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Russie: Un variant agressif du coronavirus sévit à Moscou, dit le maire

juin 17, 2021

RUSSIE: UN VARIANT AGRESSIF DU CORONAVIRUS SÉVIT À MOSCOU, DIT LE MAIRE© Reuters/RUSSIAN EMERGENCIES MINISTRY 

MOSCOU (Reuters) – Moscou fait face à un variant du coronavirus plus agressif et plus contagieux, a déclaré jeudi le maire de la capitale russe, où la situation sanitaire, a-t-il ajouté, se dégrade rapidement.

Dimanche dernier, 7.704 nouveaux cas de contamination ont été enregistrés à Moscou, soit un pic quotidien depuis le 24 décembre dernier, et le nombre de nouveaux cas est resté élevé durant la semaine.

Le maire Sergueï Sobianine a dit s’attendre à ce que le seuil des 9.000 nouvelles infections soit franchi vendredi, ce qui serait un record pour Moscou depuis le début de l’épidémie.

Jusqu’à début juin, le nombre quotidien de nouveaux cas dans la métropole était globalement resté sous les 3.000 pendant plusieurs mois.

« Une nouvelle mutation est arrivée, une nouvelle souche est active. Elle est plus agressive, il est plus dur d’en guérir, elle se propage plus rapidement », a-t-il détaillé lors d’une réunion avec des propriétaires de restaurants moscovites, selon des propos rapportés par l’agence de presse RIA.

Dans des commentaires distincts effectués lors d’une réunion gouvernementale retransmise à la télévision, Sergueï Sobianine a déclaré que la ville mettait rapidement à disposition un nombre accru de lits d’hôpital en vue d’un éventuel afflux de patients atteints du COVID-19. Il y a pour le moment suffisamment de lits disponibles, a ajouté le maire de Moscou.

Sergueï Sobianine n’a pas précisé le variant auquel il faisait référence. Il n’a pas annoncé de nouvelles restrictions sanitaires mais n’a pas exclu d’en imposer à court terme.

Par Tom Balmforth et Andrey avec (Andrey Ostroukh et Anton Zverev; version française Jean Terzian)

Moscou: un agent des services de sécurité tué dans une fusillade près du FSB

décembre 19, 2019

 

Un agent des services de sécurité russes, le FSB, a été tué jeudi lors d’une fusillade près du siège de cette institution à Moscou, ont rapporté plusieurs médias d’Etat.

RUSSIA-SHOOTING-POLICE

Moscou, près du siège du FSB, le 19 décembre 2019. Vasily MAXIMOV / AFP

«Un inconnu a ouvert le feu près du n°12 rue Bolchaïa Loubianka, il y a des blessés. Son identification est en cours, le criminel a été neutralisé», a indiqué le service de presse du FSB aux médias d’Etat russe.

«Un agent du service est mort», a ensuite indiqué la même source. Le ministère de la Santé avait fait état quelques minutes plus tôt de deux agents du FSB «souffrant de blessures extrêmement graves». Un échange de tirs a eu lieu ce jeudi soir près du siège à Moscou du FSB, les services secrets russes, ont rapporté plusieurs médias russes, dont le journal Izvestia et la radio Echo de Moscou. Le terme «neutralisé» signifie généralement dans le jargon policier russe qu’un assaillant a été tué. Le président russe Vladimir Poutine a été informé de la situation, selon son porte-parole Dmitri Peskov, cité par Tass.

L’échange de tirs a eu lieu jeudi soir aux abords immédiats du siège du FSB, un des héritiers du KGB soviétique, en plein centre de Moscou, à une dizaine de minutes à pied de la place Rouge et du Kremlin, siège de la présidence russe. Les circonstances de l’attaque restent floues, mais selon plusieurs médias, citant le FSB, l’assaillant n’est pas entré dans le bâtiment des services secrets. Les forces de l’ordre étaient toujours déployés en grand nombre dans le quartier, vers 20h00, soit environ deux heures après que de premiers témoins ont fait état d’échanges de tirs sur les réseaux sociaux.

Toujours selon les médias russes, un homme aurait ouvert le feu dans la salle de réception du Service fédéral de sécurité (FSB). Le tireur se serait barricadé dans un bâtiment avant d’être neutralisé par les forces de l’ordre. D’autres médias russes et témoins interrogés font cependant état de plusieurs assaillants.

Les autorités russes ont qualifié l’attaque d’«attentat terroriste». D’après une source proche du FSB citée par l’agence Reuters, les services de sécurité russes suspectent que l’attaque aurait été organisée afin de coïncider avec une allocution du président Vladimir Poutine.

Par Le Figaro avec AFP et Reuters

Moscou dénonce une enquête journalistique sur un nid d’espions en France

décembre 18, 2019

 

De la «propagande» sans fondement : la Russie a rejeté ce mercredi une publication du journal français Le Monde soutenant que des espions russes ont utilisé les Alpes françaises comme base arrière pour des opérations en Europe.

