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Nigeria: libération de six marins étrangers, enlevés dans le sud

février 26, 2013
Nigeria: libération de six marins étrangers, enlevés dans le sud Nigeria: libération de six marins étrangers, enlevés dans le sud © AFP

Six marins étrangers, enlevés le 17 février à bord d’un navire pétrolier au large du Nigeria, ont été libérés sains et saufs, a indiqué mardi la police.

« Les six otages étrangers ont été libérés lundi sains et saufs », a déclaré à l’AFP un responsable de la police de l’Etat de Bayelsa (sud), Kingsley Omire,. Il a affirmé qu’aucune rançon n’avait été versée pour les trois Ukrainiens, les deux Indiens et le Russe enlevés.

Quinze membres d’équipage étaient à bord de l’Armada Tuah quand le bateau a été attaqué par des hommes armés à 40 miles nautiques (environ 70 km) au sud de l’Etat de Bayelsa, selon la police.

Selon le responsable de la police, les ravisseurs ont abandonné leurs otages car les forces de sécurité nigérianes étaient lancés à leur recherche.

« Leurs ravisseurs les ont abandonnés près du terminal pétrolier de Port Harcourt, apparemment quand ils ont compris que nous les cernions », a-t-il affirmé.

Les ravisseurs avaient demandé une rançon d’un million d’euros.

Les enlèvements sont courants dans la région pétrolifère du Delta du Niger et les otages sont la plupart du temps relâchés contre rançon. Il est toutefois rare que la police accepte de donner des détails quant aux demandes de rançon.

Selon le Bureau maritime international, les eaux nigérianes sont le lieu d’attaques de plus en plus fréquentes de pirates, le vol de pétrole étant une des motivations des ravisseurs agissant dans cette région.

Jeuneafrique.com avec AFP

Congo: Hellot Matson Mampouya crée la Dynamique MCDDI

janvier 26, 2013
 
Vie des partis : Hellot Matson Mampouya crée la Dynamique MCDD
 
 
Radié du Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral (MCDDI), le 3 janvier, l’ancien porte-parole du parti, Hellot Matson Mampouya, vient de créer la Dynamique MCDDI, le 26 janvier à Brazzaville, au cours d’un très grand meeting au Palais des congrès

Cette nouvelle organisation – la Dynamique MCDDI – se propose de conserver les idéaux de paix, de partage, d’amour, de développement et de démocratie qu’incarnait le président-fondateur du MCDDI, Bernard Kolelas. Elle se veut également être un cadre de dialogue et d’échanges politiques selon le président-coordonnateur de ce mouvement, le sénateur Lazare Mouanga Nkeoua. Le bureau de la Dynamique MCDDI est composé de douze membres.

Dans son discours de circonstance, Mouanga Nkeoua est revenu sur les principales motivations qui justifiaient son adhésion au MCDDI, dont la plus essentielle, selon lui, était le sens du combat politique mené par Bernard Kolelas. « Le frère Hellot Matson Mampouya est le fidèle continuateur de l’œuvre du président-fondateur du MCDDI », a-t-il déclaré.

Prenant la parole à son tour, Hellot Matson Mampouya a rappelé son parcours politique au côté de Bernard Kolelas depuis la conférence nationale souveraine de 1991 jusqu’à la mort de ce dernier en 2009. Il se considère comme son fils spirituel et se refuse de « sacrifier l’instrument politique de son maître ». Il est revenu sur ses contradictions avec le coordonnateur du MCDDI, Guy Brice Parfait Kolelas, à propos de la convention de Kinkala. Il a notamment dénoncé le fait d’avoir conféré à ces assises les pouvoirs d’un congrès.

Hellot Matson Mampouya a invité les militants du MCDDI à demeurer fidèles aux idéaux du président-fondateur du parti. Il les a exhortés à ne pas répondre aux provocations et indiqué que la justice a été saisie pour donner suite aux sanctions prononcées à l’encontre des cadres du parti.

La salle de conférences internationales du Palais des congrès, où s’est tenu ce meeting, était pleine de militants qui scandaient en chœur: « Mampouya, nous sommes derrière toi ».

Brazzaville-adiac.com par Roger Ngombé

Niger : les six otages et leurs ravisseurs localisés dans le Nord-Ouest

octobre 16, 2012
De nombreuses zones d'ombre subsistent quant aux motivations des ravisseurs. De nombreuses zones d’ombre subsistent quant aux motivations des ravisseurs. © AFP

Les six otages enlevés dimanche soir à Dakoro ont été localisés dans le nord-ouest du Niger en compagnie de leurs ravisseurs. « Tous les moyens aériens et terrestre sont mis en branle [par les forces de sécurités nigériennes] pour les trouver », a affirmé, mardi 16 octobre, un élu d’Agadez joint par téléphone depuis Niamey.

