une adolescente, avaient été tués lorsque l’autocar qui les amenait vers une foire hebdomadaire avait roulé sur une mine près d’Ansongo (nord-est). Cette attaque n’avait pas été revendiquée.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Ces groupes en ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières du pays échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, régulièrement visées par des attaques, malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes, mais dont l’application accumule les retards.

Depuis 2015, ces attaques se sont étendues au centre et au sud du Mali et le phénomène gagne les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger.

Face à la dégradation de la situation aux confins du Mali, du Burkina Faso et du Niger, l’organisation régionale G5 Sahel, qui regroupe ces trois pays, ainsi que la Mauritanie et le Tchad, a réactivé en 2017, avec le soutien de la France, un projet de force conjointe antijihadiste, initialement lancé en novembre 2015.

Romandie.com avec(©AFP / 25 janvier 2018 14h22)                   

RDC: « Sommes-nous dans une prison à ciel ouvert ? », s’interroge le cardinal Laurent Monsengwo

janvier 24, 2018

  

Des policiers congolais pendant la manifestation du 31 décembre, à Kinshasa. © John Bompengo/AP/SIPA

Après la répression des manifestations du 21 janvier, qui a fait au moins six morts, le cardinal Laurent Monsengwo lance une nouvelle charge contre les autorités congolaises.

Le cardinal Laurent Monsengwo s’est exprimé devant la presse congolaise et internationale, mardi 23 janvier, pour condamner la répression par les forces de l’ordre des marches initiées par les laïcs catholiques en RDC. Au moins six personnes ont été été tuées le 21 janvier et 49 autres ont été blessées durant ces manifestations – interdites par le gouvernement, alors que la dispersion d’une marche similaire avait déjà fait six morts le 31 janvier 2017.

« Sommes-nous dans une prison à ciel ouvert ? Comment peut-on tuer des hommes, des femmes, des enfants, jeunes et vieux scandant cantiques religieux, munis des bibles, chapelets, crucifix ? Que veut-on au juste ? Le pouvoir pour le pouvoir ou bien le pouvoir pour le développement intégral du peuple, dans la paix, dans la justice et la vérité ? Nous voulons que règne la force de la loi et non la loi de la force », a déclaré le Cardinal Monsengwo,  déplorant « des morts, des arrestations des prêtres, des religieuses et de plusieurs laïcs, des vols et des extorsions des biens des citoyens ».

Black-out forcé

Ce discours fait écho à celui du pape François, qui a appelé le 21 janvier à « prier pour le Congo ». Lors de son audience hebdomadaire mercredi place Saint-Pierre, le souverain pontife a renouvelé son appel « pour que tous s’emploient à éviter toute forme de violence. « Pour sa part, l’Église ne veut rien d’autre que contribuer à la paix et au bien commun de la société », a-t-il déclaré.

Pour sa part, le secrétaire général des Nations-unies, Antonio Guterres,  a réclamé des « enquêtes crédibles » afin que les responsables de violences soient « traduits en justice ». Antonio Guterres a également « exhorté les forces de sécurité congolaises à faire preuve de retenue » et en « appelé également au plein respect des lieux de culte ».

Internet rétabli mardi soir

En amont de ces marches, le 20 janvier des barrières avaient été installées dans le centre-ville de Kinshasa. Les autorités ont également « instruit » les opérateurs de couper l’accès à internet dans la nuit du 20 au 21 janvier, a indiqué à l’AFP un responsable d’une société de télécommunication.

La coupure a été effective autour de minuit. Internet a été rétabli mardi 23 janvier au soir. Les messageries sur les réseaux sociaux ont repris en soirée, après les échanges de SMS. Depuis le rétablissement des réseaux, de nombreuses images de la répression du 21 janvier déferlent sur les réseaux sociaux – sans qu’il soit toujours possible d’authentifier leur provenance.

Jeuneafrique.com avec AFP

Côte d’Ivoire: quand l’impunité tue sur les routes !

janvier 23, 2018

 
32 personnes sont mortes le 5 août 2011 dans un accident de bus à Abidjan, en Côte d’Ivoire. © DING HAITAO/SIPA

Les chiffres officiels font froid dans le dos : 1 458 accidents de la circulation, en deux semaines, en janvier 2018, 81 décès, 2 888 blessés. En Côte d’Ivoire, les années passent et se ressemblent en termes de comptabilité macabre sur les routes.

À en croire Youssouf Kouyaté, le directeur général de la Police, les causes des accidents sont, entre autres : le très jeune âge des chauffards (15 à 20 ans), la conduite sous l’effet de psychotropes ou en état d’ébriété, le non-respect voire la méconnaissance du code de la route, la délivrance de permis de conduire dans des conditions obscures, la corruption sur les routes, le mauvais état des routes et du matériel roulant, etc.