«Nous considérons cet article comme de la désinformation visant à entretenir le mythe de la menace russe dans l’esprit du grand public européen», a dénoncé la diplomatie russe dans un communiqué. «L’absence complète de preuves n’a pas constitué d’obstacle pour cette publication chargée de contenus ouvertement russophobes et remplie de fausses nouvelles propagandistes», a ajouté le ministère. Selon cet article, paru le 4 décembre, quinze officiers du renseignement militaire russe (GRU), spécialisés dans les assassinats, ont circulé sur le continent à partir de 2014 et séjourné dans plusieurs villes françaises de Haute-Savoie.

Traqués par les services de contre-espionnage français, suisses et britanniques, ils auraient agi en Grande-Bretagne, en Bulgarie, en Crimée, en Moldavie ou encore au Monténégro. L’un des 15 agents aurait été identifié par Londres comme un des trois auteurs de l’empoisonnement au neurotoxique Novitchok en mars 2018 d’un ex-espion russe, Sergueï Skripal, et de sa fille Ioulia, à Salisbury en Angleterre.

Ce débat intervient également alors que Berlin accuse Moscou d’être derrière l’assassinat en août d’un Géorgien à Berlin. De son côté, la diplomatie russe a assuré que cette publication était sortie «en prévision» d’un sommet sur l’Ukraine organisé le 9 décembre à Paris, le premier depuis 2016. «L’article avait le but explicite de porter atteinte à la réputation de la Russie et de discréditer ainsi la direction prévue par le président français Emmanuel Macron d’une normalisation des relations avec Moscou», a indiqué le ministère russe. Organisé dans un contexte de timide réchauffement diplomatique entre la France et la Russie, ce sommet, sous médiation franco-allemande, a permis d’appuyer le dialogue entre Kiev et Moscou mais n’a abouti à aucun progrès majeur dans ce conflit, déclenché dans la foulée de l’annexion de la Crimée par Moscou en 2014.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Russie: à Moscou, des fosses communes staliniennes identifiées grâce à la Luftwaffe

octobre 8, 2018

Une stèle à la mémoire des personnes exécutées pendant les répressions staliniennes, le 28 septembre 2018 à Kommunarka, dans le sud-ouest de Moscou / © AFP / Andrei BORODULIN

Une équipe d’historiens et d’archéologues s’est servie d’une photo aérienne de l’armée allemande datant de la Seconde Guerre mondiale pour identifier le lieu d’inhumation de milliers de personnes exécutées à Moscou pendant les répressions staliniennes.

L’existence de fosses communes dans le quartier de Kommunarka, dans le sud-ouest de Moscou, était connue depuis l’ouverture temporaire des archives du KGB, dans les derniers jours de l’URSS, mais il n’y avait pas d’informations précises sur l’emplacement des corps.

L’endroit était l’un des trois de ce type à Moscou utilisé pour faire disparaître les corps par le NKVD, les services secrets soviétiques, lors de la terreur stalinienne des années 1930.

Selon les historiens, 6.609 personnes ont été exécutées et inhumées dans les fosses communes de Kommunarka entre 1937 et 1941. Elles se trouvent dans une zone forestière fermée ayant appartenu un temps à Guenrikh Iagoda, le chef du NKVD, qui y possédait une maison de repos. Iagoda a été limogé en 1936, puis exécuté en 1938. Ironie de l’Histoire, il est probable que son corps repose à Kommunarka.

« Avant, il n’y avait rien ici (à Kommunarka), les gens venaient y cueillir des champignons », affirme Roman Romanov, le directeur du musée de l’histoire du goulag à Moscou. Selon M. Romanov, qui a codirigé les fouilles, la zone de Kommunarka a été moins étudiée que les fosses communes de plus grande envergure situées dans le quartier moscovite de Boutovo.

– « Tout le gouvernement mongol est ici » –

L’inauguration programmée d’un mémorial à Kommunarka a toutefois poussé les historiens à vouloir identifier plus précisément l’emplacement des tombes.

Des portraits de personnes disparues pendant les répressions staliniennes accrochées à des arbres, le 28 septembre 2018 à Kommunarka, dans le sud-ouest de Moscou / © AFP / Andrei BORODULIN

« Des volontaires ont dégagé la zone et un radar géologique nous accompagnaient pour détecter des anomalies dans le sol », détaille M. Romanov.

Mais c’est une photo aérienne prise par un pilote de l’Allemagne nazie survolant la zone en 1942, quand les tombes étaient « fraîches », qui s’est révélée déterminante dans le succès des fouilles.

En examinant la taille des arbres visibles sur la photo, les historiens sont arrivés à la conclusion que certains d’entre eux avaient été plantés sur les fosses communes, une tactique souvent utilisée par le NKVD pour cacher ses crimes.

La prochaine étape de l’enquête, selon M. Romanov, est d’identifier les victimes présentes dans chaque fosse. « Dans une petite fosse, il peut y avoir trente personnes, dans une autre, 100 personnes. Nous voulons savoir où est enterrée chaque personne », affirme l’historien.