« Localisés dans le nord-ouest du Niger », dans la zone entre Agadez, principale ville du nord, et la frontière malienne, les ravisseurs des six otages enlevés dimanche soir étaient toujours traqués, mardi 16 octobre, par les forces de sécurité nigériennes, a affirmé à l’AFP un élu d’Agadez joint par téléphone depuis Niamey. « Tous les moyens aériens et terrestres sont mis en branle pour les trouver », a-t-il assuré.

Dans le même temps, on en a appris un peu plus sur les conditions dans lesquelles cinq Nigériens et un Tchadien ont été enlevés. Ils appartiennent à l’ONG nigérienne Befen (Bien-être de la femme et de l’enfant au Niger) et à l’ONG tchadienne Alerte-santé. Selon un responsable de la préfecture de Dakoro, les ravisseurs recherchaient un anthropologue italien ayant travaillé pour Médecins sans frontières (MSF). « Tous les témoignages concordent : les ravisseurs, au nombre de onze, sont allés directement dans la maison où l’Italien devait passer la nuit ce dimanche. Dès qu’ils ont débarqué, ils ont discuté en arabe avec le gardien, lui demandant où était le Blanc », absent de son logement ce soir-là, a-t-il déclaré.

En djellabas, gilets pare-balles et turbans, les hommes armés se sont « rués dans la maison voisine où ils sont tombés sur les humanitaires, qu’ils ont embarqués manu militari », a ajouté ce responsable. Qui précise que l’Italien a été transféré dans un « lieu sûr » à Maradi, 3e ville du pays ville située au sud de Dakoro.

« Règlement de comptes »

La piste jihadiste semble écartée par les autorités nigériennes. Le cabinet du Premier ministre Brigi Rafini a affirmé lundi que « cet acte s’apparente plus à un règlement de comptes qu’à un enlèvement », a affirmé lundi le cabinet du Premier ministre Brigi Rafini. Mais Sanoussi Jackou, homme politique et ressortissant de Dakoro, a évoqué sur une radio locale une possible « infiltration d’éléments terroristes » pendant la « Cure salée », fête des éleveurs célébrée fin septembre à Ingal, dans la région d’Agadez.

La nouvelle du rapt des humanitaires préoccupe les ONG opérant dans la zone. « Il faut reconnaître tout de même que le phénomène de rapt prend désormais une nouvelle tournure. On sent maintenant que personne n’est épargné », a estimé source au sein d’une ONG étrangère opérant dans le secteur de Dakor. L’heure n’était pas venue de fermer son bureau sur place, a-t-il toutefois souligné.

Les agences locales des Nations unies « ont ordonné lundi à leur personnel à travers le pays de suspendre, pour 72 heures, tous leurs mouvements sur le terrain et de regagner les chefs-lieux de régions pour plus de sécurité », a indiqué une source onusienne à Niamey.

Jeuneafrique.com avec AFP

Côte d’Ivoire : le gouvernement affirme avoir déjoué « un complot anti-Ouattara »

juin 14, 2012

Après de nouvelles attaques mortelles dans le Sud-Ouest, le gouvernement d’Alassane Ouattara a dénoncé « un complot » mené par des forces pro-Gbagbo pour déstabiliser le pouvoir d’Alassane Ouattara. Mais les preuves avancées sont pour l’instant aussi minces que la liste des supects est longue.

Pour les observateurs, le doute est encore permis sur l’origine et les motivations des auteurs des récentes attaques mortelles dans le Sud-Ouest de la Côte d’Ivoire. Pas pour le gouvernement ivoirien, selon lequel ces violences récurrentes de la région de Taï, qui ont fait au moins quatre morts en début de semaine, sont le fait de miliciens pro-Gbagbo.

Les autorités ivoiriennes mettent ces violences sur le compte d’un vaste plan de déstabilisation, comme l’a indiqué le ministre de l’Intérieur Ahmed Bakayoko, mardi soir sur la RTI. Celui-ci a révélé que l’arrestation en octobre dernier de l’ancien aide de camp de Simone Gbagbo à Abidjan, Anselme Seka Yapo, dit « Seka Seka », et notamment l’analyse du contenu de son ordinateur, avait conduit à plusieurs arrestations de militaires ivoiriens ayant préparé un coup d’État contre Alassane Ouattara à partir du Ghana.

« Au mois de janvier, février, mars, nous avions des indications très précises qu’un groupe d’officiers en exil à Accra, préparait une opération militaire sur la Côte d’Ivoire », a indiqué le ministre, avant que la RTI ne diffuse une vidéo montrant un groupe d’hommes en uniforme, dont le porte-parole proclame la dissolution des institutions et la création d’un « Conseil pour la souveraineté nationale ».

Liste de suspects

« Cette vidéo est authentique », a assuré M. Bakayoko, selon qui le porte-parole de ces militaires, le colonel Katé Gnatoa, a été arrêté en mars, avec plusieurs de ses compagnons. « Ils avaient préenregistré cette cassette qui proclamait la prise du pouvoir par eux-mêmes, la création d’un Conseil pour la Souveraineté Nationale (CSN). Ils avaient une complicité à la RTI, qui devait introduire cette cassette au moment où ils démarreraient les attaques afin de créer l’émoi et la panique chez les Ivoiriens », a poursuivi le ministre qui a cité les noms de cette junte présumée.