En réalité, toutes ces causes citées plus haut sont des conséquences. La vraie cause est l’impunité. Tout simplement. Une impunité dont l’une des manifestations les plus révoltantes reste les petits arrangements avec les textes et les procédures.

En effet, autant les autorités sont promptes à dresser des tableaux macabres des accidents de la route, autant il n’y a personne pour dresser un tableau récapitulatif des poursuites pénales contre des personnes ayant été impliquées dans des accidents, surtout mortels.

Police, justice, individus : à qui la faute ?

Combien de jeunes adolescents n’ayant pas le droit de conduire un véhicule ont été arrêtés par la police, jugés et condamnés ? À combien de personnes la police a déjà fait passer un éthylotest ? Et si tant est que la police conclue que des personnes conduisent dans un état d’ébriété, combien ont été déjà arrêtées, inculpées par le procureur et condamnées par la justice ? Pour l’heure, les journaux qui traitent de faits divers ne rendent pas compte de ces jugements…

La faute aux autorités policières qui ne poursuivent pas l’enquête jusqu’au bout ?

Combien de personnes font l’objet d’une instruction après un accident de la route, ayant occasionné la mort d’hommes ? La faute à qui ?

Au chauffard qui passe un coup de fil à un oncle haut placé dans l’administration, pour que le policier en face de lui, lui rende son permis de conduire, sans autre forme de procès ? Aux autorités policières qui ne poursuivent pas l’enquête jusqu’au bout ? Ou alors à la justice, qui passe tout cela par pertes et profits ?

Faux permis de conduire

Que dire des permis de conduire qui seraient délivrés dans « des conditions obscures » ? À qui la faute ? Au ministre qui signe un document à la vue de dossiers techniques légalement constitués ou à la police qui, ayant mis aux arrêts un chauffard ne prend pas le soin de mener une enquête sur les conditions d’obtention de son permis de conduire ?

Si un conducteur n’est pas capable d’identifier clairement son auto-école, cela signifierait qu’il l’a obtenu dans « des conditions obscures »

Pourquoi est-il si compliqué en Côte d’Ivoire de remonter la filière des faux permis de conduire (s’il en existe, comme le laisse entendre le directeur de la police), alors que l’enquête paraît si simple ? Il suffit que la police qui interpelle un individu pris en flagrant délit de grave infraction au code de la route, mène une enquête préliminaire sur l’endroit où celui-ci a obtenu son permis de conduire.

Si un conducteur n’est pas capable d’identifier clairement l’auto-école (en novembre 2017, le ministère des Transports a suspendu 18 auto-écoles pour irrégularités) dans laquelle il a suivi ses cours, cela signifierait qu’il l’a obtenu dans « des conditions obscures ».

La vie des Ivoiriens sur les routes se trouve entre les mains de leur police et de leur justice

La police aurait ainsi le droit de le mettre aux arrêts et le parquet pourrait remonter la filière de ses complices, y compris les fonctionnaires qui auraient introduit des dossiers irréguliers, dans le circuit officiel. Ce même mode opératoire doit être observé pour les visites techniques et les assurances de véhicules.

Il n’y a pas de remède miracle, pour réduire l’inconscience sur les routes, si ce n’est qu’un retour à l’orthodoxie. En définitive, la vie des Ivoiriens sur les routes se trouve entre les mains de leur police et de leur justice. Aucune autre structure régalienne n’est mieux placée qu’elles pour mettre un terme à l’impunité qui tue sur les routes. Aucune !

Jeuneafrique.com par André Silver Konan,

journaliste et éditorialiste ivoirien, collaborateur de Jeune Afrique depuis Abidjan.

Attentat dans un hôtel de Kaboul: au moins 18 morts dont 14 étrangers

janvier 21, 2018

Un membre des forces de sécurité afghanes monte la garde devant l’hôtel Intercontinental de Kaboul, le 21 janvier 2018 / © AFP / WAKIL KOHSAR

Au moins 18 personnes, dont 14 étrangers, ont péri dans l’attaque dans la nuit de samedi à dimanche de l’hôtel Intercontinental à Kaboul, selon un nouveau bilan de cet attentat revendiqué par les talibans.

« Quatorze étrangers et quatre Afghans ont été tués », a déclaré un porte-parole du ministère de l’Intérieur, Najib Danish, à la chaîne Tolo news, sans préciser les nationalités. L’attentat, qui a duré une douzaine d’heures, a été revendiqué par les talibans.

« Plusieurs Ukrainiens » figurent parmi les victimes, a déclaré de son côté à l’AFP un responsable du ministère des Affaires étrangères à Kiev, Vasyl Kyrylych, sans donner de nombre exact. « D’autres informations seront annoncées lundi matin », selon un communiqué du même ministère.