Selon Ian Ratchinski, un membre de longue date de l’ONG Memorial, qui rassemble des informations sur les crimes staliniens, environ 30.000 personnes ont été exécutées à Moscou entre 1937 et 1938.

Pendant la Perestroïka, à la fin des années 1980, le KGB avait accepté temporairement d’envoyer des informations sur ces crimes aux journalistes et à Memorial. Les fiches individuelles du NKVD précisaient parfois le lieu d’exécution des victimes, dans le district de Boutovo ou au cimetière de Donskoï à Moscou. D’autres ne donnaient pas plus d’informations que « dans une fosse commune ».

Vue aérienne d’une zone forestière, le 28 septembre 2018 à Kommunarka, au sud-ouest de Moscou / © AFP / Andrei BORODULIN

« On pense que les personnes pour qui le lieu d’exécution n’est pas précisé se trouvent à Kommunarka », affirme M. Ratchinksi.

« Pratiquement tout le gouvernement mongol est ici », poursuit-il. A l’époque, la Mongolie, qui était un satellite de l’Union soviétique, a également subi la répression aveugle de Staline.

Beaucoup de hauts responsables venant des États baltes y ont également été exécutés après l’annexion de la Lituanie, de l’Estonie et de la Lettonie par l’URSS en 1940.

– Accès aux archives –

Selon M. Ratchinski, plus de 1.000 personnes supposées avoir été enterrées à Kommunarka n’ont toujours pas été identifiées car les services secrets russes ont désormais suspendu l’accès à leurs archives.

« Ils ont soudainement arrêté de nous envoyer des documents », déplore M. Ratchinski, qui accuse les autorités de ne pas s’intéresser aux crimes staliniens.

Une croix dans une zone forestier de Kommunarka, dans le sud-ouest de Moscou, le 28 septembre 2018 / © AFP / Andrei BORODULIN

« L’État est responsable de ce qu’il s’est passé ici », affirme pour sa part l’historien Sergueï Bondarenko, dont l’arrière-grand-père a été fusillé à Kommunarka. Selon lui, seul un responsable de « rang moyen » se rendra à l’inauguration du nouveau mémorial en octobre.

« Je pense que le président devrait venir car c’est l’une des plus grandes fosses communes de Moscou », avance-t-il.

Pour le directeur du musée du goulag, M. Romanov, le tableau est moins sombre. Il souligne que le président Vladimir Poutine s’était rendu l’année dernière au mémorial des victimes de la répression stalinienne, dans le centre de Moscou.

D’après l’historien, d’autres régions de Russie doivent suivre le « précédent positif » de Kommunarka et définir les « frontières exactes » des fosses communes staliniennes.

L’objectif est d’identifier un jour les tombes de toutes les victimes.

« Cela peut paraître utopique, mais c’est nécessaire ».

S’occuper des victimes staliniennes n’est pas sans risque, notamment en province.

L’historien Iouri Dmitriev, qui a passé des années à mettre au jour des charniers contenant les dépouilles de victimes de la répression stalinienne en Carélie (nord), est accusé d’agression sexuelle, une affaire montée de toutes pièces selon des militants des droits de l’homme et de nombreuse personnalités russes.

Romandie.com avec(©AFP / (08 octobre 2018 11h40)

Croatie: Ivan Rakitic, de Bâle à Moscou

juillet 14, 2018

Le milieu de terrain croate Ivan Rakitic en conférence de presse le 13 juillet 2018 à Moscou / © AFP / Adrian DENNIS

Entre la Suisse où il est né et la Croatie, patrie de ses parents, Ivan Rakitic, international suisse incontesté chez les jeunes, a fait un choix aujourd’hui payant, qui offre dimanche à ce milieu élégant et discret une finale de Coupe du monde face à la France.

Le football suisse est riche de ces parcours de joueurs binationaux, partagés entre leurs pays d’adoption et leur nation de coeur. Parfois, même au sein d’une même famille, deux frères portent deux maillots différents, tels les Xhaka, d’origine albanaise, où Granit fait le bonheur de la Suisse et Taulant a choisi l’Albanie.

Rakitic, lui, est né à Rheinfelden, dans le canton d’Argovie, non loin de Bâle. Il grandit à Möhlin, petite ville de 11.000 habitants, où son père, fuyant la guerre en Yougoslavie, avait créé en 1993 le club du NK Pajde Möhlin, où Ivan débute.

Puis il s’engage au FC Bâle, avant de rejoindre très tôt, à 19 ans, le club allemand de Schalke 04, tout en fréquentant assidûment toutes les sélections suisses en catégorie jeunes.

« Le potentiel était là, il n’y a eu aucune discussion au niveau des sélections suisses, on s’est battu pour qu’il vienne », confie à l’AFP Bernard Challandes, alors sélectionneur des Espoirs suisses.