Y figurent le « lieutenant Yapi, qui était l’adjoint du commandant de la CRS 1 », le « commandant Tapéko Kipré, qui était le commandant de la garde républicaine de Yamoussoukro », le « colonel Gouanou Alphonse, qui était le commandant du 2e bataillon de Daloa », « Katé Gnatoa, ancien commandant de la garde républicaine, porte-parole de ce groupe de militaires », le « colonel Gadi Rigobert, ancien commandant de la BASA (Bataillon d’artillerie sol Air d’Akouédo) », le « commandant Loba Patrice, ancien commandant de la BAE » et le « sergent-chef Brou Serge Pacôme, alias Tom », énumère Bakayoko.

Les interrogatoires menés auprès des personnes interpellées auraient aussi permis d’impliquer d’autres personnalités pro-Gbagbo, de près ou de loin, dans la tentative présumée de déstabilisation. « Nous avons des éléments très précis sur les échanges de mails et SMS. (…) Nous avons des éléments précis. Donc, ils sont authentifiés. Et à la disposition de quiconque voudrait les vérifier », assure le ministre. Qui donne à nouveau toute une série de noms.

Il s’agit deplusieurs personnalités de l’ancien régime, comme Koné Katinan, ancien porte-parole de l’ex-président Gbagbo, Secré Richard (ex-ministre du Tourisme), Kadet Bertin (ex-conseiller pour la sécurité de la présidence), Koné Amara (ex-ministre), Koré Moïse (ex-pasteur), Augustin Comoé (ancien ministre des Mines), Nady Bamba (épouse de Laurent Gbagbo), Kassoum Fadiga (ancien directeur général de Petroci), Ben Zahoui (journaliste), Stéphane Kipré (gendre de Gbagbo), le commandant Konan Boniface (rentré d’exil), Ousmane Sy Savané (ex-directeur général du groupe Cyclone, propriété de Nady Bamba).

Les aveux de Moïse Lida Kouassi

Pour Hamed Bakayoko, l’ex-ministre de la Défense Moïse Lida Kouassi, arrêté la semaine dernière au Togo, fait également partie du complot. Pour appuyer ses allégations, le ministre fait diffuser dans la même émission une vidéo d’aveux et d’excuses de l’intéressé (voir ci-dessus, à la 28e minute).

« C’est une organisation. Il y a un volet militaire. On a retrouvé dans l’ordinateur d’Ousmane Sy Savané, des notes. Ils le disent bien : « Propositions de personnes ressources qui sont restées en Côte d’Ivoire et qui semblent être tolérées par les tenants du pouvoir ». Donc, il y a le pool lobbying, il y a Kassoum lui-même, Nadi, Docteur Abié, Koudou Jeannette, Kadet Bertin, Ottro… Il y a le pool Media : Demba, Ousmane, Léonie, Bamba, Yacou, Aly Keita, Ben Soumahoro. Il y a le Pool Finance : Koné Katina, Marcelin Zahui, Djédjé Mama… le président, ils ont mis des points d’interrogation », détaille Bakayoko.

Pour autant, les récentes attaques dans le Sud-Ouest sont-elles le fait de miliciens pro-Gbagbo ? Ou, au contraire, d’un simple banditisme régional ? Malgré les éléments apportés par Bakayoko, la lumière est loin d’être faite. La thèse du militantisme politique est cependant renforcée par un rapport récent de l’ONG Human Rights Watch (HRW), qui évoque la responsabilité de miliciens ivoiriens et de mercenaires libériens ayant recours à des enfants-soldats.

Réaction gouvernementale à l’Ouest

La réaction des forces gouvernementales afin de sécuriser la zone ne devrait en tout cas plus se faire attendre. Des ministres ivoiriens et libériens, ainsi que des responsables de l’Onuci et de la Mission des Nations unies au Liberia (Minul) se sont retrouvés mercredi après-midi à Abidjan. L’enjeu est d’arriver à « une paix durable et une sécurité pérenne de part et d’autre de nos frontières », a déclaré le ministre ivoirien des Affaires étrangères, Daniel Kablan Duncan.

Les 716 km de frontière que partage la Côte d’Ivoire avec le Liberia, malgré leur fermeture samedi 9 juin par les autorités libériennes, n’empêchent vraisemblablement pas le passage récurrent des anciens combattants pro-Gbagbo, réfugiés dans l’est du Liberia après la crise postélectorale ivoirienne de 2011. Si les soupçons se confirment à leur égard, ces groupes armés seront tenus responsables de la mort des sept Casques bleus nigériens, des dix civils et d’au moins un militaire ivoirien tués le 8 juin dans des villages au sud de Taï. Les exactions perpétrées depuis l’été 2011 auraient fait quelque 5 000 civils déplacés, selon l’Ocha.

Jeuneafrique.com