Un précédent bilan de l’attentat faisait état de 5 morts, dontun ou deux ressortissants étrangers, mais les autorités avaient précisé ne pas avoir terminé de fouiller l’hôtel à la recherche de victimes.

La violence de l’attaque laissait d’emblée craindre un bilan beaucoup plus lourd avec des assaillants dépeints comme tirant à vue dans la salle à manger avant de forcer les chambres pour prendre des clients en otages, parfois immédiatement abattus. Ils avaient en outre déclenché un incendie au quatrième étage qui a duré une bonne partie de la nuit.

Selon M. Danish, le commando était composé de six hommes. L’attaque n’a pris fin que plus de douze heures plus tard, vers 09H30 dimanche (06H00 GMT), une fois les assaillants abattus par les unités afghanes avec le soutien de la coalition occidentale sous mandat de l’Otan – la Norvège notamment a annoncé avoir contribué au dénouement.

« L’attaque est terminée, tous les assaillants ont été tués, 126 personnes ont été secourues dont 41 étrangers », avait auparavant annoncé M. Danish. Il a précisé que six membres des forces spéciales afghanes, réputées pour leur excellence, ont été blessés.

Le porte-parole des taliban Zabiullah Mujahid a revendiqué l’opération dans un message affirmant que l’hôtel était « plein d’envahisseurs américains et d’autres nationalités » et que l’attaque a tué des « dizaines » d’entre eux.

– Equipages manquants –

La compagnie aérienne afghane Kam Air a déploré « seize disparus parmi les 42 membres de son personnel qui se trouvaient dans l’hôtel, dont des pilotes et membres d’équipage », a expliqué à l’AFP son PDG, le capitaine Samad Usman Samadi.

La compagnie a évoqué un peu plus tard « des morts et des blessés ».

Selon M. Danish, « le commando est arrivé par le nord pour entrer dans l’hôtel par la cuisine avant de gagner le hall où il a ouvert le feu sur les clients et les gardes de sécurité ».

L’électricité a été coupée dans le quartier et l’hôtel, situé sur une colline de l’ouest de Kaboul, plongé dans l’obscurité toute la nuit à l’exception de hautes flammes qui s’échappaient du toit.

« Je suis sorti, mais plus d’une centaine de mes collègues et amis sont toujours entre la vie et la mort. Priez pour eux s’il vous plaît », a écrit sur Facebook un client rescapé, Aziz Tayeb.

Sur Twitter, des proches angoissés demandaient des nouvelles des leurs séjournant dans l’établissement. De Washington, le département d’Etat appelait à signaler l’éventuelle présence d’Américains.

– Gardes inexpérimentés –

Au terme d’une nuit de cauchemar, le jour s’est levé sur la façade en partie noircie du bâtiment.

Un comptable de l’hôtel qui s’est échappé grâce à sa connaissance des lieux a mis en cause la sécurité de l’hôtel, affirmant à l’AFP que « les gardes se sont sauvés sans combattre, ils n’ont pas riposté, ils n’avaient aucune expérience ».

Selon M. Danish, une nouvelle compagnie privée était chargée depuis début janvier de la sécurité de l’hôtel, jusqu’alors assurée par les forces gouvernementales.

« Nos équipes enquêtent pour comprendre comment les terroristes se sont infiltrés. S’il y a eu des négligences, elles seront sanctionnées ».

L’Intercontinental de Kaboul, l’un des deux cinq étoiles de la ville, accueille fréquemment des mariages, des conférences et des réunions politiques. Sa terrasse illuminée dominant la ville est particulièrement prisée des classes aisées.

L’établissement, ouvert en 1969, avait déjà été visé en juin 2011 par une attaque des talibans qui avait fait 21 morts.

Des mises en garde précises avaient été lancées depuis 48 heures concernant le risque d’attaques contre des lieux fréquentés par les étrangers. Elles avaient conduit l’ONU et certaines ambassades à décréter l’état d’alerte.

La dernière attaque contre un grand hôtel, en mars 2014, avait visé l’autre cinq étoiles de Kaboul, le Serena. Neuf personnes avaient été tuées, dont un journaliste de l’AFP et sa famille.

La violence reste endémique en Afghanistan, seize ans après le débarquement des Occidentaux fin 2001. Dans le nord du pays, à Balkh, au moins 18 policiers ont été enlevés et abattus dans la nuit de samedi à dimanche par des insurgés talibans dans un village, selon le chef adjoint de la police, Abdul Raziq Qaderi.

A Herat (ouest), au moins huit civils ont péri dans l’explosion de leur véhicule qui a sauté sur une mine, imputée aux talibans par des responsables locaux.

Romandie.com avec(©AFP / 21 janvier 2018 16h13)