– Seulement les matches amicaux –

Ivan Rakitic lors de la demi-finale contre l’Angleterre, le 11 juillet 2018 à Moscou / © AFP/Archives / Kirill KUDRYAVTSEV

Mais, à l’époque, le règlement était différent et un joueur qui disputait un match officiel avec une sélection de jeunes ne pouvait plus ensuite opter pour un autre pays. « Il a toujours été clair et expliquait qu’il n’avait pas encore pris sa décision. Donc on le convoquait seulement pour les matches amicaux », explique M. Challandes, désormais sélectionneur du Kosovo.

En septembre 2007, Rakitic fait finalement ses débuts avec la Croatie. Depuis lors, il a disputé trois Euros et deux Coupes du monde.

« Je sais d’où je viens. J’ai grandi en Suisse, j’ai été fier de jouer pour la Suisse dans les sélections de jeunes », expliquait récemment Rakitic dans un entretien au journal suisse Le Temps.

« J’ai toujours dit que je m’étais déterminé en faveur de la Croatie et non contre la Suisse », ajoutait-il, précisant avoir appelé « d’abord Köbi Kuhn », sélectionneur suisse de l’époque, avant de joindre son homologue croate Slaven Bilic.

Décrit comme quelqu’un de « très calme, gentil, facile à vivre, toujours content », Rakitic, 30 ans, marié à une Andalouse depuis son passage à Séville, est « très posé et gère sa carrière de façon très intelligente », juge M. Challandes.

Rakitic paierait « n’importe quel prix » pour gagner le Mondial / © AFP / Eugenia Logiuratto, fd

– Un joueur qui a « tout et rien » –

Au niveau du jeu, « c’est un joueur qui, finalement, a à la fois tout et rien: il n’est pas spécialement rapide, pas particulièrement fort physiquement, pas un buteur… Par contre, il fait tout juste, c’est une sorte de Zidane qui sent et voit tout avant tout le monde et est très fort techniquement. »

Auteur d’un unique but depuis le début du Mondial, lors de la victoire (3-0) contre l’Argentine, le milieu de terrain du FC Barcelone réussit « un très bon Mondial car, depuis le début, il a été comme il est: un joueur indispensable ».

« Mais qui ne remportera jamais le Ballon d’or car il ne fait pas de bicyclettes ou autres exploits techniques, il joue d’une façon tellement simple que les gens ont parfois de la peine à voir son importance. Il joue son rôle à merveille, il est un des rouages les plus importants ».

Avec son compère Modric, autre star du milieu, Rakitic dispose probablement des clefs de la finale de dimanche. Mais la fatigue de trois prolongations risque de peser.

« La clef du match est dans la récupération physique », juge encore Bernard Challandes. « Les Croates vont-ils se remettre de leurs efforts, avec un jour de moins de récupération ? Si c’est le cas, alors la décision pourra venir de joueurs exceptionnels que sont Rakitic, Modric et Perisic mais aussi Mbappé et Griezmann… »

Romandie.com avec(©AFP / 14 juillet 2018 12h31)

Des sénateurs américains à Moscou avant le sommet Trump-Poutine

juillet 3, 2018

Moscou – Des sénateurs républicains américains ont cherché mardi à Moscou à renouer le dialogue sans éviter les sujets qui fâchent lors d’une rare visite après plusieurs années sans échanges entre parlementaires, avant le premier sommet bilatéral entre Vladimir Poutine et Donald Trump.

« Nous admettons que le monde se porterait mieux si la Russie et les Etats-Unis connaissaient moins de tensions, s’entendaient un peu mieux, mettaient peut-être de côté certaines différences », a déclaré le sénateur Richard Shelby, reçu avec la délégation américaine par le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov au ministère russe des Affaires étrangères.

« Nous sommes des concurrents, mais nous n’avons pas forcément besoin d’être des adversaires », a ajouté ce sénateur républicain d’Alabama, selon des propos retransmis par la télévision russe.

S’exprimant en anglais, Sergueï Lavrov a déclaré espérer que la visite des sénateurs américains « symbolisera la reprise des relations entre les parlements américain et russe ».

« Je pense que la reprise d’un dialogue sera un événement très opportun à la veille de la prochaine rencontre entre les deux présidents » Donald Trump et Vladimir Poutine, a-t-il affirmé.

Vladimir Poutine et Donald Trump se rencontreront le 16 juillet à Helsinki pour leur premier sommet bilatéral, visant à améliorer des relations très dégradées entre Moscou et Washington, notamment en raison des soupçons d’ingérence russe dans l’élection présidentielle américaine.

Les deux présidents ne se sont jusqu’ici rencontrés qu’en marge de réunions internationales, la dernière fois en novembre au Vietnam.

Les sénateurs américains ont ensuite rencontré des représentants du Parlement russe, dont le président de la commission des Affaires étrangères de la chambre haute du Parlement, Konstantin Kosatchev, qui a appelé à « ouvrir une ligne de communication ».

« Ceci est le début d’un dialogue mais il faut faire attention lorsque les gens ne font pas ce qu’ils disent », a déclaré le sénateur américain John Neely Kennedy, appelant la Russie « à ne pas interférer dans les élections américaines cette année ».

« Je demande (à la Russie) de partir d’Ukraine », a-t-il ajouté, quelque quatre ans après l’annexion par Moscou de la péninsule ukrainienne de Crimée.

Les sénateurs ne devaient pas être reçus par Vladimir Poutine, a précisé aux journalistes le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

« Cela n’affectera pas l’intensité des contacts avec nos hôtes », a-t-il assuré, ajoutant que le Kremlin est « convaincu que les relations interparlementaires sont l’un des facteurs les plus importants des liens bilatéraux ».

Romandie.com avec(©AFP / 03 juillet 2018 15h27)                                                        

Ukraine: Kiev accuse Moscou du meurtre d’un journaliste russe

mai 30, 2018

/ © AFP / Sergei SUPINSKY

Les autorités ukrainiennes accusaient mercredi Moscou du meurtre du journaliste et écrivain russe virulent critique du Kremlin, Arkadi Babtchenko, tué par balle à Kiev où il s’était exilé.

Ancien soldat russe engagé dans les guerres de Tchétchénie devenu un reporter de guerre chevronné et respecté, Arkadi Babtchenko, 41 ans, a été abattu en arrivant dans son appartement à Kiev et la police a aussitôt indiqué privilégier la piste d’un crime lié à sa profession.

« Je suis sûr que la machine totalitaire russe n’a pas pardonné son honnêteté », a lancé le Premier ministre ukrainien Volodymyr Groïsman sur sa page Facebook dans la nuit de mardi à mercredi.

Ces propos ont été aussitôt condamnés par le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov: « Arkadi Babtchenko a été tué (…) et déjà le Premier ministre ukrainien affirme que sont responsables les services spéciaux russes (…) C’est très triste ».

Le directeur des services de sécurité russes (FSB), Alexandre Bortnikov, a aussi rejeté les accusations ukrainiennes comme « absurdité » et « provocation ». « On dirait qu’ils délirent », a-t-il déclaré à Interfax.

Le Kremlin a « fermement condamné » le meurtre, qualifié de « tragédie », et dit « espérer une véritable enquête ». L’Ukraine est devenue « un endroit très dangereux » pour les journalistes, qui sont expulsés, emprisonnés ou tués, a dénoncé son porte-parole Dmitri Peskov, appelant à une « réaction très ferme » de la communauté internationale.

Arkadi Babtchenko a été tué par balles mardi soir Kiev où il s’était exilé, se disant menacé après avoir dénoncé le rôle de la Russie dans le conflit dans l’est de l’Ukraine.

Ce meurtre, qui a provoqué un choc dans la profession en Russie et en Ukraine, est le deuxième en moins de deux ans d’un journaliste russe habitant dans la capitale ukrainienne.

Le 20 juillet 2016, le Russo-Bélarusse Pavel Cheremet avait péri dans l’explosion de la bombe placée sous la voiture qu’il conduisait en plein centre de Kiev, une affaire qui n’est toujours pas élucidée.

Si le chef de la diplomatie ukrainienne Pavlo Klimkine a estimé qu’il était « trop tôt pour tirer des conclusions » concernant la mort de Babtchenko, il a relevé « une similarité étonnante dans les méthodes que la Russie utilise pour provoquer une déstabilisation politique ».

Ses homologues suédoise Margot Wallstrom et lituanien Linas Linkevicius ont condamné sur Twitter le meurtre du journaliste appelant à « traduire en justice les responsables » de ce crime.

Arkadi Babtchenko a été retrouvé chez lui dans la périphérie de Kiev, selon le porte-parole de la police nationale Iaroslav Trakalo : « Sa femme était dans la salle de bains, elle a entendu un coup sec. Quand elle est sortie, elle a vu son mari ensanglanté », qui est par la suite « mort dans l’ambulance » le transportant.

– « Ami » de l’Ukraine –

La police a diffusé un photorobot du suspect, un homme d’une quarantaine d’années avec une barbe grise.

Dans la matinée, plusieurs dizaines de journalistes se sont réunis devant l’ambassade russe. D’autres rassemblements sont prévus dans la soirée sur la place centrale de Kiev, ainsi qu’à Moscou.

M. Babtchenko a participé en Russie aux deux guerres en Tchétchénie en tant que soldat avant de devenir un journaliste extrêmement critique vis-à-vis du Kremlin. Il avait raconté les guerres dans cette république russe du Caucase dans un livre édité en France par Gallimard sous le nom de « La couleur de la guerre ».

Avant son départ de Moscou, il a notamment coopéré avec le journal Novaïa Gazeta et la radio Echo de Moscou, deux médias critiques du Kremlin.

Arkadi Babtchenko s’était rendu dans l’est de l’Ukraine, où le conflit entre armée ukrainienne et séparatistes prorusses a fait plus de 10.000 morts en quatre ans. Il avait dénoncé le rôle de la Russie, appuyant la thèse de Kiev et des Occidentaux selon laquelle elle soutient militairement les rebelles, ce que Moscou a toujours démenti.

Le Premier ministre ukrainien a salué la mémoire d' »un vrai ami de l’Ukraine qui racontait au monde la vérité sur l’agression russe ».

Le journaliste avait quitté la Russie en février 2017 en dénonçant une « campagne effroyable » de « harcèlement ». Il a d’abord vécu en République tchèque et en Israël, avant de s’installer à Kiev où il animait depuis un an une émission sur la chaîne de télévision privée ATR.

Il avait à plusieurs reprises dit craindre pour sa vie. « +Si quelqu’un promet de vous tuer, faites-leur confiance+. Moi, je leur fait désormais confiance », avait-il écrit sur Facebook après son départ de Russie.

Outre les journalistes, en mars 2017, un ancien député russe réfugié en Ukraine avait été tué par balle dans le centre de Kiev.

Romandie.com avec (©AFP / 30 mai 2018 14h03)                

A Moscou, des milliers de Russes dans la rue contre le blocage de Telegram

avril 30, 2018

Des milliers de Russes manifestent le 30 avril 2018 à Moscou contre le renforcement de la surveillance sur internet, après le blocage par les autorités russes de la messagerie cryptée Telegram / © AFP / Alexander NEMENOV

Des milliers de Russes, dont l’opposant numéro un au Kremlin Alexeï Navalny, ont manifesté lundi à Moscou contre le renforcement de la surveillance sur internet, après le blocage par les autorités russes de la messagerie cryptée Telegram.

Autorisée par la mairie de Moscou, cette manifestation a rassemblé dans le centre de la capitale environ 8.000 personnes, selon la police et les organisateurs, un chiffre relativement élevé pour un rassemblement de l’opposition.

Une manifestation similaire contre les restrictions sur internet avait réuni seulement un millier de personnes à Moscou, en août dernier.

Les manifestants brandissaient des pancartes avec des slogans antigouvernementaux et des drapeaux russes, scandant parfois « Poutine est un voleur » ou « Ne restez pas silencieux », ont constaté les journalistes de l’AFP sur place.

« Tout le monde a le droit d’avoir le choix », a expliqué à l’AFP Tatiana Filatova, une retraitée. « Quand on vit selon des règles strictes, la vie devient ennuyeuse et le ciel gris. »

L’opposant Alexeï Navalny s’est ensuite adressé à la foule, remerciant le cofondateur de Telegram, Pavel Dourov, d’avoir créé la messagerie cryptée, appréciée par de nombreux Russes.

« Êtes-vous prêts à résister? », a-t-il lancé à la foule, qui a hurlé: « Oui » avant de marteler « A bas le tsar ».

« Merci Pacha (diminutif de Pavel, ndlr) Dourov d’avoir appelé cela de la résistance, parce que résister c’est ça, c’est faire quelque chose, ne pas se taire », a-t-il affirmé.

Pavel Dourov a qualifié la manifestation de « sans précédent », dans un texte publié sur le réseau social Vkontakte à l’adresse des manifestants. « Votre énergie est en train de changer le monde », a-t-il assuré.

Mi-avril, les autorités russes ont ordonné le blocage de l’application aux 200 millions d’utilisateurs (dont 7% en Russie), tant qu’elle ne fournira pas aux services de sécurité les moyens de lire les messages des utilisateurs, ce qu’elle a refusé.

Le blocage de Telegram, fondé par les deux frères Dourov, a eu lieu peu après l’élection de Vladimir Poutine à un quatrième mandat et moins d’un mois avant son investiture le 7 mai.

Le dernier mandat du président russe avait été marqué par un tour de vis accru sur internet, au nom de la lutte contre l’extrémisme et le terrorisme. Certains analystes y avaient vu un moyen de maîtriser le débat politique et d’étouffer les voix trop critiques.

Romandie.com avec(©AFP / 30 avril 2018 23h17)                

Les Occidentaux frappent le régime en Syrie, Moscou obtient une réunion à l’ONU

avril 14, 2018

Photo provenant du site internet de l’agence de presse officielle syrienne le 14 avril 2018 d’une explosion dans la banlieue de Damas après des frappes aériennes d’Occidentaux / © SYRIAN GOVERNMENT’S CENTRAL MILITARY MEDIA/AFP / Handout / STR

Les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni ont lancé tôt samedi des frappes ciblées contre le régime syrien, qu’ils accusent d’une attaque chimique, ouvrant un nouvel épisode de tensions diplomatiques et militaires entre les Occidentaux et la Russie.

Moscou, allié indéfectible du pouvoir de Bachar al-Assad, a dénoncé ces frappes sans prendre dans l’immédiat de mesures de rétorsion, malgré son ton menaçant des derniers jours.

La Russie s’est bornée à demander la convocation d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU, qui aura lieu à 15h00 GMT.

Ces raids, qui ont visé trois sites liés au programme d’armement chimique syrien près de Damas et dans le centre du pays, n’ont fait « aucune victime au sein de la population civile ou de l’armée syrienne », d’après l’armée russe, dont les installations sur place ont été soigneusement évitées.

« Mission accomplie! », a lancé sur Twitter le président américain Donald Trump, saluant une frappe « parfaitement exécutée » et remerciant les alliés français et britannique « pour leur sagesse et la puissance de leur excellente armée ».

Il était 04H00 à Damas (01H00 GMT) quand le président américain a annoncé ces frappes depuis la Maison Blanche.

« J’ai ordonné aux forces armées des Etats-Unis de lancer des frappes de précision sur des cibles associées aux capacités du dictateur syrien Bachar al-Assad en matière d’armes chimiques », a-t-il dit.

Au même moment, de lourdes détonations ont résonné dans la capitale syrienne et des colonnes de fumée ont émergé depuis le nord-est de la capitale, selon une journaliste de l’AFP. Les frappes ont duré environ 45 minutes.

Les frappes ont visé un « centre de recherche » à la limite nord-est de Damas, et des « entrepôts » d’armes chimiques, dont du gaz sarin, dans la province centrale de Homs, a détaillé le chef d’état-major américain, le général Joe Dunford.

Selon l’armée russe, la défense antiaérienne syrienne a intercepté 71 missiles de croisière sur 103.

A Damas, le président Assad a affirmé que cette « agression » ne faisait que « renforcer (sa) détermination à continuer de lutter et d’écraser le terrorisme », terme par lequel il désigne les rebelles.

Par la voix de son ambassadeur aux Etats-Unis Anatoli Antonov, Moscou a estimé que ces frappes étaient une « insulte » au président Vladimir Poutine.

En Iran, autre grand allié de M. Assad, le guide suprême Ali Khamenei a qualifié les dirigeants américain, français et britannique de « criminels ».

Dans ces « circonstances dangereuses » qui font craindre une « escalade militaire totale », le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a appelé à la « retenue ».

– L’enquête pas menacée –

A Damas, les frappes ont galvanisé les partisans du régime. Au lever du soleil, plusieurs dizaines d’entre eux se sont rassemblés sur l’emblématique place des Omeyyades, au son de klaxons et de musiques patriotiques, arborant des drapeaux syriens, chantant et dansant à la gloire de Bachar al-Assad.

Ces raids sont pour eux le signe de la victoire en marche du régime. « L’histoire retiendra que la Syrie a abattu des missiles, mais pas seulement. Elle a abattu l’arrogance américaine », lançait fièrement Nedher Hammoud, 48 ans.

A la mi-journée, les médias d’Etat ont annoncé l’entrée de forces de sécurité du régime à Douma, l’ultime bastion rebelle dans la Ghouta. Les insurgés de Jaich al-Islam avaient accepté dimanche d’évacuer la ville, au lendemain de l’attaque chimique présumée, imputée par les Occidentaux au régime syrien.

Cette attaque, le 7 avril, a fait au moins 40 morts, selon des secouristes sur place.

Le régime et l’allié russe ont toujours nié toute responsabilité, dénonçant des « fabrications » rebelles.

Les autorités syriennes ont accusé samedi les Occidentaux d’entraver avec leurs frappes la mission de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), dont une équipe doit entamer samedi son enquête sur l’attaque chimique présumée.

L’OIAC a assuré dans un communiqué que son « équipe d’enquêteurs va continuer son déploiement » en Syrie « afin d’établir les faits relatifs aux allégations d’utilisation d’armes chimiques à Douma ».

Avant les frappes, Washington avait assuré avoir « la preuve » de l’utilisation d’armes chimiques par le régime.

– « Réponse proportionnée » –

Le chef d’Etat major américain a précisé qu’aucune autre opération militaire visant la Syrie n’était prévue à ce stade.

« Une bonne partie de l’arsenal chimique (syrien) a été détruite », a estimé le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, tout en affirmant qu' »il y aurait une autre intervention » militaire en cas de nouvelle attaque chimique.

« Il est clair que le régime Assad n’avait pas reçu le message l’an dernier », a expliqué le ministre américain de la Défense Jim Mattis, en référence à la frappe américaine d’avril 2017 sur une base militaire près de Homs, après une attaque chimique -imputée par l’ONU et l’OIAC à Damas- ayant fait plus de 80 morts à Khan Cheikhoun (nord-ouest).

« Nous avons été très précis et la réponse était proportionnée, mais, en même temps, ce fut une frappe lourde », a-t-il ajouté.

Dans sa déclaration, Donald Trump a mis en garde l’Iran et la Russie, qui ont déployé des milliers d’hommes et du matériel en Syrie pour aider M. Assad.

Il a affirmé que la Russie avait « trahi ses promesses » de 2013 sur l’élimination des armes chimiques syriennes.

Ces frappes sont « justes et légales », a insisté la Première ministre britannique Theresa May, cible de critiques de partis d’opposition et d’ONG dans son pays.

Les trois puissances occidentales ont notamment reçu le soutien de l’Arabie saoudite et de l’Allemagne.

Mais pour un haut responsable du groupe rebelle islamiste Jaich al-Islam, ces frappes ne seront qu’une « farce » tant que M. Assad restera au pouvoir.

A Al-Bab (nord-est), où sont évacués les habitants de Douma, Ahmed ne se fait lui non plus guère d’illusion. « Tout ça n’est qu’une piqure d’anesthésie. On ne vas pas en bénéficier », estime ce mécanicien de 25 ans. « S’ils ne poursuivent pas les frappes, Assad ne va pas tomber et le régime va de nouveau utiliser la force contre nous ».

Romandie.com avec (©AFP / 14 avril 2018 14h56)                

Moscou accuse Londres et Washington de l’empoisonnement de Skirpal

avril 4, 2018

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov le 14 mars 2018 / © AFP / Kirill KUDRYAVTSEV

La Russie a accusé mercredi les services spéciaux britanniques et américains de l’empoisonnement de l’ex-agent double russe Sergueï Skripal et sommé les Occidentaux de dialoguer, plutôt que de la punir, pour éviter une nouvelle crise des missiles de Cuba.

Mise en cause par des Occidentaux en rang serré, Moscou a convoqué une réunion de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) à la Haye mercredi pour exiger des réponses sur les accusations la visant.

Le président Vladimir Poutine, qui a dénoncé une « campagne antirusse », a dit espérer que cette rencontre mettra « le point final »à cette affaire qui a porté la confrontation Est-Ouest à son pire niveau depuis la Guerre froide et abouti à une vague historique d’expulsions réciproques de diplomates.

La Russie, qui clame son innocence depuis le début, s’estime renforcée par les déclarations du laboratoire britannique ayant analysé la substance utilisée contre l’ex-espion, empoisonné avec sa fille Ioulia à l’aide d’un agent innervant le 4 mars en Angleterre. Ce dernier a reconnu ne pas avoir de preuve qu’elle provenait de Russie, poussant le Kremlin à sommer Londres de lui « présenter des excuses ».

Haussant le ton, le chef du renseignement extérieur russe, Sergueï Narychkine, a affirmé mercredi que l’affaire Skripal avait été « grossièrement fabriquée par les services spéciaux de Grande-Bretagne et des Etats-Unis ». Il a appelé à renoncer à recourir à la force dans les relations internationales, afin de ne pas amener la situation jusqu’à une nouvelle crise de Cuba, qui avait placé les États-Unis et l’URSS au bord d’une confrontation nucléaire en 1962.

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov avait déjà affirmé lundi que l’empoisonnement « pouvait être dans l’intérêt du gouvernement britannique » pour détourner l’attention du Brexit au sein de la population du pays.

– ‘Tactique de diversion’ –

Faute d’excuses, Moscou espère des éclaircissements sur les accusations britanniques lors de la réunion des 41 membres de l’OIAC, qui se tient dans un bâtiment sous haute protection.

« Cette initiative russe est une nouvelle tactique de diversion, destinée à saper le travail de l’OIAC » dans son enquête, a réagi le ministère britannique des Affaires étrangères dans un communiqué.

L’OIAC avait été sollicitée par Londres pour « vérifier l’analyse du gouvernement » britannique. Ses experts se sont rendus au Royaume-Uni pour obtenir des échantillons de la substance utilisée lors de l’empoisonnement, qui doivent être analysés dans des laboratoires internationaux indépendants.

L’ambassadeur russe aux Pays-Bas, Alexandre Choulguine, est arrivé peu avant le début de la réunion dans les locaux de l’OIAC.

Une source diplomatique occidentale interrogée par l’AFP a qualifié la réunion de manière pour Moscou de « poser plein de questions pour détourner l’attention », prévoyant « un étalage de mauvaise foi ».

A la veille de cette réunion, le laboratoire britannique qui a analysé la substance utilisée contre Sergueï Skripal et sa fille a reconnu mardi ne pas être en mesure de déterminer sa provenance, qu’elle a cependant identifié comme du Novitchok, un agent innervant de type militaire dont l’origine serait un laboratoire soviétique.

Le laboratoire a relevé que la fabrication de la substance nécessitait « des méthodes extrêmement complexes » qui ne pouvait être à disposition que d’un « acteur étatique ».

Vladimir Poutine a relevé qu’une substance comme celle utilisée à Salisbury contre Sergueï Skripal pouvait être fabriquée « dans une vingtaine de pays du monde ».

Le gouvernement britannique a rapidement réagi en déclarant que les recherches menées à Porton Down ne constituaient « qu’une partie du renseignement » à sa disposition.

Sergueï Skripal, 66 ans, et sa fille Ioulia, 33 ans, étaient toujours hospitalisés mardi. L’état de santé de cette dernière « s’améliore rapidement », elle « n’est plus dans un état critique », contrairement à son père, qui est dans un état « stable », selon l’hôpital.

Ancien colonel du service de renseignement de l’armée russe (GRU), Sergueï Skripal avait été condamné par Moscou pour « haute trahison » en 2006 avant de faire l’objet d’un échange d’espions en 2010. Il s’était alors installé en Angleterre.

Romandie.com avec(©AFP / 04 avril 2018 13h39)